La tribune, 2 août 1988, Cahier 2
[" FORUM SHERBROOKE, MARDI 2 AOUT 1988 VIVRE B \u2022 Le travail\u2019des brigades électorales s'intensifie au sein des 3 partis fédéraux à l'approche du scrutin ; ;\u2022 V.'2&V.: ' li&^;Ay';:;X\\sxWN\u2018j> Miiiii ¦A /> \u2022> ¦ ¦ ¦ ¦\u2022¦ em^iÉiâaÉi Mnmm mmrnrnmmtimm irtWiMHiHMH OTTAWA (PC) - A rapproche d'élections fédérales prévues pour l'automne, alors que tous les sondages laissent entrevoir une course serrée, les trois principaux partis politiques fignolent activement leurs plans de campagne.On prépare la mécanique de la machine électorale: réservation d\u2019avions en prévision des tournées des leaders, enregistrement de vidéos, rédaction de slogans et polissage de la plate-forme électorale.Le travail des brigades électorales s\u2019intensifie.On procède à d'ultimes levées de fonds, c'est le temps des mises en nomination, des milliers de volontaires sont l'objet d\u2019une cour intensive et on s\u2019assure de faire concorder les horaires de voyage et les tournées des leaders à travers le pays.Cela peut paraître un vulgaire cliché, mais le parti qui a la meilleure organisation est pratiquement assuré de remporter la course.En 1984, c\u2019était assez évident: les libéraux étaient en déroute, John Turner venait tout (Laserphoto PC) Le chef néo-démocrate Ed Brodbent, dont le parti est en \u201cétat d'alerte électorale\", a profité d'une visite éclair en Nouvelle-Ecosse, hier, pour jouer une partie de fers.Promesse électorale en Nouvelle-Ecosse Les libéraux prêts à remettre en question l'Accord du lac Meech ¦ HALIFAX (PC) - Le leader libéral Vince MacLean a laissé entendre, lundi, qu\u2019il cherchera un moyen de renverser la ratification de l\u2019Accord du lac Meech par l\u2019Assemblée législative de la Nouvelle-Ecosse, s\u2019il est élu premier ministre à l\u2019élection provinciale du 6 septembre prochain.\u201cJe me suis engagé à procéder à un réexamen du lac Meech.et nous allons le faire d\u2019une façon très sérieuse pour voir si nous pouvons remettre le lac Meech en question\u201d, a déclaré M.MacLean à des journalistes, au moment où quelque 150 partisans 1\u2019atten-cîaient dans le parking de l\u2019hôtel du gouvernement.Le leader libéral a reconnu, cependant, qu\u2019il n\u2019était pas certain d\u2019être en mesure de faire quelque chose de concret à ce sujet.L\u2019Accord du lac Meech, qui reconnaît le Québec comme une société distincte, a été ratifié par toutes les provinces, à l\u2019exception du Nouveau-Brunswick et du Manitoba.Outre la question du lac Meech, M.MacLean, qui a déjà été dans l'enseignement, a abordé l\u2019épineuse question des prêts et bourses aux étudiants.Sans Ottawa \u201cNous n\u2019allons pas promettre des gratte-ciel, ou des ponts, ou des autoroutes, a-t-il dit.Nous allons promettre de changer la façon de travailler du gouvernement.en investissant dans nos gens, la ressource la plus impo-rante que nous possédons.\u2019\u2019 M.MacLean a promis d\u2019établir un plan de prêts accessible à tous et de réviser annuellement le programme des bourses, afin d'accorder les augmentations que pourrait recommander un comité indépendant.Le leader libéral a reconnu que son plan de prêts universel signifiait l\u2019élimination de l\u2019enquête sur les moyens financiers des parents de l'emprunteur, ce à quoi le gouvernement fédéral s\u2019oppose, mais il a qualifié cette enquête de discriminatoire et s\u2019est engagé à procéder sans Ottawa s'il le fallait.\u201cNous espérons, a-t-il déclaré, que le gouvernement fédéral sera notre partenaire dans ce grand pas vers l\u2019égalité des chances, mais nous ne laisserons aucun gouvernement à Ottawa nier aux Néo-Ecossais leur droit à l'éducation.\u201d Pendant que M.MacLean tenait ainsi une assemblée publique, le premier ministre conservateur John Buchanan, qui détient le pouvoir depuis 1978.a cé- lébré l\u2019anniversaire des deux villes de Halifax et de Dartmouth.Quant au leader néo-démocrate Alexa McDonough, elle a reçu l\u2019appui du chef national Ed Broadbent, qui a promis de l\u2019aider dans la campagne électorale.juste de prendre la direction, tan dis que les tories étaient forme ment en selle.Personne n\u2019admettra que la machine de son parti n\u2019est pas parfaitement huilée, mais les oh servateurs accordent générale ment une bonne longueur d\u2019avance aux conservateurs, si l'élection se déroule cet automne Avantagé par son statut de parti au pouvoir et doté d\u2019une organi sation solidement implantée a la grandeur du pays, le Parti conservateur se ait fin prêt.\u201cOn ne peut jamais être entio renient prêt, mais tout se déroule dans les délais prévus\u201d, déclare le sénateur ontarien Norm At kins, le président de la campagne qui s\u2019était servi de la \u201cBig Blue Machine\u2019\u2019 provinciale au bénéfice de son parti, en 1984 M.Atkins nie qu'on ait accéléré la planification pré électorale après la décision-surprise du leader libéral John Turner, le mois dernier, de demander au Se nat de bloquer la législation sur le libre-échange.Mais le geste de M.Turner, en plus de raviver les rumeurs d\u2019élection à l\u2019automne, a injecté une bonne dose d'adre naline aux planificateurs libe raux \u201cNous avons mis le contact, l\u2019engin est réchauffé et nous sommes prêts à démarrer\u201d, affirme le sénateur Al Graham, co-président de la campagne libérale, qui a sillonné le pays en tous sens, ces dernières semaines, pour superviser la planification régionale.Première campagne pan-canadienne du NPD En 1984, les néo-démocrates étaient entrés en campagne peu favorisés par les sondages d\u2019opinion et avaient mené une campagne modeste.Cette fois, ils dis puteront leur première campagne véritablement nationale.Ils disent qu\u2019ils sont \u201cen état d\u2019alerte électorale\u201d depuis le début de l\u2019été.\u201cNous avons agi comme si l'élection devait être déclenchée demain\u201d, commente George Nakit-sas, chef de cabinet du leader du NPD Ed Broadbent.\u201cChaque jour qui passe sans que l\u2019élection soit déclenchée, c\u2019est un jour de plus pour faire les derniers ajustements.\u201d Les conservateurs, avec leur réservoir de députés en poste, ont déjà 175 candidats (plus de la moitié des circonscriptions).Le NPD a nommé plus de 160 candidats, dont plus de 30 au Québec, traditionnellement un de leurs points faibles, tandis que les libéraux traînent de l\u2019arrière avec seulement environ une centaine de candidats officiels.Les libéraux sont aussi pénalisés par la mauvaise publicité qui a entouré des irrégularités commises lors de certaines assemblées de mises en nomination chaudement disputées à Toronto.Financement Le financement préoccupe énormément les trois partis, qui doivent se débrouiller avec la h mite de $7 5 millions imposée pour les dépenses électorales fe dérides Les statistiques gouvei nementales révèlent que les trois formations ont reçu des dons moins élevés, l\u2019an dernier Mais les tories arrivent nettement en tête du peloton, avec en caisse plus de $12 7 millions Aux prises avec une dette de $5 millions qui les a obligés a d'embarrassantes coupures de budget et mises a pied, on peut dire (pules libéraux accusent ht pire si tuât ion financière Malgré leurs ressources limitées, les libéraux ont assez d\u2019argent pour faire campagne, soutient le porte pu role de M Turner, Rav Heard.Stimulés par des sondages d ,t pinion nettement favorab.es, le-néo-démocrates confiants, gros sissent leur budget de campagne qui n\u2019était que de $2 4 millions en 1984 Financièrement parlant, ce sera la première fois qu\u2019ils joue ront dans la même ligue que les deux autres partis, puisqu'ils prévoient dépenser près de $7 millions pour la campagne de dire M Nakitsas L'argent dont dispose le NPD \\ ient directement de campagnes de souscription par la poste y compris une loterie, dont le billet gagnant comporte un voyage entièrement payé en Australie et des contributions traditionnelles du mouvement syndical et des ai les provinciales du |>arti Niais le NPD a un nouvel écueil a surmonter ses organisateurs -ont trop dispersés par rapport a 1984.une campagne qui était sur ;out axt*r\tsur un\tpetit muni i reonseri\tpt ions\tou le part i irs ehanc\tt*s raise\t'imaf'les de >orter.iv\tconnaît\tM N.,kits \u2022m sas \\ l\u2019heure actuelle, les 282 siè ges de la Chambre des communes qui lia-seront automatiquement a 29:> en vertu de la refonte de la earti électorale le jour du déclenchement (Ses élections se répal lissent de la façon suivante 207 conservateurs.39 libéraux.32 néo-démocrates, deux indépen dauts.un libéral indépendant et un siège vacant ./w le premier ministre Mulroney a dû faire face a un groupe fermement oppose au traite de lihre-ei hange, hier, alors qu'il prononçait une courte allocution a Comox, en ( olombie-Britannique.Mulroney rencontre des opposants au libre-échange sur son passa1 je COMOX, C B (PC) Le premier ministre Brian Mulroney aurait aimé ne pas les rencontrer sur son chemin.Mais ils étaient là, une cinquantaine, avec leurs pancartes sur lesquelles on lisait: \u2018Abandonnez l\u2019accord Que les Canadiens décident\u2019 et \u2018Le 51ème Etat\u2019.Les adversaires de l\u2019accord de libre-échange ont en effet profité de la présence du premier ministre au défilé du Festival nautique de Comox pour manifester \u201cParlez-nous donc de l\u2019entente de libre-échange.Mulroney, parle nous de ta trahison\", a crié un spectateur.M.Mulroney a fait demi-tour pour rejoindre des auditeurs plus favorables.Pendant ce temps, ses gardes du corps demandaient à des citoyens de libérer leurs chaises prés de la rue pour lui permettre, ainsi qu\u2019à sa femme et à ses quatre enfants, de s'asseoir.Cette tournée de quatre jours dans l\u2019ouest du pays a débuté samedi a Fort McMurray, en Alber ta.Dans cette ville, une citoyen ne adversaire de l'accord cnnado américain avait réussi à remettre aux adjoints du premier minist re une pétition portant 200 signatures et demandant une élect ion sur le libre-échange.Dimanche, devant un groupe du club Rotary, à Grande-Prairie, en Alberta, M Mulroney avait attaqué les '1 Aches' qui s\u2019opposent à l\u2019accord et souligné que l\u2019Ouest canadien pouvait es pérer de grands avantages du li bre-èchange.En faisant campagne L'accord, a-t-il encore dit, est un puissant vote de confiance dans le laie\t-lit et l\u2019hafd h \u2018 ¦\tde no jeunes qui\tdevront ron »\t¦t it im net avec le:\ts meilleurs du i\tnond« l)nns une\tattaque coilt r\tle élu ' libéral John Turner et\t\tt clic NPD Ed B\troabent.M Mu\tirone* a déclaré (\tque résistei au\tchai gement, re\tt\u2019user l\u2019évoluti.\tm.re courir a des\t, vieux mot s d\u2019n\t! dl \u2022\u2022 et a des idées\tusées équivaut\ta niei au Canada\ttout veritable\tesprit d\u2019init iat ivc\t\t M Mulronev rontinuc i\t\t\u2022 ar ail leurs a alin\ti nter les rumeurs d é\t lection à\tl'automne, mô\tme si av ant le del\tmit de cet t e tournée, il\t avait indiqui mi n ne s agissait aucunement d'une campagne électorale mais qu i! accomplissait sa besogne normale Pourtant, dimanche, a Prince Georges, il a déclaré a un adules ont qui le félicitait pour son teint bronze l'a.vous y arrivez en faisant campagne au soleil\u201d Jet?Non.Jetta! Vous comprendrez mieux pourquoi, une fois au volant1 En effet, la nouvelle Jetta Trophy 16V bondit de 0 à 100 km/h en 8 secondes environ La raison?Son moteur de 123 chevaux à 16 soupapes, injection de carburant et 1,8 litre de cylindrée.Le tout couronné d'une suspension sport entièrement in dépendante, de jantes BBS en alliage léger et d'une boite de vitesses à 5 rapports Peinture bleu minuit, sièges Recaro et intérieur spécial Mais attention, il n y en a que 500 pour tout le Canada1 Nous vous conseillons donc de venir chez le concessionnaire Volkswagen avant qu'elles ne s'envolent toutes1 CONCESSIONNAIRE Sherbrooke Automobile Inc, 2959, King ouest, Sherbrooke, 569-9111 B 2 IA TRIBUN! SHIRBHQOKE VAROI 2 AOUT 1988 FORUM ÉDITORIAL I '\t1 Vacances de la construction: une obligation illogique Lundi matin, l\u2019industrie* québécoise de la construction reprenait vie après deux semaines d\u2019inactivité complète; deux semaines de vacances obligatoires qui ont évidemment des répercussions énormes sur toute l\u2019économie de la province.11 est temps que le gouvernement du Québec abolisse cette obligat ion.C\u2019est depuis le début des années 70 que h* gouvernement du Québec obli ge l'industrie de la construction à cesser ses activités pendant les deux dernières semaines du mois de juillet.Le but était de permettre aux travailleurs de la construction de prendre des vacances sans risquer de perdre emploi et revenus.Aujourd\u2019hui, ce risque est devenu presque nul car l\u2019industrie de la construction est strictement réglementée; et si la réglementation n\u2019est pas totalement satisfaisante, qu\u2019on la modifie afin d\u2019assurer toute la protection nécessaire aux travailleurs.Car enfin, il est illogique que tous les chantiers soient paralysés en plein milieu de l'été alors que les conditions climatiques et le nombre d\u2019heures d\u2019ensoleillement sont les plus propices aux travaux de construction; très illogique si l\u2019on considère que le long hiver québécois freine déjà considérablement l\u2019industrie.D\u2019ailleurs, le Québec est la seule province canadienne où une telle obli gation existe.Dans les autres provinces, l\u2019industrie fonctionne pendant tout l\u2019été et les vacances sont réparties sur une période de deux mois, comme dans presque tous les secteurs de travail.Pourquoi pas le Québec?Les vacances obligatoires des travailleurs de la construction en juillet, c'est comme si on obligeait les agriculteurs à interrompre leur travail en période de récolte ou les magasins à fermer leurs portes pendant la période de Noël; c\u2019est absurde.Le gouvernement Bourassa aime bien affirmer qu\u2019il fait preuve de pragmatisme et de grande efficacité sur le plan économique.Il aurait sûrement une bonne, occasion de le démontrer en abolissant les vacances obligatoires de la construction.Roch Bilodeau OPINION DES AUTRES Dis détenus ck* l'Institut Laval menacei nient de se suieider pour ne pas déménager dans la nouvel le prison a sécurité maximale de Port-Cartier D'autres se sont évadés ou ont participé a une quasi émeute, le 7 juillet dernier Des faits croustillants que des membre , de l'ancienne coalition contre la construction du péni tenciei.dans le comté du premier ministre Brian Mulroney, ne manquent pas d'exploiter pour ravive! le, spectres d\u2019une mau vaiSi decision, parce que l'économie .détrôné l'humanisme.Mai le Syndicat des employés du ,o 1 i e iteur général dépasse les bornes D'abord parce que des évasions, il y en a toujours eu a Laval deux le 11 juillet, préeé déc .d\u2019une tentative avortée, , inq jours auparavant, et de la triple évasion avec prise d'ota ges, le 9 juin précédent .Aussi parce que la quasi-émeu te qui fait trembler la présidente syndicale, I.vnn Kay, ressemble mit plus a du chahut dont l\u2019Office des droits des détenus im pute la responsabilité aux gardiens Et le chef de cabinet du soux-eomrni .aire pour le Québec du Service correctionnel du C'a n.ad.a, M Cari Pelletier, ajoute* qu'il ne semblerait p.as y avoir de rapport direct entre ces événements et le transfert des détenus vers 1 \u2019or! Cart ier Le chat sort du sac quand le syndicat demande que le vieux \"peu de Laval demeure ouvert La fermeture de l'institution, construite au siècle dernier, est Le luxueux \u2018goulag\u2019 nord-côtier réclamée depuis le rapport Archambault, en 1938.En fait, est-il plus humain d\u2019enfermer des individus dans un établissement infect en ville que dans une institution moderne et confortable en région?Et cette autre solution proposée par le syndicat, à l'effet de laisser Les détenus de toutes les prisons canadiennes libres d'accepter ou non un transfert à Port-Cartier, apparaît absurde.La condamnation d\u2019un criminel à la prison implique la perte de sa liberté Les gardiens devraient être les premiers à le savoir.Le choix de Port-Cartier pour la construction d'un pénitencier dont le site, à l\u2019origine, devait être Drummondville, fut contesté par tous les organismes impliques dans la réhabilitation des détenus et la protection de leurs droits La décision gouvernemen taie a eut rainé un investissement de t)8 millions $ au lieu de 50 millions $ prévus.L\u2019heure n\u2019est donc plus aux jérémiades, mais à la collaboration de tous pour tirer le maximum de cet investissement public et pour trouver les meilleures solutions possibles aux problèmes causés par L'éloignement Toute la population de Port-Cartier attend les nouveaux résidents à bras ouverts, selon le maire de l\u2019endroit et le directeur de la prison.On promet une réception chaleureuse.Des personnes bénévoles s\u2019offrent en grand nombre pour intervenir auprès des prisonniers et les négociations vont bon train avec les ser- vices professionnels de la région pour des ententes de services.Cela dans des locaux qui évoquent plus un cégep qu\u2019un établissement carcéral et sur un site enchanteur, avec vue sur la mer.Cependant, l\u2019omniprésence du confort matériel ne dissipe pas toutes les protestations.Gâtées par la proximité de Laval, les familles des détenus de la région métropolitaine seront confron tées aux déplacements pour visiter un père, un fils ou un frère.Comme le sont déjà toutes ces familles de la Côte-Nord, du Sague-nay-Lac-Saint-Jean ou de l\u2019Abi tibi pour aller à Donnacona, à Montréal, à Cowansville ou ail leurs.Le gouvernement doit supporter jusqu\u2019au bout la responsabilité de son choix.Le directeur du pénitencier voit juste en parlant d\u2019offir des séjours prolongés en unités familiales.Mais, il faudra aller plus loin et songer à une aide financière pour les visiteurs incapables de payer les frais de transport; aussi à mettre au joint sur place tine formule d\u2019hé Dergement facilement accessible pour les moins bien nantis.Le centre pénitenciaire de Port-Cartier est là pour demeurer et les Canadiens ont payé cher pour qu\u2019il soit à l\u2019avant-garde.Reste aux autorités et aux intervenants du milieu à collaborer afin que les détenus y trouvent tous les services auxquels ils ont droit pour faciliter leur réhabilitation sociale.C\u2019est leur devoir! Viannev Duchesne Le Soleil *b'./ L.FEUÜ! Cessez le p Nu \\ i* '£(\u2022> n L ' A V- / / 's# IRAK\" (r TRIBUNE LIBRE JJ Le débrayage chez Cascades à East Angus \u201cLaissez les travailleurs régler leurs différends\u201d Au premier magistrat de la Ville d\u2019East Angus, J\u2019ai pris connaissance d\u2019une lettre que vous adressiez à Monsieur Gingras de Cascades et dans laquelle vous exprimez vos sincères condoléances au sujet de la sortie d\u2019usine qui a eu lieu dans la semaine du 10 juillet 88.Je me réjouis, mon cher Monsieur, de l\u2019intérêt que portent les autorités municipales et la majorité de vos concitoyens à l\u2019essor économique de notre ville.Je tiens quand même à vous souligner, cher Monsieur le Maire, que cet intérêt ne doit pas aller jusqu\u2019à laisser filer Incident regrettable NDLR Nous reproduisons ici la lettre que le maire d\u2019East Angus a fait parvenir à la compagnie Cascades et dont le président du Syndicat national des travailleurs de la pulpe et du papier d\u2019East Angus, a reçu copie conforme.Cascades (East-Angus) inc.Compétence de !VI.David Gingras, directeur Cher monsieur, En ma qualité de maire, il est de mon devoir de me faire l\u2019interprète des autorités municipales et de la grande majorité des mes concitoyens pour vous exprimer tout le regret que nous éprouvons à la suite de l\u2019incident dont votre compagnie a été victime au cours de derniers jours.Cet événement nous aura permis de constater que, forts de leur compétence et de l\u2019expérience du passé, les syndiqués ont heureusement réagi avec un empressement qui les honore à des méthodes qu\u2019ils n\u2019acceptent plus et qui affectent l\u2019essor économique de notre ville.Vous réitérant notre plus profonde gratitude pour votre constante et généreuse collaboration, je vous prie de croi- re, M.Gingras, à l\u2019assurance de mes sentiments les meilleurs.Le maire Roland Brousseau Ville de East Angus Le 15 juillet 1988 Le maire d'East Angus, M.Roland Brousseau tous les emplois qu\u2019il y a dans votre ville sans mot dire, car il en serait fait de l\u2019essor économique de cette ville.Je tiens également à vous souligner que cette vision de l\u2019essor économique ne doit pas se faire sans tenir compte des conditions dans lesquelles travaillent certains de vos concitoyens.Ce même essor économique ne doit pas aller jusqu\u2019à obliger vos concitoyens à vivre en silence dans une ville où la pollution se sent et se voit.Que faites-vous donc, cher Monsieur, comme premier magistrat de la ville d\u2019East Angus pour vous conformer aux normes de pollution?Comment se fait-il que cette ville ne possède pas encore son usine d\u2019épuration des eaux usées alors que Cookshire, Disraeli, Ascot Corner la possèdent déjà depuis plusieurs années?Monsieur Brousseau, vous avez beaucoup à faire dans votre ville et laissez donc les travailleurs de l\u2019usine régler leurs différends avec la compagnie.Soyez donc positif et contentez-vous d\u2019apprécier les 3 jours d\u2019air sain que vous avez respiré durant cet arrêt de travail.Espérant que ces quelques lignes vous donneront des idées afin de travailler pour l\u2019avancement de votre ville, acceptez, Monsieur le Maire, l\u2019expression de nos bons sentiments.Syndicat national des travailleurs de la pulpe et du papier d\u2019East Angus, inc.Fernand Poulin, Prés.doctm N'\tLa santé des Québécois: des leçons à tirer (1) \\DI.K Nous reproduisons lies extraits de l\u2019allocution que Madame Thérèse I.a\\oic-Koux, a titre de ministre de la Santé et des Serv ices sociaux, a prononcée au recent eolloquc Santé Québec tenu dans le cadre de la 79c conference annuelle de I Association canadienne de santé publique, colloque au cours duquel il a surtout été question de l\u2019enquête Saute Québec La deuxième partie sera publiée demain Cette enquête, réalisée conjointement par le ministère de la Santé et des Services sociaux et les départements de santé communautaire, a constitué un défi de taille Cela était particulièrement vrai pour le domaine de la santé mentale ou ce volet était quasi absent de l\u2019enquête Santé Ca nada réalisée en 1978-1979.Cela constituait un défi également par le fait que les responsables d\u2019en quête Santé Québec souhaitaient obtenir un portrait de santé de la population québécoise à l\u2019échelle du Québec, mais aussi un pot-trait valable pour chacun des ter ritoires des trente deux dépar tentent.s de santé communaunire C\u2019était un défi également, car il n\u2019y a pas au Québec et au Ca nada une grande tradition d\u2019en quêtes aussi imposantes Certains pays, en cela, ont une avance Notons, à titre d\u2019exemple, les Etats-Unis qui ont une enquête semblable depuis fort longtemps La Finlande est un deu xièmo exemple Au Canada, on m'informe que d\u2019autres provinces songent a suivre les traces du Québec et a réaliser une telle enquête.Ces défis ont été relevés, car au cours de 1987, 32 000 Québécois et Québécoises ont participé à cette enquête sur leur état de santé.C\u2019est plus de 87 p.cent des ménages visités dans tous les coins du Québec qui ont répondu aux questions des intervieweurs qui sollicitaient leur participation Un tel taux de réponse montre, d\u2019une part, l'intérêt des Québécois et Québécoises pour les questions de santé et, d\u2019autre part, fournit une base de données fiable à partir de laquelle nous pourrons bâtir les portraits de santé pour les différents territoires de départements de santé communautaire.Résultats fort utiles Ces résultats sont d\u2019autant plus importants que nous sommes à compléter une réflexion sur le rapport de la Commission d'enquête sur les services de santé et les services sociaux, le rapport Rochon.(.) Ces résultats de l\u2019enquête Santé Québec nous seront certes fort utiles pour la conception des orientations accompagnées du plan d'action que j'ai 1 intention de présenter à l\u2019automne au Conseil des ministres.Ces résultats nous permettront également d\u2019avoir plus d\u2019informations sur la santé mentale, car Santé Québec apporte des éléments nouveaux sur la population ne vivant pas en institution Cette information qui n\u2019était pas disponible jusqu\u2019à maintenant, devrait faciliter la mise en place des programmes de santé mentale, consécutivement à l\u2019adoption de cette politique de santé mentale très attendue.Nommons, à titre d\u2019exemple: le niveau de détresse psychologique, la prévalence des idées suicidaires, l'importance des tentatives de sui eide chez les jeunes, etc.t.) Passons donc aux faits saillants qui nous résument certains éléments.L'enquête Santé Québec recèle une multitude d\u2019informations.Ces faits saillants pourront nous apparaître limités lorsque le volumineux rapport de l'enquête sera publié à la fin du mois de septembre, rapport qui, d'ailleurs, viendra éclairer certains choix en regard des priorités de santé et de bien-être qui seront présentées avec les orientations et le plan d\u2019action plus tard à l\u2019automne.Espérance de vie Quoique préliminaires, les résultats de l\u2019enquête Santé Québec révèlent que l'espérance de vit* en bonne santé des Québécoises et des Québécois se serait tic-crue sensiblement au cours des neuf (9) dernières années.Elle montre des améliorations notables de plusieurs habitudes de vie des Québécoises et des Québécois et ce.particulièrement a l\u2019Age adulte Elle jnet en évidence l\u2019influence tant de l\u2019environnement social que de l\u2019environnement physique sur la présence de facteurs de risque, la fréquence, de même que les conséquences des problèmes de santé.Elle nous révèle enfin que même si des progrès ont été réalisés, des problèmes de santé existent ou surgissent auxquels nous devrons prêter une attention particulière dans le futur.Je fais particulièrement référence ici aux écarts dans l\u2019état de santé entre les hommes et les femmes, les groupes socio-économiques, les catégories professionnelles et les différentes régions socio-sanitaires du Québec.Depuis 9 ans, le Québec a fait des gains importants sur la mortalité.En effet, de 1978 à 1987, l\u2019espérance de vie à la naissance a fait un bond de 1,9 an chez les femmes de 2,4 années chez les hommes.Mais qu\u2019en est-il de l\u2019évolution de la qualité de vie?Les problèmes de santé handicapent-ils davantage cette durée de vie, même accrue?L\u2019enquête Santé Québec révèle que les restrictions d\u2019activités dues à des problèmes de santé n\u2019apparaîssent pas plus importants en 1987 qu\u2019elles ne l\u2019étaient en 1978-1979.Il en résulta donc un gain net d\u2019années à vivre en bonne santé de près de 2 ans chez les hommes et de 1 an et demi chez les femmes.Qualité de la vie Santé Québec permet de mesurer l\u2019ampleur de l\u2019impact des problèmes de santé sur l\u2019activité des personnes, donc de donner une image de la qualité des années vécues.A cause de problèmes de santé, les gens peuvent être hospitalisés, confinés au lit, institutionnalisés.donc empêchés de réaliser leurs activités habituelles pendant des périodes plus ou moins longues.Or, la limitation de long terme aurait peu changé, de même que le niveau d\u2019institutionnalisation; parallèlement, l\u2019incapacité engendrée par les problèmes aigus a légèrement augmenté.Les résultats appuient l\u2019hypothèse que le gain sur la mort ne semble pas devoir être nécessairement payé au prix de la qualité de la vie.(A suivre demain) Thérèse Lavoie-Roux Ministre de la Santé et des Services sociaux La ministre de la Santé et des Services sociaux, Mme Thérèse Lavoie-Roux \u2022i r *- la tribune ADMINISTRATION YVON DUBE PfPvdpnt et f ijitri >nt » I p»*V jus, Jean-Paul Guillotte avait décline une invitation lancée par un voisin, un dimanc he après-midi du début de novembre, il ne serait sans doute pas maire de Stukely-Sud a l'heure cju'il est.\"Il n'elait pas loin de 1 Ih50 quand ( c voisin esl arrive < he/ moi tout es-soulfle et m'a appris qu'il n'y avait pas de c andidal a un poste de conseiller munit ipal.|e me suis dit que ie n\u2019avais rien a perdre a tenter ma c fianc e, que je pourrais toujours faire marc lie arriece si un concitoyen décidait de sollic iter le poste a la toute dernière minute.I 'hotel de ville était a deux pas de i he/ moi a cette époque-la.Jim's suis cendu en toute hâte et j'ai depose mon bulletin de candidature.Il était I thTV ( inq minutes plus tard, j'ai été dec lare élu car j'elais seul sur les rangs\", tac onte-t il.Deux ans plus tard, c est le poste de maire qui lui était confié, même s'il n'y avait que c inq ans qu'l! demeurait a Slukely-Sud, dans une anc icnne ec elle plus que c enlenaire transformée en résidenc e par un précédent proprietaire, et même si la munie ipalité n'avait jamais eu, jusque-là, un maire vivant sur son territoire depuis si peu de-temps.les concitoyens de Jean-Paul Guil-lotte n'ont sans doute pas trop regrette d'avoir fait confiance à ses capac i tes de gestionnaire car ils l'ont réélu sans interruption depuis lors et, en l\u2018)7\u2018), il est même devenu préfet du comte de Shefford, un poste qu'il a conserve jusqu'à la création de la munie ipalité régionale de comté de Memphrémagog, en 1981.dois la toute p maires de me sentais un peu dépaysé, je avouer, lorsque j'ai siégé pour iremierc lois au conseil des cette municipalité regio- Jean-Paul Guillotte nale de comte, dont faisaient partie seulement deux municipalités du comté de Shefford.Je n'ai pas tardé a m\u2019acclimater.J'ai dû faire montre d'une certaine competence car j'ai été nommé préfet suppléant et, quand la Taille de concertation des municipalités régionales de comte de l'Est rit» a été c réee, j'en suis devenu le prési- dent\", de souligner Jean-Paul Guillotte.Des journées bien remplies S'il trouve du temps pour siéger au conseil d'administration de l'Assemblée de concertation et de développement de l'Estrie et être vice-president de l'Agence de développement touristique de Memphrémagog en plus d'être président de la Table de concertation des municipalités régionales de comté de l'Estrie, préfet suppléant de la munie ipalité régionale de comté de Memphrémagog et, bien sûr, maire de Stukely-Sud, c'est parce qu\u2019il est à demi retraite même s'il n'a que SH ans.\"J'étais directeur des ventes chez un concessionnaire d'automobiles de Waterloo depuis plusieurs années quand, il y a huit ans, j'ai décidé de prendre une année sabbatique.J'ai prolongé mon congé, voilà tout\", explique-t-il en révélant qu'auparavant il .1 été vendeur d'automobiles.La première moite de sa vie, Jean-Paul Guillotte l'a passée à Cowansville.Il se souvient nue, quand il était enfant, une jeune fille, Gabrielle Giroux, fréquentait assidûment la patinoire que son père, moitié fermier, moitié homme d'affaires, aménageait à un jet de pierre de sa maison.\"Elle a épousé un avocat qui est devenu premier ministre du Québec, Jean-Jacques Bertrand.Elle est maintenant députée du comté de Brome-Missisquoi à la Chambre des communes\", révèle-t-il.C 'est a Cowansville qu'il a déniché son premier emploi à la fin des années 1440.Dans une filature.Il y est entré comme homme a tout faire et il en est sorti comme agent de liaison entre le servic e des ventes et le service de l'expédition.Une affaire de hasard S'il avait été embauché par une autre entreprise, il n'est pas sûr qu'il aurait fait la connaissance d'Huguette Hdmman qu'il a épousée en 1951: St-Méthode-d'Adstock, le village natal de son épouse, n'est pas à la porte de Cowansville.Le hasard a toutefois voulu que son futur beau-père travaille à la même filature que lui assez longtemps pour qu'il puisse rencontrer la jeune femme.Parents de quatre filles dont une habite Stukely-Sud, une, Waterloo, une, Montréal, et l'autre, Sherbrooke, Jean-Paul et Huguette Guillotte ont cinq petits-enfants qu'ils ne se privent pas de gâter.Quand les nombreuses tâches qu'il assume lui en laissent le temps, il ne déteste pas jouer au golf ou taquiner le poisson, mais il avoue qu'il ne peut pas se le permettre aussi souvent qu'il souhaiterait le faire.Il s'en console à la pensée qu'il tient des rôles qui lui donnent la possibilité d'instaurer des changements et le mettent en contact étroit avec des gens exceptionnels convaincus comme lui que c\u2019est aujourd'hui qu'on doit commencer à jeter les bases de demain: le maire de Valcourt, Camille Rouillard, président de l'Union des municipalités du Québec, qu'il a pu apprécier quand il était préfet du comté de Shefford, et le maire d'Austin, Roger Nicolet, le président de l'Union des municipalités régionales de comté du Québec, dont il est devenu l'adjoint, pour n'en nommer que deux parmi plusieurs.La météo M( )N I KL Al (PC ) Voie i les prévisions météorologiques pour la province de Québec émises par Environnement Canada pour mardi avec un aperyu pour mere redi.Situation générale: derrière un faible creux barométrique accompagné débandés de nuages, la journée sera généralement ensoleillée avec des temperatures au-dessus des normales saisonnières.Mais les nuages envahiront de nouveau le nord-ouest de la pros inc e au c ours de l.i journée- avec l'approche d'une seconde perturbation.Ce système s'étendra jusqu'en Gaspesie, mere redi, provoquant quelques averses sur son passage.I SI K11, IKOIS-RIVIFFRES et DRUMMONDVIl LE: ensoleille.Min.: près de l.Max.28 a 10.Mercredi: ensoleille avec fréquents passages nuageux.Possibilité d'averses.OTTAWA-HULL-CORNWALL, MONTRÉAL: ensoleille.Min.: 18 a 20.Max.: près de to Mere redi: ensoleille avec fréquents passages nuageux.QUFBFC , KF AUC f : ensoleille.Min.: près de 1b.Max.: 28 à 10.Mere redi: plutôt nuageux avec averses dispersées.CHARI EVOIX et RIVIEFRF-DU-LOUP, KIMOUSkl-MAI APFDIA: ensoleillé.Vents modères.Min.: près de 12.Max.: près de 25.Mercredi: nuageux avec averses dispersées.ABITIBI-1EMISC AMINGUE, RÉSERVOIRS CAHONGA et GOUIN: ennuage-ment graduel suiyi d'averses ou d'orages dispersés en après-midi.Min.: pre-s de I 1.Max.: près de 2b.Risque de préc ipitations: 40 p.c.Mere redi: nuageux avec averses dispersées.PONTIAC-GATINEAU et la IIFIVRI, LAUREN T IDES: ensoleille avec passages nuageux.Min.: près de 1b.Max.: près de 28.Mere redi: ensoleillé avec fréquents passages nuageux.Possibilité d'averses.LAC NI -1E AN, SAGUENAY, IA TUQUE, RESERVE des LAURENTIDES: ensoleille avec passages nuageux.Vents modérés par moments.Min.: près de 14.Max.: près de 2b.Merc redi: plutôt nuageux avec averses dispersées.Dans ie monde MuxMin Amsterdam\t20\t12\tHonolulu\t32\t25\tNassau\t32\t25 Athènes\t1\",\t2 t\tIslamabad\t29\t23\tNew Delhi\t28\t27 Bahrain\t40\tt f\tIstanbul\t10\t21\tNicosie\t35\t22 Bangkok\t12\t2 7\tJakarta\t11\t24\tOslo\t19\tH Beipng\t24\t2 1\tJérusalem\t
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