La tribune, 26 octobre 1988, Cahier 2
[" FORUM [la tribune 1 SHERBROOKE.MERCREDI 26 OCTOBRE 1988 f h VIVRE - GÉNÉRAL ( B ELECTIONS 88 Dans le domaine des garderies et sur la question de l'avortement Mulroney n'a pas assumé ses responsabilités w jS* (g0 .°BUGC«S^ nhWT t.l' .uiftV Constamment attaqué Hier soir, au cours du débat sur les trois grands réseaux de télévision anglophones, le premier ministre a été constamment attaqué de tous les côtés et a clairement donné l\u2019impression de ne pouvoir compter sur les moyens qu\u2019il possédait en 1984, alors qu\u2019il n\u2019avait fait qu\u2019une bouchée de son adversaire libéral John Turner.La soirée a fait pencher la balance à l\u2019avantage du chef libéral John Turner et au leader néo-démocrate Ed Broadbent.Le premier l\u2019emportant de justesse sur le second dans les échanges, alors que le premier ministre réussissait à faire passer son message sans trop d\u2019éclat mais avec justesse.Pendant de longues minutes les opposants libéral et néo-démocrate ont donné un très bon spectacle, particulièrement lorsque l\u2019un a affronté l\u2019autre.Au chapitre du libre-échange avec les Etats-Unis, le NPD et les libéraux ont tenté de démontrer lequel des deux avait vraiment pris l\u2019initiative contre cet accord bilatéral.Le chef néo-démocrate accusant son opposant libéral de n\u2019avoir pas suffisamment participé au débat sur la question aux Communes.Les deux hommes ont à tour de rôle essayé de prouver qu\u2019ils étaient les plus aptes à faire la lutte au libre-échange.Esprits échauffés C\u2019est dans la dernière heure que les esprits se sont le plus échauffés.Le libéral John Turner, bien droit à deux pieds du premier ministre, a pincé la corde nationaliste pour exprimer avec conviction son opposition au traité de libre-échange et le premier ministre lui a vigoureusement répliqué que cet accord, fen son âme et conscience, avait été négocié et signé dans le plus grand intérêt des canadiens.Cette dernière heure a donné un léger avantage au premier ministre qui n\u2019a pas hésité â parler de son père, ouvrier bâtisseur de la Côte Nord, de ses origines mo- Les bons conseils font toute la différence! 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VAevimuiinl IV.JW A' par Guy TAILLEFER OTTAWA (PC) - Le chef libéral John Turner a accusé hier le premier ministre Brian Mulroney de n\u2019avoir \u201cassumé ses responsabilités\u201d ni dans le domaine des garderies ni sur la question de l\u2019avortement.Un gouvernement formépar le Parti libéral, a réitéré M.Turner pendant le second débat télévisé des trois chefs fédéraux, tiendrait un deuxième vote libre sur l\u2019avortement et présenterait subséquemment un projet de loi en tenant compte du jugement de la Cour suprême dans la cause Mor-gentaler et de celui qu\u2019elle doit éventuellement rendre sur les droits du foetus.M.Turner a accusé le premier ministre de s\u2019être traîné les pieds en matière d'avortement.Les élections ont été déclenchées le 1er octobre sans que le gouver- nement conservateur n\u2019ait agi sur le plan législatif dans ce domaine pour combler le vide créé par la Cour suprême, qui invalidait en janvier 88 les dispositions sur l\u2019avortement contenues dans le Code criminel.Délai pas excessif \"Le délai n\u2019a pas été excessif\u201d, s\u2019est défendu M.Mulroney.Il a déploré que le vote libre tenu l\u2019été dernier aux Communes sur la question de l\u2019avortement n\u2019ait donné lieu à aucun consensus.Tout le problème tient à son avis à la difficulté de réconcilier les droits de la femme et ceux de l\u2019enfant, \u201cdeux points de vue qui Caraissent souvent irréconcilia-les\u201d.Mais ni M.Mulroney ni M.Turner, faisant preuve dans ce dossier d\u2019une extrême prudence, n\u2019ont voulu dire quelle position \"M.Turner, vous n'avez pas le monopole du patriotisme canadien\", réplique Mulroney par Pierre APRIL OTTAWA (PC) - L\u2019extrait le plus éloquent du dernier débat des chefs, qui sera sûrement le plus repris au cours des prochains jours, est celui où le premier ministre Brian Mulroney s\u2019en est pris au leader libéral John Turner sur une question touchant la souveraineté et l\u2019indépendance du Canada après l\u2019accord du libre-échange.\u201cJe prétends, a lancé John Turner à l\u2019intention du premier ministre, que vous avez vendu nos intérêts.\u201d La réplique n\u2019a pas été longue à tomber.En fait, le chef libéral n\u2019a même pas eu le temps de finir sa phrase.\u201cVous n\u2019avez pas, M.Turner, le monopole du patriotisme canadien, a rétorqué M.Mulroney, et je n\u2019accepte pas votre attitude qui laisse entendre que vous êtes le seul vrai Canadien.Je veux vous dire que je proviens d\u2019une famille canadienne.soyez sérieux M.Turner, vous savez très bien que cet accord peut être annulé sur un avis de six mois.\u201d Alors que John Turner défendait vigoureusement son opposition au libre-échange en invoquant la souveraineté, l\u2019histoire et la culture canadiennes, \u201cle danger que le Canada devienne une colonie des Etats-Unis\u201d, le premier ministre l\u2019a relancé en faisant monter le ton du débat en pointant un doigt accusateur, comme il l\u2019avait fait en 1984, sur la question du patronage libéral et en soulignant énergiquement \u201cmoi aussi j\u2019aime le Canada et je crois dans ce que je fais pour le pays\u201d.Par ailleurs, le deuxième et dernier débat des chefs des trois formations politiques avant le jour du scrutin a clairement démontré qu\u2019il est extrêmement plus difficile de défendre quatre années d\u2019administration gouvernementale que de jouer le rôle de leader d\u2019un parti d\u2019opposition.destes et de la contribution des pionniers.Encore une fois, la formule du débat n\u2019a pas été à l\u2019avantage des téléspectateurs qui souhaitaient voir les trois chefs répondre à chacune des questions.Malheureusement, il y en avait toujours un qui se reposait dans sa roulotte à l\u2019extérieur du studio de télévision.législative l\u2019un et l\u2019autre préco niseraient à ce sujet La position du chef néo-démocrate Ed Broadbent est claire â ce chapitre: le NPD est favorable â l\u2019avortement sur demande.C\u2019est une question qui, selon lui, ne concerne que la femme et son médecin.Il n\u2019existe en conséquence aucune raison, à son avis, d'adopter une nouvelle loi.Dans le domaine des garderies, M.Turner a encore là accusé le premier ministre de lenteur.\u201cIl a manqué de sincérité et n\u2019a pas exercé ses responsabilités\u201d, a déclaré un chef libéral sûr de ses moyens.M.Mulroney a répliqué que le programme conservateur de 6,4 milliards $ annoncé cette année dans le domaine de la garde d\u2019enfants n\u2019était pas parfait, mais qu\u2019il constituait néanmoins \u201cl\u2019initiative gouvernementale la plus importante depuis la mise sur pied du régime des pensions'\u2019.Le chef libéral a en outre reproché à M.Mulroney de n\u2019avoir pas établi de normes nationales en matière de garderies, autorisant les provinces à se soustraire au programme mis sur pied par les conservateurs.M.Turner s\u2019est engagé à mettre sur pied partout au pays un système de garderie de qualité.Mort au feuilleton Le projet de loi conservateur sur les garderies est mort au feuilleton de la Chambre lorsque M.Mulroney a déclenché les élections.M.Turner a décoché un mini- Les trots (nets flt?parti, le liberal )ohn Turner, le conservateur Brian Mulroney et le néo-démocrate Fd Broadbent, sont apparus un moment plutôt pensifs lors de la période de photos prêt édant le set ond débat, en anglais, hier soir.coup au premier ministre dans ce dossier, en lui reprochant de ne pas avoir accepté l\u2019offre du Sénat d\u2019adopter le projet de loi avant de dissoudre le Parlement En matière d\u2019équité salariale, et M.Turneret leenef du NPD Ed Broadbent agiraient de façon coercitive afin d\u2019assurer aux femmes des salaires égaux a ceux des hommes \u201cCe sera Mulronev ATTENTION DETENTEURS D'OBLIGATIONS D'EPARGNE DU CANADA \u201cAu Trust Royal, votre aident va plus loin!\u201d B 2 IA TRIBUNE.SHERBROOKE.MERCREDI 26 OCTOBRE 1988 *\u2022&£$#« y \u2022 EDITORIAL John Turner plus impressionnant que ses deux rivaux Même si ces lignes sont écrites avant le débat d\u2019hier soir sur les réseaux anglais, on peut présumer que l\u2019affrontement de lundi soir en français n\u2019était qu\u2019une répétition ou qu\u2019un exercice d\u2019avant-partie pour les chefs.Exercice pénible pour le chef néo-démocrate Ed Broadbent qui maîtrise le français aussi mal qu\u2019en 1984, exercice qui a paru fastidieux au premier ministre Mulroney qui semble prendre pour acquise sa victoire, du moins au Québec, exercice encourageant pour le chef libéral John Turner.Le mal-aimé de la politique canadienne depuis un an, John Turner, celui que les commentateurs avaient envoyé au tapis, ou plutôt que certains éléments do ses troupes avaient essayé de faire sortir de l'arène avant le début du combat, a donné une performance qui sans lui faire miroiter l'espoir d\u2019une victoire finale, peut lui faire espérer dépasser le NPD et conserver le rôle d\u2019Opposition officielle.Sûrement pas par mise hors de combat, mais par décision serrée de plusieurs des arbitres, John Turner est sorti gagnant d\u2019un affrontement que plusieurs lui prédisaient fatal.C\u2019est M.Ed Broadbent qui est sorti le plus ébranlé de la joute oratoire, lui qui avait le plus à perdre, c\u2019est-à-dire une deuxième place plutôt solide dans les sondages d\u2019opinion.Non seulement il s\u2019est enfargé dans la langue, mais il a été loin de convaincre comme à l\u2019habitude.Il a mal paru et contre Brian Mulroney et contre John Turner.S\u2019il a été le plus clair sur la question de l\u2019avortement, il a bafouillé sur le libre-échange et sur la Constitution, sans convaincre l\u2019auditoire que son parti possédait des racines véritables au Québec.Brian Mulroney jouait la carte de la bienveillance et de la condescendan- ce, ne consentant à mettre un peu d\u2019ardeur dans ses propos que pour défendre l\u2019ex-ministre André Bissonnette qu\u2019il estime être injustement traité par la publicité libérale.A la façon de ses deux adversaires, mais plus méthodiquement qu\u2019eux, il a joué comme un hockeyeur en surtemps qui aimerait bien gagner, mais qui surtout ne veut pas perdre.Il a patiné comme un athlète qui adorerait marquer le point gagnant, mais qui plus que tout, ne veut pas être sur la glace quand l\u2019adversaire comptera le fameux point victorieux.A cause du format, à cause de la pauvreté de plusieurs des questions des journalistes en présence, le débat n\u2019est pas toujours allé en profondeur, en particulier durant la deuxième heure où il a été manifestement prou vé qu\u2019un débat sur les questions intéressant prioritairement les femmes, n\u2019avait pas sa place à ce moment.Il y a eu une baisse d\u2019intensité marquée entre la première et la troisième heure, tant chez les journalistes que chez les chefs.Un débat de deux heures aurait mieux servi les besoins des électeurs.Plusieurs observateurs seront tentés de qualifier l\u2019expérience de décevante et d\u2019inutile.Pourtant, on ne peut tout de même pas espérer que les candidats s\u2019empoignent, parlent comme certains animateurs de lignes ouvertes au langage trop vert, ou se lancent dans d\u2019autres promesses qu\u2019ils seront incapables de tenir.Le débat a eu des moments de lourdeur, des moments ampoulés, mais le résultat final est positif.Nous connaissons un peu mieux les chefs en présence et certains des enjeux.Si seulement on pouvait assister à un véritable débat sur le libre-échange, sans faux-fuyant, sans rhétorique creuse.Jean Vigneault Les baleines ou les enfants?Depuis une semaine, Canadiens, Américains et Russes sont engagés dans une lutte épique pour sauver (les baleines emprisonnées dans les glaces.L\u2019opération coûte des centaines de milliers de dollars et elle est sûrement sympathique.Tant mieux si la technologie humaine peut délivrer ces mammifères.Mais est-ce sacrilège de nous demander si cet argent ne se- rait pas mieux employé à soulager la faim au Sahel, au Soudan ou dans les bidonvilles du Brésil?Quand des millions d\u2019enfants meurent de faim chaque jour, a-t-on encore le droit de déployer l\u2019artillerie lourde pour quelques malheureuses baleines?Est-ce que les enfants en voie de disparition ne comptent pas plus que quelques baleines égarées?J.V.www SV % T\u2019Ü \u201cMme Maillet a animé le débat des chefs, mais c'est une ré-animatrice qu'il aurait fallu' TRIBUNE LIBRE Que fait le gouvernement Mulroney pour contrôler EACL?J'.ii écouté le débat comme si c'était une homélie.
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