La tribune, 10 novembre 1988, Cahier 2
[" VIVRE - GÉNÉRAL i B la tribune SHERBROOKE, JEUDI 10 NOVEMBRE 1988 ELECTIONS 88 Financement des promesses libérales: Turner reste muet par Pierre APRIL I WINNIPEG (PC) - Le Ichef libéral John Turner continue toujours de refuser systématiquement de dire comment il va s\u2019y prendre, une fois au pouvoir, pour respecter ses promesses électorales que l\u2019Institut C.D.Howe évalue maintenant à un peu plus de 26 milliards $ pour les prochaines quatre années.Interrogé une autre fois, hier, il a répété les mêmes argue-ments qu\u2019il utilise sans relâche depuis le début de la campagne.\u201cNous avons établi les coûts de chacun de nos programmes, a-t-il dit, au fur et à mesure que nous les avons présentés au peuple canadien, ils seront totalisés avant le 21 novembre.\u201cA la question touchant l\u2019aspect du financement de ces engagements, il serait irresponsable de ma part et surtout du nouveau ministre des Finances de la faire tant que nous n\u2019aurons pas vu les livres du gouvernement fédéral.\u201d \"De l'intérieur\" Selon M.Turner, il est essentiel de prendre connaissance des états financiers de la nation \"de l\u2019intérieur\u201d, de les analyser en compagnie du ministre des Finances et de ses hauts fonctionnaires, de discuter le coup avec le gouverneur de la Banque du Canada.\u201cAvant d\u2019avoir réalisé cela, a-t-il ajouté, nous n\u2019avons pas suffisamment d\u2019informations pour faire des prédictions.\u201d Quant aux chiffres de l\u2019Institut C.D.Howe publiés hier, le chef libéral n\u2019y accorde pas beaucoup d\u2019importance, vu, selon lui, l\u2019appui inconditionnel que cet organisme a accordé au projet de libre-échange avec les Etats-Unis.\u201cIl faut se rappeler, a souligné M.Turner, que l\u2019Institut C.D.Howe représente les grosses entreprises de ce pays, qu\u2019il est financé par les grosses entreprises, et elles sont contre la position que le Parti libéral a prise dans le dossier du libre-échange.\u201d iLaserpnoto PL) A Winnipeg hier, un partisan du libre-échange a tenté d'avoir un échange avec le chef libéral John Turner, escorté par son épouse Geills et le député Lloyd Axworthy.Le chef libéral a par ailleurs indiqué que lorsque son parti rendrait public le coût de ses engagements, il en profiterait également pour donner les totaux des promesses des Conservateurs et Néo-démocrates.\u201cVous verrez alors, a-t-il dit, qu\u2019ils se comparent favorablement.\u201d Devant l\u2019insistance des reporters, le chef libéral a demandé aux Canadiens de faire confiance en son bon jugement.\u201cJe crois que les Canadiens, a-t-il déclaré, peuvent compter sur moi comme dans le passé (M.Turner a été ministre des Finances de 1972 à 1975) de ma capacité de bien gérer les finances du pays.Je Fai fait pendant quatre ans avec un certain succès.\u201d Réforme fiscale Quant à le question de la réforme fiscale, le seul autre sujet que M.Turner exploite depuis deux semaines, elle représente un autre signe de l\u2019hypocrisie du gouvernement conservateur de Brian Mulroney.\u201cC\u2019est le ministre des Finances, Michael Wilson, a-t-il indiqué, qui a laissé entendre que la phase deux de la réforme fiscale (taxe de vente nationale) n\u2019apporterait aucun revenu nouveau, c\u2019est dans cette affirmation que loge le véritable cynisme.Si M.Wilson n\u2019a pas eu le courage, pas plus que le premier ministre, d\u2019instaurer cette taxe avant l\u2019élection générale, c\u2019est qu\u2019ils cachent quelque chose au peuple canadien.\u201d M.Turner a profité de sa campagne, hier, pour souligner qu\u2019il avait pris la peine d\u2019envoyer un télégramme de félicitation au nouveau président élu des Etats-Unis, George Bush, et d\u2019offrir sa collaboration.Cette offre de collaboration ne touchera pas cependant l\u2019accord de libre-échange entre le Canada et les Etats-Unis, une initiative fortement appuyée par Ronald Reagan et son successeur George Bush, si un gouvernement libéral était porté au pouvoir le 21 novembre.Mulroney se vante de ses bonnes relations avec Bush par Marie TISON ST-MARYS, Ont.(PC) -Le chef conservateur Brian Mulroney a affirmé hier que les excellentes relations qu\u2019il a déjà établies avec le nouveau président américain George Bush allaient servir le Canada.M.Mulroney a même prédit qu\u2019il signerait un traité sur les pluies acides avec la nouvelle administration américaine au début de son second mandat.Le chef conservateur a déclaré avoir appelé M.Bush mardi soir pour le féliciter et pour aborder, très brièvement, la question du commerce entre les deux pays et celle des pluies acides.\u201cNous espérons régler ces dossiers le plus rapidement possible\u201d, a-t-il affirmé.Il a déclaré plus tard aux étudiants d\u2019une école secondaire de St-Marys, au sud-ouest de l\u2019Ontario, qu\u2019il prévoyait signer avec les Etats-Unis une entente sur les pluies acides \u201craisonnablement tôt\" au cours de son deuxième mandat.Cette entente comprendrait des objectifs de réduction des émissions responsables des pluies acides et un échéancier.Un peu plus tôt dans la journée, devant quelques centaines de partisans à Woodstock, également dans le sud-ouest ontarien, le chef conservateur a insisté sur le fait qu\u2019il connaissait bien George Bush.Il a fait valoir qu\u2019à deux reprises, M.Bush, alors vice-président des Etats-Unis, lui avait rendu visite au 24 Sussex.Il a ajouté avoir également visité M.Bush à son domicile privé à deux reprises pour discuter de dossiers bilatéraux.\u201cJe crois que les excellentes relations que nous avons déjà établies serviront bien nos deux pays dans l\u2019avenir\u201d, a-t-il affirmé.Libre-échange M.Mulroney a soutenu que M.Bush allait être un président énergique et efficace.Il a rappelé qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un ardent partisan du libre-échange et qu\u2019il était intervenu personnellement pour assurer l\u2019adoption de l\u2019entente canado-américaine de libéralisation des échanges au congrès américain.Il a également souligné le fait llaserphoto PC) Copie du Traité de libre-échange dans les mains, le chef conservateur Brian Mulroney a essayé de convaincre les agriculteurs de Glanworth, en Ontario, que les libéraux et néo-démocrates n'avaient dit que des mensonges.que M.Bush ait choisi comme secrétaire d\u2019État M.James Baker, un homme qui a participé aux négociations sur le libre-échange entre le Canada et les Etats-Unis.\u201cM.Bush s\u2019est montré ouvert aux inquiétudes du Canada, et il respecte son indépendance\u201d, a poursuivi le chef conservateur.Il a cependant ajouté que, compte tenu des nombreuses divergences d\u2019opinions existant entre les deux pays, leurs dirigeants devraient faire preuve de maturité et de bon sens pour avoir des relations fécondes.De plus en plus, la campagne du chef conservateur l\u2019amène à échanger avec les gens ordinaires.Son adversaire libéral John Turner avait adopté cette tactique dès le début de sa propre campagne, passant rarement une journée sans une ligne ouverte ou une session de questions et réponses avec des étudiants.Il ne cessait d\u2019ailleurs d\u2019ironiser sur la \u201ccage de verre\u201d dans laquelle s\u2019enfermait M.Mulroney.Hier, le chef conservateur a non seulement répondu aux questions des étudiants de l\u2019école secondaire de St-Marys, mais également à celles des agriculteurs de Glanworth, dans la même région de l\u2019Ontario.La majorité des questions des deux groupes portaient sur le libre-échange.Agriculture Aux agriculteurs, qui s'inquiétaient des conséquences de cette entente sur l'agriculture, M Mulroney a déclaré que les affirmations de ses deux adversaires a ce sujet étaient toutes aussi mensongères que leurs déclarations sur les conséquences du libre-échange sur les programmes sociaux.Plusieurs autres questions ont porté sur des points techniques des programmes agricoles gouvernementaux, mais heureusement, l\u2019ancien ministre de l\u2019Agriculture John Wise se trouvait aux côtés de M.Mulroney et n\u2019a pas manqué de lui souffler quelques réponses.' O ,0.,C'.VbaQ\u201c',s B 2 LA TRIBUNE.SHERBROOKE.JEUDI 10 NOVEMBRE 1938 FORUM ÉDITORIAL -\u2014l La victoire de Bush Déjà un cliché mais c\u2019est aussi la vérité: en donnant la victoire à George Bush, les Américains ont voté pour la continuité.Les résultats des élections présidentielles de mardi n\u2019auront étonné personne.Depuis déjà quelque temps, les sondages indiquaient que les électeurs américains allaient, sans grand enthousiasme toutefois, choisir celui qui fut le bras droit de Ronald Reagan durant deux mandats à la Maison-Blanche.Oui, George Bush a bel et bien gagné mais, à travers lui, c\u2019est un peu Ronald Reagan que les électeurs américains ont voulu reporter au pouvoir.Sans beaucoup de charisme et traînant une réputation d\u2019indécis, M.Bush n\u2019aurait peut-être jamais accédé au plus haut titre s\u2019il n\u2019avait pas secondé le président le plus populaire de l\u2019histoire américaine.Les Américains n\u2019ont pas particulièrement apprécié la campagne qui vient de se terminer.Pas davantage celle de George Bush que celle de Michael Dukakis.Une campagne négative et superficielle au cours de laquelle on s\u2019est employé beaucoup plus à démolir l\u2019adversaire, et quelquefois avec mesquinerie, qu\u2019à offrir un programme digne de ce nom aux citoyens.Si George Bush est aujourd\u2019hui vainqueur, il ne le doit donc pas à une campagne électorale très édifiante mais au désir des Américains de prolonger la période \u2018reaganienne\u2019 qui a été marquée par quelques graves problèmes mais aussi par beaucoup de succès importants.Le bilan de l\u2019administration Reagan reste à faire mais la croissance éco- nomique, le calme social et la paix internationale ont frappé les esprits, et non sans raison.Tout cela, M.Bush est censé y avoir contribué de très près.Les Américains ont jugé qu\u2019il était mieux en mesure d\u2019assurer la relève que Michael Dukakis qui souffrait d\u2019un manque d\u2019expérience.Le républicain George Bush n\u2019aura pas la vie facile au cours des années qui viennent.Les démocrates ont en effet conservé la majorité au Congrès.Après la campagne très dure que M.Bush a menée contre eux, ils seront probablement intraitables sur de nombreuses questions.Les démocrates auront d\u2019ailleurs de très bonnes cibles car on voit mal comment M.Bush pourrait réussir, comme il l\u2019a promis, à réduire le déficit sans augmenter les impôts et tout en maintenant le budget de la défense au niveau record atteint sous l\u2019administration Reagan.La principale crainte des observateurs qui ont suivi de près la carrière de Bush est qu\u2019il sombre dans les mêmes méandres que Jimmy Carter.Par indécision et manque de leadership.Mais M.Bush a beaucoup d\u2019expérience politique et il a déjà pris une excellente décision en nommant James Baker, un politicien compétent et habile, au poste crucial de Secrétaire d\u2019Etat.En fait, il est fort probable que George Bush avancera prudemment sur la voie tracée par Ronald Reagan.C\u2019est, en tout cas, sûrement dans ce sens que les Américains ont voté cette semaine; et ils avaient de très bonnes raisons d\u2019agir ainsi.Roch Bilodeau Le carnet électoral ({\u2014\t\t\u2014s \tBAVASSE RIES\t \t\t\t\t>.J\u2019ai parcouru des dizaines de journaux du Canada, j\u2019ai écouté des centaines d\u2019émissions de radio qui reprenaient ce que les journaux étalaient, j\u2019ai regardé Dallas, Dynastie et les Dames de coeur, et nulle part je n\u2019ai trouvé l\u2019explication logique à la déconfiture des des conservateurs.C\u2019est pourtant simple.Tout instructeur de sport vous dira, quand son club connaît un mauvais début de saison, qu\u2019il est difficile dt gagner avec une équipe en reconstruction, avec une équipé dont les vétérans sont partis.Personne ne peut se départir de Sinclair Stevens, André Bissonnette, Roch Lasalle, Michel Côté, Michel Gravel, Suzanne Blais-Grenier, Bob Coates et autres illustres disparus, sans s\u2019en ressentir douloureusement.A qui les électeurs canadiens se rattacheront-ils une fois ces sympathiques figures évacuées de la scène publique?En entendant mentionner ces noms dans les media, le Canadien moyen savait qu\u2019on faisait allusion à des conservateurs de premier plan et il pouvait s\u2019identifier à eux.Leur retraite prématurée cause autant de désarroi dans les troupes bleues que la fuite de John Kor-dic en provoquera chez la Sainte Flanelle.Comme le Canadien, les conservateurs sont maintenant forcés de se fier au jeu scientifique et ils n\u2019y sont guère habitués.Etrange que les plus grands analystes attribuent encore à l\u2019opposition au libre-échange la baisse de faveur des conservateurs.Imaginez-vous si les libéraux et John Turner perdaient la pléiade de fidèles et de nostalgiques de Pierre Elliott Trudeau qui les supportent si vaillamment et avec autant d\u2019enthousiasme?Ce n\u2019est que depuis le retour de Jean Chrétien et Marc La-londe que le parti libéral a refait surface.Et que dire du NPD?Si ce parti perdait SA tête d\u2019affiche, il se retrouverait derrière les Rhinocéros, les communistes et les autres istes.Il faut rappeler aussi que sans les sondages, les conservateurs seraient encore premiers, car personne ne se serait rendu compte que John Turner est meilleur aujourd\u2019hui qu\u2019il y a un mois.Ce sont MM.CROP, SORECOM et GALLUP qui ont contribué à la Fiopularité du chef libéral.Il suf-irait d\u2019abolir les sondages et de faire sortir de leur cachette les conservateurs démissionnaires en s\u2019excusant pour le tort qu\u2019on leur a causé et l\u2019avance libérale fondrait comme une promesse au pouvoir.Et puis, entre vous et moi, pourquoi nous tracasser pour les élections du 21 novembre?Est-ce que la seule élection qui comptait vraiment n\u2019a pas eu lieu mardi soir?Lucien Labadie f(\t^ SONDAGE GALLUP Les Canadiens préfèrent avoir le choix entre trois partis plutôt que deux Au début de la campagne électorale, il a été beaucoup question de la possibilité que le Canada évolue vers un système de 2 partis seulement.Pour la première fois dans son histoire, il semblait possible que le NPD prenne la deuxième place.Le chef rico-démocrate, Ed Broadbent, a ouvertement évoqué l\u2019éventualité que seulement sa formation et le Parti conservateur seraient dans la course aux prochaines élections.Le sondage d\u2019aujourd\u2019hui suggère que areille assertion de M.Broad-ent était inopportune et qu\u2019elle a même pu diminuer les chances du NPD dans cette campagne électorale.Seulement 16 p.cent des Canadiens affirment qu\u2019ils préféreraient un système de bipartisme au système de tripartisme que nous avons actuellement.Plus de 3 Canadiens sur 4 (78 p.c.) sont d\u2019avis que la réalité politique du pays s\u2019accommode mieux d\u2019un système de 3 partis.Aucune région du Canada n\u2019est réceptive à cette idée de bipartisme émise par M.Broadbent.Par ailleurs, le bipartisme n\u2019est pas une éventualité très populaire même chez les partisans néo-démocrates.Seule- ment 14 p.cent d\u2019entre eux sont d\u2019accord avec M.Broadbent.82 p.cent des partisans du NPD, 79 p.cent des partisans libéraux et 76 p.cent des partisans conservateurs sont contre le bipartisme.Plusieurs observateurs ont noté que le commentaire de M.Broadbent a pu contribué à la remontée spectaculaire des libéraux.Parmi ceux qui favorisent un régime de seulement 2 partis, 59 p.cent voudraient qu\u2019il s\u2019agisse du Parti conservateur et du Parti libéral, 14 p.cent, le Parti conservateur et le NPD, National Régions: Maritimes Québec Ontario Prairies C.-Britannique Partisans du: Parti conservateur Parti libéral N.P.D.En faveur PC/Libéral PC/NPD Libéral/NPD Autres Indécis et encore 14 p.cent, le Parti libéral et le NPD.Les résultats de ce sondage sont fondés sur 1041 entrevues personnelles avec des adultes de 18 ans et plus menées entre le 2 et le 5 novembre.Un échantillon de cette taille comporte une marge d\u2019erreur de 4 p.cent, 19 fois sur 20.Les questions étaient: \u201cQuelles que soient vos intentions de vote, trouvez-vous qu\u2019il serait préférable pour le pays qu\u2019il n\u2019y ait que 2 principaux partis seulement ou êtes-vous d\u2019avis que le système actuel à 3 partis est préférable?\u201d \u201cEt selon vous, quels devraient être ces deux\tpartis?\u201d\t Deux\tTrois\tIndécis 16%\t78 %\t6% 22%\t72%\t6% 15%\t78%\t7% 17%\t78%\t5% 13%\t80%\t7% 18%\t81%\t1% 19%)\t76 %\t5% 17%\t79%\t4 % 14%\t82%\t4% u bipartisme 59% 14% 14% 4% 9% n A propos de l'environnement, les chefs des trois partis ont affirmé aujourd'hui que.Concernant les questions de défense nationale, les trois partis ont dévoilé aujourd'hui leur position et.(¦ Au sujet du libre-échange, les trois chefs ont poursuivi dans la même voie.j TRIBUNE LIBRE 3 Etre professeur et imparfait?Monsieur Jean Vigneault, Je tiens à remercier les journalistes Fisette et Dufresne de votre journal pour l\u2019intérêt et le professionnalisme qu\u2019ils ont manifesté en rapportant les différentes étapes de la dernière négociation des professeurs de l\u2019Université de Sherbrooke.Dans votre éditorial du 9 novembre 1988 intitulé \u201cEtre professeur et parfait?\u201d vous écrivez: \"En fait, il devient pratiquement impossible pour un professeur d\u2019être congédié\u201d.Vous nous entretenez ensuite de recyclage ainsi que de rafraîchissement des connaissances et des méthodes.Vous écrivez également: \u201cMais c\u2019est curieux que des professeurs estiment comme une grande victoire le fait d\u2019obtenir l\u2019impossibilité pour un des leurs d\u2019être congédié\u201d.Nous sommes professeurs et nous ne sommes pas parfaits.Nous nous excusons de l\u2019ambiguïté contenue dans le dernier communiqué du Comité de soutien, destiné avant tout à nos membres, et qui a pu laisser croire ce que vous écrivez de bonne foi.Lorsqu\u2019il est question de sécurité d\u2019emploi, et tous les professeurs le savent très bien, il s\u2019agit de la sécurité d\u2019emploi en cas de fermeture de poste pour raison budgétaire et non en cas de congédiement.Les articles de la convention collective sur le congédiement n\u2019ont aucunement été modifiés.Un professeur peut toujours être congédié pour cause juste et suffisante.Il serait aberrant de demander la sécurité d\u2019emploi pour protéger l\u2019incompétence et encore plus de l\u2019obtenir.La sécurité d\u2019emploi dont il s\u2019agit est celle en cas de fermeture de poste pour raison budgétaire.Au cours des dernières années, il est arrivé que des professeurs très compétents aient reçu des avis de mise à pied pour raison budgétaire.Les professeurs du SPUS ont dû faire des sacrifices et accepter des coupures salariales pour conserver ces professeurs à l\u2019Université de Sher- brooke et empêcher l\u2019exécution des avis de mise à pied.Le communiqué du Comité de soutien n\u2019a pas voulu se vanter ou faire vanter le Comité exécutif du SPUS ou les responsables syndicaux de quoi que ce soit.Je suis personnellement d\u2019avis que le projet de convention qui sera soumis aux membres est plus qu\u2019acceptable.En ce qui concerne la sécurité d\u2019emploi en cas de fermeture de poste pour raison budgétaire je suis très fier de ce gain syndical.Quant au recyclage, toujours en cas de fermeture de poste, j\u2019exprime le souhait que jamais les dirigeants de l\u2019Université de Sherbrooke, ni un tribunal impartial, n\u2019imposeront à un professeur dont le poste est fermé un recyclage qui équivaudrait à un congédiement pour raison budgétaire, comme cela pourrait être le cas si on fermait le poste d\u2019un professeur de la Faculté de droit et qu\u2019on exigeait de lui qu\u2019il se recycle en informatique.Jacques J.Anctil président du SPUS Le commerce du dimanche Ca ne vaut Au nom des nouveaux besoins des consommateurs, le ministre Pierre MacDonald se prépare à déposer en chambre un projet de loi visant à permettre l\u2019ouverture des magasins le dimanche, allant en cela en l'encontre d\u2019une recommandation du comité Richard, comité mis sur pied par le même gouvernement Bour-rassa pour étudier la question et qui dans son rapport recommandait de ne pas permettre l\u2019ouverture le dimanche et au contraire de réduire le nombre d\u2019exceptions dans la loi actuelle.Que s\u2019est-il donc passé pour qu\u2019un ministre responsable ignore complètement les conclusions du comité Richard, qu\u2019il a lui-même formé, comité qui a étudié des dizaines de mémoires venant de tous les groupes intéressés par la question, qui a tenu des audiences sur le sujet et qui après plusieurs mois de travaux est finalement arrivé à une position qui aujourd\u2019hui est carrément rejeté?Ce qui s\u2019est passé, c\u2019est que depuis le dépôt du rapport Richard, les grands de l\u2019alimentation ont intensifié leur lobbying et que le ministre MacDonald a finalement cédé devant les Provi-go, Métro et Jean Coutu.L\u2019ouverture des magasins le dimanche forcera des travailleurs et travailleuses qui ont déjà une semaine de travail sur six jours, sans compter les soirées, à passer maintenant à une semaine sur sept jours.\u201cPas grave répond le ministre, ce seront des employés temporaires qui travailleront le dimanche et cela créera des emplois!\u201d Complètement faux, prétendons nous, car une famille qui dépense 150 S par semaine pour son épicerie, n\u2019aura toujours que 150 $ à dépenser même si les épiceries demeuraient ouvertes vingt-quatre heures par jour, sept jours par semaine.Les heures de travail faites par les employés de fin de semaine viendront réduire d\u2019autant les heures faites en semaine, et n\u2019auront d\u2019autre impact que de partager le même nombre d'heures de travail entre un plus grand nombre d\u2019employés.Au delà du droit des travailleurs et travailleuses du secteur de l\u2019alimentation à une as le \u2018coût\u2019! journée de congé avec leur famille, il y a aussi derrière cette ouverture du dimanche un choix de société.Si nous acceptons que les grands de l\u2019alimentation ouvrent leurs magasins le dimanche, comment pourrons-nous dire non dans six mois ou dans un an aux Zellers, Sears, Eaton, etc?Ce serait la fin d\u2019une longue tradition où le dimanche est une journée de congé pour presque tout le monde, une journée que l\u2019on consacre à ses enfants, à sa famille et à ses parents.Même si le libre-échange est à nos portes, nous ne voulons pas d\u2019une société québécoise calquée sur le modèle américain.Aussi, quand les consommateurs et consommatrices qui trouveraient peut-être commode à l\u2019occasion que les magasins soient ouverts le dimanche, prendront en compte les inconvénients causés aux travailleurs et travailleuses et l\u2019impact éventuel d\u2019une telle mesure sur la qualité de vie des citoyens, ces consommateurs et consommatrices considéreront sans doute que ça ne vaut pas le \u2018coût\u2019.Réjean Leblanc Sherbrooke Une forme M.Pierre MacDonald Ministre de l\u2019Industrie et du Commerce Il y a toutes sortes de pollutions.La moindre n\u2019est pas celle qui nous est imposée par vous, Monsieur le ministre, sous les pressions des Jean Coutu, Provigo et autres commerçants insatiables dans leur avidité de profits.Les Pharmacies Jean Coutu ont même eu l\u2019idée de faire endosser par la population leur désir effréné d\u2019argent.Le dimanche, c\u2019était le jour du Seigneur.En plus du tribut rendu à Dieu, le dimanche, c\u2019est aussi le jour de l\u2019\u201chom-me-seigneur\u201d, en possession d\u2019une journée soustraite (au moins partiellement) à l\u2019univers de la consommation.N\u2019en est-on pas arrivé, dans notre culture, à reconnaître la nécessité de la semaine de 5 jours, de vacances périodiques et an- Le ministre Pierre MacDonald ni de pollution nuelies, et même d\u2019années sabbatiques?La personne a besoin d\u2019une pause dans l\u2019ordinaire de la vie pour reprendre contact avec soi, s\u2019appartenir et revivifier sa liberté.La société a aussi besoin de cette halte.Nous réalisons bien tard que la société industrielle dont nous étions fiers a pollué, tant aux dépens de la personne que de la société, l\u2019eau que nous buvons et l\u2019air que nous respirons.Pourquoi laisser maintenant polluer davantage notre vie par la consommation, soustraire à notre liberté ce temps fort de la semaine qui s\u2019appelait \u201cle dimanche\u201d?Veuillez, Monsieur le ministre, corriger par des restrictions plutôt que par des élargissements les conditions d\u2019ouverture des magasins qui sont en voie de se généraliser chez nous.(.) Jeanne Giguère Sherbrooke \u2022£- - ¦ \u2019 la tribune -:_______ 1950, rue Roy, Sherbrooke, Qué., Tél.: 584-5450, J1K 2X8 Téléphones: Petites annonces: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnements: 564-5466 ADMINISTRATION YVON OUBÉ Président pt ÉditPu' JEAN GUY FARAH Adjoint au président -adm et Secrétaire trésorier LIONEL DALPÉ Adjoint au president (prod et Éditeur adjoint RÉDACTION JEAN VIGNEAULT Rédacteur en chef JEAN ROY Directeur de l\u2019information PIERRE YVON BÉGIN Chef des nouvelles ROCH BILODEAU Chef éditorialiste adjoint JEAN PASCAL BEAUPRÉ Chef de pupitre DENIS MESSIER Directeur des pages sportives PUBLICITÉ\tPRODUCTION\tCOMPTABILITÉ FRANCOIS VAILLANCOURT\tJEAN PIERRE ROBITAILLE\tANDRÉ CORRIVEAU Direr leur de la publicité\tDire< tour de la production\tChef comptable \tJ JACQUES DELORME\tJULIENNE POULIN \tChef des opérations\tGérante du crédit J BERTIN ST-AMAND\tGÉRARD PÉPIN\tEXPÉDITION Adjoint au directeur\tAdjoint\t \tGASTON GRENIER\tMICHEL DOYON PAUL ALLARD\tCHARLES ÉMILE CHARRON\tGérant Chef de bureau\tChef pressier\tBÂTISSE ANDRÉ JACQUES Responsable TIRAGE GASTON GAGNÉ\tANDRÉ CUSTEAU Directeur au tirage\tAdjoint au directeur Gérants de district: JACQUES FAUCHER CLAUDE OUELLET MICHÈLE FOURNIER JEAN-MARC PÉPIN MICHEL LAVOIE\tGASTON PINARD SERGE NADEAU\tJEAN-CHARLES POULIN Accueilli à Washington ivsli s'engage à défendre msm W%8' 1\tSURVEflLE* L'OUVERTURE PROCHAINE DE NOTRE BOUTIQUE EXPRESSION SUPER VERTE l\u2019IRTERIEII kQ.SOURIEZ 33a UAÜTOMNEU- \"Une Couche-Super Latex Fini Semi-Lustré BLANC [162-1111 SUPER ALKYOE FINI SEMI-LUSTRÉ BLANC (130-110) SUPER LATEX FINI PERLE BLANC 1163-1101 160-110 DANS UN CHOIX OE Z50 TEINTES PASTEL CETTE OFFRE SE TERMINE LE 28 OCTOBRE 1988 E.V- ï TOurune Harmonie 0 demeurel précisément! 1303, KING OUEST SHERBROOKE 563-3855 ^Œîï! s# t.: \u2022 \u2022 I A-\\*1Z\".1*; mm ¦AW.W i
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