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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 1988-11-15, Collections de BAnQ.

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[" FORUM I la tribune I GÉNÉRAL IB VIVRE - REPORTAGES SHERBROOKE, MARDI 15 NOVEMBRE 1988 (Laserphoto PC) KATHRYN I BARNARD1 wtm fîBvSl* Ul l.-VW\u2019A V.WIER Entre Turner et Mulroney, \u201cil n'y a aucune différence dans les domaines de l'environnement, de la justice fiscale ou dé l'égalité sexuelle\", a soutenu Ed Broadbent hier midi à Ottawa devant une centaine de militants.Turner et Mulroney sont les Dupont et Dupond delà politique canadienne \u2014 Broadbent par Guy TAILLEFER OTTAWA (PC) - Le chef libéral John Turner et le premier ministre Brian Mulroney sont les Dupont et Dupond de la politique canadienne, estime le leader néodémocrate Ed Broadbent.\u201cIl n\u2019y a aucune différence entre eux dans les domaines de l\u2019environnement, de la justice fiscale ou de l\u2019égalité sexuelle\u201d, a soutenu M.Broadbent hier midi à Ottawa devant une centaine de militants, en faisant référence aux personnages de Tin-tin.Quelques heures plus tard, le leader du Nouveau Parti démocratique s\u2019envolait à destination de Montréal où il était en soirée l\u2019invité d\u2019honneur d\u2019un souper-bénéfice organisé par la FTQ et auquel assistaient plus de 1,700 personnes.A Ottawa, dénonçant de nouveau la collusion qui existe à son avis entre le chef libéral et la haute finance canadienne, M.Broadbent a jugé \u201cpour le moins amusant a\u2019entendre M.Turner aujourd\u2019hui critiquer la grande entreprise\u201d.\u201cC\u2019est un peu comme si Wayne Gretzky dénonçait le hockey\u201d, a-t-il laissé tomber.Le chef du NPD trouve \u201ctotalement incroyable que M.Turner s\u2019imagine pouvoir s\u2019en tirer à si bon compte\u201d, puisqu'il est \u201cl\u2019homme qui, à titre de ministre des Finances, a coupé les paiements fédéraux aux provinces dans le domaine de l\u2019as-surance-maladie et accordé aux Canadiens les plus riches des échappatoires fiscales.\u201cJe vais vous dire, moi, qui est le vrai John Turner\u201d, a-t-il déclaré.Dernière visite C\u2019était hier soir la dernière visite de M.Broadbent au Québec avant le scrutin de lundi prochain.Il y a presque exac- tement six semaines, il lançait, pour la première fois dans l\u2019histoire du parti, sa campagne nationale à Montréal, dans le cadre d\u2019un bruyant rassemblement au cours duquel le président de la FTQ, M.Louis Laber-ge, avait officiellement donné au NPD l\u2019appui de sa centrale.Hier soir, le spectaculaire rassemblement à Montréal avait été de fait organisé par la FTQ.C\u2019était la première fois que le NPD réunissait au Québec, où il espère faire élire le 21 novembre un candidat québécois pour la première fois de son histoire, une assemblée aussi imposante.C\u2019était en outre le plus grand rasemblement néo-démocrate tenu depuis le début de sa campagne.Invité d\u2019honneur du souper-bénéfice, le chef néo-démocrate Ed Broadbent a eu du mal à contenir son émotion.\u201cJ\u2019ai passé presque toute ma vie politique à travailleur pour cet instant\u201d, a-t-il lancé à la foule, qui s\u2019est mise à lui chanter: \u201cMon cher Ed, c\u2019est à ton tour.\u201d Le rassemblement a donné lieu à une impressionnante démonstration ae force politique, marquée par la présentation, un à un, de la plupart des 75 candidats néo-démocrates québécois à l\u2019assemblée hurlante.Le souper-bénéfice à 50 $ le couvert se déroulait au Centre Paul Sauvé, situé dans l\u2019est de la ville, en présence de Louis Laber-ge.En cette dernière semaine de campagne, M.Broadbent semble d\u2019autre part vouloir augmenter la cadence, question de bien démontrer qu\u2019il refuse de s\u2019avouer vaincu par les sondages qui le placent en queue de peloton.Il passe les prochains jours dans l\u2019Ouest où il fera campagne à un rythme accéléré, avant de rentrer vendredi prochain à Toronto, en prévision du scrutin de lundi prochain.Sans le libre-échange, le Canada pourrait devenir une Argentine du nord \u2014 le Wall Street Journal ¦ WASHINGTON (PC) \u2014 Le Canada pourrait devenir une Argentine du nord handicapée économiquement si le chef libéral John Turner sort vainqueur des élections fédérales de lundi prochain et si l\u2019accord de libre-échange avec les États-Unis est mis à l\u2019écart, a affirmé le Wall Street Journal, dans un éditorial de son édition d\u2019hier.L\u2019accord devant entrer en vigueur le 1er janvier, a reçu l\u2019ap-robation du Congrès américain, on avenir dépend de l'issue des élections fédérales canadiennes de la semaine prochaine.Les libéraux et les néo-démocrates ont affirmé qu\u2019ils déchireront le traité s\u2019ils sont élus.\u201cL\u2019opposition nationaliste criarde de M.Turner au pacte, a écrit le journal, revient à un endossement du progrès économique raté dont l\u2019Argentine est un bel exemple.\" \u201cLe protectionnisme., l\u2019ingérence économique de l\u2019État et le populisme trompeur de Juan Pe-ron ont réduit l'Argentine, pourtant au nombre des pays les plus riches du globe il y a 50 ans, à un pays se trouvant au dernier rang des pays industriels\", a affirme le journal.\u201cVoilà l\u2019avenir que John Turner offre aux Canadiens,\u201d a dit le Journal qui a publié, ces derniers temps, plusieurs éditoriaux appuyant le projet de libre-échange.\u201cLe paradoxe du nationalisme économique de John Turner est qu\u2019il aidera bien peu son pays.Les Canadiens peuvent non sans raison cultiver des ressentiments à l'égard d\u2019une Amérique qui ies a trop souvent considérés comme sans conséquence, mais jamais autant qu\u2019ils le regretteront si les Américains prospèrent tandis qu\u2019ils stagneront dans un Canada transformé en forteresse.\u201d Sévères répercussions Le journal a aussi affirmé que le rejet de l\u2019accord commercial par les Canadiens nuirait à la possibilité de signer un accord sur les pluies acides avec la nouvelle administration du président américain élu.George Bush.L\u2019éditorial du Journal ainsi que celui publié dimanche par le New York Times, a maintenu qu'il n\u2019y a virtuellement aucune possibilité de voir un nouveau ouvernement canadien essayer e renégocier dans le but d\u2019obtenir un meilleur traité.\u201cEn fait, essayer d\u2019obtenir un nouveau traité plus favorable au Canada équivaudrait à foncer tête baissée sur des industries américaines demandant une plus grande protection,\" a pour part écrit le New York Times.ELECTIONS 88 Mulroney plonge lui aussi dan courant indépendantiste canad par Pierre APRIL ¦ OTTAWA (PC) \u2014 Le premier ministre Brian Mulroney, a entrepris, hier, la dernière semaine de la campagne électorale en empruntant le thème de la souveraineté canadienne à son plus sérieux rival, le chef libéral John Turner.Parce que le traité de libre-échange est devenu le seul véritable enjeu, qu\u2019il inquiète de plus en plus les citoyens ordinaires et a réussi à faire naître un sentiment nationaliste au pays, Brian Mulroney a jugé nécessaire de plonger lui aussi dans le même courant indépendantiste canadien.Devant plus de 1,800 partisans du Confédération Club réunis dans un hôtel de la capitale, le premier ministre a tenté de faire la preuve que sans essor économique et une prospérité soutenue au rythme des quatre dernières années et avec les menaces américaines de protectionnisme, la véritable indépendance du Canada est irrémédiablement remise en question.\u201cVous ne perdez pas votre indépendance en intensifiant vos échanges commerciaux avec vos voisins, a-t-il lancé, vous la perdez réellement quand vous perdez le contrôle de vos finances nationales, quand votre déficit devient tellement énorme que vous n\u2019avez plus le marge de manoeuvre nécessaire pour prendre les initiatives que vous souhaitez prendre.\u201cVotre souveraineté, a-t-il poursuivi, vous la mettez en péril vraiment auand vous refusez d\u2019affronter les réalités du monde qui vous entoure, quand vous refusez de regarder ces réalités bien en face, avec confiance et dynamisme, et que vous les fuyez par manque de courage et par faiblesse.Sa souveraineté, on ne l\u2019affirme pas en se cachant derrière des barrières protectionnistes.\u201d Pour Brian Mulroney, seul un gouvernement conservateur, avec ses idées, son ouverture au commerce international, son traité de libre-échange avec les Etats-Unis est en mesure de donner au Canada les instruments et la fierté nécessaires à son affirmation.Pas d'unanimité Le discours du premier ministre, comme c\u2019est le cas pour son adversaire libéral John Turner depuis bientôt deux semaines, n\u2019a pas fait l\u2019unanimité, et il y avait des gens dans la salle parmi tous ces partisans pour le contrecarrer ouvertement et lui lancer leurs objections.\u201cMes collègues et moi, a-t-il dit, avons travaillé fort pour créer ce climat de confiance, M.Turner, lui, voudrait le détruire\u201d.John Turner et le Parti libéral, dans l\u2019esprit du premier ministre et de son équipe, a offert depuis le début de la campagne, le premier octobre dernier, tous les ingrédients nécessaires à une nouvelle flambée de l\u2019inflation et des taux d\u2019intérêt, à une réduction sensible des investissements étrangers et à une perte de (Laserphoto PC) Pour saluer la foule de partisans au Confederation Club à Ottawa, le leader conservateur Brian Mulroney a reçu l'aide de plusieurs membres de son Cabinet qui l'accompagnaient.C'est pourquoi on dirait qu'il a plus de deux bras sur la photo.confiance de la part des consommateurs.\u201cLes investisseurs, a ajouté M.Mulroney, sont déjà en train de vous dire ce qu\u2019ils pensent de M.Turner; il s\u2019agit de voir la réaction des marchés monétaires et boursiers.Ils n\u2019ont aucune confiance en lui.Et cela n\u2019a rien d\u2019é-tonnant.M.Turner et son parti n\u2019ont aucune vision, aucun plan pour les quatre prochaines années.\u201d Selon la théorie économique conservatrice, qui s\u2019articule autour du traité de libre-échange, du moins dans le dernier droit avant le 21 novembre, \u201cle plan pour protéger l\u2019avenir du pays est cohérent et complet\u201d.Un élément important \u201cLe libre-échange, a souligné le premier ministre, est un élément important de ce plan.La responsabilité financière également, de même que la réforme fiscale et le développement régional, la déréglementation et une politique d\u2019ouverture aux investissements.l\u2019aide à la recherche et au développement ainsi que des politiques destinées à assurer notre sécurité énergétique pour l\u2019avenir.\u201d Les questions économiques, pour M.Mulroney, le commerce, l\u2019entreprise privée libre, l\u2019esprit d\u2019aventure des pionniers sont, aujourd'hui comme hier, des éléments essentiels à l\u2019indépendance du pays et à sa souveraineté.\u201cDepuis les rives du Saint-Laurent, a-t-il conclu, les pionniers ont conquis un continent inhospitalier où ils ont bâti une grande civilisation et où, grâce au commerce du bois et des fourrures, ils ont établi les fondements d\u2019une nation commerçante moderne.\u201cLe Canada, a-t-il conclu, doit mantenant accomplir sa destinée de nation commerçante et, ce faisant, il deviendra plus uni, plus tolérant, plus prospère et plus fort.\u201d Immédiatement après ce discours devant un auditoire conquis d\u2019avance, le premier ministre a amorcé le dernier grand voyage de cette campagne, en Colombie-Britannique.Uy EATON Nous sommes.le grand magasin du Canada :\u201e Faites des découvertes! LES JOURS DU 3e ÂGE chez EATON DEUX JOURS D\u2019AUBAINES AUJOURD\u2019HUI et DEMAIN 15 ET 16 NOVEMBRE 10% DE RABAIS* Si vous avez 65 ans ou plus, Eaton a de bonnes nouvelles pour vous! 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B 2 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, MARDI 15 NOVEMBRE 1968 FORUM ÉDITORIAL l.:\t, i L\u2019environnement, même les Chambres de commerce en parlent Ce n\u2019est pas un hasard ou un caprice si l\u2019environnement se retrouve à l\u2019agenda des principaux partis politiques du Canada.Ceux-ci ne font surtout pas une concession aux écologistes ou aux gens épris de la nature, de l\u2019air pur, de l\u2019eau dépolluée.Les partis politiques sont en train de se rendre compte que l\u2019environnement est une question de société, une affaire économique, une préoccupation qui rejoint la majorité des Canadiens.Des preuves?La Chambre de Commerce de Sherbrooke en présentant un débat avec des candidats du comté de Sherbrooke, a mis à l\u2019agenda des échanges, l\u2019environnement.Pas pour la forme.Ce sujet prenait le tiers du temps, au même titre que le dévelop-ement régional et le libre-échange, n fin de semaine, la Chambre de Commerce du Québec souhaitait que désormais les grands pollueurs industriels soient traqués et punis.Quand ce sont les preneurs de décision économique, les moteurs du développement et de l\u2019économie qui tiennent ce langage ou veulent enten- dre parler d\u2019environnement sain, c\u2019est que les mentalités sont en train de changer pour le mieux, c\u2019est que l\u2019on constate qu\u2019un environnement de qualité, c\u2019est non seulement bon pour la santé, mais essentiel au développement de l\u2019économie.Il y a peut-être une certaine dose d\u2019intérêt personnel dans ces préoccupations nouvelles des hommes d\u2019affaires et nul doute que certains empocheront des profits sub-santiels par la voie d\u2019entreprises de dépollution ou d\u2019assainissement.Et pourquoi pas?Ne vaut-il pas mieux une industrie de dépollution qu\u2019une usine de guerre?En 1984, peu d\u2019hommes politiques osaient parler d\u2019environnement.En 1988, des bastions jadis traditionnels et réticents au changement, peu portés à écouter les écologistes, comme les Chambres de commerce, exigent d\u2019entendre parler d\u2019environnement Serions-nous à l\u2019aube d\u2019une nouvelle société inquiète des conséquences de ses actes et de ses gestes sur la qualité de vie des générations à venir?Il semble que oui.Jean Vigneault Cette musique qui adoucit.Je parierais ma chemise que l\u2019organiste Mario Gosselin n\u2019est pas habité par la moindre pointe de racisme quand il joue des airs japonais pour accueillir Steve Tsujiura des Mariners du Maine sur la glace du Palais des sports.Pas plus que la direction des Canadiens de Sherbrooke.Et quand l\u2019instructeur des Mariners, Mike Mil-bury, a causé toute une commotion dimanche soir en tentant de grimper sur l\u2019estrade du musicien, il a grossi une anecdote que le joueur impliqué ne prend guère au sérieux.Et pourtant.S\u2019il s\u2019agissait d\u2019un Noir ou d\u2019un Indien et que les airs musicaux interprétés provenaient du pays d\u2019origine de ce joueur ou laissait deviner l\u2019ethnie de cet athlète, il y a fort à parier que des protestations auraient été rapidement entendues et que la musique aurait cessé.S\u2019il l\u2019avait fallu, la Com- mission des Droits de la personne serait intervenue.Les accusations de racisme sont prises plus au sérieux quand on traite avec notre minorité indigène ou avec un Noir.Pourquoi alors tolérer pour un Canadien d\u2019origine japonaire ce qu\u2019on interdirait pour un joueur d\u2019une autre race?Parce qu\u2019on craint moins les répercussions?Parce que c\u2019est moins \u201craciste\u201d de s\u2019en prendre à un obscur Japonais qui ne compte pas beaucoup de partisans qu\u2019à un Mohawk ou à un Noir?Les intentions de l\u2019organiste Marie Gosselin et des Canadiens ne sont pas mauvaises.Mais en matière de respect de la personne, il faut sauver même les apparences.L\u2019organiste trouvera bien d\u2019autres façons de faire rigoler la foule et de soutenir son enthousiasme.J.V.Le carnet électoral Ce\t^ BAVASSERIES V'\t- J) A chaque sondage, je suis étonné pour ne pas écrire estomaqué, du nombre d\u2019indécis.Ce n\u2019est pas pour me vanter, mais dès le déclenchement des élections, je savais déjà pour qui j\u2019allais voter.D\u2019abord je voterais pour le parti qui m\u2019expliquerait le plus simplement et le plus clairement possible, son programme.Je voterais aussi pour le parti qui offrirait les meilleures garanties de lutte au déficit et pour le parti qui projetterait l\u2019image la plus digne d\u2019un gouvernement.On ne confie pas ses destinées au premier venu.Bien sûr je donnerais aussi ma confiance au parti qui dirait la vérité le plus spontanément.Comme le libre-échange sem- ble au centre des discussions, j\u2019avais dès le départ opté pour apposer ma croix sous le nom du candidat dont le parti serait le plus franc, le plus limpide, le plus explicite sur cette question majeure.C\u2019est logique non pas d\u2019appuyer le libre-échange ou de voter contre, mais de seconder le parti qui présente les exposés les plus éclairants sur ce sujet.Plutôt négativement, je voulais voter pour le parti qui serait le moins démagogue, le moins porté à l\u2019exagération.Enfin, je portais mon choix vers le parti dont le chef serait le plus sympathique tut en affichant un air véritable de leader.J\u2019avoue que ma philosophie du vote en a impressionné plusieurs dans mon entourage qui auraient bien aimé posséder la même sérénité à l\u2019approche de ce grand moment où le citoyen joue son rôle démocratique, l\u2019autre grand pôle de la vie démocratique étant celui où il poste son rapport d\u2019impôt.C\u2019est vraiment rassurant de se fier ainsi sur un portait-robot du parfait candidat des semaines avant l\u2019élection.Intellectuelllement et théoriquement, je sais pour qui je vais voter.En pratique, j\u2019ai le goût de voter pour tous les candidats.Ce serait une façon de n\u2019être pas injuste et surtout de ne pas surévaluer les capacités des partis en présence.Lucien Labadie A chacun de s\u2019informer OPINION DES AUTRES J (.) Tout comme aux Etats-Unis, les stratèges de chez nous détestent l\u2019improvisation et la spontanéité.Ils abhorrent les débats de fond, trop compliqués pour des manchettes flamboyantes ou des capsules télévisées de 30 secondes.Ils préfèrent les politiciens qui déchirent leur chemise pour sauver la patrie à ceux qui tenteraient de décortiquer les effets économiques à long terme de leur programme.Voter dans ces conditions confine à l'irresponsabilité.Aux électeurs de se creuser la cervelle, de faire l\u2019effort personnel de s\u2019informer.Aucun quotidien, aucun hebdo, aucune revue ne peut reprendre dans ses colonnes les milliers de pages connues d\u2019analyse et d\u2019opinion sur le libre-échange.Ceux qui voient les élections comme une course contre la montre, ne portant intérêt qu\u2019aux seuls sondages, se trompent également.Le combat des chiffres a atteint cette semaine une ampleur inégalée.Les Conservateurs ont férocement attaqué les conclusions du Gallup donnant une forte avance à leurs adver- saires libéraux.Les sondages, pourtant, ne prédisent rien.Ils donnent la couleur du temps à un moment précis, sans plus.Chaque entreprise a ses qualités et ses défauts.A titre d\u2019exemple, rappelons que la maison Gallup a la réputation de viser juste à l\u2019échelle nationale.Mais il ne faut pas se fier à ses résultats régionaux, son échantillonnage local étant trop facile.Les électeurs doivent en outre concilier ces chiffres avec ce qu\u2019eux-mêmes sentent dans leur milieu et comprendre qu\u2019il n\u2019y avait pas de balayage libéral dans l\u2019air, à la fin de la semaine dernière.Aussi, doit-on constater l'aberration de ce Gallup.Un autre groupe, Angus Reid, a redonné la première place aux troupes de Brian Mulroney, hier.Avant de crier au retournement, le public doit savoir que cette maison interroge d\u2019abord les sondés sur leur opinion sur les chefs avant de leur demander pour quel parti ils ont l\u2019intention de voter.C'est ainsi qu\u2019ils ont pendant plusieurs mois promu le NPD aux premières loges de la politique canadienne, Ed Broadbent jouant évidemment le rôle de la brebi honnête dans une meute de politiciens plus ou moins fiables.Cette pratique-gadget déforme les intentions de vote réelles.Dans ce cas précis, elle contribue à sous-estimer le vote libéral.Environics, à l\u2019échelle canadienne, et Sorécom, pour le Québec, présentent le meilleur dossier global.Ce qui ne veut pas dire qu\u2019il faille y croire dur comme fer.C\u2019est parce que tous les sondages donnaient John Turner perdant dans sa circonscription de Vancouver-Quadra, en 1984, que les électeurs se sont dit qu\u2019ils ne pouvaient lui faire cette mauvaise surprise.Ils ont changé leur intention de vote en toute fin de campagne.Sondages et commerciaux font partie du processus politique, comme les débats contradictoires d\u2019autrefois.Il faut s'y faire.Mais un public soucieux de l\u2019avenir du pays doit se dégager du spectacle électoral quotidien.Avant de voter, il s\u2019informe et réfléchit.Malgré les apparences, on n\u2019achète pas un gouvernement comme on se procure une boîte de savon.Raymond Giroux Le Soleil Les Canadiens veulent en savoir plus-sur le libre-échange!!.Mais je leur ai déjà dit tout ce que John Crosbie m\u2019a dit là-dessus!!.fC\u2014\t\t\t \tTRIBUNE LIBRE\t \u2014\t\t\t\\ Libre-échange: couper les programmes sociaux pour être compétitifs?Depuis le début de la campagne électorale, on entend, on lit souvent que les uns ou les autres sont, soit démagogues ou peureux ou les deux.Nos deux éditorialistes à La Tribune, MM.Vigneault et Bilodeau étant pour le libre-échange, naturellement leurs éditoriaux sont totalement objectifs (quand on est d\u2019accord avec eux, bien sûr).Selon eux, M.Broadbent et M.Turner sèment la peur et sont des peureux parce qu\u2019ils sont contre le libre-échange.Moi, je suis contre le libre-échange et je ne vois pas quelle différence il y a entre avoir peur du libre-échange ou avoir peur du protectionnisme américain.M.Mulroney dit dans sa publicité qu\u2019il a créé 1,000 nouveaux emplois par jour depuis quatre ans.Si je compte bien, ça fait 1,460,000 emplois; c\u2019est beaucoup.Dans la même ligne de pensée, il nous dit que le libre-échange procurera 250,000 nouveaux emplois sur dix ans, ce qui est moins que les 260,000 créés en une seule année de pouvoir sans libre-échange et avec le protectionnisme américain.Voilà pour ma peur.La démagogie de MM.Broadbent et Turner sur les programmes sociaux: encore selon nos éditorialistes de La Tribune, c\u2019est tout à fait vrai qu\u2019il n\u2019y a rien dans l\u2019entente qui fait allusion aux pensions et aux programmes sociaux en général.Mais moi, en 1984, j\u2019ai signé la pétition des personnes âgées, même si j\u2019étais à plus de 35 ans de ma retraite.Etant à mon compte depuis 1978, j\u2019hésiterais avant de la signer de nouveau dans le contexte du libre-échange.Pourquoi?Parce qu'avec le li- ¦ bre-échange, il va falloir être plus concurrentiel à tout prix et pour ça, les impôts devront diminuer.Pas seulement pour que je paie moins d\u2019impôt mais aussi pour que l\u2019électricien, le plombier, le vétérinaire, l\u2019ingénieur, le comptable, etc.paient moins d\u2019impôt.Rien de plus simple que de diminuer les services si les malades payaient pour se faire soigner, si les parents payaient pour l\u2019éducation de leurs enfants.Moi, depuis dix ans, j\u2019ai doublé ma production pour rester compétitif et concurrentiel, mais si les vieux en avaient moins pour vivre, les hôpitaux, moins de personnel pour soigner et le nombre Vu l\u2019enjeu des élections du 21 novembre prochain, j\u2019aimerais donner mon opinion en tant que personne de l\u2019âge d\u2019or.Avant son arrivée au pouvoir, M.Brian Mulroney était contre le libre-échange.D\u2019où vient que maintenant ce n\u2019est plus dangereux comme il l\u2019affirmait \u2018naguère\u2019?Le premier ministre changerait-il d'idée comme de chemise?En effet, on l\u2019a vu lors de sa tentative de désindexer nos pensions: il a tourné capot sous la pression des gens âgés.Il nous \u2018certifie\u2019 aujourd\u2019hui que nous ne serons pas désindexés; mais quand on le questionne de trop près, il reste vague.Il y a encore trop d\u2019ombre autour du libre-échange pour qu\u2019on se permette de donner carte blanche au premier ministre.L\u2019histoire nous enseigne que Sir Wilfrid Laurier, un Canadien hautement estimé, a perdu néanmoins ses élections à cause de la d\u2019élèves plus élevé par classe, tout ça aiderait grandement les payeurs d\u2019impôt à rester compétitifs.Il faut que je m\u2019arrête car MM.Vigneault et Bilodeau vont conclure que ceux qui sont contre le libre-échange font encore de la démagogie.Soyez certains d\u2019une chose: avant de perdre mon entreprise (ce qui est presque assuré avec cette entente-là), je ferai l\u2019impossible pour que les charges sociales soient diminuées.Alors, je signerai des pétitions pour enlever les programmes sociaux.Bruno Letendre Co-exploitant agricole réciprocité qui n\u2019est autre, en fait, que l\u2019enjeu du libre-échange.Nos pères ont eu la sagesse de ne pas nous laisser américaniser.Donnerons-nous, nous aussi, à nos enfants, un pays souverain, c\u2019est-à-dire affranchi de la tutelle des Etats-Unis?Notre bulletin de vote prend une importance toute particulière, cette année, parce que c\u2019est un référendum sur le libre-échange.Un vote pour Mulroney signifierait une entente dont on ne peut mesurer l\u2019impact, parce qu\u2019on nous a laissé dans le \u2018flou\u2019 sur une question qui aurait exigé précision et clarté.L\u2019expérience et la sagesse des gens âgés devraient servir à voter contre le libre-échange, parce que notre pays ne fait pas le poids et que, avec des forces inégales, le gros gagne toujours.Yolande Brind\u2019Amour Drummondille Le gros gagne toujours Prêts et bourses: des plaintes justifiées L\u2019Honorable Claude Ryan Ministre de l\u2019Education Nos cours et nos activités pédagogiques ont été interrompus par une grève de nos étudiants qui se sont joints à plusieurs autres étudiants de la province pour contester le régime de prêts et bourses du ministère de l\u2019Education.La présente est pour appuyer certaines de leurs revendications.Nous sommes en particulier étonnés par la lenteur des procédures bureaucratiques quant à la distribution des prêts et bourses.Plusieurs étudiants qui avaient entamé ce semestre avec enthousiasme et succès, ont dû se trouver un travail supplémentaire afin de boucler leur budget, ce qui a eu pour effet de réduire de beaucoup les périodes de temps consacrées à l\u2019étude, et par con- (.) Je tiens à offrir mes excuses publiques au ministre fédéral, M.Jean Charest, car lors d\u2019une ligne ouverte à la radio, certains auditeurs ont mal compris mes propos et croyaient que j'avais comparé M.Charest à un \u201ccrapaud\u201d.Loin de là mon idée, d\u2019ailleurs, je n\u2019ai jamais mentionné de nom, j\u2019ai parlé de la politique conservatrice au sujet des sous-marins nucléaires.C\u2019est cette politique d\u2019achat que je rabroue et qualifie de politique de \u201ccrapaud\u201d car elle risque de faire perdre le pouvoir de négociation du Canada en cas de conflit majeur.Cette politique serait comme un \u201ccrapaud\u201d qui se gonfle et séquent, d\u2019affecter leurs résultats scolaires.Dans quelques cas Le ministre de L'Education, M.Claude Ryan gonfle et finalement voulant devenir un boeuf, éclate.C\u2019est-à-di-re que cette politique amènerait un petit pays comme le Canada à se prendre pour une super-puissance et deviendrait un désavantage pour la survie du Canada.Je crois que le Canada aurait tout avantage à imiter la Suisse au niveau international, lequel pays est neutre et ne possède que des forces conventionnelles.C\u2019est l\u2019explication que je voulais fournir pour qu\u2019il n\u2019y ait pas de cruels malentendus qui rendent des personnes très mécontentes.(.) Gilles Grenier plus pénibles encore, certains étudiants se sont trouvés dans l\u2019impossibilité de poursuivre leur semestre et ont dû abandonner leurs études.De plus, les raisons évoquées pour ces délais sont souvent insignifiantes, comme par exemple, la demande de faire parvenir un document original lors d\u2019une deuxième ou troisième demande, alors que le dit document est déjà entre les mains des administrateurs depuis la première demande.En deuxième lieu, nous nous interrogeons sur l\u2019équité quant aux critères utilisés pour justifier les acceptations ou les refus.Dans certains cas, les besoins réels de l\u2019étudiant ne semblent pas du tout être pris en considération.Dans une situation en particulier, le refus est basé sur le fait que l\u2019étudiant est marié, que son conjoint travaille et que par conséquent le salaire est suffisant pour supporter toute la famille, ce qui n\u2019est pas toujours le cas.Une telle discrimination n\u2019a guère pour effet de rendre attrayante la vie familiale et vient en contradiction avec les buts énoncés par le présent gouvernement face à l\u2019appui donné à la famille et à la politique de natalité.Nous sommes évidemment perturbés par les interruptions de nos classes.Toutefois nous comprenons le point de vue de nos étudiants et les problèmes auxquels ils ont à faire face.Nous espérons que vous porterez une attention toute spéciale à leurs recommandations.(.) Le Syndicat des Enseignants Collège Champlain, Lennoxville Excuses au ministre Charest la tribune \u2014 1950, rue Roy, Sherbrooke, Qué., Tél.: 564-5450, J1K 2X8 Téléphones: Petites annonces: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnements: 564-5466 ADMINISTRATION YVON DUBÉ Président et Éditeur JEAN GUY FARAH Adjoint .iu président iadr> m Secretaire trésorier LIONEL DALPÉ Adjoint .tu president ip'nd et Éditeur adjoint RÉDACTION PUBLICITÉ PRODUCTION COMPTABILITÉ TIRAGE JEAN VIGNEAULT Rédacteur en chef JEAN ROY Directeur de 1 information PIERRE YVON BÉGIN Chef des nouvelles ROCH BILODEAU Chef éditorialiste adjoint JEAN PASCAL BEAUPRÉ Chef de pupitre DENIS MESSIER Directeur des pages sportives FRANCOIS VAILLANCOURT Directeur de la publicité J.BERTIN ST-AMAND Adjoint au directeur PAUL ALLARD Chef de bureau JEAN PIERRE ROBITAILLE Direi leur de la produr lion J.JACQUES DELORME Chef des opérations GÉRARD PÉPIN Adjoint GASTON GRENIER Adjoint CHARLES ÉMILE CHARRON O.M plcss.p.ANDRÉ CORRIVEAU Chef comptable JULIENNE POULIN Gérante du crédit EXPÉDITION MICHEL DOYON Gérant BÂTISSE ANDRÉ JACQUES Responsable GASTON GAGNÉ\tANDRÉ CUSTEAU Directeur au tirage\tAdjoint au directeur Gérants de district JACQUES FAUCHER CLAUDE OUELLET MICHÉLE FOURNIER JEAN-MARC PÉPIN MICHEL LAVOIE\tGASTON PINARD SERGE NADEAU\tJEAN CHARLES POULIN B 4 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, MARDI 15 NOVEMBRE 1988 B 3 FORUM tribune libre Le droit de vote des \u201c malades mentaux\u201d Suite à une décision récente d une Cour fédérale autorisant les personnes hospitalisées pour troubles mentaux ou déficience intellectuelle, de pouvoir voter, on a lu et entendu maints commentaires ou maintes caricatures tournant en dérision cette décision et reflétant l\u2019existence de préjugés persistants à l\u2019égard de la maladie mentale A côté des vraies questions - ?ai regardé le débat des chefs a la télé et je l\u2019ai trouvé insignifiant.Comment voulez-vous, par exemple, qu\u2019on fasse le commerce d\u2019égal à égal avec les Etats-Unis alors que l\u2019essence se vend la-bas 1$ le gallon contre environ 2;75$ ici?Pas besoin d\u2019avoir la tête à Papineau pour comprendre.Dans ce débat, on a aussi proposé de 3 à 5 milliards pour les garderies et rien pour les femmes au foyer.J'espère qu\u2019au moins un candidat soulèvera cette question d\u2019ici la fin de la campagne.Léo Paquet St Pierre de Broughton Un vole significatif Le vote créditiste des Bérêts Blancs, quel que soit son nombre, est le vote le plus significatif qui soit.Seul, les créditistes des Bérêts Blancs votent en tout temps, pour réclamer quelque chose de bon pour chaque citoyen.Les autres votes ne cherchent qu|à désigner qui va administrer, qui va taxer, conformément aux règlements du régime, dont on connaît tous les avatars en moins d\u2019une génération.Depuis notre grande campagne pour le $12,000.par année pour la mère (conjoint) au foyer, plus d\u2019un million de cares postales ont été acheminées aux députés.Les raisons qui nous opposent, c\u2019est que le programme des garderies proposé est discriminatoire et onéreux de par sa nature et n\u2019encourage pas les mères à rester au foyer, un facteur qui à la longue aura un effet désastreux pour cette nation.Le programme des garderies augmentera le fardeau des taxes du travailleur, financera plusieurs familles à deux revenus qui n\u2019ont pas besoin d\u2019aide et pénalisera les mères qui désirent rester à la maison.Pour vous faire comprendre, c\u2019est que, un enfant en garderie coûte au gouvernement 13,000$ par an, tandis qu\u2019eux ils demandent 12,000$ par an.Si une maman a deux ou trois enfants, le gouvernement ne lui versera que 12,000$, mais à la garderie il versera soit 26,000$ ou 39,000$.Sans compter tous les problèmes de ménages qui seraient évités.\u201cLa femme est le coeur de la communauté familiale.Si le coeur vient à manquer, l\u2019organisme cesse de vivre.Tout le travail que la femme fait à la maison, toute son activité de mère et d\u2019éducatrice, est un travail important, qui ne peut être déprécié socialement, il doit être constamment revalorisé, si la société ne veut pas agir à son propre tort.Une véritable promotion de la femme exige de la société une reconnaissance particulière des tâches maternelles et familiales puisqu\u2019elles sont une valeur supérieure à toutes les autres tâches et professions publiques\u201d.Nous nous demandons quand nos gouvernements actuels cesseront de réagir aux hurlements et divagations de quelques personnes bruyantes, et écouteront ce que la réelle majorité désire.En conclusion, nous faisons remarquer que l\u2019allocation de $12,000.par année aura un effet plus positif sur la nation, économiquement et socialement.Cette proposition sera de beaucoup plus efficace et mettra l\u2019argent là où il sera utilisé le mieux.Non, non, non, les garderies détruisent la famille, c\u2019est un plan communiste.Léonidas Lapointe, Béret Blanc Thetford Mines Nos disparus Je retrouve, dans un album-souvenir de ma mère, une pensée qui m\u2019inspire:\u201cles pages d\u2019un album ressemblent aux croix des cimetières.Elles portent elles aussi un nom et la date, où quelqu\u2019un passa dans notre vie\u201d.Sur la première page de cet album, une personne a tracé à l\u2019encre noire les mots suivants: \u201cVous ! avez voulu que j\u2019occupe la première page, je le fais avec un peu de regret, songeant que les plus anciennes croix recouvrent les plus oubliés des disparus\".J\u2019ose espérer que nos chers défunts ne sont pas de ceux-là, et qu\u2019ils demeurent toujours bien présents dans nos coeurs et nos pensées.Les exigences de la vie moderne, un travail trop accaparant sont souvent des empêchements à nous rendre dans ces havres de paix, que sont les cimetières, pour redire notre indéfectible amour à nos chers défunts.Par bonheur, même si le temps a laissé son empreinte sur la pierre tombale, la croix qui la domine rappelle le Christ Sauveur, qui ne cesse d\u2019attirer à lui les vivants et les morts.Alors comment ne pas désirer retrouver un jour, dans la lumière, ces chers disparus, qui ont écrit pour nous leur mot d\u2019adieu dans l\u2019album indestructible de notre espérance?Madame Lassalle Labcrge D\u2019abord, la maladie mentale, comme la maladie physique, ne perturbe pas nécessairement l\u2019ensemble de la santé.Plus spécifiquement, même chez le malade mental extrêmement perturbé, on trouve, dans son fonctionnement mental, des zones non touchées par la maladie, en somme des parties saines.Une infime minorité de malades mentaux hospitalisés en milieux psychiatriques sont internés, c\u2019est-à-dire hospitalisés contre leur gré.Ce qui indique que les malades mentaux comprennent qu\u2019ils sont malades dans la plupart des cas, grâce justement à ces parties saines évoquées plus haut.Quelle quantité de partie saine faut-il avoir pour pouvoir être un citoyen et voter?Combien d\u2019intelligence ou de jugement ou de mémoire faut-il avoir0 En réalité, par convention (laquelle convention peut varier selon les époques ou les cultures, par exemple le vote des femmes ou des jeunes), l\u2019adulte qui prend part à la société a son mot à dire quant à la gestion de celle-ci: telle est la démocratie.La démocratie n\u2019est pas un mode d'organisation politique qui tient compte de l\u2019intelligence, de la mémoire, de la santé.A entendre certains politiciens ou certains partisans, il devient évident que l\u2019entreprise démocratique est transformée en entreprise de séduction ou de conviction parfois fanatique.Dans la réalité, peu de personnes touchées par la maladie mentale sont vraiment dans l\u2019incapacité totale de voter au sens de n\u2019avoir aucune notion de ce qu'est l'enjeu.Telle personne déprimée peut très bien, à côté de sa tendance à s\u2019autodéprécier et à voir sa propre vie en noir, être capable d\u2019apprécier les qualités d\u2019un ou l\u2019autre politicien et de reconnaître l\u2019engagement social que constitue l\u2019exercice démocratique d\u2019être voteur.Il est possible néanmoins que cette personne ne soit pas motivée à aller voter.De même, l\u2019individu qui se croit poursuivi par des ondes extraterrestres peut tout de même apprécier à leur juste réalité les enjeux politiques, si ceux-ci ne sont pas contaminés par le délire au sujet des ondes.Il en va ainsi également de la personne qui a perdu une partie de sa mémoire ou de sa faculté de compter et qui peut néammoins avoir un jugement plus sûr que bien d'autres citoyens dits \"normaux\".En réalité, très peu de personnes souffrant de maladies mentales, même hospitalisées, sont incapables de voter et, étant généralement sous curatelle publique ou privée, elles ne sont pas autorisées à voter.Et celles qui seraient assez désorganisées pour être incapables de voter sont, pour la très grande majorité; cel- les qui, dans les faits, ne seront pas intéressées à aller voter.La seule conclusion à tirer du jugement de la Cour Suprême, c'est que la personne souffrant de troubles mentaux mérite autant que d\u2019autres le titre de personne et de citoyen mais qu\u2019il faut aussi retenir que les hôpitaux sont des lieux de soins et non de propagande, ce qui doit inciter les directions d'hôpitaux à la prudence face à diverses initiatives qui pourraient provenir de différents partis.Hubert Wallot psychiatre professeur Université du Québec à Chicoutimi Le Pick-up 4 roues motrices d\u2019Isuzu : le nouveau blindé de la route! W w.ISU2U F Mm D\u2019un pare-chocs à l\u2019autre, le nouveau Pick-up 4 roues motrices d\u2019Isuzu est un véritable véhicule blindé.Trois plaques de protection renforcées protègent les composants essentiels comme le moteur, la boîte de vitesses, la boîte de transfert et même le réservoir de carburant.Un solide châssis de type échelle doté de six rigides traverses ajoute à son tour de la robustesse.Et ce n\u2019est pas tout! La cuirasse du nouveau Pick-up est constituée d\u2019une carrosserie tout acier zingué et galvanisé deux côtés.En outre, sa peinture spéciale appliquée en six étapes par électrophorèse de même que son revêtement anticorrosion sous le châssis lui permettent de mieux combattre la rouille.De plus, le nouveau Pick-up 4 roues motrices d\u2019Isuzu est .construit non seulement en robustesse, mais également en muscles.En effet, c\u2019est un pick-up qui a du cœur au ventre! La preuve: son moteur de 2,6 L est doté de l\u2019injection multipoint commandée par ordinateur et d\u2019une culasse à flux transversal pour lui assurer d\u2019excellentes reprises en toute douceur.Quant à sa boîte manuelle 5 vitesses à surmultiplicateur renforcée, elle est pourvue d\u2019un plateau de pression d\u2019embrayage à commande hydraulique conçu pour accepter un couple moteur supérieur.Enfin, ses freins assistés à disque aux quatre roues (et ventilés à l\u2019avant) lui procurent ample- i\t1 r\tCe nouveau Spacecab ment de puissance de freinage.\t4 roues motrices trisuzu Bref, le nouveau Pick-up 4 roues motrices d\u2019Isuzu est imbattable à tous points de vue! Pour connaître tous les détails, voyez votre concessionnaire Passeport ou composez le 1-800-263-1999.PASSEPORT AUTOMOBILES INTERNATIONALES PASSEPORT AUTOMOBILES SHERBROOKE 4880.bout Bourque, Rock Forest, Quebec 823-1400 44736 B 4 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, MARDI 15 NOVEMBRE 1988 VIVRE Expérience-pilote de soins physiothérapeutiques donnés à des gens de Weedon et des environs Le maintien du service réclamé avec force par Gilles DALLAIRE WEEDON \u2014 Il y a six mois, une technicienne en réadaptation, Jocelyne Dumont, commentait à donner, deux fois par semaine, au centre d\u2019accueil pour Thérèse Lavertu r -s personnes âgées Oasis, à Weedon, des soins physiothérapeutiques à des résidants de Weedon et des environs qui auraient normalement dû recevoir ces soins dans un des centres hospitaliers de Jocelyne Dumont Sherbrooke.Cette expérience-pilote, fruit d'une collaboration très étroite entre les administrateurs du centre d\u2019accueil, les administrateurs du Centre local de services com- Jacques Duchesneau La Fondation Rêves d'enfants mène présentement deux campagnes de front en Estrie par Gilles FISETTE SHERBROOKE - La Fondation canadienne Rêves d\u2019enfants mène présentement deux campagnes de front en Estrie.D\u2019abord, elle souhaite mieux se faire connaître de ceux qui sont susceptibles de profiter de ses services.Puis, elle espère mener à bien sa présente campagne de souscription.Cette fondation pan-canadienne, d\u2019expliquer Mary et Joseph Kesti-Khokner, co-directeurs pour les régions Estrie, Bois-Francs et Mauricie, est un organisme sans but lucratif qui permet à un enfant souffrant d\u2019un mal incurable et mortel de réaliser un rêve.Grâce à elle, entre 1985 et février 1988, 101 enfants du Québec ont vu leur rêve le plus grand se réaliser.Jimmy, de Plessisville, a pu s\u2019entretenir avec Passe-Partout.Eric, de Sherbrooke, a rencontré Youpie.Michel, d\u2019Acton Vale, a reçu un véhicule tout-terrain.Suzanne, de Montréal, a séjourné à Disney World.Suzanne, de St-Jean, a reçu un cheval.\"Il n\u2019y a pas de rêves que nous ne chercherons à satisfaire.Seul le temps peut être un obstacle comme pour ce petit bonhomme qui rêvait de rencontrer Superman.La veille du jour de la rencontre avec son idole, il s\u2019est endormi avec son costume et il est mort dans la nuit\", de raconter Mme Kesti-Khokher dont le fils, Michael, est mort du cancer après avoir pu satisfaire son rêve de voler à bord d\u2019un supersonique.\"Pour l\u2019enfant, la fondation permet de vivre des instants de bonheur et d\u2019oublier un peu la maladie.Pour les parents, c\u2019est également une joie momentanée mais importante\u201d, d\u2019expliquer une autre mère qui assistait à la conférence de presse.Critères Trois critères guident la sélection des enfants.Il faut qu\u2019ils soient résidants canadiens, âgés de moins de dix-huit ans et quûls soient en phase terminale d\u2019une maladie comme en fera foi un papier de médecin.\"A la demande des parents, on peut cacher à l\u2019enfant l\u2019origine réelle du cadeau.On peut lui dire que ça vient de la famille.L\u2019important, c\u2019est de jamais dire non à la réalisation du rêve d\u2019un enfant qui va mourir.Pas le rêve de ses parents mais son rêve d\u2019enfant.Qu\u2019il soit dispendieux ou non.Nous comptons sur l\u2019aide de divers orgnismes pour mener à bien notre mission\u201d, de préciser Mme Kesti-Khokher.Souscription Pour atteindre son second objectif, la fondation devra vendre 5,000 billets à 5 $ pièce.Mais, en fait, d\u2019expliquer Mary et Joseph Kesti-Khokher, de Danville, le prix du billet est nul puisque chaque billet représente un rabais de 5 S sur un repas consommé dans un restaurant bien précis de Sherbrooke.Le billet donne également la chance de gagner un des deux voyages d\u2019une valeur respective de 2,500 S et 1,500 $.Pour mener à bien sa tâche, la fondation compte sur l\u2019aide des syndiqués de l\u2019Union des facteurs du Canada, local 25 de Sherbrooke, qui chercheront a vendre ces 5,000 billets.Si l\u2019objectif est atteint, l\u2019Union des facteurs du Canada remettra, non pas 20.000 $ \u2014 la vente des billets permettra de ramasser LOUEZ DE TOUT 569-9548 LOCATION Dépositaire: souffleuse à neige Honda 2456, rue King ouest 39996x 25,000 $ dont 5,000 $ ont déjà ser- ou Québécoise de l\u2019Estrie comme vi à l\u2019achat des deux prix et à d\u2019ailleurs.Une chose est sûre, au-l\u2019impression des billets \u2014, mais cune demande se frappe à un re-40,000 $.Eli fait, l\u2019Union double- fus.Il suffit que les parents s\u2019a-ra le produit de la vente des bil- dressent à nous pour satisfaire le lets.,\t_\trêve de leur enfant.Nous ne sol- \"L\u2019argent ira_ dans les caisses licitons aucun parent car c\u2019est à de la section québécoise de la fon- eux de décider si nous représen-dation.L\u2019argent servira à réali- tons un besoin ou pas\u201d, de con-ser le rêve d\u2019un petit Québécois dure Mme Kesti-Khokher.(Photo La Tribune par Stéphane Lemire) Des porte-parole de la Fondation canadienne Rêves d'enfants, tels que Mme Mary et M.Joseph Kesti-Khokher, oeuvrent à la mise sur pied d'une section dans chaque ville importante de la région.Comment développer les chakras?Les centres d\u2019énergie humaine cosmique et spirituelle.La plus puissante technique d'auto-contrôle: du stress, des burn-out, du spleen, des sentiments positifs et négatifs, (caractérologie), du mental (égo), de l'évolution spirituelle.Fin de semaine, les 19-20 novembre de 9 h 00 à 17 h 00 à Sherbrooke, Hôtel des Gouverneurs.Informations: 565-0797 (jour) 864-4781 (soir) 44784 r Chez L\u2019APOTHICAIRE (ESSAIM) du 624 sud, rue Bowen, près de l'Hôtel-Dieu, LES TRAVAUX SONT TERMINÉS AUJOURD\u2019HUI! BIENVENUE AUX GENS DU QUARTIER OUEST Venez prendre un café avec nous.PHILIPPE ROY ET ROBERT POTVIN propriétaires.! 43669i
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