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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
jeudi 25 août 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Franc-parleur. --, 1870-08-25, Collections de BAnQ.

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[" JOURNAL À TOUS JOURNAL POUR TOUS Vor.I, No 2.Lo Te mew - AVIS IMPORTANT.a Pour faciliter l\u2019écoulement de notre journal, et en même temps donner au public une garantie de la solidité de notre entreprise, les paiements annuels de l'abonnement ne seront dus et exigibles : la moitié qu\u2019à l'expiration des premiers six mois, et l\u2019autre moitié au bout de l\u2019année.LE FRANC-PARLEUR JOURNAL A TOUS, JOURNAL POUR TOUS.Nous avions dans notre premier numéro annoncé que la publication du journal serait interrompue pendant un mois afin de rendre notre organisation plus complète.L'accueil sympathique que l\u2019on nous a fait, tant dans les villes que dans les campagnes, a de beaucoup modifié notre besogne, et aujourd\u2019hui, comme les bons payeurs, nous venons solder notre dette hebdomadaire avant même son échéance.Les circonstances exceptionnelles dans lesquelles nous nous trouvons ont aussi contribué pour une large part à hâter la publication de notre feuille.11 nous a semblé que la presse de ce pays avait besoin de toutes ses forces, de,toute son énergie, pour faire entendre sa voix au milieu du cliquetis des armes, et des clameurs du.mensonge.Le franc parler est aujourd\u2019hui plus que jamais nécessaire, et la vérité doit avoir en ce moment ses défenseurs, comme l\u2019erreur et la calomnie ont leurs adeptes.Pour notre part, nous ne dévierons pas d\u2019une ligne de notre programme, la franchise est pour nous un drapeau, que l\u2019on ne peut défendre qu'avec orgueil, et n\u2019abandonner qu\u2019avec honte et mépris.À ceux qui nous ont encouragés de leur adhésion actives, nous leur devons donc: Merci.Car ils ont compris notre mission, le difficile de notre tâche et les déboires de notre profession.S'ils ont eu la bienveillance de compter sur la sincérité de nos opinions, nous leur en sommes reconnaissants, et l'avenir prouvera que leur confiance était bien placée.~~ L\u2019Angleterre en face de ls France\u2014 Au milieu des événements gigantesques qui se déroulent actuellément sous nos yeux, à travers les péripéties de ce MONTRÉAL, JEUDI, 25 AOUT 1870.TT TS EE {Pao NT, .$2.00 PAR NUMERO, & CENTINS Comp à \u2014\u2014 \u2014 drame sanglant, dont le théâtre est si vaste, les acteurs si nombreux, nous croyons qu\u2019il y a un devoir à remplir envers l'opinion._ Petits-fils de la France, à laquelle nous relient si intimement les liens sacrés du sang et d\u2019une même foi, c\u2019est avec un sentiment d\u2019une sollicitude toute filiale que nous suivons du regard notre ancieime mère-patrie sur :es champs de bataille, depuis le commencement de sa lutte colossale - avec la Prusse.Chaque bulletin de guerre a remué sensiblement les fibres de notre âme, ses revers passagers nous ont surpris, sans diminver notre confiance, ses victoires nous ont mis la joie au cœur, sans nous étonner ; c'était dans l\u2019ordre des choses établies, et notre attente n\u2019a pas été déçue.Que la France ait des ennemis acharnés à sa perte, tant sur le continent européen que sur le continent américain, voilà des faits que personne n\u2019ignore ; que les enfants de la race germanique fassent des vœux, dans toutes les parties du globe, pour le succès de leur Vutherland, le naturel les y porte, nous ne pouvons leur en garder rancune ; mais que l\u2019Angleterre exprime publiquement ses sympathies en faveur peter d\u2019une puissance qui combat son ancienne-alliéé, j oublie la dette de reconnaissance qu\u2019elle a-coisésstiééx: elle ; qu'elle laisse ses journalistes vomir l\u2019insulle sur le pavillon français, souhaiter la déchéance de l\u2019Empire, l\u2019af- faiblissyment de son prestige, c\u2019est ce que nous ne pouvons voir de sang froid ni souffrir avec patience.\u2018Nous n'avons pas la prétention de faire entendre notre voix par-delà les mers, la petite presse du Canada n'a jamais osé espérer pareil privilége ; qu\u2019elle puisse seulement trou- verun écho au milieu de notre population, apaiser les passions que l\u2019on a cherché et cherche si injustement à soulever ici, faire taire les imposteurs, notre but sera atteint.Nous répondronsaux inveclives, aux calomnies par des faits.Quelques pages arrachées à l\u2019histoire contemporaine suffiront pour démontrer ici publiquement, quel rôle r Angleterre a joué vis-à-vis la France depuis la guerre d'Orient, comment elle sait pratiquer la reconnaissance et payer ses dettes d\u2019honneur en cette circonstance solennelle.\u201cEn 1849, l'Autriche menaçait la Turquie, à cause de l\u2019asile qu\u2019elle accordait aux refugiés Hongrois.La France crut intervenir dans cette question, qui lui semblait présager une complication des aflaires Européennes.De concert avec la flotte anglaise, la flotte française fit voile vers les Dardanelles, et ce fut la première occasion v\u2019il y eut une entente avouée entreles deux gouverneinents, depuis les guerres continentales.CL Les journaux anglais du temps n\u2019en injurièrent pas moins la France, pour sa coopération active dans cette complication ; les haines de l\u2019autre côté du détroit étaient encore frémissantes aux souvenirs glorieux du premier Empire.Nous avons mentionné cette époque, car c\u2019est à partir de 1849, que la France et l'Angleterre commencèrent à avoir des rapprochements politiques plus ou moins fréquents jusqu\u2019au moment où, la question d'Orient éclatant comme une bombe, vit réunis pour la défense d\u2019un même principe, deux peuples que des rancunes, descolèresséculairesavaient faits ennemis depuis pour ainsi dire leur origine respective.Comment cette alliance fut-elle entendue et pratiquée par la France ?x mare TTR TT 10 LE FRANC-PARLEUR a - BLL e Disoiis-le bier: hdiit, si ellelëbt été unie depuis des siècles à l\u2019Amigléterfe, elle n\u2019aurait jaïais fait preuve de plus d\u2019hé- roisire, d\u2019esprit de sâcrifice;de loyauté, qu\u2019ellé n\u2019en a montré dans cette longue cathpagne.L'opinion publique, en France, voyait à bon droit dans cette guerre plutôt un intérêt anglais en jeu, qu'un intérêt français, et cependant que fiton ?Une armée deux fois plus considérable que l\u2019armée anglaise, fut envoyée sous les murs de Sebastopol.Avec undévouement et une abnégation dont l\u2019histoire iui tiendra compte, la France prodigua ses ressources, sacrifia ses fils, vérsa son säng, pour le triomphe d\u2019une cause pour laguelle ses ennemies invétérés combattaient.A Inkermann, qui répondait à ce cri suprème de désespoir, que le montagnard Ecossais et le grenadier de la Reine lançaient au ciel, écrasés sous la terrible étreinte des Russes ?La France, oui la France seule, qui, avec cet élan, cette impétuosité qui lui est caractéristique, accourait au pas de charge au secours de son alliée,et balayait les troupes ennemies comme la poussière dans une tourmente.Qui partageait les travaux Au'siége avet le rest» de l\u2019armée anglaise, que les froids, la rnaladie, les fatigues d\u2019un siége sans exemple dans les-annales de l\u2019histoire, les pertes im- ménses causées par le feu, avaient décimée et réduite de moitié ?L'armée française, qui décuplait ses-forces pour soutenir le couragé moral affaïblï de son alliée, prêtait ses ambulances, distribuait le secours de ses remèdes, sacrifiait ses chirür- giens et donnait le concours si efficace de ses admirables sœurs de charité.L\u2019Angleterre, à cette époque, ne fut pas insensible à ces marques non équivoques d\u2019un dévouement aussi héroïque, elle sut le reconnaître avec une générosité toute britannique.Jamais on ne vit deux peuples plus unis, sympathisant avec plus de cordialité, et ayant qu\u2019une même âme sous leurs drapeaux réunis, pour combattre, souffrir, mourir et triompher ensemble.L'alliance surtout entre les deux armées fut plus intime, cintfentée comme elle le ful par le sang de \u2018ses héros et par cette noble fraternité de l\u2019héroïsme et des combats.Aussi semblait-elle inaltérable.On aurait dit que les deux nations venaient d\u2019ensevelir leurs haines avec leurs morts, sous les sables brülants de la Crimée ; et que les âmes qui avaient succombé enveloppées du linceul de la victoire, rachetaient par leur trépas les luttes de plusieurs siècles.: Cetle alliance devait donc être indissoluble, et de fait elle [* l\u2019eût été, s\u2019il n\u2019eût fallu compter que sur la reconnaisance de l'armée anglaise d'alors, et sur le bon sens pratique et |\u2019 \u2018en souffriraient trop.l\u2019honnètelé des vues de certains hommes d\u2019État de la Gratdê-Bretagne ; mais malheureusement, par derrière ces généreuses sympathies, il y avait le fanatisme populaire ue l\u2019ombre du fameux Pitt semblait encore protéger.ientdt, en effet, un dissentiment éclata entre les deux puissances relativement aux négociations de la paix.Cette divergence d\u2019opinions, jugée de peu d'importance à Paris, prit des proportions énormes à Londres, et l\u2019on vit encore une fois la presse anglaise, joignant l\u2019ingratitude à l\u2019injustice, déverser l\u2019injure à pleine coupe sur l\u2019Ermrpereur etla France toute entière.La France avait fait trop de sacrifices, pour ne pas faire alors celui de son amour-propre.On céda aux exigences de l'Angleterre, mais on én\u2018prit nole.Survint ensuite la question des Principantés.La Russie et la France furent d\u2019accord en faveur de l\u2019union,seul le Cabinet de St-James s\u2019y opposa, et de nouveau lon essaya de démontrer au peuple anglais que le gouvernement français cherchait à déserter l\u2019alliance britannique.Nouvelles injures, nouvedüx actes d\u2019abrtégation de la part de la France.À! cette même époque éclatait la guerre des Indes.L'Angleterre allait payer de son sang sa politique étroite et riesquine envers l\u2019une de sés colonies.Un peuple injüstément.dépouillé, dont les.sueurs enri chissaïéri, dongle, Das -d\u2019ini siècle \u2018Tes, comptoirs.anglais redermantiit s'armes à la Main, ses libertés: et ses préro- gativés.: ee La France, qui elle aussi avait des iritéréts dans les ners Cot » v des Indes, aurait pu choisir cette circonstafice éxceffion- nelle, pour venger les insultes qu\u2019on lui avait prôdigué 4 de l\u2019autre côté de la Manche, en offrant son apput-aux rêvé tés.Trop loyale pour profiter de la faiblesse d'un amt qui était son ennemi juré, elle donna T'exemple d'un attâghe- ment à la parole jurée tel que l\u2019histoire d\u2019Angletèrré wa pu et ne pourra jamais en produire de semblable.Oui, loin de nuire à son alliée, elle lui offrit de faire passer ses troupes sur le territoire français, et lorsqu'à Paris l\u2019on apprit les massacres de Delhi etde Cawnpore, les sentiments d'humanité primèrent tous les autres, et l'Empereur s\u2019inscrivit avec sagarde impériale en tête de la liste de sous- icription, pour les victimes de l\u2019insurrection indienne.L\u2019attentat du 14 janvier 1858 fut le paiement du généreux dévouement de la France envers l\u2019Angleterre.CL L\u2019Europe toute entière fut frappée de stupeur i la vue d\u2019un pareil crime.On se demanda tout inquiet d\u2019où venaient les assassins, où avaient été fabriquées ces bombes infernales qui, exécutant leur œuvre de destruction, devaient livrer la France aux horreurs de l\u2019anarchie et de la guerre civile.La réponse ne se fit pas attendre.Les nésassins venaient de Londres, les bombes avaient été fabriquées à Londres, et dans ce complot infâme, l\u2019enquête nous découvrit deux noms anglais, Allsop et Hodge, accolés à celui d\u2019un être indigne de vivre sur le sol français.Nous pourrions multiplier les faits, les preuvesde mauvaise foi fourmillent contre l\u2019Angletèrre, son passé est maculé de ces taches que l'acide prussique ne pourrait même décolorer.Laissons-la ici avec ses litres de gloire, ses certificats de loyauté, son cachet distinctif de reconnaissance, et voyons rapidement si de nos jours elle ne porte pas entore sûr s figure ce masque d\u2019hypocrisie, derriere lequel distille incessamment le venin de la fourberie et le poison de la haine.Le roi de Prusse, que les succes de Sadowa ont enorgueilli outre mesure, veut marcher aujourd\u2019hui sur les brisées de l\u2019autocrate du Nord.Non content d\u2019avoir morcelé l\u2019Allemagne, il veut mettre la main sur l\u2019Espagne et ne faire qu\u2019une bouchée de la Hollan&e.| .Deux principes sont en jeu, celui de l\u2019équilibre européen, et celui de la liberté des peuples.Qui va l\u2019arrêter dans sa marche, anéantir son œuvre d'absorption ?La France, et les poitrines de ses soldats.L\u2019Angleterre va-t-elle faire pencher son influence morale dans la balance, en faveur des intérèts français ?Détrompez-vous, elle sortirait de son role et ses sentiments Aussi, depuis le commencement de cette guerre, l\u2019avons Nous vue, fidèle à ses traditions, continuer son œuvre de destruction envers la France.Jalouse de la gloire du nom français, envieuse de son prestige conquis à la pointe de l\u2019épée et par les combats dè: l\u2019intelligence, la Grande-Bretagne s\u2019est élancée vers la Prusse pour lui donner une accolade toute fraternelle.Les bons prussiens ont trouvé protection depuis le commencement de la guerre sur ses marchés, ses chevaux ont pris la route d'Hambourg et de Francfort, pour aller remplacer ceux que la mitrailleuse avait décimés dans les rangs prussiens.Elle a lâché la bride a cette horde de journalistes, qui, la bave à la bouche, ont jeté l'écume de leur colèrè impuissante jusque sur nos bords.On s'est emparé du télégraphe, les dépêches ont été fabriquées, tronquées, les victoires françaises changées en défai- les, les défaites prussiennes proclamées en victoires.chers bas jusqu\u2019à la presse anglaise de ce pays, qui n\u2019ait é, à peu d'exceptions près, a faire chorus dans ce concert d\u2019imprécations contre la Franceh Ghacun a embouché la trompette, pour annoncer bien aut et bien fort la déchéance de l\u2019Empire, l\u2019anéantissement de la nation française.Le mensonge, la calomnie, tout a été mis en œuvr A mère-patrie.depuis longtemps l\u2019on\u2019 sonné le glas de l\u2019agonié dé\u201d, ré a + ges - se = .& 7 & og Egy vie, ir r 7 a Ÿ 5 2 an 4 æ Ÿ oR AERC Coad LE RRANC-PARLEUR il Halte là ! messieurs les Anglais, votre tâche sale et impolitique est finie, celle de la glorieuse France vient de commencer.Non, la France n\u2019est pas morte, et vous le savez mieux que tout autre, -la fille aînée de l\u2019Eglise ne meurt pas.Au moment même où vous annoncez son trepas, elle nous apparaît radieuse, le front ceint de cette auréoie de gloire qui a toujours été son apanage.C\u2019est qu\u2019en effet l\u2019époque de son triomphe est arrivée et l'histoire le redira en termes de feu, comme elle écrira la défaite de ses ennemis sur des pages teintes de leur sang.Prenez garde ! vous tous qui l\u2019avez insultée, le jour de la rétribution viendra peut-être plus vite que vous n\u2019y pensez, et il sera sanglant.Vous avez voulu remuer les cendres encore chaudes de Waterloo, qui sait si elles ñe feront pas frémir celles du captif de St.Hélène.N'insultez pas la France, car ici dans ce coin mème de l'Amérique, il y a un million d\u2019hommes qui sont ses fils, et ils ont reçu une trop bonne éducation domestique, pour laisser insulter, bafouer leur mère impunément.Nos poitrines sont solides, nos cœurs généreux, mais le respect de la famille est encore plus fort.Nous portons en ce moment la tête haute, c\u2019est notre droit, \u201c noblesse oblige, \u201d mais que l\u2019on ne cherche pas à déchirer le blason de la France, qui est le nôtre, car qui peut dire si, dans un avenir prochain, toutes les tèles ne se découvriront pas aux mâles accents de la Murseillaise, comme les chapeaux s\u2019abattent aujourd\u2019hui, aux accords du God save the Queen.ADOLPHE OUIMET.æœ Les Depeches Telegraphiques.Depuis le commencement de la guerre entre la France et la Prusse, chacun est à se demander quel pourrait être le moyen de voir clair, à travers les mille et une contradictions plus ou moins absurdes des dépêches télégraphiques.Nous avouons que pour notre part, nous avons cherché pendant longtemps la solution de ce problème, et n\u2019eussent été quelques dépèches d\u2019un laconisme significatif, nous,en serions encore réduits au chapitre des hypothèses.Ces renseignements, venus avec ua à propos de circonstance, nous ont donné ia mesure de la valeur des nouvelles fabriquées à Berlin et à Londres.On savaitdepuis longtemps, que les journalistes allemands, anglais et américains feraient tout;en leur pouvoir pour amoindrir les succès des armes françaises, et qu\u2019au besoin même ils changeraient les victoires de ces dernières en défaites honteuses.Toutefois, il est une question sur laquelle tous ont dit la vérité, car devant elle toutes les autres disparaissent, le fanatisme, le patriotisme même se fondent, c\u2019est la question d'argent.Devant cetle grave question les nationalités s\u2019effacent, les haines disparaissent, 'il ne reste plus en face que le créancier et son débiteur, le préteur et l\u2019'emprunteur.vrai : « L\u2019argent est le nerf de la guerre.» Qui, sans ressources pécuniaires, sans or dans ses coffres, sans crédit sur les marchés, la puissance la plus batailleuse du monde entier ne pourrait soutenir une lutte pendant huit jours.Cest un fait d\u2019une vérité si frappante, que l\u2019on regarde avant d'entreprendre une lutte contre une nation ennemie au trésor d\u2019abord, aux armes ensuite, car avec cet autre levier d\u2019Archimède, vous pouvez soulever le monde entier, sans même trouver un point d'appui aussi solide que l\u2019exigeait le géomètre grec.Or, dans une guerre aussi sérieuse que celle de la France et de la Prusse, il a fallu de toute nécessité que de chaque côté l\u2019on s'assurât par avance de Ge nerf des batailles, en vue des.éventualités prochaines, ; Qui ne connaît cet asphorisme politique on ne peut plus Un royaume, quelque puissant qu'il puisse être, voit hien- tôt ses finances se délabrer, si la guerre se prolonge-pendant quelque temps.Alors, pour relever le moral de ses soldats et continuer la lutte, il ne lui reste qu\u2019une chose à faire : emprunter La Prusse est aujourd\u2019hui dans celte position précaire.Ses armements énormes, ses dépenses outre mesure ont mis à sec son trésor.Elle est là, attendant sur les marchés européens l'effet de son crédit, basé sur l\u2019effet de ses fameuses victoires.Ses échecs financiers nous donnent aujourd\u2019hui la mesure de ses succès militaires.Depuis huit jours elle frappe à toutes les portes, et si quelques-unes se sont ouvertes à son appel, bien d\u2019autres sont restées fermées à sa voix Hambourg, de qui ie roi Guillatime attendait tant, loin de lui promettre, tui a refusé net son fameux emprunt de 50,000,000 de thalers.Francfort lui a ri au nez, en ayant l'air de vouloir dire qu'elle ne voulait pas lravailler pour le roi de Prusse.Aujourd\u2019hui, sur les marchés allemands et anglais, les bons.prussiens ne se rachètent qu\u2019au taux minime de 374 p.cent.Joli acheminement vers la banqueroute nationale.A Berlin même, qui le croirait ! dans les réjouissances publiques occasionnées par la grande victoire prussienne du 18 courant, (qui au fond n\u2019était qu\u2019une défaite depuis confirmée), les bons ont baissé de deux francs.Les banquiers allemands paraissent donc mieux renseignés que les correspondants des journaux anglais et américains.Si, dans toute la confédération germanique, on sait quel degré de crédibilité il faut ajouter aux célèbres télégrammes du roi de Prusse, (qui oublie de compter ses morts pour avoir le plaisir de compter ceux de ses ennemis), d\u2019un autre côté en France on a foi dans le gouvernement.La Banque de France, dont les renseignements doivent être on ne peut plus exacts sur la situation des deux armées respectives, depuis l\u2019ouverture des hostilités, n\u2019escompte encore actuellement, en dépit des grands Lriomphes prussiens, les bons français qu\u2019à 4 et 5 pour cent.On ne dira pas, nous l\u2019espérons, que les directeurs de celte célèbre institution monétaire ne s'entendent pas au maniement des affaires.Qui plus est, les bons français éparpillés sur le territoire allemand n\u2019ont pas même subi la dépréciation des bons prussiens.Il y a donc là une preuve irrécusable, que les dépêches télégraphiques ne pourront guère faire disparaître, c'est que la position de la France est moins désespérée qu\u2019on se plait à nous le raconter, tandis que celle de la Prusse est moins enviable qu\u2019on ose le dire.: : Le crédit, sur les marchés publics de deux puissances combattantes, est le barométre infaillible de leurs degrés de succes sur les champs de bataille.Si le mercure indique P'orage, gare aux financiers qui ne sont pas sous les toits ; si l\u2019aiguille aimentée se tourne vers le « Fair Weather,» comme disent les anglais, alors plus d\u2019alarmes, tout le monde dehors.Le barométre prussien est à la tempête, tant mieux, le \u2018baromêtre français est au beau, tant mieux.Espérons qu\u2019ils resteront toujours dans cette position.\u2014_ L\u2019annexion et l\u2019independance.Les derniers évènements, l\u2019invasion des Féniens et les dif ficultés dans le Nord Ouest, ont jeté l\u2019esprit public dans un malaise qui fait reporter un coup d\u2019æœil en arrière et regarder l\u2019avenir avec une certaine inquiétude.Il y adestemps dans la vie des peuples, où ils se prennent de vertige dans leur mouvement ascendant, et se mettent à réfléchirsi les avanta- \u2018ges de la route à parcourir, valent les sacrifices qu\u2019ils s\u2019imposent.Nous le disons hautement, et nous le eroyons, les craintes que nous ressentons ne.sont :pas fondées, et cette question aura une solution toute naturelle, résultant des événe- | ments à venir.[ PT CT ot TPIT 12 > L\u2019apathie de l\u2019Angleterre vis-à-vis de nous a été l\u2019un des motifs pour un certain nombre de vouloir s'éloigner d'elle, \u201c soit pour rester indépendant, ou aller se jeter dans les bras de la République voisine.\u2014 Un délégné est parti pour demander à la mère-patrie quelles sont ses intentions véritables; et Sur sa réponse, nous pourrons guider notre manière d'agir.Vouloir immédiatement l\u2019émancipation, c\u2019est faire taut - simplement comme les enfants irréfléchis, qui se hâtent de secouer la tutelle de leurs parents, pour se lancer dans les.aventures d\u2019un avenir incertain où ils peuvent réussir, mais où certainement, l\u2019imprudence de leur démarche prématurée les met en butte, à mille difficultés qu\u2019ils auraient pu éviter sans cette fébrile impatience de la jeunesse.Nos lois civiles ont dicté l\u2019âge auquel l\u2019enfant, sensé être mûr pour jojair de ce droit, prend l\u2019administration de ses affaires et devient la source d\u2019ine famille dans l\u2019état.Et la société se trouve bien de cette restriction.Les peuples ont leur minorité ; les lois politiques n\u2019assignent aucun âge où ils peuvent jouir indépendamment de leur droits nationaux; mais leurs facultés et les progrès qui les grandissent, commela manière avec laquelle ils sont traités par le tuteur, dictent à.celui-ci ou au grand conseil des nations, le temps de leur émancipation.Nous sommes vieux our notre âge, c\u2019est vrai ; nous avons eu l\u2019avantage d\u2019avoir été élevés à l\u2019école des peuples les plus civilisés du monde ; mais sommes-nous en état de marcher seuls au miliëü: des | péripéties de la politique actuelle ?Si la mère-patrie ne veul plus de nous, fort bien ; nous essayerons à marcher sans elle; nous ferons comme ces enfants disgraciés dela fortune, et auxquels le papa dit : Jte dirai.ma foi, Qu'il y a rien pour toi, V'ià cinq sous, Et décampe.La nécessité fait les hommes, nous porterons gaiement notre petit paquet, et nous passerons à travers les peuples sous læil de\u2018la marâtre qui n\u2019aura aucun motif de nous maltraiter.-\u2014 .Mais si nous pouvons \u2018attendre, pourquoi ne pas la faire ; pourquoi se créer des misères dont nous pouvons nous dispenser, quand surtout, sur notre route,un grand peuple spé- - Gulateur est prêt à profiter de notre jeune âge, pour nous engloutir an moyen de promesses qu'il ne remplira pas.\u2014 Prenons patience, et bientôt nous serons formés ; nous pourronsnoussuffire, dans l\u2019agriculture, dansl\u2019industric, dans ecommerce,dans l\u2019artmilitaire etdans l\u2019artadministratif; tout marche à grand pas, dans notre pays, et nous sommes, non- seulement à nos yeux, mais aux yeux de ceux qui nous envient, sur la voie de hautes destinées.L'œuvre de la Confédération se fortifie ; bientôt toute l\u2019Amériqu& Anglaise du Nord sera une Puissance, nous représenterons sur la carte de l\u2019Univers une étendue imposante, dont les flancs garnis de portsde mer nous ouvriront le monde entier, et dont le sein, gonflé des plus grandes richesses, va se prêter au commerce par des artères artiflciels, qui seconderont puissamment les veines naturelles que la nature s\u2019est plu à y semer.Attendons donc.\u2014 Ce n\u2019est pas, remarquez le bien, que nous raffollions des Anglais, comme -peuple, non, mon Dieu! et nons aurons occasion de prouver que nous ne leur devons rien, et que quand ils voudront régler leur compte, notre tutrice pourrait bien avoir quelques reliquats ; mais ce que nous voulons, c\u2019est de rester ce que nous sommes tant que nous pourrons.ler.Parceque nous gagnons à rester encore en tutelle; 2eme.Parce que, en nous séparant à l\u2019amiable, nous resterons amis avec une Puissance qui, en définitive, pourra encore nous donner un bon coup d\u2019épaule \u2014 Quant à l\u2019annexion, nous n\u2019en voulons pas, et nous vous dirons pourquoi.-\u2014 Dans le prospectus du Franc-Parleur nous annoncions que «notre journal serait adressé aux hommes de bon sens, de bonne foi, aux amateurs de la vérité, et à tous-les gens d\u2019es- LE+PRANC:PARLEUR Nous ne prétendions pas rencontrer chez un chacun le cortége complet de toutes ces brillantes qualités ; mais au moins comptions-nous chez nos futurs abonnés d'alors, sinon une dose exagérée d\u2019esprit, en revanche beaucoup de bon sens, et à coup sûr un vernis de politesse et de savoir vivre qui sont inhérents à la bonne éducation.Deux habitants de St Hyacinthe ont cru que nous voulions les injurier en leur adressant notre feuille et conséquemment ont renvoyé le premier numéro du Frauc-Parleur, Jusque-là le mal n\u2019eut pas été très considérable, et le panier aurait reçu sans gémir ces deux égarés, mais les épithètes, accollées soigneusement aux noms de ces deux lettrés, nous ont semblé exiger les faveurs de la réclame, et c'est avec un sentiment tout charitable que nous voulons la faire.ons que nous avons prises, deux négociants de St Hyacinthe.Le premier fait dans les luiles, ce qui est très doux, le second dans le ferblanc, ce qui l\u2019est un peu moins.L\u2019un, M.Richer, À eu la précaution de mettre en tête de son nom l'adjectif insignifiant ; l\u2019autre, J.Pagnuelo, celui non moins significatif de « sans bon sens.» Nous étions loin de nous douter de la jolie place qu\u2019ils occupent volontairement dans le monde intellectuel, et ces messieurs nous sauront gré de les signaler ici au public.Tout le monde n\u2019est pas né spirituel, on le sait ; le bon sens est le lot du petit nombre, et les insignifiants nous coudoient à chaque pas, voilà autant de faits qui nous frappent journellement ; mais que deux hommes aient la bonhomie de venir étaler ainsi leur pauvreté d'esprit, c\u2019est assurément d\u2019une franchise qui nous surpasse, et d\u2019une modestie qui les honore.MM.Richet et Pagnuelo ne nous garderont pas rancune, croyons-nous, si cette annouce n'a pas tout le chic du puff annoncier, nous y avons mis tant de bonne volonté, qu\u2019ils devront toutefois nous en tenir compte._ L'huile a la vertu spécifique d\u2019adoucir les blessures, quel- qu\u2019insignifiantes qu\u2019elles puissent êlre ; que M.Richer en prenne avis et s\u2019en serve désormais derrière son comptoir.Quant à M.Pagnuelo, qu'il sache que le poli est aussi nécessaire dans le commerce de la vie, qu\u2019il est avantageux dans son commerce de ferblanc.En terminant, nous permettons à ces deux individus, dont le sort nous appitoie, d\u2019être aussi insignifiants, d\u2019avoir aussi peu de bon sens qu\u2019ils désireront ; mais ce que nous ne souffrirons pas, c\u2019est qu\u2019ils essaient désormais à coiffer leurs voisins du bonnet d'âne qui parait si bien leur convenir._\u2014\u2014 Le Partage de la dette et l\u2019Expedition\"du Nord-Ouest.Dès son âge le plus tendre, depuis la conquèle, le Haul- Canada, annonçaitune deces natures peu laite pour recevoir une éducation de bonne maison.D'un caractère revèche, emporté, fanatique et brutal, il n\u2019était guère possible, même en le tenant en bonne compagnie, qu\u2019il n\u2019eut pas une jeunesse orageuse, disons même, un peu canaille.\u2019 L\u2019Angleterre qui ne nous aimait guère, vû notre origine, mais qui néanmoins estimait nos qualités de race, crut faire acte de bonne politique, en 1840, en associant notre sort à son polisson de rejeton.Celui-ci, à cetle époque n\u2019avait pas le sou, mais en revanche il était criblé de dettes.Ce mariage forcé et mal assorti nous fut pénible à plus d\u2019un titre, cependant il fallutnous soumettre.Nous payâmes donc de nos épargnes les dettes de notre associé, puis avec notre crédit, il s'habilla décemment, car le pauvre diable faisait piteuse mine, même sur un marché mopétaire anglais.Enfin notre mariage alla plusmal que bien pendant près de vingt six ans, mais rendu là, notre situalion, devint telle, qu\u2019elle n\u2019était plus tolérable.Le divorce étant :chose impossible, nous acceptâmes, faute d\u2019autre voie, pour éviter les brutalités de notre associé, sa proposition de confédé- - prit» ration, espérant par là, nous soustraire à son autorité im- MM.Alex.Richer et J.Pagnuclo, sont, suivant les informa. \u201cee LE FRANC-PARLEUR 13 : , 5 } TPIT RL = eh médiate, au moins, dans les choses journalières de notre intérieure ; puis aussi un peu, dans l'éspérance que nos nouveaux associés, ayant gouté des amabilités de notre brutal, nous aideraient à le brider.Ce fut donc sous'ces circonstances'que nous entrâmes dans la confédération.Il s\u2019agit maintenant de régler nos comptes de société avec notre associé, et avec la délicatesse et le savoir faire qu\u2019on lui con- nait, nous avons lieu de nous alarmer de ses projets, et surtout de ses menées.En effet, n\u2019ayantrien apporté à la communnanté, au début de notre carrière, il veut prendre maintenant l\u2019avoir, ou à peu près, pour sa part, et nous laisser le gros du fardeau, pour le notre.Naturellement, nous regimbons et nous crions.au voleur\u2014c'est notre droit et notre devoir.Mais nos droits seront-ils sauvegardés et qui les sauvegardera ?D'abord, notre gouvernement local, très bien, mais en définitive, il pourrait bien arriver que le Gouvernement Fédéral fut saisi de l'affaire, et là, qui sauvegardera nos droits?À proprement\u201d parler nous n\u2019avons là, qu\u2019un seul homme, et tout en accordant à celui-ci tout ce qu\u2019il mérite et toute l\u2019importance possible, il peut venir un moment, où il sera trop faible pour lutter contre le nombre.Supposons que nous soyons forcés de demander le renvoi de l'Hon.G.H.Gray, comme l\u2019un des arbitres pour le partage de la dette des Canadas, sous prétexte que ce monsieur est par trop.emprunleur, et qu\u2019il cst trop cultivé en cette qualité par qui de droit, et que Sir John el Compagnie ne veuillent pas sacrifier ce cher et docile instrument, croit-on que Sir George seul suffira à la tâche ?Il est possible que oui, mais il n\u2019est pas improbable que non.Il faudrait donc si l'on est sage et prudent, avoir là, le plus- tot possible, trois hommes au lieu d\u2019un, car plus nous attendrons, plus nos chances de sauvetage seront faibles.Pour complaire à notre brutal et fanatique associé, et c\u2019est là notre tort, nous nous sommes toujours trop soumis à ses exigences, il serait grandement temps de changer de tactique, et dans son intérêt et dans le nôtre.Pour avoir la paix,nous avons consenti à une expédition militaire au Nord-Ouest,dont les dépenses journalières, dit-on, sont à plus de 85000, et qui en définitive va coûter à la Puissance au deli de $300,000.Avec $1000 ue nous avons données a Monseigneur Taché, pour défrayer ses dépenses de voyages, nous sommes arrivés à un résultat, beaucoup plus pratique, beaucoup plus avantageux, et beancoup plus certain.Cette expédition est donc pour nous Bas-Canadieus, une perte sèche d'audelà de $100,000 ; encore, si celle perte avait pour résultat de diminuer le fanatisme d\u2019Ontario, nous pourrions en faire le sacrifice de gaieté de cœur, mais au contraire, ce fanatisme, devient, en raison même dela somme de bienfaits résultant du succès de la mission de Monseigneur Taché, de plus en plus violent.On espérait arriver là en vainqueur, et puis comme conséquence naturelle, on aurait voulu pendre etfusiller nos métis français, et comme ces choses là ne pourront pas se faire la rage remplace le raisonnement Consolez vous Messieurs, et conservezce beau 2 feu pour un autre tantôt, nous auronspeut étre occasion de °$ vouslefaire passer avant qu\u2019il soit longtemps, si vous croyez 4 POUVOIL Continuer vos anciennes façons de faire.Les Métis sont pacifiés, et nous tendent les rènes du gouvernement de leur Province, et cela par le seul fait de Monseigneur Taché; (@ cela est vexant, n\u2019est-pas?Que voulez-vous, cela est, et il \u201cA fauten prendre son parti.& de mettre jamais la main sur le coffre public, de Manitoba, Puis il faut abandonner l\u2019idée car ceux qui en ont la garde, sont gens qui pourraient vous en donner sur les doigts.Pristi, c\u2019est finir malheureuse- À ment toutcs vos belles visées.L'expédition militaire va nous coûter an moins $300,000 F ot Riel avectrois cents de ses métis, peut l\u2019anéantir en moins ; de quinze jours s\u2019il le veut, car les hommes de cette expé dition, aux prises avec toutes les misères du monde, vont se trouver tellement exténués, tellement démoralisés qu'ils ne pourraient nullement résister à Riel et aux siens.Ils auraient - À le sort pen brillant de ce troupeau de poules dont lai _ l'Hon.Jos.Howe dans son ! : Psion.; § qui à été si bien encagé chez le fameux Dr.Shultz, à Fort & Garry, l\u2019hiver dernier.Sous ces circonstances notre .imbé- # cile et fanatique associé crie plus-haut et plus fort qué ja- discours de la dernière session, mais, demandant la tête de Riel, \u2014de'\u2019Riel, le* seul homme qui refusait de céder à ses ssartisans, lorsque la nouvelle de de l\u2019arrestation à Ottawa, du Révérend Père Richot et de Scott, fut arrivée à Fort Garry, en livrant le pays au féniens d\u2019abord et aux Américains ensuite ; qui refusait mème une somme de $250,000 pour sa part de récompense, s\u2019il voulait laissez faire les agents de nos ennemis\u2014et c\u2019est ainsi que vous voulez reconnaitre cette noble \u2018loyauté qui nous a sauvée cette Province.Eh ! bien, affichez par résolutions, dans vos assemblées publiques, volregimbécilité et votre fanalisme, tant que vous le voudrez, mais de par Dieu; n\u2019allez pas plus loin, car les métis ne seront pas seuls pour se défendre contre vos brutales attaques.Combien, nous vous le demandons, trouverions nous de ces fiers et loyaux haut-canadiens, qui placés dans des circonstances comme celles où s'est trouvé Riel, auraient refusés les offres de toutes sortes qui lui ont été faites.Depuis l'ex-gouver- neur McDougall, d'américaine mémoire, jusqu\u2019au dernier d\u2019entre vous, combien seraient demeurés loyaux ?Combien, ?.4 l'œil nu, nous ne voyons pas qu\u2019on pourrait en trouver.un seul, dans tout Ontario.-cessez d\u2019être fanatiques, et, en politique comme en toute autre chose, adoptez notre devise : Ivnesty is the best policy\u2014elle vous portera plus de bonheur, car, pour les sociétés comme pour les individus qui s\u2019écar tent de ce principe, il y a t6t ou tard, de terribles revers.VERITAS \u2014 L\u2019accueil a notre journal Nous avons été compris ; nous constatons avec fierté que les journaux les plus sérieux nousont souhaité une bienvenue qui ne nous fait pas regretter d\u2019avoir pris la résolution de n\u2019entrer en joute que pourservirla vérité.Enelfet, à part quelques exceptions, que nous signalons dans une autre colonne, nous avons reçu de la presse, et de ceux à qui nous avonsadressé notre feuille, le plus aimable accueil.Vous nous pardonnerez, chers abonnés, que dorénavant nous honorerons de la plus tendre affection, de nous laisser entrainer à la faiblesse naturelle aux parents dont le premier néest l\u2019objet de compliments qu\u2019il serait inutile de déclarer très flatteurs.Les voici tels que recucillis avidement par nous et conservés dans noscalepins, à côté de lettres privées pour lesquelles nous nous réservons de remercier leurs auteurs tout bas.- LA Minerve \u2014\u201c Encore un nouveau confrère au milieu de nous à Montréal, bien portant, vif, alerte, la langue bien pendue et d\u2019une belle constitution \u2014Il s'appelle le Franc-Parleur, ctil le sera; car nous connaissons assez la franchise de ses deux rédacteurs propriétaires, M.M.Adolphe Ouimetet B.A.T.DeMontigny, pour savoir que le nouveau né ne déviera pas.C'est une boune maxime de prudence que d\u2019attendre l\u2019œuvre pour juger l\u2019artisan ; mais nous pouvons dès aujourd'hui augurer favorablement de l'avenir car les deux nouveaux champions ne manquent ni de talents, ni de convictions hennêtes, ni de principes \u2014 En différentes circonstances ces Messieurs ont prouve qu'ils avaient du fonds, de l\u2019étude et de hautes capacités.Nons souhaitons que le l'ranc-Parleur devienne pour eux un beau théâtre et que le patronage public leur prodigue l\u2019encouragement qu'ils méritent.__ Nous pensons que le Franc-Parleur sera surtout un journal de critique judicieuse.La critique est nécessaire en Canada ; mais jusqu'à ce jour, elle a été bien peu comprise du public ; puisse notre nouveau conftère réussir à lu faire agréer.\u201d Le Pays: \u2018 Le Franc-Parleur journal a lous, journal pour lous, tel est le nom de baptème d'un nouveau né parmi nous.« Nous applaudissons à la courageuse tentative des deux Rédacteurs et Propriétaires de cette feuille, et nous leur souhaitons sérieusement un prompt et beau succès.- « Voici le prospectusdu jounal qui contient en outre un article de mœurs canadiennes d'une observation fine et réussie, ainsi qu\u2019un article de programme aussi bien écrit que fermement pensé.\u201d Le Pays-a eu l\u2019obligeance de publier notre prospectus qu\u2019il fait suivrede réflexions trèsflatteuses, mais qui sont trop personnelles pour intéresser le lecteur.L'ORDRE : \u201c\u201c Nous avons reçu le premier numéro du Franc-Parleur\u2026.\u201c Mr.Adolphe Ouimet, dont le public a dû remarqur les chroniques publiées dans /\u201d Opinion Publique, et Mr.B.A.T.DeMontigny, dont les nombreux trayaux littéraires sont avantageusement connus, ont signé le prospectus du nouveau journal, eu leur qualité de Propriétaires et Rés a \u2018 .- 10 2m\" \u2014 yy at \u2014\u2014\u2014 gm yo Le Après avoir.cité une partie de notre prospectus, l'Ordre fas Tos judicieuses remarques suivantes : « Fait à noter, c\u2019est que nos nouveaux confrères semblent commencer dans des conditions financières telles qu'ils renvoient à six mois ou un ,an le paiement de l'abonnement à leur feuille.| ; | \u201c« Cette condition, du reste, était nécessaire à une feuille qui revendique avant tout la liberté du Franc-Parleur.« On lesait, si c\u2019est le moyen le plus direct d'atteindre à la vérité, ce n\u2019est pas le,plus sûr pour atteindre à la fortune.« Succès À nos confrères pour leur entreprise méritoire\u201d\u201d \u2018OpINION PUBLIQUE\u2014: \u201c Le Franc-Parleur \u201d C\u2019est le nom d\u2019un journal satirique que vont publier et rédiger MM.Adolphe Ouimet et B.A.Téstard de Montigny.Les noms des proprietaires sont tout un programme et assurent le succès du journal ; ils sont écrivains de talent, d\u2019esprit et de mérite.Nos lecteurs se rappellent encore les charmantes chroniques de M.Ouimet publiées dans l\u2019Opinion Publique ; et M.de Montigny a déjà fait ses preuves dans la Revue Canadienne et par la publication d\u2019un ouvrage de droit considérable et de la plus grande im- rtance.Lenuméro spécimen, paru le 28 Juillet, est très joli et très jen fait.Le second numéro peraitra dans un mois, pour ensuite conti- puer sans interruption chaque semaine.\u2014Nous souhaitons longue vieel prospérité au Franc-Parleur.( Le Jounna DES Trois Rivières : |\u201c Le Franc-Parleur porte bien son nom el est rédigé par Messieurs Adolphe Ouimet et B.À.Testard DeMontignv, deux écrivains de talents déjà avantagetisement connus du public, l\u2019un pour ses charmantes chroniques et l'autre pour ses connaissances étendues sur nos luis civiles, notre code, ct sur plusieurs autres questions sérieuses et importantes.« Nous souhaitons à cette feuille une large circulation et une prospé- rilé toujours croissante.Que le Franc-Parleur occupe un fauteuil dans tous nos salons ! Le Courrier p OuTaouals : * Nous venons de recevoir lenuméro prospectus d'un nouveau journal français publié à Montréal sous le titre de Franc-Parleur, journal à Tous, journal pour Tous.Il parait très-bien rédigé el être assis sur des bases solides.« Voici un extrait du prospectus qui explique la mission que se donne la nouvelle feuille : \u201c Le Franc-Parleur, tel est le litre de notre journal ; c'est assez dire d'a- \u201c vance quelle sera sa mission, quel est son but.« Dire la vérité à tout prix, en dehors de toute idée d\u2019ambition, à l\u2019a- \u201c bri de toute influence sectionnelle, parler sans colère sur ce qui nous \u201c entoure, ridiculiser ceux \u2018qui sont ridicules ou le deviennent, élever \u201c ceux qui le méritent, voilà, à propremenL parler, notre catéchisme \u201c politique.« Courage, confrére, en avant , ne regardez pas en arrière, prenez la ligne droite et vous réussirez.LA GAZETTE DE SoREL \u2014Un nouveau journal, Le Franc-Parleur, re- digé par MM.Adolphe Ouimet et B.À.Testard de Montigny, à paru jeudi à Montréal.\u201c Le premier numéro du Franc-Parleur, que nous avons reçu, contient plusieurs articles bien fuilé, et les lignes suivantes que nous éxtrayons de son prospectus disent quelle sera su mission dans la presse canadienne.\u201c Nous ne sommes l\u2019organc ni l'expression d'aucune faction polili- que, nous voulons juger les hommes à mesure qu\u2019ils passent, les événe- ments à mesure qu'ils arrivent.Le passé sera notre expérience, et l\u2019avenir, nous l'espérons, la réalisation de nos j:rojets,la consolidation de uos idées.\u201d \u201c Nous souhaitons succès aux nouveaux confrères.LE JOURNAL DE QuÉsEc : \u201c Nous avons reçu ce matin, le premier numéro d\u2019un nouveau cunfrère, le Franc-Parleur, auquel nous nous empressons de souhaiter bienvenue et succès.« Le programme du Franc-Parleur est tout dans son nom, c\u2019est-à-dire qu\u2019il se propose de dire la vérité à tout prix, sur les hommes et sur lés choses, en dehors de toute idée d\u2019ambition, à l'abri de toute influence sectionnelle.« C'est là une noble ambition autant qu\u2019un rôle difficile à remplir.\u201c MM.A.Ouimet et B.A.T.DeMontigny sont les Rédacteurs du Franc-Parleur qui, s\u2019il remplit son programme, fera parler de lui, à coup sûr.Plusieurs autres journaux nous;ont souhaiter succès, en publiant avec grâce une partie de notre programme : Le Nouveau Monde, le Daily News, le Canadien, le Protecteur Canadien, l\u2019Union des Cantons de l\u2019Est, le Courrier de Beauhar- | nois, la Gazette de Joliette, les Guépes ete, - çÇ Le Courrier de St.Hyacinthe \u201c souhaite succès aux Francs ; c'est un vœu que nous partageons.Nous avons été tellement bien reçus dans les Bureaux du Courrier du Canada qu\u2019un amateurnousa enlevés avant que son Rédacteur ait pu faire connaissance avec nous.\u2018 C'était un événement \u2018si peu remarquable pour le grave Mr.Fabre qu'il n'a pas cru devoir s\u2019en oçeuper.Noysnous ferons un plaisir d\u2019échanger avec ceux qui noûg ont envoyé leurs feuilles, Wang = LE FRANGRARLEUR PETITE REVUE.ronde et le monde tremble.Si ce n\u2019était qu\u2019une chicane de voisins, elle serait déjà très à craindre ; mais elle est devenue une lutte de nationalités, plus que cela, elle est un combat de principes et de religion.Disons le, et disons le poing sur la poitrine, c\u2019est un de ces châtiments comme la providence sait en envoyer.\u2018Depuis longtemps dans les couches superposées des sphères politiques grondait l'orage qui vient de perdre son équilibre et il faut laver des désordres passés.Les digues de la justice sont ouvertes, et Dieu seul sait quel semence doit germer dans cet océan de sang dont s'imbibent les champs de bataille Chaque jour nous déchirons avec fièvre les tissus croisés de rapports contradictoires, et à la lueur des différentes versions, nous y voyots.des mensonges.Mais la France n\u2018aurait elle eu que deux échecs, n\u2019eut elle pour malheur que de voir des milliers de cœurs généreux sacrifiés,à la guerre, c'est un grand malheur La France, cette incarnation d\u2019une religion, la France, disons nous, à volé aux frontières, et elle a attendu.Il était trop tôt, et peut être trop tard.Trop tôt parce que son armée n\u2019était peut être pas prête, trop tard, parce que rendue aux frontières elle aurait dû bondir comme elle en était capable.C'était vue faute, il le fallait.Elle a vaincu à Saarbrucken.Elle à retiré son bras de Rome.Elle se retire de Saarbrucken, elle lutte à Weissemburg, ses soldats reculent; mais comme le font des héros; à Woerth, ils sont écrasés et l'ennemi s\u2019avance en masses profondes lourdes et serrées.Le Français quitte envahir le sol de la patrie, c\u2019est vrai; mais le vieux Romain ne pourrait exiger plus, il meurt ; le Prussien s'avance lentement sur le cadavre des braves meurtris, semblant craindre en retournant de passer sur les monceaux des leurs.Cette boucherie se- continue tantque les victimes égorgées n'auront pas de leur noble sang rempli la coupe du sacrifice.Prenez garde alors, hordes ténébreuse des flancs de la Germanie.Le Rhin que vous avez rougi pourrait bien ce refermer sur vous; vous êtes la verge dont Dieu se sert pour fustiger son peuple ; mais qu\u2019il brisera comme on brise le roseau qui a servi à punir un enfant qu\u2019on aime.Vous avez quelquefois vaincu, parce que celui qui vous menait vous avait multinlié comme les légions d\u2019Antiochus ; mais les Mathatias et les Machabée vont surgir et vous mordrez la poussière, la face tournée vers l\u2019Allemagne.Oui disons le, oui, France, fille chérie de l\u2019Eglise, et du monde catholique, si en retirant tes troupes de Rome tu as eu un motif de protester contre son dernier acte, tu as oublié que le quatrième commandement s'adresse à toi aussi ; au moment où l\u2019Autriche déchire le concordat, où l\u2019Espagne est épuisée par la Révolution et où lous ses autres enfants ont fui, tu auras eu tort de retirer aussi ta main du vieillard du Vatican.Mais demain, oui demain, tu te rappelleras Tolbiac, tn te souviendras des victoires de Charlemagne, tu te rappelleras des malheurs de Waterloo, tu planteras ton drapeau sur le fort St.Ange, tu seras catholique et tu vaincras.Et en effet Çest au moment où l\u2019Empereur réitère ses promesses à Pie IX que la victoire se range sous ses drapeaux.Depuis un mois le canon g * * ¥ La populace anglaise voudrait bien se jeter du côté où l'entraine ses sympathies.Le vrai anglais la retient.Le gouvernement attend pour se mettre du côté du plus fort dont la raison est toujours la meilleure.Les Chambres ont décrété le respect à la neutralité de la Belgique, \u2014passé le bill de l\u2019éducation, aboli les incapacités politiques du clergé, et lu deux fois le Ballot bill qui devra introduire le scrutin dans les élections.* \u201c> En Franee, on ghante la Marseillaise, on se bat, on prie et on-espère, :Les partis'palitiques s'agitent au squille-de Bis \u2014\u2014r yey + d mark, dont le nont est légien.Il à lancé sept agents plus rnéchants que lui, pour inspirer les dépêches entortillées que nous recevons.Les Orléans sont peut-être pour quelque chose dans cés intiigues ; c\u2019est malheureux.Dans tous les cas ils auraient une chance de monter sur le trône.Sur quoi s\u2019appuieraient-ils ?Sur la légitimité ?Mais alors lais- séz monter la branche ainée.Sur le vœu populaire ?alors laissez Napoléon.* \u201c Rome vient de proclaiier le dogrie de Pinfaillibilité de Pierre dont la barque s'agite sur les flots écumeux de la revolution.| Kanzler a proposé de fortifier la ville sainte., Ses ramparts sont couverts d\u2019une auréole.Si on ne les À respecte pas tels qu\u2019ils sont, les fortifications sont inutiles.\u201c ¥ ¥ Les Etats-Unis, qui ont applaudi à la déclaration de guerre, commencent à craindre pour leurs bons qui sont entre les # _ Le gouvernement, alarmé du progrès de l'immigration des 4# Chinois, qui réduisent considérablement le prix de la Ÿ main d'œuvre, s\u2019est pris à penser que ça fermait la porte = à l\u2019immigration Canadienne, et a adopté des mesures pour -& l\u2019entraver.\u2018à M.Treilhard, ministre français au Chili, est nommé mi- 4 nistre a Washington.~ \u201c Le Canada, 4 part sa question d\u2019arbitrage, offre peu de choses en politique.Les incendies ravagerit nos forets el nos champs.Après le Saguenay et Quebec, St.Henri des Tanneries, Vaudreuil, Ottawa, St Hyacinthe, Joliette, ont été visités par le flot destructeur qui trouve dans la grande sécheresse un encouragement à sa marche rapide.3 Au milieu de ses malheurs notre pays à entendu la voix $ du Saiut Père et lui envoie des compagnies de braves jeunes 4 gens.C\u2019est le temps.Ares \u2014< Une larme et une obole.# Le Canada Français a entendu par delà les mers la grande voix du # canon ; les cœurs ont tressailli ; c\u2019est celle qui se faisait entendre sous \u201cÆ les murs de Québec et dont les échos d\u2019un siècle se répètent à l'âme de @Æ notre génération\u2014Jamais ces grondements de j'airin nous ont trouvés Æinsensibles, et au bruit des armes de l'ancienne mère-patrie nos esprits \u201888 se transportent sur les champs de bataille.Là au milieu des flots de Æpoussière ct de fumée, couchés dans les sillons où ruisselle le sang, \u2018sous les pieds des chevaux hennissant et les roues des canons, \u2018Agissent par milliers des cœurs genéreux que le devoir à sacrifiés.@ Nous entendons d'ici la plainte des mourants, et nous voyons sur ces Echariots funèbres des soldats meurtris qui s'éloignent du drapeau ÆAqu'ils ont aimé \u2014A l'ambulance comme au champ, la religion de la \u2026 «France, qui est la nêtre, se tient penchée pour cohsoler les âmes, à nous \u2018de panser les plaies.& Il faut à ce soldat blessé un peu de charpie, à ce héros amputé une \u2026 fre de toile, à ce moribond un peu de vin, à tous des soins constants.rames à *.La bas, au fonds de la Bretagne, dans un coin de la Normandie, notre originaire patrie, une mère laisse tomber une prière à laquelle se mèlent les sanglots d'une sœur.C\u2019est la mère et la sœur d\u2019un héros, blessé au hamp d'honneur, mais Lélas! elle ne peut rien pour lui.Une larme, lle est déjà donnée.Une obole, s\u2019il vous plait.Nous avons beaucoup - à faire, c'est vrai, mais Un amusement de moins pour ce mois-ci, un uban de moins pour ce chapeau là ; que disons notis, un repas de oins, s\u2019il ne faut que ça pour nous montrer françäis.
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