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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
jeudi 6 juillet 1871
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Franc-parleur. --, 1871-07-06, Collections de BAnQ.

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[" + JOURNAL A TOUS, JOURNAL POUR TOUS Vor.I, Noir MONTRÉAL, JEUDI, 6 TULLE ABONNEMENT, , $2.0 PAR NUMERO\u2019 5 Cumin 2 LE LABRADOR.pod , NOTES-ET RÉCITS:DE VOYAGE PAR L'ABBÉ _ FERLAND.+ (Suite) ! trouvais du temps pour live et pour explo- er les mornes voisins.Un cap, taillé à pic | qui s'avance dans la baie Rouge, à quel- ues pas de la chapelle, excitait.particulière- ent ma curiosité.Sur uNe saillie du cher, à cinquante pieds au-dessus de la er, s'élèvent quelques pierres, qui semblent oircies par la fumée.A-t-on fait du-fen sur tte pointe :«uspendue au-dessus d\u2019un préci- ice?Comment y a-t-on transporté du bois ?\u2014 quel propos dés chrétiens se sont-ils nichés \u2018haut 2\u2014Voila l\u2019énigme qui se présentait à lon esprit, depuis une heure que je rôdais ur la grève, au pied du cap.Comme je \u2018avais personne autour de moi pour m\u2019éclai- er sur ce sujet, je me décidai enfin à essayer e résoudre personnellement le problème.flaquer le rocher de front, était tout bonne- ent se casser la tête contre une muraille ; il lait recourir à la stratégie, et \u2018prendre la Meresse à revers.En m\u2019éloignant du.ri- age, je réussis à gravir le côteau, au moyen e quelques arbrisseaux ; puis, un sentier cé par les chiens, me conduisit au sommet u cap, d\u2019où je me glissai tant bien que mal r une corniche du rocher, longue d\u2019environ uze pieds et large de trois ou quatre.Sous es pieds, était le rivage d\u2019où j'avais exami- é ce nid d'aigle ; ce n\u2019était pourtant pas n nid d\u2019 aigle, mais bien un nid de monta- mis.Oui, sur ces quelques pieds \u201cde roe, ne famille sauvage avait passé deux semai- £s : ces pierres \u2018enfumées formaient la heminée ; quelques branches d'épinette écouvertes de mousse marquaient le lieu où ormaient \u2018paisiblement le père, la mère et s enfants, tandis qu\u2019au-dessus grondait l\u2019ou- gan, et qu\u2019au-dessous la mer, dans sa furie, branlait le pied du rocher.Des tisons oircis, des amas d\u2019os de goëlands, et d\u2019arrê- de poiggons prouvent que la chasse et la pé- \u20ac avaient abondamment fourni à la cuisine qu'on faisait\u2019 céans.Entre les\u2019 offices du matin of ceux da soir, : Mais comment les enfants n\u2019ont-ils pas été lancés à la met par leur étourderie naturelle, ou par la violence des vents ?c\u2019est ce dont je ne puis me rendre compte.\u2014On m'\u2019apprit plus tard que cette fa- | mille était une de celles qui.en.péchant et en |chassant, descendaient à la rivière Saint-Au- gustin.Dans més promenades, je \u2018pus étudier à loisir la botanique di\u2019 pays.Le règne végétal y offre surtout des éricacées et des plantes alpines, qui croissent dans les fentes des rochers, ou-au milieu des couches de la longue mousse grise.Souvent, au fond d\u2019un bassin creusé dans le roc, ei dont les parois retien- hent les caux pluviales, s\u2019étend sur un lit de deux ou trois pouces de terre, un riche et mollet tapis, formé par le drosera rotundifolia.contraste avec le beau vert des Iycopodes, occupe des espaces assez considérables sur plusieurs des îles de la Demoiselle.Les arbustes les plus communs, sont : le thé du Labrador, ledum latifolium, qui répand une odeur aromatique, lorsque l\u2019on broie ses feuilles veloutées ; un bouleau nain à feuilles rondes, betula glandulosa ; la petite épinette noire, qui se traine sur \u2018les rochers, et dont nissent un breuvage préféré au thé par les planteurs ; on en fait aussi une bière meilleure que la bière d\u2019épinette grise.Les fruits, ou, comme on les nomme dans le pays, les graines, sont en abondance.L\u2019on trouve beaucoup de bluets ; deux espéces d\u2019a- tocas ; les mères rouges du rubus arcticus, qui porte des fleurs cramoisies ; les baies de Uarbutus alpinus, en anglais fox-berry ; les graines de corbijeaux, noires et rouges, em- petrum nigrum et empétrum rubrum, nourriture favorite des oiseaux dont elles portent le nom.Au mois d'août, les corbijeaux arrivent tout amaigris ; ils dévorent avec avidité les baies de l\u2019empetrum ; et, au bout de quelques semaines, ils ont acquis un embonpoint tel, qu\u2019ils ont peine à voler.Mais le fruit du pays par excellence, est une mire jaune, rubus chamæmorus, nommée chicoté par les sauvages et les français, et bake-apple.par les anglais.Ce fruit est estimé non-sculement des hommes, mais encore des chiens et des Cette plante délicate, dont la teinte rougedtre: les feuilles infusées dans l\u2019eau chaude four-) ours qui en sont très-friands ; il Se met à bien des sauces, mais il sert sürtout aux provisions de confitures, que les ménagères préparent pour l'hiver.Je dois ajouter à la liste de fruits, les groseilles rouges et violettes, les petites poires amelanchier canadensis, et les framboises, qui sont rares Quant aux fraises, si communes dans les environs de Québec, je ne me rappelle pas en avoir trouvé sur la côte du Labrador.Le 6, en retournant le soir à mon logis, je pus juger par mes yeux de l'abondance du poisson dans cette mer.J'avais, dans\u2019 le cours de la journée, remarqué plusieurs berges, qui se suivaient lentement, en visitant les baies et les anses.Chacune était conduite par six rameurs ; debout sur l\u2019avant, se tenait immobile un matelot, qui sondait de ses regards le fond de la mer.Ces \u2018berges étaient à la recherche d\u2019un banc de harengs ; elles appartenaient à une goëlette mouillée à deux lieues de là, près du Gros-Mécatina.Deux heures plus tard, leur grande seine, longue de plus de cinq cents brasses, avait été lancée à l\u2019eau et enveloppait une masse épaisse de harengs.Les deux bouts de Ja seine avaient été toués vers la terre,.ou ils furent amarrés ; puis, avec de petits filets, l\u2019on mettait le poisson à sec sur le rivage.La prise était évaluée à quatre ou cing cents barils.Comme le vent du nord- est commençait à souffler avec violence, les embarcations du voisinage furent mises en réquisition, ef, à mesure qu\u2019on en avait empli une, on la dépéchait vers la goélette.Par malheur, une des berges trop lourdement chargée fut couverte par un coup de mer, vis-à-vis de la Baie-Rouge, et les deux pê- cheurs qui la conduisaient furent emportés par\u2018la vague.Leur perte était assurée, si leurs compagnons n\u2019avaient volé à leur secours sur de légères embarcations : l\u2019un et l\u2019autre furent retirés à demi morts et ne comptant plus revoir lu terre.On les transporta dans une maison voisine, où les soins les plus empressés leur furent prodigués avea tant d'efficacité, que le lendemain ils étaient prêts à reprendre leur pénible travail.Cependant comme le vent continuait à augménter, il fallut mettre la seine en état de résister à la mer, au moyen d\u2019ancres et de UP ho.MT Wn -\u2014 2 ors ogee A dmtals Bar a a VI TEI ° 3 Sats oda s rx \u2014- x del oa aw vm - Cte area Lip St - \u2014\u2014\u2014 a de æ.@.ont \u2026 Late me ee AR xs Cy ; Tao Td e Tp Rey ORAL EP Set Oe of WL.A RENIN = re cage us lt A ae \u201c a = > ta\u201d wan TON AN forts cables +\" pindgpt in tity tou cheurs restèrent sue\u201d piefl, préls a couperles amarres, a-ouvrir la séine ei:d la rébrer de l\u2019eau, si elle ;élait en ddnger dé se rompre.Le soir, un :féritable oHfragani se déchaina i les vagues venaient se -briser\u2018avéc füreur contre les rochers, et s\u2019élevaient en masses d\u2019écume à une hauteur de plus de vingt pieds.La mer et le vent 'semblaiént dévoir tout balayer ; mais l'abri avait êté sP bien choisi et les mesures étaient si soigneusement prises pour prévenit Tes accidents,\u201d que, da- rant trois jours de gros temps, la seine résista à la pression dû dehors ct aux mouvements du dedans ; cär les pauvres prisonniers, bât- tus \u2018par \u2018les flots, cherchaient a.rompre les + murailles de la gedle.\u2026 FE, Le dimahchie (S'août), je \u2018tériminai lä*fmis- sioñ, après avoir recommandé\u2018 aux-häbitants de se conserver soigneusement dans la grâce de \u2018Dieu ; car, d\u2019ici à onze; ou -douze, mois, fussent-ils aux portes.dela mort, ils ne pourront obtenir les secours de la religion, afténdu'qu'e le prêtre le plûs voisin se'tfoûüve ¢ \u2018ps 1 \u2019 2 3° sur la cOte\u2018de Gaspé; a plus:de cent lieues:de distance, : Tag oo 8 C8 à Pals A Shoal Pag vd IV.Départ de fa\u2019 Tabatière\u2014Bérgés du-pays-LLà Grbssé-: Îie\u2014Le Loup-marin-\u2014Pèche d'automne\u2014Les chien: du: Labrador\u2014Leurs concerts\u2014Leurs (mœurs \u2014 Leurs services\u2014Le cométique\u2014Le \u2018fouet \u2018témriblé\u2014 Une histoire.- : to Co ! ) .i he Teh 1 st Li ; ?' Pag den Je partis le même soir de la Tabatière,avec, le sieur François Lévêque, maître du poste de la Grosse-Ile de Mécatina, pont aller \u2018donner Ja mission à sa famille.Qubiquélé vent'fût faible, nous francbimes dans une heure les deux lieues que nous avions à fajre.Les berges dont on se sert su, toute la côte démändent peu de veñt, parce \u2018qu'\u2019èlles sont légères et- portent'une forte voilure ; si\u2018 le temps se fait gros, il est facile de .prendre deux ao trois: ris dans les voiles.Ces embar- caliôns sont construites au Massachussets, el viennent surtout de Newburyport, prés de Boston ; elles coûtént'ordinairement'de quinze à scizé louis lorsqu\u2019elles ont leur: voilure.On ne bâtit-point au Labrador, le.bois étant trop rare et trop: éloigné.Il en est tout autrement sur la côte de Gaspé, où :béqucoup.de pécheurs construisent eux-mêmes leurs berges, qui soht grandes, fürtes et si propres à .Tésister à de gros coups de vent, que les pê- cheurs gaspésiens ne craignent point.de s'en servir pour traverser du cap des Rosiers à.la pointe est de l\u2019île d'Anticosti.C\u2019est, une djs- tance dé trente licués \u2018en pleiñe mêr.Les berges aïnéritaines courent mieux \u2018dans le veil, et sbnt préférables pour louvoyer ; mais elles.sqnt-rmoins.sûres et exigent plus de précautions conlre les accidents ; si la lame passe par-dessiys les.carreaux, - çlles s'enfoncent et disparaissent sous lea.Celles de Gaspé, au contraire, léts'indtié\"qu'élles toürnent soils voiles, surnagent presque toujours.~ Aussi les pécheiirs de Percé, ; cap, des.Rogiers ne craignent point d'exposer leurs berges à chavirer, car ils savent u\u2019ils pôurront se réfugier en shrété sur la quille.fia Grosse-lle est un rocher qf a une lon gueur de quatre ou, cing milles ; comme elle est haute et.avancée à la mer,, on.l'aperçoit de Join, dans loufes les directions.Ses.or esr pb milliers d\u2019ojseaux s'agitént de toutes.parts au- Hour \"de ndus ; *plusieurs familles'de jeunes | gra \u201cea 4 |l\u2019éch e::Douglastown etdu | LE FRANC-PARLEUR \u201cmoignacs s\u2019enfuient sur l\u2019eaû, ayantles ailes \u2018encore trop faibles pour.voler ; les goddes, pinguins en miniature, et les cormorans nous ladressent.des injures du haut de leurs rochers ; des goëlands, des corbeaux beaucoup plus gros que nos corneilles, des hibous, des chou- ettés tobrhoieht\u2018en'poussänt des cris d'inquiétude.| pale- xront à leurs frais-et dépens.GE y ; LE BRANC-PARLEUR \u2014\u2014 Nous regrettons pour notre part-qu\u2019un excès de fièvre.électorale ait fait commettre.une témerité de cette nature à deux hommes d'expérience et jouissant d\u2019un jugement sain.Un.peu de réflexion leur aurait fait comprendre, que leur position de magistrats ne pouvait leur donner des pouvoirs aussi extraordinaires, surtout lorsque le premier magistrat de cette ville était au milieu de nous.On ne fait pas ainsi parader dans nos rues quelques centaines d'hommes armés pour le plaisir de la chose.Il faut des cas extrémement graves pour légitimer pareille intervention, et nous ne sachons pas qu\u2019il yait eu émeute à aucun des polls de la Division Centre, encore moins qu\u2019on ait été obligé de lire l\u2019acte de riot.Or il n\u2019y a que des cas de cette nature qui puissent nécessiter une force militaire, et l\u2019on sait encore avec quelle prudence et quelle circonspection il faut alors s\u2019en servir si on tient quelque peu à sa vie et à sa bourse.Que l'on veuille seulement se rappeler la fameuses affaire Gavazzi et tout le monde nous comprendra.Eût il fallu employer une milice pour réprimer des troubles, la troupe régulière nous aurait étéencore moins dommageable que celle des volontaires.Car enfin l\u2019on sait, que les volontaires habitant la même localité que nous apportaient dans l\u2019accomplissement de leurs devoirs des sympathies qui, chez plusieurs n\u2019étaient pas étrangères à la lutte qui se faisait dans le Centre.Il est vrai que nous ne possèdons plus les régiments de Sa Majesté, et pour cette raison là même on devait user de tous les moyens légitimes à la disposition avant d\u2019appeler sous les armes les volontaires Canadiens.Quoiqu'il en soit, en attendant les bonnes raisons que ces | deux magistrats donneront de leur conduite, nous déclarons que la ville de Montréal, ne saurait être assujettie à payer un compte que la légalité et les circonstances ne justifient pas.C\u2019est un malheur pour ces Messieurs que voulez-vous, on ne va pas à la guerre sans qu\u2019il en coûte.La pétition tendant à faire disparaitre le.vieux mur qui entoure le marché à foin, recevra à coup sûr une marque | de considération de la part du Comité des chemins.Les avenues qui conduisent à une place publique, doivent toujours être libres de toute entrave et\u2018d\u2019un facile accès.Le vieux mur qui entoure la place du marché à foin, a bien il est vrai ses titres à la reconnaissance publique.En le démolissaant, les souvenirs de plusieurs générations d'élèves du vieux Collége dé Montréal s\u2019envoleront pour ne plus revenir.Néanmoins notre siècle qui est essentiellement démolisseur ne s'arrêtera guère à ces considérations classiques, et les nécessités, les exigences locales feront bientôt fable rase de ces vieux témoins des espiègleries de .nos anciens confrères et un peu des nôtres.| - L\u2019Echevin Rodden à donné avis d\u2019une.motion qu\u2019il proposera à la prochaine séance du Conseil.Il voudrait que les bureaux des Présidents sur les amendements reçoivent instruction d\u2019examiner, s\u2019il estopportun de stipuler dans les changements qui -peuyent être proposés.à |la charte de la cité : LE FRANC-PARLEUR , 475 lo.Que les Echevins soient élus par les Electeurs propriétaires dans chaque quartier de la ville, qu'ils forment un bureau d'Echevins et que l\u2019on prenne parmi eux les membres du Comité des Finances.20.Que tout électeur sera éligible comme maire, échevin ou conseiller pourvu qu\u2019il possède des biens-fonds dans la ville libres de toutes charges au montant de.Cette motion nous paraît très-importante et nous avons hâte d'en Voir le développement par son moteur, l\u2019Echevin Rodden » qui n\u2019a pour habitude de ne rien faire à la légère.| Aussi ferons-nous nos considérations en temps et lieu.Le Conseiller Leduc désirerait que l\u2019arrosage des rues fut transferé au Comité de feu comme par le passé.Nous\u2019 croyons que l'accomplissement de ce désir serait préjudiciable aux intérêts de la cité.Le fait de vouloir enléver à la force du Feu, qui est déjà trop peu nombreuse, quelques-uns de ses hommes, est une imposition troplourde pournepasdireinjuste.Montréal peut se vanter et avec droit d\u2019avoir la brigade du feu la mieux organisée sur lout le Continent Américain.On sait cepen dant au prix de quels sacrifices de tous genres, les Pompiers soutiennent une réputation légitimement acquise.Quand on apprend que 33 hommes gardent et défendent contre l'incendie une ville dont la population atteint au- jourd\u2019hui le chiffre de 180,000 âmes, on demeure émerveillé de la-perfection de notre système.Enlevez 6 hommes à la brigade du feu, pour l\u2019arrosage des rues, supposez le cas de maladie, ou de blessure reçues dans l'exécution d'un devoir, qu\u2019elle sera alors l\u2019efficacité de ce corps qui a besoin de tout ses membres ?Croiton réel lement, que le pompier, dont le cheval est-attelé à l\u2019arrosoir municipal, sera aussi en état avec la meilleure volonté du monde de rendre justice à ses patrons ainsi qu\u2019à lui-même ?Naturellement non ; tandis qu\u2019en demeurant à son poste il nous accordera toujours les mêmes services.Aussi espérons-nous que le Conseiller Leduc n\u2019insistera pas sur la passation de sa motion, si préjudiciable à nos intérêts, et à ceux d\u2019une classe qu\u2019il a su depuis longtemps apprécier.- La-proposition du Conseiller Betournay tendant à former -un Comité spécial des Comités de police et du feu, dans le but d\u2019obtenir des soumissions pour l\u2019érection de nouvelles stations de Police et du feu sera sans aucun doute favorablement accueillie du.public.Ce n\u2019est malheureusement pas d'aujourd'hui que le besoin s\u2019en fait sentir dans notre ville.Tous ceux qui ont eu occasion de visiter les stations respectives de la Police et du feu, ont depuis longtemps formé :leur opinion a ce sujet.L\u2019exiquité du local, sans compter les mille et un émbarras - qui en découlent, ont rendu ces lieux plus prapres à recevoir des bêtes de somme, que des créatures raisonnables.L'air en-est vicié et malfaisant, et le Bureau de Santé aurait certainement fait un acte de charité en allant visiter ces -endroits.On nous dit que les nouvelles stations réuniront & tout le comfort désirable joint à l\u2019élégance moderne.Tant mieux, des améliorations de ce genre sont.tellement rares qu\u2019il est bon de les signaler à la considération générale.\"à - \u2018 Si tous les fonds municipaux eussent été employés de cette manière, les reproches ne pleuveraient pas sur les administrateurs, et la caisse serait plus lourde.ADOLPHE OUIMET.\u2014e LA FETE DE LA PUISSANCE.Le premier juillet 1871 la Confédération Canadienne entrait dans la quatrième année de son existence.Nombre de prophètes mal disposés lui ont prédit dès le berceau, une enfance pénible et périlleuse, une vitalité éphemère que le contact de la Grande République voisine devait anéantir au premier souffle.° D'autres plus charitables, ont salué son avénement avec joie et bonheur, laissant à la Providence le soin d'aplanir les difficultés semées sur son passage.Ces derniers disons-le avec reconnaissance avaient placé leur confiance entre bonnes mains, et si des obstacles sérieux sont venus dès les premiers jours de sa naissance entraver sa marche, ses destinées glorieuses lui ont donné la force d\u2019y faire face et de les vaincre.Aujourd'hui, à moins d\u2019un de ces revirements soudains qu\u2019il n\u2019est pas possible de prévoir, nous possédons tous les avantages des grandes nations, et nous arriverons sous peu à compter pour quelque chose parmi les peuples du Continent Américain.C'était une belle et noble idée que celle de réunir sous un même drapeau,les nationalités distinctes qui habitent les terrritoires de l\u2019Amérique Britannique du Nord.Ce projet grandiose a eu son accomplissement,et l\u2019histoire aura de beiles pages à l\u2019adresse des hommes publics qui ont contribué à sa réalisation.Quant à nous qui avons foi et espérance dans l'avenir, nous entrevoyons pour notre pays une ère de prospérité et de bonheur.Nous serions profondément blessé dans nos sentiments les plus intimes, si tôt ou tard un démenti brutal venait détruire un rève aussi réalisable, car à nos yeux la Confédération a toujours été par ses dispositions sages, éclairées et patriotiques le salut de notre race.Cet accord d\u2019une législature locaie pour la Province de Québec est un bienfait qu'on ne saurait oublier et, jamais les anciens patriotes canadiens dans la plus grande force de leurs exigences polititiques n\u2019eussent osé espérer pour notre patrie des garanties semblables à celles qui assurent en ce moment notre autonomie sociale, notre religion, notre langue, nos lois et nos mœurs.Oui, nous en sommes assuré, malgré \u2018la dissidence des opinions, la diversité particulière des moyens, il ne saurait y avoir qu\u2019un mème cœur pour arriver au même but.Les luttes politiques qui nous ont été autrefois si nuisibles, n\u2019offrent pas maintenant les mêmes dangers.Les querelles seront au moins toujours au sein de la famille et une injure entre frères s'oublie vite et se pardonne pius aisément que si elle nous est lancée par une bouche étrangère.Aussi appuyés sur les vrais principes religieux et sociaux, serons nous toujours les maîtres de la situation dans cette belle Province de Québec.À nous de mettre à profit les leçons d'une expérience assez amère pour qu'elle ne soit pas complétement oubliée. 476 L'UNION: CATHOLIQUE.Un spectacle digne de remarque frappe les yeux de tout \u2018le monde, c\u2019est l\u2019inertie dont font preuve les sociétés littéraires à Montréal.Tous conviennent pourtant que la jeunesse instruite est la classe la plus-intéressante de la société et qu\u2019il la faut cultiver,puisque c\u2019est else qui exerce sur le peuple la plus grande part d\u2019influence.cette jeunesse qui donnera l'exemple, qui conduira les masses et qui .est appelée à les diriger.Elle a foi dans sa mission et instinctivement Blle cherche à apprendre et à traduire à l\u2019extérieur ses connaissances acquises.Si, en sortant des collèges, on s\u2019en empare pour la diriger vers les aspirations que son éducation indique, on aura par là même rendu un grand service au pays.Les citoyens, qui l'ont compris depuis longtemps, n\u2019ont certes rien négligé sous ce rapport.Aussi des sommes énormes ontselles été dépensées pour seconder les efforts généreux des communautés réli- gieuses qui font de grands sacrifices pour purifier cette shurce de la société d\u2019où découle tant de bien ou, tant de mal.Comment se fait-il que malgré de si généreux efforts on en soit encore à compter duns une ville comme Montréal, que des débis d\u2019institutions littéraires qui semblent ne voir le jour que pour voguer misérablement sur l\u2019océan où les éceuils surgissent On voit à nos côtés des institutions hostiles à nos principes, à notre religion, subsister et prospérer ; les nationalités étrangères semblent surtout avoir le secret de ces fondations,tandis que nos créations végètent misérablement.La raison en est pourtant sim- \u2018ple, c'est qu\u2019au lieu d\u2019unir nos forces, nous les divisons ; c\u2019est qu\u2019au Heu d\u2019avoir une bonne institution où nos moyens seraient concentrés, nous avons, de par la ville, uñe foule de sociétés qui surgissent et \u2018qui passent comme passent les roses, ou qui mènent une existence constatée souvent que par les divisions qui s\u2019y soulèvent.De toutes celles qui ont vu le jour et qui-ont subsisté se compte l'Union Catholique formé par les Jésuites.L'Union Catholique a eu ses temps de maladie ; mais, enfin,personne ne conteste qu\u2019elle a eu dans la- société ses bons résultats.A Theure qu'il est l\u2019erreur se propage.avec une rapidité étonnante, les mauvais principes ont des triomphes sur presque toute la ligne.L'Union Catholique, la seule, à peu près, qui donne signe de vie, fait-elle tout le bien dont elle est susceptible, dont les éléments qui la constituent donnent lieu d\u2019espérer \"et surtout repond-t-elle aux besoins de la vérité ?Nous ne le pensons pas, car ce n\u2019est plus assez de se réunir pour entendre des lectures, ou faire quelques exercices religieux.Cela est beau, cela est bien ; mais la religion d'un chrétien, nous est avis, ne consiste pas A écouter des travaux faits par d'autres ou de se mettre pendant un quart d'heure les genoux sur unm: parvis quand les principes sont attaqués.Non, la\u2019 vie .du chrétien est un combat et la jeunesse instruite surtout, qui a reçu uné éducation soignée; doit avoir pour mission de' descendre dans l'arêne' où: l\u2019erreur se répand et où le'diable a fransporté le leu \u2018du \u2018combat.Or pour s\u2019exercer à ces combats le jeune homme doit apprer- dre à se servir des armes de \u2018la vérité et, nous le répétons, d'est dans-une société'forte et'religieuse;où tous les moyens moraux et matériels seront réunis, que nous pourrons nous ihspirer 4 un foyer commun: d'où divergerontnds: conndis \u2018sances et nos capacités.> : oe En effet, n\u2019est-ce pas, HE \u2018FRANC-PARLEUR Quelles sont les causes qui font que l\u2019Union Catholique ne répond pas complètement aux besoins du temps?Deux principales : la première c'est que son local est trop éloigné du centre, qu\u2019il en coûte de se déranger pour s\u2019y transporter et que d'ailleurs il est impossible de réunir tout ce qui doit constituer une-grande institution, telles que salles de journaux etc.20, c\u2019est que,-étant-exclusivement sous la direction d\u2019une communauté, les amis des autres cherchent à encourager les sociétés qui poussent ou languissent.à l\u2019ombre des autres communautés.Quelques jeunes gens, dont le dévouement ne peut-être mis en doute, avaient pensé faire disparaire ces deux causes, qui s'opposent au progrès d\u2019une institution de ce genre, en priant Sa Grandeur,Mgr.de Montréal, de faire l\u2019acquisition \u2018de l\u2019Eglise dela Trinité, Rue Gosford, qui, par son site et ses spacieuses salles, aurait pu convenir parfaitement à la réunion de toutes les sociétés sous le mème*toit.Ces jeunes gens ne doutaient pas que les communautés religieuses, guidées par le désir de faire le bien, sans esprit d\u2019égoïsme, se prêteraient volontiers à ce plan, dès qu'on leur montrerait, qu\u2019en effet, c\u2019était le.seul moyen de réunir toutes les forces en les concentrant cten ménageant \u2018toutes les susceptibilités.Aussi est-ce dans ce but qu\u2019ils proposèrent à la constitution de l\u2019Union Catholique des changements qui, en affirmant d\u2019une manière encore plus positive, l\u2019autorité du prêtre dans les questions religieuses et mixtes, mettaient cette institution sous le contrôle immédiat del\u2019Evêque du diocèse,lequel choisirait lui-même un directeur où il en trouverait un, propre aux fonctions importantes et difficiles de diriger une société de cette nature.On aperçoit immédiatement l'immense avantage qui en serait résulté ; mais il fallait faire des sacrifices, pour payer les intérêts de cette bâtisse et en payer aussi l'entretien.On n\u2019a mème pas voulu penser que les communautés xeligieuses auraient pu nous aider, que les citoyens, qui depuis tant de temps, font des sacrifices rendus inutiles par nos divisions, se seraient donné la main lorsqu\u2019ils auraient vu qu\u2019enfin nous avions les qualités essentielles de- viabilité : l\u2019union ; on a étéeffrayé des démarches qu\u2019on aurait été obligé de faire pour seconder ces généreux efforts des citoyens, et peut-être d\u2019une faible contribution en: échange de tant d'avantages, et la majorité des membres présents, dimanche dernier, à la Rue Gosford, a voté qu\u2019ils étaient bien chez les Jésuites et qu\u2019ils préféraient y rester par ce qu\u2019ils n'avaient à s'occuper de rien, et qu\u2019il n\u2019y avait aucunes dépenses à faire.Nous regrettons amèrement qu'une telle décision soit venue de la part d\u2019une majorité qui pour le plus grand nombre, ne mettait pas les pieds aux'séances depuis des années, probablement pour les raisons que nous avons indiquées.Pourtant les besoins de la Société l\u2019exigent et les circonstances favorisaient cette œuvre.Mais on a craint le; sacrifice, et la responsabilité qu'a assumée la majorité par son vote, quoique peut-être moins grande, que celle de ceux qui ont inspiré cette opposition,n\u2019en est pas moins une grande responsabilité qui ne manquera pas- de réjouir les ennemis, de la cause que nous servons.Le câlice était un peu afer, nous l\u2019avouoïs, mais ceux qui Pont Tépoussé coriäiprendiont plus tard que l\u2019athdur se pèse: au poids du sacrifice.\u2018Encore une fois, si si\u2019l\u2019on croit sauver du naufrage une nationalité en se contentant de\" faire quelifües bons sighes de: \u2019 croix, on sé tromipé;'et ce n\u2019esf\u2019pas ainsi que l\u2019on sert celui qi adit : \u201c Ce\u2018né\u201csont pas ceux qui crient: \u201c Seigneur, Sei- |igneur\u201d qui entreront dans le royaume des Cieux ; mais bien: ceux qui font la volonté de mon père.\u201d LE FRANC-PARLEUR 477 COMTE-DE-CHAMPLAIIN.Nous regrettons que l\u2019excellente correspondance qui nous a été adressée du Comté de Champlain nous soit parvenue trop tard pour être insérée dans notre dernier numéro.Toutefois elle a encore à nos yeux un cachet d'actualité et de vérité qui sera apprécié sans aucun doute par tous nos lecteurs et spécialement par cenx de ce beau Comté.Aussi nous ne pouvons nous refuser le plaisir de la reproduire ici en son entier.A! Messieurs les Propriélaires-Rédacteurs du Journal le « Franc-Parleur.» Montréal, 26 Juin, 1871.MESSIEURS LES RÉDACTEURS, La campagne électorale commencée, i) y a deux mois, dans le conrté de Champlain, vient de se terminer par le triomphe des amis de l\u2019ordre.Les grands principes catholiques et conservateurs, proclamés par le candidat de notre choix, out reçu la sanction de la partie indépendante et éclairée des électeurs «le notre comté.Le glorieux drapeau catholique, arboré par Monsieur F.X.A Trudel dans son comté natal, a vaillamment résisté aux assauts de la cabale la plus déloyale et de la corruption la plus éhontée.Le grand, le beau comté de Champlain, humilié, avili par les charlatans politiques qui, i force de souplesse et d\u2019hypocrisie, étaient parvenus à capter la confiance de la population, vient enfin de reprendre la place qu\u2019il doit occuper dans la grande famille canadienne.; Honneur donc au comté de Champlain, car il a noblement fait son devoir ! Honneur aux braves électeurs de co comté, qui n\u2019ont pas hésité à sacrifier leurs intérêts.privés (et ceux-là sont en très-grand nombre) pour déposer leur vote co::vaincu en faveur du candidat que leur indiquait leur conscience ! Honneur à vous que les inenaces n\u2019ont pu intimider et que les cajoleries sans vergogne de nos adversaires n\u2019ont pu séduire ! Honneur enfin à vous Lous qui avez su mépriser tous les genres de séduction en jeu pour vous corrompre ! | Si le premier jour'de la votation*nous avons eu à déplorer quelques défaillance parmi les nôtres, nous avons eu par contre la consolation d'être les témoins de Ja fermeté vraiment.héroïque de la grande majorité de nos amis, en depit des moyens incroy ables de corruption mis en usage, par nos adversaires, pour surprendre leur bonne foi, ct tenter la cupidité.Il faut avoir élé, comme nous, au milieu de ce déchainement de toutes les mauvaises passions contre notre parti pour comprendre pleinement l'importance de la victoire que Monsieur F.X.A Trudel vient de remporter sur le Docteur Ross.Ce dernier a cru pouvoir encore en imposer aux électeurs de notre comté comme il lui plairait.Afin de mienx parvenir à son but malhonnète, il à livré'le baut du comté à Mon-sieur Normand qu\u2019il savait y être populaire, dans l'attente que lui, le Docteur Ross, pouvait facilement maitriser le bus, de son bras loul-puis- sant.Nouveau Machiavel, moins le génie, il a cru pouvoir prolonger ainsi l'odieuse tyrannie qu'il a fait peser sur nous de-toute son influence de membre (mot favori du Docteur Ross quand il nous menace de quelque sournoiserie) en créant de la division dans le parti conservateur.On l'avait tolérée depuis dix ans, il en élait arrivé à se croire indispensable.Mais le bon sens du peuple a fait justice des prétentions arrogantes de ce parvenu également dépourvu de qualifications littérairus,intellectuelles el morales.Le Docteur Ross en a appelé au jugement du peuple, et le peuple si plein de foi, de loyauté ct d'Honneur, le peuple qu'iba voulu tromper encore une fois, l\u2019a jugé selon son mérite.Il a\u2019voulu insinuer sur le Journal de Q'ébec, que les réquisitions qui invitaient Monsieur F.X.À.Trudel à venir briguer nos sulfrages, n'étaient couvertes que des signatures de ses bons parents.La grande majorité qu'a eue Monsieur P.X.A.Trudel sur la malheureuse victime du Doctëur Ross (Monsieur Robert Trudel) lui a répondu que ce n'était pas un déshonneur que d'appartenir à des parents honorables et que le Docteur Ross mentail (son style) quand il écrivait dans le Journal de Québec, que ces requisi tions n'étaient signées que par les parents de Monsieur Anselme Trudel De plus le Docteur Ross, dans unecorrespondances publiée sur ls même Journal, le 30 Mai dernier, (correspondance quejelui conseille, de relire et de méditer à sens reposé, semble fidituliser la Providence, en prétant i Monsieur F.X.A.Trudel des parolts qui n'a jamais dites à St: Anne ni ailleurs.Bh ! bion, nous qui avsns foi en.ld divihe Providence, nous Avons cepété en Bile; ct notre espérance n'a oerlts pas été trompée.La - > «volation» a prouvé d\u2019une manière irréfutable qu\u2019un « Ami du progrès avait raison et que le menteur n\u2019était pas lui.Puisque malgré «l'argent et le Whiskey» de ce pauvre Monsieur Robert Trudel, que le Docteur Ross a répandu et fait répandre à profusion dans le comté, son protégé est sorti de la lutte avec une minorité qui ne prouvent pas, tant s'en faut, que le bras de notre représentant aux Communes soit loul-puissant.Ce qu'il y a de plus clair dans tout cela c\u2019est que Monsieur Robert Trudel, qui, à coup sûr, est un brave homme, mais qui n\u2019a certainement pas fait preuve de jugement dans la circonstance actuelle, doit regretter amèrament de s'être embarqué dans la galère du Docteur Ross et d'avoir gaspillé en quelques semaines les épargnes qu'il aurait pu faire durant toute une vie de travail et d'économie.Le docteur Ross comprend-il maintenant que l'adversaire le plus à craindre pour Mousieur Anselme Trudel était Monsieur Normand- Qu'il se rappelle de plus que ce n\u2019est qu\u2019en employant toute «son influence de membre » outre bien d'autres influences encore, qu'il est parvenu à obtenir dans le lieu de sa résidence une toute petite majorité de 13 voix en faveur de son candidat.La victoire que Monsieur F.X.À- Trudel vient de remporter sur le Docteur Ross et Monsieur Normand est d'autant.plus glovrieuse pour lui que ses adversaires avaient plus d'influences puissantes à leur service.Tandis que Monsieur F.X.À- Truslel n'avaient pour appui que ses talents, son caractère franc et honnête, sa réputation d\u2019homme capable et possédant toutes les qualités qui font les hommes d'état, ses adversaires étaient supportés par le gouvernement aussi bien que par tous les Anglais grands propriétaires et riches industriels de qui dépendent un nombre considérable de familles pour leur subsistance.Malgré tous ces désavantages Monsieur Anselme Trudel a obtenu dans.le comté de Champlain,une majorité de 66 voix sur Monsieur Normand et de 339 voix sur monsieur Robert Trudel supporté par le Docteur Ross.Les braiments du conseiller législatif de la division de Shawinigan n'en imposent qu\u2019aux badauds.Les six à huit cents amis qui ont accompagué Monsieur F.X.À.Trudel à.Ste- Anne hier, ont pu voirJa peau de lion dont le Docteur Ross s'était revêtu métamorphosée en peau de moulon sèche, à demi-polée, suspendue au bout d\u2019une perche à quelques picds seulement de l'enseigne des partisans du Docteur, avec les mots « Corruption Electorale,» barbouillés en peinture noire comme leur conscience, le toutfplacé à la porte des bouges où le Docteur Ross [a fait depuis plus de deux mois, couler le whiskèy à Nots pour abrutir les consciences et les cœurs de ceux qu\u2019il voulait gagner à sa cause.À deux pas de la demeure du Docteur Ross nos amis remarquèrent un des chauds partisans de ce dernier tenant un torchon sale tout troué, (véritablement emblème de la belle renommée dont jouit le Docteur dans sa paroise de résidence) et tout -près de là un gamin de la même pâte, trempant une balise dans un fossé fangeux ct faisant mine do jeter l\u2019ordure à la face de nos amis qui, disons-le à leur louange, ne firent aucun cas de ces chauds partisans du Docteur Koss et de Monsieur Robert Trudel.Près de deux cents voitures défilèrent dans le village Ste-Anne précédées de la bande des musiciens de Ste-Gencviève, et saluèrent en passant Monsieur le Docteur Garneau où Monsieur I.X.A.Trudel arrêta un instant pour serrer cordialement la main à cet ami sincère ; puis la longue procession continua sa marche imposante jusqu'au manoir pour revenir s'arrêter à la demeure de Monsieur Frs.Aug.Laflèche, frère de Monseigneur des Trois-Rivières, où Monsieur F.X.A.Trude) adressa à la foule, toujours avide de l'entendre, des paroles qui allèrant au cœur de tous ceux qui l\u2019escortaient Monsieur F.X.A.Trudel, reconduit par ses amis, se dirigea vors Batiscan où l'attendait unc nouvelle ovation.Puis le sigaul du départ se fit entendre, un immense hourra retentit répété par les échos du grand fleuve, puis le silence se fit, interrompu seulement par les mots « au revoir.» Au revoir Ux ELECTRUR.Un homme tris-pauvre, qui avail fait un livre contre le gouvernement disait ; Morbleu! la Bastile n\u2019arrive point; et voiia qu\u2019ll faut tout a I'heure payer mon terme.Un président de police correctionnelle demandait à un prévenu quel était sun élat.\u2014Je n\u2019en ai pas, répondit cutili-ci.Mais, alors, de quoi vivez-vous ? ee \u2018ai pensé que c\u2019eu était dit fait de mol Un jour que Je relisais les journaux en chercPant quelques secours à ma maludle, Je reimmarqual le certificat de M, Chartrand N, P.concernant les AMERS de M.DÉPATI.Comme je connaissals déjà M.Chartrand, je résolus de in\u2019Informer à lui de ce remède si extraordinaire, d'après ses recommandations je pris partie de faire usage des Amers de M.Dépati, Après l\u2019usage de deux Louteilles seulement Je trouvai un tel changement chez moi,que j'en suis tout Gmerv
de

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