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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
jeudi 27 juillet 1871
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Franc-parleur. --, 1871-07-27, Collections de BAnQ.

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[" JOURNAL À TOUS, JOURNAL POUR TOUS VoL.1, No 50._ MONTRÉAL, JEUDI, 27 JUILLET 1871.ABONNEMENT, , .$2.0 PAR NUMERO #5 CunTiN LE LABRADOR.NOTES ET RÉCITS DE VOYAGE PAR L'ABBE FERLAND.(Suite) La rivière SaintfAugustin tombe dans la haie du même nom ; à son embouchure, elle est partagée en plusieurs bras par des îles gueur de sept ou huit lieues ; c\u2019est dans une de ces iles qu\u2019est le poste de Saint-Augustin, plus peuplé que la plupart des autres, puis- qu\u2019il renferme deux familles.La rivière sort de la hauteur des terres, où quelques-unes de ss sources se croisent avec celles de la rivière Kénamou, qui va tomber dans la baie des Esquimaux.Par cette voie l\u2019on peut passer des bords du golfe de Saint-Laurent à la laie des Esquimaux, dans l\u2019espace de sept jours.Le meilleur temps pour faire ce voyage est le mois d'octobre, parce qu'\u2019alors il n\u2019y à plus de mouches ; au printemps et pendant l'été, elles sont un véritable fléau pour les voyageurs.Par ce chemin, un sauvage,nommé Poknakua, est venu de la baie des Esquimaux, pendant le cours de l\u2019hiver dernier.Depuis longtemps, les Pères Oblats désirent aller porter les lumières de la foi aux Nascais de la hauteur des terres et aux sauvages de la baie des Esquimaux.S'ils étaient chargés de cette missiong ils pourraient se rendre ih baie des Esqtifitauk, soit par la rivière aint-Augustin, soif en, faisant le tour du Labrador, sur la goëletle que la compagnie de la aie d'Hudson envoie annuellement dans son poste.De 1a, il serait plus facile aux missionnaires de saisir une occasion favorable, pour remonter la grande rivière près de laquelle se tiennent les Nascapis.Dans la saison du saumon, plusieurs familles viennent de la Tabatière et des postes plus éloignés pour faire la pêche dans la rivière de Saint-Augustin.Chacune d\u2019elles a sa pe- lile maison et sa station de pêche sur la rivière.Il se prend une grande quantité de ssumon dans ce lieu, et, si la population du Labrador s'accroît, elle devra se porter sur les nombreuses, qui bordent la côte sur une lon-! deux rivières de Saint-Augustin et de Saint- Paul,'où, avec la pêche et la chasse, l\u2019on trou- ; ve des terres cultivables et un climat plus dc: que :lui des bords de la, mer.Monsieur Andrew Kennedy\" conserve un canot esquimaux, dont il se sert sopvent quand il fait la chasse : la\" carcasse a été préparée par un esquimaux, et'les peaux qui la recouvrent ont été posées et cousues par Madame Kennedy.Cette dame respectable, née et élevée au pays des Esquimaux, est une convertie | fervente.Dès sa plus tendre jeunesse, elle se sentait portée à descendre vers le midi pour s'instruire des vérités de la religion.Quand il lui fut possible, elle exécuta son projet avec une partie de ses parents ; elle désirait surtout être catholique, sans trop savoir ce qu'est le catholicisme.Mais elle voulait se sauver,et quelque chose lui disait qu\u2019elle ne pouvait se sauver hors du catholicisme.Dieu la récompensa de sa fidélité à ses inspirations, car elle eut le bonheur d\u2019être admise avec son mari dans le sein de l\u2019Eglise, par le premier missionnaire qui visita le Labrador.Plusieurs des planteurs vont chasser pendant l'hiver le long de la rivière de Saint-Au- gustin.Cette chasse d'hiver est très-profitable.Selon la remarque des vieux labradoriens, chaque quatrièine année amène le gibier en abondance.L'avant-dernier hiver appartenait à une quatrième année ; aussi a-t-on vu descendre vers la mer un très-grand nombre d\u2019animaux des bois.Le printemps suivant, un marchand acheta sur la côte pour vingt-huit mille piastres de pelleteries.Un seul planteur, aidé de deux ou trois jeunes enfants, prit des loutres, des martres et des renards pour plus de dix-huit cents piastres.Dans les années ordinaires, les chasseurs font beaucoup moins ; mais leur temps se trouve toujours bien payé.Les fourrures du Labrador sont renommées pour leur beauté et leur valeur ; les peaux de martre, de loutre, de vison, de \u2018renard y sont incontestablement meilleures et plus belles que celles des pays méridionaux.Quelques-unes de ces pelleteries sont cotées à des prix fabuleux : ainsi la peau du renard argenté se vend au Labrador de quarante à cinquante piastres ; celle du renard noir, lorsqu\u2019elle est sans défaut, vaut de quatre-vingt- dix à cent piastres.Encore dit-on que les acheteurs font un profit immense sur leur marchandise, puisque la peau du renard noir est revendue en Russie au prix de trois cents piastres.Les labradoriens ne peuvent s\u2019expliquer comment on peut payer si cher une peau qui,suivant eux, n\u2019est pas meilleure que celle du renard rouge ; et cependant ils ne reçoivent que deux piastres pour la dernière, lorsqu\u2019elle est fort belle.Le renard blanc, qui est fort commun et dont la peau semble bonne, est absolument rejeté par les acheteurs.Il est digne de remarque que la queue du renard noir porte à son extrémité quelques poils blancs ; tandis que celle du renard blané e$t'terminée par des poils noirs.Deux ou trois renaïds noirs, pris dans le cours d\u2019un hiver, forment tie bonne aubaine pour le chasseur.Mais cette chance est rare; on en prend peu,non pas qu\u2019ils soirut bien moins nombrenx que les autres,mais à cause de leur extrême défiance.L\u2019ours blanc visitait autrefois la côte ; au- jourd\u2019hui il s\u2019y montre très-rarement ct paraît se retirer vers le nord à mesure que la population s'accroît.Les ours noirs sont encore nombreux : on leur fait la guerre non-seule- ment pour leur peau, mais encore pour Ja viande qui est succulente et d\u2019aussi bon godt que le beeuf.Les chasseurs n\u2019aiment cependant pas le voisinage de l'ours noir ; car il est égrillard et joue souvent des tours,se plaisant à voler ce qu\u2019il trouve autour des haët- tations et à briser ce qu'il ne peut manger.Comme la grande chasse se fait à quinze et vingt lieues dans les terres, le chasseur doit se préparer un abri contre les neiges et le froid.Pour cela, il bâtit, avec des pièces de bois rond, une cabane, qui lui sert de retraite pendant le temps de l'expédition ; il faut y porter des provisions, un poêle et les ustensiles de cuisine les plus indispensables.C\u2019est là que l\u2019ours aime à aller faire des espiègleries.Il y a quelques années, trois jeunes gens qui passaient l\u2019hiver ensemble, avaient laissé la cabane pour visiter les pièges tendus daus la forêt.En rentrant au logis, ils furent étonnés de trouver la porte arrachée et jetée sur la neige.Ils crurent d\u2019abord que quelque farceur de voisin était venu leur jouer un tour pendant leur absence.Dans la cabane tout avait été bouleversé : le poêle et le tuyau - if.a sian mem afin 05 Cem Im nee i | PES .+ PE PE ne oy \u2014, - FOV PTET eet anna -.| | AL en tla, A NN De 9 44 et la provision de lard gaspillée ; le sac de fa- {3 rine n\u2019y était plus et avec lui avaient disparu f{ et déchiré ; un peu plus loin gisait la tasse 4 tion, avaient cru devoir les emporter, dans nN ERR NNN A.A \u201c étaient renversés ; l\u2019armoire avait été vidée, une tasse de fer-blanc, une paire de bottes et un paletot.Ce n\u2019était plus un badinage ordinaire : il y avait vol avec circonstances aggravantes, car il ne restait plus de provisions ; il fallait découvrir le voleur.Tous trois se met tent en quête ; l\u2019on cherche des pistes, on les trouve, et l\u2019on reconnaît que deux ours de forte taille avaient causé tout le dégat.Les voleurs avaient décampé, et ne purent être rejoints ; mais ils avaient laissé des preuves du délit.A peu de distance était le sac vide broyée et portant l\u2019empreinte de longues et fortes dents.Quant au paletot et aux bottes, les gaillards probablement en voie de civilisa- l'intérêt des mœurs.L'ours est friand de poisson et cette faiblesse l\u2019attire quelquefois près des maisons.Un pêcheur, Willy N., avec sa femme et un petit enfant, habitait une cabane près de la mer.Sur le toit plat et peu élevé, séchait une provision de morue qu\u2019il préparait soigneusement pour l'hiver.Par une nuit sombre, il reposait paisiblement, sans inquiétude au sujet des voleurs, lorsque le bruit d'un pas pesant sur la maison lui fit comprendre qu\u2019on enlevait son poisson.Armé d\u2019un fusil et suivi de sa femme, qui portait une chandelle allumée, il entr\u2019ouvrit la porte pour reconnaître le voleur ; au même moment, effrayé par le bruit, un ours tombait du toit, et en -culbutant effleurait l'épaule du chasseur.Willy tombe tout épouvanté dans la maison, en renversant sa femme \u2018et éteignant la lumière.Le mari et la femme hurlent de toutes leurs forces, et l\u2019enfant joint ses cris aux leurs : chacun d\u2019eux s\u2019imagine que l\u2019ours est enfermé dans.l'appartement et croit déjà entendre broyer les os des autres.L\u2019excès de la peur rétablit enfin la paix : la chandelle est rallumée ; et Willy s'aperçoit qu'ils ont eu une terreur panique, tout aussi bien que le voleur qui s'est empressé de fuir.Le dimanche, 15 août, je dis la messe dans la maison de M.Kennedy.Outre les personnes du lieu, quelques sauvages y assistaient.Sur, une Île voisine, sont une quinzaine de familles montagnaises, qui se préparent à remonter la rivière de Saint-Augustin.: Plusieurs d\u2019entre elles sont venues depuis peu seulement, de la baic des Esquimaux, autour de laquelle résident encore plusieurs familles de la mêre tribu.\u2018opt.près de l\u2019île de.Saint-Auggsti stin se trouvait un brick, qui prenait ane partie.de la cargaison du navire I\u2019 Arabian, jeté à.la côte l'automne \u2018dernier.Le ; capitaine.del 'Arabian, trompé par, Iles courants, qui changent fréquemment, se croyait près de.Terre- | neuve, quand son vaisseau, au milieu d'une Dre LE FRANC-PARLEUR brume épaisse, fut porté sur des récifs.Sept hommes de l\u2019équipage ont passé l\u2019hiver chez M.Kennedy, d\u2019où ils ne sont repartis qu\u2019au mois de juin.Pendant tout ce temps, il fallut les nourrir, car leurs provisions avaient été avariées dans le naufrage.Ce surcroît de bouches a causé de la gêne aux postes d\u2019alentour, qui se trouvaient assez mal approvisionnés.L'automne dernier, plusieurs des goëlettes, qui ont coutume d\u2019apporter sur la côte les provisions d\u2019hiver, farines, lard, beurre, légumes, n\u2019avaient pu faire leur dernier voyage d'automne, de sorte.que les planteurs ne possédaient que l'absolu nécessaire.M.Kennedy dut partager avec les naufragés ce qu\u2019il réservait pour sa famille, sans espoir d\u2019obtenir des provisions des postes voisins.Heureusement on lui apprit qu\u2019à Blanc-Sa- blon il y avait farine et lard en abondance ; mais il les fallait aller chercher à vingt lieues, et les transports occupèrent ses chiens pendant une partie de l\u2019hiver.Pour obvier aux inconvénients qui, dans des circonstances pareilles, pèsent lourdement et sur les planteurs et sur les naufragés, il serait à propos que le gouvernement plaçât un dépôt de provisions dans quelque lieu favorable.II l\u2019a fait déjà pour l\u2019île d\u2019Anticosti ; les mêmes raisons existent pour le Labrador.Depuis qu\u2019on a commencé à encourager la navi- -gation dans le détroit de Beile-Isle, beaucoup de navires suivent cette route.Mais, comme dans ces parages les brumes sont fréquentes et qu'on ne peut se rendre compte des courants, il arrive de nombreux naufrages.Il ne semble pas juste de charger les habitants de la côte de fournir aux besoins des naufragés, au risque de faire périr leurs propres familles par la famine ; ce devoir appartient au gouvernement canadien, qui possède les moyens d\u2019y pourvoir.Blanc-Sablon,Forteau et la Tabatière pourraient être choisis comme lieux de refuge pour les naufragés, qui y trouveraient les moyens de subsister jusqu\u2019au printemps suivant, si l\u2019on y plaçait des provisions.Mais la législature provinciale semble ignorer la valeur des deux cents lieues de côtes qui s'étendent depuis la Pointe-des-Monts jusqu\u2019à Blanc-Sablon.Les eaux si riches du Labrador sont abandonnées aux étrangers, qui envoient chaque année quatre cents vaisseaux s\u2019 y charger des produits de la mer, des rivières et des forêts.Poiut de magistrat résidant, point d'organisation municipale ni scolaire, aucun règlement pour déterminer les limites des pêcheries : voilà où en étaient les choses dans le pays jusqu'à cette année.La goëlette du gouvernement, La C anadienne, ne peut snffire pour protéger toütes les côtes des îles de la Madeleine, du Labrador et du district de Gaspé ; et, malgré sà borne volonté, le surinteridaût ne peut être partout.A: la suggestign du.capitaine Fortin, quelques bons règlements + viennent d\u2019être établis | par la législature canadiente.Il faudrait maintenant les faire observer ; et pour cela un autre vaisseau devrait être mis en croisière sur le golfe de Saint-Laurent.Le service d\u2019un bâtiment à vapeur serait plus effectif que celui d\u2019un voilier, souvent arrêté par les calmes ou par les vents contraires.VI Voyage à Blanc-Sablon\u2014 Les îles-Herbées\u2014Le port de Bonne Espérance\u2014La baie de Blanc-Sablon\u2014Re- tour\u2014L\u2019ile aux Perroquets\u2014La Baie de Brador\u2014Les Nascapis-Chasse au homard\u2014Baie de la Trinité\u2014 Rencontre d\u2019un navire\u2014Brumes et mouillage\u2014Arri- vée à la Rivière-du-Loup.Comme on m\u2019informait que le Père Coopman avait repris sa mission, il ne me restait plus qu\u2019à gagner Blanc-Sablon, pour prendre passage à bord de la Marie-Louise ou de quelque autre bâtiment prêt à partir pour Québec ; je louai donc une berge pour m\u2019y rendre.Pour une somme de six piastres, Thomas Lessard s'engagea à me conduire à Blanc-Sa- blon.Le 17, nous nous mettions en route, poussés par un vent favorable ; avec le patron, était un jeune Kennedy et un Esquimaux, qui a quelque droit de saluer les Wabichtouis comme ses cousins.Notre navigation se fit au milieu des Îles jusqu\u2019à Chécatika, où'était un ancien établissement de pêche, commencé vers le milieu du seizième siècle et peut-être auparavant.Jacques Cartier visita Chécatika à son premier voyage, et lui donna son nom.On y arrive par un canal de deux ou trois milles, si profond, que les plus gros vaisseaux y flotteraient à l\u2019aise, et si étroit, que souvent il ne paraît pas avoir plus de cent pieds de largeur.On dirait une immense fissure produite dans le roc par quelque convulsion de la nature.Partout nous rencontrons des ports vastes et sûrs, dans lesquels sont abritées des goëlettes ; les matelots s\u2019occupent à faire la pêche de la morue, du hareng et du maquereau ; sur un espace de quatre lieues au delà de Chécatika, la chaîne d\u2019îles qui nous protégeait est interrompue, et nous sommes exposés à une forte houle qui vient du large.La partie la plus mauvaise de la côte est à la baie des Rochers, où la mer est presque toujours grosse ; une berge ne peut sans danger entreprendre de la traverser lorsque le vent souffle vers la terre.\u201d Après avoir'franchi ce-passage, nous poursuivons notre course au milieu des îles Herbées, ainsi nommées parce qu\u2019elles sont ceintes d\u2019une lisiére de prairies, dont la verdure contraste avec la couleur monotone des rochers.Une des passes les plus étroites est barrée par quatre seines, placées les unes près des autres et pleines de poisson.On nous apprit plus tard qu\u2019elles renfer- maient-près de quatre mille barils de hareng.Cela suffisait pour charger plusieurs des vaisseaux mouillés auprès, dans le beau port de Bonne-Espérance.(A continuer. LE FRANC-PARLEUR Le remplacant de feu L\u2019Hon.Duchesnay.Une vacance vient de se faire parmi les membres du Sénat par la mort de L\u2019Honorable Duchesnay, qui emporte dans la tombe des regrets bien fondés.À peine est-il disparu, que déjà plusieurs concurrents briguent les faveurs gouvernementales à titre de remplaçants.Parmi ceux qui seraient appelés à [recueillir cette succession, L'Honorable McGreevey, beau-frère de l\u2019homme providentiel, aux vingt-cinq années d'expérience, aurait toutes les chances de son côté.On se demande tout naturellement pourquoi ce Monsieur occuperait-il le fauteuil du Sénateur défunt,et quels sont ses titres à remplir ce poste ?M.McGreevy est déjà membre du Conseil Législatif à Québec, député à la Chambre des Communes à Ottawa, et cela ne suffirait pas à son ambition ! Il nous semble que pour le bruit qu\u2019il fait dans ses positions, respectives, ses vues ambitieuses devraient se bonner là et n\u2019aller pas plus loin.Nous admettons volontiers que ce Sénateur par anticipation, est un très brave homme, digne de nos respects et en outre posesseur d\u2019une fortune colossale, faite il est vrai, un peu aux dépens de la Puissance ; mais à nos yeux toutes ces brillantes qualités ne sauraient justifier la cumulation d\u2019autant de marques d'honneur et de confiance.La division électorale que représentait feu L'Honorable Duchesnay est essentiellement canadienne française, et à ce titre, la position appartient de droit à l\u2019un de nos compatriotes.La nomination de M.McGreevey serait non-seulement une injustice, mais qui plus est une faute politique dont le Gouvernement ne doit pas se rendre coupable.En effet, cette division doit être représentée au Sénat, par un membre de notre race et le ministère par pure lébéralité, irait accorder la position à un homme d\u2019une origine étrangère à la nôtre ! Assurément nous ne pourrions tolérer un\u2019 pareil abus qui, foulerait aux piedsfnos libertés constitutionnelles.Si nos Ministres Canadiens allaient entendre ainsi la pratique du patriotisme, il n\u2019y aurait rien d\u2019étonnant qu\u2019un beau matin l\u2019on apprendrait qu\u2019ils sont allés terminer leurs jours sur les bords brumeux de la Tamise.Quand le Sénat a été constitué, l\u2019une des grandes préoccupations politiques de ses fondateurs, fut celle de répartir la représentation nationale, de manière à satisfaire toutes les exigences d\u2019origine ct de croyance religieuse.Aujourd\u2019hui commencerait-on par amoindrir notre part, que demain on la diminuerait encore, et bientôt nous n\u2019aurions plus en partage que des places de messagers, trop heu: reux si dans ce dernier emploi, nous pouvions attraper la proportion à laquelle nous avons droit.\u2014 L\u2019abolition de l\u2019achat des grades en Angletorre.Le ministère Gladstone, qui a en main actuellement les destinées de l\u2019Angleterre, vient de faire passer une mesure qui a eu un retentissement considérable.C\u2019est un coup hardi et plein d\u2019audace ; que celui qui détruit ainsi les prérogatives séculaires de la vieille noblesse an glaise.507 Il faut que le courant des idées soient bien changé là-bas, pour que dans la chambre des Communes et dans celle des Lords,des voix autorisées se soient fait entendre \u2019annonçant la chûte d\u2019un prévilége aristocratique, aussi enraciné.Quoiqu'il en soit, malgré les récriminations du vieux parti tory la mesure est passée, et le ministère n'en garde pas moins la confiance du public.De fait, la presse anglaise quoique partagée sur la question, ne peut faire autrement que d'en reconnaître les dispositions sages et rationnelles.Le parti radical pourra se vanter d'avoir contribué à faire disparaître une injustice criante, que l\u2019expression [populaire avait signalée et condamnée depuis longtemps.L'abolition de l\u2019achat des grades dans l\u2019armée, privera à coup sûr les cadets des familles nobles anglaises du plaisir de jouer à l\u2019officier,et de faire résonner sur les pavés de nos rues, un sabre le plus souvent immaculé et sans tâche.En revanche,la composition de l\u2019armée anglaise y gagnera énormement.Le mérite le plus réel restait toujours dans l\u2019obscurité sans qu\u2019il fut possible da l'en faire sortir, tandis que l\u2019ignorance la plus crasse, aidée d\u2019une bourse bien garnie s\u2019accaparait des honneurs cotés sur les marchés anglais au prix de l\u2019or.L'esprit de commerce était tellement répandu dans la Grande-Bretagne, que ce qui devait être une récompense devenait une marchandise.Or, comme l'aristocratie avec ses moyens de fortune disposait de ressources pécuniaires plus étendues que la classe pauvre, il arrivait que l\u2019armée anglaise n'avait à sa tête, peu d\u2019exceptions près, que des hommes complètement ignorants des premiers rudiments de la science militaire.La morgue et l\u2019insolence de certains officiers vis-à-vis de leurs soldats, a souvent été la cause de malheureuses représailles de la part de ces derniers.À la vérité il doit exister entre le supérieur et son subalterne, un lien sinon fondé sur l\u2019amitié.du moins sur l\u2019estime attachée aux talentset aux connaissances de son état.La guerre de Crimée avait pourtant donné une rude leçon aux Anglais.Le contact de l\u2019armée française leur avait dissillé les yeux, mettant a découvert les vices de leur organisation militaire.Les officiers malgré leur amour-propre avaient con.,ris que dans les champs de l'Alma et de Balakalava, ce n'était pas tout de mourir héroïquement, mais qu\u2019il fallait communiquer à ses subordonnés,cet élan, ce courage enthousiasme qui font les héros et gagnent les batailles.Comment accomplir ces merveilles si le soldat à la droite n\u2019a pas confiance dans son Capitaine,et si celui de la gauche en sait plus long que son commandant.Déjà dans le temps, il avait été question de réformer le système militaire en commençant d'abord par l\u2019abolition\u2018de l\u2019achat des grades dans l\u2019armée.Ces paroles hardies furent immédiatement étouffées par les clameurs intéressées du parti Tory, qui craignait de perdre sa prépondérance dans le militaire,et bientôt on n\u2019en entendit plus parler.Les exigences politiques de notre époque, ont eu cependant raison de cette routine encroutée du vieux système.Les chefs de l'Etat ont compris par l\u2019expérience de la dernière guerre franco-prussienne, qu\u2019une puissance ne pouvait se faire respecter et garder son rang, qu\u2019en autant que 508 son organis«iivn du Bureau-de-la guerre était complète el parfaite.L'armée anglaise a déjà fait ses preuves sur les champs de bataille, elle ne peut rougir de son passé qui ne manque pas de gloire.Avec les éléments qui la composent et surtout aidée de celte nouvelle mesure, nul doute qu'elle ne fasse plus que jamais honneur à sa position et sa réputation.Le régne du soldat mercenaire est aujourd\u2019hui fini, et le fantassin anglais peut devenir par son propre mérite, général en chef, tout comme les conscrits de Napoléon ler., ramassaient le bâton de maréchal, dans les plaines ensanglantées de l\u2019Europe.Plus de ces obstacles insurmontables qui barraient la route dans la carrière des armes, reléguant l'intelligence, les qualites, l\u2019éducation qui sait peut-être même le génie,derrière les galons du caporal,ou les chesvrons du sergent.La voic est maintenant libre, et bientôt nous verrons une jeunesse avide etambitieuse se disputer la palme du mérite.Le gouvernement perdra il est vrai quelques revenus par l'abolition de l\u2019achat des commissions, mais l'immense majorité du peuple anglais, ne lui reprochera pas ce gaspillage si bien entendu pour les intérêts de la nation.Les nobles pairs d\u2019Albion se cousoleront difficilement de ce contretemps qui blesse si profondement leurs mœurs et leurs coutumes.Les cadets des familles aristocratiques, ayant autrefois l'alternative du choix entre la chaire et l'épée, ne pouvant plus acheter cette dernière, se rebattront sur l\u2019état ecclésiastique.En définitive le mal ne sera pas si gr - : qu'on le croit, car par ce moyen nous réussirons à avoir : + bons ministres anglicains, et d\u2019excellents militaires.L'Eglise et l\u2019Etat réclament impérieusement ces deux nes- sités en Angleterre.> OBSERVATIONS SALUBRES.\u2014 Nous somrnes avocats,il ne faut pas oublié ça,et la preuve, c\u2019est que nolre annonce existe depuis une année sur la der- niérc page de notre journal.Qui vous dirait que la position de journaliste est quelquefois incompatible avec celle d\u2019avocat, vous ne le croiriez point.Et bien nous vous le prouvons de suite,et ne bougez plus.1o vérité.L'avocat vit (comme tous gens de profession d'ailleurs) des désordres de la société.20 vérité.Le journaliste (de la qualité des Redacteurs du Franc-Parleur, cela s'entend) consacre son temps à faire disparaitre ces.mêmes désordres ét à travailler au progrès moral et matériel de la société.En travaillant donc à un journal nous avons souvent indirectement travaillé contre notre profession.Aujourd\u2019hui nous nous trouvons encore en face de ce sacrifice, par une petite dissertation que nous allons faire et due à ce que nous avons observé dans les affaires.Comuirençons d\u2019abord par un léger incident : Un jour, un Défendeur que nous avions poursuivi pour un de nos clients, venait nous payer un montant assez considérable en frais Vous nous croirez si vous voulez, lecteurs, mais il nous fesait peine d\u2019avoir fait tant de mal à un homme qui nous paraissait honnête et qui en était là pour s'être mal entendu avec son adversaire.LE FRANC-PARLEUR Nous nous sommes permis de lui dire gne nous étion® frèquemment témoins de procès mus entr\u2019honnètes gens, faute d\u2019avoir pris assez de précautions, et que souvent les malentendues en étaient cause.\u2014«J'm\u2019en vas vous dire, riposta-t-il, pourquoi il y a si souvent des procès entr\u2019honnêtes gens, c\u2019est que c\u2019est avec des honnêtes gens qu\u2019on fait des canailles.» Qu\u2019en dites-vous de cette réflexion ?Qu\u2019importe, que ce soit pour une cause ou pour une autre, nous constatons tous les jours que des procès, des chicanes et des difficultés surgissent parce que les hommes qui font des affaires les font avec trop de confiance et sans prendre les précautions nécessaires.Quon ait confiance en ceux avec qui l\u2019on transige très-bien ; mais qu\u2019on agisse toujours avec eux comme si l\u2019on avait affaire a de la canaille, encore mieux.Et en effet, toujours quand les choses ont été mal faites on s\u2019en répand.Soit que les contractants soient honnêtes et restent honnêtes ; soit qu\u2019ils soient honnêtes et que, profitant des issus que leur laisse un contrat ils deviennent malhonnêtes, soit enfin qu\u2019étant malhonnêtes ils y restent.Comment pouvez-vous rêver un procès dans le premier cas ?La mémoire s'envole ou l\u2019une des parties décède ct alors on doit se guider sur ce qui est écrit et sur ce que les ayant cause trouve dans la succession.C\u2019est ainsi qu\u2019on voit a tout moment des personnes ne pas exiger de reçus des gens à qu\u2019ils paient ou ne pas retirer un billet qu\u2019ils ont éteint.C\u2019est une imprudence impardonnable, car que ce billet tombe entre les mains d\u2019une tierce personne elle s'en prévaudra, mème avec la meilleure foi du monde.Nous avons remarqué que plusieurs braves gens craignent, quand il font affaire avec quelqu\u2019un, d\u2019exiger leurs sûretés.C\u2019est une faute, et les motifs sont trop puissants pour que les hommes d\u2019affaire ne les comprennent pas.D'ailleurs ceux qui s\u2019en formalisent ou sont de fins matois ou se rendront à l\u2019évidence si vous leur expliquez les différentes circonsunces où l\u2019un et l\u2019autre peuvent se trouver.Et puis \u201cie crov-z-vous que l\u2019homme d'affaire pense de celui qui, avec naïveté, paie un billet sars le retirer, qui éteint une dette sans en retirer de reçu, ou qui arrête des conditions qu\u2019il ne fait pas entrer dans l\u2019acte que le Notaire prépare ?Il dit tout simplement, c\u2019est un honnête homme, mais c\u2019est un imbécile.Il y a un proverbe qui dit : \u201c Les bons comples font les bons amis,\u201d et il est vrai à la lettre ; rien ne fait les procès comme la mollesse et la confiance dans les affaires.Comme avocat, ça nous va, mais comme journaliste nous ne saurions trop recommander à nos lecteurs de prêter la plus stricte attention à cetle observation que nous resumons en leur disant : \u201c Les procès \u201csurgissent presque lous du trop de confiance dans les affaires.\u201d \u2014> Lundi, le 17 Juillet courant, les Messieurs MeDougall, propriétaires des Forges l\u2019Islet, dans la Paroisse de Notre- Dame du Mont-Carmel, ont donné à ce dernier endroit un diner public pour inaugurer l\u2019ouverture d\u2019un chemin à lisses de bois, construit par eux pour l\u2019exploitation de leur établissement.On nous assure qu\u2019à ce diner, auquel assistait un grand nombre de personnes de toutes croyances, M.Lucien Turcotte,Professeur de droit à L'Université Laval de Québec, daus un discours qu\u2019il commit à cette occasion,fit l\u2019assertion «qu\u2019il était indéniable que le christianisme avait LE FRANC-PARLEUR « fait beaucoup pour la civilisation du monde ; mais qu\u2019il « fallait avouer que le commerce et l'industrie avaient fait « beaucoup plus dans cette direction.» Il ajouta qu\u2019il était désirable de faire disparaître ces barrières qui séparaient les nations, et de travailler à les unir dans une fraternité générale.Comme chrétien nous ne saurions trop réprouver cette doctrine qui tend à adorer la matière avant d\u2019adorer Dieu.Si Notre Seigneur Jésus-Christ, qui venait apporter la vraie civilisation au monde, eût partagé l\u2019opinion du trop érudit professeur, il n\u2019eut pas pris le fouet pour chasser les commerçants du temple ; mais, bien au contraire, il les eut encouragé à y augmenter leurs opérations commerciales et industrielles, puisque d\u2019après le savant professeur, ces messieurs du commerce devaient être reconnus comme supérieurs à lui, comme prorogateurs de la vraie civilisation.Il suffit de remonter à l\u2019antiquité pour voir combien condamnable est cette doctrine du très jeune professeur.Avantla naissance de Notre SeigneurJésus-Christ, l'Egypte la Grèce et l\u2019empire romain avaient poussé le commerce, les arts et l\u2019industrie au plus haut degré de perfection, où un peuple païen peut parvenir.Il serait trop long d\u2019entrer ici dans les détails de l\u2019histoire dont le jeune professeur doit avoir quelques notions.Cependant quelle était la civilisation de ces peuples ?Quelle était par exemple la condition de la femme romaine d\u2019après la loi du mariage de ce peu ple ; quelle était aussi la condition du fils de famille et du serviteur sur lesquels le père avait droit de vie et de mort ?Est-ce que les enseignements du jeune orateur sous ce rapport ne contiendraient rien de mieux que ceux des opulents épicuriens et matérialistes romains ?Au point de vue de la vraie civilisation que faisaient encore.les romains ?Un homme chérissait-il un vice, que de suite il avait son Dieu favorable à ce penchant, pour l\u2019adorer, et c'est ainsi que Jupiter, adultère, Mescure, voleur, Venus, impudique, Junon, jalouse, Mars, sanguinaire, Saturne, révolutionnaire et communiste avaient chacun lenr temple au milieu de cette civilisation qui nous a laissé même les discours de Cicéron pour l'édification du savant professeur.C\u2019est encore ainsi que chez les romains un habile statuaire après avoir extrait d\u2019une carrière, un bloc de marbre brut, en fabriquait de ses mains une Venus d\u2019aprè ses idées et en suite se prosternait devant elle et lui rendait ses adorations.Mais est-il possible que d'après le savant discoureur toute la vraie civilisation se trouvait renfermée dans ce texte du Roi David, Simulacra gentium argentum et aurum.Si tel est le cas, nous ne pouvons que lui répondre dans le langage du même psalmiste, Sumiles illis fiant qui faciant ea et omnes qui CONFIDUNT IN EIS.Maintenant que faisaient l\u2019Egypte et la Grèce avec tout leur commerce et toute leur industrie?Là, chez ces peuples qui connaissaient très-bien l'astronomie, les sciences et les arts, même la chimie, puisqu\u2019on possédait à un si haut dégré l\u2019art d\u2019embaumer les corps, on se donnait beaucoup moins de trouble que chez les romains.On choisissait un taureau blanc ou un oignon et on se prosternait devant ~ eux en adoration, comme étant l'expression de la plus haute civilisation.Ici pour notre part ce beeuf et cet oigfion nous rappellent avec force tout ce qu\u2019il y a d'humiliant dans cette doctrine du savant professeur, qui devant un plat de roast beef, faisait passer le commerce et l\u2019industrie devant le christianisme, comme promoteurs de la vraie civilisation.509 Maintenant que le savant professeur fasse donc une courte revue sur l'état actuelle du monde régi par le christianisme ; qu'il compare la Chine par exemple avec les autres contrées chrétiennes.Pourtant la Chine de tout temps a été hautement favorisée par le commerce et l\u2019industrie.En effet, n\u2019est-ce pas de la Chine, que l\u2019Angleterre tira aujourd\u2019hui l\u2019une des plus grandes sources de ses richesses» y compris toutes les brillantes robes de soie que le savant célibataire a sans doute admirées sur une multitude de statues vivantes et qui sont sans doute pour lui le nec plus ultra de la civilisation et de l\u2019industrie.Malgré tout ce commerce et cette industrie de la Chine où en est cependant réduite sa civilisation par rapport à la femme et an fils de famille ?L'enfant surtout, comment est-il traité ?On sait que très souvent il devient la pâture des chiens et des pourceaux.S'il s'est opéré quelques changements sous ce rapport,c\u2019est le christianisme qui les a opérés ?nullement le commerce et l\u2019industrie.Comme de raison nons ne pouvons faire ici en quelques lignes lout un traité, quoique pourtant ce travail ne serait peut-être pas sans utilité pour l'admirable jouteur.Nous nous bornerons donc à passer rapidement par la ville de Paris pour mettre sous les yeux du polémiste l'histoire de la dernière révolution qui, à elle seule, est tout un traité sur ces matières.Depnis longtemps la ville de Paris ne s'occupait que de commerce et d'industrie.Elle se croyait au plus haut de la civilisation.Ses grands hommes, dont le plus illustre avait écrit la vie de César, n'étaient pas plus sages que les antiques Romains, Grecs et Egyptiens.Là aussi, conime à Rome, nn se livrait au culte des statues (témoin les célèbres statues envoyées à notre institut canadien).On n\u2019y reconnaissait plus Dieu et on traitait Jésus-Christ même d\u2019individu, on faisait du commerce et de l'industrie le dimanche,on érigeait un piédestal à Voltaire et les ouvriers, sous cet \u2018enseignement, buvaient dans des gobelets républicains et criaient à bas la religion.En effet, que signifiait cette statue érigée à Voltaire au milieu de Paris ?Elle v signifiait exactement ce que signifiait les statues de Jupiter, de Mars, de Venus, de Mercure et de Saturne érigées au milieu de Rome.C'est-à-dire elles signifiaient le règne et le culte \u2018de tous les vices préconisés par Voltaire, la négation du christianisme, l'athéisme pour toute règle de conduite, et comme résultat l\u2019immoralité et les désordres de toute sortes.On se souvient en effet que le Vendredi Saint de l\u2019an dernierune troupe delibres-penseurs uniquement en mépris du Christianisme, se sont donnés un diner au roast beef.C'était tout justement l\u2019adoration du taureau et de l'oignon des Egyptiens.On se souvient encore que vers le même temps de ce fameux diner,une troupe de libres penseurs et d\u2019étudiants se sont assembiés, d\u2019abord à Paris, ensuite à Genève et là ont proclamé au\u2019il fallait abattre le christianisme et lui subtituer la confraternité de tous les citoyens du monde ; que dans cette guerre il fallait associer mème la femme et que cette guerre ne devait pas cesser avant que l\u2019on eut percé\u2019 la calotte du ciel.Avec cette doctrine la France déclara la guerre à la Prnsse et on alla à la guerre non pas en invoquant le Dieu des armées mais avec les principes de 89, et la Marseillaise pour tout article de foi.Le Roi de Prusse, fléau envoyé de \"icu pour châtier la France athée, la France immorale et païenne livrée au culte des statues et des roast beef, alla la rencontrer sur les champs de bataille et les armées de la France impie dispa - 5-02 EE LED 210 \u201c rurent devant les siennes comme la poussière devant le vént.Napoléon invoquait la Marseillaise.La mission du Roi de Prusse n\u2019était pas de détruire la France mais de la châtier, c\u2019est ce qu'il fli.Cependant Paris était plus coupable que la France.Tous ceux qui ont vu Paris avant sa destruction disent qu\u2019elle était la ville modèle du monde et que le commerce et l\u2019industrie l'avaient fait telle.Non, ici nous nous trompons, c'est M.L.Turcotte, -savant professeur de l\u2019Université Laval, qui nous dit que le N.B.\u2014Pour tout ce gui concerne l'Imprimerie et la Reliure, s'adresser à la maison de la Rue St-Paul ou au No 20, Rue St-Gabriel ; pour tout le reste, s'adresser aux Nos 237 et 239, Rue St-Pa Montréal, 28 Juillet 1870. LE FRANC-PARLEUR 515 LES AMERS M.DEPATT.No.363, Rue St.Laurent.Je soussigné, certifie que depuis plusieur années a souffrais d\u2019un affection decœur des donleurs tiés vives se faisaient sentir à la ré- ginn du cœur, el des envies de vomir se répétaient très souvent sans pouvoir rien évacuer, surteut la nuit jusqu'à vingt ct trente fois, Dani; ces moments jl m'était presqu\u2019impos-si ble de parler, et j'é'als d\u2019une faiblesse teilequ\u2019il m'était impussible de és marcher seul.Souvent ERNEST \u2018al pensé que c\u2019en était can tete 7 fait de moi.Un jour que Je relisais les journaux en chercFant quelques secours à ma maladie, je remarquat le cortificat de M.Chartrand N, P.concernant les AMERS de M.DEPATI Comme je connaissais déjà M.Chartrand, je résolus de m'informer à lui de ce remède si extraordinaire, d'après ses recommandations je pris partie de fuire usage des Amers de M.Dépati.Après l\u2019usage de deux bouteilles seulement je trouvai un tel changement chez moi,que j'en suis tout émervelllé.J'ai repris mon appétit, ainsi que mon sommeil, et je ne ressens aucune douleur maintenant à a région du cœur, et le vomissement est entièremeut dis- psru.Je puis recommander les Amers de Mr.Dépati comme un remède (rès efficace, pour ceux qui sont attaqués de la maladie de Cœur.H.8.BEAUDRY Emp, du Gouvern, Jo, soussigné, certifie que depuis longtemps je me suis trouvé attaqué de consomption ; voilà à peu près quatre aus je me suis fait soigner par plusieurs médecins et je n\u2019ai Jamais obtenu aucun soulagement.Je n\u2019avais point d'appétit, J'éprouvais toujours de gros mal de tête, presque toujours envie de vomir.Après avoir pris trois ou quatre bouteilles des Amers de Monsieur Dépati, Je me suis senti un grand soulagement; après en avoir pris pendant trols ou quatre semaines je me suis trouvé parfaitement guéri.Je recommande bien les Amers de Monsieur Dépati aux personnes qui souffrent de la même maladie que moi.PIERRE BEAUCHAMP Rue Hyppolite - = Je, soussigné, certifie que je suis tombé en cons somption il y à à peu près un an.Je demeure à la campagne, à la Longue-Pointe.Je me suis fait soigner par tous les médecins de la place : ils me disaient que j'étais en consomption, mais ils ne pouvaient pas me faire de bien, J'ai vu sur les journaux qu\u2019ily avait un Monsieur Dépati à Montréal qui soignait pour cette malrdie.Je me suls donné la peine de venir le voir.J'avais tou- Jours mal à la tête, Je ne pouvais pas zarder mes vivres et je ne pouvais pas voir jour 4 mes oocue pations.Après avoir pris \u2018les Amers de Monsieur Dépati pendant trois ou quaure semaines, je m\u2019en suis retourné chez nous aveo une provision de ce remède dans l\u2019espérance de me guérir pare faitement.Je ne puis pas vous recommander ages les Amers de Monsieur Dépati, 1ls sont d\u2019une efficacité use.prodigleuse.me.ANTOINE MONETTE Je certile que depuis au-delà huit & neuf mois je toussais extraordinairement, j'avais sou vent des envies de vomir et ce que j'expectorais se détachait avec peine et était très visqueux J'avais presque complôtement perdu l\u2019appétit, J'étais devenu si faible que c'était avec beaucoup de difficulté que je remplissais mes occupations grdinaires, mes Jambes pouvaient à peine me supporter, J'éprouvais une douleur continuelle à la tête; ce qui me rendait insou inant surtout lorsque je toussais, Je sentais de grander douleurs dans le bas-ventre et il se faisait dans ma poitrine un bruit semblable au rale, je fatigunis beaucoup en parlant.Je crus réellement que Je tombais en consoin ption.Je consultai plusieurs médecins.Ils me doncuient des remäles pour me soulager seulement, mais aucun me sou- lagait, Depuis un mois que je prends des Amers de M Dépati je suis parfaitement bien, J'ai un excellent appétit, mes forces sont revenues, Je certifie que je suis comme à l\u2019Âge de quinze ans.Je recommande particulièrementles Amers de M.Dépati, je leur suis redevable de ma santé.Mme.JOSEPH SANSOUOI Rue St, Charles Borrommé No, 219, Je certifie que depuis plusieurs années j'étais bien fuible j'avais presque toujours mal dans le dos et à l\u2019estornac j'avais toujours des points de coté; à peine si j'étais capable de marcher pour vaquer à mes occupations.Depuis une quinzaine de,ours Je prends des Amers de M.Dépati, J suis parfaitement guéri, je ne me sens plus .ucun mal Jesuis blen redevable de ma sauté à M.Dépati.Je recommande bien aux personnes qui souffriront de la mémo maladie d\u2019aller consulter M, Dépati.LAURENT MILLETTE, Je certifie quo depuis au-delà de deux ans que J'étais bien malade d\u2019une maladie de cœur qui me faisait souffrir beaucoup, j'ai employé piu- sieurs médecins, et aucun n'a pu mo donner du soulagement, Je suis allé cursulter M.Dépat, Après avoir pris six bouteilles Je me suis trouvé parfaltement bien.Je suis bien redevable de ma Bunté à ces Amers.Toutes les personnes qui souffriront de la même maladie que moi devraient aller voir M.Dépnti Mme POIRIER, Tanner, des Rollands, Guide des Voyageurs.Heures du Depart des Chemins de fer et des Bateaux a Vapeur de Montreal.CHEMIN ds FER le GRAND-TRONC \u2014 Express du matin en destination pour Toronto et de là à Sarnia et au Détroit \u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026usrosses secs crs Trains d\u2019accomodation pour Toronto et les stations intermédiaires.6.00 A.M.Train d\u2019accommodalion pour Brock- 9.00 A.Mville et les stations intermédiaires.5.00 P.M.Express de nuit pour l'Ouest.9.00 P.M.Train d\u2019accommodation pour Island Pond.sos00 «+000 sasvacsescocacc veu.7.00 A.M.Express de Champlain .4.00 A.M.Trains des Malles pour Island Pond.2.00 P.M.Bxpress de nuit pour Québec et Portland .voncsssesssa0sa0ss 00000 10.30 P.M.Express pour New-York et Boston.3.45 P.M, Express pour Nex-York et Boston.9.00 A.M_ Les passagers en distination pour Halifax ou Yoarmouth laissent Montréal tous les Vendredis par l'Express de nuit pour Portland.Les passagers pour St.Jean, Nouveau- Brunswick laissent Montréal tous les Mercredis et Samedis par l'Express de nuit pour Portland.Les heures du départ des Trains (de Montréal pour Lachi e sont comme suit: 7 a.m.9 a.m.12 midi.3 p.m: 5 p.m.et 6.15 p.m.De Lachine à Montréal : 8 a.m.10 a.m.1 p.m.3.30 p.m.5.30 p.m.et 7.00 p.m.Le Train de 3 p.m.partant de Montréal se rend directement à Plattsburgh, Compagnie de Navigation Canadienne, Les bâteaux a vapeur en destination pour Kingston, Toronto, Hamilton et les ports intermédiaires laissent, le Bassin du Canal Lachine tous les matins à neuf heures.Les passagezs laissant Montréal pour se rendre par le train de midi à Lachine,peuvent prendre le bâteau à vapeur à cet endroit, s'ils désirent s'éviter le trouble de passer dans les Canaux, ils n\u2019ont qu'à prendre le Train d'accomn- modation du West à 5 heures P.M.afin de rencontrer le bâteau à Cornwall.Compagnie de Navigation de la Rivière Ottawa.Les passagers se rendant par eau à Ottawa doivent prendre le Train pour Lachine à 7 h du matin.Le Prince of Wales, les y attend au quai.Compagnie du Richelieu.Les bäteaux à vapeur le Québec et le Montréal, laissent leur quai, en face de la Place Jacques-Cartier tous ies soirs à 7 h.P.am.Compagnie de Navigation de Laplairie, Heures du départ.DE LAPLAIRIE DE MONTREAL.5.30 a.m.7h.a.m.9.00 a.m., It hoa om, 1.00 p.m.3.30 p.m.5.30 p.m.6.30 p.m.Compagnie de \u201cLongueuil.Heures du départ.DE LONGUEUIL.DU PIED-DU-COURANT.5.00 a.m.5.30 a.m.En alternaut à toutes les heures dans le mème ordre.Dernier départ.DE LONGUEUIL.DU PIED-DU-COURANT.7.00 p.m.7.30 p.m.Les Dimanches.Départ de LONGUEUIL DU PIED-DU-COURAN 8.30 a.m.9.00 a.m.1.00 p.m.1.30 p.m.En alternant ainsi jusqu'a 7 h.du soir de Longueuil, et 74 h.du Pied-du-Courant.Tous les MERCREDIS ct SAMEDIS un voyage extra aura lieu, DE LONGUEUIL DU PIED-DU-COURANT 9.00 p.m.9.15 p.m.À Messieurs les Marchands LISEZ CET AVISA VENDRE.CONGRESSES PRUNELLE, doubles semelles, pour femmes.\u2026.0.00.75 CIS.BALMORALE do do 75 cts.CONGRESSES Doubles, Semelles, pour hommes.avsoco coovoccooeeO1.50 Et une immense quantité, trop longue à énumérer, de diverses sortes de CHAUSSURES que vous trouverez chez le soussigné, fabricant de Chaussures en gros, No- 800, RUE St-PAUL, MONTREAL | ©.BOIVIN. Le CORPORATION DE MONTREAL QUARTIERS.ST-LOUIS ET St-JACQUES.AVIS PUBLIC est par le présent donné que les soussignès ont complété ieurs Rôles de Cotisation dans les QUARTIERS ST-LOUIS et STJACQUES de cette ville ; que copies des dits Rôles ont été confiées à l\u2019un d'entre eux à leur Bureau, en l'Hôtel-ie-Ville où elles seront ouvertes À l'inspection et examen de tous les intéressés d'ictà VENDREDI, le QUATRIÈME jour d'AOUT prochain ; et que les dits Cotiseurs s'assembleront à leur Bureau susdit, SAMEDI, le CINQUIEME jour \u2019AOUT prochain, à DIX heures de l\u2019avant-midi, pour reviser leurs cotisations des biens-fonds inscrits aux dits Rôles de Cotisation, et que là et alors ils entendront et examinerout toutes les plaintes relativement à lelles cotisations des biens- fonds qui pourront leur ètre soumises.JAMES C.BEERS, JEAN-Bre.ALLARD, WILLIAM DOUGLAS, P.H.MORIN.DAVID BROWN, J.T.DILLON, CoTISEURS.Hôte-de-Ville, Montréal.!8 Juillet 1871.m3, LE FRANC-PARLEUR - VERS LES CÉLÈBRES PASTILLES À DE DEVINS Approuvées par les Médecins Français et Anglais les plus éminents.Elles sont falsifiees.Mefies- vous! Pour faire droit À la réputation méntée des Pastilles à Vers de Devins, il est de la plus grande importance de prévenir l\u2019acheteur d\u2019être sur ses gardes et de ne pas s\u2019en laisser imposer par des individus sans principes, qui voudraient \u20ac bstituer à ces Pastilles quelques-unes des préparations a as valeur qui inondent le pays.Demandez les véritables Pastilles à Vers, couleur de rose, et qui sont marquées \u2018\u2018 Devins.\u201d\u2019 A vendre chez tous les principaux marchands de la cam- Ppagne.- PRÉPARÉES SEULEMENT PAR DEVINS & BOLTON, APOTHECARIES\u2019 HALL, Près le Palais de Justice, Montréal, C.FILIATRAULT MARCHAND DE TABAC En Gros et en Détail \u2018WS 11 TY 15, PLACE JACQUES- CARTIER, A L'ENSEIGNE DU NEGRE MONTREAL.CIGARES DE LA HAVANE Importés directement.BONS MELANGES a des prix extrimement réduits.28 juillot.1 LOUIS PLAMONDON, AGENT D'Inmerdles et de Placements A TRANSPORTÉ SON BUREAU Au No.21 Rue St-Jacques Coin de la Cote St-Lambert En face de MN.Labadie, Notaires.M.L.PLAMONDON proâte de cette occasion pourinriter toutes personnes qui désirent acheter des proprietés de lui faire visite vu qu'il en a une £rande quantité en mains qu'il peut disposer à l'avantage des acheteurs : il invite aussi tous ceux qui ent des propriêtés à faire veudre de venir ie voir, ils y trouveront leur - em \u20188.E DE FOIE DE MORUE EU AJ'ffrropnospuate DE fHAUX Un remède haulement recommandé par la Faculté pour La Toux, le Rhume, l\u2019Atthme, la Itronchite, la Consomption, la Débilité générale et toutes les Humeurs Scrofuleuses.MM.DEVINS & BOLTON, en offrant cette élégante Préparation à la profession et au public, font remarquer qu'ils cat pu par un nouveau procédé chimique (connu d'eux seuls), qui n\u2019altère en rien les principes actifs de l'huile, réussir À en masquer le goût au point qu'elle peut séjourner sur l'estomac le plus délicat.AV IS\u2014Remarquer que l'article que vous achetez porte la signature de \u2018 Davis & Borrox * sur le haut de la bouteille.Prix \u201450 Cents et $\\.00 la bouteille.PRÉPARÈE SEULEMENT FAR DEVINS & BOLTON, SALLE D'APOTHICAIRE, Près du Palais de Justice, Montréal.compte, of juill, t A & \u2014 AUGUSTE COUILLARD, MARCHAND DE Ferronneries, Peintures, Vitres, etc., 233 & 235, RUE ST-PAUL Porle voisine de MM.Beauchemin el Valois MONTREAL On trouvera à cet établissement, à très-bne prix, un assortiment des plus complets de fournitures de maisons, ustensiles de cuisine et poëles de toutes sortes.De plus, une grande quantité de SCIES de moulin de toutes grandeurs et de tous prix, garanties de première qualité.: Les menuisiers et charpentiers de la ville comme de la campagne feront bien de visiter cet établissement avant d'acheter ailleurs, et les marchands qui l\u2019encourageront y trouveront leur profit.28 juill.1 TRUDEL & DeMONTIGNY, AVOCATS No 182, RUE NOTRE-DAME 28 juill.1 ADOLPHE OUIMET, B.C.L.AVOCAT NO 21, RUE ST-VINCENT 28 juill.LE FRANC-PARLEUR Publié lous les Jeudis à Montréal, Canada.PAR À.OUIME® «à B.A.TESTARD De NONTICNT, RÉDACTEURS-PROPRIÉTAIRES.$2.00 par année 2.50 «© § Centins.Abonnement - - - - Etats-Unis - - Par numéro + = - = L'abonnement sera de six mois ou d\u2019un an Envoi par lettres enregistrées ou par ordre j sur le bureau de poste au risque des propriétaires du journal.: ANXONCES : 5 centins la ligne, 1&re insertion, 3 \u201c « 2ème « Frais pk Posre\u2014ATTENTION ! Les frais de poste sur les publications hebdomadaires ne sont que de 5 centins par trois mois, payables d'avance au bureau de poste de l\u2019abonné.Le manque d'attention à ce detail entraine- rait une dépense de deux centins qu'il faudrait payer sur chaque numéro.Toutes lettres non affranchies seront invariablement refusdes.| Les journaux qui seront échangés ainsi que toutes communications ss rapporlanh à la rédaction, devront être adressés au Fraxc-ParLEUR ou aux Propnétaires-Rédac- teurs, 20, Rue SL Gabriel, Montréal.Les lettres d\u2019affaires devront être envoyées à G.O.BEaucuEmix ET Vazois, Libraires-Impri- meurs, seuls chargés de l'administration du Journal.& \u201c Le Franc-ParLEUR formera à la fin do l'année un volume de 4lb\\pages, grand injguarto.Imprimé C.©.BsaucrEnix Br VaLoIs, 20, rue St Gabriel, Montréal, - "]
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