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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
jeudi 4 janvier 1872
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

Le Franc-parleur. --, 1872-01-04, Collections de BAnQ.

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[" SUR TEE AFH MRNAS TU METS SAR ne MONTREAL, JEUDI, 4 JANVIER 1872.Pied .$2.00 PAR NUMERO, .5 Cents ABONNEMENT, .FEUILLETON DU FRANC-PARLEUR.LB (CHASSEUR DE PANTHERES Par ERNEST CAPENDU.IX Youssur-BEr.(Suite) Sang perdre une minute, Abou\u2019l-Abbas s\u2019élança dans un défilé étroit.Là, le vent s\u2019ongouffrait, mais ies parois élevés du roc qu\u2019il lui fallait d'abord franchir, rendaient ses atteintes moins terribles.Un doux murmure retentit soudain et les chevaux tendirent avidemment lenr cou allongé.\u201c De'l'éau-! s'écria Henri en s'élangant a terre.Depuis près de dix heures qu\u2019il avaient quitté les puits, et qu\u2019ils luttaient contré le khamsin, les deux hommes n\u2019avaient pas pu trouver une goutte d\u2019eau.Leur gorge desséchée pär la paussièré impalpable était ardente, et une soif dävoräite dominait par ces tortures toutes les autres souffrances qu'ils avaient eu à supporter.Henri arrachant son burnous, s'était élancé vers la source bienfaisente.Mais Abou\u2019l-Abbas était à terre avant lui et lo saississant par le milieu du corps, il cloua sur place M.de Villeneuve .Du geste il lui désigna les deux chevaux libres.Les pauvres animaux, débarassés du haik qui les préservait des atteintes du sable, demeutrait immobiles, le cou allongé, la tête suspendue audossus dé-ln source, sans cepon-.dant y wremper lenrs lévres, Ilsne buvaient pas, ils rés- pirait li fraîcheur de l\u2019eau.\u201cNe buvez pas! dit vivement Abou'l-Abbas, suivez l'exemple que vous donne l\u2019instinet de nos chevaux.Attendez que votre sang soit calmé, que votre gorge soit moins sèchel Boire, çe serait mourir\u201d - \u2014Abou\u2019l-Abbas a raison, dit une voix forte.Ne buvez pas! L'eau vous serait fatale: je vais vous faire donner du café.Henri et le chasseur de panthères s'étaient retournés brusquement.Les ténèbres étaient opaques dans cette vallée profonde et ne permettaient pas de distinguer à longue distance.Cependant les doux hommes aperçurent dans la nuit, une ombre se dirigeant sur eux.Abou\u2019l-Abbas fit un pas en avant en portant la main à son yatagan, mais presque aussitôt.il baissa l'arme à sa ceinture et bondit avec un cri de joie : \u201c Youssuf Karam! s'écria-t-il.\u2014Lui-même, répondit la voix.Youssuf, que tu devais retrouver à Joughi, Youssuf, qui t'a crut englouti par le khamsin dans le désert do sable et qui venait à ton aide.Tu es sauvé! Que notre Dieu soit béni! \u2014Es-tu donc seul ici ?\u2014Non.Mon camp est voisin.\u2014Ton camp?répéta Abou\u2019l-Abbas avoc étonnement.\u2014Oui, j'ai avec moi deux mille Maronites dans la montagne.\u2014De pauvres malheureux poursuivis ! \u2014Non pas! dit vivement Youseuf d\u2019une voix fière, mais des soldats qui poursuivent! \u2014Tu as pu organiser un corps de troupes ?_ \u2014Viens avec moi et tu sauras tout! Venez, monsieur, ce qui vous est nécessaire pour vous remettre ! thères.\u2014Tous ! + \u2014Et braves, dévoués ?- \u2014J\u2019en réponds ! \u2014Alors, nous pouvons attaquer! \u2014Nous sommes deux mille décidés a nous battre, répondit Youssuf, et nous avons plus de deux cent mille ennemis! Z=N'ipporte ! kves den wiille hoinimtl dk petit tiiitor ajouta Youssuf en s'adressant à Henri.Vous allez avoir tout \u2014Tes hommes sont armés ?demanda le chasseur de pan- bien des choses et faire fiir une armée d'assassins ! Merci, Youssuf ! Tu a tenu ta promesse ! \u201d Et le chasseur de panthères, pronant le bras d'Henri, l\u2019entraîna rapidement.Tous trois s'enfoncèrent dans la mon- tagno.Le khamsin soufflait toujours avec violence, mais ses atteintes n'étaient pas mortelles.Youssuf-Karam, le nouveau personnage que nous mettons en scène, n\u2019est pas une création ae notre imagination.Il existe, il vit à l'heure où nous écrivons ces lignes et les chrétiens de Syrie lui vouent depuis six mois des actions de grâce, et le pacha de Beyrouth, lui-mème, a prié Youssuf Bey de veiller à la sûreté des voyageurs sur les routes de Tripoli et d'Alexandrie.Ce qui fait la faiblesse du peuple maronite, ce qui l\u2019a toujours laissé à la merci de ses ennemis, c\u2019est que son esprit sans émulation demeure d'ordinaire froid et improductif Ses mains sont occupées, mais son génie est inerte.Il est bon, mais indolent, il vit séparé des peuplades orientales sans s'en faire redouter, et de son scin stérile, jamais il ne 8 \u2018est élevé jusqu'ici uno de ces individualités actives, audacieuses, puissantes dont la destinée est de faire faire un progrès à la civilisation, un pas à l'humanité.Ainsi, parmi ce peuple de victimes, un seul chef s\u2019est dressé sachant se faire redouter des Druses et respecter des Tares : ce chef, c\u2019est Youssuf.Youssuf est le fils d\u2019un simple cheik maronite (sorte des maire de village,) mais c\u2019est un bomme intelligont, courageux, remarquable.À cette heure, bien dos chrétiens lui doivent la vie.Le camp de Youssuf-Karam ou de Youssuf Bey plutôt, puisque l\u2019on commençait à le nommer ainsi, étoit situé sur un plateau, au centre de lu montagne, mais : l\u2019abri de toute surprise.L'emplacement choisi révélàit une véritable intel- ligenco militaire dans le chef de la petite troupe.Ce camp n\u2019avait aucune tente : les soldats volontaires couchaient à la belle étoile.Les femmes ot les enfanis de ces braves avaient été renfermés par eux dans un vallon auquel on ne communiquait par un étroit défilé que gardaient cing cents hothme srs.Des provisions de bouche avaient été amassées là; doux sources donnaient de l\u2019eau en abondance et suffisaient à la colonie de ses victimes échappées au carnage.© Abou\u2019l-Abbas avait raconté rapidement à Youssuf la façon miraculeuse dont lui et son compagnon avaient échappé.Lechef maronite fit douner à Henri les rafraichisse- ments dont il avait besoin.\u201c Quelles nouvelles ?demanda vivement M.de Villeneuve ?\u2014Les massacres continuent sans interruption ! \u2014Et Zhalé ?dernanda Abou\u2019l-Abbas.\u2014Zhalé est en cendres!.Les Drusés ont tout massacré | Cot \u201cMais Zhalé comptait plus de douze mille habitants tous chrétiens ! s\u2019écria Henri\u2014_ \u201cOui, dit Youssuf; aussi les Druses furent-ils tout d'abord repoussées, mais ils savaient que les chrétiens attendaient uN renfort, et ces misérables ont eu recours à une infême trahison ! Ils fabriquérent des banniéresZot des croix qu'ils placèrent en tète d\u2019une troupe de cinq a six mille hommes.Ils s'étaient tous déguisés en Maronités et ils arrivèrent près de la ville en chantant des chansons chétiennes.Les malheureux habitants,croyant à l\u2019arrivée d\u2019amis,vinrent | Surpris à li Ix saps défiance au-deyant des, Druses, Vsti improvjsts, LE FRANC-PARLEUR.\u2014\u2014 ils furent massacrés ave une rage ot une rapidité infornales, Quelques-uns purent se sauver.Les fommes et les enfants s\u2019étaiont retirés dans la montagne.Ils rencontrèrent là un grand nombre do Maronites qui s'étaient réfugiés dans eg bois après la destruction de leurs villages.Alors les Druses ont appelé leurs chiens et ils ont parcouru la montagne faisant la chasse aux chrétiens ! En un seul endroit, ils ont trouvé cent Maronites ; ils leur ont lié les mains derrière le dos pour les mettre à mort avec plus do cruauté : aux uns ils abattaient un seul.bras, à d\u2019autres ils coupaient lés deux mains, à plusieurs ils enlevaient des morceaux de | chair, ils leur crevaient les yeux ou les brûlaient vivants ! (1) \u201d Henri et Abou\u2019l-Abbas frisonnaiont d\u2019horreur.\u201c A Laïda, poursuivit Youssuf, les massacres ont commencé hier.A Damas, ils commenceront peut-être demain ! \u2014A Damas! s\u2019écria Henri en bondissant.\u2014Oui ; c'est la qu\u2019est le chef druse le plus féroce, le cheik Maloun-Khatoun ! .\u2014Maloun-Katoun ?celui qui commandait les massacres à Deir-el-Kamar avèc l\u2019agah Osman-ben-Assah et le Turc Kurchid-Pacha ?\u2014Lui-même ?\u2014Sais-tu ce que le cheik a fait des prisonnières qu'il avait emmenées dans la montagne !\u201d Et Henri, debout, frémissant, attendait la réponse avec une anxiété effrayante.\u201c TI les a fait maésacrer ! répondit Youssuf.\u2014Toutes ?Toutes.à l\u2019exception de deux d\u2019entre elles seulement.\u2014Qui !.lesquelles ?.les noms de celles qu\u2019il n\u2019a pas fait tuer 1 s\u2019écria Henri dont les yeux démesurément ouverts jaillissaient hors de leur orbite.\u2014J'ignore leurs noms, répondit Youssuf Tout ce que je sais, c\u2019est quo l\u2019une est la fille d\u2019un négociant français, et l\u2019autre d\u2019un marchand Juif.\u201d Henri poussa un soupir de soulagement et étreignit les mains d\u2019Abou\u2019l-Abbas.\u2019 \u201cTu ne m'avais pas trompé ! murmura-til: \u2014Mais, reprit Youssuf sans remarquer les signes que loi adressait le chasseur de panthères, mieux vaudrait peut-être pour ces jeunes filles qu\u2019elles eussent été tuées.\u2014 Pourquoi ?fit Henri dont le visage un moment illuminé par un rayon d\u2019espoir exprima soudain une terreur nouvelle, \u2014-Parco que l\u2019une, la fille du juif, n\u2019a été gardée que par le motif quo son père était riche et pouvait la rachetér ; si le vieillard est mort o s\u2019il est ruiné, si ses trésors ont été pillés, \u2018et qu\u2019il ne puisse payer enfin, Malhouth-Khatoun inventera des supplices plus terribles que ceux qu\u2019il a déjà pratiqués pour se venger sûr sa Prisonnière.\u2014Mais l\u2019autre jeune fille, il n\u2019a pas\u2019 \u201cles mêmes motifs pour la tuer ?\u2014 Non, mais il l\u2019aime, et demandez aux habitants de Damas ce qui s'accomplit dans le harem dé Malhoun-Kha- toun ! \u201d Henri était pâle comme un spectre : tous ses traits étaient contractés, ses membres frémissaient.\u201cIl faut partir ! dit-il bruquement à Abou\u2019l-Abbas.\u2014Partir ! dit Youssuf.(I) Ces horribles détails sont de la plus exacte vérité.er S (ACORN) iv [ic vA BF (\"eat Glia à a i LE FRANC-PARLEUR.176 Le Nouvel An.Le Franc- Parleur \"qui a toujours aimé d\u2019nn amour vrai et sincère ses abonnés,et ses compatriotes ne saurait sans déroger à la bonno éducation qu'il à réçue, demeurer silencieux à l\u2019avenément de cette nouvelle année.C'est le sourire sur les lèvres, la franchise dans le cœur, qu'il vient en ce moment distribuer ses souhaits.A ses lecteurs qui font partie de sa famille, il adresse ses premiers vœux.Puissent-ils au milieu d\u2019une abondance de biens sans exemple, voir s\u2019accumuler sur leurs têtos d'innombrables années.Que l\u2019adversité, le malheur s\u2019éloignent à jamais de leur foyer domestique, laissant la place aux joies pures ot sereines de la famille, au bonheur d\u2019une conscience honnête et sans reproche.Fasse, la Providence aidant, que la semonce des vrais principes-religieux et sociaux produisent en eux des fruits nombreux et abondants, contribuant ainsi au triomphe prochain, de la franchise, de la sincérité en matière religieuse et politique.Enfin, que le Franc-Parleur soit toujours leur organe, l'écho de leurs sentiments, le reflet de leurs opinions, l\u2019expression de leurs aspirations.Toutefois ces souhaits que la reconnaissance et non l\u2019égo- isme l\u2019oblige de formuler d\u2019abord pour ceux qui l'ont aidé dans sa tâche pénible et difficile, il les adresse aussi à ses compatrotes.Le vrai patriotisme ne sait jamais garder rancune d'une insulte, d\u2019un injure, surtout quand elles nous viennent de la main ou de la bouche d\u2019un frère.Oui, en cette \u201ccirconstance favorable nous oublions les blessures du passé, pour ne songer qu'aux succès glorieux de l'avenir.Plus de dissentions parmi nous, plus de ces jalousies mesquines, de ces rancunes mortelles qui ont fait des torts si considérables, à notre nationalité.Mais qu\u2019au contraire, la paix, l'harmonie, la concorde règnent dans nos rangs ; qu\u2019une union cordislo ot fraternelle cimente encore davantage les liens qui nous unissent.Que les yeux fixés sur les autels de la religion et de la patrie, les Canadiens-Français ne forment qu'un même cœur uno même âme.Alors et soulemont alors, le peuple canadien, fidèle a ses traditions, marchera à grands pas dans la voie merveilleuse que la main divine lui à assignée sur ce continent de l'A mé- rique.Si en 1872, le Franc-Parleur pouvait constater l'accomplissement de ces vœux les plus ardents, il ne regretterait de sa vie de vous avoir souhaité à tous, une bonne et heureuse année.\u2014_\u2014\u2014\u2014\u2014 La Carabinade.Un Etudiant en Médecine nous a fait parvenir, la veille du nouvel an,une correspondance intitulée \u201c La Carabinade.\u201d Malgré que l\u2019anonyme recouvrit le secret de cotte pro- daction littéraire, nous n\u2019avons pas hésité à lui donner la publicité.Nous ne discuteront pas le mérite intrinsèque et extrinsèque de cette production poétique, éclose au soufflet d\u2019un Chérubin, pour se venger d\u2019un Carabin.Non, notre maxime est à chacun ses œuvres, ot que tout père aie soin de ses enfants.M.l\u2019Etudiänt on Médecine n'aime pas la Carabinade, il a peut-être droit ot nous ne lui feront pus chicane sur ce point.Seulement, nous ne comprenons pas pourquoi la Comédie Infernale lui tombe ainsi si mal à propos sur les norfs, et nous nous expliquons encore moins le rapprochemont qu\u2019il semble découvrir entre une œuvre s\u2019rieuse ot uno boutade spirituelle, si l'ont veut, mais qui n'en ost pas moins une farce dans le ford.L'insinuation que le correspondant laisse échapper, on attribuant aux ateliers du Franc-Parleur la production do la \u201c Carabinade, \u201d\u2019 est tout à fait malvoillante.En effet, aurions-nous transigé avec l\u2019auteur, à ce propos, que nous nous serions fait un devoir do l\u2019annoncer.\u2019 Conséquemment, nous espérons qu\u2019il voudra bien retirer cette phraso irréfléchie.Quant au reste, il a notre pardon complet.Monsieur le Rédacteur, Il est uno certaine littérature que tout honnête homme abhorre : la satire.Laissez-moi vous dire, Monsiour, que je ne puis vous féliciter de la faveur que vous semblez accorder à ce genre an- ti-chrétien, anti-social et anti-littéraire.Votre Franc-Par- leur prend parfois des allures par trop humoristiques, et je no puis vous pardonner d\u2019avoir ouvert la porte de votre atelier à cette œuvro infäme, qui a nom \u201c Comédio Infernale.\u201d L'on vous accuse aussi, Monsieur, d'avoir favorisé la publication d\u2019uno autre petite infamie, d\u2019un potit pamphlet rimé, auquel son auteur a donné le titre insipide de \u2018\u201c Carabinade.\u201d \u2019 La Carabinado ! Grand Dieu ! Quel titre et quelle œuvro ! En vérité, l\u2019auteur, qui se donne pour un habitant du ciel, pour un chérubin, sait nous prouver on pou de mots qu\u2019il ne connait guère les choses de la torre.Un long séjour en Canada lui fera voir sans doute que l'hon.Jugo Beaudry n\u2019est , pas un homme sur lequel on puisse, avec raison, déverser le ridicule ; il apprendra san3 doute, un jour où l\u2019autre, que ME.Roy, avocat, Rainville, étudiant en droit, Dufort, Pelletier, Filiatrault, étudiants en médecine, sont tous dos gens trop sensés pour être les héros d\u2019une ** Carabinade \u201d ; il s\u2019apercevra sans doute avant longtemps que MM.Lemay et Martel sont pour nous des gloires nationales, que l'on ne peut souflleter sans s'attiver les disgrâces du pouple canadien tout ontier.Ce chérubin d\u2019un nouveau genre ne serait autre, à en croire certaines rumeurs,qu\u2019un M.Ernest Tremblay, jeune homme dont la réputation grandit de jour en jour.Jo crois qu\u2019il ferait bien de se disculper aux yeux du publie; car il ne tardera pas, parait-il, de connaître, par sa propre expérience, certains inconvénients de la grandeur.Il se pourrait que M.Ernest Tremblay fasse avant longtemps plus am- plu connaissance avec les cannes, qui, selon lui, jouent un si grand rôle dans les scañces de l'Institut- Medical.Je suis, monsieur, dans ces quelques réflexions, l\u2019interprè- rte de tous mes confrères, ot vous obligerez, on publiant ces quelques lignes, \u2018 UN ETUDIANT EN MEDEOINE. 176 NOEL.La \u201c Chronique \u201d ayant pour titre \u201c Noël \u201d n\u2019ayant pu prendre place, faute d\u2019espace, dans notre dernier numéro, nous nous sommes cru autorisé de rendre, pour cette fois, justice à son auteur.Les sentiments chrétiens qui y sont exprimés racheteront aux yeux de nos lecteurs le défaut d'actualité.Cependant des bergers gardaient les troupeaux aux environs de Bethléem quand ils virent briller devant eux une étoile ; en même temps des voix se faisaient entendre dans le ciel qui disaient: Gloria in excelsis Deo, et in terra pax ho- minibus.Alors ces humbles pasteurs, au cœur simple ot sans détours, se hâtont de suivre l\u2019étoile qui les dirige Vers une étable où elle s'arrête en jetant un viféclat.Là dans une misérable crèche et sur un peu de paille reposais urr enfant dont la tête resplendissait d'une auréole divine; Marie et Joseph adoraient Jésus, tandis qu\u2019un âne et un bœuf réchauffaient de leur haleine ses membres glacés.Les bergers ayant reconnu leur Sauvour l\u2019adorèrent.Des Mages vinrent aussi de l'Orient et lui offrirent ce qu\u2019ils avaient de plus précieux.Il y a aujourd\u2019hui dix-huit conts ans qu\u2019a eu lieu cot éve- nement et pourtant avec quelle joie ne voyons nous pas arriver l'époque ou I'Eglise le célébre chaque année.Quand nous chantous les cantiques qui expriment le grand désir de voir arriver ce jour, pour montrer combien les juifs souhaitaient la vonue du.Messie, nous nous sentons saisis d\u2019une émotion indéfinissable ; il nous semble que toute nos idées s\u2019evanouissent pour faire place à la consolante pensée de la naissance d\u2019un Dieu.C\u2019est un acte si excellent que celui-de l\u2019Incarnation! Le christianisme à mesure qu\u2019il fleurissait rendait le calme et la tranquilité ; ramenait dans le vrai sentier les hommes flétris par un aveuglement coupable.* ++ Mais Noël n'est pas seulement une fête religieuse ; elle est aussi une fète domestique, au moins si l\u2019on peut donner ce nom à une rejouissance de famille.D'heureux pères et d\u2019heureuses mères ont donné des cadeaux à leurs filles et à leurs fils, et ces derniers en retour prodiguent toutes espèces de caresses ; Noël est aux protestants ce qui est pour nous le premier jour de l\u2019année.Bien des enfants se sont endormis la veille en pensant a la vieille fée qui devait leur apporter des bonbons ; d\u2019autres plus impressionables sont demeurés éveillés toute la nuit.Ils entendaient résonner l\u2019airain au milieu du silence et des ténèbres, et leur jeune esprit se perdait dans mille conceptions enfantines.On s\u2019impressionne si facilement à cet âge ! Je me rappelle encore la grande attention avoc laquelle j'écoutais les histoires sur la veillée de Noel, que me racontait ma mère : c'était ou un voyageur marchant par une neige qui tombait à gros flocons, où bien le démon sous des formes galantes s\u2019introduisant dans de pauvres familles pour les empêcher d'aller à la mosse de minuit ! Maintenant que j'ai grandi, je mo re- jouis sans doute, mais au lieu de donner cours à mon imagination puérile, je vois avant tout-dans cette fête un acte de redemption et de salut.LE FRANC-PARLEUR.\u2018 #4 Et la buche de Noël ! Les parents et les amis autour de l\u2019âtre qui pétille et répand ses lueurs blafardes sur les figures, ajoutant encore à l\u2019expression de la frayeur que cause le récit de légendes fabuleuses.Puis l\u2019animation du dehors! Les rues \u201cpleines de passants qui vont-et-viennent en tous sens, le son lent et cadencé des cloches à minuit, les lumières qu\u2019on remarque partout: tout cela donne à cette fête un charme dont on ne peut se defendre, et qui dure aussi longtemps que la vie.Kok, Société Médicale de Montréal.SEANCE DU 20 DECEMBRE 1871.Présidence du Dr.J.W.Mount.Officiers présents : Drs.À.B.Larocque, O.Bruneau, A Dugas, C.Dubuc, A.Ricard, G.Grenier.Le procès verbal de la précédente séance est lu et adopté.Le secrétaire donne communication d'une lettre du Dr.$ A.Longtin de Laprairie par laquelle il demande son admis sion comme membre actif.Le Dr.A.Dugas donne avis qu\u2019il proposera à la prochaine séance l\u2019admission comme membres actifs des Drs.Léandre Lefèvre, de Lachine, Beandet de Montréal, et S.A.Longtin de Laprairie.Le Dr.P.E.Plante donne avis qu\u2019il proposera l'admission du Dr.Jos.Lanctot de St.Philippe.Le Dr.L' A.E.Desjardins donne avis qu\u2019il proposera les Drs.F.X.Perrault de la Pointe-aux-Trembles et A.Laramée de Montréal.La discussion sur le vaccin soulevée à la suito de la lecture du Dr.O.Bruneuu sur ce sujet est à l\u2019ordre du jour.Les Drs.A B Larocque,T Brosseau, P E Plante, A Dugas C Dubuc, A Deschamps, L A E Desjardins, J W Mount, G.Grenier, A Ricard, O Bruneau y prennent part.Le Dr.G \u2018hGrenier ayant proposé avant de clore la discussion de voter certaines résolutions relativement au virus vaccin, le sujet est renvoyé à la prochaine séance.Le Dr.O.Bruneau fait quelques remarques sur l\u2019établissement d'un Bureau de statistiques pour la ville.Le Dr.A.B.Larocque annonce pour la prochaine s séance un travail sur cette question.Et la séance est levée.Dr.Georges Grenier Sec.-Trés.S.M.Un artiste Canadien à l'étranger.Il ÿ a plus d'un an, une assemblée composée de l'élite de la société montréalaise, allait applaudir à la salle St.Patrice, le génie musical de notre jeune compatriote M.8.Mazurette.Les témoignages désinteressés, qui lui furent donnés en cette circonstance par les artistes de notre villo, consolidèrent une réputation laborieusement acquise par deux années d\u2019étude au Conservatoire de Paris. TW RAS RY Visi, Cre Sa eee fe \u2014 LE: FRANC-PARLEUR.177 Malgré les sollicitations pressantes de ses amis, qui désiraient garder parmi nous un talent aussi extraordinaire, notre jeuno pianiste canadien dut abandonner notre sol pour aller sur un théâtre plus vaste rocucillir la moisson de lauriers qui ne devait certainement pas lui faire défaut.Pendant quelques mois, il parcourut les différents états de la république voisine, donnant des concerts qui émer- voillèrent les habitants des villes où il séjourna.Invité à des Conversazionce, où seulement les artistes jouissant d\u2019une grande renommiée continentale avaient droit d'accès, il déploya devant eux un talent tellement hors ligne, que, d'un commun accord, on lui décerna alors lo titre de premier pianiste américain.Si les décorations sont ordinairement un signe irréfutable d\u2019un mérite récompensé, M.Mazurette aura des droits à la considération et à l'estime de ses compatriotes, car plusieurs croix et médailles en or ornent sa poitrine.Il n'y a que quelques mois, il forma une troupe d'artistes, parmi lesquels figurait au premier rang la.célèbre cantatrice Melle.Rosa d\u2019Erina.C'est à la tête de cette Compagnie qu'il visita tout dernièrement les Etats de l\u2019Ouest.Son passage n\u2019a été qu\u2019une ovation continuelle, et quand nous lisons-les journaux américains, nous serions portés à crier à l'exagération dans les compte-rendus, si nous n\u2019eussions la certitude qu\u2019ils sont en tout point conformes à la vérité.Dans quelques jours, nous aurons l\u2019avantage de donner une cordiale poignée de mains à notre compatriote, et en | outre d'aller applaudir chaleureusement ane de nos gloires nationales.\u2014\u2014> Le Roi du Canada- \u2014 sate Nos zouaves pontificaux ont eu le bonheur de rencontrer à Rouen l'abbé Boullard, aumonier de l'hopital militaire de Rouen.Ce vénérable abbé a voué toute son affection à nos jeunes compatriotes.Les tristes évènements survenus depuis, n\u2019ont fait qu\u2019ac- croitre l\u2019amour que porte à nos zouaves l'abbé Boulard.Il les appelle ses sujets canadiens.Dans ses moments de loisir, le Roi écrit à quelques uns d'entre eux.Sa Majesté se sert de la langue royale des muses.Nous désirons ardemment que Sa Majesté reçoive bientôt une liste civile qui lui permette de visiter ses affectionnés sujets.\u2019 CABINET DE SA MAJESTE LE RoI DU CANADA Comme quoi désormais, mis à l'abri de l\u2019eau, Boulard ne craindra plus les rhumes de cerveau.Rivard et Desjardins, Rosier et Laframboise, D'un aimable pays ambassadeurs charmants, Pour aller visiter Paris(près de Pontoise), Avaient quitté les bords Normands.Tout à coup, dans un coin, la muse Boullardique Aperçut un objet dont l'aspect le frappa.-Elle saisit son luth, et sa verve lyrique En ces mots brillants s\u2019échappa.O nobles voyageurs! à sublime voyage ! O Roi trois fois heureux d\u2019avoir de tels sujets ! Regarde, ils t'ont laissé pour marquer leur passage, Le plus utile des objets.Lorsque brille l'éclair, quand la foudre résonne, Quand la pluie à torrents retombe sur lo sol, Pour abriter un roi, la plus belle couronne, Ne vaut pas un parasol.Le Roi du Canada, privé de parapluie, Un jours do mauvais temps amassait sur son frac, Plus d\u2019eau que n\u2019en peut mettre un marchandd\u2019esu-de-vie Dans une tonne do Cognac.Tandis que désormais sans peur'de la tempôêto, - Le Roi pourra marcher sous un ciel inhumain, Les raquettes aux pieds, son diadème en tête, Et son parapluie à la main.Et quand le poids des ans qui s'augmentent sans cesse, De ce roi sans monnaie aura courbé le col, Boullard pourra se faire un bâton de vieillesse, Du manche de son parasol.O nobles canadiens: à généreuse offrande ! De tous les dons reçus le votre ost le plus beau.Merci d\u2019avoir laissé sur la rive Normande, Votre parapluie en cas d'eau.Le secrétairo de sa Majesté.Skkk CHANSON, (dir ad libitum.De quoi faire rire mes sujets.I Hier, de rimer quelques couplets.Il m'est venu la fantaisie.J'ai cherché longtemps sans succès, Un thème pour ma poésie ; A la fin j'ai songé ma foi, De chanter dans un vaudeville, Le triste sort d\u2019un roi Qui n'a pas de liste civile.II A tous le roi du Canada, Parait un roi digne d'envie.Jamais révolte ne troubla.La tranquilité de sa vie ; On vante le gouvernement, C\u2019est le roi le plus tranquille, Et le plus heureux ; seulement, C\u2019est un roi sans liste civile.III Souvent il fait des rèves d\u2019or.Alors voyageur intrépide.Il pense à prendre sun essor, Sur l\u2019aile d\u2019un steamer rapide ; De son royaume florissant, Il aperçoit déjà le sort fertile.Paf ! il a fait naufrage en pensant.Qu'il n\u2019a pas de liste civile. 178 IV Souvent la nuit sous les rideaux, Il rêve dormeur en délire D\u2019envoyer de riches cadeaux Aux habitants de son empire.Il achète il fait un ballot.Soudain, l\u2019aurore qui scintille L'éveille, et vint lui rappeler.Qu\u2019il n\u2019a pas do liste civile.y Le pauvre roi n\u2019est pas content.La Boullardise est en déroute.Bref, de jour en jour, on s'attend A lui voir faire banqueroute.Et l'on vendra de par la loi, D'une façon fort incivile, La couronne du pauvre roi.Qui n\u2019a pas de liste eivile.Le secrétaire de Sa Majesté.Six, SUJETS ET RIMES IMPOSEES.Le Roi du Canada.Capable en ses sermons de convertir un Juif.Capable d\u2019attendrir méme un marchand de Suif.Son cœur est vif et chaud, comme un feu de Pétrole.Il fuit de l'amitié bouillir la Casserole, | Lorsqu'un sujet lui vient du pays du Castor.Bref, pour ne pas l\u2019aimer, il faut être un Butor.Ses sujettes, dit-on, au pays des Raquettes, En beau poil d\u2019orignal lui brodent des Jaquettes, Et quand il parle, ferme et fier, comme César.Sa voix, sa forte voix tonne comme un Petard.Improvisation faite par le Poète du Roi du Canada, devant quatre Canadiens de Montreal.L'enfer est déchainé, les ennemis du Pape.De la révolution ont ouvert la Soupape.A l\u2019univers chrétien on a ravi son Roi.On insulte le Christ, en rit de notre Foi.Pie IX, le saint Pie IX, ce pontif Sublime Est tombé noblement frappé par un grand Crime Mais espérons, le temps est un grand Ouvrier, Laissons tranquillement couler son Sablier Et le temps, en dépit de l\u2019Internationnale, Saura rendre à Pie IX la couronne Royale.\u2014o-a» Recette Utile.DarTes.\u2014On guérit aisément et promptement cette désagréable maladie de la nianière suivante : le soir, à l\u2019heure du coucher, on applique sur la partie affectée un cataplasme de poudre à tirer mouillée.Le plus souvent, il suffit d'une seule application; mais si le lendemain soir, il n\u2019y a point apparence d'amélioration, on peut mettre une deuxième application, et la maladie ne tarderas pas à disparaître, LE FRANC-PARLEUR.Usage du savon, La peau est un appareil chargé d\u2019éliminer certains principes et d\u2019en absorber certains autres.C'est par l'intermé \u2018diaire des milliers de petites ouvertures doñt ello est criblé, et que l\u2019on appelle pores, que s'opère vette double fonction, On ne saurait trop veiller à co que la surface de la peau soit toujours nette et lisse, \u2014obstacle apporté à sa perméabilité pouvant devenir l\u2019occasion de troubles dans notre économie.- Le savon est, de tous les cosmétiques, celui dont l'usage est le plus indispensable.Il dissout les substances provenant soit de la peau elle-même, soit du dehors, qui la salissent et qui pour la plupart sont insolubles dans l\u2019eau ordinaire.Il y a deux sortes principales de savons: les savons à chaud et les savons à froid.Les premiers offrent seuls les qualités -| désirables : quant aux seconds, qui sont très caustiques, rougissent les mains et dessèchent la peau, il faut les rejeter absolument.Il est prudent de ne pas se laisser prendre à une foule de noms empruntés aux plantes les mieux famées, telles que mauve, guimauve, laitue, thridace, etc; ees dénominations sont autant de mensonges, comme les savons dits aumiel.Il y a une raison péremptoire pour que les savons ne contiennent le suc d'aucune des plantes si pompeusement annos- cées par les industriels de la parfumerie, c\u2019est que les ales lis et les essences qui entrent dans la confection des savons, les détruisent.Pour se convaincre qu\u2019en parfumérie le mensonge règne impudemment, on n\u2019a qn\u2019à consulter le Manuel du Parfu meur., Nous l\u2019ouvrons au hasard, et nous tombons sur le savon au miel : .\u201c Pour faire du savon au miel, on prend : savon brun, essences d'aspie, de thym blanc, de fenouil, de lavande, de girofle et de romarin : puis on fait fondre le tout au bain-marie.\u201d Et l'on a un savon au miel qui, préparé selon les règles, contient de tout excepté du miel.Il enest à peu près de même de tous les autres savons de toilette.Ce dont il est impartant de se défier dans les savons, c\u2019est surtout des couleurs qu\u2019on leur incorpore.| Ainsi, le savon rose est coloré avec du vermillon, qui est un sel de mercure, et le savon vert avec un sol d'arsenic.De sorte que chaque fois qu'on fait sa toilette avec ces s& vons, ou qu'on les mélange à l\u2019eau d'une baignoire, on s'administre une lotion mercurielle ou arsenicale, et,que l'agent vénéneux se trouve alors précisement dans les conditions les plus favorables pour être absorbé, puisque, par le fait des lavages auxquels il contribue, les pores sont plus largement ouverts.Il en pénétre donc une certaine quantité dans l\u2019économie.,Ç Le savon coloré en jaune n'a pas ces inconvénients, le sosquioside de chrôme qui entre dans sa composition, est ionffensif.~ \u2014\u2014> \u2014Uu des citoyens les plus respectables de New-Haven, M.Elie Hempstead, vient de mourir d\u2019une maladie dont il était affecté depuis longtemps, mais à laquelle les médecins n\u2019avaient jamais rien compris.Toutes les heures il tombait dans un état de prostration complète qui durait une minute environ, pendant laquelle on entendait distinctement dans le corps du patient un son argentin, métallique, qui se repétait un certain nombre de fois n\u2019excédant jamais douze, et qui rappelait à s'y méprendre celui d\u2019une sonnerie de pendule.Les médecins les plus habiles du Connecticut avaient tour à tour été appelés engconsultation par le malade, mais aucun n'avait pu déterminer qu\u2019il y avait de l\u2019électricité dans cé LE FRANC-PARLEUR.179 cas, les autres y voyait le résultat d\u2019une forte impression ressentie à la lecture des razzias de pendules exécutées on ; France par les Allemands.Après la mort de M.Hempstead, l'autopsio de son corps à été pratiquée et l\u2019on a trouvé dans un des poumons une : clef de montre à répétition, quo le défunt avait sans doute, avalée par mégarde.Cette clef de montre était celle du mystère.\u2014Le Musée d\u2019antiquités du Steen, à Anvers, vient de s'enrichir d\u2019un objet historique des plus intéressgnts.C'est un sabre d'honneur dont le fourreau en cuir porte les traces d\u2019un long usage et qui a appartenu au fameux meneur de la\u2018 -Révolution branbaçonne Heintje Vander Noot.| Le fourreau est muni d\u2019une solide garnituro en for, de, mème quo le pommeau, dont le cuir,rembourré et maintenu { autour de la canne par des ligatures en fil de laiton tordu, accuse cette empreinte luisante qu\u2019y a laissée le serrement | fréquent de la main.Quant à la lame, très-richement da-' masquinée, elle dénote que ce sabre fut jadis une arme de luxe, carc\u2019est une des plus belles-et des mieux trempées qui se puissent voir.Garnie d\u2019arabesques dont la dorure a été un peu altérée par le temps, elle porte sous le pommeau un écusson doré où se voit le lion de Brabant ; en dessous de ces armoiries se déroule, d\u2019un côté, en lettres d'or, la légende : Défendeur de la patrie ; de l'autre, cette inscription ; Vive H.C.N.Vander Noot.} Ce beau sabre a été découvert à Berchem par M.William Solyns, qui en a généreusement gratifié le Musé du Steen, UN OBUS DE LA FREMIERE REPUBLIQUE.\u2014 Un nommé Tobler, tailleur de pierre de Felmos, communé de Thal, canton de Genève, trouva, il y a quelques années, en restorant sa maison, un obus qui avait pénétré dans le mur; il était probablement resté là depuis 1796.Les enfants on firent ; leur jouet.Personne ne se doutait que c'était un objet fort dangereux pour la maison.Je 10 novembre dernier, à sept heures du matin, Tobler chauffait un fer dans sa cuisine.Le fer glissa de sa main et tomba malheureusement sur l\u2019obus, qui gisait sur le sol, Une détonation effrayante retentit aussitôt dans toute la vallée : l\u2019obus s'était allumé et ses éclat avaient renversé portes, fenêtres et cheminée.Tobler à eu une jambes emportées et n\u2019a survéeut que quelques heures.Il laisse une femme et deux enfants en bas âge.= EST ACTUELLEMENT EN VENTE \u201cLA COMEDIE INFERNALE\u201d No.9, Rue Ste.Thérèse, eee c see Les libraires des villes et des campagnes pourront s\u2019en procurer en s'adressant à ce bureau.PRIX DE CHAQUE EXEMPLAIRE : EN Gro8.ss econo00on 40 Cts, Où $4.80cts.la doz, \u2018Bn détail.oe ooriVeso0000 ee 50 cts.1 Es.LO Lus frais de post seront à In chariye del'achoteur.- NOUVEL ATELIER TYPOGRAPHIQUE! 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de l\u2019ouest à.\u2026.8.00 À.M.Expres de nuit do d cess 8.08 P.M.ALLANT AU SUD ET A L'EST.Train d'accommodement pour 1s- land Pond et les situations intermédiaires.\u2026.\u2026.7.00 À.M.Express pour Boston vid Vermont Central.9.00 A' M.Express pour New-York et Boston via Vermont Central.3,30 P.M.Train de la Malie pour St, Jean et Rouse\u2019s Point, en connexion avec les Trains de Stanstead, Shefford et Chambly et en jonction avec le Chemin de Fer des Cantons du Sud-Mst et avec les Steamers du Lac Champlain .\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.3,00 P.M.Train do la Malle pour Island Pond .et les stations intermédiaires.200 P, M.Express de Nuit pour Québec, Island Pond, Gorham, Portland, Boston, et les provinces d'en Bas, arrêtant entre Montréal et Island Pond à St.Hilaire, St- Hyacintire Upton, Acton, Richmond, Suer- ° brooke Lennoxville, Compton, Coaticooke et Norton Mills, seu- lément A toes se esse eesese 10.30.P M.Il y aura des Chars Dortoirs Palais Paliman à tous les trains directs dé jour et de nuit, Le bagage sera étiqueté pour tout le trajet.Comme la ponctualité dépend des connexions avec les autres lignes.la Compagnie ne sera pas responsable des trains qui n\u2019arriveront pas et ne partiront pas des stations aux heures données.Les steamers Carlotta ou Chase laisseront Portland pour Halifax, N.E, tous les samedis après-midi, à 4.00 heures: Le confort est excellent pour les passagers et le.fret, La Compagiie Internationale des Steamers, faisant le trajet en connexion avec le Chemin de Fer le Grand Tronc, laisse Portland tous lea Lundi et Jeudi à 6.00 heures pm., pour St Jean, N.B., etc, ctc.On pourra acheter dès billets aux principales stations de la compagnie, Pour*plus amples informations sur l'heure du départ et de l'arrivé de tous les Traïns aux stations intermédiaires du chemin, s'adresser an bureau où l\u2019on vend des billets, à la station Bonaventure ou au bureau No.39 Grande Rue St.Jacques.C.J.BRYDGES .Directeur-Gérant Moninkel; 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Les frais de poste sur les publications hebdomadaires ne sont que de 5 centins par trois mois, payables d'avance au burcau de poste de l\u2019abonné.Le manque d'attention à cè détail entraîns- rait une dépense de deux centins qu'il fan- drait payer sur chaque numéro.Toutes lettres non-affranchies scront invariablement refusées, Les journaux qui seront échangées ainsi que toutes communications se rappo \" {1a rédaction et à l'administration du jourral, devront être adressés au FraNo-PARLEUR, No.9, rue Ste.Thérèse, Montréal.Le Franc-ParcEUR formera à la fin de l\u2019année un volume de 624 pages, grand in- quarto.; Toute personne qui nous fournira-6 abonnements, aura droit à la réception gratis du FRANC-PARLEUR, pendant un an.A l'atelier du Frano-PARrLEUR, ON se Charge de toutes espèces d'ouvrages d'Impreriime dans les derniers goûts, (cet.atelier êtant monté avec un matériel tout neuf à des pris gt: "]
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