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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
jeudi 14 mars 1872
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Franc-parleur. --, 1872-03-14, Collections de BAnQ.

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[" s ARONNENKIT, .82-00 ! PAR NUMERO, .5 Cents TI 26, MONTREAL, Vol.II, Noa \u2014\u2014\u2014\u2014 ma ras es 2 = \u2014 Mort ! mort! vociférèrent ceux-ci en revenant au combat.m\u2014= | \u2014 Abd-el-Kader ! \u201cria Abou\u2019l-Abbas \u2019 en s\u2019élançant vers l\u2019Arabe, sauve ces enfants et ce prêtre chrétien ; neus couvrirons la retraite.\u201d r IR R nD ANTHERES Arabes et Druses sc regardaient menaçants.La CHASSE U ul lutte allait s'engager de nouveau.Sur un signe de l\u2019émir, quelques-uns de ses honimes emportèrent les jeunes filles échappées au carnage, jet§is\u2019effor- Par ERNESI CAPENDU.cérent d\u2019entrainer le prêtre.\u201c Mort! mort ! \u2019 crin Malhoun-Khatoun en voyant survenir une troupe de soldats turcs.Xvi Des coups de feu éclatèrent soudain.Un nuage de fumée ecnvahit l\u2019église et déroba aux regards assuillants et assaillis.Des éclairs rapides sillonnaient cette vapeur blanchâtre ct la déchiraient comme l\u2019éclat de la foudre déchire la nue, et,au bruit de (Suite) la fusillade intérieure,se mêlaient les clameurs sinistres du dehors.Tout à coup une clarté rougeâtre brilla ; l\u2019église Ce triple mouvement fut fatal à tous.Séparé, | fut éclairée tout entière,et un jet de flammes s\u2019élan- enveloppés, assaillis de toutes parts, les deux Fran-|ça vers la voûte.Les Druses venaient d\u2019allumer l'in- çais et le chassear de panthères disparurent dans un | cendic.FEUILLESLON DU PFRANC-PARLEUR.LE | © Les MASSACRES A Damas cercle de Druses,ftandis que d\u2019autres assassins couraient assouvir leur furie'sur les pauvres enfants demeurés sans défense.La fusillade cessa ; la fumée tourbillonna,poussée par les flammes ; lu toiture craqua; s'effondra d\u2019un côté ; le nuage opaque trouvant une issue s'échappa On ne voyait plus rien.C\u2019était un amas confus; en colonne noirâtre, et le pavé de l\u2019église demeura de bras s\u2019élevant ess'aba\u2018ssant, de corps roulant les| dégagé et illuminé.uns sur les autres.La lutte ne pouvait durer.\u2018 Plus un être vivant n\u2019était debout.Abl-el-Kader, c\u2019en était fait des trois généreux compagnons, quand | Henri, Abouw\u2019l-Abbas, M.Lernoy.les Arvabes, le prê- des burnous blancs apparurent, vingt Arabes sur-|et les jeunes filles, que n'avaiènt pis nurssacrés les girent à la fois.,Druses, avaient disparn., Les t-sassins eux-mêmes Un homme de taille moyenne, mince et clégant, |s\u2019étaient repliés, laissant le champ libre à Vineenau teint baszné, à lu physionomie noblement ex-|die.Des cadavres gisnieub entusses péle-mêle.Le pressive, était à lour tête, son yatagan au fourreail.corps de Ia religious: Ctait étendu dans une mare de \u201c QwAllah protége les Francs! \u201d dit-il d\u2019une sang; des enlants mussacrés l\u2019entouraieut.llus de voix vibrante en étendant la main., vingt Druses vu débattaient daus le râle de l'agonie Les Arabes s\u2019élancèrent comme des lions et re-, suprême.poussèrent les Druses.Abou\u2019l-Abbas, Henri et M.' L'un d\u2019eux, couché en travers la porte, ne don- Lernoy tout sanglants, tout meurtris, se redressè-|nait plus aucun signe de vie : celui-là était le cheils, rent plus menaçants encore.c'était Malhoun-Khatoun.» \u201c Mort aux giaours ! hurla Malhoun-Khatoun en, Les Druscs et les Turcsencombraient la cour ; ils ralliant ses hommes.semblaient hésiter sur ce qu\u2019ils avaient à faire. 286 Dans la ville, la fusillade retentissait plus furieuse et plus continue ; les flammes s'élevaient de tontes parts ; des cris effrayants déchiraient les airs.Puis à ces cris, à cette fusillade, se joignit le bruit lourd et sonore que fait une troupe de cavaliers chargeant at galop ; des clameurs frénétiques accompagnaient ce bruit.On eût dit que la foule,tout à l\u2019heure terrifiée et sans espoir, acclamait subitement un LE FRANC-PARLEUR.\u2014 Au loin s\u2019élevait Dptédin, cette résidence ruiné dont j'ai parlé précédemment ; spectre du passé a dressant là sur une roche voisine et semblant assister, impassible, aux horreurs du présent.À mi-chemin de Dptédin, à un demi-kilomètre de l\u2019enceinte de Deir-el-Kamar, s'élevait, quelques jours plus tôt encore, une maison de gracieuse app.rence entourée d\u2019un frais jardin à l\u2019extrémité du libérateur que le ciel lui eût envoyé.\u201c Mort aux giaours ! mort à Abd-el-Kader ! hurla une voix dans la cour du pensionnat ; et un Lomme revêtu du costume turc, qui s'était tenu de- wuis quelques instants sür le seuil dela chapelle em- rasée, bondit à la tête des assassins, Druses et Tures le suivirent en l\u2019acclamant.Cet homme, c'était Osman-ben-Assah, l\u2019agah, celui que Malhoun-Khatoun, le cheik, avait juré la veille de faire étrangler.La cour fut vidée en un clin d\u2019œil, et un nouveau flot de démons se répandit par la ville.L\u2019incendie de la chapelle éclatait alors dans toute sa force, et les lueurs rouges mêlant leur lumière aux rayonnements dorés du soleil, faisaient paraître le spectacle plus désolant encore.Le corps de Malhoun, gisant sur le seuil de la porte, recevait en plein la double lumière.Qui eût vu ce corps eût pu dire que le cheik était mort lâ- chemient, car il était tombé à plat ventre, le dos fendu par un coup de yatagan.Il avait été frappé par derrière.33 LE] XV111 Un descendant de Jacob.Depuis les massacres de Deïr-cl-Kämnar personne n\u2019avait osé revenir fouler le sol de lu malheureuse cité détruite.L'œuvre des Druses avait commeneé le 3 juillet ; elle s\u2019était accomplie dans la nuit du 3 au 4 , et le 30 du même mois, vingt-six jours après, la ville offrait encore le lugubre et effravant spectacle de la désolstion.Pas un calavre n'avait été 1uhnmé, pas une maison n\u2019avait été relevée ; le feu couvait encore sous les inonceaux de cendres.Les Druses cuntinuaient leur mission de meurtre dans la montagne ; et les Maronites, chassés, tragués, poursuivis, ne pou- vaieut se présenter sir un terrain déconvert sans voir la mort se dresser en face d\u2019eux, La destruction continuait sou œuvre ; seulement au lieu d'avoir pour ministres les hommes, elle avait pour agents les animaux carnassiers, Ce n\u2019était plus les Druses aqui égorgeaient, c\u2019ètaient les chacals qui mangealent les cadavres : les vautours, les aigles, les condors qui s\u2019ahattaient sur ce charnier abandonné ; les hyènes qni arrivaient par troupes, fouillant cette terre sanglante de leurs gueules pointues aux dents acérées.On n\u2019entendait que hurlements sinistres, que mugissements fauves, que cris aigus.C'était l'horreur dans toute l\u2019effrayante acception du mot.quel s\u2019épanouissait un verger soi gneusement entre tenu.Aujourd\u2019hui ce verger était dévasté, ce jardin était remué comme si un tremblement de terre ef bouleversé son sol, et un corps seul de la maison ¢} tait debout.Des décombres noircis, des monceaux de cendres, des poutres charbonnées entouraient l'aile échappée au désastre par un miracle sans doute.| Le soleil était radieux, et il éclairait cette ville désolée dont les décombres contrastaient étrange ment avec la beauté du paysage qui l\u2019entourait.Ë Les cris des chacals, les hurlements des hyènes} déchiraient les airs,et pas une voix humaine ne ré | sonnait dans cette immense solitude où la mort: vait laissé partout son stigmate.| Tout à coup, par la porte béante de ce fragment | de maison isolée, se projeta une ombre qui se dét- cha en noir sur un pan de muraille à demi écroulé.L'ombre grandit peu à peu, et un homme se trai- À nant péniblement apparut sur le seuil.Cet homme, aux vêtements délabrés, à la barbe longue, inculte et plus blanche que la neige, au front ridé, aux yeux tefnis, c'était Esau, le pare de la} belle Noémie.Esau demeura un mom:nt sur le seuil de sa por- | te.Ses regards vagues parcoururent 1\u2019espace et sem blèrent interroger le ciel.1! écouta, et les clameurs} furicuses des carnivores en orgie arivèrent seules jusqu\u2019à son oreille.Le vieillard tourna lentement sur lui-même et rentra dans sa maison.ll monts f les marches croulantes d\u2019un escalier effondré et gs gna le premier étage.Là, une pièce était à peu près intacte.Sans dou J te elle avait échappé à la dévastation, soit qu'ils § l\u2019eussent dédaignée, car elle était simplement, pres que pauvrement meublée.Ek Esau, qui paraissait marcher avec peine, se tral- § na vers un divan placé le long du mur et s2 lasso f tomber lourdement sur le siége.h \u201d Ma fille ! murmura-t-il.Noémie.! Mon enfant § bien-aimée ! L'espoir de ma vieillesse !.où esk Ë elle ?Oh ! les Druses m\u2019ont tout pris ! Ils m'ont vo F lé ma fille ! ils ont pillé mes trésors ! Mes trésors !\u2026 répéta le vieux juif après un mo ment de silence.Mes caisses pleines de dinars, de diaments et de perles ! Ils ont tout saccagé ! Ob le Dieu d\u2019Abraham a abandonné son serviteur !\u2026 Le vieillard se leva péniblement et parcouru § lentement la pièce.| i \u201d Le jardin ! dit-il d'une voix émue, ont-ils dé § vasté le jardin ?.Comment le savoir ?.Le décombres couvrent l\u2019entrée de la cachette et depuis : douze nuits je n'ai pu la déblayer !.Mes trésors Ë mes trésors ! \u201c \"Esau leva vers le ciel ses bras amaigris.Puis, 0 \u201cbpéissant à une résolution soudaine, il prit dans un \u201cEfingle une barre de fer à l\u2019extrémité aplatie en for- ne de levier, et il descendit dans le jardin.H Là, tout était décombres.Une partie de la mai- En en s\u2019écroulant, avait envahi le terrain, renversé Ms arbres, et les ruines formaient sur un point un Mnonceau colossal.Des poutres énormes.des pierres igntesques s'entassaient les unes sur les autres.Ce fut vers cet amas que le juif se dirigea.Il s\u2019ar- ita pour considérer un moment l\u2019ensemble informe Mt un profond soupir s\u2019exhala de sa poitrine.Il é- [Eat évident que s\u2019il devait débarrasser la place pour se livrer ensuite à ses recherches, ce travail é- [tait matériellement au-dessus de ses forces.[ÿ Il se baissa cependant, et de ses mains amaigries El ramassa des pierres qu\u2019il rejeta de côté, mais son FMcvier, introduit sous les plus grosses, ne parvint Ffnême pas à les ébranler.i Soudain, Esau s'arrêta dans son travail et prêta £une oreille attentive.Un bruit étrange, partant de J''amas même des décombres, l'avait frappé.I! se re & ula et il attendit : le bruit cessa.Esau demeura im- Hinobile, mais il n'entendit rien.- 1] l'rappé par une inspiration subite, il jeta son le- @vier et courut avec plus d'agilité qu\u2019on n\u2019eut pu lui den supposer, Vers sa maison.Il remonta dans* sa Achambre et prit sur un meuble l\u2019un de ces sacs de Jeuirs brodés de soie, dans lesquels les Arabes renferment la poudre anglaise qu\u2019ils achètent.{4 Il arracha en même temps un bout de corde gar- dnissant une caisse.Il écarta le sac, passa dans l\u2019in âtérieure l\u2019extrémité de cette corde et l\u2019y fixa solidement en refermant ouverture.J Ces préparatifs achevés, il redescendit au jardin.# S'approchant doucement des décombres, il écouta Act entendit de nouveau le bruit mystérieux qui a- 4 vait déja frappé ses oreilles.: \u201c Il y a la un chacal ou une hyène ! murmura- g til, et par ou l'animal a passé, je passerai auissi, {moi ! Il faut seulement le faire sortir.1 Esau tira un briquet de sa poche, fit du feu et placa 'amadou allumé sur l\u2019extrémité libre de la fcorde.Certain que la meéche briilait, il poussa le sac à l\u2019aide de son levier au plus profond qu\u2019il put des J decombres, puis il se sauva rapidement.1 Quelques minutes s\u2019écoulèrent.Enfin une lueur jaillit, une détonation assez forte retentit et j Un nuage de fumée s\u2019éleva des décombres en même {temps qu'un hurlement affréux dominait les cris des animaux qui remplissaient Deir-el-Kamar.Esau revint vivement vers l'endroit où il avait plecé sa mine.L\u2019effet avait été assez puissant De grosses pierres avaient été écartées et dans une sorte de vallée creusée dans l\u2019amas dc ruines, était éten- i du le cadavre d\u2019une panthère.| Le juif prit un levier et toucha le corps de l\u2019animal qui ne bougea pas.Certain que la panthère morte, il se glissa doucement vers elle et il se trouva sous une sorte de voûte obscure formée par l\u2019entrelacement de poutres à demi carbonisées.\u201c Oh! Dieu d\u2019Abraham, murmura le vieillard, dont les mains tremblaient et dont les yeux étince- ee RSA RENE LE FRANC-PARLEUR.287 laient, pourquoi n\u2019ai-je pas eu cette pensée plus tôt !.mes trésors ! mes trésors!.\u201d Le juif avait oublié sa fille Rampant sous cette toiture de décombres, il se glissa & plat ventre comme un mineur dans une galeris.Longtemps il explora le sol de ses mains étendues, se heurtaut le cringe aux pierres.se déchirant les épaules aux poutres, mais cherchant toujours, cherchant sans se lasser.Enfin un cri de joie jaillit à dem} étouffé dans sa gorge.Ses do:sts frémissants fouillaïient le sol afin de rencontrer une partie de sable.S'enfonçant Aèvreusement dans ce sable, la main d\u2019 Esau s\u2019arréta sur un anneau.\u201cTout est là! dit-il, Tout est là ?S\u2019ils m'avaient pillé, s'ils eussent fouillé, ils n\u2019eussent pas remis la trappe à sa place ! Que le Dieu d\u2019Abraham et de Jacob soit béni ! mes trésors les Druses ne les ont pas volés!.Le juif demeurait là, étendu, à demi enfoui dans ce monceau de ruines crotlantes qu'un hasard pouvait faire g\u2019abimer sur lui, lu main sur cet anneau précieux autour duquel se cranponnaient les doigts.Sa poitrine respirait librement en dépit de la position sÉnante du corps.Mais une pensée vint flétrir le sourire de bonheur qui s\u2019épanouissait sur les lèvres du juif : « Ma fille ! murmura-t-il, mon enfant !.À l\u2019instant même où Esau sentait une douleur poignante succéder à l\u2019éclair de joie qui avait traversé son âme, à l\u2019instant où la voix déchirante du sang dominait le cri de triomphe de l\u2019avarice, deux ,, cavaliers gravissaient les pentes escarpées de la route de Beyrouth, se dirigeant vers Deir-el-Kamar.les deux cavaliers étaient M.Paterson et sir William.Suivant l\u2019usage préservateur qu\u2019il avait adopté Sir Wiliam disparaissait comme de coutume, sous un amas toujours croissant de burnous de toutes nuances et de tous lainages, et chevauchait sur son pur sang arabe avec une apparence de momis qui elit par instant recouvré un peu d\u2019animation.M.Paterson toujours gros, toujours gras.plus rouge que jamais, paraissait souffrir extraordinaire- - ment de la chaleur.\u201c Stupide pays ! dit le négociant anglais, jamais on ne pourra établir ici de chemins de fer.Je ne connais rien de laid comme les montagnes.N\u2019êtes-' vous pas de mon avis, sir William \u201c - Il est évident, monsieur Paterson, répondit Sir Wiliam, que je préférerais de beaucoup conduire mon \u201c tenden \u201d dans \u2018\u201c Regent-Street ou dans Piccadily, plutot que de suer sang et eau sur cette route endiablée que vous m\u2019avez fait suivre.\u2014 J'espère, Sir Wiliam, que quand la civilisation bien entendue aura triomphé de la barbarie, on rasera toutes les montagnes, on aura de grandes Voies bien plates sur lesquelles pourront rouler de confortables omnibus, Mais en attendant, ce maudit pays est vraiment un enfer.\u2014 Ah! fit sir William, voici Déir-el-Kamar, (À continuer.) 288 La Comédie de tag Convocation du Bureeu des Reviseurs, a;1'Hétel-de-Ville.Des circonstances incontrolablos ayant empécher l'auteur de cette Comédio de donner à nos lecteurs la suito et fin de son ouvrage, nous sommes heureux de constater que ces cempéchements n\u2019existent plus.Quoiqu'il y ait eu nn assez longespace ds temps entre ja soconde scène ot celle-ci, l\u2019intérêt de la question n\u2019en subsiste pas moins aujourd\u2019hui comme auparavant.| SCENH !1L, La Chambre des Reviseurs.(Le messager a fait sa tournée, ses favoris ont tous un c- gare au bec, et ils attendent avec impationce Ja bienheureuse allumette pour mettre le fou dessus.ll n\u2019y a pas jusqu\u2019aux membres de la presse qui ne se régalent aux dépens de Ia chose publique, et font mille gentillesses au vieux messager qui est tout giorieux de son role ot qui rit dans ses barbes en voyant comme il faut pea de chose pour attirer l'ean au moulin ; io bon homme jubile, il a une façon charmante pour tout le monde, mais comme les membres du Burcau sont sur le point d'entrer dans l\u2019appartement, il se mouche avec ses doigts, chacun se range sur son passuge ct il sort triomphalement pour voguer à d\u2019autres soins.Dans un coin nous remarquons M.l'Intention et M.LaBourse qui causent ensemble à voix basse et s\u2019entretiennent sur le compte de l'Inspoecteur do la cité, Il paraitrait que cet officier modèle aurait élé onvoyé en mission aux Iitats-Unis par son département, et qu\u2019en revenant, il aurait fait comme Noé,'il se serait enivré, mais avec autre chose\u2019que dn vin, et comme il n\u2019avait avee lui aucun de ses filagou{de ses amls pour le couvrir de leur manteau, la rumeur rapporte qu'il aurait passé la nuit à la belle étoile, ot comme l'air est très inclément par le tomps qui court, la geléo serait pénétrée dans ses pieds, dans ses mains et dans son visage et, enfin de compte, un compatriote à lui, dans un mouvement de philantrophie écossaise, serait allé à sa recherche et l\u2019aurait ramené dans ses foyers dans le plus piteux état, en sorte que M.LaBourse et M.l'Intention étaient à se demander, s\u2019il n\u2019y aurait pas moyen de jeter le voile sur cette fredaino de leur ami, de faire oublier sa mission et son absence, ot la cause.Aussi à-t-on pu remarquer le cheval et la voiture do I'Inspecteur, avec son cocher, venir régulièrement chercher M.LaBourse et M.l\u2019Intention à leurs Bureaux, et les conduire, comme de coutume, à leur très heuseuso maisonnette et les ramener sans que personne n\u2019eut le moindrs doute que\u2018 M.l\u2019Intention se conduisait tout seul, c\u2019est-à-dire le cheval avec M.LaBourse, qui adore, avec son ami, les tours de voiture qui ne lui coûtent rien.Co pauvre diable, disait l\u2019un, savez-vous qu\u2019il ost rendu à l\u2019hôpital, notre Inspecteur, il a les deux pieds gelés 6t qui sait s\u2019il no rester: point infirme ?L'autre s\u2019apitoyait sur le sort de cet ami, et les deux se promettnient bien de lui faire ce qu\u2019ils n\u2019ont jamais fait pour personne, s'intéresser à lui et tächer de lui porter quelque consolation ot mettre à ses pieds gelés leur entier dévouement.Nos deux fonctionnaires deviseraient encore ensemble, si M.Pompeux et tous ses confrères n\u2019étaient arrivés pour prendre place autour de la table.Chacun se salue de son mieux, mais M.Ronfleur voit d\u2019un très mauvais œil les fumeurs et les appartements remplis de fumée.11 fait demander le messager et lo prio do faire de l'air afin que le Bureau puisse respirer, et il demande à M.Pompeux, qui lui même a un cigare au bec, s\u2019il n\u2019y aurait pas moyen de prier lcs fumeurs de s'abstenir, car l'odeur da tabac lui } obscurcif I'intelligence ot lui appesantit les sens.) LE FRANC-PARLEUR.M.PompPEUX.\u201c Le Bureau, Messieurs, n'a aucune obiection à laisser entre» dans cette chambre tous ceux qui y viennent avec de bornes intentions, mais, snr la remarque d\u2019un des membres.je serai forcé do vous prier de vous désister d'uné coutume que je ne puis condamner, mais qui n'est pas du gofit de tout le moude, et je crois que vous m\u2019accorderez cetto bonté en fa.| veur de mon excellent ami, monsieur Ronflzur, qui s'est adressé à moi en ma qualite de Président de ce Bureau, et messieurs, je n'ai jamais cu qu\u2019un sentiment en ma vie, c\u2019ost celui de me soumettre avenglemeont À la volonté de mes amis.¥ncor: uno fois, messieurs, ne soyez pas offensés, mais nous avons à nous occuper de choses très sérieuses et comme la fumée pourrait être pour nous une cause de distraction, | j'espère que vous imiterez mon exemple et que vous en ferez le sacrifive pour cette occasion.(Un certain Echevin, voisin de l\u2019homme \u201c ty vend des livres, \u2019 et qui porte un capot de poil de cent piastres, à co qu\u2019il dit, bien connu par son intelligence, et surtout par-son estomac qu'il remplit autant qu\u2019il peut, aux dépens des autres et qui ne manque pas une occasion d\u2019imiter son grand- père Noé, surtout quand ce sont les Corporations qui paient, n'avait pas l\u2019air à goûter du tont l\u2019avis de monsieur Pompeux, et comme le messager lui avait donné d'avance sa petite provision de feuille de chou, il prétendait être son seul juge et d\u2019être libre de les fumer ou de ne pas les fumer, sans égard pour personne, car il a pour principe, chacun pour soi et rien pour les autres.Comme on le sait bon enfant, on n\u2019a pas paru beaucoup le remarquer, et comme ii était venu là pour s\u2019instruire, il fallait lo ménager, car il est excessivement facile à s'ombrouiller, même quand il ne fume pas et qu\u2019il n\u2019a rien à prendre.M.Poinr-Nom.M.Pompoux, je crois, si je no me trompe pas, que le Bureau a été convoqué pour recevoir l\u2019opinion des avocats, comme je n'ai pas de temps à perdre, et qu\u2019il y en a déjà assez de perdu, je demande à co que l\u2019on passo de suite à l\u2019ordre du jour.M.SATISFAIT.M.le Président, je suis de l\u2019opinion de monsieur Point Noir, j'aimerais, pour ma part,qu\u2019oni saurait enfin à quoi s\u2019en tenir au sujot de la loi, et je demande que les procédés ne traînent point en langueur et qu\u2019on ne nous tiennent pas plus longtemps dans l'incertitude.M.FLEXIBLE.C\u2019est bien mon avis, à moi aussi, monsieur Pompeux, car je suis dans les affaires, et mon temps est précieux, et mes électeurs ont le droit de savoir à quoi s\u2019en tenir sur la dif ficulté qui nous divise, ot moi, leur mandataire, je dois faire tout en mon pouvoir pour leur fournir les informations qu\u2019il me demandent et cela dans le plus court délai possible (quelqu'un lui faitremarquer, que son capot de fourrure est crevé dans le coin et qu\u2019il devrait prendre le temps de le faire raccommoder, car la bourrure s\u2019échappe et il pourrait bien la perdre, mais il n\u2019entend rien, repousse d\u2019un goste oratoire le voisin qui lui donne ce conseil salutaire et s'e- chauffe de plus en plus au sujet du droit de ses électours.x.Pompeux, ajoute-t-il, je puis vous paraître un peu étrange en vous demandant d'activer les procédés, mais je n'exprime que mon humble opinion, et s\u2019il fallait plus de temps pour avoir lu réponso des avocats, je serais prèt, pour ma part, à Paccorder, et jo pense que mes électeurs n\u2019aurait rien 4 redire, car depuis que j'ai l'honneur de siéger dans le Conseil, je mo suis toujours fait un point d\u2019orgueil de faire pre- valoir mes intérêts à la place des leurs, et si je n'ai pas tou jours réussi, il n\u2019y a pas de ma faute, il faut s'on prendre aux cireonstances. 289 LE FRANC-PARLEUR.\u2014\u2014 rm \u2014\u2014 _\u2014 + Quartier St.Antoine, contre un catholique, et met M.Pointle Président.| ,Ç tous | bres tomb Noir au défi de le mettre cn contradicti m avec lui-même.3 3 1 u 3 us 3 Ce à ° * .3.lo Lrosident, Je crols quo tous \u2018es meinbres toh out M, Point-Nuir ve se possède plus, il so bat les flancs avec d'accord sur an point, on veut sauver du temps, et mon | 4 ae La ee à M.Flex! sieur Flexiblo qui parait si avare du sien, ne l\u2019est pas au, 56% 10033 bras et aurait fait goûter de ses puings À 34.Fiex:- tant de celui des autres, ct moi, pour un, j'uurais pu me | ble, si tout lo Bureau n'était intervenu-en se hätant de jeter passer des écarts de son imagination ot je vous demande en ; un peu d\u2019eau froido sur l'atmosphère cchauffée qui brûlait grâce et instanment de mettre le Bureau en mesure do faire | toutes les têtes dans le moment.) face à la difficulté qui nous est opposée, et travailler tous ensemble à la résoudre le mieux possible.| | Quelqu'un veut lui passer la tabatiére, il n\u2019a pas oublic | la dernière scène el son nez en est encore tout irrité, alors 255 4 ; à ; 9 * 3 \"ws \u2019 en sit SA à q ., 1- du revers de sa main, il donne un coup qui fait échapper le | membre du Bureau se soit oubli¢ 3 ce point, quoiquiun a précieux \u201c nectar\u201d des mains de celui qui le tenait et va se tre lui ait bien donné raison, mais, MM, nous no sommes pas précipiter sur là devanture de x.l\u2019Intention, qui était ce \u2018 ici pour satisfaire nos prétentions individuolles ot pour faire jour-la en grande tenuc.avec pince nez en office.Oh ! horreur., parade de nus personnes.nous sommes ici, MM.pour rem- ui qui ne prise, ni no fume, ni ne chique, le voilà à étar- | plirun devoir sacré et je crois que vous eu êtes tous pénétrés M.RoNFLEUR, (qui ne dort pas.) M.LE PRESIDENT.À l\u2019ordre, MM, à l\u2019ordre, s\u2019il vous plait, je regrette qu\u2019un nuer à faire trembler !a salle qui riait aux éclats et.qui eut: à souffrir tout le reste de la seance, chaque fois qu\u2019il avait à se baisser pour écrire, car le messager cut beau user son balais, ses mains et son torchon crotté, le maudit tabac s'était imprégné dans le drap et n\u2019en sortait plus ; puis ia tabatière en contenait un bon quartron !! ! Ce pauvre monsieur l\u2019Intention, les yeux lui pleuraient comme à la ménagère qui tranche des oignons, ct la tète lui allait comme si clle avait été aux prises avec le rhume de cerveau le plus rebelle.Il voulut parler, mais le bruit de l\u2019_éternuement couvrait chaque fois sa voix, enfin le Président finit par le comprendre et so chargea lui-memo do faire au Bureau la lecture de la fameuse opinion légale.M.PosIPEUX.Je regrette l\u2019accident involontaire qui vient d'arriver à monsieur l'Intention, mais vous vonez d'entendre l\u2019opinion des avocats que vous attendiez tous avec impatience et qui déclarent que nous n\u2019avons pas le droit de biffer aucun nom sur les listes des votants, qu\u2019ils aient payé ou non.Sauf à recourir en justice, après l'élection, contre ccux qui enrégis- treront leurs votes et qui seront en contravention avec la loi.Et cette opinion MM., est appuyée de plusieurs de nos | sommités du Barreau.M.POINT-NOIR.Mais je ne comprends plus rien, vous donnez, M.Pompeux, le droit de voter à tout le monde indistinctement, et vous voulez les poursuivre après leur vote pour avoir exerce un droit que vous ne pouvez leur refuser, sous los circonstances ?M.FLEXIBLE Je vous en prie, M.Point-Noir, respectez l'opinion des avocats, nous l\u2019avons demandée, cotte opinion est contraire à la position indépendante prise par le Bureau, sachons, en hommes intelligents et d'expérience, nous y soumettre.(Tout bas.) PointNoir ne dites donc rien, cette décision des avocats nous ést toute favorable, et les catholiques vont ètre maitres des élections ! ! ! (M.Point-Noire (qui n\u2019entend pas risée sur le chapitre de l'honneur et dit droit) repousse avec indignation cet aveu intempestif do M.Flexible, et il déclaro hautement .ce que M.Flexible vient de lui dire.M.Floxible nie, M.Point- Noir affirme.M.Flexible se vante d\u2019avoir mis un protestant dehors de Quartier Ste.Anne ot fait montre de sa libéralité, en déclarant qu\u2019il soutient un protestant, dans le : comme moi do ce devoir, c'est à nous MM.à nous montrer à Ha hauteur de notre tâche et à faire connaitre au public ce iqu'il doit attendre de ces inondations qui prennent pour buse de leurs actions, la conscience, source actuelle de toute justice et de toute injustice.Ce discours de M.Pompeux a pour offot de calmer un peu l\u2019agtation des esprits, mais M.l\u2019intention voudrait bien se fairo entendre, il n\u2019a pas rempli les journaux de ses correspondances pour le plaisir de se mettre en évidence, sans qu\u2019on en parle, il veut répligner à l'opinion des avocats, mais impossible, le tabac à donné le branle à ses fosses nasales, ot le voilà parti à éternuer, à étornuer au point d\u2019éclater!!! Le Président lève aussitôt la séance, tout le monde se tient les côtés ot M.l\u2019Intention prend sa course ot fonce dans sa chambre où lo messager l\u2019attendait avoc une nouvelle toilette, ot là rumeur ne dit pas s\u2019il éternuo encore, mais il y a une chose certaine, c\u2019est qu\u2019il n\u2019écrira plus de correspondance pour lo roi de Prusse de sitôt.On cherche M.l\u2019Embarrus, il s\u2019était éclipse depuis longtemps, et coure encore ; comme le renard de lu fable ! Il lui fallut à j«ur retourner au logis, Honteux comme un renard qu\u2019une poule aurait pris, Serrant In queue, et portant bas l'oreille.| Certain Echevin nolaire qui passo pour avoir de la voix, entonne sans façon, soue forme de fin finale, une pochade bien connue, à l\u2019adresse de M.Pompeux : | | Payez-lui dune son salaire, C\u2019est un fort joli garçon : Il a des beaux petits yeux noires, Il chante de belles petites chansons FIN bis cn chœur mm Correspondances.L'AssomrTion, 10 Mars 1872, M, ie Rédacteur, Le numéro de la «\u201c Minerve \u201d du premier courant, m'est tombé, par hasard, sous la main.En parcourant les colonnes de ce journal, que je n'ai pas l\u2019habitude de lire, j'y ai trouvé une communication signée \u201c H\u201d dans lagnelle l\u2019auteur a voulu, très certainement, alléger son cerveau fatigué par les matières hétérogènes qu\u2019il coutient, suivant en cela, les prescriptions de quelque médecin officieux.Monsieur le Correspondant passe sous silence,à dessein, je LE FRANC-PARLEUR.6 suppose,les principaux points légaux qui ont été discutés avec tant de logique, devant son Honneur lo Jugo Beaudry; par monsieur Provost, sa.\u2014 avocat de Sainte Scholastiqne, et qui ont été mis d par son Honneur le Juge, pour don- \u201cner libre passage « un \u201c jugement éclairé,\u201d qui amendait une loi tres positive et très explicite, \u2018\u201c sous prétexte que le public n\u2019avait pas souffert.\u201d Voilà, monsieur le Rédacteur, toute la.base de l\u2019argumentation de monsieur Ouimet et tout le motivé du jugement en question.Oh! quel beau système d\u2019éclairage ! J\u2019aimerais à savoir si les citoyens de la paroisse de Montréal s\u2019on trouvent bien.depuis qu\u2019ils ont été assommés par un jugement écrit avant la fin du plaidoyer.Si ce système a - quelque mérite, l'inventeur pourrait envoyer une branche ie son mécanisme au Code des Curés, afin d\u2019éclairer messieurs les Gallicans qui se donnent tant de fatigues pour faire croire que l'Etat est au-dessous de l\u2019Eglise.Je n\u2019ai pas l'intention de passer en revue tous les points de la communication de monsieur \u2018 H\u201d\u201d je me bornerai dans cet écrit, à examiner certains avancés de M.le correspondant.Le \u201c Franc-Parleur,\u201d en date du quinze du mois dernier, dites-vous, annonce que messire Bédard était en manvaise intelligence avec quelques personnes de sa paroisse.Vous vous trompez monsieur * IL\u201d jamais le \u2018\u2018Franc-Parleur \u201d a dit de semblables choses, car monsieur le Curé Bédard ne conserve que de bonne dispositions pour tous.Mais ce que le * Frane-Parleur \u201d à dit, le voici : il à avancé que cinq à six personnes dirigées par le jeune Edouard Leblanc et son savant ami Onulphe Peltier, avaient de la rancune contre monsieur le Cure,ce qui est bien différent, à mon avis.Cet avancé,tel que formulé dans le \u201c Franc-Parieur\u201d est exactement conforme en tout à la vérité, ne vous -en déplaise, monsieur l'écrivain, comme vous le comprendrez bientôt.Vous appelez messieurs Edouard Leblanc et Onupho Poltier des hommes bien posés dans l\u2019estime du comté.Soit pour le passé, mais maintenant ?Et dans la paroisse de l\u2019Epiphanie, d\u2019après ce que nous apprenons tous les jours,ils ne le sont pas tant,etils le seront encore moins plus tard, suivant toute probabilité.Le jeune Leblanc était-il bien posé sur le husting de l\u2019Epiphanie, quand il traitait son Curé de calomniateur, le jour des Rois, après la grande messe, en présence de toute la paroisse ?C'était là,je suppose, la moilleure résolution qu\u2019il avait prise pendant l'audition de la sainte messe ; et ce qui doit le rendre encore mieux posé, C'ost que la chose était prémeditéo, puisqu\u2019un certain vieillard qui,depuis deux ans, au lieu de venir À son église, préfère vivre dans sa retraite, occupé à méditer sur des grrrrrrandes fondations,s\u2019est rendu, ce jour là, à la porte de l\u2019église pour sanctionner par sa présence comme par sa parole douce et suave, les discours d\u2019un jeune rejeton avide de s\u2019illustrer.À mon avis, monsieur Edouard Leblanc ne posait pas si bien, quand deux braves hommes, messieurs Pierre Peltier et David Lévoillé lui ont \u2014\u2014 harangueur de husting pour aborder le savant législaton, À l\u2019homme aux six cents piastres, le brave candidat qui vor.| d\u2019un côté, parce qu\u2019il craint d\u2019ètre battu en votant de l'ay.| tre.En voilà un brave qui s'appelle, qu'en pensez-vous ?Trouvez-vous qu\u2019il paraît bien à la chambre de Québes quand il n\u2019ouvrait la Pose-t-il mieux dans le comté ?+ Archambault.Comment cela, mo direz vous?Voyon, Depuis deux ans, l\u2019honorable Louis Archambault annonçait 4 la candidature de M.Rocher, pour la chambre locale.Monsieur le grand et gros philantrophe, dévoré park zèle de faire du bien au publie, s\u2019est décidé de demander à mais ici, c\u2019est le candidat qui quête les sympathies.tête de ses amis.Archambault fut très surpris d\u2019entendre mottre en nomins Ëtion monsieur Onuphe, Grand embarras dans le camp.| Doux candidats, de la même couleur, sur les rangs.Le i pays est en danger, s'ils persévèrent tous doux, par ce que | monsieur Alexandre passera entre les deux.Que faire ?; \u201cDe pressantes instances furent faites auprès de monsieur {\u20ac Peltier par l\u2019honorable Louis, pour le faire résigner.Naturellement, le public s\u2019y attendait, de la part d'u homme qui ne sait pas même lire couramment et qui signe son nom machinalement.Mais ne vous y fiez pas.Ti Onuphe, résigner, pour laisser passer un homme instruit « qualifié sous tous les rapports! Ne savez-vous pas que monsieur Peltier n\u2019a jamais fait de mal à personne, lu l'agneau sans tache, et'qu\u2019en conséquenco, il doit aller à la chambre pour faire du bien & sa bourse, après avoir fait tant de bien à tout le monde.Monsieur Rocher, voyant l\u2019entêtement de notre homme bien posé, a dû se retirer.Mr.Rocher se retirant, la lumière faisait place aux ténèbres ! ! ! Votre savant législateur posait-il bien sur le husting de l\u2019Epiphanie, lors de la grande assemblée du 25 Mai dernier, quand il débitait sa phrase banale : \u201c Messieurs, vous me connaissez, je snis au milieu de vous; j'ai fait du bien.Si vous m'envoyez en chambre, je travaillerai pour vous, ne soyez pas en poine; bien, Messieurs,\u201d après une petite pause, comme persontie no ponsait à crier hourrah pour lui, messieur Onuphe en homme qui méprise les honneurs, leva son chapeau aussi haut que possible, et l'agitant dans les airs, il réussit à faire comprendre aux officieux que c'était lo temps d\u2019applaudir.Aussi à pou près un tiers de l'assemblée, au plus, se mit à applaudir.Or, l'assemblée se composait de douze cents personnes au moins.L\u2019homine bien KREIS EEE A ouche que pour dire oui ou no, BA Sachez que s'il a été élu, c\u2019est grâce à M.Alexandr [4 quelques amis de vouloir bien faire mousser sa candidature, B4 Quelquefois, les ¢lecteurs font tne requisition à un candidat, Bj Inutile de dire que pour monsieur, payer des \u201c\u201c traitos \u201d à Edroite et à gauche, était une affaire journalière, tout cela, F3 dans le but d\u2019inculquer des principes (à sa façon) dans la | 4 Rendu à Mascouche, le quinze de mai dernier, M.Louis Ej crié de toute leur force que, lui, Edouard Leblanc,les avait sollicité de signer des demandes de cantino en faveur do quolgn\u2019un que le Conseil avait déjà refusé plusieurs fois.Comme il était digne de pitié, quand il voulait repousser ces preuves, en traitant ces deux messieurs d\u2019hypocrites ; disant ensuite au publie : Ne suis-je pas plus digne de foi que ces messieurs ?Ah! cher Edouard, sachez que Pierre Peltier et David Léveillé pèsent autant que vous dans la balance.D'ailleurs le public ne s'est-il pas retiré en criant : Honte a Leblanc !!.Trouvez-vous le jeune lévite de l\u2019école libérale catholique de l\u2019Epiphanie, bien posé, quand il refusait & plusieurs reprises, d\u2019aller voir son Curé qui l'avait invité afin de faire connaitre ses dispositions, pour l\u2019octroi des licences.Si ce monsieur et ses collègues fussent allés chez monsieur le Curé, comme ils en avaient été requis en chaire le dimanche suivant les élections, pour faire connaître leurs dispositions, à seconder les vues du Pasteur, relativement à l'octroi des licences, la paroisse n\u2019aurait pas été \u2018affiigée d\u2019une élection, parceque monsieur Piquette ot les cent quatre qui l\u2019ont soutenu auraient mis bas les armes.Monsieur Leblanc a-t-il prouvé qu'il respectait son Curé, et voulait l'accord dans la paroisse ?Jo ne le crois pas, N\u2019est- ce pas qu'il pose bien, ce bon Edouard ?\u2018Je laisse notre posé n\u2019a donc pas enlevé les : pplandissomont de la majorité.Messieurs Rodrigue Masson, Taillon, Alexandre Archambault et Beausoleil, qui ont si bien parlé an faveur du programme catholique ont enlevé les applaudissements des deux tiers de l\u2019assemblée qui avait été convoquée en faveur du programme.4 Ne voyez vous pas que monsieur Peltier a été élu à dé- fant d'autre, dans le but de s\u2019en servir plutôt que de diviser les forces, et par là laisser passer.M.Alexandre Archambault qui n\u2019avait pas l'intention de se présenter.D'ailleurs une bonne moitié de l\u2019assemblée ne l\u2019a-t-elle pas demandé à grands cris ?Voulez-vous savoir un petit secret, \u201c11\u201d Mais n\u2019en parlez pas.14 L'hiver dernier, d\u2019après une certaine rumeur qui circuié monsieur Onuphe Peltier qui avait des reproches à formuler contre l\u2019Honorable Louis, alla trouver monsieur Alex *ndre Archambauit, et lui dit: Alexandre, laissez moi ps ser pour la chambre locale, et je vous soutiendrai pour la chambre fédérale.| M.Onuphe ne croyait pas poser si bien dans l\u2019estimo du comté, puisqu\u2019il mettait en œuvre ces potites intrigues.J\u2019ai liguxde-croire, que vous auriez été battu,:mongieur 0.monsieur l\u2019écrivain pre LE FRANC-PARLEUR.201 Peltier, si üne contestation sérieuse vous eut été faite, soit par monsieur Rocher,soit par monsieur Alexandre Archambault,pour la simple raison, dit-on, qu'un engin À voter, que le Wemier vonu pourra mettru en mouvement en sa taveur.suivant la plus grande quantité de graisse qu\u2019il versera sur lo mécanisme, est tuujours à redouter.Cette proposition ne contient rien qui ne soit de la plus stricte vérité.Avant les élections do l\u2019été dernier, plusieurs journaux ent Trévlamé fortement contre entree on parlement d'hommes ignorants qui no sont que de véritables zéros, précisément parceque les nullités se mettent gonéralement sur le marché.D'ailleurs monsieur le membre bien posé, corroborait il n\u2019ya pas longtemps, ce que je dis de lui, quand il informait plusieurs électeurs, qu\u2019il espérait leur rendre des sorvices plus tar !, parcequ\u2019il commençait à comprendre quelque chose dans les affaires de son pays.Après une session, qui vous à donné six cents piastres, vous dites quo vous commencez à comprendre quelque chose, mais de grâce quo saviez vous dons auparavant ?Halte là, mon ami, brave philanthrope, nous avons besoin à la chambre d'hommes capables, qui comprennent, avant d'y aller, et non pas d'hommes qui y vont pour approndre ab, il, or, ut.M.lo Rédacteur, si vous voulez me le permettre, je vais coter des histoires, mais des histoires vraies, pour nous délasser et nous instruire cn meme temps.L'été dernier, monsieur Onuphe Peltier étant assis sur le porron de sa maison, voulut fiire le savant, en présence do plusieurs personnes.A la mode des hommos d\u2019affaires, il déploie sa Minerve, atffoctant une capacité qu'il n'a pas, ot se met en frais de lire les nouvelles.Or, entre autres nouvelles, le journal parlait d'in caucus ministériel qui avait eu lieu à Montréal.Eh! bien, comment a-t-ii là ?Bien, assez bien, mo direz-vous, car le représentant du bon ot intelligent comté do l'Assomption doit lire au moins d\u2019une manière intéressante ct honnête.Voyons, ot lecteurs ne riez pas avant le temps, voici l\u2019articlo qu\u2019il voulait lire.« Avant hier, il y a en un.un.ici notro futur législateur se mit à épeler plus fort qu\u2019auparavant, après avoir sué, non pas du sang, mais de l\u2019eau, il obtint lo résultat suivant: \u201cil y a eu un.un.Gros\u2014cus ministériel.\u201d Al, ah, ah, reprit, en riant, l\u2019un des auditeurs, celui-là c\u2019est vous à coup sûr.Notez, lecteur, en passant, que M.Peltier pèse, en matière, à peu près 300 livres, sans exagération, ni excuse.C\u2019est sans doute la raison qui portait le ricaneur à lui appliquer le passage en question.| Notre prétendu savant, pour jeter un voile sur son incapacité, passæ la \u201cMinerve \u201d à son voisin, le priant de lire à sa place, vu qu'il (Mr.Peltier) n'avait pas ses lunettes.Or, il est bon de remarquer que monsiour n\u2019a jamais porté de lu- nottes.Je suis d'avis qu'il aurait besoin de surcharger son nez délieat de plusieurs paires de lunettes, avant d\u2019être capable de lire couramment.L\u2019été dernier, encore, un certain membre qui venait d\u2019être élu pour un beau comté, alla se promener à Joliette, se trouvant avec quelques connaissances, monsieur le membre fit venir du vin, et on but plusieurs Verres avec ses amis.Bientôt son csprit fermonta ot devint naïf a tel point qu'il fit des révélations bonnes à signaler.L'un de ceux qui avaient l\u2019honneur de boire avec monsieur le membre, prit la liberté de poser, à ce dernier, la question suivante.Mr.le représentant, de quel parti serez-vous, rendu à la chambre ?Sacristi, répondit monsieur le membre, rendu là je travaillerai pour mon affaire, avant tout, au diable la boutique, mon affaire avant celles des autres.Après ce coup de naïveté, il a été question du futur chemin de fer.Maintenant, monsieur l\u2019administrateur de nos deux hommes bien posés, je vais continuer do disséquer les autres parties de votre communication.\u2019 Vous doutez que le parti, Peltier ct Leblanc, ne compte que cinq à six personnes.Je vous laisserai douter tant qu\u2019il vous plaira, mais je vous dirai qu\u2019il n\u2019y quo cinq ou six personnes dans la paroisse, disposées à suivre les hommes bien-posés, d'une manière aveugle et par malice.Si dans l'é- lection, une majorité a voté pour monsieur Leblanc, la cause en est que co monsieur a fait force promesses chez lui, ailleurs, et surtout à ouverture de l\u2019Assemblée pour l\u2019élection, disant qu\u2019il suivrait avec ses collègues, les avis de monsieur le curé pour l'octroi des licences.N'allez pas croire, parce que monsieur Leblanc est maire, que toutes lessympathies dé la paroisse lui sont acquises ; vous vous tromperiez grandement.Que ce monsieur suive une Donne ligne de conduite conforme aux promesses qu\u2019il a faites; qu\u2019il n\u2019ait pas la prétention de se mettre à la place du prètre,en voulant so sorvir de ce dernier,commo d\u2019un cscabeau,afin de parvonir à l'honneur de tout conduire dans sa paroisso ; alors il pourra bien poser dans la force du mot.Mr.Leblanc a gagné son électios avec 20 de majorité.Pendant les deux jours du poll, cent quatre voix ont été enregistrées pour M.Piquette, plus une ; celle de Joseph Forest, qui a été enregistrée contre Mr.Piquette, quoiqu'ello ait été donnée pour co dernier, ce qui réduit à cent vingt- trois le nombre de votes donnés pour Mr.Leblanc.Sur les votes de monsieur Piquette, retranchez sept étrangers; retranchez-en quatorze sur les cont vingt-trois donnés à monsieur Leblane, il s\u2019en suivra que ce dernier aura obtenu une majorité de donze dans la paroisse.De ces douze voix, retranchez Francis Pariseau, qui avait reçu une piastre do Pierre Charpentier, à trois heures après minuit, sous prétexte d\u2019aller chercher un homme avec sa voiture ; lequel Parisean avait déclaré plusieurs fois vouloir voter pour monsieur Piquette.Vers 10 heures de l'avant midi, ec jour-l3, un ami de monsieur Leblanc vint notifier Pariseault d\u2019atteler pour aller chercher son homme.Rendu en face de la maison de Mr.O.Peltier, le pauvre Pariseaalt fut enveloppé par un bataillon ot omporté chéz M.Peltier.Une fois dans la maison, Mr.Peltier dit qu\u2019il n\u2019ira pas chercher l\u2019homme, vu qu\u2019il était arrivé.Tiens, mon cher Pariseault, tu ne me connais pas encore, dit Mr.Onuphe, suis-nous et tu ne t\u2019en repentiras pas.Plus tard, tu verras si je suis un homme.Viens prendre un coup, sacristi, tu es des notres, ot je suis certain que tu no me refuseras pas de voter avec moi.Pariscaalt, édifié par un si beau discours et l\u2019exomple d\u2019un grand nombre d\u2019autres, but de la bonne boisson, et commença par pencher un pou.Craignant de l\u2019échapper, plusieurs sautèrent dans sa voiture ot l'amenèront au poll.Le voyant arriver en si bonne compagnie, imonsieur Edmond Leblanc ordonna à ses amis présents de faire place pour permettre un accès facile au poll.M.le président demanda à monsieur Pariseault pour qui il votait ?monsieur Pariseault, ne sachant où il était, répondit, je vote pour monsieur Onuphe.Dites maintenant, que la boisson ne donne -point des principes.FRetranchez tous eeux qui ont voté pour monsieur Leblanc, dans la crainte d\u2019être maltraités, soit par monsieur Leblanc, soit par monsieur Lynch, maitre do la mannfactäre de chaises, ou roit par monsieur Peltier.Retranchoz le vote de Thomas Bleau, qui disait avant l\u2019élection: je me laisserai enfoncer l'épée dans les reins, six pouces en profondeur, mais ensuite il faudra bien voter pour Mr.Leblanc.Combien d'hommes engagés qui ont votés contre monsieur Piquette parcequ\u2019ils appréhendaient pour eux les persécu- tiens qui avaient été oxercées contre Jean-Baptiste Marchand et Placide Pleau, le lendemain d\u2019an voyage fait à Mascouche, en compagnie de leur brü, avec une vingtaine d\u2019antres pour chanter à une fête religieuse, ce qui leur avait fait perdre cing heures de travail, dans un temps oû l\u2019ouvrage ne pressait pas.: Veuillez, monsieur le correspondant, tenir compte que le premier jour du poll, monsieur Leblanc avait fait une con- vontion avoc monsieur Piquetto, de mettre les serapules de côté pour faire enregistrer les votes, et que le second jour s\u2019apercevant que les gens de monsieur Piquette votaient plus en grand nombre que les siens, il a brisé cette convention, et a refusé de Inisser entrer des votes pour monsieür Piquette quoiqu'il les ait guêtés lui-même, la veille.Monsieur Leblanc, est-il\u2019 vrai qué Te preinier soir\u201d du poll, 202 BE FRANC-PARLEUR.vous avez demandé à messieurs Pepin et Lahaise de|yp voter pour vous ?Puisque vous les croyiez habiles à voter, pourquoi les avez-vous refusé le lendemain, quand ils venaient cnrégistrer leurs votes pour monsieur Piquette ?.Ici, je sens un besoin pressant de féliciter monsieur le Président de l\u2019assemblée, sur la manière impartiale avee laquelle il a conduit l\u2019élection.l.e premier jour, il laissait enregistrer les votes de trois quêteux, messieurs Saint Louis, Mousseau et Cusson, pour Leblanc, tandis que le second jour, il refusait ceux de messieurs Pepin, Lahaise et autres somblables, parce qu\u2019ils votaient pour monsieur Piquettei vous tenez compte, monsieur l\u2019écrivain que \u201c l\u2019ennemi des orgues \u201d s\u2019est fait craindre de ceux qui lui devaient de l'argent, afin de les disposer à voter pour monsieur Leblanc ; si vous voulez bien croire que monsieur O.Peltior a fait promettre du bois de sciage dans le but de gagner des votes en faveur de sen jeune secrétaire ; si vous tenez compte que des argents ont été; offerts à Frédéric Archambault, à Michel Coderre, à Théophile Lapierre, qui heurcusement ont refusé, vous comprendrez, et le public avec vous, que 18 de majorité annoncent une défaite plutôt qu\u2019un triomphe, dans l\u2019estime du public en faveur du jeune iusulteur de son Curé, en face de l'église, \u2019 Niez-le, jeune ambitieux, si vous êtes capable.J'ai dit que des argonts avaient été offerts.Mais deux agents de monsieur frère Coderre) une somme d'argent s\u2019il voulait venir voter pour monsieur Leblanc ?Monsiour Leblanc, père, suivi de monsieur Pierre Charpentier, n\u2019est-il pas allé, en plein minuit, chez Théophile Lapierre, lui offrir huit piastres s\u2019il voulait voter pour son glorieux rejeton ?J'ai dit que du bois avait éte offert.Mais, François Martel n\u2019a-t-il pas offert, au nom de monsieur O.Peltier, tout le comble d\u2019un hangar, à son beau-père Onésime Lafortune ?Monsieur Onuphe lui-méme, n\u2019a-t-il pas renouvelé la même promesse do ce comble de hangar au même Lafortune, quelques heures plus tard.M.Peltier, niez-le, si vous le pouvez, ot nous vous donnerons des preuves positives que vous avez voulu acheter des votes.Est-ce là suivre les conseils, les avis de votre pasteur, qui, en s'élèvant contre les excès de boisson et l'achat des consciences, remplissait un devoir dicté par les véritables principes religieux ?Messieurs les hommes bien posés et autres, je vous défie de prouver qu'une seul centin ait été offert,soit par monsieur Fiquette ou autres pour influencer les voteurs.\u2018est-il pas plus surprenant que monsieur Leblanc ait gagné son élection qu'avec dix-huit voix de majorité, quoiqu'il eut pour le servir une batterie complète de canons rayés, tels que messieurs Leblanc, père, Louis Richard, Octave Magnan, Pierre Charpentier, William Lynch, Jean Lamarche,et autres, tous du plus gros calibre, que manœu- vrait, avec habilité, un détachement de \u2018 Baubins.\u201d Je nie sans aucun préambule que monsieur le Greffier de la Cour de Circuit ait été averti, longtemps avant l'élection de l\u2019Epiphanie, par le Juge Beaudry, que ce dernier siégerait au terme de Janvier.Plus que cela, je vous prouverai que monsieur le Greffier a appris cetto nouvelle seulement _ quelques jours avant le 26 Janvier, date de la cour, non pas \u2018de son Honneur le Juge, mais bien d\u2019un ami qui arrivai Montréal.Est-ce clair ?Ho aml qui arrivait de M.le Pro.dites-vous n\u2019a pas prononcé le nom de Mre.Bé- .dard, quand il l\u2019a insulté en pieine cour, cependant je main- \u2018tiens ce qui a été dit dans le \u201c Franc-Parleur\u201d à ce sujet.D'ailleurs les preuves pourront être données, établissant certains, aveux faits par monsieur Ouimot en présence de huit électeurs de l\u2019Epiphanie, à propos de son allusion en cour, relativement à ce qui avait été dit on chaire.Or, comme il n'y a que le Curé ou le Vicaire de la paroisse qui adresse la parole aux fidèles, dans la chaire, et comme à l\u2019Epiphanie il n'y à pas de Vicaire il s'ensuit tout naturellement que l'allusion déplacée et grossière de Mr.le Procureur Général s\u2019adressait à messire Bédard.Le Franc-Parleur n\u2019a donc pas dit faux, encore une fois.Je remarquerai à Mr.le Correspondant que précisément pt, ar prudence, Mr.le curé se méle des affaires scholaires et municipales comme il convient à un pasteur de s\u2019en méler, Si Mr.Leblanc et ses collégues n\u2019accordajent aucune licence, je dirais avec plus de raison que Jamais,qu\u2019ils veulent propager l'ivrognerie, parceque dans les circonstance: présentes, refuser une licence, serait encourager les maison; non licenciées à vendre los boissons fortes, comme celle qui existe aujourd\u2019hui, sous un nom faux, au grand scandale du publie.D'ailleurs, Messieurs Leblanc et ses collégue; n\u2019ont pas oublié les promesses qu\u2019ils ont faites le 8 de Janvier dernier (à l\u2019ouverture de l'assemblée pour l'élection.Ainsi, M.le corrospondant, dormez en paix sur ce chapitre, Mr.le Curé Bédard n\u2019a jamais déblatéré en chaire contre qui que ce soit, pas même contre l\u2019Honorable Louis Archambault.l\u2019Honorable ministre des Travaux Publics, pour les paroles insultantes qu\u2019il a prononcées à l'adresse de Monsoigneur de Montréal, dans la grande assemblée politique du 28 Mai dernier.Ce Curé zélé, quijaime tant son Evêque, ne pouvait pas laisser passer inappercues des accusations aussi graves, En-effet; quand un ministre du gouvernement peut dire, entre autres choses pénibles, que Sa Grandeur avait opere la division de la ville,en paroisses, d\u2019une manière opposée à la loi civile, il y avait du danger à laisser le peuple sous cette impression scandaleuse, comme il y aurait lâcheté chez un Curé qui n\u2019ouvrirait point la bouche pour défendre .alale : son Evèque, d\u2019une attaque aussi peu méritée.eblanc n\u2019ont-ils pas offert à Michel Coderre (alias 9% I : Que messieurs les ministres exécutent les lois faites, aussi bien que Sa Grandeur les suit en tous points, l\u2019on ne vern point tant d\u2019injustices scandaleuses.Vous vous rappelez,\u201c dites-vous, qu\u2019en 1867, une feuille, maintenant écrasée sous le mépris public, avait mal parlé de messire Bédard.Il est?vrai, au moins, les insultes de cetto feuille tournèrent à la louange de ce digne curé, tandis que les flattories de'certains libéraux catholiques, à l'adresse du prêtre, constituent de véritables insultes.Dans l\u2019un et l\u2019autre cas, il y a donc grande ressemblanco entre les libéraux proprement dits, et vous messieurs les li béraux catholiques, aveu cette différonce, que les libéraux catholiques sont plus ennemis do l'Eglise quo les autres.En terminant, M.le correspondant, je vous ferai remarquer qu\u2019une seule phrase de votre écrit renferme une vérité, si vous l\u2019appliquez à vos deux hommes bien posés et à quelques autres.Voici cette phrase : [Ç \u201c Aujourd\u2019hui encore, les ennemis de ce courageux défenseur de laivéritéifont tous leurs efforts, pour compromettre celui qu\u2019ils savent trouver sur leur passage, chaque fois que -22 l\u2019occasion s\u2019en présentera.çÇ M.le Correspondant, veuillez envoyer cette phrase a vos deux amis bien posés, messieurs lseblanc et Peltier, et vous leur aurez envoyé l\u2019histoire exacte de leur conduite dans la paroisse de l\u2019Epiphanie, à l\u2019égard de leur Curé depuis trois ans.SINCERIFE.M.le Rédacteur, Après avoir bien voulu écouter notre déposition dans l\u2019at- faire de l\u2019enterrement de Terrebonne ; ,.Après avoir attentivement lu,-revisé, approuvé le texte de la réclamation quo nous avons eu l'honneur de vous adresser à ce sujet, réclamation dans laquelle nous avons eu la délicatesso de passer sous silence lus noms de la localité en question et les acteurs en cause ; Co Après avoir fait bon accueil dans vos colonnes aux dénégations courroucées de M.le maire Duchesneau.Vous ne pourrez loyalement refuser, je pense, aux propres téffioins de cet incident si regrettable, la permission de vous confier les quostions suivantes : | N\u2019est-il pas vrai qu\u2019ona empêché le service religieux, dans l'Eglise de Terrebonne, sur la dépouille mortelle de Is jeune fille, qui avait été amenée de Montréal, le 19 Février NG I Fst Y 1 Se £:= GIRS LE FRANC-PARLEUR.293 dernier, pour (tre ensevelie dans le tombeau de sa famille, sis au dit cimotière du dit Terrebonne ?N'\u2019est-il pas vrai qu\u2019on anotifié aux parents ot amis de cetto jeuno fille que le service mortuaire ne pouvait être célébré dans l'Eglise de la localité ?N'\u2019est-il pas vrai qu'on a effrayé la population sur les dangers imaginaires qu\u2019entrainerait la célbration de ce service, et que la population ainsi effrayce à pactisée avec l\u2019interdiction qu\u2019on à fait relativement à l'entrée du convoi dans Terrebonne, et avec l\u2019emipéchement qu\u2019on à imposé en cetie circonstance à l'exercice liturgique du culte pour les morts.N\u2019estil pas vrai qu\u2019oN à exercé à ce sujet une pression sur le curé,puisque l\u2019Iglise était toute préparée pour la cére- monie funèbre ?N\u2019ost-il pas vrai que M.le Curé a exprimé ses regrets aux parents ot amis, et qu\u2019il leur a dit qu\u2019il n\u2019avait pas été le maitre d'agir autrement et de faire conduire ls corps jusqu\u2019à l\u2019Eglise ?ilu'y à pas autre chose à savoir, et ceci sû, qu\u2019impoite toutes les clameurs du tiers et du quart ; toutes les dénégations des inculpés; toutes les parties de cache-cache auxquelles oN sombie devoir se livrer; toutes les fins de non recevoir sur lesquelles on épilogue.Tout ca c\u2019est l\u2019histoire do la cuvette de Pilate qu'\u2019ii est très commode de se passer à lu ronde, et voilà tout.Mais pour ceux qui n\u2019ont pas adopté la maxime de dire : ( Quid est voritas ?\u201d pour s\u2019en aller ensuite, sans attendre la réponse,ceite école de subterfuges ct do faux fuyants reste sans valeur.Et, vous ne voudriez pas, M.le Rédacteur, que le public put, sur une question qui touche aux libertés de l\u2019Église, faire aux défonsours de l\u2019Eglise une application, mème indirecte de co texte sacré : \u201c Bt facti sunt amici Herodes et Pilatus in ipsû die, nam anteà nimici erant ad invicem.\u201d (Lue, XXIII, 12.) J'ai 'honneur d\u2019étre Monsiour le Rédacteur, XXX Le Sport.BILLARD.Nous ajoutons aujourd\u2019hui quelques détails à la partie qui a eu lieu a Brooklynn entre Frank Dion et Bennott.Voici ce qu\u2019en dit lo \u201c New-York Times : \u201d \u201c Les specta- \u201c teurs présents à la partie de billard entre Frank Dion et *\u201c Bennett, disent que Dion n été drogué par des individus \u201c qui avaient intérêt à lui faire perdre la partie.Vers le \u201c milieu de la partio, le jeu fut interrompu pour quelque \u201c temps, environ quinze minutes.Quelqu'un offrit alors à \u201c Dion un doigt de brandy dans un verre, et se sentant fa- \u201c tigué, il lo vida.\u201c On ne connait pas la personne qui le lui a donné et on \u201c soupçonno qu\u2019il y a eu malhonnêteté.\u201c Il est certain que lorsque le jeu fut recommencé Dion \u201c était trouvlé ct incapable d\u2019exécuter les coups les plus \u201caisés.Cyrille, qui était demcuré' assis près du billard et qui avait suivi la partie très attentivement, s'apperçut \u201c aussitôt de ce changement manifesté sur la figuro ot par \u201c les manières étranges de son frère ; et, soupronnant quelque vilenie, il fit tout en son pouvoir pour neutraliser les \u201c effets de ce qu\u2019il avait pris en lui faisant boire beaucoup \u201c d\u2019eau à la glace.Mais il no se remit que partiellement et \u201c fit preuve do beancoup d\u2019hesitation et de maladresse.\u201c On pense que quelqu'un de coux qui avaient parié lar- \u201c gement contre Dion, lui aurait tendu ce piège en le voyant \u201c s'éloigner de Bennett si facilement dans la première partie du jeu.\u201d Voilà une affaire qui a coûté cher à Dion.T est à espérer qu'il ne eo laissera pins rattraper, car il est coupable jusqu\u2019à ur certain point.El n\u2019arvait pas dù accepter ce verre, même s\u2019il Ini eût été présenté par un ami, car, même dans un cas semblable, il peut arriver que lo contenu ait été falsitié par quelquo poudre dont l'effet produit etourdisso- ment ou paralysio, et ce sans culpabilité do la part de l'ami.D'ailleurs, Dion sait fort bien que durant tout le temps des exercices préparatoires à la partie, le jouour qui est en pratique doit s\u2019abstonir complètement de boisson et il doit woir le soin do ne pas boiro le soir où a lieu la partie.Dion a manqué à cette règle ; il a été échaudé.Il est bien probable qu'il va chercher à avoir su revanche et Bennett est trop généreux pour la lui refuser.La chose aura lieu bientdt, et il est & pea pros certain que Dion fera attention a lui.I1 est rameur que John Deery, qui a été champion durant quelques mois, va bientôt détier Cyrille Dion, pour le titre de champion do l'Amérique et ia possession de la queue de diamant, actuellemont aux mains de Cyrille.La partie aura lieu à New-York et elle sora chaudement dispulée, sans aucun doute.i} Roy vs.BoyLE vs.FARMER.Nos espérances se sont réalisées.Une course de deux milles, arrangee durant la semaine a eu lieu samedi dernier entre Roy et Boylo, vers 34 p.m.Comme d\u2019autres blancs pouvaient entrer, Farmer quine se sentait pas incapable de contester avec de parcils adversaires, sc mit on ligne et et l\u2019issue de la lutte prouva qu'il avait en raison d\u2019agir ainsi.Les plus enthousiastes parmi les sportsmen et ils étaient nombreux\u2014encombraient la piste.Un certain nombre de dames assistaient.Les Juges, choisis sur les lieux, furent 3 J.Co James, I.W.Elliott et un autre dont nous ignorons le nom.M.Hinton présidait au départ.La piste était en très bon état, moins toutefois à l\u2019endroit près de la cabane où les coureurs s'habillaient.Les paris n'étaient pas forts, presquo tous sachant d'avance comment se terminerait la course.Roy était le favori, Boyle venait cnsuite et personne ne s'imaginait que Farmer put arriver second.A la surprise de tout le monde, Roy forca pour prendre le devant, chose qu\u2019il n\u2019a pas coutume de faire, et réussit ploinement, Boyle lo suivant de près ot Farmer tout prét de Boyle.Le premier tour fut accompli dans cette ordre, mais cela ne plaisait pas à Boyle, qui voulait à tout prix prendre le devant; aussi, à peine avaient-ils commencé le second tour que, vers le milien de la carrière, Boyle faisait un effort et parvenait a devancer Roy, Farmor toujours troisième.Vers la tin du troisième tour, à cent verges des tribunes, Farmer se fâcha à son tour et prit le devant.Au premier coin du quatrième tour, précisément là où la piste lait mauvaise, Boyie tomba, mais se relevant vivement, ii eut bientôt rejoint les autres.i ge AO evene A a Are .INTER 5 MARAT Pre PSMA TRY 204 LE FRANC-PARLEUR.Les coureurs finirent le quatrième tour dans cet ordre, Farmer premier, Roy secona et Boyle troisième, Roy essays de passer Farmer au cinquième tour, mais n'eut pas de succès.À la moitié du sixième, Roy se ramassa sur lui-même et bondissant en avant au côté de la piste réussit à devancer Farmer ; Boylo ne voulant pas rester en arrière imita l\u2019exemple de Roy et prit la seconde place.Quelques pus plus loin, Boyle talonna Roy ei s\u2019efforca de le passer, mais elui-ci répondit A tous ses efforts et la tentative de Boyle n\u2019ent d\u2019antre effet que de pousser Roy a s'¢- loigncr de lui.Lo sixième tour accompli, Boyle se retira complête:nent et abandonna la course.À ce moment, Roy avait au moins cinquante verges d\u2019avance sur Farmer, mais celui-ci tenait bon ; la course était affaire fixéo ct sans accidents, Roy devait la gagner.La distance entre les deux rivaux augmenta encore au septième tour ot lorsque Roy arriva premier à la fin du huitième, Farmer était à plus de cent verges en arrière.Les deux furent acclamés chaleureusement lorsqu'ils dépassèrent le poteau.Farmer s\u2019est montré très courageux, et, avec les années, doviendra un de nos meilleurs coureur à longues distances.Nous regrettons qne le temps qui a été fait ne puisse être enregistré, car le temps n\u2019a pu être pris au moment même où les coureurs partaient.Néanmois, nous le donnons tel qu'il est.Par quartiers.\u2014I.10 (?); 2.50; 4.30; 6.06; 7.50; 9.30, 11.15, 12.45 pour la course.Le temps de Farmer est 13.10.Roy a donc prouvé qu\u2019il est le champion de Montréal pour longue distance.Les ¢ Alexandriens\u201d ne sont pas fiers! oh! non !.Il ne reste plus maintonant qu\u2019à amener une autre course de deux milles entre Roy et Keraronwe, le premierrecevant \u201850 ou 60 verges de départ.Nous espérons que la chose arrivera, nous verrons.Dans tous les cas, nous croyons que Roy est le seul homme blanc capable de pousser Keraronwe afin de savoir à quoi s\u2019en tenir une bonne fois sur la force extraordinaire de cet indien.: ERMATINGER VS.BOWIE v8 SUMMERHAYES ET AL.Ceux qui avaient eu la direction de la course précédente, avaient aussi arrangé une course de cent verges à épreuves entre les meilleurs courours à cette distance, afin de rondre l\u2019après-midi plus agréable et savoir à quoi s\u2019entenir sur le mérite respectif de ceux qui s'engageraient dans celte course.Ce \u2018genre de course s'appelle en anglais © Handicap,\u201d que nous traduisons par \u201c Course à escart,\u201d et pour nous justifier nos lecteurs n\u2019ont qu\u2019à prendre le dictionnaire de l'Academie Française et regarder au mot, \u2018\u201c\u2018escart,\u201d Ils nous diront après si ce n\u2019est pas la ladéfinition exacte do ce que l\u2019on appelle en anglais \u201ca handicap race.\u201d Ermatinger qui devait courir toute la distance accordait 2 verges à Bowio et 3 à Sumimerhayes et Daillebout, lo jeune frére du célebro indien de ce nom.Foy et Becket que le public s'attendait à voir courir n\u2019entrèrent pas ot lu course eut lieu entre ceux que nous avons déjà nommés.La première épreuve fat prise par Ermatinger, Summerhaye second, Bowie troisième et Daillebout quatrième.Le temps ne fut pas pris pour cette course.Bowie prétendit que cette épreuve ne devait pas compter, parce qu\u2019il y avait eu faux départ, mais après avoir entendu M.Hinton, les Juges décidèrent que cette épreuve compterait.Bowie fut plus actif à la seconde épreuve et réussit à arriver exæ- quo avec Ermatinger, mais l\u2019impartialité nous porte à dire que Ermatinger partit au mot * ready \u201d et non au mot \u201c go \u201d comme il était entendu Daillebout et Summerhayes occupant les autres positions.La troisième fut emportée par Bowie snivi de près par Daillebout, Summerhayes troisième.Le signal du départ avait probablement surpris Ermatinger qui n\u2019était pas prèt et-en conséquence.fut laissé sur la ligne.Pour ce qui devait être la quatrième épreuve; Bowie partit seul et finit la distance au pas, reclamant la course, mais le \u201c Starter \u201d ayant déclaré qu\u2019il n\u2019y avait pas ou départ, les Juges ordonnèrent à Bowie de courir de nouveau, Enfin la dernière épreuve qui termina la course fut gagnée par Ermatinger.Bowie semblait arriver premier, mais à quelques verges des tribunes.Ermatinger qui avait mis en jeu tout ce dont il pouvait disposer, réussit à le passer par une $ verge.Cette dernière épreuve fut très intéressante.Ermatinger est donc lui aussi champion, mais pour courte distance.Les prix étaient une montre pour la course de deux milles et un anneau en or pour la seconde.Il est probable que samedi prochain, il y aura une course de deux milles entre Boyle et le jeune Daillebout pour 25 à S30.Daillebout s\u2019était présenté pour courir dans les deux milles, mais Boyle s\u2019y objecta disant que s\u2019il courait, lui\u2014 Boyle\u2014no courerait pas.Le jeune indien se trouva froissé et dit que Boyle avait peur do courir avec lui, mais celui-ci lui répondit qu\u2019il n\u2019avait pas peur et qu'il le courrerait dans n\u2019importe quel temps.La partie a été fixée à samedi prochain.# Nous lisons dans \u201c l\u2019Echo de Lévis : \u201d \u2014Un jeune homme de cette ville parlait hier avec un de - ses amis qu\u2019il parcourrait en une heure et demi la distance entre Lévis et l'endroit nommé Pintendro.On ne le prit pas d\u2019abord au sérieux, mais finalement lo pari qui était de $20 fut accepté.Malgré la tempête et le froid rigoureux qu\u2019il faisait, notre joune compatriote se mit en marche, se rendit à Pintendre, chez M.Aubert, et revint au bout de une heure et quatorze minutes, ayant parcouru dans ce court espace de temps une distance de neuf milles.C'est une course qui mérite d'être mentionnée.Le jeuno homme se nomme Verreauit.Certainemout qu\u2019elle mérite d\u2019être mentionnée et c'est pourquoi nous lui donnons accès dans nos colonnes, Le temps est très bon et il est & peu prés certain que ce jeune homme pourait accomplir la même distance en moins de temps s\u2019il pratiquait.Cette distance a déjà été parcourue en 64 minutes et encore le temps n'est pas ofliciel\u2014entre Montréal et Lachine\u2014par Nellie Vosburgh en 1869, le Mercredi des Cendres ; mais il faut ajouter que Vosburgh pratiquait continuellement pour les courses à la raquetle.Cette année les membres du Club \u201c Montréal\u201d dans leurs \u2018| marches ordinaires 5e sont rendus à Lachine en une heure et demie.Ce jeune homme:de Québec serait très utile pour porter LE FRANC-PARLEUR.des dépêches en-cas de guerre ou pour porter la malle l\u2019hiver À travers plaines, Lois ct forèts lorsque les trains sont bloqués pendant des jours entiers, car 1e but des raquettes ne consiste pas seulement à former dçs coureurs, mais bien à endurcir le corps aux fatigues d\u2019une marche diflicile, longue et périlleuse.Les Raquetteurs (?) ont déjà rendu de grands services au pays ; il y a quelques années par exemple lorsqu'il était tombé tant de noige, plusieurs d\u2019entre ces jounes gens ont porté les malles de Montréal à St-Jean et de là elles étaient expédiées par los chars aux Etats-Unis.Nous pourrions citer encore beaucoup d\u2019autres exemples.L'action de ce jeune homme montre encore uno fvis de plus que nos jeur:es compatriotes pourraient se distinguer avantageusement s\u2019il voulaient, taut soit peu s\u2019en donné la peine.Enfin la course à une scule rame qui doit avoir lieu entre Fulton et Brown est définitivement arrangée.Après deux ou trois mois de négociations, le comité a décidé que la course aura lieu à Digbey où la marée, les courants, etc, sont très favorables pour une course do ce genre.La dis- sance seru de quatre milles et les enjeux $1.000 de chaque côté, chacun payant ses propres dépenses.Le temps sera fixé plus tard.Un tiers de la somme qui doit être fournie par Halifax a été souscrit immédiatement.Fulton est le chef du fameux équipage, \u201cSt Jean\u201d du Nouveau-Broun- wick et Brown est le champion à une seule rame du port d\u2019Halifax.C\u2019est le même qui lors des régattes à Halifax, l'été dernier, est arrivé second dans uno course de ce gonre, après avoir talonné le fameux Sadlier de l'équipage anglais Taylor-Wniship.Nous donnerons prochainement un tableau resumé accompagné d\u2019une révue critique des courses à la raquette qui ont eu lieu cet hiver.Samedi dernier au soir, il y avait fête au Victoria Rinlk.Le comité avait organisé des courses qui ont été très-inté- ressantes.Un de nos jeunes amis y a fait des merveilles.Sur douzo courses il en a gagné quatre.La première-2 fois autour du Rink, à épreuves a été remportée par Mr.Charles LaMothe qui a pris la première et la troisième épreuve.Le mille\u2014douze fois autour\u2014a été une seconde victoire pour notre jeune compatriote.Prix\u2014une médaille en or.M.LuMotho a également gagné la course a barrières.Cette course n\u2019était pas facile à accomplir, car il foillait passer sous les barrières et-non sauter par-dessus.La quatrième course était encore une course à barrières, mais cette fois, il fallait sauter par-dessus et le succès a encore couronné notre jeune ami.Selon les règles de l'Association, les Juges no décernèreut que deux prix à Mr.LoMotho, bien qu\u2019il en eut gagné quatre.Le fils a hérité des vertus \u201c sportiques \u201d du père.Honneur à .COUR SUPERIEU RE, Acte de Faillite de 1869 PROVINCE DE QUEBEC District de Montreal No.985 In Ke JAMES McCARTHY .Failli.Le vingt septième jour de Mars prochain le Soussigné fera application à la dite Cour pour obtenir sa décharge sous le dit acte.JAMES McCARTHY, Par son procureur, ad litem 3+ \u2019 J.J.CARRAN.Montréal, 16 Février 1873.1 395 EST ACTUELLEMENT EN VENTE L'INTERMEDE DE \u201cLA COMEDIE INFERNAE\u201d AU No.9, Rue Ste.Thérèse, Les libraires des villes et des campagnes pourront s\u2019an procurer en s'adressant à ce Lureau.PRIX DE CHAQUE EXEMPLAIRE : .25 cts.ou $3.60cts.la doz.En gros 30 cts.En détail Les frais de post seront à In charge de l'acheteur.PROVINCE DE QUEBEC | District de Montréal | No.532 DAME CELINA DAIGNAU de la paroisse de Chambly, District de Montréal, épouse commune «n biens de Louis Patenaude cultivateur du même lieu et duement autorisée À ester en Justice par autorisation judiciaire pour les firs de la présente action, DANS LA COUR SUPERIEUR Demanderesse, vs.Le dit LOUIS PATENAUDE, Défendeur Un action en séparation de biens a été intenté ce jour par la Demanderesse contre le Défendeur.LUCIEN HUOT, Procureur de la Demanderesse, Montréal,à Février 1872.d-23 ACTE CONCERNANT LA FAILLITTE DE 1869 Dans l'affaire de J.B.Resther, Entrepreneur et commerçant de la Cité de Montréal, tant en son propre et privé nom que comme ayant fait affaires en gociêté avec Ignace Resther sous les noms et raisons de Resther & fils.Failii, Le soussigné, L.Jos.Lajoie, de la Cité et du District de Montréal cté nommé Syndic dans cette affaire.! Les Créanciers sont requis de produire leurs réclamations à mon Bureau, sous un mois, ot sont aussi par le présent notifiés de se réunir à mon Rureau, No.43, Rue St.François-Xavior, en la Cité de Montréal Mercredi le sixième jour de Mars prochain à 11 A.M.pour l'examen du Failli et pour l\u2019arrangement des affaires de la Faillite en générale L; JOS.LAJOIE, Syndic, lai Montréal, 10 Février 1892 PS 296 LE CHEMIN DE FERLE GRAND TRONC 871 - ARRANGEMENTS D'HIVER - 1872 NOUVEAUX CHARS POUR TOUS LES TRAINS EXPRESS Los trains partiront maintenant de Montréal comme suit : ALLANT À L'OUEST.Express de jour pour Ogdensburg, Ottawa,Brockville, Kingston, Belleville, Toronto, Guelph, London, Brantford, Goderich, Buffalo, Détroit, Chicago et tous les points de l\u2019ouest È.\u2026.8.00 À.M.Expres de nuit do do .8.08 P.M.ALLANT AU SUD ET À L'EST.Train d'accommodement pour ls- land Pond et les situations intermédiaires.cee 7.00 À.M.Express pour Boston vid Vermont Central.-.9.00 À: M.Express pour New-York et Boston vif Vermont Central.3,30 P.M.Train de la Malle pour St.Jean et Rouse's Point, en connexion avec les Trains de Stanstead, Shefford et Chambly et en jonction avec le Chemin de Fer des Cantons dn - Bud-Mst et avec les Steamers du Lac Champlain .c00.3.00 P.M.Train de la Malle pour Island Pond et les stations intermédiaires.2-00 P.M.Express de Nuit pour Québec, Island Pond, Gorham, Portland, Boston, et les provinces d\u2019en Bas, arrêtant entre Montréal et Island Pond à St, Hilaire, St: Hyacinthe Upton, Acton, Richmond, Sber- .brooke, Lunnoxville, Compton, Qoaticooke et Norton Mills, seulement à.10.30, P M.11 y aura des Chars Dortoirs Palais Pullman À tous les trains directs de jour et de nuit, Le bagage sera étiqueté pour tout le trajet.Comme la ponctualité dépend des connexions avec les autres lignes.la Compagnio ne sera pas responsable des trains qui n\u2019arriveront pas et ne partiront pas des stations aux heures données.Les stoamers Carlotta ou Chase laisseront \u2018Portland pour Malifax, N.E, tous les samedis; après-midi, à 4.00 heures Le confort est excellent pour les passagers et le frot.La Compagnie Internationale des Steamers, faisant le trajet en connexion avce le Chemin de Fer le Grand Tronc, laisse Portland tous les Lundi et Jeudi à 6.00 heures pm., pour St- Jean, N.B., ctc., ctc.On pourra acheter des billets aux principales stations de la compagnie.Pour\u2018plus amples informations sur l\u2019heure du départ et de l'arrivé de tous les Trains aux stations intermédiaires du chemin, s'adresser\u2019 au bureau où l\u2019on vend des billets, À la station Bonaventure ou au bureau No.39 Grande Rue St.Jacquesa \u2019 C.J, BRYDGES Directour-Gérant Montréal, 8 nov.18Ÿ1.\u201463 i, 7 -r t., Co Aeteigl ole LE FRANC-PARLEUR.GC.Ge - &.y.o = = Cordial Carminatif Pour la Dentitivn des Enfænts, Divrrhé-, Dyssenterie, Couvalslons, perte de sommeil, ¢t toutes maladi:s ner- vonses auxquelles les enfants sont sujets.PRIX : 25 CENTS LA BOUTEILLI.A vendre chez tous les Pharmaciens.DEVINS & BOLTON Saile d\u2019Apothicairerie, Montreul, HUILE FOIE DE MORUE L'HYPOPHOSPHATE D5 CHAUX PISE À $1 la bouteil.DEVINS
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