Le Franc-parleur. --, 1 février 1873, samedi 1 février 1873
[" Vou.III.MONTREAL; ler FEVRIER 1873, \u201cNo.14 _ = oe Ve me 2 - - - dan are \u2014 ole \u2014 \u2014 ABONNEMENTS, ame ; fARiIÉ DES ANNONCES.} \u2014 US AN.\u2018 em ae que Première insertion, par Ngne.$0.08 Etats Unis «vv.\u2026\u2026oosssssasecse 3.00 Une vais Hott on eon US pour is Co Une remiso libérale est accordée pour les ue daa | aunonces À long terme.Canada.vu sv.$1 28 a remota dure Etats-Unis.cco0naie 0 son: nc 6 1.30 (payable d'avance) Vendu dans les dépôts § cts.Les frais de puste ne sout pas compris dans les trc\u2018s cas ! N.B.\u2014 L'abonnement et les (rais de poste pour l'Europe et les Etats-Unis sont iuvariablement payables d'avance.L'Edition parait le samedi.KP\" Voir notre annonce à la quatrième page.munie d'une signature responsable.RÉLACTIUN.Les lettres et manuscrits destinée à la rédaction doivent être adressés à M.Avurriz Over, RéDACTEUX-EN-CiiRE du Journal Le Franc-l'arieur.Les manuscrite déposés ne sont pas rendus.99 \u2014_ BurEaux : Rue SAINT-GABRIEL.ADOLPHE OUIMET, = ae ST ee g\u2014- re REDAOTEUR-PROPRIETAIRE.Prix: $2.50 PAR AN.Feuilleton du \u201cFranc-Parleur\u201d HEVILTE ES COPAY PREMIER RECIT MEERUT ET DELHI VII Le Pendjab.\u2014Son organisation.\u2014Ses gouvernants.John Lawrence et John Nicholson.(Suite.) M.Raikes - qui a pratiqué successivement et alternativement les deux systèmes \u2014 déclare que, selon lui, l\u2019application des principes européens sur la division, la balance at l\u2019équilibre des pouvoirs, obtenus par un antagonisme bien combiné, n\u2019est pas à la porté des Hindous, et «une des siècles s'écouleront avant de leur faire trouver dans ces bienfaisantes inventions d\u2019une civilisation dont ils sont encore incapables, les conditions efficaces du bien-être et du progrès.Au contraire, si l\u2019on substitue à ce système artificiel de pouvoirs rivaux appelés à se neutraliser inutueile- ment daus ce qu'ils auraient d'excessif, le système irrégulier dn Pendjab, la loi s'applique saus difficulté, l\u2019ordre nait, le progrès s'accélère.Là le chel de district (dépulycommission- ner) résume lous les pouvoirs.En abuse-t-il, on en appelle à son supérieur hiérarchique, le commissionner.Iæur intérêt est lo même dans l'œuvre commune.Le subordonné n\u2019a aucun moyen d'é:happer à l'autorité direct de son chef.lls agissent presque toujours d'accord et comme un seu! homme, \u2014 nous cilons l'expression même de M.Raikes.Cette unité de vues, de desseins, de volontés, rend l'exercice du pouvoir et très simple pour eux et très compréhensible pour leurs administrés.Nulle résistance à contre-lemps, nulle force administrative délournée de son emploi, nul retard dans les mesures à prendre, nulle tentation de résistance chez ceux qu\u2019on appelle à y concourir! Par ce que nous venons de dire\u2014 et c\u2019est Loul ce que nous attendions de ces détails presques techniques\u2014 on se fait déjà une idée Juste de ce \u201c qu'est un Commissaire anglais dans les pays où s'applique le non régulation system, établi selon M.Raikes, par le marquis de Dalhousie.Telle était la loi.Voyons par qui elle était appliquée.Pendant la courte période où le Pendjab vaincu\u2014mais non encore annexé \u2014demeura sous le protectoral anglais, sir Henry Lawrence y régna sous le nom du jsune mabarajsh Duleep Singh, etde sou beau-père, le sirdar Chattur-Singh qui avait le titre de gouverneur.De glorieux el heureux souvenirs se rattachent à celte ère bénie, dit- on, par les Sikhs et leurs voisins.La main éne\"gique e&t paternelle de Sir Henri les ramenait plus pro rpte- ment qu'on ne l'avait espéré, dans la voië del'ordre, du travail régulier ; des fumilles quo les troubles intérieurs du pays en avait exilés depuis dix el même vingl années, y venaient reprendro possession de l'héritage qu'elles avaient abandonné, l'agriculture, l'industrie renaissait.Le brigan- dage militaire s'étoignait peu à peu.\u20141, Dans in loitre do MN.Manlkes (.Vutea on the Revolt, uppsadix B), D tu AUFIONS vucore bien An pssnyos signiliontifx à rolever, OL wotnin- me nL oeluleel : + Mu convl- tion est à 'onno trompe, et d'u re maniôre pôsilioure, quand 01 CINMO 16 dos natifs telles f notlous OÙ Ils unit & conto er des agents caropéeîs.i wi-il plus do courngo moral, demanderai- jo, plus do confluncs en rol sudo plus de loy- BAL prux de luoidité duns Pinte.) gence pour rowap tr ios fo ottons de Jugo princagal ou pour aire pendrin do division?610) ur A VOUS Lroave res les tnd gous bons pour communiier vos ariudus, Vos Urlgudes et mama vou ; imonty, ura tl nora tops de les faire asseolr vur le bene des hautes cours de justices, Les merveilleux résultats obtenus dans le Scinde par sir Charles Napier allaient se reproduire, grâce à des hommes formés à son êcole, ou du moins imbus de ses maximes : avec Henri, c'était Georga Lawrence, son frère ainé, qui, au milieu d\u2019une nombreuse garoison sikhe, longtemps isolé de la révolte générale, avait gouverné Peshawur dans les années tumultueuses de 1848 et 1849 ;-c'était Abbott, patriarche à barbe blauche, espèce de jugs à la façon de saint Louis, rendant au pied des arbres ses arrêts familiers, accessible à toute heure, idole des enfants indigènes qui, lorsqu'il traversait les villages montagnards du Huzara, courait à l\u2019en- viaprès \u2018 l'oncle Abbott ; -c'étaitson successeur Becher.autre magistrat patriarche, dont la maison avait douze portes toujours ouvertes ; \"\u201d\u2014 c'était le major Lumsdem le créateur, l'organisateur du corps des Guides; \u2014 Edward Lake, célèbre par ses exploits militaires devant Moultnn, par ses services administratifs dans le Doab ; Reynell Taylor, balafré à Modkee, etle gnuverneur de Bunnoo jen- dant les deux\u201cannées qui suivirent l\u2019annexion : \u2014lous vieux serviteurs de la Compiguie, éprouvé au conseil comme au combat.Dans ce groupe remarquable se dessinent en relief deux autres phy- sionnomies plus sévères, celle de John Lawrence el de John Nicholson.Les autres sont des pacificateurs ; ceux-ci sont des gouvernants.Ils personnifiient l'autorité ferme, austère, haulaine.Quand la conquète est assurée, les cœurs à peu près gagnés.ou du moins les rancunes assoupies, quand il faut en venir 4 organiser, et, pour organiser l'avenir, l'aire table rase du passé, quani il y a de grandes exis tences à bris-r, dus abus à faire (© sser qui entraînent Certaines Ininzs, Henry Law rence cesse d'être l'honime de la circonstance.Avide de la sym pathie et de la popularité, il fait trop de concessions, il vecule trop devant de pénibles nécessité:- Il quille alors le Penajab, et son [rére John !'y remplace.Celui-ci, rien ne le tronble ni ne l\u2019émeut : au bien public, à sa mission tout se subordotine: Ls but, toujours le but, rien que le but, voilà sa règle et il va au but sans broncher.Nicholson est du mème métal : c\u2019est un des héros de Chilianvallah et de Goujerat.C'est à lui que, dans une de ses proclamations, lord Dalhousie reconnaitla\u2019 force d'une tour.\u201d Les Hindous retrouvent en lui cetle inflexibilité superbe devant laquelle ils se prosternent .Sur les champs de bataille où il a combattu, ils voi.s con - duisent à l'endroit même où se tenait Nikkul Seyn.Bien mieux, un ordre de fakirs tout entier, dans le Huzara, renonçant à ses idoles, l\u2019a pris pour divinité.Quand vn de ces moines fanatiques le rencontre, il se jette à à ses pieds ,il le proclame son gourou !.Nicholson l'envoie en prison, parfois même le Fait flageller, pour le récompenser de cet hommage importun.Nilkul!-Seynites n\u2019en sont que plus édifiés, plus soumis et plus dévots.\u2018 Nicholson, un bean jour nous dit le colonel Edwards, aprés en avoir envoyé quelgues-uns au cachot, les flt relâcher à la coudition que désormais ils adorernient, an lieu de lui, le Commissaire qu'il venait d\u2019imposer à leur district, mais rentrés dans leur monastère: ils reprirent sans hésiter comme en vertu d'une révélation d'en haut, le culte de l'inllex- ible Nikkul Seyen 7.\u201d À côté de ces deux hommes, pro cousuls de naissince pour ainsi dire était aussi le judicial commissioner Montgomery, que ses lalents, mis en 1, Gourou Gulile ro\u2018igleux ouspirituol 2 11 ne faudrait pis confondre lo colonel Edwards aveo 10 Jugs Eowanls \"autour dos Personnal Adventures during the Indian Rebellion tn Rohilound, Fteehghuy and Onde, Lowton 1808, donton trouvera cl-aprds l'unalyre complôte Les détails que Uous dunnions ic, aur ie colonel Nicholson eau consiguée daus l'onvrage de M.Halkos {Notes on the Revolt), p.88.en relief pendant la crise alors près reconquis ; celui-là même dont le nom a souvent retenli dans les débats parlementaires relatifs à la fa meuse proclamation de lord Canning.Henry Lawrence, John [Lawrence Robert Montgomery, tous trois membres du bureau d'administration, avaient fondé la puissance anglaise dans le Pendjab.Daux d'entre eux allaient avoir À s\u2019y maintenir, et s\u2019il n'y parvenaient point, si la Révolte gagnait ces districts guerriers, qui pourrait prévoir le sort de l'Empire indien Heureusement ces trois hommes, compatriotes et comdiciples, se con naissait de longue date.Parlis tous trois du même point, \u2014 Un pauvre collège d'Irlande où trente cing ans auparavant ils achevaient ensemble leur éducation, \u2014 ils savaient que nul d'entre eux ne manquerait jamais aux deux autres, et que nul d'entre eux ne s3 manquerait à lui.même : confiance inébranlable et légitime, dont ancun n\u2019a démérité.VIII LAHORE ET MBAN-MEER.\u2014 FOROZEPORE LOUMANAMIE.UMAFTSUR.\u2014 LA RE- VOLTE COMPRIMÉE PARTOUT.Lahiora, la capitale du l\u2019endjab, off rait le 12 mi 1857, aspect le plus animé.Un bal splendite se préparait pour le lendemain même, et devait réunir autonr des principales autorités l'élite de la sociélé européenne.Nul pressentiment sinistre ne paralysait les préparatifs da la fète.Oa allait danser sur le volcan, pour nous Depnis la veille au soir, les Cipayes de Meerut élxient on insurrection ; mais le télégraphe électrique n\u2019avait pas encore parlé.Il apporta dans la journée du 12 la terrible nouvelle, et dans la matinée du 13 le récit, plus effrayant encore, de la chute de Delhi.Or à ce moment le Commissaire en chef sir John Lawrence, était dans le nord du pays, à Rawul-Pindea Le judicial commissionner, Robert Mont zomery, demeurait chargé de l'intérim Il ent le double mérite d\u2019apprécier à l'instant mêma la situation el de ne pas se tromper sur les mesures à prendre sans retard.Les principaux officiers de la station furent convoqués en conscil et on délibéra sur les dangers que pouvait faire conrir à Lahore le le voisinage de Meat-Meer ! It y avait là, c'està-dire à deux lieues de la capitale du Pendjab, trois régiments d'nfanterie indigène(le 1Ce grenadiers ; le 26e léger et le 49« plus un régiment de cavalerie légère Çle 8) tous plus ou moins suspects malgré leurs nombreux services et les noms de victoires et les symboles d'honneur étalés sur leurs drapeaux}.Pour teniren échec ces nombreuses troupes on ne pouvait compter que sur le 8le d'infanteris anglaise, fort de huit cent cinquante hommes, et sur deux com- paguies d'artillerie européenne au service de la Compaguie.Le désarmement cômplet des troupes indigènes proposé par M.Montgomery, fut décidé à l'heure même et sans déserparer.Au sortir de la séance le judicial Commissionner partait pour Mean-Meer portant lui-même ses Ordres au brigadier Stnart Corbett sous le commandement duquel étaient les cantonnements, et qui, sur la nouvelle du désastre de Delhi, ne fit aucune diflicullé de sc rendre au désirs du commissaira en chef par intérim.Si-\u2014 conflant comme lant d'autres officiers anglais, dans la solidité, la fliélité de ses soldats hindous\u2014le brigadier eût seulement ajourné lac.complissement des mesures qui lui étaient prescrites, le Pendjab était perdu sans retour.\u201d Menn-Meer est un vax cantonnemont militaire a cing ou s'x milies ge Lahore 1 Le 13, untaminont, avi t sur sos 6tondar!s ] une &tulln brodôe en mcavenie de Ben exploits dovact Soringapath.n et pour ses vo: vices du Myzore au tigre royaluocroupi sous un buninu, (4 continuer.) de sévir, ont fait envoyer dans l'Oude servir d'une expression bin connue.va.Nous attivous 'nttontion do nos lecteurs sur l\u2019au nonce de ln Compagnie d' Asswrance * la Citoyonne.C'est uno institution canadienne, putronisée par notro Evêéquo ot qui mérito l\u2019encouragement à tous égards.IIS TER TE CE TE \u2018M.LE GRAND-VICAIRE RAYMOND LIBERALISME CATHOLIQUE (suite.) + Attendre lo calme, continue M.Raymond, pour gur- ¢ de.ln prudence, agir avoc précautions à cause do In « complication qu'\u2019offro sur certains points do notre *- ordre légal le mélange do ce qui est ecclésiastique ot \u201c de co qui ost civil, procédor avec mesure pour no pus « bl,avor In susceptibilité ombrageuse de citoyons d'une me croyance que, dans notre état politique, nous no * devons pus hourtor, dans l'intérêt même de nos droits *- regioux ; on un mot, tonir fortement aux principos « ca holiques, les exposor ol les défendre sans cosno, « mp:s n\u2019on prossor en cortains cas l'application rigou- rojuse quo sclon l'opportunité des circonstancos, non, \u20ac cn co n'est pas vouloir quo l\u2019Egliso soit l'Izsclave do « Pint; ¢\u2019ost au contraive so montror pénétré do l'esprit « dy l'Eglise ollo-même, qui affirmo toujours hardimont ¢ ger droits, mais quo pour les faire reconnaître dans lu \u201c Pique, procède avec une prudence, une temporisn- \u201c tin, Uno tolérance, qu'ollo sait dovoir servir à sa euu- * se; se montrant on colu, Comme on tout le rosto, ani- * méo do la sngosso divine, dont il est dit, qu'elle atteint, \u201cà çu fin avec force, en disposunt tout avoc suavité.© AHingit ad finem fortitery et disponit omnia suavifer.Sap.\u201cVil 1.\" 1! nous fitit poine d'étro obligé du l'avouer, mais nous le davons à la franchise de notre caractère, il V à dans cotth tirado do M.Raymond toute une parodio do l\u2019Kvartilo :T + libéralisme-catholiquo a cotto portéo misé- rabs, qu\u2019il n'ost qu'une controfuçon ridicule do la vérité, ot quant à l\u2019oxomplo de M.le Grand-Vicairo, on donno tote baisséo dang colte errowr funeste, on arrive biantôt, ot suns s\u2019on doutor, & parodier los choses los plus eacréos.M, Raymond préche ln prudonee, il chante cotte vertu dizg'e.mais co qu'il on dit ost triste ot froid, fnux ot | impossible.11 précho ob chants une prudence gui n'est pas la prudonco du Maitre, une prudence qui \u201c agit arce précaution à cause de la complication gu\u2019 offre, sur certains \u201cpoints de notre ordre légal, le mélange de ce qui est ceclésias- tique et de ce qui est civil: une prudenco \u201c\u2018 guë pro- céde avec mesure pour ne pas blesser la susceptibilité ombrageuse de citoyens d'une autre crovance que, dans notre état politique, nous ne devons pas heurter, dans l'intérêt.méme de nos droits religieux ; une prudonce, ontin, qui -* dent fortement aux principes catholiques, les expose cf les défend sans cesse, Mais n'en presse cn certains cas l'application rigoureuse, que selon l'opportunité des circonstances.\u201d Eh bien! Oui, cotto prudonco ost une parodie.une contrefaçon misérablo do In vérité.Elle est unc parodie de I'Incarnation ot do In lté- demption dans lour \u2018 application rigoureuse,\u201d commu disnit M.ltaymond humainomont où /béra/ement parlant, L'Encarnation et In Rédemption s'accomplissont ou offut dans un tomps de complications terribles, dans un tomps on ces doux mystères no pouvaiont no pas blesser lu susceplibilité ombrageuse de citoyens, de pouples, de nations, de gouvernements qu\u2019il no faisnit pas bon de Aeurter, dus un tomps enfin où tous coux qui osout oncoro invoquer /'inopportunité de la vérité sont forcés de reconnaître quo los civ- constancos étaiont aussi cléfavorablos quo possible, pour tonter do fairo prédominar la vérité dans lo moncdo.Cotto tirado de M.Raymond est, avons-nous dit.uno parodio co l'Evangile.Sait-on ce qu'il faut entondro par une pavodie do I'Evangile ?Qu\u2019on veuillo bien se représentor los Apôtres au moment do leur dispersion Ærangélique.dans lo consoil qui a précédé lour séparation do missionnaires, ot qu'on sup- posc un instant que l\u2019un d\u2019oux ait tenu le langage suivant : C'ost lo \u2018angage do M.Ruymond : «Lo Muitro nous au dit: Allez, enseignoz toutes los # nations, buptisez-los au nom du Pèro, ot du Fils ot du * St, Esprit.Coux qui croiront et seront baptisés, soront \u201c gnuvés.Soulomont rappolons-nous quo nous avons à évan- « gélisor des nations puïonnos.N\u2019allons-pus /es froisser, ni 4 Jes blesser, de pour do les heurter dans leur crayance.Su- + chons attendre le calme pour garder la prudence, agir avec \u201c précaution à cause de la complication qu'offre sur certains 1 points le mélange de ce qui est civil et de ce qui est ecclésias- \u201c* tique ; procédons avec mesure pour ne pas blesser la suscep- * Libilité ombrageuse des payens que nous ne devons pas heurter « dans l'intérêt même de nos droits religieux ; en un mot, tenons \u201c fortement aux principes catholiques, exposons-les et défemtons- \u201cles sans cesse, mais n'en pressous en certains cas l'appli- \u201c\u201c cation rigonreuse, que sefon l'opportunité des circonstances.* Ainsi, d\u2019après les instriictions divines ; /enons fortement \u2018à l'Évangile, exposons-le ct défendons-le sans ces:e, mais n\u2019en \u201c demandons l'application rigourense, que selon l'opportunité \u201c\u201c des circonstances.Autvomont, nous pourrions froissor, \u2018 Llossor, indinposor, mortifior.choquer, indignor, sou * lovor, ivritor, amouter, révolter, oxaspéror.quo suis-jo *\u201c moi, los gouvornomonts, los politiques.los citoyons ot \u201con nous forait uno guorro torrible, on nous porséeu- « torait, on nous immelorait, on nous détruirait.11 ari.*¢ fils do I'Evangilo, pour quo sur le champ, on nous dos- « tint à la mort In plus cruelle.Or, vous compronoz- \u201c bien, Viré Fratres, quo si On nous perséente ainsi, \u201c jamais nous ne pourrons nous multiplior, ni nous ré- = pandro dans los différonts pays pour y portor lu bonno \u2018\u201c nouvollo, En toutos chosos,nttondons /e moment opportun, \u201c tant qu'il y aura sur la torre des gouvornoments ot dos ** citoyens quo nos doctrines pourraient choquor, ferons G ferme.exposons les, d'éfendons les sans cesse, 6 ost-à-diro neo « domandons aucune application rigouvense, VOPOSONS-NOUS, # dormons paisiblamont ot nttondons-lo beau temps, *\u2019 Nous lo demandons & tout homme sonsé, un apôtro a-til pu tonir jamais un paroil langage?lit si co langngo n'est pas possible, s'il est une dérision dans lu bouche \u201c vorait même qu'il nous suffirait d'êtro connus commo , des disciples ayant rogu lo St: Esprit, commont pout-il être dans In boucho de M.Raymond ?Leos temps sont changés, diru-t-on, ot il n'ost plus question d'appolor sur los chrétions l'horrour des porsé- eutions de In primitivo Eglise.Los tomps sont changés ?Le monde n\u2019a-t-il done plus nujourd\u2019hui besoin de In vérité ?Devons-nous, nous chrétions, plus do ménage- monts aux impies et aux protestants du dix-nouvième siècle, quo nos frères do lu primitive Egliso n'on dovaiont aux impics et aux payons de lour tomps?Si, dans\u2019 los promiors siècles do l\u2019Egliso, il était toujours opportun do préchor et d'appliquor l'Evangile, on vertu do quoi cotte opportunité n\u2019oxiste-t-ollo plus?Lu réponso à toutos ces uostions ost dans In conduite do l'Immortol ot Tnfaillible Pie IX.Au moment où tous los grands litais ont apostasié, nu momont où toutes los plus mauvaises passions gouverno- montalos et politiques sont liguéos contre I'liglise, au moment où, traquée do toutos parts.dommo une Lête fauvo, l'Egliso est réduito à no plus faire entondro uno seulo do sos vérités sans soulover contro ollo los plus violontos tompêtes, à co momont solonnol.l'io IX, lu saint ot couragoux Pontifo, élèvo la voix de In protestation et do l'anathèmo, condamnant, flétrissant les crrours per- vorses de lu politique satanique trimnpaanto, proclamant los improscriptibles droits do l'étornolle vérité, ot demandant avec une héroïque énorgic l'appliestion rigou- rouse do l'Evangile.Ni In erainto de so voir déposséder «lo ses Etats, ni la presque cortitudo d'être fait prisonnier, ni ln triste prévision des colères porséeutrices que sa parole pont appeler, no lui imposent silonce.Do sa prison du Vatican, il bravo tout, il affronto tout, il méprise tout cu qui n'est pas In vérité : assuré qu'il est que lo plus grand des malhours, quo In plus grande calamité qui puisso frappor los onfants de Dieu soraitde voir éoux qui sont tonus d\u2019onsoiguor les nations, dovonir dos chiens muets ! : M.Raymond parle do In sugosse, do ln prudence do l\u2019Église.Eh bien! voila los oxomplos que I'Eglive, duns los plus mauvais jours, duns los jours tes moins opportuns, lui offro : oxemplos mémorublos, véritablos échos es tompe apostoliquos, soulos consolations du présent.ot uniquo forco et ospéranco do l'avenir.La prudonco, In sugosse do M.le Grand Vicairo, c'ost ln sugosse, c'ost la prudonco de la chair : prudentia carnis, mors est.11 prèche un Evangilo qui s'onsoignue, mais no so pratique pas toujours, un Evangilo modélé sur l'énfait- libitité do Mgr.Dupanloup, l'infaillibilité de l'inopportunité, cotto infuillibilité que lo Concile du Vatican a rofoulé dans l'abimo do l\u2019onfor d\u2019où olle vonait.Où M.Raymond trouvoru-til duns I'llvangile cette prudonco de ln chair co Justo miliou du paganismo : in médio virtus, à point conciliateur 7?Où trouvoru-t-il dans l'Evangile qu'il faut affendre l'opportunité pour pratiquer rigoureusoment les bons principes ?L'ltvangilo no dit-il par sans cosso qu'on no lout on aucune minière servir doux maîtres, ot que cului qui n'ost pus ontièroment avoc lui ost optidroment contro lui ?Lu vraio prudenco consisto à no vouloir quo ce que lo ; bon Diou vout.Or lo bon Diou vout quo, duns tous les tomps, partout ct toujours, les bons principes aiont lour application rigoureuso.Touto autro prudonco ot toute autre sagosso ost condamnée ot roprouvéo, Lerdam sa- pientiam sapientium cf prudentiam prudentium reproba bi.1\" La prouve dv la rénlisation do cotto terrible suntouce, dirons-nous uvec Un grand catholique, c\u2019est l'avougle- mont auquel sont condamnés nos catholiques libéraux.No les voit-on pas, malgré tout lour esprit, oublior les premières notions do l'ordre surnaturol ot tombor on por- pétuolle contradiction rvoc oux-mêmes ?1ls admottout que lo Papo « uno autorité suprème dans | I'iSgliso ; s'ils no l'udmettont pas, ils no sorniont plus catholiques, lo Concile do Floronco ayant frappé d\u2019anathème quiconque dirait lo contraire, copondant lors du : Concile du Vatican, ils ont prétondu qu\u2019un concilo pouvait déposer lo Pape, comme si un concile sans Papo pouvait être un concile ! |\u201d Lis admettont quo lo Papo ost lo chef, In têto do l\u2019Eglise, ot voilà que, pondant le Concile du Vatican, ils rofusent à cette têto la mission spécialo que In této a reguo de Diou, collo do commander aux mombres ot colu suns qu'elle soit obligéo do les consultor ot do recevoir leur approbation.Mossiours los entholiquos libéraux no vou- lont pus colu ; ils voulont quo co soit los mombros qui commandont et quo lu tête obéisso ! Que vout-on ! voilà lo Lon sons tol que nous l\u2019a fait S9 ! Suns tomber dnus los incohéronces, Mr.lo Grand Vicaire Raymond n\u2019est copondant pas oxempt d\u2019inconsé- quoncos étranges et énormos.1! roconnaît volontiers à In société le droit d'êtro exposée, défendue ct tenue formement par tous les catholiques, ot, toutofois, il veut quo pour êtro pratiquée d'uno manière ; rigoureuse, olle attondo lo temps opportun.S'il n'est pas opportun de pratiquer ln vérité, los bons principes, com- mont pout-il Vatvelde /es exposer, de les'défendre, do les tenir fermement ?| Comment oxpliquer ces inconséquencos chez M.Ray- ,mond, si co n\u2019est en ayant rocours à St.Paul ot aux pro- \"phètos : \u201c Scréptem est enim : Perdam sapientiam sapien- fium et prudentiam prudentium reprobubo.Jo pordrai lu sagesso des sages, ot lu prudonco des prudonts, jo la réprouverai.* Et jo forai mos délices de manifester les socrots do la véritablo sagesse aux humblos et aux potits.Lt cum simplicibus sermocinatio jus.\u201d Et coux qui so sont nffirmés si sagos, ils pordront jusqu'au bon sens: ff dicentes se esse sapicntes, Stulté facti sunt.\u201d Où ost-il ce prudent ?Oùfost-il cot écrivain distingué ?\u201cUbi_sapientes ?Ubi seriba ?Où cst-il co diplomate, cot habilo politiquo ?Ubi conquisitor hujus sæculi ?Lo Sei- \u2018gneur los n tous affligés d'uno égalo folie, Nonne stul- tam fecit Deus sapientiam hujus munds / © Proclamons-le done avec lo plus haut bon sous catho- liquo : ¢¢ Co w'est pas lu persécution qui est un danger pour I'kiglise, le soul dangor pour I'Eglise c'ost l\u2019orreur ot lo vico, l\u2019errour qui égare los osprits, ot lo vice qui vorrompt los cœurs.Los apôtres étaiont joyoux en fico de ln porséeution ot ils plouraiont on face do l'orreur ot.du vicu.\u201d\u201d Jésus-Christ.savait bion qu'il soulèvernit toutes sortos do porsécutions contro lui et contre ses disci- plos cn prèchant In vérité au mondo ; fullnit-il pour colu priver lo monde do lu vérité ?Los apôtres savaiont Lion on sortant du Concilo, qu\u2019ils allaiont irriter los gouvor- nomenuts ot les politiquos du mondo.Ou lour disnit : Taisoz-vous.-\u2014Et.ils disaient : Nous no pouvons pans.Nou possumus non logui \u2014 Mais nous allons vous immoler.\u2014 : Frappoz, frappez, voilà notro têto, s'écriaiont les apôtres ; _\u2014 Vor.III.voila nos quatre veines.ouvrez-les ; Jésus notre Diou n fait ouvrir los siennos pour nous.Ah! qu'il nous tarde do les Iuissor ouvrir pour lui ; il faut du sang pour arro- sor In semenco do vérité ; vito, vito, frappez, taitos couler notre sung, afin qu\u2019cllo soit bien nrrosée ! Voilà la prudenco, voilà la sagesse, voilà l'esprit de conciliation do Jésus-Christ et des apôtres.L'Eglise n\u2019on connait pas d'autres, et n\u2019on pout connaître jamais d\u2019autres Pie IX ot la majorité du Concile du Vatican n'on ont pas eu d\u2019autres.Que M.Raymond l'appronne : l'Eglise n'a besoin que de trois libortés ; colle d'enseigner ln vérité, celle de pratiquer lu vérité et les bons principos, et celle de mourir plutôt que do manquer aux deux premières libertés.Ces deux premières libertés, les gouvernements peuvent bien les ravir à l'Eglise, mais la troisième lui demeure toujours, et uvoc celle-là elle a toujours roconquis les doux autros et immortalisé à In fois In vérité, la vertu ot a vio ! Quand done M.le Grand-Vicaire Raymond parle de prudonce, il ost aux antipodos du vrai : il joue lu parodie.: Sans doute, cette parodie n\u2019est pas dans sa volonté, elle n\u2019ost que dans son esprit et dans ses paroles.Libéral catholique, simant l'Eglise, mais ne suchant pas l'aimer, il vout travailler à In pacsfcation religieuse, comme à dit l'illustre Dupanloup, et lu pacification religieuse qu\u2019il prêche, est une paix impossible et qui ne profito qu'à l\u2019orreur.Le Libéralismo catholique est à la vérité catholique ce quo les orgues de Barbarie sont aux morceaux dos grands maîtres.Cos orgues vous chantent les plus gran- es productions musicales; seulemont elles n\u2019on donnent quo les sons ct les sons, sans l'harmonie, sang le rhythmo, guns lo génie, sans la vio quo l'auteur y n mis.En los entondant, on ost frappé, on reconnait le thêôme du maitre ; mais si on n de ln musique l'idée ot la science qu\u2019il on faut avoir, on s'aporçoit biontôt que toute cetto susecosion de notes ot de sons ost indigne do l'artiste et de son wuvro.Les libéraux catholiques parlent à l\u2019aide de sons au semblant catholique.En los ontondant, on est frappé de ln tournuro catholique do lour langago ; copondant pour qui ne s'arrête pas au vain squolette du langago, pour qui a le sons catholique, pour qui connait les onscignoments du Maître ot coux d son Vicaire Infuillible, il est facile de roconnaître quo tout co vain étalnge de catholicisme, que toutes cos protostations de respect, d'amour pour l\u2019[sglise, que tous ces beaux précoptos de conciliation, de pacification ot de prudonce chrétionnos n'est qu'une indigne parodie de ln vérité, L\u2019harmonie, le rhythmo, lo génic.In vie du Maitre n'y ost pas ef cos chanteurs ne sont que dos jouours d\u2019orques de Barbarie.Puuvros gons, ils ont faim, et ils tendent In main, ils ont faim do ln considération publiquo, de l'estimo des gouvornements et dos politiques ; no voulant pas so fairo mendiante des chemins, ils so font jouours publics ; joueurs publics de la vérité qu'ils parodiont, souvent sans le savoir et sans le vouloir.DINAN.(À continuer.) AAA vA Ay 11 y a du libéralisme el du gallicanisme en Unnada.(Suire.) Lorsque la question des classiques, question demeurée libre partout et qui doit l\u2019être, eut été à peu près étouffée au Canada par la trop funeuse circulaire que Mgr.Baillargeon adressait au clergé et aux fidèles de son diocèse, dans le mois d\u2019u- oût 1868, M.le G.V.Cuzeau crut qu\u2019il pourrait enfin jouir de la paix.Les libéraux aiment tant la paix ! Il se trompait malheureusement.Un petit journal hebdomadaire, la Gozette des Campagnes, entreprit de défendre, dans les limites de son pouvoir, la vérité catholique sur toute la ligne, et conséquemment, de combattre les erreurs qui voulnient la supplanter et usurper ses droits.Sans les nommer, il donnait la chasse de temps A autre, ici et là, partout où ils se montraient, au gallicanisme et au libéralisme.Il n\u2019est pas besoin de dire que plus d\u2019un ne voyait pas le petit journal d\u2019un bon œil, et qu\u2019on guettait l\u2019occasion de sévir contre lui.M.Cazeau en particulier faisait très-bonne garde.La Guzette des Campagnes lui devint décidément suspecte.le jour qu'elle releva cet avancé de M.O.Dunn, qu\u2019on lisait en toutes lettres dans Porthodoxe Minerve: Un des résultats les plus heureux du futur Concile œcuménique sera de réconcilier» l'Eglise arce la société moderne.Comme M.Dunn, en émettant une proposition aussi malsonnante et formellement flétric dans le Syllabus, prétendait étre le fidele écho de Mgr.d'Orléans, la Guzette eut la délicatesse de se mettre à la torture pour faire jaillir un sens franchement catholique des paroles de l\u2019éloquent prélat.Loin de lui en savoir gré.on s\u2019irrita davantage contre elle.Enfin, arriva le moment après lequel soupiraitsi ardemment M.le G.V.Cazeau.Dans I'automne de 1869, une quinzaine de jours avant que Mgrd'Orléans se fut complètement démasqué, le rédacteur de In Gazelle des Campagnes, parlant de ce prélat, faisait remarquer en termes fort adoucis et très respectueux, que ses tendances étaient malheureusement propres à affliger profondément les cœurs catholiques.T1 ajoutait que l\u2019illustre évêque-ncadémicien se donnait depuis trop longtemps le tort, ainsi que les comtes de Montalembert et de Falloux, d\u2019être libéral et gallican.Il finisenit par dire que sa Lettre sur le concile œcu- sménique était quelque peu entachée de ces deux erreurs, dont il fallait d'autant plus se défier qu\u2019elles semblaient le pousser à d\u2019étranges évolutions.Or, Mgr.d'Orléans, qui a toujours su jouer très-habilement son jeu, avait, vers la fin de 1868, adressé au défunt archevêque de Québec une copie manuscrite de ln dite Lettre, avec ces mots écrits de sa main : Hommage de l'auteur.Le rusé prélat était dès lors, comme la suite des évènements l'a bien fuit voir, en frais de recruter parmi ses vénérablex collègues des adhérents À ses funestes erreurs.Mgr.Baillargeon ne s'aperçut pas du tour qu\u2019on voulait lui jouer ; mais, n'étant frappé que des égards particuliers et de la grande bienveillance qu'avait pour lui un homme aussi émivent que l'était, à son avis, Mgr, Dupanloup, LE FRANO-PARLEUR.\u2014 il lit avec empressement imprimer la Lettre sur le concile wcuménique, et la donna en étrennes aux poitres de son diocèse, au commencement de Le rédacteur de lu Guzelte des Cumpugnes ne disait mot de toutes ces intrigues, bien qu\u2019il les connût.Il se bornuit, comme je viens de le rapporter, à signaler le danger de certaines doctrines émises par Mgr d'Orléans, et notamment de celles que contenait sa Lettre sur le concile.[I] importe de mentionner ici qu\u2019ayant jugé peu favorablement cette Lettre, dès son apparition, il avait écrit à Mgr.Gaume pour savoir quel jugement il convenait de porter sur elle.Comme il l'entendait louer partout nvec enthousiasme, il avait quasi peur de se Inisser aller à ffop de défiance.Dans la réponse qu\u2019il fit, Mgr, Gaume lui rapporta les paroles mêmes qu\u2019il tenait de Mgr.Chigi, Nonce Apostolique à Paris : Cette Lettre est peu de chose ; on y plaide les circonstances atténuantes en faveur des idées modernes.\u201d Le rédacteur de la Gazette les répéta en disant de qui elles étaient, mais en taisant le now de celui qui les lui avait communiquées.; Dans l'intérêt de la vérité, on aurait dû, sinon le récompenser, du moins le remercier pour avoir donné l\u2019éveil à propos d'erreurs trds-subtiles qui se glissaient frauduleusement parmi nous, sous l\u2019égide même de l\u2019autorité dont le premier devoir était de les combattre.Ce fut tout juste le contraire qui arriva.M.le G.V.Cazeau administrait alors le diocèse de Québec, car Mgr, Bnillargeon se trouvait à Rome où il prenait part au concile.Comme le rédacteur de ln Guzetle des Campagne; duquel il croyait avoir à se plaindre était prêtre, et professeur au Collège de Ste Anne, il écrivit In lettre suivante au Supérieur de cette maison.M.l'abbé Pilote : \u201c Archevéché de Québec, 22 novembre 1869.** Monsieur le Supérieur.- \u2018 \u2018 On m\u2019a fait remarquer dans le dernier numéro de la Gazette des Campagnes un article dirigé contre la brochure de Mgr.Dupanloup sur le concile œcuménique.Or I'auteur n\u2019ignorait pas que cette brochure avait été donnée en étrennes au commencement de l\u2019année à tous los membres de son clergé par notre vénérable Archevéque.C\u2019est donc un blâme que l\u2019on a voulu infliger indirectement au prélat, ct ce blame acquiert plus de gravité par le fait même que la feuille, où il est proclamé en public, est sous les auspices du Collège de Ste.Anne.*¢ Comme il est de mon devoir de porter l'article en question à la connaissance de Mgr.l\u2019archevêque,je vous prie, M.le Supérieur, de vouloir bien me faire savoir au plus tôt s\u2019il a été publié du consentement des membres de la Corporation du Collège ; si, dans le cas où il l\u2019aurait été à leur insu.ils entendent déclarer, dans la même feuiËe, qu\u2019il a été publié sans leur participation, et qu'ils regrettent sa publication ; ou bien, s'ils préfèrent m\u2019envoyer directement un désaveu dont je pourrai faire usage de la manière la plus convenablo.\u201c Il est important que l'Archevèque sache à quoi s'en tenir sur la disposition à son égard d\u2019une institution chargée d'élever la jeunesse, et surtout les élèves dudgnctuaire, et dont par conséquent le devoir est de leur inculquer le respect et la soumission à l'autorité du premier pasteur.\u2018* J'ai l'honneur d\u2019ètre.etc, \"\u2019 C.F.Cazeau V.G.administrateur.\u201c\u201c Etudions un peu cette pièce ; elle mérite attention.Quoiqu\u2019elle puisse former matière à d\u2019amples eommentaires, je serai le plus bref possible.Dès les premiers mots, M.le G.-V.Cazeau avoue lui-même qu\u2019il n\u2019est qu\u2019un masque et un instrument : on m'a fait remarquer, dit-il.Il parle, il agit, non de son propre mouvement, mais parce que des personnages, qui tiennent À demeurer dans l\u2019ombre pour le quart-d\u2019heure, le poussent à parler et À agir.Et pourquoi élève-t-il la voix ?Est-ce pour venger l\u2019honneur de la vérité outragée?pour stigmatiser une erreur qui lève insolemment la tête ?Pas le moins du monde.Que la saine doctrine devienne ce qu\u2019elle pourra, il n\u2019en a nul souci.S'il parle, c\u2019est pour prendre contre le rédacteur de In Gaz«tte des Campagnes la défense d\u2019une brochure qui ale tort, il est vrai, de n'être pas recommandable par son orthodoxie, mais qu\u2019il faut tout de même respecter infiniment parce qu\u2019elle à le glorieux privilége de circuler dans le diocèse de Québec, à titre d\u2019étrennes données aux prêtres de ce diocèse par Mgr.Baillargeon.En voilà une raison, par exemple.Il faut plaindre ce pauvre M.Cazeau qui fait fi de la doctrine pour respecter des étrennes.Quel enfantillage ! pour ne pas dire plus.Le voilà bien, ce creux et ce funeste libéralisme catholique, dans toute sa hideuse laideur.II s'accroche aux plus misérables prétextes, à des niniseries mêmes, qu\u2019on me pardonne le mot, pour favoriser l'erreur aux dépens de In vérité, Des étrennes ne sont que desétrennes, après tout.Quand même elles viendraient d\u2019un patriarche, si elles se promènent, gros- ges d'erreurs, sur les places publiques, nous devons les traiter avcc In sévérité ct le souverain mépris qu\u2019elles méritent.Saint Paul ne nous enseigne- t-il pns que, quand même ce serait un ange qui viendrait nous prêcher l\u2019evreur, il faudrait lui dire anathème ?Tous les libéraux du monde auront beau s'ingénier à faire des démonstrations pour nous convaincre que les enseignements du grand apdtre ne sont plus opportuns, ils se fatigueront en pure perte.M.le G.V.Cazenu est exorbitant lorsque, non content de hlâmer ce qui est une bonne action, il met tout en œuvre pour amener les prêtres d\u2019une institution respectable à condamner avec lui, pour l'amour de lui et publiquement un écrit qui froisse, il est vrai, sa manière personnelle de voir, mais qui, hors cela, rend hommage à la vérité et dissipe les nuages dont on travaille à l\u2019obscurcir.Rendre hommage à la vérité, In débarrasser de tout allinge impur, lorsque des pervers ou des insensés la défigurent, la combattent ou la nient, i.\u2014., eeeeeme n'est-ce pas accomplir un rigoureux et pressant devoir ?Assurément oui.Comment donc M.Cazeau a-t-il pu l\u2019oublier et donner par suite dans des abus de pouvoir extrêmement regrettables ?Ah! c'est qu'il est catholique libéral et qu\u2019un parfait catholique libéral pousse la générosité envers l'erreur jusqu'à persécuter la vérité qui ose la signaler et la contredire.Qu'il est triste d\u2019avoir à s'occuper de pareils faits, mais aussi, hélas ! qu\u2019ils sont communs de nos jours ! Le ridicule, qu\u2019on veuille bien m\u2019excuser si je suis forcé de parler francais et d\u2019appeler les choses par leur vrai nom,\u2014le ridicule, ou, pour mieux dire encore, l\u2019odieux s\u2019ajoute À l\u2019exorbitant, quand M.le Grand-Vicaire Cazeau fuit dépendre les bonnes dispositions des prêtres d\u2019une institution envers l'autorité, de même que leur aptitude à former des élèves pour le sanctuaire, de l\u2019acte de lâcheté qu\u2019ils commettront en répudiant la vérité pour laisser l'erreur poursuivre tranquillement son chemin.Hélas ! Hélas ! Le Saint-Esprit, qui est la force par excellence, n\u2019aime pas les lâches pourtant.M.le G.-V.Cazeau devrait le savoir, car on lit dans l'Ecclésiastique que ce n\u2019est pas avec des pierres qu\u2019il faut les lapider, mais avec de ln fiente de bœuf: De sfercore boum lapidatus est piger.Et cette respectueuse soumission À l'autorité, qui exige qu\u2019on honore les étrennes du premier pasteur jusqu\u2019au point de sacrifier la vérité dont Jésus-Christ dit qu\u2019il ne faut pas laisser perdre un iotn, est-elle bien chrétienne ?Si semblable théorie sur la soumission dûe au premier pasteur avait prévalu aux temps de Dioscore et de Nestorius, tous deux patriarches, qu\u2019en eût-il été de ln vraie foi cher, les fidèles confiés à leur soin ?Si elle avait prévalu en ces derniers temps mêmes, les ounilles de Mgr.d\u2019Orléans et de certains autres prélats gallicans et libéraux, n'auraient done pu, sans crime, élever la voix pour proclamer avec _ le Pape et l\u2019Eglise universelle des vérités que ces prélats combattaient ?Poser de semblables questions, c\u2019est les résoudre.Elles montrent qu\u2019une des ruses de la grande erreur moderne, c\u2019est d\u2019outrer certaines vérités pour en anéantir d'autres.Un des malheurs de ceux qui ne sont pas dans le vrai, c'est de se contredire perpétuellement, soit dans leurs paroles, soit dans leurs actes.Aussi, M.le G.-V.Cazeau, au moment même où il employait des moyens quelque peu violents pour inculquer le respect et lu soumission à l'autorité du premier pasteur, Mgr.Baillargeon, laissait-il complaisamment publier par une feuille de Québec le manifeste du Correspondunt, où l\u2019autorité du Pape est plus que malmenée.Quelques semaines après, il encourageait la publication des Observations de Mzr.d'Orléans et de sa Lettre à M.Ls.Veuillot, deux pièces qui fourmillent d\u2019erreurs doetrinales et historiques.Tout un monde d\u2019intrigants, de libéraux et de gallicans s\u2019agitait autour de lui en ces temps-là.N\u2019omettons pas de rappeler que certains messieurs du Séminaire de Québec, partisans dévoués du Correspondant, du Journal des Villes et des Campagnes, du petit Français, et de quelques autres publications de même couleur et valeur, passaient dévotement aux journaux de Québec toutes les pièces libérales à reproduire.C'était un vrai sabbat.Par un recours à Roue, le rédacteur de la Gazeite des Campagnes avait déjoué les plans dresséz contre lui et il continuait à défendre toutes les vérités attaquées.Que fit alors M.Cazeau dans l\u2019espoir de le réduire au silence?Il encourages, au moins par une approbation tacite l\u2019homme du Journal de Québec à le salir, quatre mois durant, de toutes les injures et les calomnies imaginables.Pour s\u2019autoriser à tout dire et à tout faire, cet homme prétendait venger Montalembert, Mgrd\u2019Orléans et le grand Bossuet : il soutenait qu\u2019on était libre de croire ou de ne pas croire à l\u2019infaillibilité pontificale.C'était au sortir d\u2019une de ses fréquentes visites à l\u2019archevêché de Québec qu\u2019il lançait dans le public-un de ses écrits les plus injurieux à la figure du rédacteur de la Gazette des Campagnes.Enfin, cette guerre n\u2019ayant pas amené de meilleurs résultats que les manœuvres exécutées auparavant, on eut recours à la force ouverte.Elle vint se briser contre un appel à Rome et il fallut rester là.Je le demande maintenant, cette histoire esquissée à grands traits, mais très-véridique néanmoins, ne démontre-t-elle pas avec la dernière évidence le règne du libéralisme catholique parmi nous?Certainement oui ; il n\u2019y a pas moyen de le nier, puisque le libéralisme catholique consiste à empêcher lu vérité d\u2019être proclamée dans le but de ménager l\u2019erreur qu\u2019elle tue par son affirmation.Lori.(À continuer.) \u2014La mort de M, le vicomte Daru a forcé la chronique A parlerde son pèr3, ancien ministre de la guerre sous le premier empire.Qu\u2019on nous permettre de rappeler À son sujet une bizarre anecdote.Son secrétaire vint, un jour, soumettre une ordonnance à son appréciation.M.Daru, qui venait, parait il, d'ôtre contrarié, blAma sévèrement ce travail.Le secrêtaire voulant se justifier, le ministre s'emporta.Le secrétaire insistait, eL, dans le feu de la discussion, M.Diru monta sur un fauteuil, d\u2019où il tonnait en gesticulant avec grands vivacité.La secrétaire, \u2018qui par l'élévation subite de son adversaire se trouvait avoir le dessous, saula, sans se déconcerter, sur le bureau el, maître d'une position anssi impor- lanle, continua Irenquillement la défense de son travail et de son ouinion.Gctle srèna était si comique qu'elle rappela M Daru a lui même.Il partit d\u2019un éclat da rire en voyant l'impassibilité et le sang-froid de son adversaire.Ils descendirent alors l'un et l'autre de leur tribune improvisée, et la discussion se termina paciiguement.m0 - ase No.14.Se \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 tt Correspondance.M.le G.V.Raymond el le libéralisme catholique.Conma on ne l'a pas oublié, M.le G.V.Raymond amet que le libéralisme catholique est conramné par l'Eglise.Mais ce qu\u2019il n\u2019est pas disposé\u2018à reconnèltre, c\u2019est l'existence, la precance, au milieu de nous, de ce libéralisme.soiedisant catholique, .Pour le convaincre qu'il est dans une fatale erreur, nous le prions d'examiner quelques fails hien propres à le détromper, s\u2019il est de honne foi, comme nous ne pouvous pas en douter.Nous disons qu\u2019en refusant de reconnaltre l'existence du libéralisme catholique parmi nous, il est dans une fatale erreur.Kt, en effet, que sart de répudier le mot de libéralisme catholique si l'on ne veut pas voir là où elle est, la chose ou l'ensemble des choses que ce mol designe, sl on ne la répudie eile-môme par conséquent ?Loin fe servir la vérité par à, on lui porte des coups d'autant plus dangereux qu'ils ne sont pas apparents.La conscience en paix parcequ'on a répudié un mot et rien qu'un mot, on laisss sans scrupule aucun grandir el se fortifier la mouvaise herbe qu\u2019il designe; on la cajole même et on la cultive avec une Lendresse extrôme.Qui ne voit que, par de tols procédés, on laisse plus que jumais le champ libre à l'erreur.Ells cireule avec d'autant plus de sécurité et d'audace qu'elle a plus complètement réussi à ponner e change sur \u201cson caractère véritable.Mais avant d'examiner les faita qui établissent d'une manière incontestable l'existence du libéralisme catholique au milieu de nous, remetlons en évidence les caractères qui le distinguent essen'iellemnnt.Le libiralisme, qui se dit catholique, est un système imoginé pour ménager l'erreur au détriment de la vérité, pour leur permettre de vivre toutes deux ensemble en bonne iatelli- gence dans la quasi-plénitude do la paix.Aussi, D\u2019est-ce pas ou nom de la paix et de la charité qu\u2019il demande à régner daus les soci- êlés ?Sous prilex'e de prudence, d'un plus grand bien à produire, de droits acquis à respecter, 11 prétoni que la vérité doit parfois se laire en présence de l'erreur, assez souvent ne pas la contredire trop carrément, toujours respecter ses prétendus droits acquis.O systé- me plein de ruses, de perlidies et de mensonges ! Comment arrive-1-il qua coux qui le chérissent et le priconisent ne s'apergoivent pas que la vérité el l'erreur s'excluant l'une l'autre, comme les Lonôbres et la lumière, là où \u2018erreur sera ménagés et so ffurte, de quelque façon que ce soit, il y aura nécessairement diminution de In vérité ?On ne peut laisser vivre l'erreur sans tuer la vérité, comme on ne peut permettre à la vérité de briller sans chasser en même temps l\u2019erreur.Ceci étant dit, voyons s\u2019il y à du libéralisme catholique au Canada, Le premier fait qui prouva son existence et de plus la grande force qu'il a depuis long- tamps acquise, c'est Ja consluite qu'on a tenue dans la culèbre question des classiques.JI s'agissait alors de faire accepter cette vérité, proclamée par l'En-yclique Inter mulliplices.que les j-unes gans doivent recevoir une éducation profondément chretionne, et que, par conséquent, jis doivent la puiser dans des livras irréprochables au point de vue de la foi el des mœurs, et en particulier dans des live.s chrèlions.Que fil-on sitôt que cello vérité fat formulée tout haut ?Pour ne pas déranger les petites affaires do l'erreur qu\u2019elle contredisait, erreur qui avail des prétendus droits acquis, parco qu'elle avait pris corps depuis longtemps fans les faits, on enjoignit à ceux qui la prêchaient de se taire et de garder un strict et perpétuel silence, Et comme ils n'obéissaient pas, croyant comme les apôtres qu\u2019il vant mieux obéir aux ordres de Dieu qu'aux injonctions des hommes, on Ins perséeuta à outrance ; on {it même l'impossible pour les mettre hors d'état de parler ou d'être enten«tus, s'ils parlaient, Depuis huit ans au moins, celte vérité est retenue caulive, malgré les ensei.nements de l'encyclique Inter mul ip'ices.Pio 1X a dernid- rement élevé la voix et rappelé qu'il est d\u2019une suprême nécessilé de christianiser davantage l\u2019enscignement de la jeunssse, s1 l'on veut sauver la sociôté des cotaclysmes qui la menacent, Eh bien ! le croirait-on ?Ceux-là même qui vous répèteront du matin au soir et du soir au matin la non ecpedire qu'a répondu Rome, lorsqu'en 1865,on lui a «demandé la\u2018permission de fonder une Université à Montréal, \u2018de même que les quelques mols dé ge décarnés à l'opuscule?de M.Paquet dans un article de la Civilla, ceux-là, disons-nous, deviennent sourds à ne plus rien entendre quand il s'agit des paroles de Pin IX condamnant une erreur qu\u2019ils ont intérôl à ménager, et muets à ne pas articuler une syllabe do crainto d\u2019avoir à la condamner avec lui, s'ils ouvrent la bouche.Le Pape aura beau so fatiguer à dire ot à res (lire qu\u2019il faut réformer l'éducation dans le sens chrélien, ils le laisseront dire et redire sans s'occuper le moins du monde de mettre ses enseignements en pratique.N\u2019est-Co paz là du libéralisme catholique et du plus pur ?M, le G.V.Raymond ne saurait assurémont lo nier, Et.toujours à propos d'enseignement, que n\u2019s-l-on pas fait lorsque M.le curd Martel a publié une suile d'écrits dans le but de signa er les dangers de notre loi d'éducation, qui, en plusieurs points, est en contradiction I re melle avec les lois ot les droits de l'Eglise ?On a vasayé par lous les moyans\u2018 de l\u2019empé- cher d'écrire et, pour la découragar, on à voulu£le noyer dans un fat d'injures et d'outra.gos.De Lous les coins du pays, on à soulevé contra lui une meute d'écrivains ignaros et @russiers qui n\u2019ont cessé da crier, chseun dns son jargon, que ce digne prêtre troublait l'ordre et la paix an prôchant des vérités ine opportunes, dont la iso en pratique constie tuerail uno grave imprudence ; qu'il insultait nos Evêques el nos très-s1g03 législateurs «t qu'en conséquence (1 falluit le baillonner.C'est co qui a fini par arriver, EL lout ce Lupags, malgré les beaux prétex- {as mis en avant, avail lieu, s\u2019accomplissait pour ménagor, favoriser mêmo des erreurs qu\u2019un n'osait consbattre, parcequ\u2019elles étaient prof sien por \u201cles hommes dont on recharchait a bienvei lunce pour satisfulre une solte vanité personnelle, Or, pour (na la guerre au profit de 'errour nt au dé:riment de la vérité 86 fasse ot s0 poursuive avec autant (l\u2019entrain d\u2019ensembla, du persistance el sur une aussi vagis echelle, il faut bien que le libéralisme catholique soit autre chose parmi nous qu\u2019un fantôme sans consistance, ou qu\u2019un fait insis gnillant et passagor.C'est in léniable, Un autre fait démontre la môme vérité avec plus d'évidence paut-être encore, Go qu'on à appelé le programme calholique n'est ni plus ni moins que la rigoureuse application dax principes les plus élémentaires de 14 doctrine chrétienne, que In flièle traduction en langue vulgaire des décrets de nos conciles, relatifs aux devoirs das électeurs des m-mbres de la legislature.Or, comme l'adoption de ce programme allait nuire aux intérêts personnels de cerluins hiomimes qui ne pouvaient monter au pouvoir, s\u2019y maintenir, fire fortuna qu\u2019en foulant aux pieds lon lois de la morale chrétienne, on a oru dovoir lui déclarer une guerre à mort pour tirer ces chers messieurs d\u2019embare ras.Afin dono d'éloulT-r de auile des vérités qu\u2019il leur FMaisnit peine d'entendre proclamer, on à déchalné contre ella jusqu'aux derniers valets de le prosso, ot l'on n baillonné les quelques Journaux \u2018disposés à prenctro leur défense, La sempiternoile question l\u2019opportunité qu'on devrait rougir d'employer après les scandales dont elle n été le cause, lors du concile du Pe.2d Vou.IH.\u2014 Es \u2014_ \u2014 tican, a été (railée dans lous les gonres de style possible.Mieux que cola, Deux Evdques se sentant obligés, comme gardiens nés de la doctrine, de pirler bautemant on faveur des vé ilés quo le programme catholique vouloit faire passer dans les faits, on !es à vilipendés en pluin public comme des ôtres malfaisants, et on les a | voués à toutes les malédictions, Un chiffon : québecquois, que rédige une espèce d'énergu | mène fanatisé leur à lancé à la figure Lous Jes jours pendant trois mois toutes les galetés imaginables Nou-seulement on l'a laissé fuire ; mais on l'a de plus applaui et encoaragé.8i ce triste épisodo de notre histoire n'indiqua pas de la façon la plus claire quo le libéralisme soi-disant cat olique exerce parmi nous de lerribles ravages, il n'y a nulle part de ibéralisme cathollqus : ce n\u2019est qu'une chie mère et les condamaalions de 1'Egliss ne portent sur rien du tout.Et enfin, car il faut en finie, que signifie cells levée de boucliers presque générale dans toute la presse «8 la, province de Québ-e, contre le serm n qir'a pronuncô le R.P.Braun le Jour das noces de Mgr.de Montréal ?Absolument rien du tout ; ou si elle signille quelque chose, c\u2019est qu'à mesure que los annees s'è- coulent, la funeste erreur du libéralisme catholique va se fortifiant parmi nous.On a, en effet attaqué le sermon du R.P.Braun, avec une violence donton n'avait pas eu d'uxemple jusqu'ici, pour une seule raison : parce quu c'était un magnillque tissu de vérités qu'on ne voulait pas entendre.Une patite brochure intitulée : Une poignée de vérités, hrochure très-mai écrite, sans style et sans syntaxe, encore plus mal pensée que mal digérée, alfreusement inepte par conséquent, mais tout lu tmôme l'expression vrais de ce que pense une école nombreuse au Canada, vient confirmer mon assergion.Purlant du sermon du R.P, Braun et ds la divorgrase d'opinion qu'il suppose régner parmi: nous, elle dit : « La chose, prise à un certain point de vue- seroil-alle vraie, que c\u2019élait un tort grave de le dire aussi cräment à dus osprits déj\\ soulevés et suc le point de se calmer.à une population, je le répète, où l'élément pro.estant fait presque la loi, dont il est trds-important ds ne pas blesser la susceptibilit¢ prompte a s'alarmer, et la politique ombrageuse, » Cette bribe d\u2019une brochure nIgonquine porte en tout le cachet du libéralisma citholique, qui fait du plus léger inconvénient ou même de l'apparence d'un inconvénient un obstacle insurmontable, une difficulté qu\u2019aucun Hercule ne saurait vaincre.Un soul regard «- travers peut metlre en fuite une armée de cu.tholiques-libéraux, et quand ils vous rendront compte de la frayeur que ce regard leur a fail éprouver, vous verrez de combien d'éléments divers, tous très-redoutables, il élait composé.Donc, rien ne prouve mieux l\u2019existence el ls force de la grande erreur libérale parmi nous, que la guerre qu\u2019on a faite au sermon du R.P.Braun.Nous osons espérer que M.le G.V.Raymond, après co court mais très-suflisant exposé de faits, vou ira bion convenir qu'il y a du lihéralisme-catholique au Canada et bien trop malheureusement.JUSTITIA, NOTE ÉDITORIALE DU FRANC- PARLEUR\u2014 Nous prenons entièrement, sans ombrage et de tout notre cœur, la responsabilité de In correspondance Justitia.SEMAINE LITURGIQUE.à Février 4me Dimanche après l\u2019Epiphante, INTROIT.\u2014Les angoisses de la mort m'ont environ:é.J'ai invoqué le Selgnour dans mon affliction, et de son Saint Tormple, it à entondu ma voix, EPrrar.\u2014Ne govez-vous pas que quand on eeurt dans la lice, tous courent, muls un seul remporte le prix?Coures-donc de telle so:te que vous le remportiez, EVAXGILE \u2014Parabele du vigneron qui loue des ouvriers pour travailler & sa vigne.Ouvriers de |'k'vanglle, nous travaillons tous & la vigne du Seigneur ; les uns en furent tout le Pelds d + Jour, les autres n'y travaillent que quel- Que- houres\u2014mais tous nous resevrons le denier & la fin de la journée.Oe denter, c\u2019est le royaume des cieux, que Dieu donne & ses bons es Adèles serviteurs.SAINT3 DE LA SEMAINE.Lundi, 8 Février.\u20148T BLa(eK, Evêque et Martyr.Medecin dans les premidrss aunces de sa vie.sa sainteté le fit élever aur le Midge de Be baste.Ma par l\u2019Esprit de Dion, 11 se retir : dans le désert.Il on fut tiré pour être conduit devant le perséeutour des chrAitens.Après plusieurs supplices, notamment colul du fer endurés Aves que patience Inoute,ll eut la tête tranohée\u2014 816, Papa Saint Sylvestre ler temp.Licinius, Mardi, 4 \u20149tL ANDRÉ CORSINI, religieux.li passa les premières années de +n vie dans la die- sipation.\u2014OConverti par les larmes de sa mère, 1! se fit religieux.11 devint enaulte Evôque do Flerence .Il pratiqua, duns cette haute dt .nitô les vertus les plus éminantes, se livrant «ux aus- tér tés et pratiquant la Chaitté dans ua haut Jogré {| mourut en 18:8 Papes Boniface VII, Grégotre IX.Mercredi, 6,\u2014$rE, AGATIE, Viergd et Martyre.Agathe, A cause de sa haute noblesse et de an grande beauté devint l'objet des poursultes de Quintianes, Consulaire slann la Province de Slcile; Il employa por la séduire les moyens les plus infimes; mls in Nal ity forte de Vin, résista A tout, aux fintteries comme aux tourmerts les plus barbare: 1.3 olol prit sn céfeuse.Un effioyabdle tremblement do terre r*pandit Id Ter - Teur daus l'âme du beurr.au.La Ssinte mourut en prison.An 251.Pape St.Cornellls, Emp, Dèce.Jeudi 6.=$TB.DOROTITER, Vierge et martyre.El'e était de Odea\u2019 le en Cappadoce.Saprice, gou- verneurdels ville.épris de en beauté, lui offrit sa maër.; Ellerefusa.Indig- 6, 11 lui At endurer le supplioo du chovalet.Comme elle rostait ferme, il la remit entre les maina de deux fom- mes chargées de Ia pervertir ; la ralnte convertit ses doux gardiennes, qui moururent mnriyres.Baprioe, au combla de ] indignation, lul At encore endurer d'autres rupplices.Ele eut enfin Jn tôte tranochdée-304, Papo RAL.Maresllln, Emp.Maxtmien Hercule, Vendredl 7.=8T.ROMUALD, fendatsur de l\u2019or- dra des Camilduios.Romuald, fssu d\u2019une illustre famille de Ravenne, entre dans an monas- tôre, & la suite d'un du-l, I yarcint & un baut degré de salatoté ; Ll ee rotira epauite dans la solitude.t) vint ensulto en France, où 11 s\u2019appliqua à Ia réforme des monastères.Inspird par una vision ofleste, fl fonda l'ordre des Cama du- los, I mournt en 1927-Panon Rergius IN, Jenn XIX.Samadi BST.JEAN Um MATHA, Aprds une uaissance entourée de rignes nilraouleux et une Jennesse passée dans In plété, 1 fit «lo brillantes études À l\u2019univeraité de Paris.Dovenu prôtre, Il fut fuspiré du clel à fonder l\u2019ordre de la Trèn- BuinteTrintié do le r\u2018domp lon des cap'\u2018lfa, 11 fonda cet ordre de enncort avec St.Fôlix de Vne lois.F5) mourut en 12 8\u2014Panpes Alexandre III, Innocent IIL.Rois de France, Louis VII, Philippe 11, Auguste, \u2026- QUARANTE HEURES.Lundl 3.\u2014$¢.Ignace du Coteau Landing.Mercredl 5.\u20148t, Hermas.Vendredi 7 \u2014Asile Ut.Patrice à Montréalnm.EPMÉMÉRIDES.8 Février 166&à\u2014Mort de F, K.Garneau à Qué- 5Février 1914.~Congrés de Ubatillon, le Gernier dans lequel Napoléon ait fguré comme ua des Souverains de l'Europe.La Banque Ville-Marie.Celte institution financière, éminé- ment nationale a commencé ses opérations régulières depuis le commencement de cette année.Elle a obtenu déjà de jolis résultats qui font augurer favorablement de l'avenir.Son bureau de direction est composé d'hommes qui, À un caractère d\u2019en- tégrité irréprochable et à une grande fortune, joignent des aptitudes financières de premier ordre.On peut être assuré que sous leur contrôle, les affaires de celle iastitu- tion monétaire seront couduites avec toute la prudence et la libéralité nécessaires au bon fonctionnement d\u2019une administration aussi importante.Ls banque Ville-Marie, a mis depuis quinze jours, ses billets en cireu- lation.Nous avons eu le plaisir d'en voir un certain nombre et nous disons avec orgueil que sous le rapport du fini dans l\u2019exéculion, de la qualité du papier, de la finesse es de l\u2019apropos du dessein, ils ne le cèdent pas même à ceux de la Banque de Montréal.Quand à la solvabilité bien établie de ce papier, elle n'a jamais fait l'ombre d\u2019un doute dans l\u2019esprit des hommes d'affaires et des financiers de notre ville.# .L'accueil que tonteslas Banques de Montréal et les diffsrents bureaux pu- blice, lui font actuellement, doivent à coup sûr réjouir les nombreux actionnaires de notre nouvelle Banque Canadienne.Pour notre part, nous avons aujour d'hui comme autrefois pleinement conflance dans la solidité de nos institutions monétaires canadiennes françaises et nous croyons, preuves en main, que chez nos compatriotes, l'esprit d'entreprise, l'habileté, le tact et le flair financier sont au moins aussi développés que chez nos concitoyens d'origine étrangère.RECTIFICATION.Dans l'article qui a paru sur notre dernier Numéro et intitulé : Lord Dufferin en visite ehez les Frères des Ecoles Chrétiennes nos ouvriers typographes, dans l'empressement qu\u2019ils ont mis à composer le compte-rendu, ont passé pardessus deux vers dans le premier couplet du deuxième chant.Nous nous empressons de réparer cet oubli qui défigure naturellement l'ensemble du morceau.Ainsi après ces vers : Aimable jeunesse Aveo allégresso TI faut lire : Chantons tous en chœur Notre Gouverneur, Dans le deuxième solo, même morceau, au lieu de : Comme Son Excellence, lisez : Conserve Son Excellence.Un acte de justice.Parlant de la nomination de M.Patrick, au poste de Greffier de la Chambre des Communes, en termes très-élogieux pour cel ancien serviteur public, la Gazette de Montréal terminait son article par ces remarques judicieuses et pleines d\u2019apropos: « Nous sommes flers de voir que cette » position éminente a été conférée à sun homme qualifié on ne peut » mieux sous tous rapports pour en » remplir dignement les charges, et » Cette nemination est d'autant plu » méritoire et satisfaisante qu'elle » vient d\u2019être faite d'après le principe » de la promotion pour lequel nons » nous sommes déclaré si souvent et » avec tant de force.» La promotion de M.Patrick laisse » vacante la place d'assistant Greffier.» Nous espérons que le Gouvernement » donnera celle pasition auplus an- « cien employé Canadien français des » Communes.» La Times d'Oltawa qui es! un orga ne officiel après avoir reproduit cet article de la Gazette, ajoutait ces quelques lignes significatives, n Nous avons » raison de croire que l'on suivra doré- » Navant autant que possible dans les » nominations, le principe de la pro n motion, eb que la place d'assistant »vGrefMRer sera conférée à l\u2019un des LE FRANOC-PARLEUR.» membre de la nationalité dont parle »le Gazette, auquel elle ravient de » plein droit.M.J.P.Leprohon est le plus ancien fonctionnaire canadien- français À ta Chambre des Communes.Il compte 28 ans de service.La po sition lui appartiendrait dans ce car, et LOus espérons qu\u2019il na sera pas déçu daus ses légitimes espérances.L'affaire Belle-Ponton et Ole.Nous apprenons:avec plaisir, que le Gouvernement de Québec s\u2019est empressé de satisfaire aux sentiments justes et légitimes du public, en instituant une enquête au sujet des accusations portées contre l\u2019un de ses employés, G.B.Belle, Agent d'Emigration.Suivant les informations les plus véridiques M.le Shérif Leblanc aurait la charge de cette enquête.Cette nomination sera généralement bien vue ici, car l\u2019honorabilits de caractère et l'impartialité des actes du nouveau commissaire, le mettent à l\u2019abri de tout soupçon.Nous espérons que l'accusation et la défense aurout toute ja liberté et la latitude d'action que la loi peut leur accorder en pareil cas.La position est assurément délicate, car il y aen cause l\u2019honneur de plusieurs familles et la réputation de toute une Province.Nous ne voulons faire ici présentement aucunes remarques qui pourraient soulever des sympathies, ou*préjuger les opinions en faveur de l\u2019une ou da l\u2019autre partie.Elles ont également droit A la protection de la loi et au respect, jusqu'au moment où un jugement viendra exonérer l'accusé ou le marquer au front du £ligmate de l'infamie.Nous attendrions donc jusque là, pour faire connaître notre appréciation sur celte grave affaire, et nos écrits auront alors tout le poids et la force que donnent la réalité des faits.Le Comité de Police a lui aussi de son côté, commencé une enquête sur la conduite du Chef Penton et du policier Lafont.?Aussitôt qu\u2019elle sera terminée, nous en donnerons la substance a nos lecteurs qui ont tous les droits possibles de savoir et connaître la vérité.Ouverture de la Chambre des Communes.\u2014La Gazette Officielle annonce l\u2019ouverture de la Chambre des Communes pour le cinq Mars.Le Sport.Le Derby CANADIEN.L'association du Parc Barrie de la ville de Barrie, Ontario, a décidé de tenir sa réunion d\u2019été les 1er.,2ième et Jième jours de Juillet prochain 1873, Six mille piastres, sansjcompter la valeur du Grand Prix de la Reine, le Queen's Plate, et celui du Derby, seront données en prix.Comme nos lecteurs le savent déjà, la piste de Barrie est une des plus belles sur ce continent, elle est supérieure aux meilleures pistes des Etats- Unis ; les Américains qui aesistaient aux courses de Barrie, l\u2019été dernier, n\u2019ont pu s'empêcher d'en faire la remarque.La société qui a établi celte piste n'arien épargné pour la rendre ce qu\u2019elle est aujourd\u2019hui ; encouragée par ses nombreux patrons, l'association s\u2019est décidée, il y a maintenant plus de six mois, à ouvrir une course spéciale pour les chevaux élevés au Canada, laquelle course serait faite à l'instar de celle du Derby anglais et pour cette raison appelée Derby Ca nadien.Les chavaux étrangers ne sont pas exclus de ce concours, mais ils sont tenus d'allouer cing livres aux cho- vaux canadiens.Cette mesura st tout à fait juste, mais elle n\u2019est pas encore assez en faveur de nas chevaux.En effet, il faut considérer la différence de climat qui existe entre nos voisins et nous.Les chevaux canadiens ne peuvent pas être entraînés beaucoup avant le commencement de Mai, vu l'hiver et la fonte des neiges qui ne permet- lant pas une piste ordinaire avant ce lèmps, de sorte qu'ils ont à peine deux mois pour se mettre en état d'entrer en lice aux courses qui ont générale- lement lieu en Juin, Juillet et Août.Au contraire, les chevaux améri- caing n'ont pas à souffrir du climat, les entraineurs les tiennent presque toujours en haleine durant l'hiver, et dès le commencement d'Avril, et bien souvent avant, ils sont mis à l'exercice et sont toujours préis pour les cour- | sos du printemps et de l'été.\u201c Sous ce rapport, l'on voit de suite l'avantage des chevaux américains sur nos chevaux ; l\u2019assoniation de Barrie à donc agi sagement en imposant aux chevaux américains cinq livres de plus qu\u2019aux chevaux canadiens.Cetle taxe n\u2019a cependant pas empêché les propriétaires américains d\u2019entrer leurs coursiers et par la liste d\u2019entrées que nous donnons plus bas l\u2019on verra qu'ils sont assez nombreux.Nous regrettons de ne pas voir les chevaux du Bas Canada figurer en plus grand nombre, l'on dirait qu'il n'y a pas d'éleveurs dans notre Province.Voici la liste d'entrées avec généalogie : Lady Buford, pouliche baie, par Capt.Buford, mère Queen, par sir \u2018J'atton ; appartenaut à W.& T.Duck de Port Credit.Mr.J.Forbes, de Woodstock, a entré un poulain bai par Lightviug, mère Jesamine Porter, par Australian importé.Mr.Charles Boyle, de Toronto, aentré une pouliche baie par Beacon, mère Maiden, par Lexington.Dominion, poulain bai, par Jack the Barber, propriété de J.McIntosh de Toronto.* Imp,\u201d pouliche baie, par Jack the Barber, mère Sœur de Liberty, pre- priété de A.Simpson, Toronto.Hlailstorm, poulain brun, par Thunder, Julia Adams mère, par Vandal ; propriété de J.Shedden, Toronto.Coqurite, pouliche brune, par Thunder, l\u2019airy mère, par Kenneth ; pro priété de Mr.Wilson, Moutréal.Ontario, poulain noir, par Jack the Batber ; propriété de Mr, Williams, Toronto.* Galt Reporter,\u201d poulain brun, par Colossus ; appartenant:à John Lowell, de Galt.0lga, poulin brun, par Colossus; prepriété de John Lowell, Galt.W.H.Strong, de Rochester, a entré un poulain bai par Eclipse, Vanity mére, et une pouliche baie par Jerome Edgar.H.Chappel, Detroit, pouliche brune, par Rook Merandi, Ida mère, par Glencoe importé.\u2019 \u2018Sarah G.,\u201d pouliche couleur châtain.par War Dance, de Wild Duck, par Eclipse ; propriété de J.Graham, Ottawa.James A.Grimstead, de Lexington, a entré une pouliche brune, par Lightniag, et une autre, couleur chétain, par Lightning de Brennis, par Knight of-$: George importé.Mr.Kelly, Toronto, a entré une pouliche baie, par Kenneth de Sweetbriar, par Jack the Barber.War cry, poulain châtain, par War Dance, sœur de Young Melbourne mère, par Knight of St.George importé.Magor Macon, poulain châtain, par War Dance, mère\u2014la mère de Lidia Grissom, par Whalebone.Mandarin, poulin châtain, par War Dance, mère\u2014 la mère de Spendrift, (Richard A.) par Wagner ; tous trois appartenant à A.Kcene Richards de Kentucky.La course aura lieu sous les conditions suivantes :\u2014 Entrées, vingt piastres chacune, moitié forfait, avec $400 ajoutées ; pour poulains et pouliches de trois ans.100 livres allouées aux poulains et 97 aux pouliches.Distance, 14 mille ; second cheval racevra 8250 à $300 des enjeux.Samedi soir, ler.Février, des courses et jeux auront lieu au Victoria Rink en l'honneur de la visite à Montréal de Leurs Excellences le Gouverneur Général et la Comtesse Duffe rin.Le programme est très libéral et attirera de nombreux compétiteure.Mardi suivant, 4 Février, aura lieu au même endroit.un grand tournoi en patins sous le patronage du Gouverneur et de ia Comtesse qui ont eux- mêmes donné les prix à être remportés par les heureux compétiteurs.Lord Dufferin porte un intérêt tout particulier à cet exercice et il a promis aux directeurs de cet établissement de donner des prix tous les ans durant son séjour au Canada.Le Gouverneur assistera ôgalement aux courses à la raquetle, samedi prochain, ler.l'évrier, ces courses sont données par le Club \u201c Alexandra.\u201d Les amis du fameux rameur Brown, \u2018le champion du port de Halifax, sont prêts à déposer $2.500 comme enjeux, pour une course single seuil entre leur ami et Sadlier ou tout autre, la course devant avoir lieu l'été prochain, si le défi est accepté.Nous continuons à donner les statistiques promises à notre avant- der .1er numéro.' 12 milles en 4°5 Aubce 1 mille en 214%, Billy Boyce, sellé, 3me épreuve.1 mille en 2174, Pacahontas, avec voiture.1 mille en 2.184, Pet, sous harnais.*Méro, sous harnais.AOÛ milles en 6 jours, W.Hughes, Boston.1,000 milles en 1,000 heures conséeu- tives, Capl.Barclay.1,000 milles en 1,000 heures consécutives, J.Lambert, Boston, Mass.106 heures marchées sans repos, James Kennovan, Califournie.2 milles en 4.584, Young America, avec voiture.2 milles en 5.04}, Bowery Boy, sellé.3 milles en 7.44, Oneida Chief, sellé.(A cuntinuer.) \u2014Le Globe de Londres raconte une histoire incroyable qu'il dit venir de Paris.[i est raconté qu'un professeur allemand a demandé à M.Thiers deux condamnés communards,nommés Dodu et Brun, afin de lestuer et de les rappeler à la vie trois mois après, L'expérience consiste à injecter une solution de chaux dans le système, pour empêcher la décomposition.D'après sa théorie, le patient peut être rappelé à la vie, non-seulement à la fin des trois mois, mais après cent ans, sion le désire.En présence d\u2019hommes de l\u2019art et de fonctionnaires publics, le professeur ayant administré du chloroforme à chacun des deux hommes, il injecta la solution et les saigua jusqu'à ce qu\u2019ils mourussent:.Les corps furent alors desséchés par la chaleur de fournaises jusqu\u2019à ce qu\u2019ils fussent ridés, et jusqu\u2019à ce que la peau devint jaune comme du cuir.Dans cet état,ils restèrent exposés à une températurs modérée peudant les trois mois prescrils, et alors eut lieu le procès de résurrection en injectant dans leurs voines le sang de deux ouvriers vigoureux, et par l'application de la batterie galvanique.L'expérience échoua complètement dans le cas de Dodu, mais avec Brun, le résultat fut surprenant, pour ne pas dire plus.D'abord les yeux roulèrent dans leurs orbitres, les muscles commencèrent à se détendre, le cœur se mit à battre, et enfin après un traitement de qua torzs heures, Brun parla, se leva de la table, avala une tasse de Lhé de bœuf, but plusieurs onces d\u2019eau de- vie, et se plaignit hautement d\u2019un mal dans les membres, et de douleurs dans les parties du corps qui avaient reposé sur la table.Il serait mainte nant vivant et bien portant en Suisse, sous le nom de Fourbes.(?) \u2014Un docteur, homme d'esprit s\u2019est voué avec tant d'ardeur à ses clients qu'il en est tombé lui-même gravement malade.On l\u2019a condamné à un repos absolu.\u2014Fh bien ! lui disait un ami,vous, jadis si actif, comment passez vous maintenant votre journée ?\u2014Dans ma Libliothèque,au milieu de mes livres.\u2014Vous faites Loujours de la médecine ?\u2014Oui, répendit X.en souriant, mais je ne tue plus que le temps ! eT NAISSANCK En cette ville, le 22 courant, Ia Dame de Ovide Laliberte, Eor,, un fils.EN CE MOMENT SOUS PRESSE BT Pour parattre prochainement UNE BROCHURE INTITULÉE : M.le GRAND-VICAIRE RAYMOND IT LE Libéralisme-Catholique.Restaurant Françaisrem Monsieur Hte.Durat, restaurateur de Paris, à j'honneur d'informer ses amis et le public qu'il R vient d'ouvrir, à la maison St.Denis, coin des rues du Champ-de-Mars et Bonsecours, un res- ¥ taurant de première classe, Les vins et les liqueurs sant toutes des meil® leurs marques et la cuisine est française.Lunchs, déjeuners et diners servis à toute heures.GA ttention toute spéciale accordée aux diners privés et aux réunions d'amis.parnerare® 0 @ 30 30 ==.J.D.NORMANDIN Regleur et Relieur en tout genre ET FABRICANT DE LIVRES BLANCS A DES PRIX TRÉS-MODÉRÉs.Auasi livres réparés à bon marché Porte voisine du No.57, Rue St.Gabriel MONTREAL.| Montréal, § Janvier 1873.No.14.Annonces Nouvelles TRE VL ARI Duns le but de venir en aide à différentes Institutions Religieuses.32,000 BILLETS 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l\u2019rètros et trois Inlques on présenee du pule, Les propriétés dounées en prix sont nu nom de l'Evcché quil en passera Utre au GUEST RUE AIR AILÔL Après su loterie, en pur legagnnut puyant le coût du contrat, Coux qui désirent acquérir des hillots pourrout e faire on s'adressant nu soussigué.Pour sie on aura à Billots Len lettres adross6os au soissigné devront être ranches do port.S'adresser & G.H.DUMESNIL., Gérant et Frésorier Dela Loterie VIUe-Mnrie, No.§, Bi, Sacrement, Montréal.2 Janv, ACTE CONCERNANT LA FAILLITR 1869, Et res amondemonts.District de Monuréal Dans l'affulre de JOHN MORRIS, Junior,de In Olté et \u2018du Distriet de Montréal, faisant affulre en oclôté sous les nom et raison de M.W.AVERY & 00, tant Individuellemout que comme up>nt été en société aveo le dit M, W.Avery.Le DIX-SEPTIEME jour de Février prochaig, 16 soussigné fera application à eatte Cour pour oblenir sa décharge on vertu du dit Acte JOHN MORRIS, Jrpar ABBOTT, TAIT WOTHERSPFOON & TERRILL, ses procureurs ad litem Montréal, 8 décembre 1872.CANADA, Province de Québee, | COUR SUPERIEURE, ACTE DE FAILLITE 1869.Et res amendenients, OANADA Province de œuéhec, 1 Distric.de Montréal, | COUR SVULERIEURE, Le soussigné a procait au Greer de ostte Cour un consentemont & sa décharge par ses eréansiors, et LUNDI, le 17du rnolsds Février rechain A.D.1878, !l fera app;loation à Gette dt- te Cour, pour eonflrmersa décharge ainsi etffes- tuée en vertu du dit Acte, VARLES F.PERRIN, paf OASSILY & LACOSTE; Ses prooureurs ad lite w.Montréal, 18 Déc, 3872, e-8 Acte Concernant la Faillite 1869 Dans l'affaire de PIERRE CLAUDE FAILLI Les crénociers du failll sus-nommé, sout par le présent notifiés qu\u2019il à déposé, dans mon bureau, un acte (lo composilion et de décharge, por- taht avoir été ex6cuté par une majorité en nombre de s0s créanciers, représentent les trols quarts en valeur de sesdettes, sujet À être vériné en évaluant tello proporilon ; et st aucune oppos sition au dit acte de composition ot de décharge n'est faite sous trois Jours Juridiques après la der« nière publics tion clu présent avis, lequel Jour «era VENDREDI 10 TRENTE UNIEME four de JANVIER cournat, lesyndic souvsigné aglra ou vortu cu dit acte de cons position et de dôsharge, suivant ses termes.: G, 11 DUMESNIL, Syndic Provisoirei2-br A LOUER.[Er au-dessus du Montréal, 16 Janvier 1873, Bureag du ** Frano-Parlour,\u201d 22 Rue Wt Gabriel.Montréa!, 10 Décembre, 1872, Vor, IIT, er ee Se LE FRANCGPARLEUR.\u2014\u2014 ~~ No.14.Annonces Nouvelles: PROVINUE DRE QITERKO, } DISTRICT DE MONTRÉAL.Ÿ Dans la Cour Superieure pour le Bas-Canada, Le vingt neuvième jour de Janvier mil buit cent solzante-trcixe, No, te.Joseph Tri denn, père, Bourgeuls, de In Paio'sue de Nt, Joseph do Chsinbly, dans le District de Montréal, DEMANDEUR ve, Jutle Lajoie, non épouse, absents de celte l\u2019ro- vince et demeurant duns les kints-1\" nix d\u2019Amérique, DÉFENDIKESSE Il est ordmné, sur le motion de 4, 0, Qegne ty, Ecr., Avocutou Demurseur, on autant quit appert fur le retour de N.Sôvigny un dos hubisiors de lu dite Cour Sup érieuro Ecrit sur le Bref de Fommua' lon émané en celle causy, que In Défandereste à laissé son domleilo davs in Province de Québr ¢ en Usnada, et iv peut ête trouvée dans le District do Montréal que In dite DEF ndorosse HOit par Un AVertitsentent à être deux lola Insôré eu lungue françaisrlations pour le printetups consis- tanten PEINTURES, MASTIC, HUILF, VERNIS, VITREH, CLOUS.LAMPEÉ:, HUILE de CHARBON, TAPISSKIIES, etc, cle.1,28 pn- plersen chéneet marbre sur outsont d'un (int qui surpax e tout er qul a 616 vu sue nos march?s canadieus ; vonant des mellleurs mais ns de Manchaster, A+ gletcrre, et dd Glusgow, Foorre, Les pelntures ayant (té choisies par M.O, M, Lavoie dansun voyage qu'il fit à New-York et à Phlladephliatin de sassärer personnell-mant qu\u2019ilavaltiesIre qualités de Vort Fru:.çais de tou tes sortes, Heun, cerise ete.toutes espèces, Ellne, Aus | les Vernis de 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