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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
vendredi 3 juillet 1874
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Franc-parleur. --, 1874-07-03, Collections de BAnQ.

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[" VoL.IV.\u2014\u2014 \u201casc NNECNTO, 7 \u2014\u2014 nes \" nit - UN AN.Candice te ensessesssnsensasonnee $3.00 Hrate-Unie (en or) .042.000000000 3:30 +! (payable d'avance.) .six Mois.Canada: Liecn.ccconsoccosencessus $1.30 BtatmeUnis 0.82 (payable d'avance) y Vendu dans les dépôts 3 cte.Les frais de poste ne sont pas compris dans les trois cas.N.B.\u2014 L'abonnement et les frais de poste pour l\u2019Europe et les Etats-Unis sons avariablement payables d'avance.L'Edition paralt le mardi ot Je vendredi EF Voir notre annonce à la quatrième page.i BUREAUX : 22, RUE SAINT-GABRIEL.RRR 0883 LL AVIS, .\u2014 \u2018Nous prions nos abonnés, tant ceux des villes que ceux des campagnes, de ne pns oublier qa\u2019aupremier Mai, expire le premier\u2019 semestre de leur abonnement au \u201c\u201c Franc-Parleur.\u201d Nous-comptons sur leur ponctualité à remplir leurs obligations, comme par le passé.En accomplissant un devoir, ils auront le mérite de nous réndre un service.\u2014 \u2014\u2014 Feuilleton du \u201c Franc-Parleur* - UN CŒUR PUR, CHAPITRE XIV ( Suite.) Mme Daurival, qui était aussi à côté dela petite fille ot ordinairement très- empressée pour tous ses désirs, se tint raide et silencicuse.Tout le reste de la soirée se ressentit de cet incident ; on causa pou, on fit, pour la forme, une partie de whist avec un sérieux tout anglais, et on se sépara de bonne heure.Seulement, Mme Daurival remarquait qu'à pcine sur l\u2019escalier M.et Mme de Verccil, Charles Aubry, Henrictte et Adrien qui les reconduisait, échangoaient aussitôt entre cux des paroles très-animées.Ce fut pour elle un vrai chagrin de voir que les cœurs de ses enfants s'ouvraient et s'épenchaient dès qu\u2019elle n\u2019était plus là ; elleallait donc devenir étrangères à leurs désirs, à leurs projets, à toutes ces confidences qu\u2019une mère aime tant à recevoir, et plus encore a se conder de son dévouement ! L'amcrtume de ces pensées tourmenta Mme Daurival uno grando partie de ln nuit, de sorte qu'ayant fort mal dormi, elle s0 lova do plus en plus soucieuse le lendemain.Bien qu'elle fût sollicitée par mille dé tails d'intérieur, elle ne quitta guère son mari de la matinée : ello le voyait avec peine toujours très-absorbé, ne se plaignant pas, mais ne preuant goût à rien, tout en la remerciant do ses attentions.Elle-mG- me, d'aillours, se sentait l'esprit et le cœur trop .perplexes pour pouvoir combattre heureusement oetto tristesse.L'après-midi on vint lui dire que Mme do Beauvent était au salon: elle s\u2019y rendit aussitôt pour la recovoir.Commo olle cntrait ln baronne se leva d'abord pour l\u2019embrasser avec effusion, puis se reculant d'un pas : \u2014Qu'avez-vous donc, ma chère, s'écria- : t-elle ?En vérité, vous êtes méconnaissable : vous souffrez certainement, pauvre amie | \u2014II n\u2019y a rien à cacher avec vous, reprit Mme Daurival avoc un loug soupir.Voici le troisièmo jour que nous sommes tous ici dans un état pitoyable.\u2014Mais pourquoi, je vous prie, demanda la baronne en joignant les mains.\u2014Ma chère, j'ai besoiu de votre amitié tôut entière pour que vous m'\u2019entendiez sans ennui ot sans peine.Vous saurez donc que Milo Germont n\u2019est plus avco nous : clle nous a résolâmont quittés après une explication qui, du reste,nécessitait ce départ.Imagines,trds-chdro amie, qu'ayant fait ouvorture à mon fils des projets qui nous étaicut à l'une et à l'autro si chers il m'a sans détour déclaré qu\u2019il n'aurait jamais d'autro femme (est-co croyablo ?) que Mlle Germont.Toutes mes prières, tous mes conseils, ot les plus hautes raisons ont été vaines : il porsiste dans oo réve insensé, Alors j'ai dû m'ouvrir sans retard aves Mlle Germont : Jo dois lo dire, ello ignorait tout, et après m'avoir fait la promesse de ne jamais se rendro à unc telle folie, ello cst.partie sur l'heure, je l'avoue, avec une aBnégation qui l'honore à mes yeux.Mais quelle étrange situation | Car \u2019i ai vous saurez que tous, à qui mieux micux.Henriette et Charles, M.de Verceil ct Amélie, mon mari lui-même, etc'estce qui m'affecte le plus, tous, comme cet incompréhensible Adrien, so sont pris de cette jeune fille ct se désolent de son éloignement.Et moi qui n'ai rempli qu\u2019un graud devoir et certes bien à temps ; moi qui n'ai jamais voulu que leur véritable bonheur, je suis maintonant un épouvantail à lours yeux : on mo rodouto, on sc contraint en ma présence, on chuchotto ensemble, ct l'on n'a plus pour moi que des banalités.C'est navrant, jo vous assure, obsédée, \u2014Pauvre amie, s'éeria Mme de Beauvent en lui prevant les mains, vous me confoudes ; et je nc me purdonucruis pas de vous voir pour nous en de tels chagrins.Ah | certes, s'il s'agissait d'un tout autre parti, comme vous y devez préteudre, je vous dirais : Laissez-nous, luissez-nous, et contentez ces.chers enfants que j'aime com- meles miens.Mais quelle extrémité, grand Dieu ! et comment se résigner à une telle chute ! \u2014J'on suis hors de moi, reprit avce force Mme Duurival, \u2014On le serait à moins, njoutala baronne.Copendant, voyons, vous nvez pris le bon parti, ct il ne s'agit peut-être plus que de mettre le temps de son côté.\u2014C'était mon espoir.Mais co qui me tourmonto beaucoup, je vous I'ni dit, c\u2019est la tristesse où ce départ a plougé mon pauvre mari.Comme son état me donnnit en- coru plus d'affaires nu dehors, Mlle Germont me suppléait près do lui cn toute chose : elle était attentive, cmpressée, et je pouvais @bsolument mo reposer sur elle.C'était une grande tranquillité pour moi, et notre cher maludo y trouvait hion des doucours.Aussi quoique jo no quitte \u2018guère sa chambre à préseut, ct que je néglige tout cc qui n'est pas indispensable, il Y a encore des vides pénibies dans une longue journée, ct aussitôt reparait le souvenir de Mlle Germont qui aidait si délicatement à les remplir.\u2014 II n\u2019en serait pas impossible de trouver quelqu'un pour vous suppléer, reprit la baronne, ct nous pourrions chercher cela ensemble.\u2019 \u2014C'est urgent, chère amie, ct je comp- tesur vous ; mais nous aurons quelque peine à trouver un caractère aussi sûr ct aussi commode que celui de cotte jeune fille : sous co rapport, je ne suis pas sans la regretter.\u2014Nous chercherons, nous chercherons, chère amie, ot jo viendrez vous aider ct vous soutenir de mon micux, \u2014Que vous êtes bonne, chère amic, de compatir ainsi ) mes peines, ot de vous oublier vous-même si généreusement.\u2014Oh ! je ne m'oublic pas : ot comme j'aime à ponsor que notre chor commandant réfléchira, ct avec le tops finira par ouvrir lca yeux, je crois conveuable de garder un silence absolu sur ce singulier enfantillage.Jo n'en dirai pas un mot chez moi, afin que, les circonstances venant à changer, il n'y ait aucun sujet d'expliea- tion ou de tuquincric.Mésorvons-nous, pauvres mères quo nous sommes, les soucis dela famille, ot unissons-nous pour les épargner du moins à ceux que nous aimons, \u2014Vous we rendex le courage, w'éeria Mme Daurival en embrassant la baronue ; revenez bicntôt, jo compto sur vous.\u2014Vous nous vorrez cc soir, adieu\u201d = Mme Daurival, ainsi raffermio dans ses résolutions, fit meilleure contenance durant le resto de co jour : elle se montra plus ex- pausive, plus rianto même, ct parut repron- dre sa rondour ordinaire.Mais quoi qu'elle fit, elle dut voir qu\u2019il no lui était pus aisé do comwuniquer son entrain autor d'ello ; ses cnfunts comme son mari répon- daicut de lour micux A scs avances, sans rien perdre de Jour air sérioux ou attristé, Et il en résultait toujours pour elle un malaise qu'elle supportait impaticmmont.Les de Beanvent vinrent lo soir et cela fit uno heureuse diversion, Mumo Daurival avait cu soin do prévenir ses filles do la réserve à garder au sujet do Clotilde, ct personne assurémeut ne songuait à s\u2019en départir.Pourtant Aurélio ne manqua pas d'en discourir aussitôt avec Henriette.\u2014Jo n'en rovions pas, lui disait-elle ! c'està dire j'aurais parfaitement compris qu'après ton marjaue on oût remercié Milo Germont qui no vous était plus nécossaire ; MONTREAL, 3 JUILLET 1874.a\" ADOLPHE OUIMET, ; wais qu'\u2019elle-même, au contraire, Se soit spontanément retirée, c\u2019est assez singulier, je l'avoue ; bien qu\u2019elle montre en cela un tact qui n\u2019est pas commun.C'est vraiment une fille de caractère et de jugement.\u2014 Nous la regrotterons toujours, répon- poudit Henriette eu soupirant, ct olle;nous laisse un vide presque impossible à remplir.\u2014Oh ! pourquoi cela, fit Aurdiio en hochant In tête.' Parce que, tous, nous l\u2019aimions comme une véritable amie, et c'est bion ce qu\u2019il y a de plus rare au monde.\u2014Sans doute, dit Aurélie du bout des lèvres, mais enfin elle no pouvait aller de pair avec vous, ct on finit toujours par remplacer uno demoiselle de compagnie.\u2014de t'ai dit, ma chère, que c\u2019est pour nous une amie, reprit Henriette en afipuy- ant, ct nulle ne nous le fernit oublier, Quant au rang il n'y ena pas dout cle ne soit trds-digue ct que meme clle n\u2019honore.Aurélie, suns vouloir insister, ne put réprimer un imperceptible sourire ct chan- gen de conversation.Un instant après elle se tournait du côté d\u2019Adrien, avec l'es pérance de nour une causerio plus agréa- blu et plus animée ; mais malgré tout ce qu'elle y mit de gentillesse et d'esprit, elle teouva le commandant peu attentif, songeur, cb ne lui répondant que pur des mots de politesse assez décousus.L'humeur alors lu prit à son tour, et cllo alla \"as scoir gravement près du la table de whist où sc tenaient Mme de Beauvent, Mme Aubry, Charles et Mme de Verceil, tandis que Mme de Beauvent ct Mme Daurival, en longs discours et so témoignaient lo plus tendro intérêt : ce qui du moin duu- nait quelque prix A cetto soirée.Cependant Mme de Beauvent ne pouvait être là tous les jours, quoiqu'elle rapprochât beaucoup ses visites ; et les journées qui suivirent no laissèrent pus que d\u2019être très-pénibles à Mme Daurival qui de plus en plus s'inquiétait ot so troublait de ln tristesse prolongée de son mari, ct aussi souffrait cruellement de cette sorte de séparation qui s'établissait entre elle ct les autres membres de la fumille.Elle croyait protéger lour intérêt et leur avenir ; mais devnait-cile aller jusqu'à les rendre malheu- roux ?Bille hésitait beaucoup à cette pensée, car lu seule épreuvo du temps qu'elle voulait tenter était déjà bien lourde à soutenir.Et pourtant il n\u2019y avait pus plus d'une semaine que s'était munifesté ce grave dissentiment.Or elle était dans cet état d'anxiété lors- quece jour même, dans la soirée, M.Daurival étant entouré de ses enfunts, se dres- su tout à coup du fond do son fauteuil où il était appuyé, et, d'une voix très-ferme, leur dit : \u2014 Il ÿ a une chose qui me tourmente et que vous devez connaître: J'ai voulu, au départ do Mlle Germont, lui témoigner ma reconnaissance, sans pouvoir lui rien faire neceptor do ce qui n'était pour moi que l'acquit d'une dette.Eh ! bien je m'inquiète beaucoup de la situntion d'une si digne jeune fille ; ct je vous déclare à tous quo s'il m'arrivait malheur inopinément, ma volonté très-formelle est qu'on lui remetto cent mille francs en mon nom.Du reste, demain s'il plait à Dieu, j'arrangerai cela avec mon notaire, non pour Vous, mais pour que Mlle Germont comprenne bien que c'est une do mes dernières volontés et qu\u2019elle 3 eroie obligée de sy rendre.Jo compte, en tous cas, sur vous tous, \u2014Très-cortainement, s'écrin Mme Daurival toute suisic de ce qu'elle venait d'on- tendre ; mais, mon cher ami, je vous eu conjure, ue vous livrez pas à de telles pen.séus : vous vous fiite du mal ct vous nous affligez extrémement.\u2014Mn chère amie ces pensées-là nospeu- vent paraître extraordinaires dans l'état où jo suis ; je m'y dois habituer.It si je les envisage du moins avec calmo, ce ne peut être qu'une consolation réciproque.\u2014Oui sans doute, s'écria Muio Daurival, les yeux mouillés do larmes ; mais prenez garde de vous trop affecter ; pousez aussi combien votre santé nous ost chère ! Roposez-vous sur nous, et croyez que rien ne nous coûtora pour vous être agréable.Mme de Vorcoil avait pris les mains de sou père ot l'ussurait tsudroment qu'ils se assises l'une près de l'autre, s'épanchaieut | \u2014 i CREDIDI - PROPER - QUOD LOCVEVS - SVM.RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.raient tous heureux de devancer ses désirs et qu\u2019elle ct sa sœur feraient tout au monde pour que leur chère Clotilde se rendit dès à p'éseut à ges intentions.\u2014Je sais, mes chers enfants, que nous n'avons qu'une même pensée ; mais moi jo dois si pou compter sur le temps qu'il me faut.songer aux surprises qu\u2019il peut amener.Cos paroles ot cette scène si expressivo venaient peser comme un plomb sur le cœur pus le pâle visage de son wari, et celle entendait comme une voix scerète lui demander si elle aurait hion ls courage d'ajouter volontairement une soule goutte d'u- mertume aux souffrances dont il était nc- cablé ?Non, nou : lu que le bonheur de In famille, © loin dame trouver heurouse on s'opposant, mêtge justement, À ses désirs, Elle suivit M.Daurival dès qu\u2019il se lui prodigua les soins les plus affectueux jusqu'au moment où il sc coucha ; ot alors, s'asseyant près du lit, elle domeura un moment silencieuse, agitée, luttaut avec elle- même, ct avec tous les soulèvements d\u2019un amour propre peut-être trop écouté.Mais es yeux, qui cn inême temps, étudinient, pour ainsi dire, les truits altérés de son grets, l'énergie d'une subite résolution ; elle 50 pencha vers son cher malude et lui buisant doucement le front, elle lui dit d'une voix entre-coupé : : \u2014Mon pauvro ami, vous m2 voyez très afflisée de la peine que je vous cause ; ct je tiens à vous dire que rien no mc peut coûter pour assurer votre repos et le bon- hour do nos enfants.J'ai trop écouté mon orgueil, je le vois, j'en conviens ; ct je re- conuais tout le prix d'un caractère si bon, si pur ct si vraiment distingud comme nous est apparu celui de Mile Germout.Nonseulement j'avoue qu'aucune autre n'offrirait à Adrien d'aussi rares ot d'aussi nima- bles vertus, et à toute lu famille des gages aussi précieux d'affection tondre et dé- vouéo ; muis je veux affirmer encore que moi-mêque j'ai toujours cu pour cllo une estime ct uu attachement des plus vrai, ct que rien désormais ne mo sera plus facile cl plus doux que de lu rdor et de l\u2019ai- mor comme me fille chérie, a Ln joie qui brillu subitomont sur le visage do M.Daurival oxprimait sa pouséo avant qu'il pat proférer une parole : visiblement il oublinit toutes peines cn voyant renaître ainsi ct se fortifier l'intime union de la famille.(A continuer.) FETE NATIONALE de la Saint Jean-Baptiste 24 Juin 1874, Nt La fête mémorable qui s\u2019est célébréo mereredi, ot qui ressemble à un centenaire par les proportions qu'on lui a données ct par le caractère extraordinaire que lui prêtaient les circonstances, restera longtemps dans le souvenir du peuple canadien ct dans les annales do notre histoire.Elle sera unc preuvo munifeste de lu vitalité de notre raco et de lu force de notre patriotisme.C'est un spectacle uniquo que celui offert avaut-hier par Montréal, métropole du Canada, devenu pour un instant le rendez-vous ct la foyer de milliers de cana- dicns venus de toutes les parties du continent américain, pour retremper leur patriotisme ot leur foi religicuse ot nationale dans une étreinte commune, duns une fête de famille.Quel pays, quello nation peut offrir l'exemple d'une manifestation sew- blable.Dans les annales de quel peuple trouve-t-on une prouve aussi frappante du véritable amour de In patric ct du sentiment national manifesté d\u2019uno munière plus noble, plus énergique ! Nous lo répétons, ce spectacle est unique au monde, et il est propre à causer l'étonnement et l\u2019admiration des peuples qui nous entourent, ct pour lesquels ce vif sentiment du patrio- tismo ct de ln nationalité cst inconnu.Si les fondateurs de notro pays, les Cartier, les Champlain, les Frontenac, les Maisonneuve avaient pu se transporter par la pensée à deux siècles dans l'avenir, et contemplor en esprit le spectacle de cette raco fécondo ct forto, qui d'un rejeton cst devenuc tige puissauto ct riche, réunie de Mme Daurival : sou regard ne quittait ! ello w'avait jnmais vou- | telle était ccasammout manifustée, leva pour rentrer daus sa chambre ; celte \u2018 wari, y puistrent, avee d'invineibles re- ! \u2014 \u2014 après deux couts ans dans we fête natio- uale commune, par un élan spontané et produit par un zôlo tout putriotique ; de quelle émotion leurs cœurs chevaleresques et dévoués v'auraient-ils pus été remplis ! La prévision d\u2019une telle vitalité et d\u2019une tello vigueur les cht récompensés de toutes lours peînes et de tous leurs sacrifices.Fondé il y n deux sideles et demi par , Quelques centaines do colons, choisi parmi \u201clus classes los plus respectables et les plus pures do la France d'alors, le Canada, qui ne contenait lors de la conquête qu'uue pu- pulation de GU,000 âmes, pure de tout mmé- lange et de toute alliance étrangère, offre duns son histoire tous les traits caractéris i tiques d une vation privilégice et d'un peuple choisi.Une destinée providentielle in- u marqué tous nus pas sur cette terre d'Amérique, dont nous sommes le peuple le plus ancien, et, pour ainsi dire, Je seul vrai peuple\u2014les autres nations qui nous avoisinent n'étant que des agglomérations de races diverses, et devant lour formation aux hasard d'une émigration dispurato et suus but.Tandis que la plupart des autres colonies du nouveau monde ont été établies par des aventuriers avides de lucre et de richesses, saus aucun but national ou religieux, le Canuda a été fondé ct colonisé dans un but tout : évangéliquo et patriotique.Ses premiers colons ont été choisis parmi les classes les plus saînes et les plus pures de la France.Une pensée de religion ct d'homeur a présidé à l'établissement de notre pays, à lu formation de uotre peuple, peuple vraiment choisi, l\u2019Esrnël de l'Amérique.Foudéc et maiutenuc au milieu de difficultés ct d'obstacles de toutus sortes, ln nation cauadionne n traversé deux siècles de luttes ct de périls sans s\u2019affaiblir, ct en four- nissaut au contraire l'exemple d'un déve | loppement vraiment miraculeux et d'une énergie extruordinaire.A chuque page i do notre histoire, on peut dire que le doigt de Dicu est là.Soixante millo, À peine il Y à Un siècle, nous avons atteint duns ce ! court capuco de temps lu chiffre prodigieux d'un million et demi, par la seule vigueur et la seule fécondité de notre racc, sans aucun secours du l\u2019émigration curopéenne.Cetto fécondité \u2018merveilleuse seule nous « permis de lutter contra le flot saus cesse moutant do l'envahissemunt des rucos étrangères.Sans clle, nous serions noyés depuis longtemps, abaudonnés que nous avons été par notre mère-putrie, devenue iudifférente à notre égard et nous luissant À nos propres forces.Nous sommes douc un vrai peuple, issu d'une même souche, et tellement conservé qu\u2019on a pu même après doux cent cinquante ans retracer, dans un livre qui est un monument unique duns l'univers, l'origine et l'histoire de tous les.membres qui composent aujourd'hui notre race, Par une destinée qui peut être cnvisa- géo de plusicurs manières, nous avons toujours manifosté une tondunce extraordi- nairo à sortir de notre pays ct À nous répandre duns les pays cuvironnants, ton content du coloniser notre propre domaine, U n'est pasuv coin do l'Amérique qui n'ait senti les pas du colon et de l'aventurier canadieus, Aux premiers siècles, cet instinct voyageur s\u2019est manifesté par des établissements daus les parties les plus reculées du continent.La vallée du Mississipi, le Nord-Oucst ct la partic occidentale de la Nouvelle- Angleterre elle-même ont été fondés par nous.Transportant avec eux leurs croyances et leur foi, nos pères ont été les véritables missionnaires de l'Amérique.Do nos jours, le même espuit d'expansion et d'aventure, qui semble être un besoin de notre race, s'est manifesté par une émigration qui a pris des proportions inquiétantes dans le cours des dernières années.Pendant que les autres peuples d'Amérique se recrutent par l'imumi- gration, il semble qu\u2019il y ait chez nous un excès de fécondité qui uous pousse à sortir de notre sol et à coloniser les autres cou- tréez du continent, avec les races étran qd res.On caleule qu'il y a vépundus aux Etats-Unis, des Canadiens au nombre d'un domi million, Cos Canadiens, éloignés de nous, ct sé parés du foyer de notre nationalité commune par les distances et par des peuples étrangers ont cependant conservé intact le scntiment du patriotisme et de l'amour de , le patrie commune.C'est pour prouver la Eg No.61\\; TARIF DES ANNONCES.Première insertion, par ligne.o.of Muague insertion suivante par ligne.0.02 Une remise libéra'e est accordée putiy es aunonces à loug terme.Toute correspondance, etc, doit su |.muuie d'une signature responsable.RÉDACTION, Les lettres et manuscrits destinés à la rédaction doivent être adressés M.AvoLrux Quiuer Répicraun-en-Cuur,.du Journal Le Frane-Laplenr.Les manuscrita\u2019 déposés ne sont pac\u2019 « rendus.© Prix: 83.00 rAR AN force de leur affection pour le licu de Jour naissance, ct pour resserrer en même temps | les licus qui unissent tous les enfants de ln * France américaine, du Cana-ta, dispersés sur le continent, qu\u2019ils xe sont cmpressés de répondre le 24 jain à l'invitation qui leur n été faite de célébrer cn commun la Fêto nationale des Canadiens-Français, et qu'ils - sont accourus en foule dans lu métropole du Canada français, pour fratorniser avec ceux qui sont restés au pays \u2018et \u2018prondro \u2018 part à lu manifestation lu plus solennelle dont cette partie d> l'Amérique ait été témoin.Honneur leur soit rendu pour leur zèle et leur bonne volonté, Eu ce jour de {tte intime, tous les Canadiens doivent oübilier tous motifs de division ob se trouver heu- vetéx de prnvoir fratertier et chômer en commun lu Fête nationale ce la St.Jeau- Baptiste.Avant de donner lex détails de ln démonstration patriotique qui vient \u2018d\u2019avoir lieu, et à laquelle plus de oon mille per- soles ont.pris part nous croyons utile \u2018 de faire ou quelques mots une aide esquisse de l'histoire de lu l\u2019ête elle-même ot de celle de la société St Jean-Baptiste Jusqu'à ce jour.Historique de ta Ni, Jean-Baptiste La société St, Jeun-Bupiiste a été fon- déc à Montréal eu ISGA, par M.Ludger Daveruay.rédacteur ct propriétaire de ln Mineree, Elle célébra pour lu première fois la f@- te nationale le 21 juin de cette même année, sous lu présidence de M.Viger, alors maire de Momtrénl.La eélébra- tion de la fête lu interrompue en 1837, ot reprise en 1842 pur M.Duvernay, qui réorganisa alors la société, dont une partio des membres avaient été dispersée après les troubles.Le but de lu société était un but d'union et de patriotisme.| L'associu- tion se tit sous Le protection de St.Jean- Baptisto qu'elle adopta pour patron.Elle l'ut d'abord divisé en quatre sections, celles du clergé, des professions libérales, du commerce et de l\u2019industrie, des arts et métiers.Voici lu liste des présidents depuis 1834 Jusqu'à 187 : © juin 1843 l\u2019Ion.D, B.Viger.2 juin 1545 l'Hon J.Masson.1 + 1846 l\u2019Hon, A, N.Morin.\u201c1848 l'ion.Joseph Bourret, 3 < 1550 M.G.IR, Fabre.2 « 1551 M.Ludger Duvernay.G « 1353 M.C.S.Cherrier.5 \u201c 1854 Sir Georges Cartier, 2 \u201c 1856 Le commundeur Jneques Viger, 1 « 1857 le De, Malleur.7 < 1858 M.Damase Masson.6\u201c 1859 le Dr.P, Benubicn.4 + 1860 l'Hon.F.A.Quesnel, à «\u201c 1861 M.R.Trudeau.2 « 1862 l'Hon, G, IR.de Beuujeu.1 «\u201c 1803 M.O.Berthelot.7 «\u201c 1804 M.TE.Bouthilier.5 \u20181865 l\u2019Hon, PJ.O.Chauveau.5 1807 M.C.A.Leblanc, 4 + L'Hon.Gédéon Ouimet.Juin 1871 M.Chs.S.Rodicr, jr.\u201c 1872 Son Homeur C.S.Coursol maire de Montréal, réélu en 1873 et en 1874, et président \u2018actuel de la société St.Jean-Baptiste, La société fondée en 1S34, subsistain- si jusqu'à nos jours, en véÿant augmenter le nombre de ses membres avec lu population.Elle se subdiviza en un grand nombre d'autres sociétés duns les autres villes de la province et même aux Etats-Unis.C'est l'un dernier que quelques écrivains eauadiens eurent lu pensée du convoquer pour cette année une assemblée générale des différentes sociétés du Cunadu et des Etats-Unis, dans ln métropole de lu province et au lieu même de la fondution de lu société.L'idée première de cetto convention et duc à M.Rameau, qui l\u2019oxpri- ma duns son ouveage sur les *¢ Colonies Françaises \u201d il y a plusieurs années.Elle fut reprise l'an dernier par M.H.Stanislas Drapeau, M.l'abbé Casgrain, M.Parent, M.l'Abbé Primeau, ete.Enfin, cotto année même, l'Opinion Publique proposa formellement l\u2019orgunisution de la convention pour lo 24 Juin.MM.Loranger, Taillon ct David furent mis À lu tête d\u2019un | comité d'Organisation où so trouvainnt dusi MM.Laroëeque, Adolphe Ouimet, Drolet, Luclhupoelle, ete.Des invitations furent udrussées aux sociétss nationales de Vow EEE tees TT » fête qui a fini hier fut organisée.Nos frêres des Etats-Unis répondirent à l'appeb-qui leur était fait avec un zèle dout on ne saurait trop les louer.Nousjpouvons même dire qu\u2019ils ont montré plus d'ardeur et de spontauéité qu\u2019un grand nombre de sociétés de la province.MM.Primeau, Gagnon et Houde ont fait preuve d'une habileté et d'un zèle admirables.Tous ceux qui ont pris part à lu fête, et contribué à son succès, méritent des remeroi- ments, surtout les orgutiisateurs eux-mêmes et les sociétés des Etats-Unis.Nous sommes heureux du succès signalé qu\u2019ils ont obtenu.LA PROCESSION.La journée de la St.Jean-Baptiste, 8'an- nonga par un temps superbe.Le soleil était éclatant ct le temps frais.C'était la température lu plus favorable que l\u2019on pouvait souhaiter.Celle du jour précé- dent ne l'avait aucunement fait prévoir, et avait fait même redouter tout le contraire.La surprise n'en fut que plus grande.Plus de 250 wagons, chargés de passagers, sont arrivés, mardi dernier, à la gare Bonaventure.Ces pussagers étaient des cavadiens-français, émigrés depuis plusieurs années aux Etats-Unis, ct qui rove- naient saluer encore lour patrie bien-aimée et presser la main à leursamis.Cependant, ce convoi n\u2019était pas le dernier, ot dans la \u201cnuit de mardi à morcredi, plusieurs sociétés St.Jean-Baptiste, avec des corps do musique arrivèrent à la garo Bonaventure.Tout ce monde fut bientôt logé dans les hôtels de la villeet au Palais de Cristal.Et dès dix heures du matin, mercredi, les commissaires-ordonnateurs conduisirent au CHAMP DE MARS, Les membres dessociétés.Alors, chacun se mit à son rang, et vers huit heures, au milieu d\u2019une foule innombruble d\u2019étrangers, les sociétés se mirent en marche dans l'ordre suivant : DRAPEAU DE LA CONFÉDÉRATION.Les Enfants des Ecoles de la Doctrine Chrétienne.LES POMPIERS.\u2014Société St.Jean-Baptiste d'Haverhill, Mass., avec corps de musique.Section du Cuir avec char allégorique.\u2014Union St.Jean-Baptiste de Vergenner, Vt., avec corps de musique.- Sect.des Tailleurs de Pierre avec char allégorique.\u2014Union St.Jean-Baptiste de Montpellier, Vt.\u2014Union 8t.Jean-Baptiste de Middlebury, Vt.\u2014Union St.Jean-Baptiste de Keesvilles New-York.Sect.des Peintres, avec Char Allégorique et corps de musique.\u2014Union St.Jean-Baptiste de Johnsbury, Vermont.\u2014Union St.Jean-Baptiste do Nashua, New-Hampshire.\u2014Union St.Jcan-Baptiste de Great Fall, New-Hampshire.\u2014Union St.Jcan-Baptiste de Malone, New-York.\u2014Société St.Jean Baptiste de St, Albans, Vermont, avec corps de musique.Section des Forgerons et autres Travuilleurs en Fer, avec Char Allégorique.\u2014Association Canadienne de Grove Lawrence, Massachusetts, \u2014\u2014Société St.Jean-Baptiste de South Bridge, Mass, avec corps de musique.Section des Carossiers avec Char Allégorique.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Weastborough, Mass.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Fitchburgh, Massachusett, \u2014Société St.Jean-Baptiste de Cambridge, Masa., avec corps de musique.Section des Typographes avec Char Allégorique.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Webster, Mass.\u2014\u2014Société St.Jean-Baptiste de Ware, Mass.\u2014Bociété St.Jean-Baptiste de Malborough, Mass., avec corps de musique, Section des Plombiers et Ferblantiers, uvec Char Allégorique, \u2014Société St.Jean-Baptiste de Millbury, Mass, avec corps de musique.Section des Briquetiers avec Char Allégcrique.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Daniclson ville, Connecticut, Section des Beaux Arts, \u2014Société St.Jcan Baptiste de Lowiston» Maine.\u2014Institut Jacques-Cartier de Lowiston, Maine.\u2014\u2014Société St.Jcan-Baptiste d\u2019Ansablo Forks, New-York, \u2014SBociéLs St.Jean-Baptiste de Springfield.Mass, avec corps de musique, Section des Menuisiers et Charpentiers, |.uvec Char Allégorique.1.À \u2014 Société St.Jean Baptiste de Troy, New- York.3 \u2014Société St.Jean-Baptiste de Holyoke, Mass, avec corps de musique.Section des Meubliers.\u2014Section St.Jean-Baptiste de Cohoes.N.Y.\u2014Société St.Jean-Baptiste d'Albany, N.- York.\u2014Société de Secours Mutuel d'Albany, N.Y.\u2014Société St.Jean-baptiste de Grosvenordale, Conn.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Putnam, Conn.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Northampton, Mass, avcc corps de musique.Sect.des Bouchers, avec char allégorique \u2014Société St.Joseph de Whitehall, N.-Y.BANNIÈRE DU COMMERCE \u2014Société St.Jean-Baptiste de Lowell, avoc corps de musique.\u2014 Société St.Joseph de Lowcll, Massachusetts Section des Epiciers.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Détroit, Michigan.\u2014 Société St.Jean-Baptiste de Chicago, Illinois.-\u2014Société de St.Jean-Baptiste de Baltic, Conn.Sect.de la Ferronnerie et Faience.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Olborn, Coun, \u2014Société St.Jean-Baptiste de West-Me- reden Conn., aves corps de musique, Section des Commis Murchands, \u2014Société St.Jean-Baptiste de Mendota, Minn.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Manteuo, TN.\u2014 Société St.Jean-Baptiste de Manches ter N.-H., avec corps de musique.Section des Nouveautés.\u2014Société St.Jean-Baptiste d\u2019Arti«, R.I.\u2014Société St, Jenu-Baptisto de Rochester, N.-Y.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Syracuse, N.-Y.\u2014Société Historique de Washington, D.C.Les élèves de l'Ecole Normale.Les élèves du Collège Ste, Maric.Les élèves du Collège de Montréal.\u2014Société St.Jean-Baptiste do Platsburg.N.-Y., avec corps de musique.\u2014Société St.Jean-Baptiste d'Ottawa.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Hull.\u2014\u2014Société St.Jean-Baptiste de Woonsockett, Mass., avec corps de musique.=Société St.Jean-Baptiste de St.Hyacinthe.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Sommerset.~\u2014Société St.Jean-Baptiste de Sorel\u20148ociété St.Jean-Baptiste de Chambly.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Lebanon, = New-Humpshire, DELEGUES DE L'ACADIE.Déléguésdela Société St.J.-B.de Rouville, « « « d'Arthabaska.« « « de St Zotique.« « « deSt François de la Riv.du Sud.« « d'Acton Vale, \u2014 Société St.Jean-Baptiste de Biddeford, Maine.\u2014TInstitut de Biddeford.Maine, Délégués dela Société St JB deScherbrooke « « de St.Césaire + Q'Iberville.« de Grecnvil ] « de Coaticooke, « de Victoriavile « de St.Ours, « « « .de Vaudreuilde St.Frunçois d'Essex, Ontario.\u2014Société St.Jean-Baptiste de Fall River, Mass, avec corps de musique.\u2014Institut Montcalm de Fall River, Massachusctts.LES ZOUAVES PONTIFICAUX.\u2014La Société St.Jean-Baptiste do Concord, N.H., avec corps de musique, Section du Burreau, Section des Notuires, Section des Médecins, Section des Instituteurs.\u2014Société St.Jcan-Raptiste do\u201d Woroester, Mass, avec corps de musique.\u2018LABAN N IERE DE L\u2019ASSOCTATION Anciens officiers de I\u2019 Association St Jean- Baptiste de Montréal Comité de Régie, Comité d'organisation.Les Ministres du Gouvernement Fédéral et du Gouvernement Local, Le Maire de Montréal.Le Grand Aumôuier.Lo Président ct les deux Vicos-Présidents do l'Association St.Jeuu-Baptiste de Montréal.La procession se mit cn marche à 8 heures ct demi dans l'ardro que nous venons de donner, et les nombreux corps de musique qui accompaguaicnt les suciétés commencèrent à jouer leurs plus braux morceaux.Les rues étaieut cncombrées ; la foule était tellement grande, que l\u2019on était porté à oroire que lu province de Québec tout entièro so trouvait dans Montréul Le wot n'aurait certainement pus été déplacé, car presque toutes nos paroisses des bords du St.Laurent comptaient des représentants à cette grande fête de la famille canadienne frauçaise.En tête de la procession, flottait un splondide drapeau de la Confédération ct les deux commissaires-ordounateurs «en chef, MM.L.N.Duvernay ct L.O.Tuillon conduisaicnt la marche.Les mille bannières déployées dans cette procession, offraient un spectacle vraiment grandiose.Sur quelques-unes, on lisait des divises inspirées par le véritable amour de la patrie ; sur d'autres, c'étaiont de simples wots, mais qui disaient plus que des volumes cnticrs.Les élèves de L'ÉCOLE NORMALE J'ACQUES CARTIER portaient chacun un oriflamme eur lequel étaient inscrits les noms des principales familles qui ont illustré notre beau Canada.C'étaient les noms de Laval-Mont- morency, d'Iberville, de Contrecœur, Talon, Ollier, Jacques-Cartier, Lévis, de Vaudreuil, de Frontenac, de Champlain, de Latour, Boucher de Boucherville, de Chambly, Hertel de Rouville, Briand de Renville, Dollard, Duquesne, La Corne St.Luck, de Beauharnais, de St.Ours ct de Sulaberry.Au moment où les Zouaves PoNTIFIOAUX passaient à l'anglo des rues Craig ct St.Laurent, les milliers de personnes qui s'étaient réunies en cet endroit pour voir défiler la procession, ont poussé trois vigou- roux vivats en l'honneur dc ces bravês cn- fants de notre Saint Père Pie IX, Parmi ces généreux jeunes gens, on remurquait M.Alfred LaRocque, le blessé de Mentana, dont la poitrine était constellée de trois décorations ; MM.M.J.Alfred Prendergast ct Gédéon Désilets, chevaliers de St.Grégoire ; M.Gustave A.Drolct, l\u2019un des chefs de l'Union-Allet et l\u2019un des principaux organisateurs de la fête nationale de cette année.Les Zouaves Pontifiequx Canadiens étaient au nombre de plus de cent venus de tous les pointsde la province.Ils étaient formés sur deux rangsct M.le Ohanoine Morcau, leur ancien aumônier, les accompagnait.Leur costume a été admiré de tout le monde, et le magnifique drapeau sur lequel a été inscrite pour la première fois en Canada lu devise si belle et si noble « Aime Diou ct va ton chemin, » les précédait.Ce bel étandard avait été confié à la garde de quatre anciens sous-officiers du régiment : MM, Joseph McGown, Euclide Richer, Eugène Brissctte ct A, Massicotte, Plus d'une fois, le corps des zouaves a été applaudi sur lc parcours de la procession.Sur la rue Visitation, au couvent des Révérondes Sœurs do la Charité, environ deux cents petits enfants, qui te- paient chacun un drapeau, ont salué le passage des soldats de Pic IX cn chantant la cantate si connue : « En avant marchons, (bis) « Zouaves du Pape à l'avant-garde ! » Il nous est tout à fuit impossible de donner des détails sur toutes les BANNIERES .que nous avons vues à la procession.Néanmoins, nous dirons un mot de celles quo nous avons le plus remarquéce.La bannière de la société St.Jean-Baptiste de Chambly est unique par sa forme et la nature de ses décorations qui appartiennent au genre héraldique.Elle a une longueur de G pds.sur 4 de largeur au contour de soic blanche et croix d'azur dentelée.Sur le croisillon se trouve la vue du vieux « fort Chambly, » seul monu- -ment militaire qui reste dans le pays ot qui a été élevé par les français.Les rapides, les îles St.Jcan, la montagno do Belœil ct le bassin out été admirablement reproduits par l'artiste Hawksett.Lo mot « Chambly » se déroule sur un parchemin -| retenu par doux sceaux cn soie verte, portant l\u2019un la fleur de lys , OC.J.» « 1665 » sur l'autre deux coquilles renversées, le chiffre.« 1711, » date de lu fondation de Chambly, et eelle de l'érection du fort uc- tuel, Au bas du méduillon se déroule la 16 gende « Honneur et Loyauté.» Sur l'autre côté, cat un écusson portant -| une guirlande de feuillles d'érables.Au milieu, sur foud blanc, est le monogramme S.J.B.aux couleurs françaises et sc dessinent élégammont les initinles des présidents de lu société ot des bienfui- teurs de Chambly : telle est la bunnière de la société, tout à la fois locale et historique.Sous ce drapeau marchait 80 membres venus de Chambly, pour saluer leurs frà- res des Etats-Uuis.M.J.O.Dion, président , le rev.Messire Clapcloin A.Thibault et les vice-présidents A.Marcille et J.Courtemanche marchaient en arrière.Plus d'une fois le drapcau de Chambly fut salué avec enthousiasme, On remarquait aussi dans ln procession deux drapeuux anglais donnés on 1775, à lu milice du Canada.Co sont deux glo- rioux témoins de bion des luttes, comme l'attestent leurs déchirures.lls sont res tés après la dissolution du régiment qui les avaieut regu, entre les mains do l'Hon.M'Panet de Québec.Ils sont dovenus ln propriété de M.Charles Panet d'Ottawa.La bannière de la Société St.Jean-Bap- tisto d'Ottawa est aussi admirable de richesse.Nous avons aussi remarqué quelques bannières de nos compatriotes des Etais- Unis mais il nous est tout à fait impossible d\u2019en donner uno description.\u2018 LES CHARS ALLÉGORIQUES Etaient admirablement décorés.On remarquait d'abord celui des tailleurs -de pierre, au-dessus duquel flottaient les drapeaux tricolore, anglais et américain.Dans le char, il y avait des guirlandes de fleurs puis quatre ouvriers, armés de marteaux ct do ciseaux, travaillaient à polir un immense bloc de pierre.Venait ensuite LE CHAR DES PEINTRES.Il était traîné par quatre chevaux.Une colonne octogonale de 20 picds le surmontait.Sur l'un des côtés de cette colonne, nous lisions les mots : .«La pointure est le vernis de ln civilisation,»'à chaque coin on avait tendu des toiles représentant des dessins admirables, Lo pinceau, la palotte et lus autres instru- monts dont se sert le peintre, complétaient l'allégorie.LE CHAR DES FORGERONS était tiré par quatre chevaux, Ti renfermait l\u2019enclumo, le marteau ct lo soufllet emblématiques.Les spectateurs ont souvent applaudi nu passage de ce char.Un travail réellement admirable, de l\u2019avis de tout le monde, c'était LE CHAR DES CAROSSIERS, Ceux qui ont présidé à cet ouvrage n'ont épargné ni le temps ni les dépenses néces- suires pour donner unc idée de ln caros- serie canadienne.Il était surmonté d\u2019une plateforme de 18 pieds de longueur, de largeur ct 20 de hauteur.Sur les faces de ce char étaient poiuts les divers matériaux qui entrent duns la confection d\u2019une voiture, LE CIHIAR DES IMPRIMEURS était très-élégant ct décoré avec goût.Dans ce char, il y avait une presse en opération.Le typog graphe préposé à lu charge de cette presse, impritrait le promier côté d'uue fouille do quatre pagos qu\u2019il lunçait ensuitcà la foule ; co travail était intitulé « Souvenir de lu St.Jeun-Baptiste 1874, Chants dédiés à nos compatriotes des Etats-Unis.Sur le char on lisuit : Protéger c'est développer ; le plus fidèle gardien des libertés publica.Lu presse cal lu lumière du monde LE CHAR DES PLOMBIERS ET DES FER BLANTIERS venait après.C'était une large plateforme de vingt pieds de lon, sur laquelle on remarquait uue grande quantité de tuyaux A gaz, d'ustensiles de cuisine, ete.Le motto le travail triomphe de tout, so lisnit des deux côtés du char.Quatre chevaux trainaiont LE CHAR DES BRIQUETIEUS au-dessus duquol fiottaiont lo drapeau tricolore ot I'« Union Jack.» Six ouvriors étaient occupés à élever une maison cn miniature.Dans LE CHAR DES ENTREPRENEURS ET DES C HARPENTIERS On romarquait un engin qui faisait mouvoir une scic circulaire.Lo prix do ce char cst do 8400.II était tiré par huit cho- vaux, Les mots Dieu ct Patrie so li- saicnt sur l'un des côtés do co char.LE CHAR DES CONTRACTEURS ET DES MACONS Avait vingt pieds de haut.Comme dans celui des taillours de piorro, il y avait un éuorme bloc de pierre grise, quo polissaient trois ou quatre maçons.Venait ensuite un autre char renformant des blocs de marbre, de granit et de pierre de taille.Sur l\u2019un des côtés, on lisait : Nous développons les ressources du Pays; et de l'autre.Fucourageons l'industrië du puys.* LE CHAR DES COBDONNIERS \u201caf était très long ct renfermait.ontr'auéres choses, de splendides machines à coudre ct à tailler le cuir.Les bannidres, gui flottaieut sur le char étaient faites.de peaux de moutons et portuient des i insorip- tions dans le genro de celles-ci : Notre industrie est ancienne ; ellé se\u2019 perd dans le nuit des temps ; Commerce | et industrie; il n'y « rien tel que le cuir LE CHAR DES BOUCILERS.a excité l'intérêt de tout le mondeo.avait là, suspendus à ce char, uno quantité considérable de provisions de boucho ; Bœuf, veau, agneau, cte.; rien ne manquait ; ct tout cela était orné de guirlandes.de verdure - entromêléés do fleurs.L'intérieur du char représentait un étal de boucher.La splendide BANNIÈRE DU COMMERCE Bt venait ensuite, Elle'était suivie: de près do quatre cents marchands et comuiis-mar- chauds de cette ville, à la tête desquels se Chs.Lamoureux ot C.Mulunçon Viceprésident ; W.B.Desmarteau, secrétaire ; J.J.Gaucher, E.Mathieu, M.Beliveau, 0.Lecourt, H.Howison, cte.LES PROFESSIONS LIBERALES venaient après le commerce.La section du barrcau était présidée par M.Rouer Roy ; celle des médecins, par M.le.Pr.Rottot et celle des notaires, par M.E.Papinceau.D'Ion M.Coursol, président de la Société St.Jean-Baptiste, ct les doux vice présidents, préceduient de quelques pas, Sa Grandeur Mgr, Fabre ct ses assistants, Eu dernier lieu paraissaient les honorables ministres fédéraux ct provinciaux ; les Honorables MM.Ouimet Chupleau et Fournier, à la suite desquels étaient MM.W.Laurier, député d\u2019Arthabusku ; Fréclette, M.P.de Lévis ; Alph.Desjardins; M.P., d\u2019Hochclaga ; Beaubien, David et Bisson, M.P.P.Entiu, les rangs de la procession étaieut formés par le petit SAINT JEAN-BAPTISTE C'était un jeuno enfant d\u2019une beauté ravissante, vêtu do la toison d'un agneau.Il est âgé de cinq anset demi ct a nom Joseph Chalifoux.Il tenait à la main le sc trouvait écrits sur un oriflamme, Jes mots : Æcce Agnus Dei.La procession avangait & pas lonts ct souvent la foule s'arrétait.LES 31 (RPS DE MUSIQUE qui accompagnaicnt la procession ont joué, pendunt tout le temps qu\u2019à duré le défilé, les plus beaux airs de leur répertoire.- LES RUES étaient ornées de verdure ct, de distance en distance, lu procession passait sous des arcades élevées pour la circonstance.LES ARCADES étaient en très-grand nombre ct nous voudrions en parler un peu plus longucment ici, mais il nous est impossible de le faire, Nous nous coutentorons de mentionner les principales.Sur les vues St.Laurout ct Ste.Catherine, il y avait des arcades magnifiques.Une quantité innombrablo de drapeaux flottait au-dessus de ces constructions éle- vécs par l'amour de lu patric.Sur des bandoroles blanches et bleues, nous lisions des mots comme ceux-ci: SoyonsUnis ; Avant tout je suis Canudien ; nous sommes heureux de revoir nos frères ; Rien n'est si beau que son puys ; Loyaux mais Français ; O1! Canadu, mon pays mes umours } ! Lu bâtisse de l\u2019Ecole des Frères de St, Jucques était touts purvoisde de petits drapeaux et ornéo de guirlandes.Devant l'Eglise St.Pierre, rue Visitation, nous apporcovions, À demi voilé par le fouilluge et los étendards, lc portrait du bon.PERE LAGIER que Ja mort n enlevé il y n quolque temps à l'affection des Cnnadions.Lu vuo de co portrait n dû fairo naître plus do pensées, plus de bon souvonir dans l'esprit de ceux qui suivait lu procession.En offut il ne pouvait on êtro nutrement, car lo bon l\u2019ère Yagier était l'ami de tous les Canadiens ct tous devaient 50 rappeler avec quel zèle il travaillait pour notro pays.Sur un des dinpeaux qui flottaiont en faco do l'ézsliso St, Picrro, on lisnit : France renuis duns tes enfunts.Sur des cstrades élovées en plusiours er- droits, dans ln rue Ste.Marie, nous avons remarqué de petits enfants habillés on St, Jean-Baptiste, qui lançaieut des fleurs sur le passage de la procession, Bicn quo les autres rucs fussent pavoi- séos.do drapeaux des divorses notions, ny trouvaient MM.L.Chaput, leur président |- droite une petite hampe au bout de laquel- | Vor.1V.LE FRANC.PARLEUR.Wb a ; la Puisanco ot des Etats-Unis, ct la bello LES RUES NOTRE-DAME ET ST.JOSEPH étaient encore mioux ornés que les sutres., Les détails seraient ici inutiles car les rie; ches 1wagasins dont ces rues sont borbées disparuissaient entièrement sous des ten-, tures de soie du plus grand prix.Les: | et'Cle., de La Minerve,\u201c dè.MM.Merrill et frères, de MM.P! Bénoit, Coutu, Vil» Fleneuve ct Cie, F.X, Major, et une foule d'autres que uous ne pouvons nous rappe-; quis, \u2018 L AROADE DES POMPIERS \u2018del la Place _Chaboilles, dont nous yous \u2018parlé uioréredi, cat unique dans son yem- ra: c'est un véritable chef-d'œuvre et nous en félicitous coux qui l'ont construite, | \u2014.Eu passaut sur .\u2019 i LA PLACE VIOTORIA |; \u2018ecux qui formaient.Ja - procession ont pu admirer un beéu\u201d psnorama.> Pour une attention délicate, ceux qui sont proposés à In garde du jardin Victoria ont fait jo les edux de ld\u2018féntaine qi së tédavo éd & te endroit\u2026 NT I - 4 Sur tout Ie) parcours de \u201ciL HE ST.\u2018sAèques; \u2018 les-sopiétéb composant la! rocossion ant éi6 |; acclamées.Les dames amdricaines actu- .ellérent à l'hôtel « Ottawa ¥ \u201cont lates des\u2019 gerbes de fleurs; vis-asvis du consultat: américain, les corps de musique ont salué le drapcau:de Washington, puis 'M!'D£rt, le jconsul des B États-Unis, a fait pousser, : de vigoureux vivats en l'honneur de ceux qui fêtaiont ainsi leur patron.Port?Enfin, tout le monde entra au son des cloches, dans vo terre + bo fain L'ÉGLISE NOTRE-DAMB,: : .qui, pour lu circonstance, avait revêtu des ornements de la plus grande richease.L'autel était étineclante-de- lumière-et- d\u2019or.i Dès Dahderoles tricolores \u2018couvraicnt, Lh\u2019 voûte de la vaste église, Dès que les diverses sociétés curent pris lour place, Sa Grandeur Mgr.Fabre qui célébrait la cérémonie du jour, se rendit à l'autel et commença le saint sacrifice de la messe.i LE OHŒUR puissant du Collégo de Montréal, sous Iadirection de M.Laruc, a chanté d'une fa- gon admirable la messe du second ton.Après l'évangilo, le Révérond M.Deschamps monta cn chair ot prononga LE SERMON ; suivant que nous mottons sous les yeux de nos lecteurs : « Leva in cirenite oculos tuos et vide, omnes isti venerunt tibi.n' « Lôve tes yeux, O Sion; regarde autour de toi et vois ces flots de peuples qui viennent à toi» n Tanie XLIX\u201418,\" .MONSEIGNEUR, - MES FRERES J'aime à me rappeler en ce jour ces paroles du Prophète à la ville de Sion.Soulevant le voile de l'avenir, le Prophète \u2018voit les peuples qui se mettent en mouvement ct se hâtent de toutes parts vers la cité do Dicu.Ils viennent de loin et sont en grand nombre\u2014« Venient de longe.» C'est vers Sion qu'ils ont fixé leurs regarda, Sion, l'objet de lour amour, Sion, leur patrie, la Ville du peuple choisi' « Ezulta \u2018 Sion In réjouis-toi, cité.sninte, La 'mul-\u2018 titude ct la noblesso de tes onfants te pe- rent comme d'un vêtement de gloire « Omnibus his velut ornamento vestieris.» : O Canada ! O Montreal + Sion, ma Pa: - trio ! ne puis-je pas to dire avec le\u2018.Pro- ' I les pages de ton histoire : « Ldve ta tête « et regardo autour de toi ! Leva in circuit oculos tuos.n Vois tes enfants qui te viennent do tous côtés.u Æt vide,» regarde.Ils n'ont compté ni les distances ni les sacrifices « Venient de longew C'est c'est aussi un sentiment de foi qui lesani- me.Pourquoi viendraient-ils s\u2019agenouiller devant tes autels ?Salut, frères Canadions ! Nous vous reconnaissons à la no- blesso de vos sentiments.Soyes done les\u2019 bienvenus, compatriotes bien aimés ; 6 ma - Patrie, fais éclator ta joie, car jamais tu n'as été paréo d'un plus riche et d'un plus nimento vestieris.Nouveau Pouple de Dicu, vous aimes à relire les annales de votre Patrie pour fortifier votro foi ct raviver votre patriotisme.| Laissez-moi alors vous die ce que j'aime dans mon Pays, puis vous quo je souhaiterais à cot aimé Pays.Ce que j'aime,nh ! l'enfant pourra-t-il jamais dirc tout ce qu'il aime dans sa mère?Et qui le pourra quand ce pays qu'on appelle sa mère, est un Canada ?.Je m'ar- rûte donc à deux traits caractéristiques doux traits qui nous ont, toujoars distin\u2019 gués ct qui éclatont plus que jamais dans co grand et magnifique élan qui rsunit tout le Canada sous mes yeux, Foi ! Patriotismo! voilà les deux mot: qui fl >ttont sur cet toimmonso assombléo,main je les vois aussi flotter sur toute l'histoiro du Canada.Ils | expriment co quo j'aimo surtout dans mon établissements de DEM.Thibault, Lantier .ler, étaient ornés avec le goût \u2018le plus: ex- phète en co jour à jamais mémorable \u2018dans .l'amour de la patrie qui les amène, mais © superbu vêtement « omnibus his velut or: ° permettrez & mon amour filial do dire oe xs hod Vor.1V.pi LE FRANC-PARLEUR.pays: Son esprit de foi et son esprit de patriotisme.Son esprit de foi.\u2014Il m'apparait à toutes les époques de notre histoire.N'en soyez pas surpris ; le cœur religieux des Rois très-Chrétiens, en dirigeant vers le Canada les promiers navires et les premiers colons, se proposait plutôt d'y envoyer des apôtres que des soldats : «Nous nous proposons de faire chanter les louanges de Dieu dans ces déserts où le nom de Jésus-Christ n'est pas encore connu.» Ainsi parlaient et voulaient François ler, Henry IV, Louis XIII, Louis XIV.Voyous comment leur desscin a été accompli.J'aperçois un vaisseau qui remonte les eaux de notre grand fleuve\u2014je suis à la distance de trois siècles en arrière, c'est- à dire au premier jour do notre origine.Le St.Laurent, comme étonné ct saisi de respcot à la vue de ces étrangers, semble #'incliner pour leur lnisser un passage plus facile.Iotrépide Capitaine, qui es- tu ?d'où viens-tu ?où dirigo-tu ta course audacieuse ?quel dessio t'a poussé vers ces plages incounus et sauvages ?.Il aborde la rivo et son premier acte cst de tomber à genoux.Il baise avec respect cette nouvello terrre, ct cn prend possession au nom de Dicu en y plantant une croix au pied de laquelle il se prosterne avec tous ses gens.Saluez-le, mes frères.C'est le premier canadien.Jucques-Cartior vient de prendre possession du Canada ct de donner un nouveau monde à la France.Bientôt on le verra, ce nouvel apôtre, la croix à la main, parcourant les tribus sauvages, les catéchisant ct les gagnant à Jésus-Christ sou Muître.Le plus beau jour de sa vie sera celui où il portera sur lés fonds baptismaux le premier enfant qui reçoit la grâce du baptême dans ces terribles infidèles.Et si vous me demandez ol il a poussé ce courage ot ce dévouement, pénétrez avec moi sous les Inrges voûtes de l'antique cuthédrale de St, Malo.Voyez-vous ces soixaute-deux marins, marins, modestes ct recueillis, à genoux à la table saiute et recevant leur Dieu ?Cleat Jacques-Cartior avcc.scs compagnons qui communient avant de quitter la France.Ah! je ue m'étonne plus de leur force ct de leur dévouement.Ils portent nu cœur le Dieu qui donne la force aux héros ct le zèle aux apôtres.La source n'est pas turic, mes frères.Puissent les défenseurs et les héros de mon Pays ve jamnis l'oublier, Voilà la première pago de notre histoire, y respirez-vous assez l'Esprit de fui ?Si vous lises la seconde page de cette, brillun- te histoire, vous subirez invinciblement une impression religicuse devant la calme et imposante figure de Champlain, C'est lui ce grand chrétion qui fera la terreur des Huguenots et les chassora du pays pour les remplacer par une colonie françuise touto composée de catholiques.Dans sa dévotion pour la Rvine du ciel il fora élever unc chapelle qui portera la vom de Notre-Dame de Recouvrance.Lui aussi il se fera catéchiste, et il écrira à Henri IV: «La conversion d\u2019un seul infidèle vaut mieux que la conquête d'un royaume.» Il sera le premier qui fera sonner l'Angelus trois fois le jour\u2014« afin, dit il, de rappeler aux colons la pensée de Dicu.» A sa table, nouvel Augustin, il se fera lire la vie des Saints, et quand viendra le soir,ce père de la colonie assemblera scs enfants autour de lui pour réciter la prière cn commun et faire l\u2019examen de conscience.Touchante et picuse tradition de lu France et de nos Pères | Puisse-t elle 56 conserver toujours daus nos familles cuna- diennes.oC O cité de Québec, ville canadienne, sois \u201cfier de ton noble ct picux Fondateur ; et puisse-tu toujours, comme tu l'as su faire jusqu'à présent, couserver intact et vif dans le cœur de tes enfants l\u2019amour de ces rares vertus ct de son noble dévouement.C'est la deuxième page de notre histoi- Te, y respirez-vous assez l'esprit de foi ?Il est une Vertu sur la terre qui grandit l'homme au-dessus de lui même ot le porte à la hauteur des anges ; uno Vortu qui fait rayonner au front un trait de céleste beauté ct communde Jo respect et l'admiration ; uno Vertu au.souffle de laquelle germent les affections pures cet saintes qui inspiront les grands dévouc- ments et enfante les héros ct les saints ; une Vertu, rayon échappé du éonr de Dieu, qui conserve à l'intelligence toute sa limpidité et sa fraicheur, rien de terrestre : rien de souillé ne s'attache à son blanc vêtement.Ventulo sacré, debout sur l'autel du cœur, elle entretint lo feu du cicl en faisant épanouir autour d'elle lo germe do toutes les vertus chrétionnes.Vous l\u2019avez nommée cette fleur tombée des cioux en la saluant pour la première-fois au front sadioux de Cells dont Montréal s'honore de portor le nom, vous l'avez saluéo bril- laut au front de notro glorieux Patron Saint Jean-Buptiste.Mais salucz-là encore au front du Fondatour do Montréal.Apparaissez noble de Maisonnouve avec le blanc lis.de votre chasteté! Je no veux plus d'autre éloge de votre esprit,do foi de votre religion.On vous a vu à genoux faivant votre vœu héroïque ! Relevez-vous, je com- © prends maintenant l'admiration et le respect qui vous accompagnent partout ; je ne m'étonne plus de cette rare sagesse qui distingue tous vos uctes et de cette asceu- daut que vous exercez sur tous ceux qui vousapprochent.Je comprends ce généreux dévouement qui vous fait exposer mille fois votre vie pour les vôtres.Cette Place d'armes\u2019que j'ai sousles yeux, n'est plus une énigme pour moi.Nobles Compaguons de ce Hét 18 chrétien, vos cendres ne frémissent-clles pas en m\u2019entendant parler des vertus de votre héroïque chef ct ne me repondez-vous pas du fond de votre gloricuse poussière.«Qui unoux étions chrétien à la suite de M.de Maisonneuve ; nous avions l'esprit de foi, nous étions français l\u2014Kcrivez douc à la wère patrie, missionnaires de Ville-Marie « Nous n\u2019avions tous ici qu'un cœur pour nous aimer etjou servir Dicu.C'est le temps de la plus pure aurore de I'Eglise.Les démons out fait place aux anges.»\u2014Salut noble ot glorieux Fondateur do Ville-Marie ! à qui revint avant tout ce magnifique élogo ! dJ'incline devant vous le drapeau de mon pays sur lequel vous avez fait briller le rayon admirable do votre virginalo pureté.À geuoux comme vous ct devaut vous nous proclumons votre gloire et nous vous corivions à n'être plus seulement le fondu- teur ct le père de Ville-Marie, mais encorc son patron ctson gardien.T'ant que nous verrons germer au cœur des Canadiens votre noble vertu, nous pourrons saus inquiétude coutewmpler l'uvenir.\u2014Nons avous terminé uotre troisième page d'histoire, y avons-nous assez respiré l'esprit de fui?L'arbre est planté grâce à ces trois hommes ln foi a jeté ces racines dans le sol du Canada, Croissez arbres magnifiques, vos ramcaux iront se développant et se multipliant jusqu'à cette époque où il nous a fullu changer de drapeau suns changer de croyance.La tempête fut longue et terrible, mais l'arbre ne sera pas déraciner, le Canndien ne se rendra qu'à la condition formelle qu'on lui « garantisse le libre cx- crcice de sa religion.» La foi sera toujours la grande assise du Canada, ct cette quatrième page de mon histoire n'est-elle pas encore toute cmbau- méc du parfum de l'esprit de foi ?\u2014De- mandez-le à nos vainqueurs?Depuis lors, cet esprit n'a pas disparu.Dans ce siècle d'apostasie des peuples, à cet époque où un grand nombre de nations ont renié Dieu, ct levé l'étendard de la révolte contre le Christ et son Eglise, le Canadien n\u2019a pas pris place dans lours rangs, il n'a pos cseayé do chasser Dicu de son foyor ; il cst resté avec sa foi, on dirait même que les borucs do son pays sont devenues trop étroites pour contenir les battements reli- gicux du son cœur.Voyez ses missionnaires abordant des plages inconnues ct rivalisant de dévoucment avec ceux de lu mère Patrie.Contemplez ses légions de vierges affrontant les glaces du nord ; ou semant à pleines mains autour d'elles l'instruction ct l'amour de Dicu ; ou prodiguant partout la charité de leurs cœurs, qui panso les blessés et guérit les malades, Que ne dirais-je pas, si je voulais êtro infini ?mais c'estassoz.Toutefais un rayon de cette couronne de foi qui brille au front de ma patric, captive encore mes regards ct mo force à parler.Il est vivant dans votro souvenir ce jour d'impérissable gloire où nos jeunes liéros, prenant la croix et l\u2019épéc du croisé, volèrent au sccours de I'immortel Vicillard.Demandez à la France qu'ils ont traversée et qui a reconnu cn eux lo sang de ses anciens Preux ; demandez même aux cnuemis frémissants do la papauté qui ont insulté peut-être ces Pélcrins belliqueux ; allez frappez à la porte du Vatican et demnndez au cœur de Pie IX, car lui plus que tout autro a su apercevoir le motif qui conduiguit nos Braves.Demandez à tous ces témoins quel feu brûlait aux cœurs de ces jeunes hommes, tous vous répondront jusqu'aux vagues de l'Océan qui les ont ussaillis, tous vous diront leurs cœurs étaient pleins de foi ; l'amour de l'Eglise en faisait des héros! O Canada, incline ta tête; avec quel bonheur je dépose sur ton front In couronne de la foi.Puissent tes cnfants l'y souteuir toujours ct n\u2019en laisser jamais s'amoindrir le magnifique éclat.Car n\u2019oublic pas que c'est à lu religion que tu dois ta vie et la gloire de ton passé ot que c'est sur Elle que doit reposer ton nvenir.Frères bien-aimés, peuple chrétien de ton berecau, chrétien jusqu'à co jour, sois-lo jusqu'à ln fin, soyons comme nos Pôrcs les missionnaires des Rois de France.Affirmons ici notre apostolat par une conduite franchemont ct yoblement chréticnue.Et vous, frères qui no vivez pas sous notre beau ciel du Canada, n'oubliez pas votre mission OL oxercez, en d'uutres contrées, votre noble ministère.Souvenons-nous tous ct partout que nous sommes nés aux flots d'apôtres et que nous sommes un peuple d'upbtres.Nous tenons notre mission des Rois de Franco, et la lour ils Ia tenaiont de Dieu.Maintenant ai-je besoin de vous dire quo notre Canada porto aussi la couronne du patriotismo ?Autant vaudrait vous prouver que la fleur s\u2019épanouit sur lu tige, que lo fleuve nait de la source.Tout peuple qui aime sa religion aime son pays.Qui dit « Religion, » dit « Patrie.» Aussi dès le commencement je vois le drapeau national se dresser à côté de lu croix et ces deux invincibles Tuteurs de la Patrie soutiennent jusqu'a nos jours Ja marche du peuple canadien-français.Il faudrait recommencer la lecture de notre histoire si nous voulions tracer le tableau fiddle des œuvres d'éclat qu\u2019a fait l\u2019amour de la Patrie dès le berceau de notre nation.Vous apparaitricz encore, magnanimes figures de Jacques-Cartier, de Champlain, et de M.Muisonnouve ; mais ce sernit nous attarder dans une course qui deviendrait trop longue.Je ne vous parlerai pas même de cette héroïque Lambert Closs ct Charles Lemoine, qui portèrent si souvent la terreur dans le camp Iroquois.Saluons seulement en passant le dévouement national porté à son suprême héroïsme dans l'immortel Dollart qui meurt avec ses 17 braves pour sauver le pays.Saluons encore l\u2019arrivée de cet intrépide de Denonville qui comptera bicutôt autant do victoires que les ennemis comptont de postes armés dans le pays.Partez, vaillant d'Iberville avce votre mesquin vaisseau, ct revenez avec 3 vais- sceaux conquis sur l'ennemi.Passez tout entière, brillante phalange des Iéros, uous saluons & vos fronts vos couronnes de gloire, mais vous 8tes 4 jumnis des monuments immortels élevés au dévouement, à la patrie, à travers toutes ces gloires.À travers toutes ces gloires j'arrive au temps de la Conquête.La conquête ne scmblnit-clle pas devoir marquer le terme de ln nationalité eanadienne ?Qu'est-ce que 70,000 âmes luissées seules loin de la mère-patrie, en fuce d\u2019un puissant vainqueur qui a juré leur perte ! Mais un peuple ne meurt que lorsqu'il le veut, lt le peuple Canadien ne voulut pas mourir.Il tombo, muis il dit en tombant, je ne meurs pas, et sa chute est plutôt celle d'un triomphateur que d\u2019un vaincu.Aussi entendez lu fierté de son langage: «nous nous rendons à la condition « qu\u2019on gurantira notre langue, nos usages, nos institutions » en un mot ce qui fait un peuple.La nationalité! Et le Canada ne mourut pus ! Il demeurera comme un témoin irréeu- sable de ces nobles combats, -ce Drapeau magnifique dont les glorieux lambeaux aconteront à la postérité un des plus beaux triomphes qu'uit enrégistré notre histoire, le triomphe de Curillon.Sulut, noble Drapeau de Montcalm ot de De Vaudreuil ! .C'est là ce que je pourrais appeler nos luttes de sang que notre esprit de patriotisme soutint avec tant d'énergie et de noble grandeur.Abordons maintenant nos luttes morales?Si le temps, si le lieu, si mille autres circonstances me le permettait je retracerais ici devant vous un long chapitre de notre histoire, ct vous verriez toujours à chaque page sous les cfforts multipliés ct sans cesse renaissunts pour comprimer le feu de la wationalité canadienne, cette flamme, prendre un nouvel essor sous lu pression qui lu contient, ct s'élever toujours aussi ardente ct toujours aussi belle jusqu'à cette journée, où, réunis dans un même faisceau, vous venez affirmer aux yeux du pays tout entier que l'amour de ln Patric est immortel dans vos âmes.Eun effet, si je vous demandais aujourd'hui quel cst le motif de votre démarche, 4 quelle voix vous avez répondu, Vous, infatigables, généreux cet intolligents organisateurs de cette mémorable journée, pour appeler vos fréves; ot vous, caurs vraiments canadicus, pour accourir des quatre coins de l'Amérique, que me répondricz-vous ?Une voix s'échapperait de tous les cœurs pour me dire: ah! la Patric cst une Mère, et quand celle ouvre ses bras en appelant ses enfants, toute distauco disparait, toute difficulté s'évanouit, ct l'on n'a qu'un cri, qu'un chant pour redire: amour à notre Mère ! fidélité à notre Patrie! J'avais donc raison de saluer l'esprit de foi et l\u2019esprit du patriotisme m'apparaissant brillant ct pur à toutes les époques de notre histoire.O Cunada, incline la tête.Avec quel bonheur je dépose à ton front cette deuxième couronne, « le couronne du patriotisme.» Et pour que jamais cette dou- blo royauté ne tombe do tn tête, Inisse-moi te diro rapidement les vœux que je forme pour Toi.Le passé, quand je le considère à la douce lumière du foyer domestique qui est toujours lu principe du flambeau national, ce passé sc révèlo à moi avec des traits quo mon cœur admire.Humble simplicité de nos aïcux, que j'ajine à vous contempler avec cette parure modeste que lu vertu embellit bien plus que les dorures et les diamants ! Sobriété et tempérance admira- blo qui avez entretenu aux cœurs de nos pères et la force du corps ct lu noblesse des sentiments.Amour inviolable de la Justice, détachement sacré de l'or qui mo rappelle cotto époque mémorablo où l'on pouvait exposer sur le chemin public lo trésor pordu, ct od la porte n'avait pas besoin de serrure pour garder los riohosso du foyer domestiquo! « Amonr sacré do la patrie qui attachait au sol natal dont on s'éloignait que pour d'indispensables nécessités, et vers lequel ou reveuait toujours les larmes aux yeux et la joie au cœur.Voilà quelques traits de ce passé que j'admire et qui a fuit la gloire ct le bonheur de nos ancêtres, sortez de vetre tombcau grande figure de Champlain et de De Maisonneuve; je viens de dire ce que vous avez vu ct fondé, dites-moi maintenant ce que vous voyez A votre tour, sommes-nous les enfants de nos pères?Les fleurs de vertus qu'ils nous ont léguées ne se sont- elles pas étiolées dans nos mains?Je vois les Fondateurs de notre pays promener gravement leurs regards sur lo Canada et de leurs lèvres tombent ces trois mots que de leur part je vous confie : « Justice \u2014 Tempérance \u2014 Modestie \u2014 Simplicité.» Puissent des lèvres sacrées de nos Pères ces mots tomber dans vos cœurs, Puisque j'ai évoqué de leurs tombeaux le souvenir de nos Pères, puisque ce sont leurs exemples qui doivent nous animer à l'accomplissement de nos devoirs ct à la pratique de leurs vertus, que j'aimerais à s'élever nu miliou de nous leurs vénérables images dont la présence serait pour nous un perpétucl enscignement, do même qu\u2019elle redirait aux étrangers les principaux faits de notre gloire.J'ai trouvé partout écrit sur l'airain et gravée dans le marbre l\u2019histoire des peuples de lu terre ; et les cités ct les nations moutrant avec orgueuil les status de leurs fondateurs et de leurs héros ; ct moi, Canadien comme \u201cun pauvre orphelin qui n\u2019a plus ni père, ni mère, je regarde ct je cherche, je cherche en vain quelque monument qui me rappelle le souvenir de ceux qui m'ont donné le jour.Je vous cherche, intrépide Cartier ; je vous cherche, immortel Champlain; je vous demnude, pieux De Maisonneuve; M.Olier, où êtes-vous ?vous le premier ct le véritable fondateur de Montréal, puisque M.De Maisonneuve n'était pas votre représentant.Je regarde, j'écoute, et je n'ai que le désert et le silence de nos places pour réponse.En vain sur lu terre qu\u2019ils nous ont donnée les images de ceux auxquels nous devons et la gloire du passé ct l'espérance de l'avenir.Ah! dressez donc sur vos places publiques des monuments qui parlent et qui racontent à nos neveux les grandeurs de notre histoire.Laissez-mtoi vous exprimer un dernier souhait pour attacher à jamais les deux couronnes de Ia Foi et du Patriotisme au front do la patric.Puisque la Fête d\u2019au- Jjourd'hui doit s'appeler vraiment une fête de famille ct que le Canada peut saluer ses enfants vonus do toutes parts.O qu\u2019un lien de charité fraternelle ct de la plus étroite union embrasse cetto chère et bien-aimée famille canadienne; qu\u2019elle confonde dans un même sentiment tous les cœurs ct fasse sortir de toutes les bouches le chant d'union : Soyez tous frères et que dans l\u2019unité, nous puissions à l\u2019avenir une force invincible.Peut-être si quelquo nuage a terni notre gloiro il sorait permis d'accuser le souffle de la discorde que nous avons laissé se glisser parmi nous.\u2026Ô Mais dites-vous c'est de la politique.Pardon.Prédicateur de l'Evangile par la grâce de Dicu, jo n'ai pas de politique \u2014uma politique est de n\u2019en avoir pas\u2014ou plutôt, oui, j'ai unc politique, et je ne crains pas de vous l'offrir comme base de toute vraie ct sage politique ; Car si la \u201cvôtre n'est pas fonddo sur clle, quelle qu'elle soit clle ne produira que des ruines en attendant sa propre destruction.Vous voulez savoir mon dogme politique ?le voici : « Notre père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sañctifié, quo votre règne arrive, que votre volonté soit faite sur la terre comme au ciel ! ! n Et comme toute poli- que sc résume dans un drapeau, vous me demandez mon drapeau ?« Un jour le St.Laurent débordait et menaçait d'engloutir au sein de ses flots les premières habitations de notre naissante colonie ; près de ses ondes furicuse un homme est à genoux.« Ô Diou, s\u2019écrie-t-il, sauvez Ville-Marie, et nos mains élèveront À votre gloire sur le sommet de la montague la croix de votre Fils, témoignage de notre reconnaissance.» Le flot s'arrêta et trois jours après, gravissant la monta;me, monsieur De Maisonneuve portait lui-même sur ses épaules ct plantait au sommet du u Mont Réal » cette croix qu'il avait promise à Dieu.Longtemps ce drapeau flotta sur la petite colonie, Il disparu depuis ct il n'a pas roparu.Vous me dumandez mon drapeau ?Le voici : ctc\u2019est ce drapeau planté par une main si chère que je viens vous offrir de relever aujourd'hui.Vous voulez un monument qui rappello cette journée ?En élsverez-vous un plus noble ct plus digne de vous ?La croix est le symbole de la charité et do l'union.Elevezla donc de nouveau sur Je sommet de votre montagne ct que de ses doux bras étendus elle protégo toujours Montréal, olle protége toujours lo Canada ot tous sos onfunts quelque soit lo pays ou la torre qu'ila habitent, cette pen- ado cet vraiment religieuse ot pleine de pa- triotismo cllo ost toute canadicone, et la | meilloure prouve que jo puisso on apporter, c'est quo, monscigueur, colle a trouvé un écho toute favorable dans votre cœur de père ; vous y avez souri avec bonheur et nous vous prions de ln consacrer de nouveau en répandänt sur uous votre bénédiction qui, en assurant la réussite de ce projet, dounora pour jamais au Cuvada le plus beau symbole de la foi religieuse ct de patriotisme national.Ce sermon éloquent et patriotique fut vivement guûté et admiré de tout le mon de.Ce discours, le premier qui fut pro- noneé ce jour là, du haut de la chaire de vérité.\u2018inaugura dignement la fête, et ouvrit la voie aux autres orateurs, qui ont, en si grand nombre, pris la parole le jour même sur le Champ-de-Mars et au bau- quet, et le lendemain à la convention.(A continuer.) AVIS AUX LECTEURS.Nous informons nos lecteurs que nous laissons de côté une foule d'articles éditoriaux, correspondances, ete, afin de leur procurer le plaisir de lire le compte-rendu complet des fêtes de lu St.Jenn-Baptisto, que nous extrayons do la Minerve ct du Bien-Public, dont les rapports sont les plus complets de tous coux qui ont paru sur les journaux de cette vilio à propos de cette grande démonstration nationale.L'abondance des matières qui ont dû figurer dans ce numéro nous oblige à renvoyer à la semuine prochaine un compte- rendu sur I\u2019 Assemblée Générale de 1'Union- Allet qui s'est tenue à Montréal, le lendemain de la St.Jean-Baptiste, ce compte- rendu est spécialement destiné à la publicité du uFranc-Perleur » Edward C- Goff.Ecr., Directeur Gérant de la Compagnie d'Assurance d Canada, Montréal, surance du Cher Monsieur, Au nom de mon paroission, M.Bonjamin Villeneuve dont ln résidengo, que je lui ai venduo lo printemps dernier, a été détruite par le fou, il y a quelques jours, je vous offre de sincères remerciements de In manière prompte et honorable dont vous nvez rôglé ses réclumutions, et en même temps je désire vous féliciter de votre habilo direction de votre compagnie, de ln promptitude que vous tucttez à règler les réclamations ct surtout du succès qui a couronné lcs efforts que vous avez fuits pour engager nos eultivateurs à protéger leurs propriétés par une police d'assurance.Jo prends grand plaisir à recommander la Compagnie d'Assurance Agricole du Cunada à nos cultivateurs comwe une compagnie sure ct digne de confiance, et j'espère que le public en général lui donnera l'encouragement que, suivant moi, clle mérite à juste titre, Votre dévoué, Joun FLETONER.- OOMMENT LES VIEILLARDS ET LES INFIRMES SONT AIDES PAR LE SIROP COMPOSE D'HYPOPHOS- PHITES DE FELLOWS.Pendant la viguour de la jeunesse, ln dépense de puissance de l'esprit (qui est le siége réol de In force humaine) est balancée par l\u2019activité des fonctions nutritives, sans l'aide de la science.Mais le temps, cot éternel dissipatour de In raison commo des événements, mot une limite à ses pouvoirs, et c'est à cotte époque que la science peut prêter à l'homme l'aide voulu et lui rendre l'énorgio évanouie.Tout offort de l'esprit, tout acte du corps détruit un élément correspondant du système nerveux, et puisque cotto combinaison d'Hypophosphite donne réellement le vis vitæ au corps, elle doit soutenir le mécanisme humain lorsque la vigneur de la jeunesse est passée.NAISSANCE.\u2014En cette ville, samedi, le Z7 ult, madame Adolphe Ouimot, uno flo.\u2014En cette ville, le 19 ult, madame J, Bie Labelle, un (ls.Mnriago.\u2014A Bt, Albans, Vormont, le D Juin, par Sa Grandeur Mgr.Rappe, Frédéric Houde, Ecr., co-propriétaire rédacteur du Foyer Canadien, de Worcester, Massnchunetts, à Delle Kate Dougherty, de 8t.Albans, Acte concernant la Faillite de 1869.Dans l'affaire do A.BOURQUE, de 8t.Clet, Commerçant, Failli.Uno promière et dornière feuille de dividende n été préparée, sujette à objection, Jusqu'à luadi, le Mme Jour de Juillet courant, lequel jour le dividende veru payé.L.JOS.LLAJOIE, Hyntlo OMelel, Lil f pa at Acte concernant la Faillite de 1869.Dans l'affiiire de ADAM ARCHIRALD, de ln OLté do Mantrônl, Camimerçant, Failli, Uno trotsièmo ot dornière foulllo «to dividende a 6t5 prépardo, nujotto à objection, Jusqu'à Jeudi, lo necond jour ce Juillet prochain, après lequel Jour le dividorde sora payé.JAMES TYRE, Byndic OMciel.Montréal, ler Juillet, 1861, Montrdal, 11 Juln, 1874.\u2014 \u2014 +.Suivant ln Requisition du Statut 37 Victoria, chapitre 3, avis est par les présentes donné que, jusqu'à cette date, des certifients pour Licences d'Auborges ont été accordés aux Iuquérants dout les noms suivent, CHS, DE CHANTAL, Secrétaire, Commixanires des Licences.Montréal, 2 Juillet, 1874.QUARTIER EST.N.Robillard, 27, rue des Commissaires.QUARTIER CENTRE.François Archambault, 30, rue St.Jacques.Joseph Quevillon, 56 et 58, do François Xavier Valade, 31, Côte St.Lambert.QUARTIER QUEST.George Quinn, 4, rue des Communes.Sunice Woodward Hovey, veuve de Charles Chaney Church, 243, rue McGiil, Rose Ann Bruen, veuve de Humphrey MacFarlane, 390, rue Notre-Dame.QUARTIER ST.ANNE.Peter ITixgins, 21, rue Brennan, Charles South, 25, rue du Colléze.Amable Turcot, 55, rue des Communes.Joseph Guilfoyle, 147, rue des Scigueurs.Régis Vinette, 207, rue Wellington, Thomas O'Connel, 307, rue Willinm, Hugh McKinley, 517, do QUARTIER ST.ANTOINE.Moïse Paquette, 7-49, rue Craig, Benjamin Murgatroyd, 794, Craig, Timothy O'Brien, 7654, do Narcisse Derepentigny, 19, rue Lamontage, Francis James Summer, 87, do Jean Baptiste Morin, 221, rue des Seigneurs.Edward Scanlau, 178, rue St.Bonaventure Patrick Fagan, 83, do Joseph Maudurat, 1.44, do Elzéar Plante, 175, do Emilia Reichster, veuve de Gustave Ruckwart.Léon Belleville, 639, rue St.Joseph.Alfred Paré, 383, do George Frédéric Reniger, 669, do Thomus Bowes, 21, coin Workman ct Fulford, QUARTIER ST.LAURENT.Michael Patrick Liverty, 106, rue Bleury, Michael Moriarty, G91, rue Craig, Thomas Quinn, 703, do Joseph Moran, 551 do Maxime Lebeau, 242, rue St, Laurent.Jean Baptiste Delcourt, 620, do QUARTIER ST.LOUIS, Piorre Emcry Ste.Marie, 483, ruc Craig, Norbert Paquin, 566, rue Ste, Catherine.Isabelle Moir, veuve de Noel Pratt, 183, ruc Ste.Catherine.IR Jean Raptiste Hupp, 137, rue St.Dominique.: ; QUARTIER ST.JACQUES.Japhet Gigucrre, coin Amherst et Mignonne, .Onésime Ménard, 210, 210$, rue Lagauchetière.Daniel Collins, 311, do John Connolly, 234, do Eusèbe Schiller, 164, do Clément Lapointe, 328, ruc Ontario.Joseph Galipeau, 485, ruc Ste.Marie.QUARTIER STE.MARIE.Michael Andrew Mullin, 104, rue Lagauchetidre, Louis Lapointe, 279, ruc Ontario, Cléophas Vidricaire, 14, Carré Papincau, 5 LICENCES POUR EPICERIES ET AUBERGES Les Commissalros des Licences sont prèts à recevoir ot examiner les applications pour Licences des Epiceries et Auberges Les Roquérants scront fournis avec les Binnes de Roqu.te requis par ln Lot pour les ditos Liconcen des Epleorios et Auberges au Burenu des suadits Commisanirosn des Liconcos seulement.No.63, Rue 8t.Gabriel.Par ordre, CHAS.Ds CHANTAL, Recrétaire.Commissalro dos Licences, | Montréal, 16 mars 1874, J LICENCES DES AUBERGES 04 Vor.IV.\"IV.LE FRANC-PARLEUR.No.61 - \u2014 mel Time mnt \u2014 \u2014 \u2014 ANNONCES NOUVELLES.MARCHANDS-TAILLEURS.FERRONNERIES oo PH ; \u2014 urvorsenaus, «0 M.T.SARAULT, HE Ce 400, RUE NOTRE-DAME, 400 + .À - ,| FERRONNERIES!! ~~ À CS .MONTREAL MARCHAND-TAILLEUR FERBLANTERIES! ! Ep Las 5 LIGENSES DES AUBERGES.+e AVIS PUBLIC est pur les présentes donné que les Requérants dont les noms suivont ont fait application aux Commissaires des Licences pour certificats do Licences d'Auberyes dans les propriétés portants les Numéros ct situés dans\u2018les rues npposées vis-à-vis leurs noms respectifs.QUARTIER CENTRE.Requérants.Numéros.7 Rycs.>.Henry MoVittic.i.\u2026\u2026oeseccssecssorce 301 Notre-Dame | a Fagnçois-Xavier Valado.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026ee 31 Cote St.Lambert QUARTIER ST.ANNE, Requérant.Numéro.Rue.John Stevens Wood8.\u2026.\u2026.\u2026\u2026orsccaccseur 31 St.Maurice QUARTIER ST.LAURENT.Ttequérant.Numéro.Rue.Gustave Mallgt.arocsossessenerse ees 573 Craig QUARTIER ST.JACQUES.Requérant.Numéro.Rue, Silvain Grospeaud.ccieueeenes ce renes cose 193 Craig _ QUARTIER STE MARIE.Requérant.Numéro.Rue.Edward Holmes.vocnrvess voncescue vo.333 Ste.Mario Toute personne ayant des objections à faire à ln confirmation des dits certificats et l'octrui des dites Licences sont par les présentes notifiées es invitées d'adresser leur dites objections aux commissaires des Licences susdits à leur Bureau, No.63, Rue St.Gabriel en cette cité daus les huits jours suivant SAM IEDT, le 4 JUILLET courant, étant lo dernier jour de ln publication de cet avis.Par ordre, CHS.Dr CHANTAL, Sce.Commissaires des Licences.Burcau des Commissaires de Licences, No.63 Rue St.Gabricl.=, bc a CH Ja EE as «l3E 387 DES EPICERIES, \u2014_\u2014\u2014\u2014 AVIS PUBLIC cst par lcs ) résentes donné que les Requérants dont les noms suivent out fait application aux Commissaires des Licences pour certificats do Licences d'Epiceries duns les propriétés portant les numéros et situés dans les différentes rues apposées vis-à-vis leurs noms respectifs, QUARTIER ST.ANNE, Requérant.Numéro.Rue.John Sullivan.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.ucrrercseenoras canes 46 Colborne QUARTIER ST.LOUIS.Requérant.Numéro.Rue.Benjamin Holdbrook .\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026\u2026.c.eesseccere 119 St.Constant QUARTIER OUEST.Requérant.Numéro._ Rue.Joseph Poupart.\u2026\u2026\u2026.\u2026\u2026.erccscrccssocncese 18 Des Enfants T'rouvés QUARTIER ST.ANTOINE.Requérant.Numéro.Rue, Michacl Hayes.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.erecescccccrs 501 St.Joseph QUARTIER ST.JACQUES.Requérant.Numéro.Rue.Arthur Chalut ct Cléophas Leclaire.Coin Montcalm ct Ontario QUARTIER STE.MARIE.Requérant.Numéro.Rue, Eustache Monty ct Augustin Tétrault.294 Mignonne, coin Durham \u2014\u2014\u2014\u2014 tr rer Toute personné ayant des objections à fuiro à la confirmation des dits cortificats ct l'octroi des dites Licences sont par les présentes notifiées ct invitées d'adresser leur dites objections aux Commissaires des Licences susdits à leur Bureau, No.63 Rue St.Gabriel en cette Cité dans les huit jours suivant SAM EDI, le 4 JUILLET courant, étaut le dernier jour de lu publication de cet avis, Par ordre, \"CHS, DE CHANTAL, Secrétuire, Commissaires des Licencesmem he Ue shail ate Whe, ANTI - CHOLERIQUE ¢ Ou remède contre le-chuléra) En vente sculemont à lu DIARNACIE G\u2026ascow.Le célèbre remède du Dr.Hamlin, contre le CHOLERA, avec los instructions complètes do son usage dans los différentes .| ériodes de cotte malndio, Prix \u2026evco.cuvees +.« Thoets.DESINFECTANTS ! 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