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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
vendredi 7 août 1874
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Franc-parleur. --, 1874-08-07, Collections de BAnQ.

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[" \u2014\u2014 F À 7\u201d Von iv été in a dû flr ABCNNEMENTO, \u2014 ie.UN AN., 4 Canada.\u20260cosossasessosenssans000s $3.00 Etats-Unis (en or) s.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.3.50 (payable d'avance.) :l six Mois.Canada.\u2026 Etats-Unis Vendu dans les dépôts 3 cts, +\u2018 Les \u2018frais de poste ne sont pas compris 1j dans les trois cas.RE, N.B.\u2014 L'abonnement et les frais de poste pour l'Europe et les Etats-Unis sont nvariablement payables d'avance.L'Edition paraît le mardi et le vendredi K#\"\"Voir notre annonce à la quatrième page.Bureaux : 22, RUE SAINT-GABRIEL.Co 5 ADOLPHE OUIMET, \u2018 RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.No, 71 tu TARIF DES ANNONCES.\u2014 ; | \u2018 Premidre insertion, par ligne.so.180.081, Chaque insertion suivante par ligne.oo2 Une remise libérale est accordée pour les annonces à long terme, Toute correspondance, ete, doit être munie d'une signature responsable.REDACTION, Leslettreset manuscrits destinés à la rédaction doivent être adressés M.Avocrix OutaintT RÉDACTRUR-KN-Cuu# du Journal Le Franc-l'arteur, Les manuscrits déposés ne sont par rendus Ad Aou Prix : $3.00 rar An FERRGRD AVIS.Nous prions nos abonnés, tant ceux des villes que ceux des campagnes, de ne pas oublier que depuis le premier Mai, le premier semestre de leur abonnement au \u201c Franc-Parleur\u201d expiré.est Nous comptons sur leur ponctualité à remplir leurs obligations, comme par le passé.En accomplissant un devoir, ils auront le mérite de nous.rendre un service.Feuilleton du \u201c Franc-Parleur\u201d LE DOCTEUR OX.(Suite) En parlant ainsi, le bourgmestre, sous l'empire d\u2019une surexcitation extraordinnire élevait la voix au diapason de ln colère.TI était furieux, ce digne van Trieasse, ot certainement, on dut l'entendre du dchors.Enfin, hors de lui, voyant que le docteur ne répondait pas à s08 provocations : « Venez, Niklausse, » dit-il.Et, fermant la porte avec une violence qui ébranla la maison, le bourgmestre entraîna le conseiller à sn suite.Peu a peu, quand ils curent fait uno vingtaine de pns dans In campagne, les dignes notables se calmèrent.Leur marche z6 ralentit, leur allure se modifia.L'illumination de lour face s'étoismit ; de rouges, ils redevinrent roses.Et un quart d'heure après avoir quitté l'usine, van Tricasse disait doucement au conseiller Niklausse : « Un aimable homme que ce docteur Ox.Je le verrai toujours avec le plus grand plaisir.» : VI.-Où Frantz Niklnussc et Suzel van Tricnsse forment quelques projets d'aventr, Nos lecteurs savent que le bourgmestre avait une fille, Mlle Suzel.Mais, si perspicaces qu\u2019ils soient, ils n\u2019ont pu deviner que le conseiller Niklaussce nvait une fils, M.Frantz.Et, l\u2019oussent-ils doviné, rien ne pouvait leur permettre d'imaginer quo Frantz fut lo fiancé do Suzel.Nous ajouterons que ces deux jeunes gons étaient faits l'un pour l\u2019autre, et qu\u2019ils s'aimaient comme on s'aime à Quiquendone.Il ne faut pas croire que les jounos cœurs | ne battaient pas dans cette cité excoption- nello ; seulement ils battaient avec une certaine lenteur.On s\u2019y mariait comme dans toutes les autres villes du monde, mais on y mettait le temps.Les futurs, avant de s'engager dans ces liens torribles, voulaient s\u2019étudier, ct les études duraient au moins dix ans, commo au \u2018collége.Il était rare qu'on fit « regu » avant co temps.Oui, dix ans ! dix ans on se faisait la cour ! Est-ce trop, vraiment, quand il s'agit de selier pour ln vie ?On étudie dix ans pour être ingénieur ou médecin, avo- ent ou conseiller de préfecturo, et l'on voudrait en moins de tomps acquérir les connaissances nécessaires pour faire un mari ?C'est inadmissible, et, affaire de tempérament ou do raison, les Quiquondoniens nous paraissent être dans lo vrai en prolon- gennt ninsi lours études.Quand on voit, duns les autres villes, libres ot ardeutes, des mariages g'accomplir en quelques mois, il fant haussor les épuules et s'empresser d'envoyer ses garçons au collégo et ses filles au pensionnat de Quiquendone.On no citait depuis un demi-sidele qu'un seul mariage qui coût été fait on deux ans, et encore il avait failli mal tourner ! Frantz Niklausse nimnit donc Suzel van Tricasso, mais paisiblement, comme on ai- we quand on a dix aus devant soi pour acquérir l'objetaimé.Toutes les semaines, une seule fois et à une heure convenue, Frantz venuit chercher Suzel, et l l'ennnc- nait sur les bords du Vaar.Il avait soin d\u2019emporter sa ligne à pêcher, et Suzel n'avait garde d'oublier son cariovas à tapisserie, sur lequel ses jolis doigts mariaient les fleurs les plus invraisemblables.Il convieut de diro ici que Frantz était un jeune homme de vingt-deux ans, qu'un léger duvet de pêche apparaissait sur ses joucs, ct enfin que sa voix venait à peine de descendro d\u2019une octave à une autre.Quant à Suzol, clle était blonde ct rose.Elle avait dix sept ans ct ne détestait pas de pêcher à la ligne.Singulière occupation que celle-là, pourtant, et qui vous oblige à lutter d\u2019astuce avec, un barbillon.Mois Frantz aimait ccla.Ce passe-temps allait à son tempérament.Patient autant qu'on peut l'être, sc plaisant à suivre d\u2019un œil un peu rêveur le bouchon de liége qui tremblait nu fil de l'eau, il savait attendre, et quand après une séance de six houres, uu modeste barbillon, ayant pitié de lui» consentait enfin à se laisser prendre, il était heureux, mois il savait contenir son émo tion.; Ce jour-là, les deux futurs, on pourrait dire les deux fiancés, étaient:assis sur, la berge verdoyante.Le limpide Vaar murmurait à quelques pieds au-dessous d'eux.Suzel poussait nouchulemment son aiguille À travers le canevas.Frantz ramcuait au- tomutiquement sa ligne de gauche à droite, puis il la laissait redescendre le couraut de droite à guuche.Les harbillons fajsaient dans l\u2019eau des ronds capricieux qui s'entrecroisaient autour du bouchon, tandis que l\u2019hameçon se promenait à vide dans Jes couches plus basses, De temps à autre : : « Je crois que ça mord, Suzel, disait Frantz, sans aucunement lever les yeux sur la jeune fille.IY \u2014Le croyez-vous, Frantz ?répondait Suzel, qui abandonnant un instant sou ouvrage, suivait d'un œil ému In ligne de son fiancé.\u2014Mais non, reprenait Frantz.J'avais cru sentir un petit mouvement.Je me suis trompé.\u2014Ça mordra, Frantz, répondait Suzel de sa voix pure et douce.Mais n'oubliez pas de « forrer » à temps.Vous êtes toujours en retard de quelques secondes, ct le barbillon en profite pour s'échapper.\u2014 Voulez-vous prendre ma ligne, Suzel ?\u2014 Volouticrs, Frantz! * \u2014 Alors donnez-moi votre canevas.Nous verrons si je scrai plus adroit 3 l'niguille qu\u2019à l'hamegon.» Et ln jeune fille prenait la ligne d\u2019une main tremblante, ct le jeune homme faisait courir l'aiguille à travers les mailles'de In tapisserie.Et pendant des heures ils échangenient ainsi de douces paroles, et leurs cœurs palpitaient lorsquo le liégo frémissait sur l'eau.Ah !\u2019 puissent-ils ne | jamais oublier ces heures charmantes, pendant lesquelles, assis l\u2019un près de l'autre, ils écoutuient le murmure de la rivière.Ce jour-là, le solcil était déjà très abaissé sur l'horizon, ct, malgré les talonts com: point montrés compatissants, et ils rinient leur en vouloir, .i fois, Frantz, dit Suzel, quand le jeune pécheur ropiqua son hamegon toujours vierge sur sa planchette de sapin.y Frantz, ligne qu'il tenait à In main.et assourdissnient le bruit des pas.Frantz crut devoir dire a sa finneéo : proche.binés de Suzel ct de Frantz,, « ça n\u2019avait pus mordu.» Les barbilloug ue s'étaient dus jeunes gens qui étaient trop justes pour \u2014 Nous scrons plus heureux \u2018une autre \u2014Il faut l\u2019'espéror, Suzol, répondit Duis, tous deux, marchant l'un près de.l\u2019autre, reprirent lo chemin de In maison, sans échanger une parole, aussi muets que lours ombres, qui s'allongenient devant oux.Suzel sc voyait grande, grande, sous les rayons obliques du soleil couchant.Frantz parnissait maigre, maigre, comme ls longue On arriva à la maison du bourgmestre.De vortes touffes d'herbo enendrnient les pavés luisants, ot on se fit bien gardé de les arracher, car clles capitonnaient la rue Au moment où la porte allnit s'ouvrir, \u2014Vous savez, Suzel, le grand jour ap- \u2014Il approche, on offet, Frantz ! répondit In jeune fille en abaissaut ses \u2018longues paupières.\u2014Oui, dit lrantz, dans cinq ou six aus.\u2014Au revoir, Frantz, dit Suzel.\u2014Au revoir, Suze), répondit Frantz.Et, après que la porte se fut refermée, lo jeune homme reprit d'un pas égal et tranquille le chemin de la maison du cou- sciller Niklausse.VIL\u2014ON les andante doviennent des allegro ct 108 allegro les vivace L'émotion causée par l'incident de l'avocat Schut et du médecin Custos s'était apaisée.L'affaire n'avait pas eu de suite.On pouvait donc espérer que Quiquendone rentrerait dans son apathie habituelle, qu'un événement inexplicable avait mo- meitanément troublée.- Cependant le tuynutage destiné à conduire le gaz oxy-hydrique dans les prinei- paux édifices de la ville s'opérait rapide- \u2018ment.Les conduites et les embranchements se gslissaient peu à peu sous le pavé de Quiquendone.Mais les becs manquaient encore, car leur exécution étant très-déli- date, il avait fallu les faire fubriquer à l\u2019étranger.Le docteur Ox se multipliuit ; sou préparateur Ygêne et lui ne perdaient pas un instant, pressant les ouvriers, parachevant les délicats organes du gazomètre, alimentant jour ct nuit les gigantesques piles qui décomposaieut l\u2019eau sous l'influence d\u2019un puissant courant électrique.Oui ! le docteur Ox f'abriquait déjà sou gaz, bien que la-canalisation ne fut pas encore terminée ; ce qui, entre nous aurait du paraître assez singulier.Mais avant peu,\u2014du moins on était fondé à l'espérer,\u2014avant peu, au théâtre de la ville, le docteur Ox inaugurerait les splendeurs de son éclui- rage.Car Quiquendone possédait un théâtre, bal édifice, mu foi, dont ln disposition inté- ricure ct extérieure rappeluit tous les styles 11 était à la fois byzantin, roman, gothique Rennissance, avec des\u2019portes en plein cintre, des fenêtres oxivales, des rosuces flamboyantes, des elochetons fantaisistes, en un mot, un spécimen de tous les genres, mui- tié.Panthéon, moitié Grand Cufé parisien, ce qui ne saurait étonner, commencé sous le bourgmestre Ludwig van \u2018Tricasse, en 1175, il ne fut achevé qu'en 1837, sous le bourgmestre Natalis van \u2018Éricasse.On avait mis sept cents ans à le construire, ct il s\u2019était successivement conformé à la mode architecturale de toutes les époques.N'importe ! c'était un bel édifice, dont les piliers romains ct les voûtes byzantines ne jurernient pas trop avec l'éclairage au gaz oxy-hydrique.On jouait un peu de tout au théâtre de Quiquendone, ct surtout l\u2019opéra-comique.Mais il faut dire que les compositeurs n\u2019eussent \u2018jamais pu reconnaître leurs œuvres, tant les mouvements en étaiont changés.En offet, comme rien ne sc faisait vite à Quiqueudone, les œuvres dramatiques avaient dû s'approprier au tempérament des Quiquendoniens.Bien que les portes du théâtre s\u2019ouvrissent habituellement à quatre heures et se formassent à dix, il était sans exomple-que, pendant ces six heures, on eût joué plus de deux actes.Robert le Diable, les Huguenots, ou Guillaume Tell, occupaient ordinairement trois soirées, tant l'exécution de ces chefs-d'œu- vres était lente.Les vivace au théâtre de Quiquendone, flfinaient comme de véritables udugio.Les allegro se traînaient longuement, longuement = Les quadruples eroches ne valaient pas des rondes ordinaires où tout autre.Lea roulades les plus rapides, exécutées au goût des Quiquendo- Wiens, avaient les allures d'un hymne de plain-chant.| Les trilles nonchalants 8'alanguissaient, se compassnient, afin de ne pas blesser l'orcille des dilettunti.Pour tout dire par un exemple, l\u2019air rapide de Figuro, À son ontrée au premier acte du Barbier de Séville, se battait nu numéro 33 du métronome ct durait cinquante-huit minutes, \u2014quand l\u2019actour était un brûleur de plunchos.On le pense bien les artistes venus du dchurs avaient dû se conformer à cetto mode ; mais, comme on les payait bien, ils ne sc plnignaient pas, et ils obdissaient fidèlement À l'archet du chef d'orchestre, qui, dans les ællegro, ne battait jamais plus de huit mesures à la minute.Mais aussi quels applaudissements no- cueillaient ces artistes, qui enchantaient, sans jamais les fatiguer, les spectateurs de Quiqueudoue ! Toutes les mains frup- paient l'une daus l'autre à des intervalles assez éloignés, ce que les comptes-rendus des journaux traduisaieut par applaudissements frénétiques ; et une ou deux fois même, si ln salle étonnée ne croula pas sous les bravos, c'est que, au douzième sid- ole, on n'épargnait dans les fondations ni le ciment ni In pierre.D'ailleurs, pour ne point exalter ces en thousiastes natures de Flamands, le théâtre no jouait qu\u2019une fois par semaine, ce qui permettait aux acteurs de creuser plus profondément leurs rôles ct aux spectateurs de digérer plus longuement les beautés 1.8 chefs-d\u2019œuvres de l'art dramatique.Or, depuis longtemps les choses mar- chaieutainsi.Les artistes étrangers avaient Yhabitude de contracter un engagement dvec le directeur de Quiquendone, lorsqu\u2019ils voulaient se reposer de leurs futi- gues sur d'autres scènes, et il ne semblait pas que rien dût modifier ces coutunies invétérées, quand, quinze jours après l'affiai- re Shut-Custos, uu incident inattendu vint jeter à nouveau le trouble dans les populations.C'était un samedi, jour d'opéra.Tine s'agissait pas encore, comme on pourrait le croire, d'innugurer le nouvel éclairage.Non ; les tuyaux aboutissaient bien dans In salle, mais, pour le motif indiqué plus haut, les becs n'avaient pas encore été posés, et les bougies du lustre projetaient toujours leur douce clarté sur les nombreux spectateurs qui encombraient le théâtre.Ou avait ouvert les portes au public à une heure après-midi, et à trois heures Ia salle était à moitié pleine.11 y avait eu un moment une queue qui se dé- veloppuit jusqu'à l'extrémité de ln place Saint-Ernuph, devant In boutique du phar- 4 macien Josse Liofrinck.Cet cmpressement fuisnit pressentir une belle représentation.(A continuer.) \u2014 Allocution du Pape.- Dimanche 12 juillet, tous les colléges étrangers résidant à Itome avaient l'honneur d'être reçus en audience par Sa Suinteté.On y remarquait le collége de la Propagande, le collége américain du Nord ct le collése Pie latin-Américain, les col- léges germanique-hongrois, anglais, irlandais, écossais, polonais belge, grec ct le séminaire français de Santn Chiara, Le R.P.Freyd, supérieur de pce dernier collége et consulteur de In Propagande, donna lecture d\u2019une très noble adresse, dans laquelle il exprimait à Sn Sninteté les sentiments de dévotion fervente et de respect sans bornes que professent pour Sa Sainteté tous ces jeunes ecclésiastiques, venus de toutes les parties du monde pour recueillir In vraie science auprès du siége infaillible de Pierre, afin de la répandre ensemble par tout l'univers avce la lumière de l'Evangile.Les voici, disait le P.Freyd, prostornés aux pieds du Vieairo de Jésus-Christ pour implorer sa bénédiction apostolique.Le Saint-Père a daigné répondre : « Tl est bien vrai le tableau qui vient d'être fait par le P.recteur du collége de Santa-Chinra, de In position socinle ct de l\u2019état de la religion catholique.Mais il a été dit spécialement qu\u2019ils sont nombreux les ennemis qui assaillent l'Eglise, qui la voudraient voir détruite et qui, pour obtenir cotte destruction, se servent de divers moyens, usant ici de cruauté ouverte, là d\u2019embâches cachées et d'hypocrisie, car tous les moyens sont bons aux ennemis de Dieu, pourvu qu\u2019ils réussissent À atteindre cette fin.Mais ils ne Vobtiendront pas, non, jamais, ot nous, soyons toujours prompts a ranimer notre foi par cos divers paroles : Porte: non prevalebunt.« Pour vous qui êtes jeunes cncore ct destinés de Dieu à évangéliser la vérité dans les diverses parties du monde, c'est à vous plus particulièrement que s'adressent les paroles de Jésus-Christ que nous lisions ce matin dans l'évangile: Artendite à ful- sis prophetis, « Il y en a beaucoup, mes chers fils, oui, beaucoup de ces faux prophètes, Aftendite ; Prenez garde à tous cenx qui n'entreront pas par la porto dans le sanctuaire.Aftendite : Prenez garde À ceux qui sont des maîtres de monsonge, comme dit le prince des apôtres.Attendite : Prenea garde à = ceux qui sont transportés d'un orgueil sans mesure, comme dit l'apôtre.la superbe wa qu'un seul pied et elle précipite fucile- ment, comme de fuit, tant de superbes ont été horriblement précipités.Attendite : Prenez garde à coux-h, parce qu'ils sont impies, et non-seulement \u201cils sont impies, mais l'apôtre Saint \u201cJude Thadée les enractérise pur une rérie d'épithètes dont la lecture seule fait frémir d'horreur.« Ce sont ceux-là qui préchaient dans la chair ct qui, de disciples de la vérité, sont des maîtres d'erreur et de mensonge: 2lt- tendite.Contre eux, c'est votre devoir de combattre pur toutes les armes dont vous pouvez disposer, la science, la pureté de la vie, la patience, \u201ccar Dieu vous envoie comme des agneaux au milieu des loups, « Parmi ceux que vous devez combattre dang leurs erreurs pour les illuminer ct les ramener au bercail par le moyen de la urâce divine, il en est quelques-uns qui sont sourds à tout avertissement ; fils de mualédiffion, disait saint Pierre; ce sont les aveugles et conducteurs d'aveugles, c'est pourquoi vous devez les abandonner à eux-mêmes, Ubi non est auditus, non effandus sermonem (1).HU y en a ensuite beaucoup d'autres qui sont illusionnés, et ceux-ci, vous devez les rappeler par tous les moyens que peut suxgérer une ingéni- cuse charité, et s'il est possible, les porter jusqu'aux pieds de notre divin Rédempteur, Li faut employer tous les moyens possibles, munis tous les moyeus ne sont pas dans les mains de tous.« Ceux d'entre vous qui sont pourvus d'un grand esprit et d'une grande instrac- tion pourrout combattre contre les réants de l'incrédulité.D'autres, à qui Dieu aura donné une moindre pénétration d\u2019esprit, contribucront eux aussi au triomphe de la vérité, eu faisant valoir ce talent qu'ils ont regu de Dieu.« Regardez David.Tl était si assuré de pouvoir tuer le superbe Golinth qu\u2019il n'hésita pas à 50 présenter à Saul pour s'offrir à combattre le monstre menaçant contre lequel aucun des Ilébreux n'avait osé se mesurer, Saul hésitait, mais, après avoir entendu le récit des entreprises du jeune berger, do sos victoires sur les ours et sur les lions, il commença à prendre confiance ct ordonna que le combattant imberbe ft revêtu des armes royales, du baume, c'est-à-dire du casque et de tout le reste de l\u2019armuro royale.David done se vêtit comme le voulait le roi, mais à peine eut-il cc poids sur le dos, qu'essayant de marcher, il put à peine se mouvoir.Alors il s\u2019écria : Je no puis marcher ainsi, car je n\u2019en ai pas l'habitude.« De cela, je conclus que tous ne sont pas aptes à combattre certains géants d'incrédulité, parce qu'ils n\u2019ont pas l'armure propre à ce combat.Mais, s'ils ne les peuvent combattre directement, ils peuvent les combattre par l'autorité d\u2019une vie exemplaire, par l'instruction, par le soulage ment du pauvre, et, comme tout vient de Dicu, parla méditation fervente de la l\u2019as- sion de son Fils, lequel, du haut de son trône des miséricordes, serute les cœurs, les écoute ct les exauce.« David, embarrassé dans une \u201cpesante armure, s\u2019en dépouilla eb se contenta de prendre cinq pierres très limpides ramus- sécs près du lit du torrent, et c\u2019est avec l\u2019une d'elles, luncée par sa fronde, qu\u2019il atteignit au front le géant, lequel, tombant pur terre, y étendit son cedavre: spectacle de confusion pour les Philistins; qui s'enfuirent épouvantés; sujots de joie pour les Hébreux, qui élevèrent des hymmes vers le Dicu des victoires.« Or, vous le savez, les cinq pierres symbolisent los cinq plaies du divin Suuveur, ct ces plaies, qui sont un baume de vie pour tous ceux qui lee adorent et les regardent avec foi, avec amour, avec persévérance, sont aussi une cause de malédiction et d'abandon pour tous ceux qui les méprisent ct les blusphèment, « Vous, mes chers fils, approchez de ces plaies et spécialoment de celle qui laisse ouverte l'entrée de son très saint cœur.En ces jours le monde catholique s'approche de cette source de charité.C'est là que, vous nussi, vous devez prendre cette vigueur qui doit vous accompagner quand vous livres les combats du Seigneur.Et (1) No filter point de discours à qui no veut pus vous Gcouter, d'abord, animés de l'esprit de Dieu, vous devez inviter tout le monde À lu pénitenge.SNeindite cordu vestra direz vous aux âmes, qui vous seront confiées par vos pasteurs.Brisez vos cœurs, Penitentiom agite, faites pénitence, leur cricrez-vous encore, uliu que vous deveniez dignes des miséricordes divines, Mais jammis vous ne direz qu'il faut s'accommoder à l\u2019état présent des choses ; ni cesser de répondre aux attaques des enuemis de Dieu, sous prétexte que cet état de violence doit périr, À ceux qui peusent de la sorte, une femmo répund pour moi, et c'est celle qui adres suit aux prêtres et aux chefs de Béthulio ces mémorables paroles : Lt qui êtes-vous done, vous qui tentez Dieu, ete.« Quant à vous, chers fils, je conclus comme j'ai commencé.Attendite, a fulsis prophetis, Lt soyez sûrs, que tous les hommes de Fliglise «ui s'abandonment à leur sens réprouvé, sont poussés par l'orgueil, par la capidité et par une autre busse position.«de finirai par une histoire: 11 y u Vinget-six aus se présentait à moi un ecclésiastique (mort depuis «quelques années) qui avait oublié lui aussi lu sainteté de son caractère et de su vocation.Il s'était, pur malheur, eugngé dans In révolution et il avait beaucoup travaillé pour être daus les hautes charges de l'Istat.« Daus la conversation très variée que nous ¢itmes, il parle du corps euclésinsti- que et il n'hésite pas it me proposer d'enlever nu clergé la perle ln plus précieuse dont il est orné, celle qui le désigne le plus au respect des peuples.« Bh bien! que lex chutes des autres soient pour vous un motif\u2019 de crainte qui vous mainticnue toujours fidèle à Dieu.Autour de vous aussi l'ennemi commun rode à lu recherche de quelqu'un qu'il puisse dévorer.« En un wot, attendite a fulsis prophe- tis, et pour vous défendre contre eux, nug- mentez votre conlianee en Dieu, nfin que, par le médiation de la très suinte Vierge Marie, il vous protége et vous défende à lu vie, à lu mort.« Que ces quelques puroles vous soient comme un souvenir de moi et un encourn- ment à vois conserver pour 1'lglise, en vue de laquelle je voudrais tant multiplier les bous ministres, car lu, moisson est grande.Du reste, remettons-nous entre les mains de Dieu, parceque si le Seigneur ne garde lui-méme la ville, il veille en vain - celui qui ln «arde.Benedictio Dei, ete,» \u2014 La presse catholique.Un des journaux des Etats-Unis les plus utiles à la Ilelision est le Crtholic Sentinel de Portland, Orégon, Lu Foi, le zèle et le talent nvec lesquels il est écrit méritent les ardentes sympathies de tous ceux qui aiment l'Eglise.Æn lisant ce matin ses derniers numéros si remplis de belles choses, nous nous disions à nous-mêmes : quel beau rôle que celui de la presse vraiment catholique, qui soutient avec tant de courage le combat pour la vérité, ct quelle somme de bien n'\u2019estelle pas destinée à produire dans le monde ! Aussi, voyons-nous avec bonheur pour notre confrère ct le journalisme catholique en général, que ses méritent jui ont valu l'approbation de l'appui de tous les Evêques de cette partie de l'Amérique.Nos Scigneurs l'archevêque d'Orégon City, 'livéque de Nesqualy, le Vicnire Apostolique de la Colombie Britannique et l'Evêque de lTle de Vancouver, tous les recommandent hautement à l'attention de leurs peuples et en ont fait leur organe.Malgré les efforts qui sont fait* sur tous les points du monde chrétien pour or- guviser lu bonne presse, nulle part cepeu- dant on semble mieux comprendre que dans l'église des Etats-Unis, toute l\u2019importance qu\u2019il faut donner à ce enro d'apostolat nouveau et le soin que le Pape lui- même désire et demundo qu'en en aît.Qui no sait les sacrifices de travail et d'argent faits par Mgr.Porché, le zôlé Archevêque de la Nouvelle-Orléans, pour fonder, derive lui-même, ct sontenir son remarquable journal «Le P\u2019ropugateur Catholique ?» Le Cutholie Miror do Baltimore n'est pas moins ouvertement ct puissemment patronné par Nos Seigneurs les Archevé- \u2018£oor 2110G \u2018ajjoraoura aeup l'a, Vou.1Vques de Baltimore, do Cincinnati et do Philadelphio.La liste des évêques qui portent un intérêt tout spécial au journa- lismo catholique serait interminable, si nous voulions rappeler ici ce qui se fuit en Italie en France, en Allemagne, en Angleterre, cte., cte.Les paroles suivantes de Pie IX, choisies pur notre confrdre du Cutholic Sentinel pour épigraphe, donnent l'explication do toutes ces [iveurs des évêques.« La Providence sèmble, de nos jours, avoir donné une grande mission à ln l\u2019rosse Catholique.C'est à elle qu'il appartient de conserver les principes de l\u2019ordre et du ln Foi là où ils sont encore debout, ct de les propager partout où l\u2019impiété et une froide indifférence les a fuit oublier.» [Lettre du Pape Pie IX, en 1855].« Ne négligez pas aucun moyen pour répandre notre Sainte religion ct ses enseignements salutaires dans les Etats-Unis, et procurer à beaucoup de malheureux qui sc sont égarés, l'oceusion de rentrer dans la voi du salut.» (Lettre du Pape Pie IX aux Evéques des Jtats-Onis, en 1855), « Nous vous demandons avee instance de prêter votre aide, en toute bonne volonté et bienveillance, à ces hommes qui, animés de l'esprit catholique et possédant les connaissances suffisantes, consacrent leurs veilles à écrire et publier des livres ct journaux, pour ln défense et la propagation de doctrine Catholique.» (Lettre de Pic IX eu 1853.) 1 \u201c6 + PB 3 E 33 RANCT AS ARLEURE Montréal, Vendredi, 7 Août 1874.L'affaire des Tanneries.Toute lu presse de la Province de Québec s'est plus ou moins passionnée pour cette fameuse transaction.Les journaux de l'opposition y ont vu de prime abord une seconde édition, sur un format plus restreint, il est vrai, du scandale du l\u2019acifique, et, sans attendre les explications nécessaires ct requises, ils ont decreté la chute du ministère local.Les organes du gouvernement, de leur côté, ont trouvé la transaction toute naturelle et leur défense de l'affaire des l'anne- ries, sans être aussi complète qu'on pourrait la désirer, comporte cependant un cachet de vraisemblauce qui la recommande à l\u2019observation du publie désintéressé.Pour nous, qui sommes en dchors de ces questions brûlantes des partis politiques, et qui ne recherchons nvant tout ot pardessus tout que l'intérêt de nos compatriotes, qu'il entraine ou non la châte d'un ministère ou l'avènement au pouvoir d'un nouveau cabinet, voici l'opinion que nous croyons devoir exprimer en toute sincérité de cœur sur cette question, après avoir étudié conscicn- cicusement les raisons données de part et d'autre.Laissant de côté les détails trop connus de cetto célèbre affaire des Tanneries, nous trouvons que l'accusation telle que formulée est grave ct même très grave.Sans vouloir ici accuser qui que co soit, ct faire rojaillir sur la tête d\u2019aucun membre du cabinet local la responsabilité d'un pareil acte, il nous semble que l'honneur de la Province et celui des intéressés exige le plus tôt possible uuc enquête sévère, minu- ticuse et impartiale.L\u2019opinion publique demande cette réparation, ct nous avons confiance que le ministère local sera le premier à la requérir do la Législature Provinciale à sa prochaine æéunion scssionnelle.Les réputations ministérielles doivent être comme celle de la femme de César, et Îl ne faut pas quele moindre soupçon plane sur la conduite de ceux qui sont appelés à conduire un peuple ct à surve/ller ses intérêts.Déjà plusieurs de ceux qui sont inculpés dans cette transaction demandent une enquête.À notre point de vue ils-prennent ainsi la scule position rationnelle sous les cir constances.Si l'enquête, une fois accordée et faite dans toutes les conditions et avec toutes les garanties voulucs, dévoile ln trame d\u2019intrigues ourdies dans l'ombre et de snécula- tions véreuses, alors, et seulement alors, nous devrons frapper sans merci sur les coupables et leurs complices.Pou nous irnporterait la châte d\u2019un ministère s'il ne consolidait son pouvoir et son autorité qu\u2019à l'aide de rapines et de salctés financières.D'ici là, nous devons agir avec circonspection ct prudence, On ne jouc pas avec les réputations ct nvec les caractères des hommes publics ; car s\u2019il fallait accepter comme vraies toutes les accusations de malversation que l'on se plait à porter si complaisamment contre les hommes publics, nous cntrerions alors dans unc dre de décadence morale ct politique bien afiligennte pour notre cnractère national, Accusé ct trainé aun bane do l'opinion publique, lo ministère local est tenu de se défendre et de sc disculper.Ce n\u2019est pas à l'aide d'articles éditoriaux dans les différents organes du ministère ct de l'opposition que l'on pout formuler sur son compte un jugement décisif ot finale Lun pussion qui règne dans l'attaque comme duns la défense, empêche la \u2018vérité de se faire jour, ct si toutefois elle apparait, le voile qui la recouvre est tellement épais que les esprits les plus clairvoÿants ont peine à ln reconnaître sous cot nccoutre- ment.Ce qu'il laut aujourd'hui, ce que nous exigeons du cabinet local, c'est une enquête sérieuse où son innoncence puisse éclater au grand jour.Avce cette assurance, nous nttendrons que lu lumière se fasse, et quelqu'en soit l\u2019issue, In preuve motivera alors nouro jugement qui sera, comme par le passé, impartial dans toute l'accoption du mot.L'emprunt Provincial.Sous ce titre nous lisons ce qui suit dans In Minerve de lundi : « Un correspondant qui oceupe une haute position dans le monde des finances, écrit de Londres, à la date du 18 juillet: « Je vous envoie nos deux dernières cir- eulaires, car elles traitent d'affaires concernant lu province de Québec.lie peuple de cette province doit voir avee un certain orgueil que son crédit lui permet de fairo un emprunt de £800,000 de 5 pour cent à £97.10.Je n'hésite pas A dire que, dans toutes nos colonies, il ne se rencontre aucun cas où on négocie un emprunt pro- vincinle aussi avantageux aux emprunteurs.» Le Ces quelques lignes n'ont pas besoin de commentaires; elles disent avec assez d'éloquence de quel crédit jouit In provinée de Québec sur les marchés étranges, bien que ce soit le premier emprunt qu'elle ait fuit jusqu'aujourd'hui.» Le Pere Lacombe aux amis des Missions du Nord-Ouest.Messicurs et bien chers amis, La reconnaissance et le remercîment sont un devoir pour celui, qui, comme moi, a été l'objet de vos sympathies ct de vos charités.Quoiqu'on dise ordinairement que le sauvage soit ingrat, et ne peut pas comprendre ce qu\u2019on fait pour lui, ainsi que les sacrifices\u2019qu'\u2019on s'itnpose pour son intérêt, cependant il ne faudrait pas attribuer cette même ingratitude au missionnaire, qui, quoique vivant depuis longues années au milieu de la sauvagerie, à su ec- pendant conserver un cœur reconnaissant, pour ceux qui l'aident dans ses travaux.Avant de partir pour nos Missions du Nord-Ouest, pormettez de vous exprimer encore unc fois ma bien vive gratitude, pour tout ce que vous avez fait pour ces missions.Depuis presque deux ans, je parcours vos villes et vos enmpugnes, parlant de l\u2019action de In Propugiviion de lu, Foi, dans nos contrées lointaines ct'difficiles.Combien de fois j'ai été on ne peut plus ému et touché en présence d'auditoires si attentifs à mes faibles paroles ot À mes narrations, qui ont paru sntisfiire une juste curiosité ! En même temps, je tendais ln main à votre générosité au nom de nos chrétientés naissantes.Partout j'ai rencontré le don de votre bon cœur et de votre libéralité chrétienne.Malgré vos œuvres si multipliées pour faire face aux besoins de vos paroisses, votre charité si ingénieuse n cu une part pour votre ami ct votre frère, le pionnier-missionnaire, qui s'en va au loïn porter le nom de votre Dieu.Les quêtes qui se font au milieu de vous, sont vne preuve que vois ne savez pas compter nvec vos propres besoins, quand il y a du bion à faire parmi les pauvres déshérités de In nature.Si de votre côté, dans votre admiration pour le zèle ct le dévouement apostoliques, vous vous plaisez à répéter ces paroles sacrées : « Qu'ils sont beaux les picds de ceux qui évangélisent les vrais.biens! n Nous, à notre tour, ne nous serait-il pas permis de vous répliquer,,en voyant vos générosités pour nous: 4 Qu\u2019elles sont belles vos mains qui s'ouvrent pour luisser tomber dans les nôtres l'aumône qui sauve les âmea?n A côté de leur offrande, elles aussi tiennent la croix du missionnaire, ce signe du sulut des nations.Que ne puis-je ici rappeler tout ce dont j'ai ététémoin en cireulant avec mu bourse au milieu des assemblées paroissinles! Que de choses édifiantes je pourrais raconter! Que nc in\u2019est-il permis de publier los traits de générosité de ces fimes trop humbles pour vouloir qu'on les connaisse ! Que leurs bons anges gardiens témoins ct confidents de leurs charités soient nos inter- prêtes pour les remercier à mn placo! Pour votre édification et votre magnanime émulation dans le bien, que no puis-je vous découvrir la générosité admirable de ces humbles domestiques, qui se privent d'uno partie de leur petit avoir, pour venir on aide aux issionnaires! N'uyant que leurs bras pour fournir au soutien d'une inère veuve ou d\u2019une sœur infirme, tout de même cllosjont trouvé moyen de prendre LE FRANC.PARLEUR.une large part dans l\u2019œuvre dos missions.Mais non,\u201claissons cette tâche au Diou et nu Pêro compatissant do l'homme* du désert ot de la forêt; -il a dit: Bienheureux celui qui sait comprendre la position du Puuvre.ct de l'indigent ! 0\" Merci donc, à vous toutes, âmes si catholiques et si généreuses de votre Canada, vous qui vous intéressez tant à nos missions si vastes de toute cette Amérique du Nord; morci À vous, bien-aimés et vénérés confrères; qui m'avez si bien accuoilli dans vos presbytères et vos Eglises ; merci à vous surtout [si vous me le pormettez] Messcigneurs, vous, illustres ot saints levêques de In Province de Québoc, qui, non contents de bénir ma mission, m\u2019avez dirigé et recommandé dnns vos Diocèses, par vos lettres si paternelles ct si encoura- sgonntes.Que ces quelques lignes, qui no peuvent dire la reconnaissance que nous vous devons, soient un public témoignage de notre vénération et de notre reconnaissance.Entondez tous nos livêques missionnaires, mes confrères de là-bas ct toutes nos jeunes chrétientés répéter tous d'un même cœur: « Que le Dieu des missionnaires bénisse le Canada, qu\u2019il le rende prospère et que les nouveaux chrétiens qu'il formo par le moyen de notre ministère, lui soient des amis et des sujets fidèles, comme ils le sont déjà à la foi qu\u2019ils viennent d\u2019embrasser.» Votre tout dévoué ct reconnai- sant missionnaire, Aus.LACOMDE.Ptro., UM.I.Los journaux français sont priés do reproduire cette lettre.2 gp >> Mercredi soir,au lien de la salle des séances du Conseil de Ville, on avait placé une esquisse de la statue en bronze de Jacques Cartier, que M.Louis Rochet, statuaire de Paris, chevalier de la Légion d'Honneur, veut donner à la ville de Montréal.Cette esquisse n environ deux pieds de hauteur.Elle est à peu près un cinquiè- mo de l'exécution définitive ; co qui indique que le grand modèle cn bronze, de proportions colossales, n'aura pas moins de dix pieds de hauteur.L'esquisse que nous avons vuc mercredi à l\u2019Hôtel-de-Ville, représente on ne peut mieux le brave marin de St.Malo.Nous publions dans nos colonnes la belle lettre que M.Mochet adresse à M.le Maire de péogreal Nous espérons que le comité chargé d'examiner la proposition généreuse que fuit à la ville M.Rochet, s\u2019empressera de l'accepter.Voici la lettre de M.Rochet au maire de Montréal : A Monsieur le Muire de le ville de Montréul, MONSIEUR LE Maire, Lorsqu'il y a bientôt sept ans, le 12 nout 1867, je fesais la proposition, à la ville de Montréal d'élever sur une de ses places publiques, une statue monumentale cn bronze à la mémoire de Jacques Cartier.Dans cette lettre je disnis : + Que le Canada devait ur jour payer « une dotte de reconnaissance, ou tout au « moins de souvenir en perpétuant la mé- « moiro de deux hommes illustrés à divers « titres ; Jacques Cartier d'une part, Sa- « muel Champlain de l'autre.» Lt j'ajoutais au sujet de Jacques-Cartier : .« Cette statue, je me charge de l\u2019oxéeu-' « ter ct d'en faire don à la ville de Mont- « réal, si seulement par des moyens quo l\u2019on « jugerait convenables, on pouvait mec « couvrir de In dépenso de in fonte du « bronze.» Je me suis souvent reproché à cette époque de n'avoir pas fait tout ce que j'aurais dû faire, mais divers travaux ct surtout un monument que j'achevais pour le Brésil, et qui nécessita un nouveau voyage pour moi dans ce pays, les événements qui survinrent en France, tout cela détourna ma pensée de ce projet.Aujourd\u2019hui redevenu plus libre, je crois devoir reprendre cette idéo avec In conviction intime que lorsqu'une idée est grande ct noble, qu\u2019elle répond à un sentiment jus- to ct vrai, elle doit s\u2019accomplir un jour, mais dans une affaire de cette nature, je pense qu'il faut donner A ses paroles un corps, une réalité, cnfin cc qui est nécessaire pour frire comprendre l'importance d'une telle œuvre d'art, surtout quand on a besoin de faire passer duns l'esprit de personnes dont on n'est pas connu, les convictions sincères et les sentiments de bonne foi dont on est animé, c\u2019est ce qui m'a dé- torminé à fnire une étude réelle de cette statue ct à en exécuter l'esquisse quo j'ai J'honneur de vous envoyer, Cette esquisse, faite avec le plus grand soin, ct qui, je crois, pourra plaire, est à pou près nu cinquième de l'exécution définitive, ce qui indique que le grand modèle en bronze, do proportions colossnles, n'au- Trait pas moins de trois mètres do hauteur.S'il m'était impossible autrefois, sur une simple donnée qui n'avait pas encore pris forme, de déterminer quelque chose de pré- cis sur la dépouse,.celu m'est plus facile maintenant ;.j'estime \u201cque-la dépense des esquisse arrêtée, fonte du bronze, cizelare et transport, tout compris, ne dépassorait pas lu somme de millé Li sterlings, j'en prends du resto longagement ct la responsabilité.Il est bicn entendu que cette somme ne téricls, puisque je demeure daus les mêmes, intentions que par le passé.J'offre toujours lu statue, c'est-à-dire mon travail complet d'artiste, avec le plus entier désintéressement, Je no crois pas avoir besoin de vous répéter ici, Monsieur, les motifs qui m'ont entrainé à fuire cette offre toute gracicuse ct à vous In renouveler en ce moment.J'ai déjà cu l'honneur de le dire autrefois.Estce simple fantaisie d'artiste Ÿ est-ce souvenir d'attachement pour votre pays ?est-ce plus que cela ?qu'importe ?Mais ce serait pour moi une véritable satisfaction si cette offre étuit acceptée.Enfin si lu réalisation de ce monument était agréée cette fois par vous, Monsieur et par vos honorables concitoyens, je pourrais prendre à bref délai, 'engagement d'avoir achevé cette statue pour le miliou de l\u2019année prochaine, et sans doute aussi pour prendre part à son érection, j'aurais le plaisir de l'accompagner moi-même.Si je uç crois rien devoir ajouter à co que je viens do vous oxposer, pormettez- moi toujours, Mousieur, de vous prier d'agréer, l'expression des sentimonts de dévouement et de haute considération de celui qui a L\u2019houneur d'être, Votre très-humble ct Très-cordial serviteur, Jovix RocHET, statuaire, Ohovalier de la Légion d'honneur, Com mandeur de l'Ordre du Christ du Brésil.119 Boulevard Richard Lenoir.Paris, 23 juin 1874.Liste do MM.les officiers'de ln frégate Lu Magicienne, actuellement à Qu\u2018- bec, de 28 canons, de la force de 480 chevaux, commandée par M.Guépratte, Capitaine do vaisseau :\u2014 MM.Thoñmasset, Contre-Amiral, Commandant cn chef la Division Navale des Antilles et de Terrencuve.Guépratte, Capitaine de vaisseau.Prost, Capitaine de fréwate, Long, Commissaire Adjoint.Auvoly, médecin principal.Poudra, licutenant de vaisseau.Michelin, id aide-de-camp.Le Bras, id.Sandeau, id.secrétaire.Michel, id.Lucas, id.Gilbert, Aumônier.Sclierod, sous-ingénieur de 2e classe.Orin, Enscigne de vaisseau\u2014offi.d\u2019ord.Le Nepvon de Garfort, id.Bazin, uide-commissaire.Manéhon, Médecin de 20 classe, Vittoz-Gallet, mécanicien principal.Le Nopvon de Garfort, aspirant de 1c c.Cadion, id.Vincent, id Drouct, id.Maudet, id.Luens, id.Barthes, id.Leclereh, id, De Rognancourt Kéravel, id.De Voisins, id.Alix, nide-médecin auxilinire.Officier du batcau-à-vapeur d'expédition, Adonis : MM.Humann, Commandant.Sohlchiberger, promier licutonant.Laurcney, Enscigne de vaisseau.Rollin, id.\u2018 Chanaron, id.De Marolie, id.Rémond, médecin major,\u2014ct 89 hommes d'équipage.es La première année quo nous cûmes ln bonne fortune de vivre pendant une saison à Contréxcville avee M.Emile Deschamps, il s\u2019y trouvait un malheureux prètre quo l'on avait envoyé à ces caux bionfnisantes alors qu\u2019il n'y avait plus aucun espoir de guérison possible; son médecin l'avait ox- pédié nux Eaux, comme lo font souvent beaucoup de disciples d\u2019Esculape, pour s'en débarrassor, afin qu\u2019il ne\u2018 succombo pas entre ses mains, Le prêtre endurait des souffrances intolérables, ot pendant qu'il gémissait sur son lit, il cut le courage d'adresser à In Vierge consolatricegquelquesstances quifurent pour lo chant du cygne, car il mourut quelques lui jours après lesavoir composées.M.Emile Deschamps les connut, ct adressa à l'infortuné prêtre la réponse quo nous avons conservée : Stances d'un malade à Contréxcville à lu Vierge Consolutrice, Triste jouct de In souffrance, Un enfant recherche ton cœur.O Vierge par ton assistance, Il espèro sortir vainqueur frais matériels de'ceite staîue, d'Éprès mon*|\u201d représente que le déboursé de mes frais ma- |\u201d Do ses malheurs intolérables, Ah viens vite adoucir le cours ; \u2018 Bei peinés deviendront nimu bles Si tu lui prêtes ton secours.» = oe A.DE a ty & qu\u2019il te demaride, ô Murie, CC Non, ce n'est pas de le guérir.Laisse à ses tourments leur fürie, vl Donne-lui de sävoir souffrir ; # Laisse déchuîner la 'tempôte: - Da l'ennemi le plus cruel ;
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