Le Franc-parleur. --, 8 septembre 1874, mardi 8 septembre 1874
[" Vot.iv, MONTREAL, 8 SEPTEMBRE 1874.Nox 80 ABC NWGSACEITD, UN AN.Canadeeesssiessssscsesacrsisessss $3.00 Etats-Unis (en OF) s+.0.000000000 3.80 (payable d'avance.) six Mois.Canada.\u2026.\u2026.0vcocno.e.$1.50 Etats-Unis.\u2026.\u2026.0s 1.75 (payable d'avance) Vendu dans les dépôts 3 cts.Les frais de poste ne sont pas compris dans les trois cas.N.BR.\u2014 L'abonnement et ies frais de poste pour l\u2019Europe et les Etats-Unis sont nvariablement payables d'avance.L'Edition paraît le mardi et le vendieds 2 Voir notre annonce À la quatrième page.CREDIDI - PROPSER - QUOD LOCVSVS + EVR.BUREAUX : 22, RUE SAINT-GABRIEL.CAR A AAA AVIS.Nous prions nos abonnés, tant ceux des villes que ceux des campagnes, de ne pas oublier que depuis le premier Mai, le premier semestre de leur abonnement au \u201c Franc-Parleur\u201d est expiré.Nous comptons sur leur pone- tualité à remplir leurs obligations, comme par le passé.En accomplissant un devoir, ils auront le mérite de nous rendre un service.Feuilleton du \u201c Franc-Parleur\u201d ROSE DE BRETAGNE PREMIÈRE PARTIE.( Suite) \u2014C\u2019est si lourd ! les paysans, ma chère, dit l'autre jeune fille, quand il faut remar- | quer cela d'une licue loin ! Et pour tout dire, ajouta-t-clle en regardunt les pieds de René, ce n\u2019est pas chaussé en cscarpins, non plus ! \u2014Regardez donc, dit la mère des deux demoiselles, ln fille est pieds nus.\u2014Bonjour, mn fille, dit-elle à Rose.Dépêchez-vous de nous donner du lit, ct surtout, ct avant tout lnvez: vous les mains ; je payerai volontiers le savon, Dieu, que c'est sale ici ! dit-elle, en parcourant des yeux les alentours de la chnumière.Une perle sur un fumier ! dit tout bas le monsieur en s'approchant de Rose qui recula d'un pas vers René.Ce monsicur, cette damo et ses deux demoiselles composnient toute la famille de M.do Korquicdo, Breton, né & Paris, élevé a Paris, et tout frais débarqué de lu grande ville M.de Querquicdo s'était ruiné par tous les moyens possibles, et pâle, défait, usé, il avait épousé une Mlle Pelo, laquelle était fille d'un fabricant d'huile enrichi à In bourse.De cette union bien assortic Gtaient nées deux filles qui avaient nom Césarine ct Armide.Ces deux demoiselles avaient reçu une éducation soignée, posséduient leurs auteurs, mais affectaient la plus profonde ignorance des choses basses ct communes dont s'occupe lc pauvre monde, ot nuraient volontiers demandé si c'étriont les vnohes qui donnaient aussi 123 œufs, en même temps que le lit, M.de Kerquicdo avait visité le pays, quelque temps avant son mariage ; In chose remontait à dix-huit ou dix-neuf ans.11 s'y était montré galant, prodigue de ses derniers écus ct avait laissé à deux ou trois nimubles roués de Quimperlé une haute idée des fins viveurs do Paris.C'était à cette époque que M.de Kerquicdo avait épousé Mlle Velo.Il rove- nait dans l'intention de racheter ses anciens domaines, et nussi dans l'espérance de trouver Anus cette province reculée, ot parmi lue naïls Bretons, quelques riches maris pour ses filles.ll\u2019 nspivaït nussi à Ju députation ot voulnit se faire un parti duns la provine:.Il se flateait d'y parvenir ot disait en relovant sn cravate de mousseline blanche : « Galant aveo los fumines, gourmand aveo les hommes, voild le moyen.» Il avnit ajouté à son nom une particule et étaluit ridiculoment uno courunue do comte sur ses cartes du visite, comme font surtout les gens d'aventures et les jouven- cenux ; il so croynit vraiment gentilhom- mo.Au mouvement quo Rose fit pour se rapprocher do Jean-Ktené,les youx de cclui- oi brillèront d\u2019un vif éclit ot rencontrèrent le regard moqueur de M.do Korqniedo qui, ébloui de l'éclair qu'il avait vu dans les youx du joune paysan, sc retourna vors 8a fommo on lui disant : \u2014Dépêéchons, je vous price, donnez vos ordres, demandez ce qui vous plaira.\u2014Du lnit, nous voulons du lait, crièrent à In fois Césarino et Armide.\u2014Pour ça, dit Jean-René, ça n'est pas bien facile, In maison est fermée.\u2014Muis vous avez la clef, dit Mme do Kerquiedo.\u2014Bien sûr qu\u2019il y n des jours que j'ai la clef, mais aussi par d'autres moments c'est le bonhomme qui la garde.\u2014Enfin l'avez-vous aujourd'hui ?s'écrin M.do Korquiedo avec une impatience visible.\u2014Pour çu, je ne puis pas bien vous dire dit René sans bouger de place, car je n'ai pas seulement encore regardé dans ma veste, et ça pourrait bien se fiire que je l\u2019aurais perduc tout à l'heure en trébuchant dans le chemin.\u2014Vous riez, dit M.de Kerquiedo à Césarine et à Armide de la stupidité de ce Garçon, ct vous avez tort ; c'est toujours une chose triste de voir In dégradation humaine.La fille me paraît aussi brute que lui.Votre amoureux cst idiot, ma chère, dit-il à Rose, mais ouvrez-nous lu maison, mes filles veulent boire du luit.\u2014 Nous paycrons, n'ayez pas peur, ajouta Mme do Korquicdo.\u2014Nous no pouvous pas vous donner de lait, madame, dit Rose, les vaches sont sorties et on no peut pas les traire au milieu du jour.\u2014Tenez, dit M.de Kerquiedo, à sa femme, vous devriez prendre cette fille pour domestique, elle n\u2019est pas mul et nos filles la formeruient.Le garçon est stupide ; mais clle ne s'exprime pas trop mal pour une fille de su condition.\u2014Oui, oui, s\u2019écrièrent ensemble Césarine et Armide, nous la formerous, nous In stylerons, \u2014Est-ce qu\u2019il y a une conscription pour les filles comme pour les garçons, que vous dites que vous prendrez Rose à votre service, comme cela, sans savoir si c\u2019est son idée ?dit Jean-René, sans changer de visage.\u2014Oui, mon cher, dit Césarine en le regardant on face, il y n une conseription pour les filles ; ça été inventé en même temps que les chemins de fer.M.et Mme de Kerquiedo et Mlle Armide rirent beaucoup de ln plaisanterie de Mlle Césarine.\u2014IEt Rose a tir6 un mnuvais numéro, À ce qu\u2019il paraît, dit Jean-René, que vous allez l\u2019emmener avec vous ?\u2014Oui, mon cher.\u2014Et vous, vous avez été réformée, à ce qu'il paraît, puisque vous n'êtes pas au service de Rose, pour garder ses vaches, dit encore Jean-René.\u2014Insolent, s'écrin M.de Kerquicdo, qui s'apergut enfin de la feinte stupidité de René.Parlez, je vous prie, sur un autre ton que cela à mes filles, quo vous ne connaissez pns ! \u2014Cn, c'est vrai, dit Jean-René, peut- être bien que si je les connaissais, je Jeur parlernis autrement.Elles sont aussi bion habillés que des saintes vierges ! et bien sûr que le dedans est aussi beau que le dessus, M.de Kcrquiedo tourna lentement sur ses talons, et entraînant sa femmo et ses filles, il leur dit d\u2019un air grave : \u2014L'insolence de co garçon prouve com- bicn l'égalité se fait partout ; autrefois ja mais un simple paysan n'aurait osé parler sur co ton à un gentilhomme, et certes la noblesso était autrement respectéo; mais aujourd'hui les intérêts prévalentsur tout.Lo député, voilà l'hommu qu'il respeetent, parce qu'il est leur délégué, ils ne diront jamais A.le comte qu\u2019à celui-là.\u2014 Puis, après unsilence, M.de Kerquicdo ajouta : \u2014Lia fille est gentille, revenez In voir ct faites-en uno femme de chambre.Co projet contenait sans doute pour Ini quelque idée fort axréable, eur il prit les devants pour cacher à sa femme son sourire ct se mit à fredouner.Non, non, non, non, Vous n'étes plus Lisette, Non, non, non, non, Ne portez plus ce nom.Roso ot Jenan-Roné restèrent immobilee dovaut lu maison jusqu'à ce quo In famitle de Korquicdo cût enfin disparu derrière le pont ouf, ADOLPHE OUIMET, \u2014Connaissez-vous cet homme, dit Jean- René ?\u2014Non, dit Rose.\u2014Eh bien ! je ne sais pas ce qu'il est, mais sa vue est faite pour chavirer le sang d'un chrétien ! \u2014A bien dire, René, rien ne doit chavirer le sung d\u2019un chrétien.\u2014 II vous a parlé d\u2019un ton que si je no m'étais retenu, je l'aurais collé à In mu- ruille ! \u2014Pout-être, dit Rose, que ces porsonnes- M ne considèrent, en nous parlant, que la poussière de notre corps.S'ils n\u2019ont pas nu vis-vis de leur pensée que nous sommes vivants par le soufle de Dieu, bien sûr qu'ils ne peuvent nous traîter que comme pur néant.Savez-vous pas que M.le recteur expliquait l'autre jour que, sans l'esprit de Dieu, nous tombous plus bas que la vase des ruisseaux ?Peut-être que te monsieur ne pense pas à l'esprit de Dieu ; pour lors, c'est bien sûr qu'il nous méprise ct sans vous chavirer le sang, Jean-Reué, priez pour lui.\u2014Alors pourquoi qu\u2019il ne se méprise pas lui-mômo ?\u2014Qa, dit Ross avec candeur, je ne sais pas.\u2014Trez-vous done en service chez eux ?\u2014Liou ailleurs, Jean-René ; il faudrait bien gagner mon pain, car moi je n'aurai point d'héritage.Je vous dis que la feuille des arbres que le vent emporte sur le chemin ct duns In lande n'a pas un sort plus incertain que le mien.\u2014Savez-vous, Rose ?dit Jean-René.Il n\u2019y a rien quime tienne plus au cœur que cutte pctite maison où je suis né.Voilà In prairie du Bois-l'Abbé, avce la rivière qui court autour et la wontagne qui se lève devant nous, et nous cache les autres pays.Eh bien | je mourrais si je ne voyais plus tout cela au matin quand le soleil se lève, et le soir quand il se couche.Il me faut daus In maison des voix que j'aie toujours entendues et il n'y a pas jusqu\u2019à la vache noire que je ne pourrais pas quitter.Vous devez penser comme moi ct aimer aussi tout ccla.Savez-vous, Rose ?Mes parents sont bons, ct quand je leur dis qu\u2019après mon tirage au sort, je veux me murier, ils disent comme moi.Oui, bien sûr, comme moi.Savez-vous ?Ilya quasiment aussi longtempsque je vous connais, comme il y n que je mo connais moi- même, et le mieux de tout scrait de recevoir avec vous le sacrement do maringe, voilà mon idéo, \u2014Vous avez une bonne pensée, René, dit Rose, mais j'avais tort de dire que les enfants abandonnés, comme je suis, n\u2019ont pas d'héritage ; ils portent avec eux le déshonneur de leurs parents.\u2014Peut-être, Rose, pour ceux qui ne considèrent, comme vous lo disiez tout a l'heure, que dans ln poussière de notre corps! Mais celui qui pense d Dicu, son Sauveur, ct qui connaît lo fond do son péché, qu\u2019il soit fils de roi ou cordior (co qui est ln pire chose du mondeo) il ne comptera que le dedaus du cœur, ct voilà ce que je fais.\u2014Oui, Jenn-René, dit Rose, d'une voix tremblnote, mais, A vrai dire, je ne sais à qui appartient le fond caché de moi-même, Teucz, quand j'y pense, le cour me bat ct j'ai peur comme si je voyais un grain de poussière compter les étoiles du ciel.\u2014Qa, dit Jean-René, c'est du monde savant qui compte les étoiles du ciel, ct ça leur sert, dit-on, à dire des sorts sur les enfants qui viennent nu monde ; mais pour nous autres, c\u2019est assez de savoir le comp- to de nos vaches et de nos poules.En ce moment Plancoët, Lecouëdie.et sn femme arrivèrent, chacun chargé d\u2019un fagot, et Roso quittant Jean-Roné dans la eabane de Plancoët, ct, suns parler, disposa le souper.\u2014\u2014Vous êtes triste ! dit le vicillard, la tristesse est do bien mauvuis signe à votre âge.\u2014Mon père, dit Rose, Jean-René m'a dit aujourd\u2019hui que son idéo était de me preudre en mariage, après son tirago au sort, moi qui suis une enfant trouvée dans In lande ct qui ne dois lu vie qu'à votre charité, moi qui n'ai aucun bien.\u2014Cortos, ma fille, dit Plancoët, Roné cest un garçon sago et bon.\u2014 Eh bien ! mon père je mo fais lo re- procho de n'avoir pas lajoic qu\u2019il faudrait ; lo foud do moi-même est-il donc si miséra- + RÉDAOTEUR-PROPRIÉTAIRE.ble que je ne puisse m'attacher À rien ni | être reconnaissanto ?Il me semble que; rien de co que nous faisons ne mérite ln peino d'être fait, ni que rien de ce que nous aimons ne mérite d'être nitné.\u2014 Pouvez-vous parler de la sorte, ma\u2018 fille, dit le vicillard, qui se leva et regarda Rose ; ne vous souvenez-vous done plus que Notre-Scigneur Jésus-Christ a été charpentier, nidant son père saint Joseph ct servant les pratiques, et qu'il veus a aimé jusqu'à lu mort ?\u2014Aviez-vous mérité d'être aimé ainsi ?\u2014Ne vous fâchez pas contre moi.mon père, dit Rose en fondant en larmes, mais il me semble que je voudrais travailler de je ne sais quel travail, et nimer de je ne sais quel amour, qui ne serait point l'amitié que jai pour Rend, ct qui ne serait point le travail de notre champ et de nos bêtes.\u2014Rentrez dans la paix de vous-même et ne choisissez pas ; une seule chose est nécessaire, c\u2019est l'ubéissance.\u2014Je vous obéirni, mon pire, dit Rose.\u2014Ecoutez douce mu fille, dit llancoët, vous êtes peut-être tourmentée de l'esprit ! Ce n\u2019est point à moi qu'il faut obéir, car je suis mortel et pécheur, et le vicillard, levant son chapeau, ajouta : Que Notre- Scignour Jésus-Christ vous gurde ! A quelques jours de A, M.de Kerquiedo résolut de donner chez lui un grand bal, précédé d'un souper ; il s'apprétait à incttre en œuvre près de la population de Quimperlé les moyens de séduction qu'il eroyait propres À assurer son élection dans le Finistère ; il vouluit, en outre, quand le bruit de ses munificences se scrait répandu, parcourir les exmpngnes et s'assurer la sympathie des paysans par une profusion de chapelots qu\u2019il se proposait de distribuer à Neines mains.Mile Césarine et Mile Armide avaient sorti de leur carton les robes les plus éblouissantes.Les dames de Quimperlé intriguaient depuis plus d'une semaine pour les voir, et régler, s\u2019il était possible, leur luxe sur celui de ces dames, (A continuer.) Le monde catholique.La hiérarchie.Sa Sninteté Pie IX est le deux-cent cinquante-sixièmo successeur de Saint Pierre, par conséquent lc deux-cent cin- quante-soptiène Souverain Pontife.Les cardinaux peuvent être au nombre de soixante-douze, mais ils n\u2019ont jumnis dépassé le chiffre de soixante-dix.Les cardinaux se divisent cn trois ordres : des évêques, des prêtres ot des diacres.Les cardinaux de l\u2019ordre des évêques, peuvent être au nombre de six.Les cardinaux de l'ordre des prêtres peuvent 8tro au nombre de cinquante.Les cardinaux de l\u2019ordre des dincres peuvent-être au nombre de scizc.Tls ne sont ordinairement revêtus que du dinconat.Lo Pape peut nommer cardinaux de simples laïques : mais ceux-ci doivent ensuite entrer dans les ordres sacrés.Au jour où nous sommes, le Sneré Collége compte cinquante-trois cardinaux.Le doyen du Sacré Collège est le cardinal Constantin Patrizi, romain, né à Sienne, le 4 soptembre 1798 ; créé ct réservé in petio par Grégoire XVI dans le consistoire du 23 juin 1834, publié dans celui du 11 Juillet 1830, il est dans sn soixunte- scizidme anuée, Le cardinal Antonelli est dans sa soixan- te-unidme année, dinere de Sainte-Mario in via luta, scorétairo d'Etat de sn Sninteté, | Après le pape ct los cardinaux viennent les patriarches.Fly a dix patriarcats, qui sont : lo.Rome; dont l\u2019Evêque, (le pape) est patriarche de l'Occident.20.Constantinople, du rite latin ; le patriarche du rite grec est chismatique.3o.Alexandrie, du rite latin 40.Antioche.TI y a les quatre patriarches catholiques ; un du rite latin et du rite sysinquo, un du rite moranite et un du rite gree melachite, Bo.Jérusalem, du rito Intin.Go.Babilone, du rite chaldéon.70.La Cicile, du rite arménien, 8o.Indes Occidentales, du rite latin.90.Lisbonne, du rite latin.100, Vénise, du rite latin.Le plus âgé des patriarches est Antoine Hassoun, né 3 Constantinople en 1800, Élu évêque en 1842 et promu au patriarcat de In Cilicie des Arméniens en 1867.L'épiscopat et l'ordre le plus élevé dans l\u2019église ; mais pour les évêques, il y a différents dégrés de dignité et de juridiction.Ainsi parmi les évêques, sont le pape, lex cardinaux-évêques, lu plupart des car- dinaux-prêtres, enfin les putriarches.Viennent ensuite dans l'ordre de dignité, les primats, les nrchevêques métropo- litnins, tes évêques 2x pertibus infidelinm, les évêques condjuteurs, et les évêques auxilinires et les évêques démissionnaires.Les archevêques et les évêques titulaires admitiistrent leurs diocèses nu wwoyen de vicaires généraux, d'un chapitre de cha- : uoînes qui forment leurs conseils, de curés et de vicaires paroissiaux.Les métropoles avec les divers diocèses qui en dépendent, forment les provinces veclésiastiques : c'est-à-dire l'Eglise.En dehors se trouvent les vicariats apostoliques ot les préfectures npostoliques ct les délégations apostoliqes.Les vicnires apostoliques sont revêtus du cxractère épiscopal, et les délégats apostoliques sout ordivnirement des archevêques ou des évêques.Eu résumé, le monde catholique est partayé en SU5 diocèses, sans compter 5 délégations apostoliques, 109 vicariats apostoliques, 2S préfectures apostoliques.L'évasion de Sainte-Mar- guerite.Lettre de M.Bazuine.L'évadé de Sainte-Marguerite n adressé de Cologne (Allemagne) la lettre suivante A M.Chabaud-Latour, ministre de l'inté- ricur : Cologne (Allemagne), 17 noût.« Monsieur le Ministre \u2014 M.le colonel Villette, mon ancien aide-de-camp et au- jourd'hui mou ami, n\u2019a aucune responsabi- té à cncourir pour mon évasion ; il isno- rait ma réso'ution ct nous nous sommes séparés dans la soirée du 9, à l'heure ha- bituclle.«Mon domestique, Auguste Bareau, figé de 18 ans, qui n\u2019ontrait que rarement le soir dans ma chambre, est duns le mé- nie eas.« J'ai fait seul, de concert avec mu femme ct mon neveu, ce qu\u2019il y avait à faire pour opérer ma desconte périlleuse, ct je m'en suis tiré au prix de fortes contusions ct de déchirures à mes vêtements ct à ma peau.« Le directeur ct ses agents ne se sont jamais relâchés de leur rigoureuse surveil- Jance, leur sorvice s\u2019est constamment fait avec une régularité d'eux ne doit être rendu responsable.« M.Marchi, dont je n'ai qu\u2019à me louer \u2018 nulgré ln délicate mission, est resté avce | moi jusqu'à près de dix houres du soir.C'est en le quittant, et après avoir dit adieu au colonel Villette, dont le départ était arrêté depuis quelques jours pour le lundi 10 de grand matin,qu'au lieu d'aller dans ma chambre, j'ai pu me dérober à Ia vue du gardien qui venait fermer ma porte et devait être persuadé que j'étais rentré.«J'ai été péniblement froissé de me voir appliquer le réglement du 25 mai 1872, relatif aux maisons centralas.Je me suis vu privé de In faculté de prendre de l\u2019exercico nutrement qu'en piétinant huit mois durant dans un espace restreint, exposée toute la journée nu soleil brûlant du Midi.Je m'attendais À être lnissé sous In garde du commandant mili- ! taire du fort.« Si je n'avais pas été soumis à un ré ggime humiliant, auquel mon passé devait .J LL me soustraire et qui était pour moi pire que la mort, j'eusse fait comme à Versailles et A Trianon, ct je n'aurais rien tenté TARIF DES ANNONCES.Première insertion, par ligne.fo.08 Chaque insertion suivante par ligne.0.03 Une remise libérale est accordée pour les annonces A tong terme.\u2018Toute correspondance, etc, doit être munie d'une signature responsable, .REDACTION.Les lettres et manuscrits destinés À la rédaction doivent être adressés M.Anocrue Ovtmer RADACTRUX-EN-Crir du Journal * Le Franc-F'arleur, Les manuscrits\u2019 déposés ne sont par rendus.Prix: $3.00 PAR An narchie et des violeuces du moyen-fge, n'a pas été respectée pour votre serviteur.« MARÉCILAL BAZAINE.» Le Gaulois dit nvoir cu communication d'une lettro daus laquello lo fugitif déclare n'avoir jumnis donné sa parole de no pas s'évader, Voici ce document : Actien-Gesellsehaft, ote! du Nord, Koin.Cologne, 16 aofit, « Mon cher Monsieur, \u2014La maréehale me charge de vous envoyer copie de cette lettre qu'elle n écrite au ministre de l'intérieur.C'est son style.quoique ectte copie soit de ma main.Mais je n'avais rien à y chauger et je ue devais rien y changer.Des jourunux disent que j'avais donné ma parole de ne pas m'\u2018évader.C'est faux! Ou ne me l'a jumnis demandée et Je ne l'aurais pas donnée.Mille amitiés.Maréchal BAZAINE.» Voici encore une lettre empruntée au mâôme journal : Cologne, le 18 noût.« Mon cher nmi,\u2014Me voici cufin dehors, grâce à In Providence divine, car sans elle cette difficile entreprise n'aurait pas réussi.Jo viis rejoindre ln maréchale à Spa ct revoir mes chers enfants ; puis après un ropos qui m'est nécessaire, car je suis encore tout contusionné ct tout rompu, nous irons probablement en Angleterre.« Remerciez bien les personnes de notre connaissance pour l'intérêt qu'elles ont pris à mon sort, « Mes mains sout encore gonflées et j'ai de la poine à écrire.« Adieu.Man£onaL BAZAINE.\u2014- \u201c COMMUNICATION.MAPATRIEMENT.Monsieur le Réductenr, Permottez à un Canadien revenu des Etats-Unis d\u2019aser de vos colonnes pour remercier qui do droit pour l'accueil dont il fut l\u2019objet dans sou pays natal.Do longues aunées d'exil au milieu de la république voisine n'avaient jamais pu mo fire oublier ln patrie, et le retour fut toujours pour moi un rêve chéri.Enfin ec rêve vient de se réaliser : la cessation du travail et la stagnation générale des affaires me firent tourner définitivement les yeux vers le Canada, Une heureuse étoile me conduisit auprès de M.Lesage, assistant commisenire d\u2019agriculture à Québec.Ce Monsieur, après m'avoir reçu avec une courtoisie ct une déférence que je n'oublierni jumais, me référa à l'agent d'immigration et de colo- sévère, et aucun\u2019 nisation à Montréal, M .J.A, Chicoine.Ce dernier se montra aussi bienveillant, aussi empressé à m'être utile que son digne chef de département.Monsieur Chicoine me fournit mille renseignemonts sur les cantons de I'Est ct autres régions colonisubles de In provinee, des cartes, brochures, ete, et de plus un billet gratis jusqu'à Sherbrooke.De Sherbrooke, je pénétrai dans le cœur du riche comté de Compton, où j'ai choisi mon futur domicile sur les bords de ln jolie petite Rivière aux Saumons.Ma famille est venue me joindre et a été également transportée aux frais du gouvernement par le Bureau de Montréal.J'ui écris aux Etats-Unis une lettre pro- wise lors de mon départ à une vingtaine de parents ct amis, ot des arrangements sont pris pour qu\u2019ils viennent tous me rejoindre dans une couple de semaines.Ils doivent sc rendre à Montréal ; là ils seront reçus et loxés gratis par l'agent de Colonisation, M.Chicoine, qui les accempagnera lui-mê- \u201c me dans notre colonie naissante.J'ai été enchanté de l'accucil dont jo fus l'objet de la part de mes compatriotes en général, je trouve que c'est déjà un grand avantage pour les Canadiens des pour recouvrir mu liberté, parrespeet pour | Etats-Unis d'être ainsi reçus à bras ouverts l\u2019habit militaire que j'ai très-honorable- ment porté pendant près d'un demi-siècle.« Bnfin, monsieur le ministre, je me suis senti autorisé à agir comme je l'ai fait parce quo cette maxime du droit public, que « nulle sentence n\u2019est légitime, si elle n'est rendue pur lex pairs de Uaccusén maxime respcctéo même au miliou de l'act transportés sans frais au licu de leur destination.Leos Canadiens regoivent ainsi la * même protection que les immigrants venant d'Europe.On dit que les chambres de Québco, lors do leur prochaine réunion, vont voter des : avantages encore plus grands : tant mieux (car je croisque le moment cst propice pour T a110G C3 1 RUN 1a AO?pal em a - aR Pda.LE FRANC-PARLEUR.~ faire du rapatriement sur une grande échel- | à l'autre que par des nœuds flottants et le JosEPI COWAN.Oantons de l'Est, Août 1874.mal sorrés ; le sentiment de leur indépon- dance primitive, mal éteint dans leur âme, tendait à les désunir.À l\u2019inconsistance PS.\u2014Les journaux amis do la coloni-\u2018| du dedans se joignaient de graves embar- sation sont priés de reproduire.ras au dchors\u2026 O'éfait, \u2018comme l'a dit Balmès, o'éfAit.l'Eürope, où l'on avait çù Te \u201cEgano-Parteur,\" Montréal, Mardi 8 Septembre 1874.ct là des armées; c'était l'Amérique dont la couquête n'avait rien d\u2019affermi; c'était l\u2019Afrique, où les Maures et les Juifs, chassés par Ferdinand, rôvaient oncore de Monsieur l'Editeur du TRANC-PARLEUR- Mon cher Monsieur, passer lo détroit et de venir s'abattre, comme des vautours, sur cette grande proie (qu'on leur avait arrachée.Au milieu de Des circonstances incontrôlables m'ont | cos oscillations ct de ces dangers, Philippe empêché, depuis plusicurs mois, de m'\u2019oc- | crut devoir éloigner do s:s Etats tout ce cuper activement du journal et de conti- | qui pourrait être un élément nouveau de nuer mes travaux commoncés l\u2019année | discorde intestine, tout co qui pourrait dernière.briser les liens qu'il cherchait à former, Aujourd'hui quo les mêmes obstacles | faire subsister et ces tiraillements qu'il n'existent plus, jo vous adresse la suite des | voulait éteindre, ct ces nuances ct \u201c Lettres à l'honorable L.À.Dessaulles,\" espérant quo vous leur forez le même bien- ces oppositions qu\u2019il cherchait à fondre; tout cc qui cnfin pourrait l'empêcher, veillant accueil que celui dont vous nvez | par un surcroît de complications, de daigné les honorer tout d'abord.Votre tout dévoué, BINAN.Montréal, 7 septembro, 1874, Lettres à l'honorable L.A.Dessaulles ONZIÈME LiTTRE.Monsieur, suffire aux affiires intérieures ct oxté- rieures qui déjà lui pesaient sur les bras.Et parco que In Réforme lui parut devoir enfunter co malheur, parce qu\u2019il appréhendait que cette hérésic n'allumât, au cœur de son Empire, les discussions qu'elle avait fait éclater en Angleterre ct cn Allemagne, et dont il avait été lui-même témoin duns ses lointaines possessions des Pays-Bas, de là vient qu\u2019il élova contre Une chose m'a toujours singulièrement | elle une barrière formidable; il dressa des impressionné chaque fois qu'il m'a fallu lire vos dissertations politico-religieuses.C'est l'étonnanto fécondité avec laquelle bâchers pour éviter des désastres.» Je n\u2019examine pas necintenant, monsieur, si le Pouvoir Public a cu raison ou tort l\u2019erreur historique se multiplio sous votre | de créer les tribunaux d'Inquisition.Je plume.apprise dans votre jeune fige.Vous faire palper du doigt votre ignorance cn histoire, est lu fin de lu présente Si je vous portais moins d'intérêt, je vous épargnergjs la confusion d'une tolle Mais vous avez quelque- lettre.démonstration.Il suffit de lire cing pages de vos | constate un fait : C\u2019ust qu\u2019il les a créés.écrits pour acquérir In certitude que vous n\u2019avez jamais su l'histoire, on que vous l'avez entièrement oubliée, si vous l\u2019avez Et jen infère qu\u2019il cest contre ln vérité historique, que ces tribunaux soient bons ou mauvais, justes ou injustes, de les attribuer UNIQUEMENT à l\u2019Eglise.Dites que les Papes les ont quelquefois conseillés, qu\u2019ils en ont toujours profité, qu\u2019ils les out sanctionnés, qu\u2019ils ont chargé des religieux, des prêtres, des évêques, des personnages importants d\u2019y cxercer les fois des accents d'une si grande honuêteté ; | grandes et nobles prérogatives de juges, ct vous demandez avec tant vaincre que vous ne sion, par quel bout commencer, ni À quoi m'arrêter de préférence dans la yraude variété de vos incartades historiques, tant lo champ en \u2018est vaste | Par déféronce pour vous, jo fixorai mon d'instance qu\u2019on vous offre un solennel démeuti, si vous muntez, que je ne puis résister au besoin de vous rendre > services de vous con- parlez jamais de l\u2019histoire sans la pervertir misérablement, Seulement, je ne sais, passez-mui l'expres- vous screz dans le vrai.Au-delà comme cn deçà.vous êtes dans le fuux.Dites les perturbations profondes dont les hérétiques menaçaient alors l\u2019ordre européen, ct vous n'oscrez point ensuite reprocher si amèrement à l'Eslise de s'être servio de ces tribunaux pour et au service de la tranquillité curopéenne.Dites tout.Dites quellesétaientles fureurs insensées qu\u2019exergaient, partout où ils parvenaient à l\u2019emporter, les bérétiques contre lesquels l\u2019Inquisition sévisgait, ct chacun choix sur l'Inquisition et sur lo procès de fcomprendra qu'on a pu avoir raison de Galilée, fuits sur lesquels vous rovenez sans poursuivre des sectes et des hommes aussi cesse dans tous vos pumphlets ct que vous | dangereux que la Commune et ses adeptes présentez sous des aspcets divers, selon que | peuvent l'être.le demande l\u2019intérêt de votre cause.Et d\u2019abord l'Inquisition, monsieur, que vous reprochez si amèremeat à l'Eglise, Quand le Danemark, la Norvége ct l'Islande, livrés au luthéranisme par le féroce Ubristiem IT, voyaient le clergé et le est-elle le seul fuit de la puissance spiri- | peuple catholiques impitoyablement mas- tuelle?L'Inquisition ne dut-clle pas son origine au pouvoir temporcl, aux mains du - quel vous voulez confier toutes choses ?A Venise, c'est par une décision solennelle du Sénat qu'elle fut inaugurée; Frédéric II Tintroduisit à Padoue; en Portugal, elle ne pénétra que par les ordres de Jcan IIT, Son.origiue : fut la même en Espagnesacrés; quand en Sudde Gustave Wasa forçait les couvents, sans égard pour l\u2019âge, pour la sainteté, ni pour le sexe ; chargeait les religieuses de Wadeténa de mauvais traitements ct d'outrages, ct faisait périr dans les supplices les plus cruels et les plus ignomineux, Magnus Knut, élu évêque d'Upsal, et Pierre Jacobson, évêque de Peut-êtreles Papes n\u2019étaient-ils point igno- | Westeraes, pour leur faire expier l'amour rants de tout cela ?À coup sûr, s'ils encou- | et In vénération que leur portait le peuple ; rageaient ces gouvernements, ceux-ci agis- | quand Frédéric II,-livrant la Silésie en saient librement ct prenaieut sur eux la proie au luthéranisme, chassait les reli- responsabilité de la création de ces institu- | gicux du pays, ct que les protestants exertions.« Deux grandes époques, dit un profond publiciste espagnol, se partagent l'histoire de l'Inquisition : la première s'étend de la fin du XVo sidclo nu milieu du XVTe, de Ferdinand V à Philippe IT.çaient là les plus brutales violences contre les catholiques; quand, en 1526, le prince Albert, pour rendre son autorité tyrannique en la dégageant de tout contrôle religieux ct s'enrichir des dépouilles de l\u2019Eglisé, forçait également les sujets de ses Etats à « Durant cet espace, elle poursuivit les | abandonner le catholicisme qui les avait Mahométans, mais plus spécialement les | jadis arrachés à l'ignorance ct à la barba- Juifs; et pourquoi ?Autrefois dominateurs en Espaæne, les Maures étaient alors réduits, mais ils n\u2019étaient point chassés.Concentrés dans la Grenade, ils s\u2019apprê rie, et mettait à exécution, par la violence, ce prinuipe subvorsif de toute liberté reli- gicuse : Cujus regio illius religio, n'était-il pas pormis aux puissances catholiques de taient à s\u2019y défendre avec fureur, et pout- | redouter l'hérésie ct de pourchasser les hé- être ne soraient-ils pas sculs dans cette ré- On craignait que les Juifs, nombreux ct puissants, ne leur prêtassent porfidement les mains, poussés par sistance suprême.rétiques ?-Et le protostantisme faisant irruption à Bâle sur les pas d'Œcolampnde, déchaînant In licence, comme il déchaînait ailleurs le lorsque, en mot, les nations curopéennes gémiseaient sous le despotisme et la barbarie que répaudait, partout où elle pénétrait, ln prétendue religion réformée, l'Espagne et l\u2019Italie, ces deux grands pays, libres encore, mais objet des convoitises du protestantisme, ne pouvaient-ils pas créer des tribunaux et, au besoin, dresser des bâchers, afin d'échapper aux malheurs dont les mennçait l\u2019envahissoment de la sccte ?Poser ces questions, c'est les résoudre.En effet, qui ne sait qu'il est \u2018légitime et même nécessaire do sacrifier un membre walade pour sauver la vie du corps ?.La société, au temps de 1'Inquisition, avait à choisir centre deux nlternatives : Qu so laisser massacrer par ln secte, ou châtier ceux qui ne voulaient point renoncer à une innovation religicuse qui détruisait tout.(À continuer.) N.N:-S:S.les Evêques d'Ottawa et de Sherarook.Nous savons, ct ce n\u2019est plus un mystère, que M.J.Racine, curé de St.Jean, Québee, et M .Duhamel, curé de St, Eugèue, viennent d'être élevés à la dignité épiscopale, le premier pour lo siége do Sherbrook, le second pour celui d'Ottawa.Mgr.Racine est une intelligence élevée, un esprit cultivé ct un carnctére noble et fortement trempé.Ses hautes vertus, tout en édifiant les nez, ont fécondé une foule d'œuvres de bien.Monseigneur a toujours été du nombro de ceux que leur attachement au l'ape ct leur soumission aux doctrines romaines ont fait désiguer sous le nom d'ultramonteins.Une de ses gloires, et elle mérite d\u2019être rappeléo, est de n'avoir jaunis refusé à personne ni In vérité, ni ln charité, ni le respect.Mer, Duhamel,à peine ré de 35 ans, a déjà déployé, dans les différentes positions qu\u2019il a occupées, des vertus et des talents qui justifient surabondammeent l'honneur insiguo que le Souverain Pontife lui con- fêre.À l'instar de l'élu de Sherbrook, le nouvel évêque d'Ottawa est doué d\u2019une intelligence trop vaste, d'un jugement trop sain pour s'arrêter nux étroits liorizons du gallicanisme ct du libéralisme-catholique.Aussi est-il fortement attaché à ce qu\u2019on veut bicn appcler l\u2019école uléramontaine.Nos vœux sincères et nos respectueux hommages aux nouveaux élus.- En Vente au Bureau du *\u2018 Franc-Parleur\u201d LETTRES A UN DEPUTÉ Man.L\u2019EVÊQUE DE BIRTITA Magnifique Brochure ffi sc vend pour le prix de 25 cents.AU LECTEUR On n\u2019a guère oublié, duns certains cercles, l\u2019inipression que produisit sur le public la publication dans le \u201c Franc-Parleur\u201d des ¢ Lettres à un Député.\u201d Provoqué par certaines insinuations malveillantes d'un député, correspondant et propriétaire d\u2019un journal à Montréal, l\u2019auteur de ce remarquable travail, tout en démasquant les intrigues de l\u2019accusateur anonyme, profita de l\u2019occasion, pour, donner un cours de politique chrétienne de la plus haute portée.Il eût été malheureux que le public ne profität pas des leçons et des enscignements contenus daus ces écrite, qui sont assurément l'un des plaidoyers les plus éloquents en faveur de la Vérité et de la Justice.Aussi, sur le conseil et les pressantes sollicitations d\u2019amis et de personnages influents, avons-nous décidé de publier ces quer l'importance que comporte cette brochure, du moment qu\u2019elle est revêtue de la signature djun prélat dont la science et la vertu sont incontestables.Des circonstances incontrôlables ont retardé quelque peu In publication de cette Brochure, mais comme la défense de ln Vérité et de In Justice a toujours un cachet d\u2019actualité, on oubliera ce retard involontaire et imprévu.Bureau du France Parleur, } zer Sept, 1874.Nouvelles d\u2019Europe.Correspondapice spéciale du \u201c Frane-I'arlour.\u201d) Londres, 24 noût 1874.D'aprés tous les renseignements recueillis jusqu\u2019aujourd\u2019hui, ln lumière se fait de plus en plus sur la fameuse évasion do Bazaine.Elle a eu lieu non pas au moyen de la romanesque corde à nœuds, mais bien tout simplement par une porte, ct cela, sans aucun doute, avec la complicité d'un ou plusieurs gardiens, corses pour la plupart, ainsi que le directeur.La lottre de Mme Bazaine (Sic!) n'a été écrite que dans le but d'assumer sur elle seule ct son cousin toute la responsabilité de cotte af: faire.Si la justice militaire fait son dovoir, les complices réels seront punis avco la plus grande sévérité.Les élections du Calvados viennent de donner un bonapartiste de plus.Les élee- teurs avaient à choisir entre un légitimiste, un républicain ou un bonapartiste, Grâce au petit duo, M.de Broglie, qui n eu le soin de bouleverser de fond en comble tous les conseils municipaux et les municipalités avant sa chuto, les campagnards normands ahuris, hébêtés, ou encore craignant l'avê- nement d'uno nouvelle Commune au lieu d\u2019une République modérée, ont voté pour un empereur futur.Demandez-leur pourquoi, je réponds bien qu\u2019ils n'en savent rien.Enfin ils l'ont voulu, qu'ils le supportent.M.Prévot Deluunay, ox-préfee, est le nom du nouveau député.Il a affiché toutes les prétentious de son parti, il a tout promis; même d'appuyer le Septennat, tout en sc disant à lui-même qu\u2019il le combattrait à outrance; il a promis de représenter la démocratie, ct la première chose que feront les bonapartistes, si le mauvais zénie de lu France vouluit qu\u2019ils revinssent sur l'eau après leur plonge honteuse, ce serait indubitablement d'envoyer à Cayenne ou 2A Lambessa tous les démocrates ; il a promis de maintenir l\u2019ordre et les principes sociaux, mais qui songerait à troubler l'ordre sans la lâche capitulation de Motz et la honte de Sedan! Le bonapartisme peut entonner son chant de victoiro, annoncer que la France cst a la veille d\u2019une restauration impériale, affirmer qu'elle est à cux, qu\u2019elle revendique toutes les hontes attachées au nom de Bonaparte; leurs fanfuronnades ne peuvent prévaloir contre les faits.Le maréchal MacMahon a entropris une excursion politique dans l\u2019ouost de la France afin de se mettre en contact avec les populations.D'après nos propres ron- scignements, il aurait été généralement bien accueilli ; dans ses discours, il ne fait que répéter ce qu\u2019il a dit & ln Chambre de commerce à Paris ct à la revue de Loux- \u2018champ\u2019: « Je suis là pour sopt ans, ct je maintiendrai l\u2019ordre ; « vous comprenez que c\u2019est un peu court, et l'opinion publique n\u2019a pas lieu d'être entièrement satisfaite.Au Mans, à Laval, à Rennes, ote., il a passé la revuc des diverses garnisons ct des pompiers; chose à noter, il a visité les hôpitaux dans toutes les villes où il a passé.Est-ce un pressentiment ?ou bien a-t-il remarqué qu'aucun chef d'Etat en tourné no Pavait fait?Il a visité quelques grandes usines, décoré quelques fonctionnaires qui s'attendaient à cette surprise.En somme, sa tournée est ce que sont toutes les tournées officielles : du bruit, du feu ct dela poussière; quant à sn portée réelle, clle trouve M.Bose, un riche armateur possédant au moins dix millions et dont le chiffre d'affaires annuelles est énorme.Il appartient à une famille très-honorable du Gard.Depuis longtemps dévoué à la cause républicaine, il s'est montré courageusement au 4 avril 1871, lorsque toutes les autorités sout parties de Marseille.Il n été mis en liberté sous caution et a promis de se rendre au parquet à la première réquisition de l'autorité militaire.Lo Commission de permanence, au nom du gouvernement, déclure que ces arrestations sont faites pour délits de droit commun et non pour des, raisons politiques : assassinate, vols, séquestration, ete., rien n\u2019y manque.Et quesi l'on a retardé à faire ces arrestations, c\u2019est, dit la commission, à cause du malheur des temps qui ren- daicnt ces poursuites impossibles ?Dans ma prochaine, je vous donnerai quolques détails sur les travaux du Congrès de Bruxelles.Résignation du Ministère / Nous apprenons avec regret, par la voix de l'organe officiel du gouvernement, la Mi nerve, que le Cabinet local a donné sa résignation au licutenant-gouverneur de cette province.Comme cette nouvelle importante no nous cat parvenue qu'au moment où nous mettions sous presse, nous remettons forcément & notre prochuin numéro les commen - taires qu\u2019elle néccasite.CHRISTOPHE COLOMB.Si nous posions la quostion suivante au premier cnfunt veuu : « Que n découvert I Amérique ?» il répondrait, sans hésitation aucune : « Christophe Colomb.» Si nous ajoutions : « Pourquoi notre continent porte-t-il le nom d'Amérique ?» il est probable que l'enfant pourrait nommer Améric Vespuce, lc navigateur italien qui a volé à Colomb l'honneur qui lui revenait de droit.Si nous demundions encore : « Où reposent les restes mortels du plus célèbre navigateur des temps modernes, de Colomb ?L'enfant nous dirait, peut-être, « qu\u2019il mourut à Valladolid, abreuvé de chagrins, cn 1504 ; mais où sont ses restes, j'ignore.» Et voilà la justice de l\u2019espèce humaine.On connait par cœur les noms et prénoms, lu vie publique et privée de la première pironetteuse qui monte sur les tréteaux de New-York ; ou sait tous les détails de l'histoire sale et dégoûtante de l\u2019impudique Beecher ; on peut réciter les noms de tous les pugilistes de l'univers, ainsi que le nombre de coups de poing qu'ils ont reçus ou administrés ; le nom de tous | & chevaux coureurs, et l\u2019on ignore que les rostes mortels de I'immortel na- vigutour piémontais reposent dans ln cathédrale de La Havane, capitale de l'île de Cuba.N'uuraitil pus mieux valu pour Christophe Colomb d'être baladin au lieu d'être le découvreur de l'Amériqua ?.Encore une fois voilà In juscice humaine et bien fou cst celui qui s\u2019y fic.UNE GROSSE ET BELLE NocE.\u2014On lit, dans L'Echo de Morlaix : Kans le courant du mois de juin dern\u2019er, a eu lieu, à Ploué- nour-M énez, dans l'arrondissement de Morlaix, une noce qui mérite d\u2019être signalée.Tro.s filles et un fils des mêmes.père ct mire ct portant Jes noms d'Abgralle, se mariaient, le même jour, à trois fils et à uno fille de la mème maison aussi, et portant le nom de Rohel.C\u2019étaient, des deux côtés, des paysans à l'aise, et de véritables noces de Gamache suivirent cette quadruple alliance, qui rappelle les mœurs primitives ct patrinreales.Plus de quatre cents invités prirent part aux festins pautagoué- liques, qui durèrent plusieurs jours, ct les valets de fermo, les artisans ct les man- diants eux-mêmes n\u2019y furent pas oubliés, ni plus mal reçus que les riches.Aussi, plnsieurs veaux ct moutons, deux bœufs, un porc et force volnilles su ffirent-ils à poi- ne aux ripnilles de ces gens de solice appétit, ordinairement, .Le vin aussi coula en proportion ; munis le cidre surtout et l'eau de vic furont prodigués outre mesure.Pendant 4 ou 5 jours, on n'entendit, le soir, dans la commune, que les sons du binion et de lu bomburde, mennnt les danses joy- cuses ct les chants brotons des convives repus qui rogagnaient leurs domiciles à travers les champs, les landes et les taillis, sauf, toutofois, coux qui, croyant peut-être s'étendro dans leurs lits, passèrent une belle nuit étoilée, à l'ombre d'un buisson ou sur la lisière d\u2019un bzau champ d'av oine ou de soigle.\u2019 \" =i ies COMPAGNIE DEVONS \u201cNOI Nouvelle Ligne pour Sorel, Trois-Rivières, Batisean et Québec.Les magnifiques vapeurs à cabines ABYSSINIAN, Capitaine Norman PAULET, ot ATHENIAN, .Capitaine E.C.Wuorreue commenceront leurs voyages aujourd'hui, formant une ligne quotidienne entre Montréal et Québec, Inissant le Bassin Bonsecours, (premier bassin de l\u2019oxtrémité gauche de in placo Jacques-Cartier), à SEPT heures p.n.FRET reçu aujourd\u2019hui.Billets de rotour, à taux réduits à vendre dans tous les principaux botels.Pour frêt ou passage, s'adresser sur le quai Bonsecours, ou nu bureau No.24, Place Jacques-Cartier.C.H.LEFAIVRE, Sec.-Trés.21 Juillet.66 Restaurant de Premiere.Classe NAISON EL, ETHIER Coln des Rues NOTRE-DAME ET SAINT-GABRIEL MONTREAL Ouvert tous les jours depuis 8 h.a.m.& 11 2, p.m.Toutes commander, pour Diners ct soupers pue bites, soit chez lutou dans les famblles, que l\u2019on voudra blon faire l'honneur d'adresser nu soussigné, seront exécutées nvec in diligence et le soln qui caractérisent sou établissement, La Malson E.L.Ethier, outre de nombreux cabinets privés, possède, de plus, une sulle spa- cleuse pour les grands Diners, Le Dimanche, l'établissement sern ouvort de Ah, p.m.à 0h, p.mm.FSI est strictoment entendu qu'aucune Diqueur ne sora servie, le dimanche, au buffet du Restaurant.* J2-l'our In commodité du publie un Bureau de Télégraphle est en opération dats l\u2019établisse= ment, E.L.ETHIER, Propriétaire, Montréal, 12 Muni 1874.tun-50 ws ERR Grande Excursion A NEW-YORK Via la Ligne du Vermont Central Sous In direction do LA SOCIETE LAFAYETTE DE ST.ALBANS Ta plus bolle exposition qui s\u2019est vne de Montreal a New-York 812 ALLER ET RETOUR Lies billots sont bons pour s\u2019arr tera n\u2019lmporte quelle station Intermédiaire nlin de donner lo rare avantage de visiter toutes les plus grandes villes manufeturières de In Nouvelle-Angle- terra, telles que Springiield, Holycoke, Worcester, ete, Lo voyage se fuit À travers les Montagnes vertes du Vermont, procurant aux excursionnistes ln vue des plus beaux paysagor du monde.Arrivés à Now-London, Conn,, les tourlstes auront U'nvantinge do #'y arr.tor un Jour ou deux pour prendre des balns de mer et_visitor In mn- gnliique \u201c New-Amerliean Navy Yard?ot ces magnillquos stontiers-palnis qui les transportés ront à New-York, pussant par Long Island Sound ot fournissant l'avantage de visitor les places d'eaux américaines le long des rivages, On pout se procurer dos billets du 25 Août au 12 Septembre et revenir le 23 Septembre.Un train spéclal laissera Montréal le 5 Septembre 1871 à Ghrs, A.M.après l\u2019arrivée des vapeurs do uéhec ot los jours suivants.Le train réguller du Vermont Central, prendra les Touristos à Montréal.Blllots livrés à 8t.Joan, pour $11.00 \u201c o Albuns, 10,50 Burlington, 00.60 (Aller ot retour.) Pour les billets ot nutres Informatlons, s'ndres- sor an No, 136 Rue St.Jueques, Bureau du Vormont Central, ot aux autres Stations cl-dossus nominées, A.MOUSSETTE, Président, J.N.GARON, Secrétaire, JR.FUTVOYE, Assistant.en Montrônl, 15 Aout 1874, \u201c \u201c N.B\u2014Los Exoursionistes soront reçus an déburenlère de New-York pur un comité spécial, Yun pur In Soclété St, Jonn-Baptiste do cette Alnsl los voyngours seront certains d\u2019être bion traités on arrlvantdnns ln grande cité américaine Comme In I0me Convontion Onnudlenne doit avolrileu à New-York, les 7 et8 Septembre pres chuin, los oxcursionistes auront un train spécinl qui laissorn Montrénl, lo 5 Septembre, sur les Glhirs.A, M.offrant nlnst l'avantage À toux coux qui désirorait «Lro présent n in Convention do wire un hon ot agronble voyage, À bon marché.Qoux qui désirerniont paxsor par Boston pourront lo fuiro on payant $3.00 extra.7 + res leur haine héréditaire pour les chrétions.| despotisme, et s'en faisant une arme pour CANADA 8 i Provi i Oh COUR SUPERIEURE.; \u201c Lettres à un Député\u201d sous In | Vest pas encore dessinée, Dlrrig do Mntroe | COUR DE CIRCUIT.more nee | © ; S'ils le faisaient, on\u2019 risquuit de voir se | opprimer les consciences, dévastant les f d\u2019une Brochure \u2014 No.(55%, : prolonger encore indéfiniment une guerre | églises, renversant les nutols, détruisant les orme * DAME MARIE affes MARY OITARRETIE On continue à faire de nombreuses ar- | ONEZIME BROUILLER, dplclor ot mainte-'| da lu paroisse de.MON Tt, TREAL, dit Distrier nant menuisior, de MONTREAL, TEA ; restations en Italic rolativement à une so- ° épouse de ALPIIONSE LEDUO, épicler du qui durait depuis près de huit siècles ; et | images, brûlant les ornements, ct forçant | | Voulant accorder à cette publi- Demandeur.meme llon, dAinunt autorisée à ostor on Justicede 0 A Pat \u2018 : .vs.\u2018 Demand, co fut pour prévonir cette coalition, tout | Erasme indigné à fuir devant ce monde [cation toute la notoriété qu'elle |ciéts républicaine.L\u2019honorable Aurclia OLIVIER LABELLE, gontithomme, dumeme | ALPHONSE LEDUC, éplolor, du même lou .+ ; .ou.hy + .Aussi probable qu'elle était effrayante; ce | sauvage de réformation ; toutes los villes mérite, ct afin de ne gêner en | Safi, ancien triumvir de la République Défendeur.Défeudanr, fut pour so soustraire aux convulsions sans | de la Suisse voyant à peu près se renouveler rien son action bienfiisante sur |romaincen 1849; Kugdne Valunnio, ancicn |, Bo dix-hulitmo Jour (le SEPTEMBRE mil terme dont clle n'elit pns manqué d\u2019être la cause, si elle se fût rénliséo, qu\u2019on suspendit sur la tête des Israélitos la mennce pzrmanente et organisée du supplice.On jprétondit, par l'offroi de la mort, les em pêcher do trahir la patrie.les mêmes scènes, notamment Mulhouse, en 1524; Schaffouse, en 1525; Appenzel en 1524, tout cotravnil destructeur de la réforme ne pouvait-il pas inquiéter au plus haut degré les nations restées catholiques, mais chez lesquelles le protestantisme s'efforçait «Lin :.conds époque de l'Inquisition part | de pénétrer ?do Philippe [1 et s'en va jusqu\u2019à l'avêne- Son but, pendant cette périodo, fut d'opposer uno digue à ment des Bourbons, Puis, lorsque l'Ile des Saints, envahie par l'hérésie, fut devenue le théâtre du pillage, de la destruction des couvents ot l'invasion du protestantisme, non pas pré- | des temples, de In profanation des tombeaux cisément comme erreur, mais comme priu-|et des supplices erucls des catholiques ; cipe de trouble.À co inoment, l'unité nn- lorzque l'Irlande commençait son long et te.oe .on tiohalé n\u2019était pas encore vigoureusement | héroique martyre, et que l\u2019Allemagne su- coustituéo dans \u2018In Péninsule.L\u2019Aragon, Ja*Navarro ot Ja Castille ne\u2019 tenaient l'une bissait ln tyrannie des plus fanntiques ct des plus sauvages fureurs des anabaptistes; les cœurs et les esprits, on nous a fortement incité à demander à l\u2019auteur de vouloir bien donner à son ouvrage l\u2019aùtorité de sa signature.Nous avons fait part de ce désir général à l\u2019illustre écrivain qui, avec cette délientesse de sentiments et cette bonté de cœur qui le distinguent.si éminemment, s\u2019est empressé d'accéder à notre demande.Il cet inutile de faire remar- colonel, et tutti quanti, sont parmi les pri- sonniors.À cotté nouvelle, toutes los boutiques de Farli sc sont fermées.Des démonstrations imposantes ont eu lieu dans cette ville ct dans d\u2019autres.On a crié :\u2014 Vive Suffi! Nous voulons Safi !\u2014Ln police et les troupes ont été obligées d\u2019intervenir.On s'attond à des troubles plus graves.Do nombreuses arrestations ont aussi lieu à Marecille ; près de 80 porsonnce, quelques-unes notables, ont 6t6 misce au fort Suint-Nicolas.Ces arrestations so rattachent, à co qu\u2019il,parfifé, aux événements du 4 avril
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