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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
vendredi 2 octobre 1874
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Le Franc-parleur. --, 1874-10-02, Collections de BAnQ.

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[" -_ - dant, en dehors \u2018des faveurs \u2018 dront sans peine le but et l\u2019objet .de notre demande.\u2018ROSE DE BRETAGNE 2055 aR AR LET rTTLI a ABCNNEMENTO, 4 UN AN.Canada.o.s.ccccoccce canon css oo $3.00 Etats-Unis (en or) .soccuus eu 380 {payable d'avance.) sx Mois, ads.1esasecseces $1.80 Etats-Unis.\u2026.\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.00scouce 1.78 (payable d'avance) À Vendu dans les dépôts 3 cis.\u20181 «Les frais de poste ne sont pas compris dans les trois cas.* N.B.\u2014L'abonnement et ies frais de poste pour l\u2019Europe et les Etats-Unis sont nvariablement payables d'avance.* L*Edition paraît le mardi et le vendredi \"Voir notre avnonce à la quatrième page.BUREAUX : 22, RUE SAINT-GABRIEL.| ques; dit Clampin, \u201cmdi, j'ai toujours dit ü § Ë & 8 Ï Bl 16 lieutenant 'eét \u2018lo pire\u2019 du\u2019 soldat, c\u2019est la preuve | Sans lui.labbé durait AUX ABONNES! | bien pu tourner l'œil.\u2019 \"Lovin ! ! gare 'dessous.quand y fait In semaine, c\u2019est pu un homme I.Les denx soldats reprirent les\u2019 balais ct Les abonnés en retard dans le lieutenant passa.le paiement de leurs contribu-| \u2014Pourquoi donc, Joss, dit Jean Rens, ti 8 t iés d v uloir bie pourquoi donc, si vous dimiez\u2019 comme ça ions sont -pri e vou len votre pays, avez-vous fait deux congés ?régler leur.compte le plus tôt| \u2014Dés histoires I\" dit * \u2018Lütriche, à mon possible, afin de'\u2019doñner à TEdi- teiir au, Franc-Parleur l'avantage de pouvoir leur \u2018offrir, si possible, plus de matières iritéres- premidr congé, pas plutôt revenu au pays, V'ia ma sœur qui avait trois enfants, c'était santes à lire que par le passé.pas rien ! Son homme était malade, pauvre Roinétte ; \u2018ellé était pu \u2018blauche que ma chemise.Alors Tantamplan, me v'la ropar- \u2018ti pou l\u2019régiment\u2026.C'étuit quinze couts francs de trouvés dans l\u2019pas'd\u2019un cheval, quoi !\u2026on allait en\u2018Algère, c'était des histoires à n\u2019en plus finir.Je devais bien sûr être décoré, et revenir licutenaut.C'est des blagues !.\u2026 Le supéricur,: ça n'aime pas colui qui s'est vendu: C'est plus fort que lui ; \"dés idées qu'on ne sait \u2018pas d'où que ça vient !\u2026'j'étais blessé à la jambe, y m'ont-dit comme ça : imbécile ! et puis c'est tout ! \u2014Adieu, dit Jean-René.\u2014 Adieu, dit Clampin.\u2014Âdicu, dit Latriche.Co Puis ils restèrent tous trois muets.\u2014 Allons ! dit Jcan-Rèné.Nos abonnés qui appartiennent tous à la classe la plus intelligente de notre société compren- 1° 2 | .Joyrnal parfaitement indépen- - ministérielles et gouvernemén- tales, le Franc-Parleur ne compte et n'a toujours compté, pour exister, que sur le bon voulbir abou t et l\u2019honêteté.de ses abonnés.Répétèrent les deux soldats.\u2014Allons, mon vieux, dit Latrichic qui \u2018saisit la main de Jean-René et se\u2018 donna à lui-même des consolations, lo dovoir, \u2018c'est le devoir, où que la chèvre est attachée, il faut qu'elle broute, pas vrai ?pour lors.\u2026 suffit.c'est A la vio et àla-mort.: .\u2014A revoir, José, dit Jean-René.A ce mot, Latriche rentra prédipitam- «ment duns l'écurie et\u2018 Jéad:Ron6 \u2018s\u2019éloigna.Tiens | dit le lieutenant qui on ropas- sant regarda Latriche,- \u2018il a les yeux .rouges, colui-là.\u2014Mon licutenant, dit le soldat j'enfilais des perles, pour lors I.\u2014L'Abbé cst parti ?ajouta lo licute- Il est donc inutile de vouloir, ici inciter nos amis 3 \u2018remplir un-devoir.Les sacrifices que nous sodas faits sont assez connus pour due].nous ne jugions.pas\u2019 d propos de.le rappeler en'ce moment.: Nous comptons doné-sur- leur.dévouement à une œivre pour liquelle nous travaillons - sdns relâche, surtout depuis les deux nant.\u2014Sauf votre respect, mon\u2019 lieutenant, dernières années.c\u2019est pos'gu\u2019qu\u2019ébt un soldat.Te soldat, - ADMINISTRATION: - |ça ne connaît que la consigne.Sion pense hE toujours au pays, et puis à tout, comment qu\u2019on ferait pour le-sorvice?'le soldat c\u2019est libre, et puis, l\u2019honnenr avant tout, voilà ! Jean-René r'éloigna pänsant à Latriche \u201cJet à Clampin | pauvre Latriche | pauvre José ! sa scour avait trois enfants, ct son homme était malado !.Voilà donc son histoiro ?Alors il s'est vendu, il ost parti en chantant : DEUXIEME PARTIE.! \u201c (Suite.) \u2014Voilà ! fit lo commis qui lui passa par dessus son épaule la fouille de route et, baissant de nouveau le nez sur les registres empilés dovant lui, il ajouta : faut pas faire de mauvaisos spéculations I.Jcan René ne voulut pas partir sans avoir fait ses adioux à Clanpin et à Lataicho, ses deux camarades de chambrée: \u2014Voilà la chose, leur dit-il, je pars, cn \u2018congé de convalescence ot je viens vous dire que vous avez été charitables au vis- à-vis de moi et que jo ue l'oublierai jamnis.\u2014Oui ! répondit Latricho, des histoires c\u2019est pas à un vioux qu'a fait deux congés qui faut chantor la romance.; pas plutôt au pays.n-i, ni, c'est fini, - -Non, dit Jean-René, jo mo souvicn- drai toujours do vous, ct la prouvo o'est que jo vicns vous demauder vos noms.À cc mot, les doux soldats levèrent la tote ; quelque choso do séricux ot d'atton- dri passe dans leurs youx.\u2014 Moi, dit Latriche, du tomps que j'avais ma mère, ello m'appolait Josoph, mon petit José:.mais depuis.j'ten fiche, José |.les amis m'appollaient Martignoulos, du nom de mon père.Dans la cage à poulet du gouvernement, y m'ont appelé le Gascon.ot Latriche, à cause quo je faisais des farces.\u2026.Toi lo soldat pâlit légèroment ; ses yeux rougiront, et saisissant un balai, il se mit à poussor la litière sous lo ventre dos cho- Vaux.\u2014Moi, dit Clampin,- je m 'appollo Ivos-i Marie Tanguy, ot tondant ln: main & René il ajouta : | A\" l\u2019occasion, camarado, uno prière n\u2019ést pas de refus puisquo .vous retournez au, pa sl \u2018 \"st un partioulior,:qu's: \u2018d'iaichanoe; Les hussards en campagne Rintintin ! Tout en marchant, Jean-René répétait : oui, c'est à la vie ct à.la mort, et José est un vrai chrétien.\u2018Les prés, les arbres, \u2018les chomins passaient sous les yeux de René; il s'asseyait sur les pierres au bord des ruisseaux, il buvait dans sa main, ct mangeait à l'ombre sous les arbres sans éprouver rien ; le même poids pesait sur son cœur, ses joucs étnient toujours pâles ot ses yeux toujours éteints, il lui semblait en dormant entondre encore les sonneries du régimont, la dianc, l\u2019appel, la corvée, le pansage, la boute sello ; il portait eacoro le pantalon garance basané, la botto éperonnéo ot le spencer du ré& giment Quelques rouliers I'niddront sur In route en portant son sao et quelquefois lui-mêmo sur les voitures.C'est ainsi qu\u2019il arriva à Lorient doux ou trois jours après: la fête du roi.M.ct Mme de Kerquicdo y étaient cn- core, Mlle Césarine ot Mlle Armido s\u2019y promenait ; folitrant ot courant avec des airs dédaignoux jusquo sur les trottoirs et attirant l'attention do tous les officiers de la garnison ; l'un d'entre oux lour avait dit un jour qu\u2019elles devrait habiter la Capitule.Cos demoiselles furont alors porsua décs quo rien ne pouvait ézaler la suprême élégance do leurs manières, ct qu\u2019elles n'a- vaiont qu'à se montrer pour éblouir.Cependant Jean-René, assis sur lès marches de Snint-louis, commengait À éprouver d\u2019étranges frissons, les larmes coulaicnt do scs youx sans au \"il s\u2019ori aporçut ot de violents battemonta dé cœur lui ôtaient la , Toopiration: i 4 À \"FEAR LAAT MAT Js re = - A VE MoNrkxAb;# OVroBRE 1874.\u2014 * Grepipi \u2018\u2019PROPTER -QUOD- LOCVENE: Tout À coup il prit sa course ct tomba \u2018dans les bras d'un mendiant qui stationuait au coin de la place; il 'embrassait go riant, en pleurant, balbutiant le uom do.Rose, d'Anne et de Jude Lecouëdic.Ce ne fut qu'au bout d\u2019uu moment que le mendiant pût enfin le reconnaître.\u2014La malice du mondo est grando, lui dit-il, mais le Dieu du ciel fait à sa volonté, et te voilà de retour ; mais la maladie t'a touché, mon fils, et il to faut l'air du pays.\u2014Oui, dit- Jean-René qui regarda lo mendiant.sans oser parler, mais (belai-ci comprit le regard.du jeune homme.\u2014Pout est bien là-bas, dit-il.Rose et tou père étaient ici il y a doux jours.' La malice du monde est.grande, ajouta-til, il ne s'en cst pas fallu de beancoup quo Rose n'entre en service chez le seigneur de Kerquicdo I.A ces derniors mots le mendiant pâlit, ses youx rougirent ct un sourire amer contracta ses lèvres flétries.Enfin, dit-il après un soupir, la patience \u2018des pauÿres mérite vengeance, il y a longtemps que ma pauvre fille est morte ! il y a presque autant de temps qu'elle ost morte, comme - [il y en a que le riche soigneur de \u2018Kerquiedo est marié, ot qu'il y en a que j'attends la justice | La malice du monde est grande - | murmura-t-il cocorc en s\u2019acsroupissant près d'un pilier.\u2014 Voilà encore, penea René, que le pauvre bonhomme déraisonne, car il est gran dement sur 1\u2019 \u2014Revenez avec moi au Boisl'Abbé, lui dit-il.\u2014Oui, dit le bonhomme qui se leva.Aussi, il y a du monde do trop pour moi dans cette ville ! \u2014Sais-tu, ajoutd-t-il, que Rose a fait vœu à sainte Barbe, si tu revenais de l'ar- .mée, et ta mère a promis un cœur en \u2018argent, En.voilà.une filla- sago ot douée;\"] Rose.La malice du monde est grande ! épouze-là.\u2014Je suis comme détruit dans mon corps, dit Jean-René ; il y a des moments qu\u2019on dirait que je vais mourir.Savezvous, Kelleo, qu'à l'heure où je vous parle je ne sais passi j'arriverai au Bois 'Abhé ?Le vicillard le regarda .C'est rien, dit- il, quand tu auras lu veste ct la culotte que ta mèro garde là-bas et un.chapeau comme il convient, tu auras de retour bon- ue miue, Jean-René, au souvenir de cette veste ct du grand chapeau, se revit comme par le passé ; il se reconnut, marcha lententtot, traversa la ville, lo fauhourg de Kerentrech, chantant tout bas\u2019; mais quand il cut dépassé les dernières maisons, quand lil apergut les landes fleuries ct les bruyères la terre noire et sévère, les chônes rabougris, et qu'il regarda le ciol, les jambes lui man- quéreut, il s'assit, sans pouvoir parler.C'est ga, dit-il au mendiant, qui me fend.la cœur à voir.\u2014-Mais tu cn as vu hier tout le jour, pour arriver à Lorient, dit- Kellec.: =Oui, dit Jcan-René, mais c\u2019en était que jo n'avais jamais vues ; celles-là, je les reconnais, et le cour me fend à leur odeur.C'est maintenant que je sens ma maladie, au régiment je ne la sentais pas |.Le major le savait.Le monde qui est savant, gn sait bieu des affaires ; comment ça ?Puis, après un silence pendant lequel il avait paru fairo un cffort de réflexion, il ajouta : Ça ne peut pas m'entrer daus Ja tête ?\u2014 Voici le pays ! ajouta Roné, en regar- daut devant lui les youx à demi fermés, comme s'il sc trouvait devant une lumière trop vive, voici le pays |.(À continuer.) \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014>e==eremeer}>- pen rer \u2014\u2014La parole est à bébé : \u2018Trois petites fillos assises aux \u2018Tuillories \u2018travaillout gravoment à la layctto do leur poupée.M.Bébé, un gros garçon de trois ans, meurt d'onvie de s'introduire au milieu du petit corcle ; mais les demoisollos ne font pas attontion à lui, ot lour air sévère | l'intimido.Oepondaut il s'armo do courage.Il veut so présonter, il se présentera.Il met los mains dans ses poclics, s'avane co, ot tout en rougissant \u20ac de son nudacoi: Moi aussi, dit-il jo suis uno potite fille; soulement, j'a des pantalons.Byeui gout \u2018\u20ac 5.é ADOLPHE OUIMET,;RéDAOTEUR-PROPRIÉTAIRE.= LETTRES À L\u2019HON.L.A.DESSAULLES.DOUZISME LETTRE: is Suite.) L'ordre des, Souverains Pontifes, enjoignant à Galiléo de n'en- soigner gon système quo comme hypothèse, peut-il se justifier ?: Peut-on trouver des motifs qui oxcusent les cardinaux du Saint- Office ct les théologiens qualifieateurs d'avoir vu une crreur, même scientifique, philosophique, dans ln théorie du mouvement de la terre ot du ropos du soleil ?La réponse à ces questions bat sans importance au.poiut de vue de l'iufuillibilité de l'Eglise, puisqu \"il est prouvé quo cette infaillibilité n'a pas été cugugdo dans le procès de Galilée; mais ello mérito qu'on en tienue compte, ne serait-ce que pour l'honneur des Cougrégationtfrowaives et des Papes.\u201cGalilée illustrat reudait eélébrg lo systéme de Copernic, mais ï \u2018était loin d\u2019on\u2018 démontrer ln certitude, de sorte que les cardi- nay pouvaient no pas se rendre à son enscignement, ct que les Ph, étaient autorisés à ne permetire cet enseignement qu > on.autant qu\u2019il était prouvé.\u2018Or, il n'y a pas à le nior : considéré au point de vue purement scientifique, ct abstraction fnito des fausses conceptions mécaui- ques qui militaient alors contre lui, le système n\u2019était nullement démontré, ni cn 1616 ni en 1633 ; ses moilleures preuves, celles qui l'ont mis au rang qu'il occupe dans ln science, ne ont vonuos que Jongtomps après, et Galilée, contrairement à une opiaion trop acoréditée, n\u2019a apporté aucun argument direct ot concluaut en faveur do cette hypothèso (1).C'est Léon Foucault qui à mis au jour la déviation du plan d'oscillation du peodule libre et le déplacement de l'axe de rotation d\u2019uu anscau lourd tournant rapidement autour de son centre de grav ité.Une autre manifestation très-nette de rotation, la dé- Viation vers l'est des corps tombant eu châte libre d'une grande bäuteur, par suitn de l'excès de vitesse horizontale dont ils sont animés par rapport aux points plus voisins de l\u2019axe terrestre, \u2018était plus fac\u2018lo à soupçonver, et il semble même que Galilée \u2018aurait dû l'apercevoir : il n\u2019y songea nullement.Cette déviation n\u2019a été mesurée que de nos jours par M .Reich, dans un pusis de mino de Froyberg.Que savait Galilée du phénomène des vents \u2018alizés, du renfloment de la terre à l\u2019équatour?Et quant à la ré yolution de ln terre autour dy soleil, non-sculement le phénomène de l\u2019aberration de la Jumière, qu\u2019elle explique si bien, n'avait pas | été remarqué ct no le fût qu'en 1725 par Bradloy, qui en assigna la Ruse; mate \u2018ibsencu \u201cdé- patallaxe; méme annûëlle,\u2018dans Jéë étoiles fixes, consiisuait uno object'on en quolque sorte insoluble contre le svscèwe de Copcroie, objection à laquelle Galilée ne pouvait répondre que par l'immense distance à laquelle les évoiles sont de nous, aut:e hypothèse qui choquait d'autres -préjugés très-enracinés : il a fallu Joyte la perfeciion d'observaiion du XJSXe siècle ct tout le io de Bessel pour apercovoir, en 1838, une parallaxe sensible dans la 61me du Cygne (2).Kepler désermiue les lois du mouyement de la terre ; Newton ratiache ces lois au principe de la.gravitation universelle ; Lo Verrier utilise la théorie nowtonienne jusqu'à assigner d'avance, dans lo ciel, la position d'une planète inaperçue; voilà tous au- taut de découver tes que no soupçonna même pas Galilée, ct qui donnèrent au système de Copernic la certitude qu'on lui a reconnue depuis.Non-sculoment Galilée n\u2019apportait pas toutes les preuves néces- suîres, iodispeusables à ln certitude de ses propositions, mais il en dounait de fausses.Pour prouver le mouvement de la terre, il invoquait le phénomène des marées.Or, Kepler le premier, et d\u2019autres après lui, ont établi que la cause de ce phénomène est duns l'action combinée de la luno ct du solcil sur los caux de ln mer.Dites, M.Biot avait-il tort de fairo cette réflexion : « Si l\u2019état imparfait de la mécanique exposnit ainsi Galilée à donner parfois de mauvaiees raisons comme bonnes, il faut pardonner à ses adversaires de n'avoir pas pu toujours distinguer les bonnes des mauvaises n (3).Si encorc les ropréseutants de la science astronomique s'étaient ulors donné la main pour corroborer l\u2019enscignement de Galilée | On sait quelles divergeuces profondes régnaieut chez ceux.Les uns, comme Tyoho-Brahé, euivaient plus ou moins Ptolémée ; d'auires, que j'ai déjà indiqués, s\u2019attachuient à Copernic, mais faisaient des vœux pour quo de plus grandes lumières vinssent donner au système de l\u2019illustre chanoine unc certitude plus forte ct plus invincible ; enfin, l'hésitation était le partage du plus grand nombre.Si, au temps do Galiléo, le système do Copernic était loin d'êtro prouvé dans un degré suffisant pour l\u2019élever à l'état de certitude, cu quoi le Pape a-i-il cu tort d'ordonner à cut illustre astronome do n\u2019cusciguer ses théories que comme simple hypo- thèso ?Eu quoi les cardinaux du Saint-Office ct leurs consul- teurs ont-ils été si coupables d'avoir cru qu'un système, qui n'était pas du tout prouvé alors et quo les savants no voyaient pas d\u2019un même œil favorable, était Juux, erroné, cto.?Cetto question de détail vidéo, arrivons à la raison de l'abstention de l'autorité infaillible do l'Eglise dans l'affaire de Galilée, Est-co par oubli ou par omission volontaire ct réfléchie que les arrêts do l'Inquisition Romaine contre Je mouvement do Ia terre et l'immobilité du soleil no portent point la signature des Papes?Les sentiments sout bien partagés sur ce point.Ce qu'il y a de plus clair et do plus vraisemblable me paraît être l'opinion de nr IM.Th.Henri Martin, ct que voici: « 11 me parait impossible que cetto omission insolite do toute approbation publique des Papes pour ces déois'ons dogmaiiques des Cougrézations romaines contre lo mouvement, do la terre ait été involontaire de In part de Paul V ot d'Urbain VIII.» M.Th.Henri Martin appuie son assertion des témoignages de doux contemporains do Guliléo.Fabri ct Caramuol, d'où il tire cette conclusion : quo ni Paul V, (1) Bior * \u2018* Môlangos, **, t 111, p.7.[3] Gtluort : Procôs de Galilée, p.40.* (S] Molaugog, t 111, ps 7, \u2014 os} ta oidunens | vin?vot Coa cert PEINVIEDY © BERTIE TY ILS SOM CoM STS RRS te Sms can ne TARIF DES ANNONCES.Première insertion, par ligue.80.08 Chaque insertion suivante parligne.0.02 Une remise libérate est accordée pour les annonces à lung terme.Toute correspondance, etc, doit être munie d\u2019une signature responsable.RÉDACTION, \u201c Leslettreset manuscrits destinés à In rédac: tion doivent être adressés ° + M.ApoLrix OuinsT Révactaun-un-Chrr du Journal?Le Franc-Parleur.;, Les manuscrits\u201d déposés ne sont par rendus.=\" Prix : $3.00 PAR An ni Urbain VIIL, n'avaient formé les yeux sur l'éveutualité d\u2019une justification astrononomique du système de Copernic, ct que, duns cette prévoyance, ils n'avaient pas voulu engager l'autorité de l\u2019Kglise ni In leur.Trop do retentissement se faisait autour de eotte enuso ; trop d'intérêts s\u2019y trouvaient en jou, pour qu'il suit pormis de se fi gurer Paul V ct Urbain VIII pris tout À coup d'une telle indifférence envers Galilée, qu'ils ne s'aperçoiveut pas qu\u2019on ne leur a point présenté les décrets du Saint-Oflice, qu'on ne leur à point demandé pour ces sentences importantes In sanction do leur autorité infuillible.Et puis, les cordivaux iuquisiteurs, leurs constiteurs, étaient gous intéressés À, faire confirmer lours jugements par le Souvorain Pontifo, n'auraicui-ils pus, s'ils avaient cru à une omission- involontaire du Pape, fuit tout en leur pouvoir pour lui sigualer cette omission ?Iln\u2019ya done pas à en-doutor, si l'autorité iufuillihle na pas confirmé les condamnations dont Galilée a été l'objet, c'ost que cette autorité n'a pas voulu sanctionner ces condumuations.Ceppudaut, direz-vous peut-être, les Papes sont.Lome do la guerre.faite à Galilée.Ils orgauisont Jos; procès, ils les mon- pareille ; puis quand tout vst fait, que In cause cst jugée, qu'il ne manque plus que leur approbation pour coufirmer lo tout, ils disparaissont ; ils s'éclipsont ; ils refusent do signer: ln condamnation, cst-co honnête, cst ce loyal ?Pourquoi poursuivre un homme que l'on ne so seutira pas le courage do condamnor soi-même ?L'Abbé Morel a répondu à cette question mieux que uous ue saurions le faire : résumons-le.La nécessité de suspendre le cours d\u2019une opiuion qui, vu le caractère des temps ot des hommes, révéluit une teudauce sub- vorsive de ln foi chrétienne, dans tout cequ'il restait à l\u2019l2glise de territoire iutact après la révolution protestanto, voilà ce qui a engagé la Papauté, non à condamner Galilée, mais à le fairo taire.Il s'agisait de maintenir l'homogénéité ct la docilité ortho- doxcs de l\u2019Espague et do l'Italie, en fuce du protestantisme vainqueur dans Ja moitiée septentrionale de l'Europe, sous peine do rompre l'équilibre européen, échafaudé avec tant de soin infrue- tucux a lu puix de Westphalie, et d'exposer ln civilisation catholique à un entaclysme qui devait arriver doux siècles.plus tard, mais que la vraie sagesso consoillait de reculer par tous les moyens, praticables.L'Eglise est protectionniste, ct, au besoin prohibitionniate au ragard do l'industric qui la concerne, la cir- culnéion ct l\u2019usago do la vérité.Elle n\u2019est pas libre échansiste le moius du monde ; et c'est surtout co qui va ressortir des procès de Gulilée, sous le nouvel aspect ou nous allons les envisager.Si la cour de Rome jusque-là si patiente envevs le système de Copernic, se, prend tout-à-coup do frayeur quand ce système tom\u201d be entre los mains de Galilée, c'est quo les temps étaient bien changés, qu il n\u2019était plus question d'un simple problème astronomique, muis qu\u2019il 8 lagissait d'une vaste révolution impliquant dans son tourbillon, aussi bien les données de la religion que celle de la science.Sans doute laircligion divine ne craignait pus la ruine, ayant la promesse d\u2019un éternelle durée, mais à côté de la religion prise en elle-même, il s'agissait de voir si la foi des populations italien- ues no succomberait pas sous l'avalauche de problèmes insondables que la curiosité des savants lui apportait à la fois, ot s'il ne valait pas mieux qu\u2019elle fut protégée provisoiremeut jusqu\u2019à co que le temgs cut permis de remettre un pou d'ordre dans les épaves de cette trombe scientifique.Telle fut ividemmont la résolution prise par les grands Papes assis tés des grands cardinaux, qui présidaient aux destinées do I'Eglise et de lu civilisation au commencement du dix-soptième siècle.Mais ce n\u2019est pas tout de vouloir, en parail cas, .il faut encore pouvoir.Or, cn co temps, la haute police chrétenne était démantolée dans toute l'Europo, sauf les deux péninsules moeridionales.Ausei no voiton pas que Paul V ct Urbain VIII aient pensé À poursuivre le système de Copornice dans les portions restées catholiques de In Suisse, de l'Allemagne, de l\u2019Angleterre, ni même en Franco, où ce système était en grande faveur parmi les écoles protestantes.Il-y formait conumne une annexe de leur science astronomique toute fière d\u2019être à la hau.tour du siècle , de même que le système du prêt à intérêt com- morcial, cet-cmbryon du crédit publie moderne, devenait un appondice de leur science morale et politique, et n\u2019était pas un des attraits les plus puissants de leur prosélytisme au scin des classes éclairées.Mais il restait aux Papes conservateurs du droit chrétien, doux nations qui obéissaiont encorc assez fidèlement à lours lois prohibitives et protectionnistes, pour avoir le droit d'en goûter Plus bienfaits spirituels, scientifiques ct économiques.Dans l\u2019une l'Italie, Galilée soulovait les csprits au nou des progrès de la science, ot dans l'autre, l'Espagne, Diego Zuniga opérait un mouvement anolague par ses publications astronomiques.Com - ment les Ppapes devaicnt-ils s'y prendre pour suspendre les le- gons des doux professeurs, trop roteutissoments, ot arrêter la fer- montation dangereuse qu\u2019elles ontrenaient dans la jeunesse.(À continuer.) .\u2014Anccdote de saison : Cette semaine un gros épicior vond à un de ses clients une caisse do fromagce.Au déballage, le débitant s'aperçoit que son vendeur lui a caché l'âge de sa marchandise.Revenu de son asphyxie ot de sa terreur, l'épicior assigne son homme.Procès ! .\u2014Comment, monsieur ! .s'éorie le dupé devant le tribunal, vous osez mo livrér ga \u2018près m'avoir facturé un produit loyal et marchand ! .\u2014Eh bien ! .roprond le négociant avoc synisme, qu l\u2019est-co que vous réolamez ?.loyal et marchand! Cest cel marchant tout seul\u2014 L'épicier a été débouté.tent à grauds frais, ils los poursuivent avec uno activité sans_ \u2014\u2014\" AM êtes nd a TE \u201c4 \u2026 ou LV Je \u201c Brane-Hanieus,\u201d \u201cMontréal, Vendrdi 2 Octobre 1874.Le Jiigé Mondelét.Nous aurions vovlu pouvoir dire dans ce numéro ce que nous pensons du jugé: meat que cet honorable M.vient do rendre dans Ja cause de Dorouiu ot'le cvré de Saint-Barthélemy, mais 1° compte-rendu.-\u2018du deuxième centenaire nous ompêche- .d'accomplir ce devoir.& \"Fa partie west dodo quo romisé, et \u2014-\u2014 l'honorable Jugo, ainsi que nos lecteurs, No perdront rien pour attendre quelques jours.+ dE \u2014- i Le Deuxième Centenaire, Québec, ler cctobro 1874.La marche qu'a suivie la procession, n\u2019a pas dépassé les limites de Québeo, tel qu'il était à l\u2019époque de Mgr.de Laval.Oet espace restreint, compris outre lo Séminaire, le Couvent des Urselines, le ohû- teau St.Louis ot ln Cathédrale étaient ocoupé par onze arcs de triomphe, de véritables merveilles du genre.On on doit les plans à M.Eugène Taché, à qui nous devons le drapeau de ln Confédération ct le plan du monument élové à la\u2019 mémoire dos domoiselles Chauveau.Ces arcs rappellent les différentes phases de\u2018 l'architecture chrétienne.Chacun forme par lui- même un petit monumont à étudier.Ils sont construits en bois recouvort do verdure.C'est toute beauté de voir ces flèches de verdure si élégantes, si élancéos; ces niches, ccs ogives, ces cintres si hardis, si bien dessinés.Le rendez-vous des invités était sur la place du Parlement, près de l\u2019Archevêché où tout le monde s\u2019est rendu, à 7 heures et demie cot avant-midi.Les cloches de la cathédrale faisaient entendro leurs sons les plus joyeux.A 9 heures précises, la battorie de campagne de Québec, sous le commendement du major Baby, a commencé à tirer, do la place Durham, une salve de 20 coups de canon, et le corps de musique du Petit- Séminaire a jouer le God sauve the Queen.Ce fut le signal du départ du cortége quia défilé davs l'ordre indiqué sur le programme publié dans notre dernier numéro.Les évêques qui faisaient partio de la pracession étaient : Nos Scignours les Archevêques Taschereau, de Québec ; Lynch, de Toronto; Taché, de St.Boniface; Nos Scigueurs les Evêques Rogers, do -Ohatham ; McIntyre, de I'lle du Prince Edouard : Larooque, de St.Hyaointhe; Laflèche des Trois-Rivières ; Gosbriand, de Burlington ; Ryan, de Buffalo; Grinou, de Hamilton ; Jamot, du Sault Ste.Mario ; Duhamel; de Sherbrooke ; Carfocgnigni, Hâvre de Grice ; Dameron, Aichat, Langevin, de Rimouski ; MeKinon, d\u2019Antigonish ; Walsh, de London ; Fabre, de Montréal ; Persico, de Bolina ; Racine, d'Ottawa ; Dacmes, Greeu Bay.La procession mit trois quarts d'heure à défiler.L'entrée do la Basilique ne fut permise qu\u2019à coux qui s0 trouvaient dans les rangs do la procession, aux membres de la pres se et autres peronnages importants qui avaient des billets.La procession entra dans ln Basilique, dont les décorations intéricures étaient admirables.Tout autour de ln nef, à la _ hauteur des galeries étaiont placés des fes tons do damas rouge, sur lesquels repo- raiont des bandes d\u2019une blancheur éclatante ct partant les noms des diocèses qui ont été détachés de l'ancien diocèse de Québec.Dans le chœur, du côté de l'épitre, ct près de la Sainte-Table, sc trouvait le trône pontifical, sc détachant sur un fond blanc, et entouré do rideaux rouges bordés de vignettes en relief et en or.Les fenêtres du chœur étaient également garnies de rideaux rouges.Entre scs statues dorées qui sont près de l'autel, on avait placé de chaque côté, trois magnifiques bouquets supportés par do bcaux vases en porcelaine.La garniture de la nef était prolongée dans le chœur, mais là les festons étaient plus gracieux encore et les noms des diocèses du Canada alternaient avec des bouquets.Au-dessus do cotte garniture, à des intervalles Gsaux, on voyaient do chaque côté du chœur, trois cadres blancs, portant Gcnssons, puis plus rapprochés du fond, ct de même grandour que les blancs, doux autres écussons un rouge ct un bleu, garnis chacun d'une couronne, Au-dessus de l'autel, l'écusson do l'Archevique do Québec s0 détachnit sur une draperie rouge.Près de cotto draperie, du côté de l'Evangile, g0 trouvait un grand oriflamme de couleur d'or, ct du côté do l\u2019épîtro un autro de satin blanc.Immédiatoment au-dossous do In bande d'or qui surmonte l'autol, étaient les armes de Pic IX et les clefs symboliques, réhaussées de fleurs ot d'oriflammes blous ot blancs ; un peu plus bas on lisait sur une bande tôlle blanche, ces mots écrits en lettres d'or :\u2014Vivat pius Papa IX.Au milieu du chœur se détachaient _de- la voûte huit banderolles, quatre jaunes et quatre blanches, qui allaient des dux côtés rejoindre la muraille.Immédiatement au-dessus de l'autel, Québec, écrits en lettres d'or se détachait sur un fond blanc, * * La chaire était garnie en rouge.De chaque côtoide l'orgue il y avait un dra- pean.J - 1 .Nest difficile de faird saisir par ses d¢- \u2018tails l'ensemble si bien harmonisé de la décoration.Le chœur surtout présentait un aspect imposant, et les couleurs habi- loment combinées étaïent d'un gout exquis.Le blunc, couleur du St.Sacrement, lo jaune, couleur de la papauté, ct le rouge, y dominaient.Cette œuvre difficilo et délicate a été oxécuté aveo un rare bonheur, et témoigne d'un goût parfait et d'une habileté consommée.Le Basilique était comble, ct des centaines de personnes, pour ne pas dire des milliers, n\u2019ont pu y trouver place.Sa Grandeur Mgr.Taschereau, archevêque, officiait pontificalement.La musique a été admirable.M .Ernest Gagnon tenait l'orgue.Le sermon a été prononcé par Sa Grandeur Mgr.Racine, le nouvel évêque do Sherbrooke.Comme toujoiirs, lo savant prédicatour fut à lafhauteur de la circonstance.A une heure p.m,, il y eut banquet à la salle de Musique, à oôté de l'hôtel Saint Louis.Cette sallo est admirablement disposée pour uue telle fêto.Sur Vestrade, avait été mise une table à laquelle prirent place les Evéques, le Lieutonant-Gouver- neur et autres dignitaires.Il y avait, en outre, quatre autres tables.En tout, il y avait 500 convives, dont 350 ecclésiastiques et 150 autres personnes.Le banquet était splendide.Sa Grandour Mgr.Taschercau prononga le premier discours.Il passa en rev ie les grands actes accomplis depuis doux aiècles par ses prédécesseurs.L\u2019hon.P.J.0.Chauveau lui succéda.Il s'acquitta on no peut mioux de sa tâche.Il raconta les progrès de l'Eglise, et fut suivi par M.le Maire Murphy, qui souhaita la bienvenue aux Evêques qui avaient laissé leurs diocèses pour assister à la cérémonie.Et tout le monde se disporsa : il était trois her-es.A quatre heures, à l'Université-Laval, une adresse fut présentée à Mgr.l'Archevèque par l\u2019hon.M.Fournier, au nom des habitants de Québec, M.John Hearn, M.P.P., présenta une autre adresse au nom des Irlandais de Québec.' Mgr.l'Archevêque Taschercau répond't À ces deux adresses.Il fut chaleureuze- ment applaudi.L'illumination a été des plus brillantes.Jamais on n'avait été témoiu d'un aussi beau coup-d'œil : c'était réellement féerique.M.Desforges, l'agent de la Cie.du Richelieu, gi bien connu du public, à eu la bonté de retarder jusqu\u2019à dix heures du soir le départ du vapeur pour Montréal, à la demande de plusieurs personnes, qui voulaient voir l'illumination avant leur départ.Pendant le Triduum qui s'est terminé aujourd'hui, plusieurs saintes reliques ont été offertes à la vénération des fidèles.Décoration de la Basilique de Québec.Les décorations sont simploment grandioses.On s'ost appliqué surtout à orner le sanctuaire, À la partie la plus élevéo, la plus dominante, brillent les armes de l'Eglise, cscortées do drapeaux étoilés blancs et bleus.Au-dessous se lit en grandes majuscules l'inscription suivance : Vivat Pius Pupa IX.À l'arrière-plan, au-dessus du meftre- autel, on voit les armes do l'archidiocèso do Québeo sur bannière; clles consistent dans les figures de la Sainte-Vierge et saint Louis, roi do France, avee les devises : Tales ambio defensores.A droite, sont, les armes du diocèse de Montréal : montagne courounée d'une croix au somuet, le biiton des Pdlerius, croix, ct étoile au-dessus, sur fond d'azur sans devise, Cello du diocèse do Saint-Hyacinthe : dominicain tenant une statue de la Vierge d'une main ct un calice de l\u2019autre.Colle du diocèse do Rimouski : saint Germain, évêque, en habits poutificaux.A gauche, les armes du diocèse d'Ottawa : lo blason des Oblats, la croix, la lance tt l'éponge, sans devise.Celles du diocèse des Trois-Rivières : l'Immaculée Conception, aves la devise : Sine labe Concepta.Celle du nouveau diocèse de Sherbrooke : saint Michel Archange, avec la deviso : Quis ut Deus, Au-dessus du chœur retombont des ban- derolles aux couleurs de l'Eglise, blanc ct jaune.Entre los statucs dorées qui sont près du mattre-autel, on à plävé des vases en porcelaine remplis de fleurs du oôté do l\u2019Epire.+.Le trôtie archiépiscopal a été l'objet de décoration \u2018très-riches.Le fond est ornée d\u2019une pelisse de soie blanche sur laquelle sont greffées des guirlandes de fleurs d\u2019or.A la partie süpérieure se détachent les armes de l'archevêque de Québec.La chaire est enveloppée daus son pourtour d\u2019une tenture de soie rouge.Tout.autour des galeries figurent, sur tentures rouges, les noms des différents diocèses qui faisaient oi-devant partié du diocèse de Québec.Le L'orguo est protégé par doux drapeaux, le drapeau anglais ot le drapeau de la Puissance.Il n'y a pas de décoration dans ln uef, afin do ne pas gêner la vuc et l'acoustique.Du Principe Socialiste et du Principe Chrétien dans l\u2019Economie.Vv (Suite.) Il y a trois jostruments cssentiels qui concourent à l'œuvre de Ia production : le travail, le capital ot les agonts naturels.Dans le capital, on comprend tous les objets extérieurs qui sont le produit du travail; par agents naturels, on cnténd tous coux de ces objcts qui existent indépen- dammont du travail.Mais, parmi les agents naturels, il est inutile de tenir compto do coux qui, existant en quantité illimitée, n'étant pas susceptibles d'ippré- ciation et n'étant exposés à aucune altération dans leur qualité, pouvent à tout instant préter un concours également actif à la production, quelle que soit son étm- due : tels sont l'air et la lumière du soleil.Commo nous nous occupons présentement de déterminor los obstacles qui s'opposent au développement de la production, et non point les facilités qui lui sont offertes, nous n'avons à considérer parmi les agents naturels que coux qui peuvent être insuffisants, soit quant à la quantité, soit quant à la puissance productive.Les agents naturels de cetto sorte peuvent tous être compris sous la dénomination de terre.La terre, dans la stricte acception du mot, c\u2019est-à-dire lo sol qui cst la source des produits agricoles, ost le plus important de ces agents.Si nous étendons la dénomination do terre aux mines et aux péoherics, aux maté aux que lon tire de la\u2018terre, aux caux qui la couvrent en partie, aussi bien qu\u2019aux choses qui croissent à sa surface, nous embrassorons sous ce terme tout ce qu'il nous est nécessaire de considérer pour la question qui nous occupe.Nous pouvons donc dire que les clé- monts essentiels de la production sont le travail, le oapital et la terre.L'accroissement de la production dépondra donc des propriétés de ces éléments ; cot acoroisse- ment sera le résultat de la multiplicité de ces éléments, ou de l'extcasion de leur puissance productive.La loi d\u2019accroisse ment de la production scra donc la conséquence des lois qui régissent lo développement des agents producteurs.Les limites que rencontrera cot accroissement no seront donc autres que les limites posées par ces lois mêmes.Nous allons étudior successi- vemeut les trois agents de la production, le travail, le capital et la terre, au point de vue des restrictions quo la nature de ces trois agents peut apporter au progrès de la richesse.L\u2019accroissement du travail résulte de l'accroissement dans la population.Chaque homme, cn venant au monde, apporte à la société Ia puissance de travail irliérente aux organes dont la nature l\u2019a doué, Pour connaître la loi qui présido au développement du travail, il faut donc s'être rendu compte do la loi qui règle le progrès de la population.La puissance de multiplier inhérento à toute vie orgarique peut ûtre regardée comme infinie.Îl n\u2019y a pas de végétal ou d'animal qui, si la torre Jui était abandonnée, ct réduite à no produire que les choses nécessaires à son alimentation, ne couvrit co un petit nombre d'anuées toutes les régions du globe dont le climat est approprié à sa constitution.La rapidité de la multiplication est differente pour les différentes classes d'êtres, mais dans tous les cas elle cst suffisante pour qu\u2019ils remplissent en peu de temps la torre.Il va de soi que la puissance d\u2019accroissement cst nécessairement on progression géométrique : en cffet, l'individu produit étant doué do la mêmo puissance propagatrice que le producteur, Ia loi de progression-géomé- trique s'onsuit naturellement.L'espèce humaine no fait pas excoptiou à cette propriété des êtres organisés.Sa puissance de multiplication est indéfinie, ot elle s'accroîtrait cn réalité dans une proportion extraordinairement rapide, si cetto puissance était exercée dans toute son éton- duo.Jamais l'exercice n'en cst porté à ses dernières limites, et cependant, au milieu de circonstances favorables dans une contrée fes iilo, colonisée pour une popula.tion industriouso ot.civilisée, on a\u2018vu la population, à chdque génération et indépendamment de, l'accroissement provenant de nouvelles émigrationd doubler en moins de vingt années.' Que la puissance de multiplier de l'es- \u2018pèce humaine puisse même dépasser cette: limite, c'est ce qui deviendra évident.si nous considérons combien est grand d\u2019ordinaire le nombre des enfants par famille dans les pays où le climat cst favorable ot où les mariages se contractent de bonne heurc, et combien, d\u2019un autre; côté, \u2018est tes- treint le nombre de coux qui meurènt avant l'âge de maturité, dans l'état présont des connaissances hygiéniques, lorsque l'atmosphère cst salubre et que les familles sont suffisamment pourvaëes des choses néces- anires à la vie.C'est estimer très-bas la puissance d\u2019accroissament de l'homme que d'affirmer que, dans des conditions sanitaires satisfaisantes, chaque génération doit être remplacée par une génération deux fois plus nombreuse.Toutsfois, à aucune époque ot dans aucun pays, la population ne s\u2019est accrue avco vuo telle rapidité; à quoi tient que l'accroissement réel de la population se trouve de si loin inférieur & la puissance do multiplier dont la uature a doué I'homme ?Ci (à continuer.) Changements Ecolésiastiques dans le Diocèse de Moniréa!.M.J.'F.Gagnon, vicaire Forain ct cu\u201d ré de Berthiar, ot M.L.M.Brassard, curé de St.Roch, ont prié Mgr.de Montréal de les autoriser, à cause de lour grand âge, à lui remettre leur bénéfice, et Sa Grandeur s\u2019est rendue aux désirs de ces vénérables prêtres qui ont si bien mérité de l'Eglise.MM.J.B.Champeau est transféré de la cure de Ste.Brigide de Montréal à celle de Berthier.J.Lonergan, de celle de la Nati\u2018té d\u2019Hochelaga à celle de Ste.Brigide de Montréal.M.Dugas est rappelé\u2019 du \u2018diocèse d\u2019Albany et nommé curé de la Nativité d'Hochelaga.A.Tranchemontagne, 8.S.8.vicaire de la paroisse de St, Joseph de Richmond, devient curé de la même paroisse en remplacement de M.J.Régourd qui rontre au Séminaire.a J.Lacan, S.S.S., nommé curé du lac des Deux-Montagnes'en remplacement de M.Ouocq, qui rentre au séminaire.J.Prudhomme, transféré de la cure de Ste.Sophie à la desserte do la chapelle de Ste.Cunéganda sur la paroisse de Saint Henri des Tanneries.F.X.Geoffroy, de S.Romain d\u2019em- mingford, à Ste Sophie.C.Dozois, do la desserte do l'Isle du Pas à St.Romain d'\u2019emmingford.Roch.A.Jodoin, d'\u2019Ormstown à Saint-Sauveur.M.U.Thibodault, de St.Hipolyte à Ormsiown.M.A.Coutu, de St.Théodore de Chert - sey à St Donat.- : J.E.Dugas, du vicariat du St.Esprit à la cure de St.Théodore.A.Campion, 8.8.8.transférer de N- \"Dame de Montréal à St.Patrice, comme vicaire.A.Vacher, 8.8.8., du Gd.Séminaire au vicariat de la paroisso do St, Jacques de Montréal.\u20188.Maynard, du vicariat do la paroisse du Côteau St.Louis à la desserte de I'Eglise St.Jean-Baptiste, sur la même paroisse.L.Charbonneau du vicariat de St.Henri à la desserte de l\u2019église do St.Paul, sur la mûme paroisse.À.Dubuo, du vicariat de Ste.Brigide à la desserte de la chapelle du Sacré-Cœvr sur la même paroisse.F.Corbeil, transféré du vicariat de St.Jean-Chrysostôme à celui de St.Rémi.T.Giroux, du vicariat de St.Roch à celui de Ste.Oécile.\u2018 T.Thyfault, du vicariat de St.Outhbert à celui du St.Esprit.C.Huot, du vicariat do Borthier à colui de St.Jacques do l\u2019Achigan P.Poissant, du vicariat de Ste.Sophie à celui de Contrecœur.©.Ouimet du vicariat de St.Rémi à celui du Céteau St.Louis, J.Bricn, du vicariat do St.Polycarpo à celui de Vorchères.A.Baril, du Collégo Jolietto à l\u2019église St.Jean-Baptiste.F.L.T.Adam, du Collégo Bourget au vicariat de la chapelle do Sto.Cunégonde.J-Palatin, S 8 S, du vicariat de la paroisse de St.Jacques de Montréal au Grand Séminaire.J.Gaudet, du vicariat de Chateauguay à celui de Berthior.J.O'Rourk du vicariat do Sto Brigido à celui de St.Polycarpo.i J.0.Coallicr du vicariat de l'Acadie à colui de St.Cuthbert.A.Harnois, du vicariat de Sto.Cécilo à colui de St.Jean.F.A.Thibault S S $ nommé vicaire au Inc des Doux-Montagncs.T.Dagenais, de St.Sauveur à Saint | J.R.Giroux, do vicaire de Ste Brigide.\"J.8, Ouimet do à Chateauguay.J.B.Vaillancourt, de St Michel.G.Whittaker do Ste.Brigide.\u201cJi Daigoeault'd0'8, Pal deJoliette.J.B.N.Aubry do/Lachine.M * À J: Martineaü transféré de la chapellenie du couvent de Longueuil à celui du B-Pésteur.Z.Delinelle, do do couvent :des Sœurs r «de Miséricorde d'Hochelaga .P.Bérard do du vic de Boauharaois à la chapellenie du couvent de Lorigueuil.L, H.Paré do des Cèdres, do des Sœurs de Miséricorde.,[ N.À.Valois de Lachino do des Sœurs de Ste.Anne, paroisse St.Hoori.J.B.Cousineau do vicariat de St.Jacques l\u2019Achigan à la colonie de Pio Polis, diocèse de Sherbrooke.M.Lesage do de Ste.Brigide à l'ézlise de M.M.Dugas desservant daus le dio- cèso d\u2019Albany.M.Laporte et J.B.P.Bédard sont allés exercer le St.Ministère aux Etats- Unis avec la pormission de Mgr.l'Evêque de Montréral.L.Bonin a quitté le vicariat de St.\u2018|Jean pour 86 consacrer à la mission de N.-D.des Sept Douleurs, au Lac du diable, dans Je territoire du Dakota.Cette mission est sous la jurisdiction de Mgr.| Grâce, évêque de St Paul de Minnesota.Les Rvdes.Sœurs de Charité du Couvent de Laprairie présentent leurs sincères remerciements aux Officiers commissionés ct non commissionés, et au public en général, pour le patronage libéral qu\u2019elles ont regu pendant le bazar tonu à Laprairic \u2018durant le Camp\u2014 et HENRI V.C'était mardi dernier la saint Michel, mais c'était aussi l'anniversaire d\u2019un grand jour pour ln France catholique, pour celle qui se souvient du passé.du balcon des Tuileries, le roi Louis XVIII faisait entendre ces paroles à une foule immense ct enthousiaste : « Mes amis, votre joie centuple la mien- «ne.Il nous est né un onfant à tous.Cet « enfant sera un jour votre pdre.Il vous « aimera comme je vous aime, comme tous « les miens vous aiment.» Henri-Charles-Ferdinand-Marie-Dieu- donné d'Artois, duc de Bordeaux, venait do naître, et ce berceau, annoncé dans la nuit du 13 février par lo duc de Berry, expirant sous lo fatal poignard do Louvol, était salué par tous comme un gage d'espérance pour la France et pour l\u2019Europe.Les poëtes chantaient l'Enfant du miracle : Il est né, l'Enfant du miracle ! Héritier du sang d\u2019un martyr ; 11 est né d\u2019un tardif oracle, Il est né d\u2019un divin soupir ! Aux accents du bronze qui Lonne, La France s\u2019éveille et s'étonne Du fruit que la mors a po-té ! - LAMARTINE, Méditation XV.O joie ! 0 triomphe ! 6 mystère ! Il est né l'enfant glorieux, L'ange que promit à la terre Un martyr pactant pour les cieux ! Vicror Huao, Ode VIIL Le nonce da Pape, au nom du corps diplomatique, le nommait l'Enfant de l'Europe, titre ratifié par l'Emperour do Russie dans une lettre à Louis XVIII.Et lo Journal des Débats était l'écho du pays tout entier quant il traçait ces ligues : « Pour vous, jeune enfant, objet de tant d\u2019amour ct de vœux, vous nous apparaisses dans nos orages politiques comme l\u2019étoile apparaît en dernier signe d'espérance au matelot battu par la tempête.Qu'\u2019autour de votre berceau viennent se rallier les efforts des gens de bien : contre co berceau 8aorS, que tous les complots des méchants viennent échouer!.Croissez pour imitor les vortus do la noble famille qui vous entoure ! | Croissez pour rondre houreux co peuple qui vous regut avec tant de joie ot d'espérance.» Hélas ! dix ans n'étaient point écoulés, ot l'enfant tant aimé cet si digae do l'ôtre, cet enfant qui, à huit ans, s'était écrié : « Je veux être Henri IV sccond, » devait pron- dre le chemin de l'exil.Nous no nous étondrons pas sur l\u2019enfan- 0 du prince, passéo loin de la mère-patrie, ot dans l'apprentissage des mâles vortus, plus nécossairos encoro dans l'advorsité que dans la bonne fortune.Nous pourrions interroger lcs visitours do Lullworth, d\u2019Holy-Rood ct de Prague, qui nous foraient convaîtro l'intollizence précocc du duc de Bordcaux, son csprit d'observation, son ardonto soif de savoir, la vivacité de ses ropartics, la bonté do son cœur ; nous pourrions nussi citor cotto pu- role do Châtoaubriand, au retour d\u2019un voyago à Prague, on septembre 1833 : « Parmi los enfants oxtraordinairos quo j'ai vus, nul ne m'a autant étonné quo Mlo duo do Bordeaux.» Mais nous n\u2019insistorons pas.Qu'il nous suffise do constater quo M.Barrande, puis Mgr Frayssinous, et l'abbé Trébuquet, co fidèle précepteur quo nous avons vu mourir, à Frohedorf, aumônier do En effet, le 29 septembre 1820, du haut\u2019 \u2018Du reste, tout le monde connaît les derniers :{ évènements ; tout le monde sait que ai M.| un seul pouce de scs augustes droits.soit latrago des partis et des partisans pour son- ancien élève, présidèrent à l'éducation du jeune prince ; que M.Oncle l'initia aux sciences ; que le brave La Villate fit de lui un hardi cavalier, un nageur intrépide ; que le colonel Monnier ct le général d'Hautpoul lui firent conndftre toutes les parties de l'art militaire.Dis 1836, il avait visité les champs de bataille qui se trouvent autour de Prague, et en 1838, son éducation classique étant achevéo, il visite Vienne, Venise, Mantoue et Milan.Au priutemps de 1839, il parcourt, eu compagnie du général Latour- Foissac, du duc de Lévis et du comte de Locmaria, différentes provinces de In monarchie autrichienne, la Croatie, la Hongric, la Transylvanie, ct visite au retour lo champ de bataille de Wagram.- A la fin de Septembre 1839, le duc de Bordeaux roprend de nouveau ses voyages; il arrive à Vérone où, sous l'habile dirce- tion du géréral Vincent, il étudie le camp formé par.Radesiki, et, traversant Genes, Livourne, Pise et Vienne, il arrived Rome, où il est reçu solennellement par le Souverain Pontife, sous le nom de Comte de Chambord, titre destiné à rester son appellation dans l'exil.Cette vie active ct laborieuse fat intor- rompue par un gravo accident.Dans uno promenade aux environs do Kirchberg, résidence d'été de la famille royale, une chû- te de cheval lui fit perdre uno jambe : la cuisse fut rompue au col du fémur -le 28 juillet 1841.\u2018 .Henri de Francc'avait, le.5 novembre 1836, perdu son grand-père, le roi Charles X, enlevé à Goritz par une attaque de choléra.Le 2 juin 1844, la mort de son oncle, M.le duc d\u2019Angouléme, lc rendit chef de la maison de Bourbon.Notre but n'étant de faire qu\u2019unesimple biographie, nous no.donnerons pas ici la notification qu'il adrossa à cetto époque et À ceite occasion aux cabinets d'Europe.Enfin, un\u2018jour de bonheur vint luiro daus la vie do l\u2019auguste oxilé.Le'16 n - vembre 1846, M.le comte de Chambord épousait\u2019 l\u2019arohiduchesse Marie-Thérdse- Béatrix-Gaëtane d'Esto,\u2018sœur du duc do Modène, uno princesse d\u2019une rare vertu, d'un dévouement à touto éprouve, ct qui avait daus les veines du sang de Louis XIV ot de la grande Marie-Thérèse.A cette occasion, le prince adressa vingt millo francs au marquis\u2019 dé\u2019\u2018 Pastoret, pour les faire distribaor aux pauvees de Paris.Enfin vionnent les évènements de 1848.Voici la lettre qu'il éorit à Berryor, on date du 15 Juillet : « Puisse le spectacle de ces calamités, et « la crainto des maux qui menaceut l\u2019ave- « nir, ne point emporter les csprits Inin des « grands principos de justice et de libort ; « publique qu\u2019on co temps plus que jamais « les amis des peuples ct des rois doivent « défeudre et maiatenir | » Nous nous arrêterons là aujourd'hui.lo Comte de Chambord n\u2019est pas aujour- d\u2019hui sur le trône de France, c\u2019est qu'iln'a pas voulu sacrifier un atôme de ses principes, Il n'on roste pas moins vrai, quelle que s'emparer du gouvernement de la France, que lo comte de Chawbord, Honri V enfin, cst l'homme le plus vortucux, lo plus honnête, le plus noble, le micux digae de régner, non-seulement au point de vuo do la légalité, mais simplement par toutes los qualités qui le distinguent.« Il y a quelque choso de plus respeota- ble que le nombre, quo le Hénie, quo la gloire, c'est lo droit, »a dit M.Thiers; ch bien ! que l\u2019on présente donc à la France un homme qui ait plus de droits qu'on a Henri V pour régnor sur clle, ot alors l\u2019on verra.Les traditions sont comme la vérité, clles règnent alors même qu'on les niont ou qu\u2019on les perséoutont : une nation, pas plus qu\u2019un individu, no change à son gré les condi- tious esscaticlles do son oxisteuce.Dono, la France est monarchique ; done, son roi légitime est Henri V ! M.G.n\u2019Uzès, Montréal, 2 Oct.1874.LA LOUISIANE.Le Courrier des Etats-Unis fait les réflexions suivantes sur ls événements qui viennent de se passer en Louisiane, et sur la soumission des insu
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