Le Franc-parleur. --, 21 avril 1876, vendredi 21 avril 1876
[" VoL.V1, \u2014\u2014 \u2014 ABONNEMENTS, Etats-Unis (en or) (payable d'avance.) six Mois.Canada.s.-0vccccsocsons 0000 $1.50 Etats-Unis.ceeevncrveeiincnnies 1.78 (payable d\u2019avance.) Vendu dans les dépôts 8 cts.Les frais de poste sont compris dans les trois cas.N.B.\u2014 L'abonnement et les frais de | poste pour l\u2019Emope et les Etats-Unis sont invariablement payables d'avance.L'Edition paraît le mardi et le vendredi EF Voir notre annonce À la quatrièn page.BUREAUX : 22, RUE SAINT-GABRIEL.LIBÉRALISME.III.LIBERALISME IMPIE EN EUROPE.Le libéralisme impie, que nous considérons dans l'Europe seule pour le moment, comprend tous les dogmes révolutionnaires, ou, si on l'aime mieux, c'est le credo de la Révolution.Ce credo, on le trouve formulé dans les fameux principes de 89, que l\u2019on invoque partout comme les grandes conquêtes de l'esprit moderne.Or, les principes de 89 qui constituent le libre examen politique, le protestantisme politique, selon l'expression de M.Louis Veuillot, se trouvent ainsi formulés dans la déclaration des prétendus droits de l'homme et du citoyen : \u201c Art.I\u2014Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits.« Art.IL\u2014Le but de toute association politique cst la conservation.des droits naturels ct imprescriptibles de l\u2019homme.Ces droits sont : la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression.(Par propriété il faut entendre ici, comme l'ont entendu les auteurs de cette pièce : droit de posséder en dépouillant autrui.) « Art.III.\u2014Le principe de fonte souveraineté réside essen- ticllement dans la nation.Nul corps, nul individu ne pout exercer d'autorité qui n'en émane expressément.* Art.IV.\u2014La loi est l'expression de la volonté générale.Tous les citoyens ont droit de concourir personnellement ou par leurs représentants à s« formation.\u201c Art.V.\u2014Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l\u2019ordre publie établi par la loi.\u201c Art.VIL\u2014La libre communication des pensées ct des opinions est an des droits les plus précieux de l\u2019homme ; four citoyen peut donc purler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi.\u201c« Art.VII.\u2014Ln société a le droit de demander compte à tout agent public de son administration.\u201c Art.VIIL.\u2014 L'Assemblée nationale, voulant établir la constitution française sur les principes qu'elle vient de reconnaître ct de déclarer, abolit irrévocablement les institutions qui blessaient la liberté et l'égalité des droits : \u201cIl n'y à plus ni noblesse, ni pairie, ni distinctions héréditai- TOS., ni aucune autre supériorité que celle des fonctionnaires publics dans l'exercice de leurs fonctions.\u201c La loi ne reconnait, plus ni vœux religieux ni aucun autre engagement qui sorait contraire aux droits naturels ou à la constitution.\u201d \u2019 Tels sont les principes de 89, et c'est une assemblée nationale, une assemblée délibérante et constituante qui les a formulés ; c'est, par conséquent, lu politique, qu'on veuille bien le retenir, qui les a promulgués comme bases d'un nouvel ordre de choses.Il est évident que ces principes attaquent l'ordre religieux et tendent même à l'anéuntir.Par là brille dans un nouveau jour cette grande vérité, que nos catholiques libéraux s'obstinent à ne point voir : au fond de toute question politique se trouve toujours la question religieuse.Il est surprenant que des, catholiques, qui ont la prétention d'avoir tant de lumières et de science, ne voient point cette vérité, lorsqu'elle a crevé les yeux de l'impie Proudhon lui-même ot l'a forcé de lui rendre un hommage public.C'est un fait d'expérience universelle qui, dans tous les temps, les hommes, ceux du moins qui ont voulu faire usage de leur raison, ont considéré la religion comme le fondement indestructiblo des sociétés humaines : ¢ Qui ébranle la religion ébranle le fondement même de toute société \u201d\u2019, disait Platon, et Xénophon ajoutait : \u2018\u201c Les cités et les nations les plus pieuses furent toujours les plus sages et celles qui curent une plus longue durée.\u201d Plutarque disait à son tour \u201c qu\u2019il est plus facile de bâtir, une ville dans.lea \"airs que de constituer une société sans la croyance à la divinité\u201d.\u201c Rousseau constate que \u201c jamais Etat ne fat fondé quo la religion ne lui servit de base\u201d, ct Voltaire avouc \u201c que partout où il y n une société la religion est absolument nécessaire.\u201d Si le sens commun veut que la religion soit le fondement indes- t-uctible des sociétés humaines, il veut par là même que la politi- \u201c que soit intimement liée à la religion.D'où il suit que.vouloir.dégager In politique de l'élément religieux, est, une folie, une impi- | été, un crime contre nature ; d'où il suit encore qu\u2019une mauvaise MANITOBA.MONTREAL, 21 AVRIL 1876.CS i ADOLPHE OUIMET, politique est de toute nécessité une arme dirigée contre la religion.Un examen quelque peu attentif de la déclaration des droits de l'homme ct du citoyen nous fera mieux comprendre combien cette conclusion est rigoureuse.Par la déclaration des droits de l\u2019homme, la Révolution, incarnée dans un corps politique agissant comme tel, a demandé et clle continue de demander Ja destruction de l\u2019ordre social et religieux existant.Elle a voulu et veut tout détruire, afin de tout refaire.Par la déclaration des droits de l\u2019homme, la Révolution, incarnée dans un corps politique agissant comme tel, a voulu établir et continue de vouloir établir le communisme, en proclumant que tous les individus de notre espèce naissent et demeurent libres ct égaux en droits.Elle a demandé et demande encore par là la suppression de la propriété, l'anéantissement de la famille, la destruction de toute hiérarchie sociale fondée sur la fortune, l'abolition de tous les droits uequis, de toutes les supériorités, au profit du nivellement complet, puis donne le jour au suffrage universel.Par la déclaration des droits de l'homme, la Révolution, incar\u201d née dans un Corps politique agissant comme tel, à demandé et décrèté comme elle demande ct décrète encore la souveraineté de l'homme, Roi, Sénat, Parlement ou Peuple, dans le but d'établir soit le despotisme d\u2019un seul, dont les volontés sont érigées en lois suprêmes devant lesquelles s'effacent les prescriptions divines et ecclésiastiques en contradiction avec elles ; soit lo despotisme de la multitude, soit une monarchie daus laquelle le roi est esclave du parlement, et le parlement esclave de l'opinion, et l'opinion esclave de quelques hommes à l'esprit et au cœur dépravés.Elle consa\u201d cre en particulier le communisme de l'Etat qui s'empare, comme dit Mgr.Gaume, des âmes, par l'éducation ; de la liberté par la centralisation ; de la fortune, par l'impôt et par des lois injustement restrictives ou même destructives du droit de propriété ; de la vie enfin, par la conscription saus autres limites que sa volonté.Par ln déclaration des droits de l'homme, la Révolution, incar née duns un corps politique agissant comme tel, a demandé et demande encore la liberté, c'est-à-dire la licence, le luisser-faire en toutes choses, sauf, plus tard, à ne rien laisser faire sang sa permission ; elle a reclamé et reclume encore la liberté illimitée de la parole, des cultes ct du divorce.Par la déclaration des droits de l'homme, la Révolution, incarnée dans un corps politique agissant comme tel, a demandé et demande encoro lu séparation de l'Eglise et de l'Etat, afin de ruiner l'influence sociale de cette dernière, ln dépouiller impunément, faire absorber le pouvoir spirituel ou de Dicu, par le pouvoir temporel ou de l'homme, de manière à réaliser sa maxime favorite : l'Eylise doit être dans l'Etat et le prêtre dans la sacristic.Par la déclaration des droits de l\u2019homme, la Révolution, incarnée dans un corps politique agissant comme tel, a demandé et demande enfin la reconnaissance politique et la protection de tous les cultes, afin de mettre sur la mame ligne l'erreur et la vérité, de les rendre aux yeux des peuples l'objet d'une égale indifférence, de les confondre dans un même mépris, et par là de substituer à la religion révélée de Diou la religion naturelle, fabriquée par l'hom me, interprétée ct sanctionnée par lui.Ainsi donc, isoler l\u2019homme de Dicu, briser tous les liens qui le tiennent sous la dépendance de son Créateur, tant dans la vie privée que dans la vie publique, pour le mettre, en prétextant de le réhabiliter dans sa liborté primitive, sous l'unique contrôle de sa raison et-de sa volonté propre, voilà ce qui constitue le libéralisme en général.C'est Ia plus cffrénée de toutes les licences, que l'on veut rendre acceptable en Paffublant d'un nom jde nature a en imposer par son air de décence.Considéré dans son origine, ses agissoments ot ea sphère d'action, il est politique ; mais, dans ses principes ct le but qu'il poursuit, il est foncièrement impie.Ils mentent donc à l'histoire sciemment ou par ignorance, ils moentent à ce qui se passe sous leurs yeux, coux qui souticnnent que lo libéralisme pout être purement politique, c'est-à-dire ne refléter aucune teinte réligieuse ou ne contrarier en rien les dogmes et la morale du christianisme.Tout libéralisme attaque la religion, et il n'a pas d'autre raison d'être que de la battre en brèche.À l'instar de toutes les erreurs les plus subtiles, il tente do ee déguiser, de cacher le venin de sa malice sous des allures politiques séduisantes, comme nous allons le voir dans le chapître suivant ; mais ses déguisements, loin de le rendre moins préjudi- \u2018| ciable aux intérêts de la vie socialo ct religieuse des peuples, doivent nous le faire regarder comme trds-dangercux et très-redou- \u2018table.- Luo.moyenne précise dela production.Toute - (4 continuer.) mais le seul fait qu\u2019ils puissent se produire Discours du Révérend M.Ritchot devant lu Société de colonisation de St.Bonifuce.Manitoba, dit-il, se trouvo presque tout dans la vallée de ln Rivière Rouge.Son sol d'alluvion est cnrichi de chaux, de ni- trogène, de potasse, eto., ete.On a beaucoup parlé do la fertilité de nos prairies, et il faut reconnaître que si les habitants des autres provinces devaient s'en étonner, personne ici ne serait surpris - de ce que l'on en pourrait dire.En offet lu cultivatour est surabondamment rétribué par la terre ; ot la récolte d'une année |.lorsqu'elle n'est pag endommagée par les .sautorciles, suffit pour deux ou trois ans, au moins.D'aucuns ont dit quo la mo- yeonuo du rendement du, blé était de 30 à + 40 minots I'acre: aussi, qu'un acre, produisait 45 ct mime jusqu's 72 minota, Pour moi, je no saurais assigner, une, fois je peuse que d'ordinaire, le rendement du blé peut varier de 20 à 40'minots par acre.lL ; - \u2018Les autres \u2018grains tels que pois, -orge, avoine, lentilles, ete, eto., réussissent parfaitement bien ; le lin croît également avec les meilleurs résultdts.\u201d Et pour prou- | ver la fortilité extraordinaire du sol, il suffira de citor les exemples suivants: - M.Joseph Pilon a eu 60 minots de blé, d'une semence de 3 minots, sur un acre de terre.M.Pierre St.Germain, d'un seul minot, en a recucilli 120.M.Urbain Delorme, jr, do six minots, près do 300, et M.J.Bte.Tourond autant.Le blé de ces trois dornicra avait été très-clair somé, et couvrait une grande étendue de torrain.Ocs faits, sans doute, ne,sont pas communs: on ne, les signale pas tous les jours, nous donne la plus haute idéo de la valeur du sol.Kt ce qui rehausse davantagé \u2018encore son excellence, c'est que le colon n'est pas soumis comme dans les autres pays, aux ennuis coûteux du défrichement, il reçoit sans effort, ct presque sans fatigue ce qu'il a coufié A la terre qui ne ménage pas ses dons à ceux.qui la cultivent\u2019 avec un pou d'art ou de talent.Mais il n'y a pas que ce genre de produits qui ornent notre sol: nous avons les légumes qui ne demandent qu\u2019à être semés ou plantés, pour pousser à merveille.Les choux, choux-fleurs, navets, pancts, carottes, betteraves, salsifis, tomates, oignons, \u2018ail, céleri, épinards, pommes de terre, citrouilles, concombres, otc., otc., s'accommodent fort bien de la naturo du sol trds- favorable à leur culture et à leur plein dé.veloppement.J'ai vu, par exemple, des citrouilles, se.mécs saus apprêts, en pleine terre, dont CREDIDI - PROPTER \u201cQUOD + LOCVEVS + BViR.RÉDACTEUR-PROPRIÉTAIRE.quelques-unes pesaient soixante-dix livres et de qualité supérieure.Un autre renseignement du même genre: deux minots de patates ont donné 111 minots.On avouera qu'un terrain capable de produire autant est doué de propriétés plus qu'ordinaires.Manitoba, par la nature même de son sol, possède d'autres avantages : i) offre à l'immigrant de fécondes ressources.Il s'agit de l'élovage des animaux, chevaux, bœufs, vaches, moutons, ete., etc.ges prairies, où le foin croit d'une façon ui étonnante, où chacun peut s'approvisionner à très peu de frais, ginon pour rien, et où les chevaux passent l'hiver dehors pour \u2018Tevenir gras, au printempsi! Les ani maux se vendent à des prix assez élevés et la spéculation sous co rapport ne peut manquer de réussir par les Facilités qu\u2019elle préseute.A l'élevage des bestiaux sc relie unc autre industrie, la confection du beurre, du fromage, etc., que l'on exploiterait avec profit.Il y a enfin, la basse cour, \u2014les volailles et la liste complète des bipèdes, palmipd- des et quadrupddes qui peuplent ces ré gions.Tout csla n\u2019exige que les soins ordinaires pour prendre naissance, se développer et devenir une source de bénéfices pour le propriétaire.Les ab.illes mê:ne ne sont pas du tout antipathiques à notre climat, où la vie leur est aussi facile quailledrs.Ou a déjà tenté l'expérience et elle a eu plein auccès.Sans doute que l'on pourrait compter des inconvénients; cela est assez naturel puisque In perfection ne se trouve pas plus | dans ce coin.du monde que dans d\u2019autres parties.Mais les avantages sont assez grands pour nous faire oublier airément cette ombre au tableau.Ainsi on se plaint quelquefois qu'il n'y a pas d\u2019esu ou plutôt de cours d\u2019eau partout.A cela, le remède est simple: que l'on creuse des puits | ! D'un autre côté, le bois n'est pas aussi abondant qu'on lc désirerait, cela peut-être vrai: cependant il s'en trouve en énorme Quantité dans des endroits qui nous semblent éloignés parce que nous n'avons pas encore de chemin de fer, ct partout il a suffi jusqu'isi.aux exigences de la construction et du chauffage.OPINION D'UN ANTI-FEDERE.(Correspondance de l\u2019Appleton's Journal.) .En voyageant récemment dans les, Etats de l\u2019Union, mon attention a été attirée sur.certaius attributs de notre forme de gouvernement, sujet que l'on se donne rarement lo travail d'examiner, parceque ces attributs paraissent indisponsables.tions, on me répond .que c'est le capitole de l'Etat, Lee jour suivant, j'entre dans une ville d'un autre Etat, où je trcuve encore un J'apprends encore là que c'est le capitole (de l'Etat c'est ainsi que, à mon grand étonnement, dans l'eépaco de sept semai- nos, j'ai pu, sana sortir de mon pays, voir une douzaine do capitoles, tous occupés \u2018par des corps s'amusant à faire des lois pour la gouverne du pouple.L'imagination ne sayrait- estimer, le tiennent les lois passées par les diverses législations du pays.ter le nombre de volumes qui seront ainsi publiés dans un espace des siècles, et .les sommes d'argent qui scront dépensées pour leur publication.Naturellement après avoir noté tous ces capitoles et tous cca corps législatifs, mon attention sc porte sur les nombreux corps exéoutifs do ces Etats.Ici, il ne s'agit pas de constater \u201cdans.un capace de quelques milles seulement, l'existonce d'un corps législatif, entièrement indépondant -de tous les autres, mais j'apergois aussi un clicf entièromont indépendant dus autres chefs ; ce chef a un député chef et un certain nombre d'avisours, et un staff mili- Quel plus vaste champ que nos immen- | Parcourant les rues d'une ville, je .vois.un édifice-blauchâtre dont le toit est surmonté d'une protubérance, et la façade.ornée de colonnes ; je prends des,informa- édifice semblable avec dôme et colonnes.nombre des volumes in quarto qui .con- Qui pourrait comp-|.No.87 I bien d'autres employés.De plus, j'ap- ! prends que dans cette nme ville il y a encore un autre capitole, un autre oxécu- tif et d'autres officiers qui sont strictement locaux.Outre cette roue duus une rour, il y a encore unc autre roue appelée gouvernement de comté ayant une sorte de corps législatif et une espèce d'officiers exécutifs.Ily a aussi un systéme judiciaire attaché à chacun de ces systèmes, \u2018et plus ou moins indépendant de chacun | d'eux.Je fais alors uve revue du nombre d'Etats, du nombre do cointés dans los Etats, du nombre de villes, ct je me trou- , ve dans l'impossibilité de calculer le mou- tant d'argont que tous ces employées sou- | tirent des poches du peuple.Je découvre on dernier licu qu\u2019en outre de toutes ces roues, il y a une très grande roue que l'on , appelle le gouvernement général et que l'on paye plus ou moins pour faire quelquechose pour le peuple.Quel pouple énormément gouverné.Maintenant, ne vous semble-t-il pas, de même qu'à tout homme raisonnable, que nous avons un peu trop de cette sorte de choses, qu\u2019il y a quelques douzaines de trop de ces législatures, d'exécutifa, de députés et d'assistants ; aussi.quelques douzaines de trop dec capitoles, et quelques centaines de mille de trop de lois passées et À passer sous le présent système.La seule loi qui n'a pas été passée et qui devrait l'être, est celle qui établirait uno seule législature, uv seul capitole, un seul exécutif.Scandales.Américains.En même temps que l'on s'occupe chez nos voisins des préparatifs de-la grande solenuité du, Centanaire, et que l'on invite le monde à s'associer à cette célébration commémorative des événements glorieux qui ont marqué l'ère de l'Indépendance Américaine, les cours de Justice ct le Con- Grès continuent à révèler au public les scandales inuombrables que l'histoire devra enregistrer au crédit des hommes politiques du jour, et des successeurs indignes du grand Washington.Il y a untre ces fêtes éclatantes ct cette explosion de scandales une coïncidence curieuse.Le Sénat est présentement, constitué en tribunal suprême pour le, procès de Mprésident Grant.Les préparatifs de I'impeachment Belk nap devant le; Sénat sont entièrement-ter- winés, dit une correspondance, c'est au- jourd'hui même que doit s'ouvrir le pro- cts.Belknap ne comparaîtra pas en personne, mais il sers représenté par son conseil, qui, immédiatemant après la lecture de l'acte d'accusation, plaiders l'incompétence du sénat, cn s'appuyant sur ce que d'impeschment n'atteint que les, fonctionnaires publies cn oxercico.Cotte thése sera, longuement - soutenue par les ayoeats pt combattue parles managers nommés par Is chambre des représentants faisant fonctions de ministère public.Si la fin de -non recevoir cst repoussée, les avocats demanderont l'ajournement à quinzaine pour :préparer leurs plaidoiries, ce qui sera consenti, suivant agrément préalable, par les managers.Les dispositions: matérielles sont les mêmes que celles qui.avaient été prises par l'impeachment .du président Johnson, bien que la chambre ,n\u2019aît pas l'intontion d'assister en corps aux débats comme ello I'avait fait dans cette première occasion.On ne pense pas, du reste, que la curiosité soit très-excitée et,qu\u2019il yaît: ,une-grande afflucnce de public ; il ne sera.délivré de billets \u2018d'admission que si cela: deviont néceseaire.On revient cn même\u2019 temps eur l'affaire du général Baboock, que l'acquittement prononcé par lo jury de St.Louis n'a pu blanchir dans l'opinion publique.Le Courrier des Etats-Unis publie à ce sujet \u2018une histoire intéressante, qui ajouterait une nouvolle infämie à la liste déjà si bien remplie des méfaits de l'administration tépublicaine, cn établissant, ni plus ni moins, l'existence d'une association honteuse entre les chefs de l'Etat, gardicns de la société, et des criminels notojres, coux- ci servant d'agents à ceux-là.| Voici cette | histoire : 11 y a dans la prison de Windsor (Vermont); un individu qui est.voleur.de pro.taire, et des scordtaires, ot jo na sais com- i forsion, et qui ne s'en cache pas ; qui fait Belknap, l\u2019ex-ministre de, Llntérieur du \u2014\u2014 TARIF DES ANNONCES.Premièreinsertion,parligne\u2026.$o.10 & Chaque tnsertion suivante pailigne 0,03 e Unie remise libérale est accordée pour les innonces A long terme.LS F'oute correspondance, etc., doit être n inie d'une signature responsable.KEDACTION.\u2018esiettreset manuscrits destinés à larédac- tion doivent être adressés M.Avoueux OutmeT RéDACTEUR-EN-CuRr du Jorwrnal * Lé Fvane-Pavlenr.Les nanuscrits déposés ne sont pas rendus.ATOIPIE 21 STC ç£te \u2014 Prix : $3.00 PAR Anen ce moment quatorze ans de travaux forcés pour avoir dévalisé, entre autres, la banque do Barre, dans le même Etat, ce qui est la moindre de ses peccadilles ; qui, à l'instar de ln généralité de scs pareils, est en intimité avec la jolice sccrûte, où il compte de nombreux amis ; et qui est tellement connu comme un homme de sac et de corde qu'un beau jour que les beaux messieurs de la Maison Blanche, \u2014 ln hauto pèrre politique de Washington, \u2014 avaiont besoin d\u2019un coquin expérimenté pour exécuter un coup de leur façon, ils n\u2019ont rien trouvé de mieux à faire quo de I'honorer de leur confiance, Cet homme- là n'est assurément pas le dessus du panier des honnêtes gens; mais, si coquin qu\u2019il soit il a trouvé plus coquin que lui, \u2014ce sont les gens qui l'ont employé, et on tête, paraît-il, le général Babcock, ingénieur en chef de l'armée, et scorétaire privé de M.Ulysse Grant, président des Etats Uuie.Bref, il paraît qu'on l'a traité avec mesquinerie ; qu'on a épargné les greenbacks, et qu'on n'a pas tenu les autres promesses qu'on lui avait faites.Du moins telle est sa plainte, bien qu'il ne s'explique pas clairement sur ce qu'on lui avait promis.Mais il y a plus ; on a saisi une occasion où il avait maille à partir avec la justice pour aider à le faire mettre à l'ombre, pensant ainsi qu'il serait moins dangereux au cas où il viendrait à transpirer quelque chose des faits auxquels il avait été môlé.Cet homme s'appelle G.E.Miles; c'est lui qui a été cngagé en 1874 par le colonel Whitley, chef de la police sccrète, pour pénétrer nuitamment dans le burcau de l'attorncy de district, à Washington, faire sauter le coffre-fort, ct enlever des papiere compromcttants pour Babcock 8 gos amis ; ct les introduire furtivement dans la maison d'un honnête homme, M.Columbus Alexander, où on les aurait découverts ensuite au moyon d\u2019une visite domicilliaire,ce qui aurait permis de le faire passer pour le voleur.On a déjà vu.quelques.détails sur cette jolie expédition, racontés par Miles A un reporter du Herald.- \u2018Miles ne s'en est pas tenu à ces avoux ; il a voulu les renouveler en y ajoutant des incidunts inédits, et il les a condensés dans une lettre adressée au président du comité d'enquête, en se mettant à sa disposition pour compléter ses révélations.Dans cette lettre, Miles déclare de nouveau qu'il a été le principal agent de l\u2019entreprise, sous la direction immédinte de l\u2019attorney de district adjoint Harrington.C'est dans la nuit du 24 Avril 1874, qu'il a fait le coup ; mais, auparavant, comme les personnes dans la confidence se\u2018 retiraient peu à peu et semblaient vouloir tirer leur épingle du jeu il voulut être as- saré qu\u2019il serait protégé, et Harrington, Evans et Babcock le lui promirent solen nellement.Cette garantie « morale » obtenue, il n'hésita plus ct fit le coup.Tl le fit seul, ayant seulement un aide muet avec lui,\u2014muet pour une bonne raison, c\u2019est qu\u2019il ne connaissait pas le fond- de l'affaire.« Si je n'avais pas, dit-il,.travaillé comme un castor et fait beaucoup de vilaine besogue, le résultat du procès qu'il y a eu.dans le temps aurait été fort différent.- J'ai fait tout ce que jo m'étais engagé à faire et beaucoup plus.De leur côté ils ne m'ont pas payé comme il avait été convenu, et ils ont viclé là lea promesses qu'ils m'avaient faites.S'ils avaient fait en Juillet dernier ce que je leur ai demandé, et qui n'était pas le cinquième de ce que j'avais fait pour eux, je ne serais pas aujourd'hui logé ici cn prison.Et cela n'est pas lo pire.J'ai appris qu\u2019ils avaient seorètemont travaillé à mo mettre ioi dans le but de m'écarter de lour chemin ; et maintenant jo désire soulager mes épaules de cetto scandalouse affaire, ct en\u2019 charger coux à qui celle appartient légitimement .» \u2018Miles conclut en se mottant aux ordres du comité pour l'aider à âttein- dre les fins de Ja justice, Miles comparaîtra donc probablement devant le comité, et donnera sur octte ténébreuse affaire, digne d'Alibaba et de ses quarante compagnons, des détails qui ne peuvont manquer d'être édifiants.Il va sans dire que ses racontars ne doivent pas être accucillis avec uno confiance absolue, Qu'il ait été l'agont exéoutif prinoipal'de- l\u2019effraction, cela ne fait pas doute ; \u2018mais il est trds-possible, comme cc n'est pas-un Vor.\u2019 VI.\u2014_ LE FRANC-PARLEUR.\u2018No.87 rot, qu'il y ait daus son histoire, A faire une large part au désir très-naturel d'obtenir un adoucissement A son sort en oxa- gérant l'importance do ses révélations pour les mettre à prix.C'est co que démontrera sans doute la suite du l'instruction, qui a mis à jour nombre de faits restés dans l'ombre jusqu'ici, un entr'autres relatif au procds qui a cu lieu à propos dela même _ affaire en 1874, et qui n abouti à l'acquit-[, tement des accusés, Harringtou ct aupres.L3 fait qui se révèle aujourd'hui avec-as- sez de témoignages à l'appui pour faire motte le marshal Sharpe en accusation) c'est que le juré a été composé franduleu- sement.Cinq jurés seulement avaient été obtonns sur la première liste, et une nouvelle liste de vingt-cinq noms dut être présentée ; cette liste était préparée d'avance et a fourni, à l'exclusion de la liste régulière, les sept jurés complémeutaires.Ces faits ne sont pas niés ; la question est do savoir par qui la seconde liste a été fournie au marshal Sharpe.La chronique ajoute que doux des jurés qui se sont prononcés pour l'acquitteurent, ont été nommés à des emplois dans le gouvernement du district, immédiatement après le procès.On écrit d'autre part de Washington : Depuis lu chute de Bolknap la société de Washington, d'ordinaire si animée à l'époque des sessions législatives, s'est retirée dans la vie intime et s'abstiont de tout divertissement bruyant.On n\u2019a jamais vu la ville fédérale aussi morne à cette saison de l'année.L'affaire Belknap, du rests, n'est pas lu seule qui jette un froid sur les relations sociales.Il y a peu de personnes dans le high life qui ne tremblent un peu pour elles ou pour leurs amis.L'affaire de la safe burglary produit une profonde sensation, eu la mise en accusation de Babcock, a fait l'effet d\u2019un coup de foudre.On parle de plusieurs autres indicte- ments qui en seraient la suite ; l'ex-gou- verneur Shepherd et le marshal Thomas Sharpe seraient particulièrement menacés.Bref, il n'est question que de procès ct d'arrestations.Je \u2018 Franc -Panteng,\u201d Vendredi, le 21 Avril, 1876.Avis de 1'Administration\u20140\u2014 Ceux de nos abonnés qui changent de résidence au ler Mai, feront bien de nous en avertir quelques jours d'avance, s\u2019ils ne veulent pas subir aucun retard dans l\u2019envui du journal.' .1 , .LES FAILLITES EN 1876.MM.Dun, Barlow & Cie., viennent de publier leur cireulaire trimestrielle donnant une liste des faillites arrivées aux Etate- Uuis et en Canada durant les trois premiers mois de l\u2019année 1876.Voici cette ligte : Etats-Unis.2,806 64,644,156 Canada.477 7,418,003 Ville de New-York.313 9,513,648 \" Boston.114 6,157,000 Chicago.\u2026.52 \u2026\u2026 , 8,097,200 Philadelphie \u2026\u2026 34 1,322,200 St.Louis.22 588,933 |.Cincinnati.28 730,809 Durant lès trois premiers mois de l'année 1875, le nombre total des faillites arrivées aux Etats-Unis était de 1,733 ; le nombre des faillites arrivées en Canada durant la même période était de 396.-L'année dernière, les obligations des per- -8onnos qui ont failli durant les mois de.janvier, février ct mars n'étaient que de 838,873,222 ; colles des faillis canadicna étaient de 84,131,340.Par ces chiffres, on voit que le nombre des faillites et les obligations des faillis de 1876, tant aux Etats-Unis qu'en Canada, accusent une très-forte augmentation.\u2018On s'attendait, dit la circulaire que nous venons de citer, À une augmentation dans Je nombre des faillites, mais il faut avouer que l\u2019on ne s'attendait nullement à une augmentation aussi forte que celle que nous venons de constater.\u201d Cependant, si l'on compare les faillites du\u2019 premier trimestre de 1876 à celles du dcraier trimestre de 1875 au lieu de celles du premicr trimestre, c\u2019est-à-dire à celles des mois d'octobre, de novembre et de décembre derniers, ou les trois mois qui ont immédiatement précédé le trimestre qui vient de finif, ou trouve une augmentation, il est Vrai, mais unc augmentation bien moins forte.Ainsi, durant le dernier trimestre de 1875, le nombre des faillites aux Etats Unis était de 2,405 tandis que les obligations étaient de 70 millions de piastres.: De sorto que les faillites du premier trimestre de 1876 comparées aux faillites du dernier trimestre de 1875 n'accusent qu'une augmentation cn nombre de 401, pendant qu\u2019il y a uno diminution de G millions de piustres dans le montant des obligations des faillis.Ainsi, l\u2019on voit que la situation n'est pas aussi désespérée qu'on pourrait lo croire d\u2019abord, car bien que le nombre des faillites augmentg.continuellement depuis 1870, il y.a \u2018pne diminution constante, dans le moäfunédes obligations.Ÿ a a ete 2?.j NÔTES COMMÉRCHLES: | 4 Le, remiér.atéamer expédié cette saison par ligue Dominion, est l'Ontario ; il est parti de Liverpool, hier.Les commissaires des eavaux des Etats- Unis ont donné avis que les canaux Erié, Champlain, Oswego, Cayuga ct d'autres encore seront ouverts au trafic le 4 mai.Lies importationsaux Etats-Unis durant le mois de février ont été de $38,528,319, tandis que les exportations ae sont élevées durant le même mois à $60,893,953.Comparées aux exportations du mois de février 1875 celles de cette année accusent une auguentation de 15 p.c.en valeur tandis que les importations accusent une diminution de 25 p.c.Lo capital de la fameuse \u201c Consolidated Virginia.Mining Company\u201d a été der.nidrement augments de près de 40 millions de piastres, Eu mars dernier les produits des mines se sont élevés à la somme énorme de g3,500,000 ; les dépenses d'exploitation durant le mois étaient de $300,- 000, laissant la jolio somme de $3,200,000, bénéfices nets, pour être distribués parmi les actionnaires.Les directeurs ont cependant décidé de ne payer que $1,080,000 en dividendos, ce qui a créé beaucoup de mécontentement parmi les actionnaires, LES BANQUES.L'état officiel des banques de ls Puis sance pour lo mois de mars, vient d\u2019être publié.On y conatate des changements assez importants.Il y a une diminution de près d\u2019un demi million dans les dépôts des gouvernements tant de la Puissance que des provinces, et une augmentation de $1,827,724 dans les dépôts publics.Le nidhtant dû aux autres banques du Canada et aux ngonces dans les pays étrangers a augmenté durant le mois de $199,361.Le montant du numéraire n'accuse qu\u2019une faible augmentation ; les billets de la Puissance accuse une légère diminution.Les montants avancés sur stocks et bons ont augmenté de $885,040.Les montants os- comptés n'accusent qu\u2019une augmentation de $13,000 sur ceux des mois de Février.Cette faible augmentation dans les montants escomptés est de nature à nous surprendre ct à nous réjouir en méme temps, car, comme on le saît, c\u2019est au mois de mars que nos importateurs ont généralement à faire les plus gros païements de l'année ; durant ce mois ils sont d'ordinaire obligés d'avoir recours plus que ja mais à l'escompte.Mais cette faible augmentation que nous venons de constater démontre clairement que les importateurs ont su restreindre leurs achats et ec conformer aux exigences des temps difficiles que nous traversons.Elle démontre aussi que les marchands de détails font leurs paiements avec plus do régularité ce qui permet aux importateurs de faire face à leurs obligations sans trop recourir à l'escompte.Cela est encourageant.Les effets de la orise commencent à dispardître.REVUE FINANCIERE.1 Nous lisons dans la Gazette de Montréal : « Le mois de mars s'est écoulé sans événements en ce qui concerne du moins le mode commercial et financier: Aucune faillite considérable n'est arrivée ; l'argent était abondant et s'obtenait à des taux ex ceptionnellement réduits ; \u2018les affaires sont inactives, les importations peu considérables.En un mot le mois de mars a été l'un des plus monotones.On peut presque espérer que les grandes faillites de février marqueront la fin des désastres commerciaux, puisque le mois de mars, d'ordinaire un mois déssstreux pour les maisons' faibles, vu que c'est le mois des-paiements du printemps, s'est écoulé sans qu'il y ait cu une seule faillite importante.\u201d \" Li Gazette donne ensuite un sage conseil aux marchands que ces dernicre, nous le craignous, ne suivront pas.Notre confrère dit avec raison qu'il'y a trop de marchands ; il veut que le nombre en soit diminué.Il n'y a pas de doute que le nombre des marchands, surtout celui des marchands-importateurs ne soit bien trop grand pour les besoins du pays.S'il y en avait moins, les affaires n\u2019en souffriraient pas ; bien au contraire il n\u2019y aurait pas autant de désastres à déplorer.Car les marchands, étant en trop grand nombre pour les besoins du commerce, se croient obligés de se faire une concurrence ruineuse, L\u2019Eleotion des Trois-Rivières.L'élection de cette ville cst terminée et M.Arthur Turcotte a triomphé de son advorsaire par une majurité de plusde 200 voix.C'est pout-être la plus forte majo- rité qui ait jamais été obtonuce dans nos élections.À la fermeture des polls, lorsque le nom de M.Turcotte est sorti victorieux de, I'urnc électorale, il existait un géénd cüithousiazme ct'la füule s'est portée comme spontanément au boulevard Tur-colte pour acclamer le fils de, celui qui: autrefois, n représenté en parlemént.la ville avec houneur ct a donné un si géné reux concours au Preinier Evêque de ce diocèse duns les œuvres qu'il à créés.M.Turcotte recucille l'héritage do son père sous des circonstances bien favorables et une belle carrière s'ouvre devant lui.Il est jeune, doué de talents ct investi du mandat dans un temps ou il peut en user pour rendre les plus grands services à ln ville.Nous sommes a la veille de voir notre district sillonné par deux grandes voies forrées et de devenir un centre important, tant par les industries existantes qui vont prendre de l'extension, que par les nouvelles qui sont en perspective, D'un autre côté, In colonisation reçoit à tous les jours uno impulsion des plus considérables et il cst certain que si notre nouveau député sait,comme nous l'espérons, user de son influence pour tenir la balance égale catre les intérêts divers de ces classes qui entrent souvent.en conflit ; s'il sait se montrer l'ennemi de toutes ces spéculations qui se trament dans le secret contre l'intérêt des populations, il possddera longtemps lu confiance publique.- La politique, comme chacun le sait, à des rapports intimes avec l'ordre religieux et M.Turcette est à la source même où il peut se procurer les plus utiles renseignements pour tout ce qui, dans son ministère, concernerait la protection de la morale et de notre foi.Nous vivons dans un temps ou la plupart des conceptions de la politique tendent à affaiblir le respect de la religion et à livrer la propriété aux mains d\u2019une classe d'hommes qui a horreur du travail et ne cherclie à sc soutenir que rar des intrigues ou des opérations adroites.C'est ce que, dans un certain monde, l'on appelle le progrès ; mais ce n\u2019est au fond qu'injustice odicuse et ruine pour le plus grand nombre.Voilà pourquoi il importe tant de posséder les lumières de la religion pour bien discerner ces choses.M.Turcotte, dans son programme, nous a fait voir qu'il comprenait ces vérités et il no lui reste maintenant qu'à employer ses efforts pour les faire triompher.Nous nous flattons que M.Turcotte en allant s'asscoir en parlement sur le même siége où son père, autrefois, a pris place comprendra parfaitement le rôle qui lai convientet qu'il saura faire honneur \u2018à notre ville et à la représentation canadien- -ne.Voici l\u2019état des différents bureaux de votation.} 1 M.Turcotte, M.Normand No.1 Ste.Ursule.92 28 2 N.Dame.\u2026 66 56 3 66 sosce00e 55 67 4 St.Louis.73 51 , 65 Lanvneses 80 56 6 St.Philippe.76 50 7 ss so.70 42 8 \u201coo vee 93 48 9 Banlicu .27 30 +\" 632 428 Majorité pour M.T'urcotte : 204 voix.Premier concert Prume-Lavallée.Nos\u2019 deux artistes: ont commencé: une série de concerts qui; si l'on en juge par le premier qui a eu lieu mardi, feront époque dans- l'histoire musicale de notre jeune: pays.Le programme de cette soirée ferait honneur aux sociétés musicales des plus grandes villes d'Europe.Por ve Je parlorai d'abord des morceaux d'ensemble: un guatuor, un concerto ct un trio de Beethoven et un concerfn de Mendelssohn.Ces morceaux dont la difficulté est connue ont été oxéoutés avec un- goût ct surtout un un ensemble que bien des gens n\u2019atteudaient peut-être point des amateurs qui accompagnaient M.Lavallée dans le premier ct M.Pruame dans le second concerto.Sicca quatuors pouvaient rester organisés pendant quelques années, sous la direction de deux artistes comme MM.Prume et Lavallée, Montréal n'aurait certainement ricn à envier aux clubs philharmoniques de I\u2019Kurope ct des Etats-Unis, Dans les doux autros Soli qu\u2019ils ont exécutés (Nos.8 ct D du programme,) MM.Prume et Lavallée ont été parfaits.\u2018Du reste le public nombreux ct choisi qui assistait À ln soirée a su manifester aux instrumentistes, par des applaudissements répétés, combien il appréciait leurs talents, Qr on sait que, chez nous, les morccaux n'excitent généralement pas un enthou sinsme exagéré.Il me reste à parler des chanteurs ct de l'accompagnateur.Madame Prume possède toutes les saines notions de l'art du chant, ct, sans pré- tention aucune, elle triomphe des diffieul- tés les plus scabreuses.Mais elle excelle sur- \u201c tout dans la mélodie, ot jo n\u2019dn veux pour de violon et les morceaux de piano surtout | preuve que la manière ravissante dont clle a exécuté la touchante Aria de Haendel : « Coulez mes lurmes | n Quaut à madame Bcliveau, qui présidait au piano, c'est bien certainement une des personnes que j'aicen- tenducs le mieux{s'acquittér di rôle-ingrat et modeste*d'accompaguatour:=J \u2018ai même entendu souvent des artistes «el renom qui \u2018Waccompagunient point avegrautant de sûreté et de délicatesse,\" : M,-G.-Couture chante et phruse avec \u2018une précision et un charme qui lui ont va- dechal suroux applaudissements.Quand ,uême\u201d je h'aurais pas déjà connu les mor ceaux qu\u2019il avaît choisis, je crois que j'aurais pu les écrire sans sn dictée en les lui entendant chanter, Je lui demanderais seulement un pou plus de feu et d'action sartout dans les morceaux du genre du duo qui terminait le programme ot dans lequel madame Prume a très-finement rendu sa partie.Somme toute, j'irai encore bien certainement aux deux prochains concerts.E.B.pE St.AUniN.Montréal, le 20 avril, 1876.\u201c Un discours de 26 heur 8.Sous ce titre nous traduisons du Press de Portland l'épisode suivante de ln vie parlementaire de M.DoCosmos, un des députés do la Colombie anglaises à la Chambre des Communes : Le discours le plus long qui ait jamais été fait dans anc assemblée, à été celui qui a été prononcé par M.De Cosmos dans la législature do la Colombie Anglaise, lorsque l'on discutait sur un bill dont la passation enlevorait les torres à un grand nombre de colons.De Cosmos faisait partie d\u2019une minorité désespérante.La deuxième leoture du bill avait été différée jusqu\u2019à la veille de la clôture de la session et si la mesure n'était pas adoptée le lendemain à midi, elle devenait un fiasco complet.Ce jour là, (c'est à-dire la veille de la prorogation,) M.De Cosmos prit la parole à dix heures du matin ct commença à parler contre le bill en question, Ses amis parurent indifférents, car ils croyaient qu'à une heure ds l'après-midi, il aurait fini de parler et le bill recevrait l'adoption de là Chambre.Une heure sonna, et Ie Cosmos parlait encore, il n\u2019était pas sorti de l'exorde de son discours.A deux heures il disait : \u2018 deuxièmement.\u201d A trois heures il produisait une liasse volumineuse de témoignages et insistait sur sa lecture.La majorité commença à soupçonner son intention, il devait parler jusqu'au lendemain à midi pour tuor le bill.Ils commencèrent à rire do l\u2019idée, mais lorsque vint la brunante ils conçurent quelques craintes.Ils eurent rccours aux interruptions, mais ils furent obligés do renoncer à co moyen, parceque l'orateur se reposait ct roprenait de nouvelle forces.Ils voulurent étouffer sa voix par des cris ct des huées, mais ils lui donnaient le moyen de respirer Finalement ils se décidèrent à rester témoins d'une grande lutte entre la force de la volonté et la faiblesse du corps.Ils ne lui donnèrent aucune trève.Il n\u2019y cut pas d\u2019ajournement pour le diner, il était seulement permis à l'orateur de se mouiller les lèvres dans un verre d'eau.L'orateur ne B\u2019écartait pas de son sujet ct ns prenait pas son siège.L'obscurité succéda au crépuscule, on alluma logaz.Les députés sortaient pour dîner à tour de rôle et revenait dormir sur leurs pupîtres, mais DuCosmos continuait A parler.L\u2019Orateur \u2018à qui il \u2018s\u2019adressnit dormait, ronflait et se réveillait par fois pour se frotter les yeux.Le jour parut ct la majorité sortit pour so laver et prendre lo déjeuner, l'orateur ne tarissait pas.On peut dire que son discours était soutenu, logique et éloquent.Il y eut des digressions et souvent des répétitions, De Cosmos continua son dis cours jusqu'à midi ot la majorité fut obligée de céder ct s'avoun vaincuc.Yorsque l\u2019orateur cut terminé son discours, ses yeux étaient injcotés de sang, sa voix n\u2019était plus qu'un souffle, et ses jambes le soutensient à pcinc, ses lèvres étaient craquelées ct couvertes de sang.De Cosmos avait parlé 26 heures et le bill était défait.\u20140 e La Lettre de Mgr.Dupantoup.vi Ls (Gazette: de France public la lettre suivante de Monseignour l'évêque d'Orléans : Vironflay, 22 Mars 1876.Mon cher ami, Vous craignez, que je no sois trop ému do la déclaration de M.Waddington, ot vous mo demandez si retiror aux universités libres la part que Ia loi leur donne dans la collatios des grades est d'une telle conséquence ; ai l'essontiol pour nous n'est pas de sauver le principe.Non, mon ami, co n'est pas là sauver le principe, mais lo sacrifier, car la collation dus grados, \u2018c'est la liborté mômo de l'en- scignement supérieur, ct ln mesure an- uoncéo si précipitamment par le ministre n'attoint, pag seulement un détail, mais l'essence même de la loi ; clle frappe la loi au cœur, et par conséquent, sur ce rpoint;il n'y a/pañ d'illusion, de faiblesse, ni de capitulation\u2019 possible.En effet, si toute participation à l'exa: men de leurs élèves et à\u2018Ja-\u2018collation des grades leur est -retirée,\u201cles professeurs, les universités libres ne feront.rien de plus que ce qu\u2019il leur était loigible de faire avant la loi ; il y -avait, avant lu loi, des répétiteurs, des prépariteurs \u2018qui présentaient leurs élèves aux examens et aux grades des fucultés ; les professeurs des universités libres n'auront pas un droit de plus, et ne feront pas une autre besogno.Tls scront purement et simplement des répétiteurs, des préparateurs, au service des facultés ct des professeurs de l'Etat.Leur enseignement ne perdra pas seulement par là toute dignité, toute originalité, toute indépendance ; eux mêmes se trouveront placés en dehors de toutes les conditions d\u2019une vraie ct loyale concurrence.Bref, ce serait, sous le nom do lu liberté, le monopole, plus un mensonge.Et c'est un ministre qui, dès le lendemain de son arrivée, se hte d'aller lui- même au devant de la gauche et nous offre en holocauste, huit mois après le vote de la loi, avant toute expérience ct tout essai de cette loi ! Quoi | ces messicurs nous demandent de faire avee eux l'essai loyal d'une constitution, d'une République, et ils ne veulent pas noug laisser faire l'essai loyal d'une simple loi ! Au surplus, mon cher ami, impossible de se le dissimuler, c\u2019est la guorre contre l'Eglise qui se déclare.On commence par détruire la loi sur l'enseignement supé- \u2018 rieur, de plus, un projet est déposé pour ' exclure les évêques et les prêtres des divers conseils de l'instruction publique ; en outre, on s'apprête à intordire l\u2019enseignement aux congrégations, pour imposer l\u2019enseignement obligatoire ct laïque ; et en tures portant de lourdes charges, passer sur cette glace qui peut se rompre d'un moment à l'autre.Tous les aus, il arrive des accidents enusés par des imprudences de cette nature.On nous rapporte que vendredi plusieurs jeunes gens, sans doute pour faire preuve de bravoure et de courage, ont traversé le fleuve ; mais les diffi- eultés qu\u2019ils ont éprouvées ont été si grandes, qu\u2019ils ont promis de ne plus tenter cette périlleuse expérience.Lorsqu'ils sont arrivés de ce côté-ci du fleuve, ils étaient trempés jusqu'aux os.Tls sont retournés chez eux en chemin do fer.TI faut croire que l'on ne connait pas ces faits, car hier, vers midi, on voyait trois individus se diriger du côté de St.Lambert.La glace n déjà commencé son œuvre de destruction.Quelques-uns des quais, surtout les quais Albert ct de l'Ile, sont considérablement endommagés.\u201d On craint qu\u2019une partie du quai Albert ne soit emportée par les eaux.Les télégrammes que nous 1ccovons du Haut-Cunada nous apprennent que la navigation sera probablement ouverte dans deux jours devant Kingston.A Hamilton, la Baie Burlington, à l'extrémité ouest du Ine Ontario, est complètement libre.\u2018Dans la nuit de samedi à dimanche, l\u2019eau n monté de plus de dix-huit pouces devant la ville.Le fleuve est libre depuis au-dessus du pont Victoria, jusqu\u2019au delà du ruisseau Migcon.En quelques endroits, la glace dépasse de plusicurs picds le revêtement.Bien que la glace se brise dans le port, elle paraît encore assez solide au milieu du fleuve.Ou lit dans le Norional : L'eau mante toujours ct commence à inouder le Griffington.La glace cependant est encore solide ct rien n'indique qu'elle va bientôt partir.On mande d'Ottawa qu\u2019aucun moulin à scie n\u2019a commencé scs opérations, mais on j Pense que plusieurs fonctionneront vers la fin de la semaine.même temps une autre loi demande la liberté illimitée des cabarets ; ct d'autres, ni plus ni moins que la lib:rté des clubs.! Ce sont là, mon cher ami, les préludes.\u2018 Cela promet.Aiusi, pour nous faire aimer la République, on n'a rien de plus pressé que do l'identifier aveo la guerre à ln religion.Voilà ce qu'il faut voir ct se tenir prêts.Vous savez mes bien dévoués sentiments en N.S.$ FÉLIX, évêque d'Orléans.La persécution en Pologne.Le jouraal Germania confirme la nouvelle de la déportation des capucins de Labroczyin, près de Varsovie, et de la fermoture de leur couvents.Le prétexte mis cn avant est l'arrestation d\u2019une vicille fsmme porteuse des correspondances adressées de ce couvent.Le Courrier de Posen, ordinairement très bien informé, parle de grandes souffrances endurées par les prêtres déportés en Sibérie et dans l\u2019intérieur de la Russie, à cause du changement continue) de leur | résidence.On ue les laisse nulle part longtemps, afin de les priver des moyens de gaguer leur vie par le travail, et d'une certaine influence sur leur entourage.Pour arriver à ce but, les autorités, avant l'arrivée des ecclésiastiques au-lieu de leur nouvelle résidence, les représentent comme des cacrocs ct des voleurs.Malgré ces infämes calommnics, ces déportés parviennent en peu de temps à ins pirer aux habitants le respect qui leur est dû.Les messes sont leur unique ressource ; mais comine,elles sont sévêremeut interdites a tous les prêtres catholiques sans exception, elles sont célébrées on cachette dans leur logement.Lorsqu'un d'eux meurt, l'inhumation se fait par un pope russe.C'est ainsi qu'a été ensoveli récom- ment Kanovawki à Spask.Ses compagnons d'infortune se sont vus \u2018privés de la faculté de lui donner une sépulture catholique.Pt De nouveaux détails paraissent au jour, relativement à la conversion soi-disant spontanée des grecs unis.Lies agents de police colportaicut \u2018do\u2019 maison on maison l'acte de cotto \u2018coñversion, on menagant de prison et do Sibério ceux qui oseraient vefuser leur signature.oe \u201c De Tout et Parto oe toa ut.LA NAVIGATION.\u2014On lit dans la Minerve: 51 Nous avons regu, samedi, une dépéche annougant que la rivière Richelieu cb le port de Sorel sont complètement libres.Devant Montréal comme nous l'avons annoncé samedi, le chenal continue à s'agrandir, L'eau monto rapidement.La glace sc brise en quelques endroits entre l'Ile Ste.Hélèno ct le pont Victoria.Entre Hocheluga ot Longueuil, le pont semble être un peu plus solide que devant In ville.Copendant il est imprudent de traversor ontre ces deux ondroits, et nous ne voyons pas pourquoi on laisso dos voi- L'eau de I'Ottawa ct de In Gatineau monte rapidement.New Edimbourg est menacé d'une inondation et entre Aylmer et Ottawa.la rivière s\u2019est élevée tellement que le traffic en souffre, les chemins étant submergés.\u2014FEnu et glace \u2014L'ean n monté de plusieurs pieds hier.La glace s'est amoncelée sur la rive oucst de l'île Ste.Hélène, et y n formé ur rempart de plusieurs pieds de hauteur.Il y a eu un commencement de débâcle devant la ville.La glaco n bougée.Entre Longucuil ct Hochelaza, le pont semble encore solide.Joudi encore, on a traversé des bestinux entre Longueuil et Hochclngn.La glace du lac St.Louis est encore solide.Le chenal cst ouvert sur le Ino St.-Fran- gois.\u2014On lit dans ln Gazette de Sorel : L'eau a monté considérablement depuis lundi ; mercredi matin, elle couvrait une partie des quais de la Cie, Richelieu.On , Tapporte de Berthier que les partics basses de cet endroit sont complètement submergées ; dans les îles, on a dû échaffauder en plusieurs endroits, ct plusieurs ont déjà abandonné leurs demeures pour gagner ln terre ferme, lorsque ln chose était possible mais la majorité de In population de ces Îles y est restée, sans pouvoir en sortir maintenant avant In débâclo.\u2014On lit dans In Gazette de Sorel.Une lettre privée de M.II, Beauchemin, actucllemont 3 Philadelphie, donne les intéressants détails qui suivent.Les bâtisses déjà construites ont étés trouvées trop exigues pour les besoins des exposants, \u2018on et actuellement occupé à en ériger de nouvelles qui sont très-spacieuses.Ce contretemps, qu'on n'avait pas prévu, va avoir pour effet de retarder l'ouverture de l'exposition au ler juillet.10,000 travailleurs sont actuellement ewployés à ces diverses réparations sur les torrains de l'Exposition.Chaque jour, les trains sont chargés d'articles à exposer.Parmi ceux du Canada, on remarque ln collection do comptoirs do magasin oxbibés par M.Craig, moublier, de Montréa!,-ci-devant de Sorel ; ce sont des chefis-d'ouvres, pou pris les plus beaux du genre.À part d'innombrables instruments aratoires perfectionnds que toutes les parties du monde ont déjà expédiés, on a déjà onrégistré les noms de 72 com- «| Pagnies des Etats-Unis qui ont envoyé des échantillons de leurs fauchouses ct mois- fonmnecuses, \u2014Ln quantité de bois carré qui a 616 coupéo daus le district d'Ottawn, pendant l'hiver, a été plus considérable qu'on lo prévoyait d'abord.On cnlculnit qu'on no ferait quo 9 millions de pivbs cubes, mais vu la brillante perspective du marché anglais en janvier, les marchands de bois ont élevé cette quantité à 15 millions.\u2014 Aux élections municipales qui ont «un liou à Kankakco, le 11 avril, trois Canadicns, MM.Tarte, O.Belisle ot P.Lafond, ont été élus, le premier échevin, lo sccond prévôt-maréchal do la cité, lo dornier as.sistant-ingénieur do In cité, Vou.VILE FRANC-PA RLEUR \u2014O lit dans un journal américain : C'est un Canadien-Frangais qui est l'homme le plus vieux actuellement vivant aux Etat«- Unis.-Il se nomme Etienne Guuldinot et est né daus un petit village des environs de Québec, le 19 mars 1752, ce qui lui donne plus'de 124 ans.Il demeure maintenant & Franklin, dans le comté de Clermout, (Ohio).Ii ne parle que furt peu, muis marche encore assez bien à l'aide d\u2019une canne.\u2014Viugtsix personnes dans le comté de Santa-Clara, Californie, sont propriétaires de 1,000,000 d\u2019acres des meilleures terres en culture, et 122 personnes dans l'Etat possèdent 6,500 acres.Les Etats-Unis n'ont, comme on le voit, rien à envier à l'Augleterré, sous le rapport de lu condition dos grands proprié- tuires.\u2014C'ust samedi, 22 avril, qu'Offenbach se met on route pour l'Amérique, dit le Figaro.Il part escorté d'un médecin, d'un secrétaire, cto.D'après ses traités, il doit conduire au moins trente concerts, dont quinze à Now-York ct quinze à Philadelphie.Il est défrayé, ainsi que les personnes qui l'accompaguent, de toutes dép:nses de voyage, hôtel, cte.De plus, il touche mille dollars (5,000 francs) par soirée.Voilà ce qui s'appelle collectionner de jolis souvenirs de voyage.Les concerts doivent être composés presqu'exclusivement de sa musique.L'orchestre ne comptera\u2019 pas moins de cent musiciens ; on à mis à sa disposition tous les moyens pour arriver à une excel lente exécution.: Evidemment, les Américains chercheront à retunir Offenbach plus d'un mois; mais nous pouvons dire dès aujourd'hui qu'il sera, duns tous les cas, de retour vers le quinze juillet, pour terminer Ics trpis pièces qu\u2019il a promises pour le eno ment de l'hiver.\u2018 \u2014Ou lit dans le Courrier de San Francisco: On ait que les deux chambres de la 1¢- gisluture californienne avaient voté récun ment un projet de loi qui interdissnit de faire exhuiner ct transporter hors de l\u2019Etat sans unc permission spécinle de l'autorité, les restes de toute personne déeédée ct on- terrée dans le cimetidre de la ville.On sait également que cette loi avait cu pour objet spécial d'atteindre les Chinois, qu\u2019un sentiment de superstition et de fanatisme religioux poussa à considérer conime un sucrilège de laisser les restes de leurs nationaux auprès des barbares ! Lr plupart des immigrants du Céleste Empire uttachent une telle importance & cette mesure (fort peu hygiénique à notre avis) qu'ils stipulent par contrat, avant leur départ de Chine, que leurs restes re- tourncront après lour mort dans leur pays natal.C'est poureux une conditions sine qua non.Or donne, le loi en question, si le gouverneur l'avait signée, aurait ou pour cfut de diminuer considérablement sinon d'ar- Têter tout à fait l'immigration dont nous avons à nous plaindre sous bien des rapports.\u2018 C'est probablement la cause pour laquelle le gourornement de Californie n cu le courage de refuser d'apposor sa signature au bas de la loi internisant l\u2019exhumation des Chinois décédées ct leur transport dans lo pays natal.a Depuis trento trois ans le sirop de gomme d'épinette composé cst employé par les Sœurs «le In Providence et avec un pléin succès, dans los rhumes, les bronchites, les toux, l'asthme, ete.Province de Québac.District de Montréal.COUR SUPÉRIEURE.DAME PAULINE DREYFUS, de In Cité ot du Diatrietde Méntrénl, épouse de Zacharinh AUERI I, du méme Jen, Marchand, dOment nutorinée à ester en justice.Demandercase ; OANADA.fo vs.Lo\u2018dit ZACHARIAH 'AUERDACH, \u2018 u Défendeur, Une action en séparation de blons n 6té inton- to un cotte cause.KERR & CARTER, Avocats do la Domandoresse.Montréal, 12 Avril 3870: \u201c6 COUR SUPERIEURE.PROVINCE DE EEC | \u201cDiatrlet do Montréal.Dame VICTOIRE LALONGE dit GASCON, de In Cla et du District.de Montréal, épouse do ANTO NE RICHARD, ontroprenour, du mo- mo low, dument nutorlsco en Justice.: Demanderesse : 0% Lo dit ANTOINE RIOHARD, Difendenr, Uno nctlon on réparation de bions n été (nsti- tuéo ce Jour par In Dornanderesse contro lo no- fendour Montréal, À Avril 1876, \u201cLORANGER LORANGER & PELLETIER.Avocat de la Demanderesse, 85 Conditions d'Admission L'Institut National des Beaux-Arts, Soience, Arts et Metiers et Industrie.75, Rue St.Jacques.EXTRAITS DES REGLEMENTS.Pour tro admis nux cours de l'Institut Natlanal des Beaux-Arts, ete, soit le soir, soit le Jour, tôut uxplrant est tenu de se faire présenter au rincipal de l'établissement pur ses puicats, où, à défaut, parun protecteurs où blen de D'ÉSEU- ter Un écrit signé par eux, fa moins que {6 sujet ne suit le propre directeur de ses affaires), constatant son déstr de suivre sérieusement les études pur lesquelles 11 doit passer, et de se conformer au réglement disciplinaire do l\u2019Enstltat, Il ne sert adtaix d'élève au-\u2014lessous de 16 nus qu'nutant que ceux-ci Jolndront.à un vral (etent paturet pour les branches quite auront à cultiver l'assiduité nux cours et In doellité nux ordres qui leur seront donnés.Quant à l'admission au nmnbre exceptionnel et rustrelnt d'élèves destinés à sulvre les cours tout à fuit pratiques dex beaux-arts tous les jours de Ja somalne dopuls 8 heures un.im.Jusqu'à © heures p.n., Pasinrant, pour «tre reçu, devra préalablement faire un essalde quinze Joursaux Clusses du soir et nu grand cours de l\u2019après-midi du samedi.A l'.ntrée au cours d'essai l'élève sutrn un pre- miler exaneen a Peflel de constater sl ses aptitudes sont suffisantes m*me pour tonter l\u2019essui, Les récoptions ont lieu clhinque Jour de 12 hen- csam, à l heure p.in,, et le soir du Th} à 10 heures.CHABERT, Princes Pal GRANDE DECOUVERTE PEINTURBGLACEE A.A.WILSON.Breveté-8 Juin 1875.J'attire respectuousoment votro attontion sur l'article oi-dessux, et jo suis houroux de vous annoncer que jo suis muintonant le soul invonteur de cette pointure et auis prêt à fournir cette coin- position en quantité nécessaire au commerce.Mn pointuro pout être omployéo aux toits où soit nux côtés dos bitisaos, aux VUVvrngos noufs ou vioux, au zing, forblune, tôle, ardoise, toile, pn- pier, ote., cts.Elle remplit toutes les potites fissures du bur- doxu, ot nourris le bois, c'ost-à-diro qu'elle n\u2019a pas lo même offot du goudron, Le gondron fend lo buis ot onnse dos gouttières nux ouvertures; olle pout être employée à ln brique ot à 1a pierre parce qu'elle a In propriété d'empéchor la goléo do pénétrer ot de décalorer lea plafonds ot murs ; ello n\u2019a pus d\u2019egal par In durée, ot il ost roonnu que cotte qualité de pointure cst bien sup,louro à nuoune autre et coûte 125 0,0 moillour archs qu\u2019aillours; elle couvre 250 pieds par gallon sur le forblane et 125 pieds sar lo bois.: Sceau de 5 Gallons.$4.00 10 do veeee 7.50 20 do we 14.00 40 do \u2026.\u2026.\u2026.25.00 Ciment 5 Centins la livre, Jon manufacture de différontes coulours, tollos que ardoise rouge, bruno, jaune, ete.Si los barils ou senux sont rapportés on romet- tra In valour en argont.Je tions aussi un grand assortiment d\u2019nutros pointures ot huiles, vonduos 1¢ pour 100 meillour marché quo partout ailleurs, Touto préparation qui no portora pas la mar- quo suivante sers réputée contrefnite : [= A EY A WILSON MONTREAL 283 ct 285, coin des Rues St.Paul et St.Gabriel.Toutos porsonnos qui manufastureront coito pointuro soront .assiblos do In pénalits de In loi, ot jo donnorai § Ala personne qui m'en infor- worn.N.B.\u2014Agont po «= pooles doubles, vondus à 10 p- 100 meillour marché qu'aillours.Pointe aux Trombios, Juillot 1875.M À.À.Wirsox, Montréal.Monsieur.\u2014Ayant nchoté de vous do In Pointuro Glncéo, ot m'étant mesuré par moi-mémo qu'el- lo ost tollo quo roprésentéo dans vos circulnires, jo pronds plaisir A Ia recommander pour toits de toutes bâtieses, grangos,palissndo, ninsi quo pour sorvir de colle dans les mortoises des bâtissos.J'ai l\u2019honnour d'être Monsieur, Votro, oto.Capt.J.BTE.MORIN, A.A.WILSON.E.H.McLEISH, Agent.C'est un fait aujourd'hui indubitable que le sirop de gomme d'épinette composé préparé par les Sœurs de la Providence est la meilleuro préparation expectorante quo connaisse In médécine pour les rhu- CANADA: Provinoe de: Québec, d District do Montréal.Dans la Cour Supérienre pour le Bas-\"anada, Im DOUZIEME Jour d'Avril, mil hult cont soixante ot seize.: \\ PRÉSENT.L'Ionornble Juge Bortholot.ANTHONY BROGAN, Notaire Public, do la CHS do Montréal, : Demandeur, va, HENRY J.CLARKE, Eculor, Avacat, cl«lovant de la Cité et dû District de Monirdni, ot maintenant de Meux inconnus au Domaneur Des 1 encour, Et ! Tho 8.Patrick's Init Assoclation of Montroal, : D'iers-Suist IL, EST ORDONNÉ, sur In motion de Messiours Dorion, Curran et Coylo, Avocats du Demandeur, on autant qu'il apport parle retour de M.E.Morelor, un dos ITulssiers jurds de cotte Cour, écrit sur lo Brof de Som mation snistcenrré t ô @ on cotlo cause, que lo Défendour n Inissé Acte de Faillite de 1869 &° 1875.CANADA : \u2014 Province de Quêtes | COUR SUPERIEURE.District de Montréal, \"Dane l'uifuiro du DAVID ARTHUR LAFORTUN E.0.\u201c Failli.Mardi, lo dix-hultième Jourde Mal prochain, lo lo failil doemniorn À In dite Cour ts décharge on vortu dos dits netos.Montranl, 5 Avril 1870, .Dr A, LAFQRTUN par AUGR'\u20ac NANTES 1° Hon proourourn ad litem.son domiolle dans In Province du Québec on Cunada, otre pout être trouve duns lo Distriet de Montréal, que lo Défendour, par an nvortisses montä tre doux folx Insdré en Inngue française duns le papler-nouvelles de ln Cité de Montel, nnpold \u201ca FranceFurionr, * et cleux fois en Inne go nnginise dans lo panler-nonvelles de Un dite clto appeld * Tho dazetto, \" noid de compi- raltro devant gotto Cour, ob 1d de répondro à In demnndo du dit Desnnndeur rous deux mois apres In dernière Insortion do tel avertissement ot sur lo défaut du dit Défondour de comparnitre et dy répondro 8 tolle demande dans la période ausdite, 1 sora permis nu dit Demandour do pro- cédor à la prouve et Jugoiment comme dans une cause par défaut.{De par la Cour.) HUBERT, PAPINEAU & ITONEY, PC 8, am~-8 ; \u2014 ANNONCES POUR LR COMEMMURE! Exposition Universelle 1876 Contieme Anniversaire de l'Indépendance Americaine.BILLETS DE VOYAGE POUR PHILADELPUIE Aller et Retour FOUR $22.00 SEULEMENT (
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