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Titre :
Le Franc-parleur. --
Partisan du conservatisme social et religieux le plus strict, Le Franc-Parleur dénonce les hérésies modernes et appuie vigoureusement le programme catholique.
Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1870-1878
Contenu spécifique :
vendredi 6 juillet 1877
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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Références

Le Franc-parleur. --, 1877-07-06, Collections de BAnQ.

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[" Vou.VIL ?AGONNEMENTE, * - UN AN.Gynada.coscectinneee vos0s0 $3.06 États-Unis (en or)eciceiee se 3.80 (payable d'avance.SIX Moly.Gannla.00 vensocsenseness B.50 Etats.Unis.t.78 payable d'avance.) Vendu dans les dépat:8 cts.Les frais de poste sont compris dans e trois cas.NV.R.\u2014 L'abonnement et ies frais de paste pour i\u2019 Europe et les Etats-Unis son vartablement payable d'avance.L'Edition paraît le mardi et le vendred WF\" Voir notre annonce À la quatrièm page.( | a \\ | = .Qe RO ERAT & MONTREAL, 6 JUILLET 1877 No.e4 | .& \u2014 = eee = re re me ee = TARIF OKSANNONCES, 3 BEAURUX : 22, RUE SAINT-GABRIEL.FECILLBTON DJ *\u2018\u201c FRANC-PARLEUR DRAMES DE LA MISERY PAR RAOUL DE NAVERY.DEUXIEME PARTIE , CHAPITRE X.DIPLOMATIE DE NERVAL.(Suite.) \u2014Ainsi, demanda lentement Nerval, si ma volonté n\u2019opprimait la tienne, tu croirais au bonheur dans un mariago assorti par les goûts, les convenances, les croyances ?\u2014Oui, répondit Angélie avec une noble franchise.\u2014Et puis-je savoir le nom do l'homme que tu as distingué ?\u2014Vous l\u2019estimez autant que moi-même.\u2018si \u2014Maximilion Audoin, alors.\u2014Oui, mou père.Augélie baissa les yeux et ne put voir l'expression de vive joie qui se réflétait | sur le visago de son père, mais clle relova le front avec une sorte de fierté outragée on attendant l'éclat de rire qui necucillit sa confidence.\u2014Vous raillez 1 fit-elle, j'aurais dû m'y attendre, mo taire ct souffrir.Mais les forces humaines ont des limites.J'ai cu peur de moi, peur de mes regrets qui pouvait grandir au point de me rendre votre salut impossible.pardon, mou pire, et\u2019 oubliez, oubliez tout cela.\u201cNerval attira sa fille sur sa poitrine avec une sorte de violence, \u2014TFolle ! dit-il.Angélie ne savait encore si elle dovait espérer ou craindre, si Nerval ln bi@mait ou l'exauçait.\u2014Vous ne m\u2019obligerez à le voir, n\u2019est- ce pas ?\u2014 Jamais ! Vous ne m'en voulez pas ?\u2014Pourquoi t'en voudraisjo ?Embrasse-moi, je vais écrire uue lettro dont tu liras le contenu.Nerval s'assit A son bureau, réfléchit un peu, traga quelquos lignes ct les tendit à sn fille.\u2014Ce soraît vrai ?fivollo toute Lromblante.\u2014Tout à fait vrai.\u2014Je u'épouserai pas le comte de Nointel ?\u2014TI te rendrait malheureuse.\u2014Mais cet appui dont vous aviez besoin, cet sorte de protection ocoulte dont son crédit pouvait vous couvrir.\u2014J'avais, dans mon caprit, grossi d\u2019une | façon prodigieuse les menaces d'un malheureux dont je suis délivré.De ce projet éphémère de maringe, une seulo chose demeuro : la preuvo de ta tendresse, ln force de ton caractère, l'excès de ton dé-\" vouement, uno droiture de conscience que j'admire.Tu cs une noble fille, Augé-! lie, j'ai contracté envers toi une dotto que J'acquitterai.: - Mille Nerval tomba dans les bras de son \u201cpère.Une joie profonde remplissait .son âme.\u201d Elle pouvait sans montir; sans rougir, ct protégéo par l'autorisation tacito do l'usi- | nicr, laisser son cœur libro do suivre sa pente.Elle apprenait à la fois son salut ct co- Aluide, Nerval, .a \u201c8a reconnaissance envers Dicu so tra- duisit par une forvento pridre.Doux jours plus tard, vors l'heure du diner, M.Nerval fit avertir sa fille qu'elle \u2018 efit A faire une toilette un peu habillée.Angélie, pour la première fois pout-être \u2018de sa vio, rogut oct ordre sans en être con- BH toile, dans son saisissant désordre, | Io trariée ; ; il lui semblait quo rien de fa.' olioux ne pouvait lui arriver, depuis qi\u2018elle.était redovenuc maîtrosso do sa dostinde.Quand alle descendit, ollo s\u2019attondait à .voir de nombreux couverts sur la table ; \u2018il d'y en avait quo trois.Quelques moments après, Maximilion ve \u201centra.Lui aussi somblait heureux ct confiant.On dina gaiement ; Norval parlait do\u2019 \"on désir \u2018d'abandonnor los affaires ot de\u2019 9 \u2018oédor son \u2018usin.\u2018Je dié forai économiste, agronome, dit.| si jon favais pas\u2019 il ; peut-être me nommera-t-ou député, et ma foi, je me lnisserai frire ! Mais des machines, des ateliers, j'en ni assez ! Ma fille possède une belle dot, À quoi bon mo tourmenter pour la faire encore plus riche CREDIDiI - :PROPÉER - po: hot ~ de poser la première pierre à un orpheli- ADOLPHE ounier, at Treat 5 - +, LT .* v Lett 41 FépaorEUR- PROPRIÉTAIRE: A T odieuse encore, avaiont vdrsé sur ces faits nat fondé par \u2018les orphelius de l'Alsace.| tant d'oubli, do bouc \u2018et \u201cde saug, qu'ils Sitôt qu\u2019il reviendra je retouruorai \u2018chez \u2018lui.Jo saurai, ou du moins j'espère savoir\u2026Mais, Angélié, et vous monsieur, on ne l'en nimera pas davantage, n'est-ce | vous, qui allez être mon père, si je rotrou- pas, monsieur Audoin ?ve ma sœur, ce sera sans doute une hum- \u2014Le mari de mademoiselle sera tou- \u2018ble fille, vivant de son travail, et je crains\u2026 jours sûr de posséder un trésor, \u2014Ne craignez rien, dit Nerval, clle sora \u2014 C'est ce que je répdte à cette obstinée de la famille, de modestie.\u2014Vous me gâtoz trop, dit Angélie en rougiseant.Après le dîner, tous trois passèrent dans le salon.\u2014À propos, mon cher maître, dit Nervalavec une douce raillerio, savez-vous que vous êtes un étrange avocat.\u2014Vous repentez-vous de suivre mes councils ?\u2014Il ne s'agit pns de vos conseils, mais de vos affaires.\u2014Elles sont excollentes ! fit Maximilien en riant, j'ai une clientêle superbe.\u2014 Permettez - moi de vous dire que vous traitez comme moi tous vos clients, vous ne devez pas faire fortune ; dopuis deux nus j'ignore à quel chiffre se mrntent vos honoraires, ot je vous doi.\u2014De grâce, monsieur, répliqua Maximilien confus.\u2014Oh ! nous pouvons parler chiffre devant ma fille, elle s\u2019y entend ; d'ailleurs | ce qui concerne ina fortune ln regarde.Ja | Vous disais donc que faute de connaître à combien se monte la somme dent je vous suis redevable, je veux vous donner un souvenir de mon amitié, et je suis sûr , qu'il vous fera grand plaisir ; t:nez, ajou- tn-t-il, en tendant un petit écrin à Maximilien, gardez cela pour l\u2019amour de nous.L'avocat, très troublé, prit l'écrin presque machinalement, l'oùvrit, et poussa un.cri de surpise.Il renfermait deux bagues, l\u2019une en brillants, l'autre formée d'un admirable saphir.\u2014C'est trop ! dit-il, c'est trop | \u2014 Vraiment, dit en riant Nerval ; alors, offrez l'un des deux à ma fille, je vous y autorise Maximilien, Le jeune avocat ébloui, chancelant, regardait tour à tour Nerval et Angélie.Il n'osait parler, le sang afflunit à son cœur ; il restait immobile, se demandait s\u2019il faisait un rêve.Nerval prit la main do sa fille,.ct ln, gardant dans les siennes, il dit tout en l'avançant vers l'avocat : \u2014 C'est In bague des flançailles, Maximilien.Le jeune avocat tomba dans les bras de Nerval, Quant A Angélie, deux larmes humce- tèrent ses paupières, mais cette fois c'était des larmes de juice.\u2014Maintenant, dix Moximilion d'une voix émue, je n'ai plus le droit d'avoir de secrets pour celle qui sera ma fomwe, pour cclui qui va devenir mor père.\u2014Parlez, dit Norval, - Je suis pauvro, vous le savor.déjà ; mais ce quo vous ignorez c\u2019est, que je ne suis pas scul au monde.Norval changea subitemont de visage.\u2014Votre pèro ?demanda-t-il.\u2014J'gnore co qu\u2019il est devenu, pout-être vit-il au loin, à l'étranger, un mystère plane sir sa vie, ot Dieu.n'exaucern pout-être pas la prière ardonto que jo lui fais dele soulever.Il s'agit de ma sœur.Vous avez une sœur, \u2018ait Angglic, d'üne voix douce, pat \u2014Je veux, Tes espéror encore.Depuis quelque j jours \u2018sculoment J'ai appris ay une innocente créature, wa sur, était.née pendant 1a nuit où pour, ln dernièré fois j'entondis la voix de ma \u2018mère.Un deo mes amis m'a raconté lo drame déchirant | dont vous aurez dans quolques j jours Jes dé- , tails, Angélio, ot m a montré reproduit sur spectacle qui To frag pa \u201cdane un Pauvre village.Il m'a promis do\u201d mo donnor lo | portrait de ma mère morte, ct jom \u2018attends , chaquo Jour à lon votrquver \u20ac chez moi.Mais | * cette \u2018sœur, la potito étphaliné \u2018adoptée par, les\u2019 paysans du village, vit telle\u201d encore.?Je veux \u2018oroire quo Dieu t mo l\u2019a arddo., Un saint hommo, l'abbé E Borhard, \u2018pouvait mo, donner dos mouvollos \u201catirès ; en juittant, autre j jour non am Gabe fal Vornne, je courus chez Tui, av sas ne ard Gtait abecht.\u201d vont bs 4 partir | \u2014Comme je I'nimerai | ajouta Angélie.\u2014A partir do cette heure je lui consti- tuo une dot, roprit lo fiancier.Vous avez cue raison de mo confier cette particularité, Maximilien, clle ajoute encore, s'il est possible, à mon estime pour vous.Le souvenir de cette sœur inconnue, dont Vernac lui nvait révélé l'existenco, jeta d'abord un voile de mélancolie sur l\u2019entretien qui suivit cette confidence, mais le doux empire d'Angélie ne tarda pas à triompher de cetto tristesse.Elle promit avec un entraînement si sincère à gon fian- céfde le seconder dans ses recherches, et de chérir cet enfant comme lui-même, que l\u2019avocat retrouva la joie qui lui avait rempli le cœur quand Norval lui accorda la main de sa fille.CHAPITRE XI.PREUVE TROUVEE, On dinait gaichient chez Bestiole, le père Falot y avait portée une oie ; Becd'Oiscau, habile à tous les métiers venait de s\u2019improviser rôtisseur ; et c'était plai sir de voir s'animer un peu le pâle visage de la petite estropiée.La moilicure récompense que l\u2019on pût promettre à l'apprenti typographo était de le conduire chez la fille de Camourdas.L'enfant s\u2019attachait à cette sœur de misère et de souffrance de toute ln gratitude de son cœur.Il ne pouvait oublier quo le premier mot de prière qn'il ct prononcé était tombé des lèvres de Bestiole dans son âme et qu\u2019il y avait germé, produisant à mosure les bonnes pensées, les actions honnêtes ; prodige sans cessc renouvelé par la force toute- puissante de l'iuvocation qui retombe sur nous en rosée de grâce divine.Falot ressentait lui aussi uno profonde amitié pour la pauvre Bestiole.Personne n'avait plus besoin qu'elle d'une protection efficace : de quelque façon que vint à lui mauquer celle de son père, une heure sonnerait infuilliblement où elle lui ferait défaut.Soit que Camourdns\u2019 payât.sa dotte à la justice, soit que ces vices dévorassent unc cxistenco vouée sans retour au mal, que deviendrait la jeunc fille écrasée par la triplé misère de l'abandon, de ls pauvreté, de la maladie ?Sans doute, Angélie avait promis de la soutenir, mais la vie d'Angélie elle-mémo pouvait changer, un marin- go l'éloïgnerait peut-être de Paris ; d'ailleurs, entre Ia richo héritière de M.Nerval et l\u2019habilleuse de poupées, il existait moins de liens qu'entre le chiffonnier ct l'apprenti imprimeur.Falot, dans la prévision d'un sombre avenir, souhaitait adoucir pour la\u2019 fille, lo coup qui ne pouvait manquer d'attoindre le \u2018père.Il voulait qu\u2019à l\u2019'hoûre où la justice arracherait Camourdas dé sa maison, l'orpheline pat se jeter dans ses bras pour y pleuror.En châtiant lo coupable, Austic \u2018Avril Inc so réserVhit \u2018le droit de protégor l'in- nocont.Les deux enfants jastiont gaiement, Boc-d'Oiséau \u2018partait « de son état avec en- thousiasmo, le chiffonaier appuyait avec bonheur sur los éloges qu \"il faisait de son .protégé, et la\u2019 \u2018pauvre, petite bossue se sentait revivre.Oh 18 elle avait-pu d \u2018deviner que \u2018Phoiimo si bon, si \u2018prévoyant, si affec- tucux, qui se faisait son ami, son guide poursuivait son père, d\u2019un, soupgon .impla- éable 7 Mais clle ne soupgonnait rien.Elle aimait le père Falot de.toute.la sincérité de on; \u2018tang\u2019 \u2018d'onfant \u201c roconüaissanto et pure.Le chiffonnier 0 \u2018avangait \u2018nullement, d' \u2018ailleurs, dans 8 CS raistante rechorcho.\u201d La fouille opérée chez s Oamourdas \u2018 n\u2019avait.ion\u201d meng } les quelques ouvrie.s employés jadis par Austin \u2018Aurillac, ot quo patiné de \u20ac avoir, td , ir: abd ce a ir afin\u201d vernomont \u2018odioux, uné' Commune plus ld oi avait rotrquvés par hasard dans qu ques tripots, se sosrensiont à peine de affaire q ui pri , vivément le \u2018malhon 9 ne Dauer crimes, 'autros lis, $ fh cloygrsquients politiques, erie, os morte ra à yo sieges, UN Bou surnageaient à poine.Comment so Fappeler beaucoup l'iticendie \u2018d'uno\u2019 usine, quand la capitale tout entière avait uno!\u201d auit flamboyé de tant de côtés à la fois ?* Nerval, cuirassé soit par l'assurance de l'impunité soit par l'innocence, car les soupçons d'Aurillào pouvaient ne pus être fondés, ne laissait nulle prise à l'ancien forçat.Camourdas le fayüit instinétivomont.TI lui permettait de voir Bestiols, de ln \u2018pro- moner, de mettre un peu de joie dans sa vie, parce qu'il savait bien que Bostiole ignorait son secret.Il y avait des moments où lo père Falot tait tenté de renoncer à sa tâche.Rul ne réuesirait sans doute à lui ren-, dre ses enfauts ; dovait-il, pour recouvrer un honneur dont personne ne se soucinit plus, se donuer tuant de peino! TI étuit vioux, plus vieux encoro d'expérience ot de douleur que d'annéss.Ne pouvait-il 80 résigner, porter son fardeau si lourd qu'il fût, et mourir ignoré, mais libre ! Tl exposa ses doutes à Maximilien Audoin.Un jour, on le remerciant de l'hé- foïsme avec lequel il s'obstinitit À sa tâche, -j'ilF tenta presque de dissuadér le jeune homme de la poursuivre.\u2014Sans doute, lui dit il, Austin Aurillac est mort, ct Dicu aurn par bonté attiré à luiles enfants.Vous avez fait plus que vous ne deviez pour ce malhouroux, ne vous détournez pas plus lonstemps de vos travaux, du soin de votre réputation.Que ferait aujourd'hui ce vicillard d\u2019une réhabilitation que la loi laisse toujours imparfaite, puisqu'elle ne se résout jamais à avouer qu'ello s'est trompée ?Ln générosité a des bornes, monsieur.Vous -avez fouillé, cherché en haut, j'ai descendu marche à marche les escaliers des inmondes bouges do Paris, qu'avons-nous trouvé ?Camourdas ! Mais Camourdas ne se livre pas, ne s\u2019abandunue pus.Cuirassé dans son silence, solitaire daus ses ivresses, il se tait sur son passé ct sur son présent.Je commcuce à désespérer de lui fuire avouer | quelle part il a prise au drame qui.brise ma vie ; il sc peut encore qu'il soit inno- cont ct que je me sois trompé de piste ; si cela était je n\u2019en poursuivrais pas un autre.\u2014Mon ami, 1épondit Maximilien d'une voix douce mais ferme au chiffonnier, jamais, entcadez-vous, jamais je n'abandonnerai cette œuvre, cela me somblerait à la fois impio et lâche.Mon enfance reste coveloppée d\u2019un cruel mystdre.anquel j Je dois le sacrifice, l'immolation de ma vie.vous ne pouvez mo comprendre, mais lo Scigneur lit au fond do mon gm, ct il ne pout manquer do m'exaucer.: Tly a plus,\u201d j'exige de vous, autant que je le puis, que vous continuioz à me donner votre aide.Chacun éprouve de ces défaillances, il ne Dicu n\u2019est pas \u2018 faut jamais s\u2019y arrêter.obligé à nous révéler \"les moyens dont il veut se servir.Fuisons notre devoir et rapportous-nous- -en à sa bonté souveraine.\u2018Aurillac ne crut pas \u2018\u201cdovoir \u2019 montrer moins de porsévérance que le jeuné homme et il continua ses iuvestigations.Seulement, il los porta d\u2019un autre côté.Après que la scène sanglanto qui s'était passée au Crapaud-qui-Chante lui eut rendu dangoroux do romettro les pieds dans le, bouge do, l'ogresse, \u2018il parcourut I'an après l'autre tous les tapis-franca de Paris, il fit causer Jes ouvriers de Norval, il chercha, consulta, demanda fans rien obtenir, sans rien trouver.Tandis qu \"il dépensait une partie de ses heures \u2018de\u2019 1a \u2018sorte, il employait l'autre à \u2018dbnner do I\u2019 oxtonsion à son comnuérée.Le chiffonnior dovenait négociant.Sea camarades\u2019 fig apportaicnt le produit do lours hottes.Il gagnait de l'argent, ct bicritdt so vit dans 1\" obligation de Lier un vaste hangar pout\u2019 sorvir d° entree i pot A sos marchandises., Quand il avait fait uno rudo journée, le père Falot montait souvent chez Colombe.La chère oréatüré \u2018d'épanouïssait comme un'bouton on avril; elle rodovonait la jolie enfant, courant los prés des Bruyauts, et jotant au vont sn\u2019 chanson printanière.L'aisanco oroissait dans son: potit menage.Blle.\u2018gardait toujours Petit: Ange auprès d\u2019ollo, éar lo dootour avait déclaré quo le: Pauvre cufant avait.,busoiu de soin et de Placer à ménagemonts, ot qu'il, pings! pas le en Approbtissago avant uno annéo.(CE continuer.vie.14h Pe fa Hy TT.ToT eS ~~ i KE * .Du sucre de betteraves et do sa y ,duction économique dais la Province de Québoc.( Suite.) II EFFETS DE L'INDUSTRIE SUCAIÈRE SUR L'AGRICULTURE, Examinons brièvement à présent les | merveilleux effets de cette industrie sur l'agriculture, dans les contrées où elle ost \u2018établie \u2014effots dont le Canada profiterait égalomeut, et au plus haut poiut, si nous produisions le sucre de betteraves.Jo dis | en plus haut point puisque la produetion des b: tteraves néeessaives A cette industrin, i en nettoyant nos terres, ct en exigeant une , culture plus soignée, ne pourrait pas man- \u201cquer de tripler et quadrapler toute ln pro- \"duction agricole des contrées qui alimen- toraient les fabriques de sucre.L'aunée 1850 vit surgir en France des eraintes sérieuses, causés par l'accroisse- pro- | rave à sucre.Au yeux d'un grand nombre, cet nceroissement devait nécossairement avoir pour offet In diminution de la production des céréales, et l'augmentation du prix du pain.Ces craintes provoquèrent | une enquête législative qui révéla les faits romarquables suivants : En 1813, l'Arrondissement de Valeucicones d'un des mieux cultivés de lu France) produisait environ 20 minots de blé par acre, En 1833, il produisait 32 minots.Avant l'établissement de In culture de la betterave à sucre, la production totalo du blé dans cet arrondissement était de 710,000 minots.Elle s\u2019elevait à 1,192, 000 minots en 1833.TI y avait donc un accroissement do 50 pour 100.En 1822, le même arrondissement élevait 400 bœul ; neuf aus plus tard, en 1831, il y était engraissé 10,781 bœufs, indiquant un ac- eroissement de plus de 25 pour 1.Ce qui suit cst également extrait d'un , document officiel publié par le gouvernement français en 1873.« Il existe, au nord de In France, un certain nombre de contrées qui sont arrivées au maximum de production agricole.Quand la saison est favorable, ces localités produisent par arpont une nioycune de 38 winots de blé ; 22% tonnes de betteraves ; 330 i 330 minots de pninmes de torre, ote., À quoi faut-il attribuer cette admirable prospérité | Dans certnines localités, à emploi de l\u2019engrais flamand, que les agriculteurs du Nord utilisent depuis des centaines d'anuées ; dans les autres on l'engrais humain n'est pas recucilli, à la culture de ln betterave.On l'a répété sur tous les tons, on ne lo répâtera jamais assez, ln culture de la betterave est colle qui a le plus contribué aux progrès agricoles.» Je pourrais citer page eur page de témoignages semblables, venant non-seule- ment des autorités françaises, mais de toutes les contrées où cotte importante in- \u2018dustrio n été établio.Mais les tableaux éités plus haut sont plus éloquents quo | tout ce que jo pourrais dire cn faveur du sucre de botteraves.Il cest partout dé- ! montré que le rendement moyeu dans la culture des différentes plantes a triplé partout où lo sol a été nettoyé par la cul- turo dos bcttcraves à sucre, ct engraissé par l'énormo quantité de fumier produit par le bétail nécessaire à l\u2019uailisation des résidus de la fabrication du sucre.Ila été démontré à l'évidence que l\u2019aceroisac- «ment du bétail à l'ongrais n été, duns ces régions, de 25 contre 1.M.Télesphore Bran, qui a éerit une excellente brochure sur « l'établissement do ln fabrication du suore do bottoraves cn.Canadn, n énumérant lcs avantages que présente cette in- dustrio, dit : « Unc pratique éclairée de plus-d'un ! demi-siècle attosto d\u2019une manière irrécu- ! sable : lo.Que la betterave, loin d'épuiser le sol, en augmente considérablement la fertilité en devenant la matière première d'une abondante produotion d'engrais.20.Quo par les travaux de culture qu'elle exige, ello entretient la torre dans un parfait état d'ameublissoment et de propreté, ce qui.la mot dans les conditions les plus favorables au succès de In récolte qui doit suivre.+.Bo.Que la bottcraye pormot l'adoption ! du systéme de culture lo plus simple, le Taj a w Premièreinsertion, par lignes: 48.+ Chaque insertionsulvanteparligne o.« a Uneremiselibéralcostaccordéepourless Annonces Alongterme.1 \u201c5 Toute correspondance, ete., doit êtec& munie d\u2019une signature responsable.REDACTION.19 Leslettreset manuscrits destinés à la ré daction doiventêtre adressés M.Avourus Ouimnt \u2018 .RébACTEUR-aN-CHRT du Journal Le Franc-Parleur.* * Les manuscrits déposés nb sont.pas rendus.anoIPH Jg aud Prix: $8.00 PAR, Ay [IY plus riche, le plus rationnel do tous : l\u2019assolement alt sre.4o.Que non-soulement la \u2018betterave couvre les frais de culture qu'elle exigo, mais que, presque toujours, cette plante «st celle qui lisse au cultivateur le béné- fie» net le plus élové, 5o.Enutin, il est prouvé que la betterave, par le travail industriol auquel ello donne liou, concourt le plus offiencement à attirer ct à retouir, au scin des campagnes, une nombreuse main-d'œuvre, l\u2019une \u2018dos conditions les plus indispensables aux athé- liorations agricoles.Avant d'entrer plus avant dans mon sujet, il sera peut-être utilo de dire un wot sur le résidu des betteraves, après que le sucre n 6t6 extrait, Cu résidu appelé pulpe, se présente généralemont sons ln forme de gâteaux, et pèse à peu près 22 ponr 100 du poids primitif\u2019 des betteraves.Sa valeur nutritive est plus élevée que celle de ln bottoravo ; car ln pulpe con- ltient, outre les substances fibreuses du lé- .ment prodigicux de la culture de la bette- \u2018 gume, une quantité considérable de sucre, tandis qu'elle renferme bien moins d\u2019eau.Bien qu'il soit inutile d'entrer ici dans les détails sur les différents procédés dè fabrications, il sera bon d'expliquer comment il se fait que la pulpe est plus riche comme alimeut, que la betterave elle-même.Les bonnes botteraves à sucro renferment do 10 à 1G pour 100 de sucro, environ 80 pour 100 d'eau, ct le resto comprend les substances fibreuses, scls, ctc., cte.Lo sucre dans le jus est contenu dans des millions de petites cellules qui sont en par- tics brisées, déchirées par les dents de la râpe.Que quantité d\u2019eau variant de 15 - jà 20 pour cent cst ajoutéo à la masse, ot le tout est soumis à uno énorme pression.Une grande partie du sucre s'écoule avec le jus sous l\u2019offort du cette pression, et le reste demeure dans la pulpo.Mais comme il faut environ 5 trnnes de bettoraves pour obtenir uno tonne de pulpo, il est facile de comprendre À préseut comment il se fait que cette pulpe contient une plus grande proportion de principes nutritifs quo la bottorave olle-mêms.L'expérience pratique n démontré do In manière la plus concluante, que le résidu des fabriques de sucre, en pulpe sèche, équivaut, pour l'alimentation du bétail, au moins un tiers de son poids de bon foin : c'est-à-dire quo trois touves du pulpe valent autant qu\u2019une tonne du moillour foin.Certains auteurs recommandnbles évaluent même la pulpe aux deux ticrs du foin.Les betteraves à sucro produisent en France, dans de bonnes terres, ot\u2018avec uno culture spéoinle, une moyenne de 30 tonnes par acre.En Allemagne, dans de semblables circonstances, la moyenne est de 20 tonues.Mais les betteraves produites dans ce dernier pays sont généralement plus riches quo les botteraves de France, à tel point que le rendement en sucre pour uue même étendue do terrain y est plus élevé.En Allemagne, un arpont de bonnes betteraves donnc on moyenne de 2,800 A 3,000 lbs, de sucre par arpent.En mettant la moyenne dos bettoraves produites à 20 tonnes par arpent, les résidus en pulpe équivaudraient environ à deux tonues par arpent du meilleur foin.Lo cultivntour, après avoir vendu ses betteraves avec profit, après avoir fait une culture nettoyante dont l'amélioration se fera sentir d'une manière tout-à-fait extraordinaire sur les récoltes subséquentes, aura encore pour profit additionnel, ln valeur nutritive de deux tonnes de -foinipar arpent, c'est-à-dire beaucoup plus que no donnent nos bonnes prairies.Ceci devrait suffir pour démontrer d'une manière con- vainquante toute l'importance de l\u2019introduction do cotte industrie au point de:vue exclusivement agricole.Au point de vue industriel ect commercial, on aura produit dans lo pays une denréo do première nécessité qu\u2019il nous faut maintonant acheter à l'étranger au prix de 7 millions de piastres.C'est donc cotte somme qui sora retenue au pays, qui ciroulern dans le commorce, qui alimentera dos milliers de famille, ot produira à son tour do nouvelles rièhesses considérables.Qui Fait si nous n'arriverons pas à produire un surplus sur In consommation, qui, entrant dans lo commerce d'exportation, serait encore une source! ad- ditionnello de richesses.a.Do plus, pour produire co sucre \u2018dahs le pays, il faudra dépenser 230,000 tonnes de charbon, co qui pourrait donner une grande Vou.VIL impulsion au développement de nos houil- lidres dans les provinces maritimes, ot assurer un transport considérablo.IIL LE SUORE DE BETTERAVES PEUT-IL SE PRODUIRE AVEC AVANTAGE EN CANADA.J'arrive à la grande question : « Le su- ere de bettoraves peut-il se produire & avan- sgeuscment en Canada ?n Tow + Cette question importante, messiours, jo me suis imposé le devoir do l'étudier à fond.En 1870, je fus envayé en Europe par le Gouvernement du In Province de Québec, et plus tard par le-Gouvernement Fédéral, aveg une mission spéciale duns laquelle entrait pour une large part l'étude de la matière qui nous occupe.Quoique j'eusse déjà lu plusiours ouvrages do mérite sur lo sujut, ce travail pratique était nouveau pour moi, ce qui mo fit sontir la nécessité absolue de l'étudier avec encore plus de soin.Dans ce but, je consultai les meilleures autorités de l\u2019Europe, ct je passai un mois entier à Gembloux, Belgique, à conférer avco les chefs de l'Ecole d'Agriculture du Gouvernement Belge.Je visitai également les contrées environnantes, toutes intéressantes pour la production du sucre de butteraves, qui avait pris un tel élan, qu\u2019en deux aunées, de 1871 à 1873, lu nombre des fabriques en Belgique était presque doublé.tait déjà à Gembloux, mais deux autres, trois fois plus importantes chacune, qhe la première, étaient en construction.Je pas sai onviron dix-huit mois ou Europe, et pendant ce temps, je visitai un nombre considérable d'établissemunts on Belgique et en Allemagne, dont les systèmes étaient alors considérés comme meilleurs que ceux D'\u2019ailleurs, ce dernier pays était à cette époque engazé dans une guerre désastreuse qui y paralysait toutes les industries, celle du A moo retour, un rapport fut publié, daus lequel je conseillais de faire des expériences de culture de In betterave à sucre, en Canada,\u2019 afin de constater si cette culture pourrait ÿ être avantageuse pour ln quantité et pour qui étaient pratiqués en Francesucre do betteraves comprise.la qualité.En ce qui rozarde le système de fabrication co Canada, j'ai acquis ln certitude qu'avee un capital nécessaire, et une bonne direction, nous pouvons produire ici le sucre de betteraves à un prix de revient qui ne serait guère plus élevé que celui de l'Europe, lequel est de 4 à 6 cts.la livre En cela, jo suis heureux de constater que mes appréciations sont appuyées par le témoignage de plusieurs Européens compétents dans ln matière, et qui ont visilé cette contrée avec soin.Si, à la considérer isolément, In main-d'œuvre est plus chère ici qu\u2019en Europe, et peut-être le charbon aussi, (quoique cette question soit loin d'être prouvée puisque l'on peut avoir la h ruille netuelle- 2.50 à 3.00) pour le-sucre raffiné.ment à Montréal à raison de cet accroissement, peu conséquent d'ail leurs, du prix de la main-d'œuvre, perd dv son importañce quand on se rappelle qqu'vu- viron 100 personnes fabriquent en 24 hrs environ 20,000 lbs.de sucre valant $1600: (Le prix actuel de ce sucre en gros est de 11 à 12 cents, ce qui feraît une valeur de 82,200 à $2,400.) Je dois furcément laisser uno foule de ques tions accessoires dont l'examen trouverait sa place ici, mais qu'il serait trop long de à 8 cents la livre.développer aujourd'hui.Une fabrique de presses produirait en 150 jours, environ 3,000,000 de livres de sucre, 01 20,000 lbs.par jour.Mais je dois dire que, au point de vue de cette industrie, nous possédous un.avantage dont aucune autre contrée ne jouit.Taudis qu'eu Europe les fabriques ne peuvent guère travailler au delà dé:100 jours, ici, à cause de notre climat spécial, nous pourrions certainement prolonger notre travail peulant 200 jours, ou le double.Ainsi, si le bénéfice sur la fabrication du sucre cn Europe était de 33 pour 100, ce qui a été le cas jusqu'à ces deux dernières années, nous pourrions obtenir un résultat \u2018égal même si nos profits étaient réduits de moitié, ou à 174 pour 100 sur la fabrication du sucre, puisque, avec le même ca pital, nous pourrions travailler pendant notre longue saisou d'hiver, une quantité de bottoraves au moins double de celle quo les Européens mettent en œuvre pendant De fait, pendant la dernière saison de fabrication.la grande aspiration de l'Europe sucrière étuit pour un temps plus froid.Les betteraves ont végété et perdu leurs qualités eaccharines, à tel point que l'augmentation extraordinaire du prix des sucres convrira leur hiver extrêmement court.à peine les pertes causées par In déperdition de la valour saccharine des butteraves.Jo dois constater que pendant los aanéos | 1875 ct 1876, les prix des sucres étaient descendus très-bas, par suito de l\u2019augmentation prodigieuze de la proluction, ct par .d'autres causes qu\u2019il serait trop long d\u2019ox- pliquer, mais les prix sc sont relevés do 40 à 50 pour 100.Quoi qu'on puisse dire contre la rigueur de-notre \u2018climat, il a ua avantage considérable ipour les fabri- Toe 2° LAT Une fubrique oxis- cants de sucro qui pourraient être tout-à- fait sûrs que du ler Octobre au 15 mai, il n\u2019y aurait aucun danger de végétation pour les botteraves si elles étaient conger - vés duns des eaves minios d'une bonne ventilation.à (A continuer.) ; 2 qu 1 : ces \u2019 Je Franc-Pareug, Vendredi, le 6 Juillet 1877.AS DE L'ADMINISTRATION | Ceux de nos abonnés qui changent de domicile au premier mai, voudront bien nous fnire connaître leur nouvelle résidence au plus \u2018tôt, s'ils ne'veulent pas subir de retard duns Venvoi du journal, 71 Avis ai aux \u2018Abonnés.Les règlements suivants ont été unanimement adoptés par I\u2019 Associution de la Presse de la Province de Québec : 1°.Après le premier de novembre prochain, 1876, l\u2019abon-|.\u2026 nement à tous les journaux sera payable strictement d'avance, et aussitdt que le terme pour lequel le journal est payé, sera expiré, l\u2019envoi en sera suspendu à ceux qui n\u2019auront point renouvelé leur abonnement en payant d\u2019u- vance.: 2°.L'abonnement à tous les journaux dateræ du premier ou du quinze de chaque mois, et les éditeurs pourront, à leur choix, envoyer aux abonnés les numéros en arrière, de manière à donner effet à cette règle.M.A.Guyras, b [tre la Tachorie, Paris, les seul fermier de 103 Annonces Parisiennes.C'est M.A.Coyras que doivent s'udressar mossiours les Annonceurs, notamment your los spael dltos dos Plas ele, Li querle, Parfamerie, Nouveautés, Articles de l\u2019ars, ete.Aucune Annonce, rertrant directement ou tnndirectement dans ces diverses catégories, pourratent \u201ctre acceptée par nous on dehors, cle M.A.Ouyras.Sir John A.McDonald dans la Province de Québec.Le voyage de Sir John, de Montréal à Sherbrooke, a été unc série d'ovations.Des adresses lui ont été présentées à St.Hyncinthe, par M.Taché, à Acton par M.Leckio et M.Mignault, à Richmond, par l'Hon, M.A.Webb, à Sherbrrooke, par M.Clark.St.Hyacinthe.Le train qui portait Sir John A.Mac Donald est arrivé hier après-widi et s'est arrêté quinze minutes cn gare.Grand uombre de conservateurs se trouvaient réputé de Kingston une adresse des plus flatteuses, & laquelle il a répooau avec beau-: coup de bonheur, fuieant l'éloge des hom- tes d'Etat canadiens qu'il avait rencontrés dans sa carriêre pohtique.L'Hon.M.Chapleau et M.Masson ont aussi parlé en français et ont été vivement applaudis.Acton Valepar un graud nombre d'amis, au nombre desquels on comptait M.P.Plumbe, député de Niagara, 'Hon.M.W.MacDou- gall, M.Musson, de Terrcbonne, I'Hon.J.A.Chapleau, M.Thos.White, ecte., est arrivé par le train de l'après-midi.II à été reçu à la gare par une foule vom- breuse, à la tête de laquelle se trouvait une députation composée du D:.Miguault et de son fils, de M.Robert Recfie, de M.Dupont, député au parlement de Québee, de M.MucFurlane et du Révd, M.Vanasse.M.le Dr.M ignault a présenté l'a Tresso suivante au dépbis de Kingston : «, Acton Vale, comté de Bagot, |.4 juillet 1877.« A l'Hon.Sir John A.MacDonald, - « Honorable Monsieur, « Nous sommes heurcux de nous réunir.pour vous présenter nos meilleurs souhaits do\u2018bienvenue à l'occasion de votre arrivée dans les cantons de l'Est.Nous \u2018 vous saluons comme un vieil ami dont nous avons bien souvent prononcé le nom, comme un homme d'Etat probe ct éprouvé, qui ne s'ust jamilis Juissé guider par les intésôts dt sec; tion, ou les préjugés de race ct'do religion, mais qui, au contraire, s\u2019est cfforcé du|j \u2018maiuteni¥ I concorde entre les différentes bationalités.Bb cèla, vous avez été puissamment nidé par votre regrotté collègue, I'Hon.Sir George Etienne Cartier, dont nous chérissons ot respeotons | là \u2018némoire.» « Nous sommes heureux dé \u2018constater, 20 .t \u201c 10 unis et le shérif Taché a présenté au dé-!: Sir John A.MacDonald, accompagné :.8 m= mere que vos aptitudes politiques ont porté votre réputation au loin et vous ont valu un rang parmi les hommes d'Etat jllusties de In\u2019 gloFiouso Angleterre dont Holi sommes fiers d'être les\\sûjets.n « D'un bout à l'autre de la Puissaï vos partisans vous portont l'attechoment: le plus sincère et, nous aussi, nous'somwes heureux d'avoir un tel chef, Nous espérons profiter longtemps de votre sagesse, de votre expérience ct de votre dévouement sans bornes, et nous sommes heureux, en terminant, de vous souhaiter la biérive- \u2018nue, d'votre arrivée dans les cantons de l\u2019Est.n _ Sir John répondit on_ces termes : ton et c\u2019est avec plaisir que \u2018je vois une à cette démonstration.Je suis fier d'avoir regu une adresse présentée par mes amis les Canadiens-Frangais ct plug encore de voir que les services que j'ai pu rendre aux provinces, sans distinction de race ou - | de religion, ont mérité votre approbation et m'ont valuo cette adresse flatteuse.| C'est avee orgueil que j'ai-vu mon nom accouplé À celui de mon ami regretté Sir George Etienne Cartier.Nous avons travaillé de concert.durant des années sans que 1e- moindre.nuage se soit élevé eutre nous ot il était pour les anglais ce, que | j'ai été pour les Canadions- Français.La conséquence de tout cela, comme plusieurs d\u2019entre vous doivent s\u2019en souvenir, c'est que nous avons été tous les deux attaqués.Daus le Haut-Cuvada on m'a traité d'esclave de Sir Georgo Cartier, d'esclave du Bas-Canada, d'esclave des prêtres (rires) tandis que les rouges de la province de Québec accusaient Sir Gzorge de n'être pas français, d'être vendu à Sir John et de n'être autre chose qu\u2019un députés anglais parlaut le français.Ces accusations ont eu quelque crédit auprès de nos ennemis politiques et nous les avons combattu de toutes nos forces.Tant que Sir George a vécu et que nous avons agit de concert, tout nous a réussi et je suis heureux de vous entendre dire dans votre adresse que nous avons gouverné le pays sagement.(Appl) ct que nous l\u2019avons conduit dans la voicdu progrès.Je vous remercie de votre adres:e; je ne fais que traverser votre ville, muis j'espère avoir lo plaisir de vous faire bientôt une lougue visite, ear l\u2019accucil que vous ma faites aujoud'hui me donno le désir de continuer des relations qui ont commencé pour moi d'une façon si agréable.Co discours a été reçu par de chaleureux applaudissements et le train s'est éloigné au bruit des acolumations de la foule.Richmond, Sir John A MacDonald est arrivé ici à six heures de l'après-midi : grand nombre de ses amis s'étaient porté à sa rencontre.On remarquait parmi cuxi: {le sénateur Cochrane, M.Caron, M.P., | Hon.W.H.Webb, Brooke,\u2019 M.P., J.Picard, député au parlement local, Hon.M.Langevin, Thomas Hart, préfet du comté; CG.Kotestes, W.H.Jeffrey, C.P.|.Cleveland ct lea citoyens les plus influents de la ville.v M.Webb lui présenta uno adresse, au nom des conservateurs de Richmond, et Sir John y répondit en\u2018termes appropriés.La réception qui lui a été faite à son passage en cette ville n'a pas été moins chaleureuse que colle qu'il a elie\u2019 d Acton et à St: Hyacinthe.« \u2018Sherbrooke.A l'arrivée du train à Sherbrooke, les chefs conservateur trouvèreut une foule immense réunic à la station pour leur souhaiter la bienvenue.Le Maire M.Cal ley, M.P., l'hon.M.Pope ct plusieurs citoyens influents conduisirent les illustres visiteurs au « Sherbrouke House » où une adresse de bienvenue fut présentée par le Maire et la Corporation de la ville, Sir John répondit ¢ en cos tormes : Monsicur le Maire et Messieurs :-\u2014Acceptez mes meilleurs remerciements pour votre aimable et flatteuse adresse.C'est avec un plaisir iofioi que je visite \u2018de nouveau votre charmante ville ; j'ai eu l\u2019avantago d'y venir déjà en deux occasions.d'apprends que depuis ma dernière visite, qui coïncidait avec colle du Prince.de Galles, sous notre ancicnnc constitution, des améliorations considérables ont été faites à \u2018 je n'avais trouvé dans des visites - précédentes qu'un joli petit village.es On me dit que Sherbrooke Progresso rapidement et qu'on peut déjà presque l'appeler une ville, une cité.Personne plus que moi ne s'intéresse au progrès de Shorbrooke en particulier ¢ et de tout le Bas.Canada en général.Pendant Jes | Jongucs popéos que j'ai passé dans In vig publique, avee celui dont vous venez de .mo; crappe: fer le-nom, avec Sir George: Etienne Car; tior (appl.) un dos: plus grands hoinmes d'état dont le Canada s\u2019honore, un homme auquel « ses brillantes qualités\u201d auraiont as sdrée une place ma quante dans n nip, Dationalité qui n'est pas mienne se joindre | Sherbrooke et cependant c'était.alors une | charmante petite ville qui.s'élevait là où |\u2019 \u201c,P 4 LE FRANC-PARLEUR.te quel pays, dans n \u2018importe quel corps lé- Bislatif.Pendant sa vie ses ennomis ont \"nié son n arid; \u2018atjourd'hui, amis ct cnne- mis à rebonuaisgont d'une\u201c voix unanime, à ce.qui\u2018îne concerne, je eüis\u201d certäin, que nes enfants seront fiers aprigima mort de se rgppeler que j'ai combat longtemps côté-à côte avec ce grand homme d'état qui fut \u2018en-\u2014môme.temp§ un homme de bien.(Appl.) Sans mon intime alliance, mon intime tais auxquels je peux dire que j'ai pris part, n'auraient pointété accomplis.Je crois \u2026 | que ln confédération ne so scrait point réa- Messiours.\u2014Jo suis heureux, ot fier de | la réception que\u2019 me font i mos amis\u2019 d'Aclisée ; je crois que le, Huu et le Bas-Ca- dada.\u2018auraient tontiddé à \u2018vivre dans un conflit perpétuel.\u201d lei Sir John fuit une, longue, revuo des principaux \u201cévénements politiques depuis 1841 Jusquie en 1867 ¢ et il- engage la jeunesse à métère le coûronnement À son œuvre, à.ma nténir union, ayeo,la même ardeur pour.éviter un jour.Papplication de la vaine théorie qui'n \u2018nous promet I'indépendance, o feat dire l'annexion aux Etats-Unis sous une forme déguisée.(Applaudissements.) Il explique ensuite comment l\u2019idée de la confédération s\u2019est implantée dans toutes les colonies Anglaigos, en.Australie, dans I \u2018Afrique Méridionale, cte.1 rend ensuite un brillant témoignage aux services politiques de M.Brooks dans l'intérêt conservateur.Après avoir prononcé son discours.Sir John, accompagné par le maire, monta dans uno voiture traînée par quatre chevaux, et, fit le tour de la ville suivi d'un \u2018nombre i immense de citoyens.Lo cortége était précédé du corps de musique, d'un détachement de volontaires, ct escorts d'un grand nombre d'enfants portant des torches.Les rues de la ville étaient magnifiquement iluminées et décorées, cette démonstration est .certainement la plus belle qu\u2019 ou ait vue en cette ville, Assemblée Publique.Les libéraux - copservateurs.ont tenu, hier soir, une .assemblée dans la nouvelle salle qu\u2019 \u2018ils ont louée au No.582, rue Ste.Catherine, La salle, qui a environ cent pieds carrés, était comble.Subséquemment, cette salle servira à des assemblées régulières.la salle \u2018est spacieuse et bien aéréo ; ; on y pourra lire les principaux journaux du pays ; cn deux mots, ce sera un centre \u2018de réunion politique.A 8 heures, hit r \u2018soir, une foule nom- brouso y.était réunie.M.A.Desjardins, M.P., fut appelé à présider et M.G.À.Hughes à agir comme secrétaire.M.Desjardins explique l\u2019objet de l'as- | semblée, qui cst de prendre des arrangements définitifs pour une grande démous- tration en l'honneur de Sir John A.Macdonald.Il rappelle les manifestations qui ont cu lieu, dans toute la province d\u2019Ontario, en sou honneur.C\u2019est le plus beau témoignage qu'ait jamais regu un homme publie.Les libéraux ont été mis À l'œu- vre depuis\u2019 1874, et ils n\u2019ont rien fait de bon, .Clest, en général, comme travaillent ces gons toujours prêts à critiquer les actes de I ancien gouvernement, \u2018Macdonald pout, sans craiote, montrer son œuvre \u2018qui a été de consolider nos institu: tions politiques | et de favoriser tous les sagen Progtés dans otre: Pays.Or c'est à cette œuvre patr iotique que les libéraux se sont.toujours opposés et s'opposent encore.Mais, Pune\u2019 après l'autre, toutes les accusations des libéraux tombent à plat ; mais .ils contigueut, sous les ordres do M.MacKenzie, à trahir, à sacrifier les intérêts du Bas-Canada.La politique du gouvernement actuel, dans \u2018les questions, \u2018de che- wins de for, est In preuve palpable de cette assertion.Ce son , aussi les, libéraux qui ne voulaient pas, \u201cdu rand- \u201crone ni de l'Intorcolonial.Ce sont eux qui ont aussi grovd et paralysé.toutes nos industrics ct, pour ainsi dire, forcé nos ouvriers Cann- \u2018dicne-Français i à quitter le pays.©: - Depuis, 1874, les libérapx n ont fait d que .(fausser \u2018ranior \u2018toutes les promesses qu'il \u2018ils avaient faites sur les hustings.,Ç Leur projet de voie mixte pour le Pacifique est \u2018totalement al abeurde.OÙ Le changoment du\u2019 terminus, du Pacifiquo est une trahison, en bonne, \u2018forme, en- vors la province de Québec.Et, cetto trahison, votre Teprésontant, M, Jotté et sox ani \u2018politiques, lot \u2018approuvée 0 \u2018par.Jours votes.= Aou he es \u2018chofs consorvatours, MM.Lao go Masson et, autres, n'ont qu'un \u2018but, ce af \u201cde.purer Tes torts im- \"monses faits à la pest ce dé Québec.Ac: cudillons-les, samedi l'avec te tous les Fooiicrs qu'ils méritent.1 \" \u201cLe \u201c débci fous jours érbissant, de nos ie) ain UE poücétro.les Ëélections : goss at OX DI én rales plus \u20ac que \u2018Fon ne pense.tout cas, allés Set | liga, Panoes,\u2019 pro\u201d ohains.* bles parons- rious \u2018ot\u2019 saoliôns Forditro A Tig, or fiw 4,13 BOY PL C os hommes qui aflont.beau coup\u2019 Pi witout Point, à i ribbon | Sigeuibaiont, hats no savent ris bi init.a: ay, 10: railioa, M.PE.3 que c'est FLY ILE un devoir, pour us.les \u2018gonservateurs) Chen robo Nanette od Son, ; gous vivra dans nôtre histoire ot quant; | collaboration de des deux Hommes- ilfFésul- .coopération avec Jui) certains fradds r résu]- Sir John A.Juste Te toinps de\u2019 \u2018ddlgoher | on BUIDFrO ot Enl\" pour tous les vrais amis du pays, de rendre, samedi, un digue hommage à Sir John A.MacDonald, «jui s'est toujours montré lo véritable ami dn Pas-Canada, fidélité à nos intérêts, esprit de justice qui lui ont valu ct lui valent, encore d'i injustes et vio- lentos attaques dans Ontario, ÿ par exemple cellés de'George Brown; : Sir John x ou longtemps.pour \u201csollégue son \u2018digue ami Sir coige Cartier, ct de\u2019 In tait que nous avions justice, \u2018tandis, qu\u2019 au jourd'hui nous sommes injugtoment saëri- fiés. Kziger celle signalure sur chaque Cigarelte.PARIS, Vente en gros, J.ESPIC, 128, rue Saint-Lazare.- A.DELAU, agent, BE Gill Street, 223, à Montréal.\u2014 J.E.BURKE, à Québecri , qe 02017 IY p cod Tp i 7 OV he ) , M4 ' , ser Ve * La POUDRE DE LUGO aujourd'hui connuo sons lo; nom tle QUINQUINA Hont les propriétés fébrifuges furont découvortos par los rhissionnaires Jésuites du Erou, possède des vortus ot qualités reconnue par plusieurs des principaux médecins de la Puissance.Sous le pontifieat de Urbain VII, le cardinal de Lugo importa à Romeo cette poudre morveillouse qui donna dos résultats plus consolants.\u2014Depuis sn découverte et ses houreux résultats, cet article est on vogue dans tous los pays du monde.wr To R: P.Annot (Français) qui tut contesseur de, Louis XIV, péridant plusieurs années, obtint In guérison de comonarque.Aussitôt ctlo fut répandue par toute la France ot ramenn À la santé plusiours porsonnos atteintes des fidvres ot \u2018autres mala.\u2018dies.D\u2019autres pères de ln Compagnie de Jésus l\u2019introduisirent en hine où il guérit l\u2019emmperour Kang Ii, co qui contribun à assurer aux missionnaires Jésuites la/protection du grand princo.A Ainsi, après cos quciaues lignes, .0n ne peut douter de l\u2019oificacité du Vin de Quinine de Campbell._.Æn faisant usage do co \u2018* TONIQUE CORDIAL\" los personnes malades 6ii mal.heureiises, deviennent, (comme il I'est prouvé chaque jour,) forto on bonne santé: et hewrouse.\u201c els ve Pour uno-piastro on pout so proqurer uno bouteille dé ce, morvailloüx-romco: chez MM.KENNETH, CAMPBELL & Cio, Meslical/Iall, chez MM: B.Mathic-t'otassye, 88 rue Notre-Dame, ou chez les principaux Pliarmacions ot Epiciers do alontiéni et des villes de la Puissance.NS preuves de tant de guérisons et d'approbation, \u201c 1.sum} \u2014} 223;Rue MoGill: Li ney 19 Février 1876.an\u201421 Won! VIL.\u2014\u2014 \u2014 = ASSURANCES., CINPAGNIE ASSURANCE AGRICOLE D'OTTAWA » GAPITATL, 1,000,000 BUREAU PRINCIPAL.ceoeecees s\u2026\u2026\u2026».OTAWA Président, L'Hon.JAMES SKEAD, | Scerétaire, JAMES BLACKBURN, 850,000 EN ARGENT COMPTANT sont déposées entre les muins du Gouverne- ment pour la protection des Porteurs de Polices d'Assurances.DIRECTEURS A MONTREAL : -> JOHN 8.HALL, Ecr.Maire, Rivière St; Pierre L\u2019ECHEVIN NEI SON, H, 4, NELSON & Fils.VJ.ALD _OUIMLT, M.D, \"ROUDFOO!F, M.D., Occul Into, &e.ON.P_ MITCHELL.L>BEAUBIEN, M.D.N.GAGNON, Champlain.Cette Compagnie n'aseure pas de Risques plue ka- eardeux que les Propriétés de la Ferme et es Résidences Privées.ELLE ASSURE CONTRE LES PERTES OU DOMMAGES OAUSES PAR LE FEU ET LA FOUDRE, N, Les Propriétés ruralog, les Résidences Privées® Jen Eglison, les \u201cCouvents et lo Risques de Hemblablo nature.Ausal leur cont- nu, On ne dontie pus d'assurance contre les Ris- Ues des Munufactures où Etiblissoments de omimerce, évitant ainsi les portes produites pur des Incondies clésastreux, et auxquelles sont sujettes beunconp de Compagnies, es Cultivateurs etuutres possédant des maisons d'habitation privées trouveront un grand avantage à s\u2019ussurer à CoLLo Compagnie, parce ?N que ses taux et les conditions do ses Pollces son, >.i $ blen plus libéraux que ceux des Compagnies fil- frere 4 X sant des ailulres générales.Le public assureur remarquera que notre DEPOT est fault en ARGENT COMPTANT, ot non en Stock où Dôbontures qui pourralent
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