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Titre :
La Gazette de Joliette
La Gazette de Joliette (1866-1895) couvre l'actualité régionale et appuie les partis conservateurs. [...]
La Gazette de Joliette succède en 1866 au Messager de Joliette (1863-1865), premier journal de la ville. La Gazette de Joliette est fondée par Adolphe Fontaine et Magloire Granger, deux citoyens d'origine acadienne de la région.

Bihebdomadaire pendant 20 ans, puis hebdomadaire à partir de 1886, La Gazette de Joliette a eu plusieurs rédacteurs, dont Adolphe Fontaine, Placide Charland et Médard Saint-Jean. Magloire Granger est le seul propriétaire du journal de 1866 à 1881. Joseph-Norbert-Alfred McConville et Placide Charland prennent la relève de janvier 1882 à avril 1888 avec la Compagnie d'imprimerie de Joliette. Des dénommés Renaud et Guilbaut relaient ensuite la propriété à Médard Saint-Jean en 1890. Celui-ci sera le dernier éditeur du journal, qui cesse d'être publié en septembre 1895.

La Gazette de Joliette couvre l'actualité régionale et appuie les partis conservateurs. Le journal met de l'avant les principes religieux et moraux auxquels il adhère.

Le journal reprend plusieurs articles d'autres publications et accueille plusieurs collaborations féminines.

La Gazette de Joliette était tirée à 1000 exemplaires en 1892.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. II, p. 77-78.

DUGAS, Alphonse-Charles, Gerbes de souvenirs ou mémoires, épisodes, anecdotes et réminiscences du Collège Joliette, Montréal, Arbour & Dupont, 3 vol.

PILON, Simone, Constitution du corpus des écrits des femmes dans la presse canadienne-française entre 1883 et 1893 et analyse de l'usage des pseudonymes, thèse de doctorat, Québec, Université Laval, 1999, p. 88-89.

Éditeur :
  • Joliette :[s.n.],1866-1895
Contenu spécifique :
lundi 17 janvier 1870
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
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Références

La Gazette de Joliette, 1870-01-17, Collections de BAnQ.

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[" £a Oayette de Joliette.Journal Politique et Commercial, IMPRINE ET PUSLIE FAR A.FONTAINE & J.MARTEL.Rue Nutre-Daiue, \u2014 JOLIETTE.Publié deux fois pur semaine, Lundi cet Jeudi.PRIX DE L\u2019ABONNEMENT, DEUX PIASTRES l\u2019AL AN, Lavariablement payable d'arance.CONDITIONS D\u2019ANNONCES.Mix tignes et au-dessous, lère insertion 34 cls, Li ets.pour chaque insertion subséquente Au delà de dix lignes M cts, pas ligne pour lu amivre insertiau et 2 ets, par ligue pour dhas 4 te insertion subséjuente, On traitera de gré a gre pour les Annonces qu vient être publiées trois mois et au delà, Les abonnemen* ne seront pas pour meinade mois.U faudra donner au moins ur tho vd avis pour «0continuer &Lx abonnement.Toutes lettres.zorrm'mrations e +.devton tre adressées fran) 6 de porr ù A Fantaile.A.FONTAINE, AVOGAT, BUE NOTRE-DAME, JOLIETTE.J.N.A.McCONVILLE, AVOCAT, Rue St.Charles Borromée JOLIETTE.M.M-Conville suivra le Careuit de Mantealm, #4 1! a en bureau tenu par M.J.E.B.Rcaupré.Juliette, 23 Novembre 1x6.J.U.RICHAR AVOCAT, Buakau AT ILÉSIDENCE : PLAGE BOGRGRY JO LILTTE D, M.Hiehud ouivra les Careuits de PAssump- sion, Monieaim & Berthier, OLIVIER & GauY.AVUCAIS Soin de Rus 81.Viateur et ste, Mar ie JOLIETTE, PS hé iva los Circuits do Montealm ot toflatte, 1 Avril, 1866 \u2014_ E.ARCHAMBAULT, ~ HOTELIER.L'ASSOMPTION \u2018 À le plaisir d\u2019informe t tral wil Viewt de rd orter py otre de té de la roe 8.Krienue, dans la pas Sov Lee pierre eu face dela maison qu\u2019il Nhe: Possdde miintenant le plus s diabliseament de ce genre d'ici à Monte Leé voyageurs irpéveront ches lui tout ie centfet: pr ble toujours bien furn des meilleure : .= Toon) boisson de qualité a u Les Pix sont modéres, N, BM, Arelnmbanit possède Speciene ot de vastes hitiments, tole que deu Ho] ise oe ete, lo tout tenu duns le moile pblie en L CL FONTAINE & MARTEL, AVOCATS.Me Fontaine tient son bureau et sa réaidence à L'ASSOMPYION.M.Martel, 4 JOLIETTE.Ræsipgxee : RUE ST.PIERRE.Burzau: RUE ST.VIATEUR.(porte voisine de C.Buby, Ecr.) MM.F.et M.euvront les Cours me Soliette, L'Assomption et Montesuten.Jatiette, à Octobre 1866.AVOCAT- STE.JULTENNE.M.3.E.B.Beaupré suit les Cours du Distric de Jolwite et du Comté de l'Assomption, Joliette, 14 Octobre 3669.\u201cM, GRANGER, NOTAIRE.26 Décembre 1867.J E CHARBONNEAL NOTA'FEST.THOMAS.collections à des prix raisonnables.pam Joliette, 1% juillet 18614 7 ® DR.F.X, COTE RU JOLIETTE, ul KP Visible à toute heure.Joliette, 11 Avril, 1866, LEON GEOFFROY HUISSIER de la Cour Superleure.Jalieute, 14 Octobre 38:9, NARCISSE MARTEL.MUISSIRA De la Cour Sup érieur.Joliette, 11 Avril 1366.J.O.DUFRESNE, MARCMAND TAILLEUR.Inlorme seo amis et fe public en général qu\u2019il vient de transporter xn MAGASIÉ de la \u2018ve ST.CHA LES dans la nouvelle bâtisse de 208EPII COUTU, EN FACE DU MARCHE, où il tiendra constamment un _aesortisment varié d» MARCHANDIES SEUMES, consistant principalement en » bvssoda, casimirs ale., etc, Hardes faites pantalons, habits; vestes, par-dessus, fin: \u2014Aregi\u2014 ne grande vaviétd detoffes & robes, colon jeune, shirting, sinceys qu\u2019il vendra à BA8-PRIX.v J.0.D, attire aussi l'attention du mérindé, és je | publie sttr son assortiment général de Epiesries § Provision de toutes sortes étoffes, pour habits d'hommes, achetées à son élablissemunt sous charge extra.\u2014Toute commande cxécuié prompte- went et avec le plus grand soin, Feuilleton.C, \u2014 17 JANVIER (870.que les dissours de l'arrachour de dents et du tmécanirien.Un homme, monté sur un tréteau LES BOUCANIERS Pan Paur DuPLESSIn.PREMIÈRE PARTIE, LE OHEVALIER DE MORVAN.Alain à lu recherche de vingt écus, 11 était intimement persuadé que No tre-Uame-d'Auriy se churgorait de Jui fouriir,avan* le din du jour.les vingt écne demandés.Plan de ertie coufiance, Alain ve mit à marcher dev at lue wie hagurd ; lu première me qui se présenta, arriva sur les quais, et peu après se trouva à leutrée du Pout-Neuf.il prit L'eau de beauté.bordé de musiciens, annonçait qu\u2019il avait frouvé, aprés Vingt années de recherches, certaines plantes rares douées de l'ineroyuble vertn de cnanger, dans l'espace de sing minntes, la figure d'un homme : il suffisait de se frotter le tigy.Re Avec la liqueur merveille 1se extraite da oes plantes pour, d\u2019affreusement laid que Pou et sit, devenir sinon admirablement beau, du moins fort prés-ntuble, L'homme à l\u2019eau de beauté assurait que, giâte à son précieux secret, il avait dejà fuit fuire plus de dix mille mariages.Menteur ! se dit Alain et il se disposait s\u2019elsigner lusque le charluten ajouta : \u2014Je conguis, messieurs, que vous an.cuillies par lu plus complète incrédu- lite l'uununce de mu déouverte sans pare lle / il y a de ces choses que l'on ne peut eruite qu'à condition de os voir.Eh Lien ! je vais vous fonruir un exemple inécusable de la verité du fait que J'avun:e.Je vais opérer devant vous ! Que l'homme le plus laid de la compa- gue se présente, el là sous vos yaux, en moins de cinq minutes, je vous le répé.Sr.AMBROISE ve KILDARE- M.Charbonneau se cha gers d'agences et de Nota.\u2014M.Dufresne taille toutes les | J Le haserd, on le vuit, donait time mauvaise direction aux pas du Bus-Bre- | à ton ; le l'unt-Neuf si cu -scieuciesse ment exploité à cette époque per les adruitx filous de Paris, était certes de tous leu endruits celui où il avait le Moins de chauce de rencontrer vingt |e éeus.En revanche, ce livu célèbre par les \u2018hurlotans les désœuvrés, les chercher d'uventittes, les vagrboads, les |c t enduants, les sollatset les luguars en | si aogtiette, offrait à l\u2019inexpérience du l'en Markus de zraves écueils, de véritatiles dasre:s, Distrait jrar ses pensées et ahori per les gens afluirés où turbulents qui le |r conduvaiens, /lun ue remargua pos tout d'abor! le tebleaut animé et bizar- qu présentait le Pont.Neuf, © e fut seulement apres s'être ieme- Bitement engage duns la foule, quil \"ch-rha,\u2014ne pouvant plus auvencer \u201cjl'uver prine,\u2014à se rendre compte de © qui se passaitautour de lui.\u2014Tiers,quelest dune ca grand sei.aneur qui, MONE sur sON Cnçrose, de dispose & parler au peuple Ÿ se dit il i éenmtons tn peu, Ihieu de Disa f esr- pluries ! Ce doi.être un prince du sang.L'un fait silence ; il va commencer.| ( Le persemnuge gratifié par Alain du tr de prince du sang était un arra |s \u2018hour de dents fort cunuu à cette épuque et nommé Galnardli commença par parler de ses voga ges en Arubie ot en Chine, des succes extravrdinnires qu'il avait obtenus an- près de diverses cours étrangére, no tatment daus celle du grand sultan ; puis al termina en annonçant que son bon eœur lui fuisant préférer le bien- être de l'Mumnanité entiére d sa propre fortune, il eunsentait à orra\u201cher vingt dents à cinq sois pièce.voilà tn an moins qui n\u2019est qui aime le petit peuple.Bas-Breton, captivé par la nouveauté de ce spectacle, amista, le co! tendu et lu bouche béante, aux quatre extraction : le chatlutan, pour mieux |e faire remortir son udreste, opétait ayant |e les yeux recouvert par un épais bandeau ve qui épouvantait et charmait tout à = (vis le crédule et innocent Penmerais Cependant nn remords de conscience le prit bientôt :\u2014Allons-nous en, se dit il, j'ai peur qu\u2019il n\u2019y ant de le ma- gio là-dessous.q Quelanes pas plue loin, Alain s'arrête devantl\u2019ulalage d'un célèbre mécanicien qui confectionnait avcc une adresses ini | n titable,\u2014c'ôtuit Jus qui le disait,\u2014des Yeux en verre et des jaimbes*de bois Comnie à cette époque, la guerre, ct Même uue guerre ucharnée, sévisail depuis plusieurs années, l\u2019étaiuge du mecanicien était furt enlonté, Aluin, eu, écoutant l'admirable dis evurs cu jwscur de jambes, regretis 1'resgne tn moment de n'être point mu.Lilé § (ottlefuis son bon sens ne tarda pes à prendre le dessus sur son éloune- ment, et il 'éligna en murmuran* : ~Ce Frangais Id u beau dire, il ne prouvers joie que leu jambes Faites jar le bon Dieu ne valent pas ces mor.couux de lois taillés ! Tit cele, c'est es Menteries bonnes à attraper les Hiwis f.» Allons uilleurs ! Ailleurs, c\u2019est à-dire à dix pas plus lits, 6e que le Has-Breton entendit était Lu v chuse bien aulrement extraurdivuite \u2018y ime ® il convert d- bro 'eries d'or et do lwtjes | ates, tandis que main droite reconrhée à lu hauteur de te, je vais le changer en Lien, de façon le rendre _imécunnaissable\u2026 Voyons ! J'attends ! Quel est parmi vous le malheureux affligé du plus disgeacieux, du plus ridicule du plus sol.du plus affrenx visage 1.Qu\u2019il evauce sans crainte ! Je vis la.Comme cela devait être, personne ne s'offait.Alain, dont ln Curiosité était nlors ex itée au plus haut point, restu pour voir; i l\u2019expét.ence aurait lieu.Le charlatan paraissait si ade de lai, il élait si facile de le démenti, que le Bas Breton doutuit.\u2014Eb bien ! quoi,personne ne dit mot ?\"prit l\u2019ho me à l\u2019eau de beouté aprés une legér pause.Je comprends ce w- lence, il siznifie que chacun de vous se roit un Adonis.Erreur.messieurs.erreur ! Puperçois, Au contraire, para vous, beaucoup de plaisants vis.ges.Chacun regards sun voisin et lechar- intua, uprés une nouvelle pause, reprit: \u2014l'uusque personne n'ose, par acnuer propre,se dévoter au bouheur de res setublubles, c\u2019est moi qui vus choisit le Plui bad de 1.compaguie La musique, \u2014 trois aveugles vêtus n signers castiluns du temps de hacles Quint, commencèrent leurs fau- le charlatan, Ia on font en guise d'ubat-jour, et le- Jeux à moitié fermés, examinait led im dau-tx qui l'entourment, Alain, dont .spnt méfiant voyait tn pitge dans toutes Ces lenteurs.ve prém Ful se ieusement cette fois à s\u2019en aller, quend un jeune seigoeur, habille, e cimneterre, des doigts à l'épaule et s\u2019iuclinu proton démeut devant lui uver que grèce par faite, tout en lui disant : Jarfaitement etait att lien d'une épé= un le touchn légérement du bot \u2014Mon matîire m'envoie vers vous.=Bmve scigmeur, se dit Alain, en y monsieur, pour vous prier de lui accor- pus fier et | der l'honneur d\u2019un moment d'entretien.Veuillez être arsez bot pone me anivre.\u2014\u2014Vous faites confusion sans doute, monsieur, répondit Alnin tout déconte- naucé.Je ne connais personne à Parist ce ne peut êlre moique voire maître nvoie quérir.\u2014Je vous assure, monaietr, je ne me trom jr est-il, et que me veut-il, votre maître ?=\u2014-Mon maître est le plus grand savant de l'univers ; it désire, je erois, vous remettre tne bourse pleine d\u2019écus wil « vo prendre par un filon dans votre poche, et qu'il s'est fait restituer par ce misérab le ! Regardez si, en effet, l'en e vons à pas volé li.Ces paroles Gausèrent d'abord un ex- Lrôme étonnement nn Bas-Becton, puis.peu aprés, une joie fulle, \u2014Je comprends tout, pensat.il, c'est ma bonne sainte Anne d'Auray qui m'envoie mes éens ! S'adresænt alors d'un ton délibéré eu messager : \u2014Mershex, lui dit-it, jo vous suis.Le jeune seigneur aux beaux habits et au brillant cimeterre ne se fi pro rè- péler cet ordre : il tuitrun aves empresse- rent dertidre la Laraque vocupér par le vndeur d'eau de beauté, et montrant à Alsin l\u2019écheile qui servait à gagner les tréteaux : =-Veuillez prendre la peine de monter, lui dit-il, \u2014Plait-ilf s\u2019éeria Alain croyant avoir rat entendu.ale dis 1 veuillen prendre In de monter ! répita l\u2019homme au terre.\u2014Quoi | votre maitre est be qui prétends ds.; ~aLuisméwe, monsieur, répond 14 Messager en poussant doucement Alait vers l\u2019échelle, mais ls Bas-Breton, éoats tant les jambes ot ffonçant les soucils ; festé immobils et regarde, le compéts du charlatan d\u2019une telle fagon que ees lui-gi au lieu d\u2019insister, lui dit froidement : ; \u2014Ainei, montieur, mon maître pouf disposer en toute sûreté de consci-uess dans l'intérêt des parvres, des vingt écus que contient votre bourse 1 Ces inots \u2018* vingt écus, \u201d qui répun- daient d\u2019une façon ei précise et si exs traordivairement wu desir et 4 lu pone sée du Bas-Breton, dissipéreut en Jude tie les soupgon vagues qu\u2019il éprouvait, \u2014Mais du tout | repondit il vives ment, J\u2019ui besoi de cet argent, moi.|, \u2014Alors, venez lo ptendre, 1epoudif le messager avec un commencement d\u2019impatience.Alain gravit deux échelons, tournant vers sen condusteur ; \u2014Je vous avertis que nous autres Breton, nous façons dru sue ceux asenient de se moquer de nous, lui dite i.Puis il continus de monter.xx Le cabaret de Bacchus-Qalant, La foule sulua l\u2019apparition d'Alain sur l\u2019estrade par des cris de Joie et des fires mogneurs, mais comme le Bas- Breton vil une bourse dans les mens du charlutan, il ne prê a guère attention à cette hilarités li ee dirigua vivement à l\u2019eau de beauté, qui semblait, pur on contenance et par 2un tegard, l'inviter 5 vemr.Hé us la peine Alain était âla portée du' charlatan que le perfide, s\u2019adr meant ¢ Is foule, s'écra d'une vuix retentisente i \u2014Voisi, messi urs, homme le plus laid de la suciété qui accuurt de lui meme puur exayer de la vert de mon eau! de Leuuté ! Le monstre n'aura pas à 06 repentir de su confiance en mes lumid- res I Quand il sortira de mes mains, tontes les femm.4 raffuleront de lui et voue dent l'uvoir pour amant.Rewnrques\u2019 bien 80.1 «Lom:nable masque ; dans eing' minutes ju metumorphose sern si eutn- plete gue vous ne le connat:ces plus.Allez, lu musiqu- !.Le chaclntang aide de ses trois vnlets,\" parmi lesquels se trouvant le seigneur au vimeterre, prit aloca Alain par la t6 © et Li tira si rudement l'oreille, que le malheureux Peumarhais pousse un en de duvleur et fit ung afireuse grimace.La faule n\u2019ertendit pas for qui fut Suuvert par le bruit des fanfurss dos aveu gles.mass elle vit la grimace et elle répondit par un éclat de rire homérique.Quant à l\u2019infortuné Alain, écsasé la surprise et per l'indignation, 11 rests pendant un moment sans reapirer, sans faire Un mouvement: il + croyait tombé æu pouvois du diable ; il avait perdu Ia tête.Le charlaten mit à profil son immo-\" bilité Jour procéder à s@ toilette ; À dé- mê:a d\u2019abord ses longs cheveux et les\u2018 écarta sur son front.Pnis ensnite, avec du earmin et du\u2019 blane d\u2019Espagne, il lui badigeonns de telle façon Ja figure, qu\u2019en moins de temps qui n\u2019en faut pour l'écrire le visage halé du Bas-Breton présenta une teinte rose fort agréable à la vue \u2014Voiei qui est fait ! s\u2019écrie alors le charlalan, en affectant de reboncher va flacon vide dont il ne s'était pas servi,\u2019 Que pensez vons, messienrs, de eette métamorphose 7 ne tient-elle pas du miracle 1 Et remarquex que je n'ai Pas ro.eulé devant la difSeultd ; loin de lé, j'ai' choisi nn sujet d'une Inidear achevée, Celte fois, comme le Bas-Breton, pei- pois eins visant et, re \"né et coloré, n'éteis pas, vo & detene ce.plus mal qu'un autre, le foule, au! lieu de rire, applaudit, , ; Allons, à tn autre maintenant | reprit le charlatan en repousant Alain., Cotte seconsse tira l\u2019infortuné Pons markais de ne léthue oj un ven plus vif que Je enrmin dont on l'avait enduit convrit sou visage, Foi de Dieu ! hurlat-il on levant son penbse, je ne croyais jus qu\u2019en Français aurait jemais cer 2e moquer ninei de moi !.Ah ! your simen à' rire fes d'imbécile ?Kh bien | nest A [eine ces paroles étaient elles Mononcées, que le bâton ferré d'Alain, dé- Un moulinet d\u2019une repédite irrésistible ui proligieuse, s\u2019alnttii en aiflent sur los épaules dos valets, our la tête de = Charlstan ot sur les floles d'eau de beau- \".: An premier ecip qu I\"atteignity lo shariatan tomim tmigne dans sun sang | loa valets he taviérent pas à éprouver le même port que leur muître ; ce fut une confusion et un devaniry sans nom: le publie se figurant assister à tine scène convenu entre les baladine, rinit à se tenir les côtes.Voilà, qui est fait! dit Alain en sodescendont la fatais échelle, qui, quelques minutes auparavant, avait sepvi à le sonduire au pilori ; wi jacnnie je re tourne à Penmark, je muconterai eom \u201c mont j'ai nant des Parsiens qui s'é taient moqnés de moi ; gs fora plaisir on per oiemai Alain s'éloignait à grand pas, quand un hourgeuia.courant aprés lui, l'arrêtu par la manche de « veste.\u2014Eh ! l'ami, Ini dit-it, denx mots, °;l vous plait, Si vous [consentez à m\u2019ap dre le tour que vous vensg de jouer, je voue donnerai au een.Je veux épouvanter ms femme en faisant semblant de Hâtonner mes deux spprentis et de tout cawer dans la bontiqne.Ça sere joliment drôle.; \u2014Je ne vous comprends pes, dit Alain oe tenant sir nes gardes, car il se figu- tait avoir affaire à Un nouveau mystifi- esteur.\u2014Je vons demande, reprit le bonr penis, que vons m'expliquiez In malice de von coups de baton, qui ont l'air d'as- sommet le monde et de mettre tout en première.\u2014La malice n'est pas grande.Ayez wn hiton dur et solide et tapez fort.\u2014Quoi?w\u2019écria le bourgeois c'est dene pour tout de bon que vous avez frapré ?\u2014Vousen dontez ! En ce css allez voir de près l\u2019embellissenr.\u2014Vots me comblez d'étonnement.Et puis-je vous demander, mon ami, le Je motif qni vons n fait si mdement mal mener le charlatan et ses aides ?\u2014Ne m'avez-vous done pre vi em.hellie Ÿ répondit Alain qui, ou snnvenir de son affront, hélas ! si public, sentis la colère Ini monter au cœur.\u2014Oui, j'ai assisté à voire métamorphose, dit le bourgeois ; je trouve meme que vone y avez benuconp gagné ! Vons êten bien mieux maintenant.Monsieur, s'écria Alain, comme jé n'ai pus, Moi, autant d'esprit que les Français, je réponds à leurs plaisante ties avec mon penbas ! Je vons eonseil- le done,\u2014car an fond je ne mis pes mé chant et je ne désire nullement la mort da prochain.\u2014 de cesser de vous moquer de moi et de me laisser tennquile le.\u2014le vous asgnre, Mon ami, que vous vons méprenez grossièrement sur mes | pot intentions.\u2014 s'écrin le hanrgeois, que d'étrangeté d\u2019Ajain, chose tout à fart neuvelle pont Hvi, divertisenit heaneonr; ot tn preuve, c\u2019estqne.si vous voulez diner avec moi aujourd'hui, vous me fa- vez plaisir.: Cette proposition.\u2014l'hamme n'est pas parfait et à tanjonrs son rôté faible et vulnémble \u2014eetts proposition résnnnn .agréablement aux orsilles du Bne-Bre ten.Je venx bien diner nvec ois \u2014repondeteil à la condition que je ne quie- nes pas MA part, \u2014C'est bien ninsi que je l\u2019entende.je _ anis aorti re matin pour opérer des fe ennvrements donteux, en avertissant ma * femme qu'eile n\u2019#ût pas à m'aftendre, Or, comme je muis rentré dune des créan- \u2026 9e8 que je considéruie comme perdues, e\u2018est bien le moins que je prenne un pede be » temp ! Et puis, ma femme ne senra tien de ma dépense.Allons diner.De tonte In réponse du bourgeois, Alain ne comprit que les deux derniers mots : \u2014Allons diner cépétr-t il.Les deux nouvelles connais- mnges trav-rediont le pont ef nrpi- vérent bieniôt à l'entrée de la place Denphine Cet endroit, connn par «0e marchands de Glers et de chiens de chronet l'était encore davantage par nn célèbre rôtise seut qui, sons l'enseigne du Bacchus Galant, attirait rhague jour, an 1685, une nombreuse clientèle de militaires, d'aventuriers et de honrgenis.Ca fut an DBachus-finlmt que les deux nouveaux amis entrérent, \u2014Mon gerçun, dit l'amnhitryan, en o'adressant ant Ban.Breton, je ouis mer- ehand drapier, et je me nomme Buhat ; et\u2018vous ?== Moi, je «mie le servitene de mon- sient le chevplier de Mormn, et l'on m'appelle Alain ! Tiens, ton drâle ce nom ! Dinons.Bnbot et Alain s'installérent à tne toble dane Is salle commune, et com mencerent lene repos.Le bourgenisie permettait rarement des entra.Aneoi, désicant rattenger le temps le et célébrer son affranchissement na jour, se priteil à atiaqiier avec une brillante hardiesse les bouteilles de vin .eotvies devant lui.Une heure ne s'étnit pon enonte bam.lon que le tête de l'exreilent Buhot onmmengn à d'érhnulfer d'une i -remare qrable façon, qu'il en art A ndremnar (a jaraie aux enmeives nrois à 4 tables | voisines.Una conversion générale s'onge- gen.Buhot weait un lon cœur.mais il etait vant tout enfurt de Pars, me tant Lavard et aunjuent.Ii ne resista done pas longtemps & l'envie de tourner en ridion'e et de produire devant in compagnie,\u2014éoaune il dist, = son convive Alain.11 reconta d'sbonl Is bustonnade du Ponte Neuf, puin ensuite comme que su ami était né en Bretague, ot se figurait n'être pas Français Su narration obtint un grand sucrés.\u2014Eh ! l'umi, s'écns uv bas officier désireux d'ulbtenir ews un triomphe oratoire ot de produire son effet ; rb ! l'uon, le Bretigne n'appartient done pax wu roi de France 1 \u2014 Certes, non ! dit À ain, que la Bretague ne lu appartient pas ; et le preu ve.c\u2019est qu'il n'est pas notre duel.»'il ue mêle de nono affaires, c\u2019est que tricherie, pas autre chose ! (A Continuer.) CEE \u201cLA GAZETTE DE JOLIETTE\u201d \u2014 Jourte, 17 Jasvren.1820 Le Nonp-Our
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