La Justice, 25 juin 1889, mardi 25 juin 1889
[" taTroi meer ei ét PRIX DE L\u2019ABONNEuenT.\u2014 - ° EDITION QUOTIDIENNE = EDITION QUOTIDIENTÉ es eme ory .De TPE SKC TARIF DES ANNONCES\u201d ' Premièralnsertion.venus nesrscossosec000000000 PORO Autresinsactions ei pulliéests ue! 88 jours.0.0 Avisde naisnince, mariagroudécds.coueiineiiiaa, .0% fasannon-reqiivantes seront inséeées pr an ecn Ye inot: Demnule d'emploi \u2014 damxnde de domestiques Cpnlovde \u2014nnnanees poue ohatubrss 0 RINNE cht Gis mois.ons cusrosocentonrooonancososetanesa0000 2,00 .dis doiqete predu ou trous 6e.EDIT ON MEUDOMABAIXE | FE Bt SR ER ST 9 ren ; \" | LX .nsr au comptant d'avance socscc0ccs OTB .cs DD | § 24 8] rr MO IN DRO I e 9 Enews, dt Le TUE, 13, Cat, = Lamentacne LY me el PET -\u2014 \u2014 \u2014 0e see es 0 = Rédacteurs on chef: REMI TREMBLAY et ERNEST CHOUINARD BURBAUX: 111, Oote Lamontagne, Basse-Ville, Quebec.ee agp BELLEAU & Oi, adminissrateu LETRIDUUM NATIONAL DE 1889 Les fêtes du ler jour Arrivée à Québec de quinze miHe de nos compatriotes HOMMACES RENDUS AUX AU- TORITES RELIGIEUSES ET CIVILES LA CÉRÉMONIE RELIGIEUSE Le feu de la St-Jean EUIF FANFARES SUR LA TERRASSE Details \u201ccomplets Nous avions raison d'appeler Québee 1a maison paternelle des Cuuadiens- Francais.C'ust bien ainsi quo paraissent jugor les milliers d'étrangers que nous ren- contruns à pleinos rues depuis deux jours ; ily a dans l\u2019attontion recueillie avec laquello on les voit s\u2019arrétor ça et la devant nos vieux monuments historiques, plus que l'intérêt plus ou moins indifférent du simple touriste.Ces groupes que l\u2019on voit ça et li, s'arrétant à chaque coin de rue pour jouir un instant de ces étonnantes échappées de vue sur la verdoyante campagno ou sur Je fleuve, qui sont si communes du haut de notre rocher, ce sont des patriotes émus qui songent que Québec est le berceau de Li race, conune ilen à été et, en est encore le boulevard.Ils reconstituent dans leur pensée les butues héroïques et tragiques du passé ; du haut de la citadelle, où beaucoup aiment à faire une sorte do patriotique pélérinage, ils domincut los plaines d'Abraham et y cherchent des yeux l\u2019endivit vù sont tumibés Wulfs ot Montealm : s'ils se tournent du côté de Beauport, ils songent à cotte sanglante jouruée du 3L juillet 1759, où 3,000 boulets du canon labourèrent profondément le sol de Québec et des campagnes voi- sites ; plus loin le graudivae pancrztain de Ia vallée St-Charfes reporte lour pensée à trois siècles et demi en arrière, évoquant la scéno simple, mais grande, de la première descente des Françuis sur le sol ennadien.Llabitues iv cos spectacles, mous, citoyens du vienx Québec, en étions presque devenus blasés : l'intérêt qu'ils inspirent aux compatriotes qui en jouissent rarement, À ceux surtout qui, nés aux Etats-Unis ou dans quelque province voisino, voient Québec pour la première fuis, vient à propos pour réchauffer natro propre patriotisine et nous apprendre lo prix du role de gardiens du foyer qui nous est «assigné.Jamis encore notre vénérable cité n'avaitattiré tant de monde dans ses murs.Même aux fêtes de 1880, on n'avait rien vu de tel.Il faut songer que depuis trois jours, tous les chemins de fer convergeant surQuébec\u2014et il y en a une denu-douzaino d'importants, \u2014 le Pacifique, le Grand-Trone, le Québce Central, l'Intercolontal, lo Lac St-Jean\u2014- no fournissont pas À transporter les pas- sasers attirés par le tviduam national Quolquos-uns, comme lo Pacitique, ont chaullé quatre trains par jour i destination de Québec depuis vendredi ; le Canada Adlantic deux ; hier encorc, dimanche, il y avait deux trainssur le Québec Central.\"Les bateaux à vapeur de partout étaient surchargés.Samedi après-midi, c'était une véritable procession de voitures de place sug la cite Lamontagne, qui est la porte de Québec du côté de Lévis ; au Palais, l\u2019arrivée de chaque train transformait les abords de la gure en potits Broadway.Aussi lev hotels so sont-ils vite remplis.Le Gsicme a Cu:bec Le GSième bataillon parti de Montréal à 5 p.m.samodi est aurivé à Québa: pur convoi spécial à la gave du Pa- Tais vere minnit.Uès dix heures une foule considérablo 80 pucasait autour de Li gare attoudans \u2018arrivée du truin, lo Mème Lataillon était roprésenté par los liontonants colonels Roy ot Evanturel, lus Tioutenants Paradis, J.Lobel, E.Lebel, Evanturel ainsi que par le capitaine Levusseur, A l'entrée du train daus lu gare, les jexcursionnistes furent acclamés avec une senthousiasme indescriptible ; pendant dix minutes co fut une véritable ovation., Lo licutenant caloncl Dugas descendit jun des premiors suivi de l'état-major, Puis tout le bataillon, compagnie par [compagnie vint s'aligner suivant Fordre ue marche et l'on onua l'ordre du dé- : l'on par los rues St-Nicolas, (Palais, St-Jenn, Fabrique, Buude, St- Louis Orande-Allée, jusqu'au Manége ou le bataillon doit cañper.L'excollont corps de musique qui ac- £ompagne le bataillon n juué à trois ou Quatr& réprises durant le trajet de la Garo du Pacifique au Munègo.À minuit ot demi le batallon A campé: lo tout s\u2019est fait avec un ordre et une ré- uulurité parfaite, chaque compagnieoccu- Pora quatre tentes.rès de cinq cents personnes ont ac- compngné les excursionnisles jusqu'à cur campement.7 2 voyage s'est fait mans of Fotard où accident.fo moludre a ocd los nums des principaux officiers p Cetamandant : Lieutenant - Colonel i Rin t- jor Prévost, major Ethier, Jhioevr Quartier-maitre Larocque, paic-maitro Bousé, udjudant Labelle.Compagnio No.1: Capitaine Ostell, lioutecnaut Lemieux.Compagnie No.2 : Capitaine Destroismnisons, Ter lisutenant, Charest, 2e lieutenaut, l\u2019icher.Compagnio No.3 : Cupituino Hébert, lioutonaut H.Labelle.Compagnie No.4: Capitaine Desnoyers, lieutenant Trudet.Compagnie No.5 : Capitaine Manseau, lieutenant David.Compagnie Nu.6 : Licutonant-commaudant Sauvislle, Ze Lioutonaut, Charbonnuau, .Compagnie No.7 : Capitaine Laframboise, licutenant Polletier.Compiagniv No.8: Cupituine MacKay, lor Jieutenant, Duvergor, 20 lieutenant, Jocks.Chirargien Roy, Aumônier, le rév.Pèro Garceau, Sergent-major Gauthier, Hier le déjouner fut servi aux militaires par le propriétaire de l'hôtel du Lion d'Or, M.Boulet, Le ** Church Parade \" en brigade fut Une impasante démonstration : à 8.30 heures à, ta, L60 homuies du 9ème Vol- Ligours do Œucbut sont mivutés au Dell Shed pour uccompaguer lours amis do Moutréal ; ils étaient sous lo commande- eat du Tcat.« louvl Thomas Roy, Io lieut.-colonel Ainyot étant le plus ancien colonel commandait Ia brigade.Xn quelques instants tout to.G5o bataillon composé de Sid honnues descondait lu Grande Allée préc-dé par le Ième.Arrivés à la porto St-Louis un détachement du l'Ecole de Cuvalerio ot une partio de la batterie B (100 hommes) commandée parles capitaines Farley, Fuzos, les lieutenants Shohyn, Caron, vinrent s'adjuindre au défilé.Ces différents corps passèrent par les rues St-Loiuis, Parloir, Desjardins ct Buado.La Placo du la Banihiquo était littéralement encombréo du curieux : chaque corps était accompagné de sa fanfare.L'intérieur do la Basilique était splendidement pavoisée de drapeaux triculo- res : la foule s0 pressait daus lu nef.Lu mesau Eut célébrée pur l'aiunénior du 9e ba.sillon, le Rév.M, F, X.Faguy, curé de Québec : servie par le lioute- nant Edouard Lebel, représentant.le Môme et le lioutenant Trudel, représentant le Gième ; co qui a vivement vacilé la curivsité dus olliciera du Goce, -atte couttino n'existant pas i Montréai.Outre les principaux citoyens do Québec, nous avons remarqué dans la nef le licutgnaut-coloncl Duchesnay, député- adjudant général du district, lo livuto- nant-coloncel Taschereau, major de bri- poule, lu tanjer Semis ude, topadonn- tant lo 8Je, le major Crawford Lindsey, commandant de lu batterie de campagne, lo capitaino Geo.Garneau, lo capitaine Howard, de l'Ecole de cav.\u2018e, le capi- Laine Les 00, du mae Après la messe ies L rent dans le méme ordre pas vues Bualo ot St-Louis jusqu'au camp du manège ; li les viliciers du Gde invitèront les otli- ciers des autres corps auilitaires à désus- ter avec eux un verro de champagne au Lion d'Or, Lo #e bataillon était sous les ordres des officiers suivants : Col.Roy, cel.Evanturel, major Chouinard, adjudant Jolicwur, chirurgiens Watters ct Giasson, Compagnie No.1 © Capt.Levasseur, lieuteuant Fiset, nd lieutenant Blouin, Compagnie No.3 : Capt.Pounée, ler licutenant W.Lohel, 2ud licutenant Bourget.Compiagnio No.3 : Capt.Pinault, ler lieutenant J.A.W.Lebel, 2nd lieutenant Jules Paradis.Compagnie No.4: Licutenant-commandant Evanturel, ler lieutenaut Dupuis, 2 licutenant I, Lebel, MESSE MILITAIRE La visite du 63¢ Carabiniers de Mont- Royal a donné lieu à un déploiement militaire qui rappelait presque la splendeur dos parades du temps des réguliors.Ainsi hior matin, les circonstauces ont donné à la population et aux visiteurs lo spectacle inusité d'une véritable sortie do brigade.To 6fe allait à ln messe à Ja Basilique, et le 9% Voltigeurs de Québec lui faisait poliment la conduite ; A la mémo houre, la Batterie B cet l'Ecole de cavalerie descen- daiout du la citadelle, musique on tile, et on grand gula.Réunis, les quatre régiments formaient un petit corps d'armée.Trois fanfares \u2014la célèbre Bande de la Cité sur le nombre, \u2014 battaient Ja mucho : c'est assez dire si le cléfilé était triomphal Matinée fraiche, voiléo de grands nuages gris de tomps à autre percés par un rayon du soleil et chassés par uno furte briso d'ouest que faisait l'ottico d'évontail et tenait l'air on agitation constante.La coiffure des quatro corps de troupes était lo hdmed Llane ; c'était tout un spectacle quo cette colonne de 700 têtos blanches qui emplissait par moments ln Grande-Allée et la rue St-Louis.Lo détachement de cavalerie avec ses brando- bourgs, les cointurons blancs ct los galons d'or do la Batterie B trauchaient ga'ement sur l'uniforme sombre commun au 9¢ et au 65e, qui semblaient no fuire qu'un seul régiment.Sur toutes ces figures martiales, on retrouvait encore des traces du hile des prairies, c'était en effot une réunion de quatre corps de troupes qui ont fuit la campa- gno du Nord-Ouest et connaissent le rude apprentissage du service actif.Lo pas léger et allègre du 65e réglé sur la cadence de leur musique, d'une des plus belles do l\u2019Amérique, rappelait ces potits pioupious qui savaient faire do ai étonnantes marches foreées à la poursuite de Gros-Ours et traversaient sans se mouiller, au pas de course, los marais où enjonçaient les lourds régiments d'Ontario.| La 65e était'accompagné de son aumô- nior le R.P.Garceau, qui avait endossé In bandoulière militairo pardossus la soutane et marchait en arrière du bataillon entre deux des principaux officiers, A pre VISITE A SON EMINENCE, AV GOUVERNEMENT PROVINCIAL At! MAIRE SUP- PLEANT ET AU PRESIDENT DE LA SOCIETE 3 T-JEAN.BAPTINIE Hier aprés-midi, les ofliciors dea Qiflérentes suciétés en visite à Québec sunt allés préscuter leurs honinases i M.Robitaille, président do In société St-Jean- Baptiste, et à M.Jules \u2018Pessior, maive suppléant.M.Rabituille les à ensuite contuite au l\u2019alais Législatif où ils ont rencontré les membres du gouvernement provincial.Dans ln soirée ils se sont rendus chez Son Entinonce.Nous donnerons duns un prochain numéro les discours prononcés en cette cir- constanco par l'hon.prewier rainistre, le Dr Martel, M.Rubitaillo et les autres GUVERTURE DES FETES NATIONALES LE SALUT À LA BASILIQUE Comme d'habitude, c'est À l'église qu'a commioncé la céleblation do notre fôte nationale.Hier soir, Ta vaste nef, les jubés ct les arcade.de Le nt 5 putes contenir la foule qui s\u2019y était réunie.Un salut solonnel avait été préparé pour 7 heures; teint de la fâte yaherioncos du jour par les cérémonies, et de la fèto nationale par le remarquable sernion pu- triotique prououcé par M, l'ALLS L.A.Pagnet.Avant In cérémonie relisieuso, les musiques réunies du So ct du fe, placées das une chapelle latérale, firent entendre Us magistralo Morche pontifiral composée quer M.Custave Gurnon, lors des fêtes d'installation du cardinal en 1886.L'abbé Päquet monta ensnite en suite en chaire et s'adresn ci eos termes à l'ascistince : wd gre pra ial Gg LIL SERMON i! Dewdnnr facere ¢ Flinn httantes.\u201d* = Le Seis a upers cn nou de prontes ¢ ICA A EY ques rea pons dans 1a fora, CPE.tow, vo 4.) Eanes, (1) ses l'rères el bien chers compatrivtes, Toute société humaine est faite pour le bonheur.Dans l'essor général qui emporte les peuples au terme de leurs destinées, un meme besoin les presse, un même souci les domine, une soif commune et insatiable les tourmente : c'est le hesuin, le souci, lu suif de lu prospérité et du bonheur.il nen est prooni n'eseniont de canasérie ce bien précieux, soit en poursuivit duns les hasuids de la guerre des projets de gloire et d'agrandissement, soit en s'adonnant aux arts de [a paix eL au Gout ee D publique.Or parmi ces peuples, tous épris de grandeur, tous avides de progris, de prospéiité et de triomphe, en connaît ou Lenucoup qui soient vraiment heureux, qui jouissent en repos des douceurs d\u2019une félicité solide ct effective ?\u2014 J'uvvre Le es 51e Au meade, et Ines yeux étonnés cherchent vainement dans fa multitude des nations celles à qui le bonheur, le vrat bonheur, sourit.Les unes, privée: encore de toute civilisation, ecroupissent ignorées dans l'ornière du vice et les ombres de ln barbarie.D'autres, mises en contact avec les peuples d'Occilent, éinergent à crand\u2019poine de l'océan ténaéhreux où elles étaieut plongées.Tei cest Ja terreur, le despotisme brutal, IA les révolutions, le trouble et Vanarchie.Me toutes parts, on gémit sous le pesant fardeau d'armements redou tables, et les brillantes richesses dont d'étalage fait en ce moueut Vadmieation du monde ne peuvent voiler aux regards, des signes trop manifestes de décadence et de ruine.On s'inquiète, on F'agite : PEnrope est sur un volcan.Quoi donc?ne se Lrouve-b-il pas sur toute là face du globe un seul pays, un seul peaple, quelques petit soit il, qui se puisse dire henreux, dont la conscienen droite ob sercine porte sans troubler ses espérances et sn fortune $ Oui, M.F., il en est un, Dieu merci, Îl est tn peuple, jeune «+ modeste sans doute, mais que le Ciel bérit, que le Tout-Puissant protège, qui est fier du passé, satisfait du présent, confiant dans l'avenir, qui goûte avec ivresse.les bienfaits de lu vie sociale, et ce.peuple, tout le dit, tout le proclame en ce jour, c'est vous, c'est nous, c'est le peuple Cunadien-français.Nous sommes un peuple heureux ?tel est le cri qui s'échappe spontanément de mes lèvres.Ce bouheur, il juillit, il éclate, il rayonne daus l\u2019imposante majesté de cette démonstration.Vous le portez sur vos fronts, dana le reflet de vos âmes, dans les plis de vus Lunnictes, dans | univu générale ei sympathiquo de vos cœurs.Ii s'accroit singulièrement do lox- trême plaisiv quo vous fait éprouver Ia présence au milieu de nous de tous ces délégués, de ces hôtes ohévis, do ces unis ot de ces frères (2) uccourus de si loin et qui gardent si fièrement leurs titres de Canadiens, de Français et de catholiques.Réunis ce soir en cette picuse enceinte pour répondre à la belle penséo u'\u2019ont eue les directeurs de la Société t-Jean Baptiste d'ouvrir par un Salut ce triduum national, vous prouvez en même temps votre foi religieuse et d'esprit éclairé do votre patriotisme.Vous venez uno fois de plus, dans le temple de Celui dont la main souve- \u201crainé dispose 4 son gré des nations, sceller à jamais par un te fécond l\u2019indissoluble alliance de la religion et de la patrie.L\u2019idéo est grande, tion est divine.Demain, vous assisterez à l\u2019inauguration solennelle d\u2019un de ces manu- M.F, l'inspira- ments qui ont pour mission de redire à tous les âges futurs la gloire touchante des héros.Vous verres, a Arche- .0) Sco Eminence le Cagdinal Taschereau, \u2014(8)-Ferland, tome 1 1.2.chap.& inifrence de Pélémant vel Iovie needle l'endroit même qui fut commo le Ler ccau de notre race, en présenze de nos chefs, de nos plus hautes autorités civiles et religieuses, vous verrez, dis-ju, s\u2019écrire sur le granit, sur des tables de bronze le protocole iuimoitel du traité conclus il y a trois siècles, entre Dieu ct uous.Ce que je veux aujourd'hui, c'est Que nos cœurs émus ÉVoquent ces souvenirs pour.en saisir le sens cLen bien péuétrer.lus larges ensviguements.Notre pays est heureux, plus lieu.reux que les grandes puissances qui se disputent l'empire du monde, Quel est donc le sucret de son Lonheur ot de sa force $ Quello n été la source, le fondement ct la cnuso do sn félicité ?\u2014 Jo dis, ot votre foi contirinera cette réponse, que l'Eglise catholique, dont nous sommes les fils a été la cause première, prifrcipale, le facteur esseu- tic] de notre grandeur nationale.Comment peindre leur chnrité, leur zMle et leur dévousment dans cers guerres sanglantes, qui tant de fois wide en tv al l'Uxtottauu x vit aa ue Le colonie ! S'agissait-il de négocier Lu paix avec los bus sauviges, Ta Cruix AU MisflonnIe, depute aupres d'elle, en était le symbole Pallat-il, au contraire, prendre les armes contre ct ennendt féroce et cvuel, Ce taux genoux des ministres de Dis que le pauvre colon demandait, en partant, la vertu dus combats et le trupliéo de la victoire.Nuivans, M.17) de peaple cauation pendant cette période si troublée, si mouventeutés de lan darrination fron- çaise : voyons-]e aux prises tantob ane los fils d'Albion, tantôl avec les fiers enfants des bois : toujours la religion, toujours la foi et Vidglise apparaissent près de Jui comme son meilleur appui et le soutien de son courage.Ou ne git lire sans une poignante érrotion ces pages dranr Liques où l'histoire, mettant sous nas yeux, parallelement aux luttes des derniers temps du régime tings, les nautes épiscopaux émanant alors du ac.Yom .Pot : 1 A e i.a 4\" 3 7 * a Co .\u2019 liens sacrés unissaient dans un mime sentitsen* los pasteurs et le troupeau.Cm diraît un seul cœur battant cons deux poitrines amies, Chaque victoire retentit dong Pâme de ture Evêéaces cotame un écho triomphant : chaque | res eb des gris do doulear, (Crâce à Dieu, cette action du clergé sur Je ponpde, cette satutiire frie us one fa dus Co leo ved od n\u2019a point cessé nvec les zuortes et les besoins printitifs.Aujoudtui conne alors, l'igglise est l'espoir du puuvic, l'amie de l'ouvrier et limseparoble compagne du colon.Personne n'a oublis avce quelle Sneigie elle protestait jadis contre les cmpiètements dun pouvou tytannique, deuiut ses tendances et ses pia ctidans, juignait sa voix à vede de teut le ÿeple pour détourner de notre nae Lonsiité ce qu'ede censtlérut (1) comme un grave ef supreme danger, Coletta ont pores too Nala le fonntiome n'est ius, ou cl er ve quelque testes de vie, he sut CA ji rant diss ane sop re ct a agonie.An-si avec quel bonieue VES glive du Canada contemple ansinte.nant les rapides progres qai vont ste vo aphoant par Lu tusin de ces en fants.Elle se réjouit, M, 1, de vos nobles succès, applaudit à ves catie prises.À vas légitunes elluits : elle Fuvorise vos ggravncles œuvres, le mouvement agricole, la colonisation, elle ouvre des parcisse 3, des cnntes, des diocèses, Ta ne ces d'appeler sur vous ct sur tous vos travaux les Lénédictions du Scignour.Car, vous la ahve, .govmee Toogrdn de Big coo qui fasse prasperer br nations, 1 à vs rates ce ., .Quodus duoiile see tio nea Lng fiscent ' 1I Cependant, hdtnnz-uons de le dire, le progris inatériel, quelque enviable qu'il soit, n'est pas lui-mième qu'un élément bien médiocre dans le hon heur des peuples.C'est moins par In force des bras et des machines que par l'intelligence qu'une nation d'éli- ve loin du niveau vulgaire où rau- pent les races inférieures, Rien n'égale, en ce monde, la souveraineté de l'idée.Image du Verbe Créateur, vorbe elle-même de l'esprit humain, elle fait eb défait les trônes, organise les empires, les soumet, les gouveune.C'est UN suid QUE Layonne, un pouvoir qui agit, uno influence qui commande.Quau ve soleil luit sur une nation, quand les sciences et les lettres, dignes de la vérité qu'elles sont chargées de répondre, en fout pénétrer [a lumière dans toutes les couches soeinles, on peut affirmer sans crainte que cette nation grandit et qu\u2019elle eat près d\u2019atteindre aux plus hauts sommets de la civilisation véritable.Et! bien, je le demands, n'est-co pas l\u2019Eglise catholique, qui, par la voix do ses prêtres, de ses missionnaires et de ses apôtres, a, In première, fait briller sur ce sol d\u2019Amérique, en mime tempa que Ja foi, le glorieux flauibeau des lettres humaines $ n'est-ce pas à alle que nous devons cet amour de ln science, ce culte de ln vérité, cette religion de la pensée dont nos pèrés, dus ont légué l\u2019héri-_ tage, et qui n\u2019est pas, disons-le, un des moindres doymux de notro couron- ,no nationale En jetantun coup d'œil sur Jes premiers temps de la colonie, alors que de rares familles en formaient tout l'espoir, on est heureux de constater que, grâge.à l\u2019initiative de zèlés (1) L'union Haut ot gu tée des Provinces du cn.à religieux et de femmes sublimes, non sculement l'instruction primaire était donnée aux enfants, mais quo les sciences elles-mêmes fleyrissaient déjà sur ces plages nouvellcs.Dès cetle époque, on effet, dans le enllhge fondé pur les RR.PP.Jésuites et qui fut d'un si grand secours À la cause do l'éducation, on rapporte que des thèses sur la philosophie ot la physique furent soutenues avec succès cn présence des nutoritds civile et militaire.Ainsi l'Eglise, en nhordant ces rivages, s'empressait d'allumer nu ewur de notre race ce feu pur et sucré, cette tlaimime divine dont l'éclat grandissant nous a révélé le chemin des hautes destinées et des pacitiques conquêtes.Ah ! de quels bien faits les générations actuelles ne sont elles pas redevables dees antiques inaisous, à ces vénéralles instituts qui, pendant si longtemps, soit par eux-mêmes, soit par des éco- des qu\u2019ils soutennient de leurs deniers, disons mieux, de leurs sacrifices, ont yor \u2018 \u2019 i # * + auch 1h 6 000 C0 40 + DS .\u201c v .elisses populaires, tid maintenu le fil de eus traditions d'honneur qui au- Justa Litbuess DULL Bisa l JUIL Gy note orgueil.Suns doute, en ce dernier siècle, les gouvernements civils, justement soucieux des progrès de l'éducation et de la gloire intellectuelle de notre chère patrie, ont beaucoup fnit pour vente en aide à linsutiisance des pa- vents Mais qui pourrut nier que dans ce vaste mnouvement lu part la plus large otf te plus fiaportante ap partienne à l'Eglise?Qui poureut mdeonnaitee Les inancases 2urstces que le catholicisme, protecteur né des arts, des sciences et des lettres, vend chaque jour au pays et à la jeunesse ennadienne.Ta religion, MF, aime le bien des des: puissance spirituelle, cle veut tout ce qui cieve, tout ve qui épure, tout ce qui ennoblit.la Jumitre « pour elie d'icrcsistitles at tinits, parceque religion et lumière et fin 2 Te CN - Chev 0 aap er rez les mundements de _nos Evéques, les actes de nos Conciles, voyez ce que décrétent ces voix autorisées sur l'instruction puituaire, Vimportance des ébudes, des notions philosophiques sur l'enseignement supérieur, sn né cette Province les raisons d'educr tion où ls religion préside, où eile pattes ot agit, où ede chavigue «t di- rive, nomibntez, considérez (ous es connés, hommes lat, hommes de science, citoyens éiairés, dont les Unis dorment cu paix dats da pons \u201cuse QU tombead, tes autres luahient au soumnet de toutis les classes s0- ciales, et dites of co nest poux des té vres de Prise que descend
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