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Titre :
La Justice
Fondé à la suite de l'exécution de Louis Riel, La Justice représente les conservateurs nationaux de Québec.
Éditeur :
  • Québec :[s.n.],1886-
Contenu spécifique :
jeudi 24 septembre 1891
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
autre
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La Justice, 1891-09-24, Collections de BAnQ.

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[" Re EDITION QUOTIDIENNE CÉRix-DE LasonNement 775 EDITION QUOTIDIESN| | .en ~ REN Tet snap _._- nani.sine > 8500 |.Hoit mois.; 209 A.Ris mois.155 \u201c Quatre mois.&.e.\u2026\u2026esossessiscancsrcecsee ao EDITION HEBBONADAIBE Un an, av comptant, d'avance.coccviesseseorae 098 109 «DIU ET MON DIROILIE.*»\u201d I Tr Tl REMISES JUN 0 0 Sd A TAS AA Sl BOA 0 5% OM ECS SD Reise RTS ENST a i TARIF DES ANNONCES Proinit en: de cnrs Avis drauss ~ \"+0.ss.thet jag.; ce SO re, Mrathage at loses een fc.00 co.OR wot Le V3 151255 sil: Va ites soront In ged praraun origin Jamal ids mide Ve nplot =e went dels new prior cup, LR WG VA ELA HE \u2014A.110 1e amie Par ear, toreciitser, vibe, te eons dra ates: oe Gi, Barra sade L,4 SUSICL, 138 CUE CLL or ew, UD 1 Justin ward bw area chet CI Lu anni Postion.RST Cl JUIN Ath, BELLEAU & Cie, administrateurs eats Révélations étonnantes mais intéressantes Efforts coupables gb injustes pour empêcher la vérité d'arriv r au public OSHTI0N ATEIQEABLE PRISE PAR LR 6IU- Vi KNUMEXT MERCIER Efforts inutiles du licutenant-souverneir pour soitir de Ja fausse position dans lasucile il s\u2019est placé TRIONPIHEDE LOGIQUE DES MINISTRES Freuves evidentes \u20ac nombreuses «de 1a conspiration ousdle à GltAWA «1 exes tee \"u Speacer-Wood pour chasser 5b Mercier du pouvoir Les documents que nous publions ci- dessous sunt trop importants, nous di- rous même sonttrop imputicmment a- tendus du public puur qu'on ne nous pardonno pus de leur avoir cédé presque tout l'espace do ce numéro du notre journal, Dans les temps difficiles que nous traversons, il est bun que Je peuple suit renseigné, ne soit pas flaissé à ls merci des journaux bleus et qu'on\u2019 lui mette sous les youx les Accuments viliciels qui témoignent franchomont de la situation et qui serviront a l\u2019histoire, L'Electevy de ce matin fait précédor ses pièces do l\u2019article suivant : Nous cansacrons co matin plusiours pages do notre journal i ln reproduction Intégrale do touto la correspondance échangéo entro Son Honneur le lieute- nant-gouverneur et M.Mercier, durant la crise qui viont de s6 terminer, Nous donnons le tout afin que le public honnôte jugo avec connaissance do cause, les efforts incroyables faits en haut lieu contre M.Mercior.Co!to correspondance sera lue avec \u2018Intérat, mais produira une bien triste et regrottablo impression, Nous no ferons que peu de commentaires aujourd'hui ; nous lnisscrons la correspondance parler par elle-même, Îl ressort de tous ces ducuments cv qui suit : .£a réponse do M.Mercier n été Teque par Son Honneur de bonne heuro le 15 septombre ; Le mémoire do Son Honneur a été mis devant le Sénat le 16, et conséquemment, pouvait être accompagné de la répunso du premier-ministre ; Cette réponse a été supprimée avec inten'ion, malice et préméditation, duns Je but de préjuger l'opinion publi.ue ; 4 La chose se comprend : In réponse de M.Mercier était victurieuse, et il importait aux conspirateurs du la suus- traite ; Les lettres do Son Honneur son violentes, cassantes et provocatrices : elles étaient écrites dans le but de blesser lo premier ministre ot de le forcer à résigner ; Les lettres do M, Mercier sont calmes, polies, eourtoises et logiques ; Plus Son Honneur provogue son premier iminiatre, plus celui-ci reste calme et froid ; M.Angers intervertit les rôles, avise sca ministres ot cherche à leur im- Poser sa volonté autocratique ; .; M.Mercier vent en vain faire comprendre nu chef de l'exécutif que c\u2019est àlui à aviser et non pas à lui d'être avisé ; M.Angers foule aux picds lu théorie du gouvernement responsable ot méprise tous les précédents ; M.Mercier cite des autorités et des précédonts d\u2019une forco incontestable, en faveur de sa position et contre celle de Son Honneur ; mais-tout cst inutile : le gouverneur persiste À rester dans lillégalité et à fuiro l\u2019autocrato ; Pour éviter une criso dont l'effab aurait amené une agitation dangereuse el des élections générales, M.Mercier cède et subit,avec regret, maie,disons-le, aveo.un patriotismo intelligent, In volonté autocratique d'un officier fédéral, qui veut sauver ses chefs d'Uttawa,, en chassaut les ministres nationaux de Québec appuyés par uno écrasante majorité, aux élections do 1890, ot pa log chambres depuis ; Lo pays devra se réjouir du triomphe de ceux qui lo gouvernent ; La lecture do ces documents ne man- Quers pas de créor partout,chsz ceux qui ont à cœur lo régimo constitutionnel, un profond eontiment de malaise ; il n'y fura qu\u2019une voix, ct cette voix dira ; M.Angers, obéiasant à des ordres supé- ricurs, n violé ln constitution, ct M.Morcier, obéissant à la voix du devoir, a sauvé la constitution ; M.Angers n'u plus que deux choses i fairo : résigner, où convoquer ln Tégislaturo immédiatement pour por- mettro aux députés du peuple de le prier du se démottre ; .fon utilité \u2018a cessé; il n'est plus un gouverneur constitutionnel qui content & so fairo aviser par les ministres Qui ont In confianco do la Légisiaturo do à province ; il n\u2019ost plus qu'un- instrument aveugle et sorvi le ontre les maiñs des ministres d'Ottaws qui n'ont pas-la cunfiuneo do la majorité des députés fédéraux do la provinco de Québec ; C'est | noue regrettous do le dire, mais tous les gens sonsés lo diront aveo nous, c'est là l'enseignement qui sort do toute cetto correspondance ; c'est uno triste logon ; c\u2019est uno tristo Page pour notre histoire ; mais c'est lo résultat de l\u2019illégalité dans laquelle, do Propos délibéré, un gouverneur cn- nadieu-français à cru dovoir entrer ; Angers a fait pis qu\u2019un gou- Serneur anglais ; ila été plus loin que olborne, dans los plus mauvais jours do notre histoire, Nous invitons lo pouplo à rester cal- Me, mais à juger sévèroment : le calmo, vaut les circonstances, * c'ost son de- Ia sévérité du jugement est son qu'il resto dans les limites du de- Mais qu'il exerce son droit avec justice et sévérité.CLE Lo pouple cst grand quandiil est calme, > Lo pouplo eat fort quand il ost justo.il cst-calmo ct juste, il peut ofr sé- vireo sans danger, : - Qu'il soit sévère, paisquo les nutocra- tes d'Ottawa l'ont:voulii.Co Qu'il sauvo In constitution, défenda es droits, \u201cprotège son autonomie, À vncontre des tyrnns, potits\" ot jfrands, Que cos tyrans règrient à Ottawa où à Soencer Wood 7 BUREAUX : 111 Côte Lamontagna, Basse«Ville, Québes.GORRESPONDANGE ET DOCUMENTS EGHANCES ENTRE LE LIEUTENANT- GOUVERNEUR ET L'HONORABLE M.MERCIER Pièces d\u2019une importance capitale que tous les citoyens de la province doivent lire et étudier avec soin Défense de nos droits constitutionnels par l'honorable premier ministre (De notre correspondant particulier) Ottawa, 23 septembre, Toute la correspondance échangée entre le lieutenant-gouver- neur Angers et l'honorable M, Mercier a été déposée sur la table du Sénat cet après-midi.Je vous la transmets textuellement : HOTEL DU GOUVERNEMENT Québec, 7 septembre 1891, À l\u2019Honorable Monsieur Hosor# Mercier, Premier Ministre de la Province de Qudébee, Québec, Monsieur le Premier Ministre, Le statut de Québec, 54 Vict,, chap.88, légifère qu\u2019il sera loisible au Licutenant-Gouverneur en Conseil, pour aider à In construction des chemins de fer qui y sont énumérés, d'accorder certaines subventions, ct spécialement (paragraphe J), pour aider à compléter et équiper le chemin de fer de la Baie des Chaleurs, dans toute sn longueur, pour la partie non commencée et celle non terminée, environ 80 milles, à aller à, ou près du bassin de Gaspé, d'accorder 10,000 acres de terre par mille, n'excédant pas en tout 800,000 acres, a toutes personnes ou compagnies, qui établiront qu\u2019elles sont en état de faire les dits travaux, de fournir le matériel roulant pour toute la voie et de Ja maintenir en bon état, à condition que la balance des dettes privilégiées dues par la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs soit payée, le tout & la satisfaction du Licutenant-Gou- verneur en Conseil.Lorsque cette législation était soumise à la considération de la législature, vous avez prononcé un discours dont l'ELECTEUR à donné un rapport le 29 décembre 1890, et dont j'extrais le passage suivant : « Nous avions, messieurs, à l'extrémité est du pays un chemin de fer pour lequel la province de Québec a déjà fait des sacrifices énormes, le chemin de la Baie des Chaleurs.Je ne céderui pas à li tentation de dire ce que je pense de ceux qui ont reçu de l'argent de la Province et du Dominion pour faire ce chemin et qui ne l'ont pns fait.Dans des matières de cette importance, les récriminations sont non seulement inutiles, mais elles deviennent dangereuses, et je n\u2019a vancerai pas la cause de la prospérité publique en frisant des récriminations dans le moment.Mais le fait est 13, tout le monde peut en juger.Par conséquent, je n\u2019ai pas besoin de passer jugement sous ce rapport.Tout ce que je dirai, c'est que ce chemin a reçu un subside de 10,000 acres de terres pour 1£0 milles,ce qui faisait 1,800,000 acres de terre : a 33 cents pour la première moitié, voyez ln somme énorme d'argent que cela donnait.Le gouvernement fédéral, de son côté, a accordé un subside de 83,200 par mille, et pour comble de malheur, les deux gouvernements ont consenti à replier les subsides de la seconde partie du chemin sur la première partie.Quand nous avons eu le rapport que là première partie était faite, nous avons payé, comme lo gouvernement fédéral, Lous les subsides.De sorte que l\u2019autre moitié est maintenant complètement à découvert.Non seulement cela, mais le chemin n'ayant pas été exploité, ni utilisé depuis deux ans, les travaux sont dans un état désespéré, les \u201c\u201c culverts \u201d sont menacées de s\u2019en aller, les \u201c ties \u201d ont quelquefois été enlevées par les eaux.Le terrassement cst beaucoup moins bon qu\u2019il ne l\u2019était, on le comprend.De sorte qu\u2019il faudra encore dépenser des sommes considérables pour mettre en bon état la partie du chemin sur laquelle le repliage a été fait, c\u2019est-à-dire sur laquelle un double paiement de subsides a été fait.Nous sommes décidés de faire un nouveau sacrifice.1l reste encore quelques milliers de pins- tres dues aux ouvriers ct aux cultivateurs qui n\u2019ont pas pu être payés, malgré la générosité de l\u2019Assemblée Législative à In dernière session, comme vous lo verrez parles états qui ont été mis l\u2019autre jour devant la Chambre.Nous n'avons pas pu tout payer, soit parce que nous n\u2019avions pas assez d'argent, et c'est la raison principale, soit parce que la preuve des réclamations est arrivée trop tard.Nous vous demandons un subside de 800,000 acres do terre pour finir ce chemin, en sus des $50,000 pour construire le pont sur la rivière Cascapédia.Nour espérons faire un marché avantageux avec des personnes riches, ou des compagnies puissantes.Fasse le ciel que nos espérances, cette fois, se rénlisent ot que nons ne soyions pns trompés de nouveau ! Mais, à tout événement.nous allons redoubler de précautions, nous allons agir avec plus de prudence que jamais, et nous allons essayer de terminer ce chemin de fer jusqu\u2019au bassin do Gaspé, afin d'atteindre la navigation de l\u2019Atlantique.\u201d Vous avez nussi dit, d\u2019après L\u2019ELECTEUR du 21 novembre 1890, dans un discours prononcé sur la motion faite par M.A.F.Carrier, M.P.P., pour demander Ja production de papiers relatifs au chemin de fer de la Baio des Chaleurs, ce qui suit : \u201c Tout le monde se rappelle l'accord touchant qui a cu lieu à la dernière session, lorsque, unanimement, lu Chambre autorisa le gouvernement à payer une somme do $20,000 à ces pauvres ouvriers qui n\u2019avaient pas été payés sur le chemin de fer.Je voudrais que chacun des membres eût le temps de lire ce triste roman qui va être mis devant ln Chambre.On y verrait le récit des choses les plus la- mentsbles.De pauvres journaliers n\u2019ayant que leur travail pour vivre, au mois de mars dernier, n'avaient pas encorc reçu leur salaire des dix derniers mois, la seule chose sur laquelle ils pouvaient \u2018compter pour vivro et nowrrir leur famille.Cet argent qui avait été payé par la Province, comptant qu\u2019il servirait à payer ses dettes légitimes, privilégiées, avait été dans le gousset des spéculatours.Plus que cela : les cultivateurs sur les terres desquels passait le chemin n'avaient pas été payés, ct ils avaient beau demander ce qui leur était dû, on lcur répondait en les mettant à la porte des bureaux do Ja Compagnie.Et je me rappelle un cas particulier.Un pauvre pêcheur qui n'avait qu'un emplacement pris presqu\u2019entièrement par la voie ferrée, sc trouvant dans l'impossibilité d\u2019oxploiter le petit morceau de torre qui lui restait, vint me trouver ct me dit : * Voici \u2018 ma position : J\u2019avais un petit terrain sur lequel je récoltais les \u201c produits nécessnires, sous formo de pommes de terre, ete.En \u201c\u2018 outre, je gagnais mn vie à In pêche.Le choyrin de fer m'a pris une \u201cpartie de mon terrain.Je ne poux plus cultiver lo reste, et on ne \u201c m\u2019a pas donné un sou.\u201d .Je lis venir Pagent spécinl de ln Compagnie\u2014je vous parle de 1585, époque où je passai quelque temps daus cette partie du pays\u2014; dgluiz demandai pourquoi il n'avait pas payé.\\ Il me dit : \u201cJo wai Phs payé, parco\u201c.que lu Compagnie ne m'a pas donné d'avgent.bé MPLET A eA AA Rédacleur en chef : ERNEST CHOUINARD «\u2014 Alors, pourquoi avez-vous pris possession du terrain sans offrir \u201c Pargent t\u2014C'est parce que lu Compagnie ma promis d'envoyer * argent do suite et de payer le montant convenu.\u2014 Vous avez donc \u201c fnit des réclamations *\u2014Mais oui, au moins trois fuis par mois sé j'écris et on ne mp répond même pas ; je suis dans l'impossibilité \u201cde payer i ce brave homme une dette que nous reconnaisgons \u201c comme parfaitement due, ct pour une bonne raison, c'est parce que \u201c ceux qui sont à la tête de la Compagnie c'aceupent de toucher ure \u201c gent et do ne jamais en rendre.Voila la position.\u201d \u201cQue de eas comme celuilà ! Prenez les pauvres travailleurs qui, pendant l'hiver, ont été faire des dormants, co quo Yon appelle des \u2018 ties, \u201d Ils ont travaillé tout lhiver ; ils les ont descendus dans les rivières, avec toute ln misère possible.Ils les ont livrés à ln Compagnie, et jusqu\u2019au dernier moment, lorsque nous sommes interv-nus, les trois quarts et demi de ces gens n\u2019avaient pus été payés, Ils out donné leur bois, leur temps, ils avaient passé lhiver dans les chantiers afin de gagner un peu d'argent ct contribué pur leur travail à la construclion de ce chemin ; on avait employé leur Lois et on ne les payait pas : on les laissait duns lu misère.# Allez demander aux pauvres gens qui ont nourri pendant des mois les ouvriers qui travaillaient sur le chemin et qui leur fournissaient lès provisions nécesstires ; allez demander aux pauvres marchands sur la côte, auxquels on demandait toutes les provisions pour des hommes, on vous dira toujours la même histoire : \u2018\u201c Nous n'avons pas été payés.\u201d Et à l'heure qu\u2019il est, malgré que nous ayions payé plus de 550,700, et 828,000 qui restait de l'argent dia à l\u2019autre compagnie, et 520,000 que la Chambre nous à autorisés à payer, il reste encore une cinquantaine de mille piastres dues de dettes privi- légices.\u2019 On vous l'a expliqué.11 y a 60 milles de chemin sur 100 de construits en partie ; 40 à partir de Cascapédine au Bassin de Gaspé, où il n\u2019y « pas un pouce de chemin de construit.De la Cascapédiac, en remontant, vous avez près de 60 milles de chemin en partie construit, mais il n\u2019y a pas de ponts.Quand vous arrivez à la grande rivière Cascapédiae, rivitre superbe, vous avez besoin d\u2019un pont qui coûtera plus de 150,000.11 n\u2019y a rien de fait non plus ln À certaines saisons de l'année, le printemps et l'automne, il y a impossibilité physique de traverser.Et cependant, c'est lu grande artère de communication de lu Gaspésie.Tous ceux qui veulent remonter ct aller prendre les chars à Campbellton, doivent passer par là.Je dis à ceux qui me font l\u2019honneur de m\u2019écoutor, je dis aux membres de ln Législnture de ce pays, qui ont de l'intelligence et qui doivent avoir un cœur : \u201c Vous avez là une population qui compte sur vous\u201d.Lorsque vous demandiez à la Législature le pouvoir d'annuler les chartes des compagnies du chemins de fer qui ne remplissent pus leurs obligations vis-à-vis de lu Province, vous avez, d'après L'ELEC- TEUR du 27 décembre 1890, prononcé les paroles suivantes : \u201c Quel est ce pouvoir qu\u2019on demande ?Tout le monde sait que la Chambte à voté depuis quelques années des crédits considérables à certaines compagnies de chemins de fer.Ces compagnies ont été incorporées d\u2019une façon plus ou moins légère ; elles ont reçu l'argent des subsides, elles sont en banqueroute.Nous ne pouvons pas nous en débarrasser, TI n'y a aucune procédure qui nous permette à nous, de l'Exécutif, de dlive à ces compagnies qui sont en banqueroute où qui ne procèdent pas : \u201c Allez-vous en ! nous voulons lu constrne- tion des chemins de fer que Ia Province a décidé de construire.?11 n\u2019y a aucun remède.Ce sont des obstacles infranchissables, des hor- nes qui sont jetées au coin de la route, ct vous n'êtes pas capables de les enlever.\u201c Allez-vous arréter tout le progrès d\u2019une province ou d'une partie de la province, parce qu\u2019il y à des individus qui ont formé des compagnies, qui ont pris Pargent de Ja Législature, qui ne font plus rien, qui ne remuent pas ?Ce n\u2019est pas là l'intention de la Législature.La Législature veut que, quand une compagnie no procèe pas ä la construction d\u2019un chemin de fer, elle s\u2019écarte ; el si elle ne s'écarte pas, il faut qu\u2019il y ait un moyen quelconque de l'écarter ; nous ne pouvons pas arrêter le progrès de tout un pays, parce quo certains individus jugent à propos de spéculer avec l'argent du peuple.\u201c Qu'arrive-t-il à l\u2019heure qu\u2019il est ?Prenez le chemin de fer de la Baie des Chaleurs.\u201c Cette compagnie a demandé de replier ses subsides.On lui avait accordé un subside de 10,000 ncres par mille pour 180 milles, ce qui fait 1,800,000 acres.Le gouvernement fédéral lui avait nc- cordé 53,200 par mille pour 150 milles.Les deux gouvernements ont replié les subsides.Voilà lu compagnie qui, après avoir reçu tous les subsides destinés au chemin de fer dans l'intention des nuto- rités, arrête tout le progrès de ce pays-là, refuse de payer les dettes légitimes, refuse de payer les terres sur lesquelles passe le chemin, de payer les traverses qui ont été faites l'hiver dernier par les pauvres cultivateurs, de payer les provisions achetées dans les inagasins.Cette compagnie est 13, et quand nous disons à d\u2019autres personnes : \u201c* Allez done et tâchez d'acheter les droits des actionnaires actuels afin de procéder, \u201d les actionnaires demandent des prix exorbitants, Us ne veulent rien faire, excepté faire de l'argent nux dépens du publie.Nous demandons d\u2019avoir le pouvoir d'annuler ectte charte dans l'intérêt publie.Si nous oblenons ce pouvoir, que va-l-il arriver ?Tes actionnaires vont vendre leurs droits à des prix raisonnables, et d'autres personnes pourront constréire le chemin.\u2018 Prénez d\u2019autres cas.Vous avez la compagnie du chemin de fer de Montréal et Sorel, à laquelle nous avons donné 3112,000 pour payer certaines réclamations et finir le chemin, Les réclamations ont été payées, mnis la compagnie a refusé de terminer le chemin, et depuis ce temps-là, la compagnie non-seulement refuse de nous obcir, mais ne répond même pas aux lettres que nous lui écrivons.Croyezvous que cela est juste ?Pourquoi ne pas annuler cotte charte ct ne pas permettre à des gens responsables de terminer ce chemin qui va onner un débouché à ces populations riches des comtés de Verchères et Chambly ?L'intérêt public l'exige, mais l\u2019intérêt privé s\u2019y objecte.Je pourrais citer d\u2019autres cas, mais je me contente des deux qui me paraissent les plus exorbitants.\u201d Je trouve aussi dans le 116me journal L\u2019ELECTEUR, à Ia date du 21 mars 1890, dans un rapport de remarques faites devant l\u2019Assemblée législative au sujet de certaines résolutions relatives au chemin de fer de In Baie des Chaleurs, ce qui suit : \u201c M.Martin se plaint que certaines réclamations sur le chemin de fer de la Brie des Chaleurs n\u2019ont pas été payées ; M.Mercier lui répond comme suit : \u201cIl n\u2019y à pas une plainte plus injuste que celle-là.Nous n'avons eu que des remerciements jusqu'ici.Nous ne payons que les créances privilégiées: Nous ne payons pns les créances des contracteurs.Nous payons les créances privilégiées, c'est-à-dire des cultivateurs quand ils prouvent leurs réclamations, et si elles sont acceptées; nous ne payons pas si elles sont on procès.11 y a des cultivateurs dont le terrain a été pris par le chemin defor qu'on ne peut pus payer, parcequ\u2019ils sont en procès ou que les arbitrages ne sont pas faits.Nous avons payé les cultivateurs qui ont les © ties.\u201d Quand les montants sont admis par les contracteurs, nous payons.Nous considérons cela comme une réclamation privilégiée.Les ouvriers qui ont travaillé au chemin de fer, nous les payons du moment que leur réclamation est approuvée par le contracteur.\u201d Par un dossier du département des Travaux publies et Chemins de fer, je constate qu\u2019en avril 1891, le gouvernement s'occupait de mettre à exécution In loi accordant 800,000 acres de terre à la Compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs par l\u2019Acte cité plus haut ; j'y trouve un télégramme de l'honorable M.Robidoux, Procureur-Général, à l'honorable M.Garneau, en date du 17 avril 1891, daté de Montréal, et ninsi conçu : \u2018* L'honorable Picrre Garneau, Commissaire des Travaux Publics, Québoc.Je crains d'être retenu ici par la maladie plus longtemps que je ne le croynis, vous pouvez procédez aux affaires en mon absence Je ratitio à l'avance tout ce que vous ferez dans l\u2019affaire de Ja Baie des Chaleurs.Langelier vous dira exactement ce qui a été résolu nvant le départ de M.Mercier.On me dit que tout délai dans cette allnire pourrait étre nuisible aux intérêts de l\u2019entreprise et dela province, (Signé) J, E.Ronipoux.\u201d Le même jour, M.A.M.Thom faisait au gouvernement la proposition qui est incorporée dans l\u2019ordro en conseil No.237.Entre le 21 et le 23 avril 1891, l\u2019honorable M.Garneau, commissaire des Travaux publics et Chemins de fer, vint ma trouver pour conférer avec moi au sujet de li proposition faite par M.A.M.+ x co ATM rt SPAM 0 DUAL 0 USE BEALL ICA Bs Thows et eoux quil copr-tentait pour ln réorganisation de 14 compu- guie du chain de fer dela Bade des Clhiadours, de In conversion en argent du caluide de SONVOU actes de terres, à raison de 33 cents du n°, formant SISUOCD,0N, du paîeueut du subside de 200,000.00, pour la construction d'un pont sur La grande rivière Cas liae, du paiement des dettes qui, d'après Le loi et les citations plis haut, devait.êtee pour protescr les jourantiers et fournisseurs de j vovisions contre les entrepreneurs de ce chemin, et pour régler les droits dé passage, evi ser Le nomination Jun evianis-aire pour clivetuer les paiements.de recoumandai à Phonoratde M Cuancau d'agir avec leaucoup de prudence ct de circonspection cn cette alliive ; Je lui rappelai que ln construction de ce chemin de fer avait déjit causé beaucoup d'em- Larras dans le comté de Bonaventure, et je le prie de voir à ve que tout fût fait conforménest à la loi, et sur le rapport du procureur- général.The dit qu'il avait te rapport de Thonoratde M Charles Lanselier, mais je lui tis vemarquer que ce n'était pas LA le rapport de l'oilicier préposé ; ab ine dit qu'il allait communiquer avec l'honorable M.Mobidoux, malade à es troment, puis l'houvrable M.Gars neau prit congé, Le 2%, l'honorable M.Garneau vint de nouveau conférer ave noi sur cette aflnive, n'inforniant que le comité de l'exéeutif avait iuloplé un tupport au sujet de la compagnie du chemin de fer de ln Baie des Chaleurs, et un autre nonnmant Un commissaire pour faire les paiements que la loi autorisuit, de lui renouvelai mes recomuan- dations d'agir avec prudence et cireonspection ; il n'inforiun que lo procureur-général lui faisait rapport que tout était conforme à lu loi, mais qu\u2019étant malade il avait besoin de quelques jours pour mettre au net son rapport derit ; et il to\u2018assura que lui, honorable M.Garneau, verrait à ce que des instructions spéciales soient données nu commissaire, Le 23, après cette entrevue, je donnai ma sanction À ces deux rapports du comité de l'exéeudit, qui devinrent les ordres en conseil qui suivent : (Nous suppiîmu mis ici l'ordie en conseil No 237 ct la lettre de M.M.Thom, parce qu les deux se trouvent plus loin, dans la répouse du premier ministre.) Je constate que confonnément aux recommandations fuiles par moi à l'honorable M.Garneau, ce dernier donna le 31 avril 1831 au commissaire nonnné les instructions qui suivent : + L, E, No 1356, L.R.No 635, Département des Travaux Publics, Québee, 24 avril 1801.J.Langelier, éer., sous-régistrairo de la province, Québee.Monsieur, comme vous avez été nommé commissaire spécial par ordre en conseil No.238, en date du 23 couvrant, pour payer les réclamations contre la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, conformément aux dispositions de l\u2019ordre en conseil No 270, adopté le 23 de ce mois, je crois devoir vous autoriser à faire de suite l'examen et Ja vérification de ces réclamations en souffrance, et d'établir lesquelles doivent être considérées comme dettes privilégiées et légitimement dues par In Compagnie, où les entrepreneurs ou sous-entrepreneurs, du chemin de fer de In Baie des Chaleurs, ou sur les sections de ce chemin s'étendant entre Pextrémité du 20e mille ct celle du 906 mille, au-delà de ln petite rivière Cascapédia, dans la direction de Paspébine, suivant les prescriptions et conditions mentionnées dans le dit ordre en conseil No 237 ; el lorsque vous serez en mesure de we soumettre des états détaillés, avec pièces à l'appui, des réclas ni tie: privilégiées, contestées où non, dont le paiemeut pourra être fait par vous en conformité du dit ordre en conseil No 237, ct de Pacte y mentionné 54 Viet, chap.88, clause Jere, paragraphe j, Je ferai mettre à votre disposition, au fur et à mesure que vous en aurez besoin, les montants requis pour cHectuer le paiement des réclamations privilégiées approuvées, où dans lesquelles un jugement ou une sentence arbitrale aura été prononcé, et ce, nu moyen de réquisitions faites par le soussigné à l'honorable trésorier provincial, sur la subvention de 800,000 acres de terre, convertie en urgent, qui 1 été accordée par le statut (paragraphe j), pour aider à compléter et équiper le dit chemin de fer sur une distance de 80 milles, suivant que «déterminé dans ce même statut ; à la charge par vous de mo présenter, à demande, un état détaillé, spécial ou général, des nion- tants que vous aurez payés à même les fonds qinsi mis à votre disposition, avec un rapport général, appuyé de quittances et autres pieces justifientives, sur le résultat de vos opérations : le tout suivant les prescriptions et conditions arrêtées dant le dit ordre en consoil No 257, et dans le dit acte Hd Viet, chap.88, paragraphe j ; les déper ses nécessaires auxquelles donneront lieu ces vérifications ct ces réclumations privilégiées approuvées où adjugées, devant être imputées sur la susdite subvention convertie en :u- sant, CL sous êlre payées sur la présentation de vos comptes détaille .Je demeure, Monsieur, Votre dévoué serviteur, (Signé), P.GARNFAU, Connnisenire, \u201d Le méme jour, 14 avril 1891, M.J.Chrysostôme Langelier, le commissaire nommé, par lettre adressée à l'honorable M.Garneau, Jui transmit Ja liste des réclunations produites entre les mains du gouvernement, mais non acquittées, cintre le chemin de fer de la Laie des Chaleur, s'élevant i $57,075.94, et informant, que d'autres seraient probablement produites quand les paiements seraient com- mencéz, Votre déclaration faite à la chambre teïle que citée plus haut, qu\u2019il restait à payer environ 250,000.00 de dettes privilégiées et la lettre de M.J.Chrysotôme Langelier à l'honorable M.Garneau, s'accordent sullisunmment pour montrer approximativement quelle partie de l'octroi des 800,000 acres de terre converti en argent devait aller à payer les réclamations prévues par la loi, In balance élant destinée à aider au parachèvement et construction du chemin.Du 23 au 26 avril, l'honorable M.Garneau vint de nouveau conférer avec moi sur cette affaire de la Baie des Chaleurs ; il me dit qu'il subissait de fortes pressions, qu'on voulait lui fnire faire des choses qui lui répugnaient, qu'on menagait de télégraphier À l\u2019honorable M, Mercier, et il ajouta qu\u2019il était tenté de résigner.Jo lui dis : \u201c Ces menaces sent vaines, Dans les civeonstances, je crois qu\u2019étant le premier ministre accrédité nuprès de moi, pendunt l'absence de l'honorable M.Mercier, vons ne pouvez me laisser sans aviseur ce que vous avez à faire, c'est de résister et de vous conformer en tous points à la loi.\u201d 11 me parut réaflermi et partit.Après le rétablissement de l'honorable M.Robidoux, lFhonurable M, Garneau me remit le rapport du procureur général tiré au net et où je lus entre autres choses ce qui suit : \u201c Test une autre question qui n\u2019est pas particulièrement de mon ressort, mais sur laquelle on m\u2019n demandé mon sentiment.Le contrat que comporte l'ordre en conseil du 23 avril cet-il un contrat duns lequel j'aurais concouru, cussé-je été présent, lorsque cet.ordre en conseil n été passé 1 \u2018* Je n\u2019ai aucune hésitation À dive que je concours dans cet ordre en Conseil et que ju l\u2019approure.Je l\u2019approuve pour deux raisons : la première, parce que je crois qu'il était de la plus haute importance de reprendre le chemin de fer de la Paic des Chaleurs des mains de l\u2019ancienne compagnie ; lo second motif pour lequel j'aurais concauru dans l\u2019ordre en Conseil, c'est In solvabilité des personnes qui composent la compaguie du chemin de fer de la Baio des Chaleurs reconstituée, et leur réputation de droiture incontestée en ailnires.Je vois là des garanties sutti- antes que la compagnie exdéeutern ses obligations.\u201d Avant la date du 7 juillet 1891, l'honorable M.Garneau revint m2 trouver au sujet de ectte affaire et in\u2019informa qu\u2019il avait reçu une lettre de l'honorable Premier Ministre (alors en Turope), se décle- rant satisfait de lu transaction relativement à la compagnis du chemin de fer de la Buie des Chaleurs, Ceci posé, j'avais lieu de ercire, jusqu'à l'époque où certaines révélations auxquelles je réfère plus loin ont été faites, quo le gou- verre.nent se conformerait à la loi dans le règlement de cetie affaire.Comme incident de la considération d\u2019un bill présenté par Ia compagnie du chemin de fer de In Baie des Chaleurs au parlement du Canada, et référé au comité des chemins de for, télégraphes ot hâvres du sénat, le 4 août 1891, des témoins assermentés décinrent que le 28 avril 1291, l'honorable M.Garneau, agissant commo pro- inicr-mipistre par inéerim et trésorier provincial, a signé, à l\u2019ordre de M.J.Chrysostôme Langetier, commissaire nommé en vertu do l'ordre en conseil No 238, une lettre de crédit sr la Banque Vniôn 2.du Canada, pour la somme de $100,000.00, payable le ou avant le 10 juillet alors prochain, portant intérêt à 5 7 du ler juin jusqu'à aiemont, et une autre lettre de crédit sur ia Banque Nationale pour È somme de $75,000.00, payable le ou avant le 10 juillet 1891, portant intérêt à 5% du ler juin alors prochain jusqu\u2019à paiement, que cos lettres de crédit furent endossées par le commissaire du gouvernement et que le produit en fât payéa M.O.N.Armstrong, entrepreneur de la compagnie du chemin de fer de lu Baie des Chaleurs.Devant le même comité, des témoins ont aussi révélé certaines circonstances qui ont précédé et suivi l'émission de ces lettres de crédit et l'usage qui en a été fait.I! a été déclaré sous serment que longtemps avant la date du 28 avril 1891, probablement en janvier précédent, M.Ernest Pacaud, directeur du journal l\u2019Electeur, à Qué- Lec, et M.C.N.Armstrong se rencontrèreut à l'hôtel St-Louis à Québec ; que co dernier demandæ à M.Pacuud s\u2019il peusait que lo ouvernement serait disposé à traiter avec d\u2019autres personnos au sujet u chemin de fer de la Baie des Chaleurs, si les négociations alors en cours avec MM.John J.MacDonald et Cameron échouaient, ct quo M.Pacaud répondit qu\u2019il le pensait ; qu'environ deux semaines après cela, M.Pacaud informa M.Armstrong que le gouvernement scrait ainsi disposé ; Que le 12 mars au soir, MM.Armstrong et Pacaud se rencontrèrent de nouvenu à l'hôtel Windsor, à Montréal, et qu\u2019ils convinrent de se voir le lendemain sur le convoi allant de Montréal à New-York ; que le lendemain matin, le 13, M.Armstrong, étant sur le Pullman, eut des pourparler avec M.Pacaud où il fut question des négociations déjà entumées ; que M.Pacaud s'en fut trouver, dans un char officiel attaché au même convoi, des membres du gouvornement do Québec qui y étaient, les honorables MM.Mercier, 1tobidoux, Shehyn et Charles Langelior ; que M.Pacaud lois de l'arrêt du train à St- Jean dit A M.Armstrong que son affaire s'arrangerait d\u2019une manière satisfajsante aussitôt que le gouvernement saurait que MM.Mne- Donald et Caincron se retiraient, mais qu\u2019il n'avait encore aucune information positive sur ce dernier point ; Qu\u2019après cette entrevue, M.Armstrong reçut un télégramme de M: Pacaud, daté de New-York, l'informant que si lui, Armstrong, voulait voir les membres du gouvernement, il cût à venir, avec un des membres de son syndicat, à New-York ; Que sur réception de ce télégramme, MM, Armstrong et M.A.M, Thom se rendirent à New-York, où, à l\u2019hôtel Brunswick, ils rencou- trèrent M.Pacaud et les honorables MM.Robidoux et Charles Langelier, et qu\u2019il fut question entre eux des arrangements i faire avee le nouveau syndicat pour obtenir la construction et le paruchèvement de In ligne du chemin de fer de la Baic dos Chaleurs ; qu\u2019il fut alors entendu qu'à moins que l'on cût des nouvelles de MM.MacDonald et Camcron, ou que l'on fit quelqu'arrangoment avec eux, sous quelques jours, le gouvernement serait disposé à conclure aveu le nouveau syndicat ; Que revenu à Montréal, M.Armstrong reçut un télégramme de M.Pacaud, dans le délai convenu, Finformant que le gouvernement n'ayant eu aucune nouvelle de Montréal, était libre de négocier avec le nouveau syuglicat ; , Que dans les entrevues de MM.Pacaud et Armstrong, répondant à une question de M.Armstrong, M.Pacaud informa ce der- uier qu\u2019il se chargerait d'obtenir le réglement de cetto affaire, si M.Annstrong lui donnait 3100,000.00.Après l'émission des lettres de ctédit, la lettre de $75,000 fut présentée pour escompte à la Banque Naticnalo ; M.Gaboury, président do cette banque, jure co qui suit dans l\u2019interragatoire qu\u2019il w subi : .(Traduction) \u201cQ, Vous êtes le Président de la Bangue Nationale et vous demeurez à Québec ?R.Oui, Q.Votre Lanque a été priée d'escompter deux lettres de crédit émises par le gouvernement de Québec, n'est-ce pas ?R.Oui, pour 875,000.Q.N\u2019avez-vous pas été prié d\u2019escompter £100,000 7 R.Nous en avons été priés subséquemment.Q.A quelle date avez-vous été priés d'escompter la lettre de crédit de 875,000 ?R.Elle à été escomptée le 29 nvril 1591.Nous avons dû en être priés le jour précédent.Je crois que le caissier de ln Banque Union vint à notre banque et lit cette proposition.Son nom était M.Webb, Q.Dites-nous ka conversation qui «a cu lieu entre M.Webb et vous, le 28 avril.Premièrement, qui cst veau avec lui! R.11 était seul.Q.Maintenant rapportez-nous la conversation 7 R.Autant que je puis me souvenir, il dit qu'on lui offrait d\u2019escompr- ter deux lettres de crédit, une pour $75,000.00 et une autre pour $100,000.00, et il nous demanda si nous voudrions payer celle de $75,000.00, qu'il accepterait l'autre.Après recherches et consulta- tations entre nos directeurs et nos avocats, le 29, nous avons escomplé Ja lettre de crédit pour $75,000.00.Q.Et le produit de cet escompto à été placé au crédit de M.J.CG.Langelier, commissaire 7?R.Oui.Relativement à l'emploi de ces 375,000.00, formant.partie du paiement de #175,000.00 fait par le gouvernement à M.Amstrong, M.J.Chrysostôme Langelier, duns sa déposition assermentée, dit : (Traduction) « Q Où avez-vous sigué les chèques qui ont été tirés sur les $75,000.00 ?R.Au bureau de la Banque Nationale ; j'ai dit ça ae- paravank Q.Vous rappelez-vous combien il y avait de chèques ?IR.Je crois qu'il y en avait quatre.Q.Voici la référence qui y est faite dans l'exhibit 19.Dounez-nous les montants ?RB Je ne puis pas me rappeler le montant.Q.Regardez Fexhibit 1 KR, Je vais regarder comme vous voulez, mais je n\u2019en conuais rien.Q.M y en a ait trois le 28 avril ?R.Oui.Q.Vous avez signé ceux-ci dans le lmreau de la Banque Nationale ?18.Oui.Q.L'un était pour 551,750,00, un autre pour 321,000.00 et un autre pour £16,000.007 R.Voici comment cela s\u2019est passé : M.Armstrong descendit et divisa le wontant suivant qu'ils on avaient besoin.Ils fixèrent le montant des chèques comme ils les voulaient ct me demaudèrent de les signer.Ils avaient arrangé cela avec le cnissier, M.Lafrance, de la Banque Nationale, qui lui-même écrivit les chèques.Q Vous avez signé des chèques dans la Banque Nationale pour 874,111.64 7 Oui, mais pas dans ce temps-là.A cette date c'était 871,000.00 et quelque chose.Q.Ensuite vous avez signé un chèque pour $111.64 le premier de mai?1, Odi.Q Et un autre pour $2,250.00 lo premier de juillet ?R.Oui ; i! y eut un certain montant de gardé pour l'intérêt et ensuite les 82,250.00 furent gardées par la banque en cas que la lettre de crédit ne serait pas payée le jour où elle était due.Q.Vous avez établi 8111.64 comme la balance de ce que la banquo voulait avancer de suite ?R.Oui, c'est M.Lafrance qui fit tous les caleuls et il convintavee MM.Thom et Armstrong de tous ces détails.Q.Quand vous étiez là ?R.Oui, c\u2019étuit devant moi.Ils allèrent tà le soir précédent et l'arrangement fut mis & effet le lendemain matin.Je ne suis pas certain, comme je n\u2019avais pas d'intérêt la dedans, J'avais le reçu de M.Armstrong en mnius et je m'\u2019occupais pen du reste, et ils convinrent des détails comme ils le voulurent, Q.Et M.Lafrance garda $2,500.00 pour couvrir l'intérêt au cas où la lettre de crédit ne seruit pas payée ?R.Oui, Q.Ainsi ces chèques que nous avons mentionnés forment tout le produit de les.compte qui était à votre crédit?R.Oui.\u201d La lettre de 3100,000.00 mentionnée plus haut fut offerte pour escompte à la Banque Union.M.E.E.Webb, caissier de la dite banque, jure co qui suit : (Traduction) «M, Pacaud vint me voir à la banque ct me demanda si nous escompterions la lettre de crédit pour $175,000.00.Q.A quelle date est ceci ?R.Vers Ia fin d'avril.Nous cûmes plusieurs conversations au sujet de la lettre de crédit, je lui dis que nous nous en occuperions favorablement (entertain it) et l'affaire fut finalement divisée.Je vis'M.Gaboury de Ia Banque Nationale, et ils avaient décidé de se charger d'une partie de la lettre si l'affaire était satisfaisante.L'affaire fut finalement divisée en deux : $100,000.00 pour escompte à la Banque Union ct 575,000.00 à la Banque Nationale.Après que les lettres furent données et que l'affaire fut soumise à notre bureau de direction (Doard), il fut décidé que nous ne ferions pus les avances ; cela fut considéré comme n\u2019étant pas exactement un transaction légitime de banque.J'en avisai M.Pacaud.Q.Quelle était In proposition & vous faite su sujet d'une série d'entrées à opérer dans vos livres ?R.Simplement qu'on lui laissit une partie de l'argent en dépôt jusqu'à ce que Ja lettre do crédit fut payée comme je l'ai déjàdit.Q.Y eiit-il une proposition de faite au sujet d\u2019une série d'entrées à opérer dans vos livres, lesquelles n'auraient pas été des entrées vraies (truc) ?R.Eh bien ! nous considé- rames qu\u2019escompter la lettre de crédit sans en remettre le produit n'était pas exactement une transaction correcte.M.Barwick.Je vais de nouveau répéter ma question : Y cut-il une proposition de faite au sujet d\u2019une série d'entrées à opérer dans vos livres, lesquelles n\u2019auraient pas été des entrées vraies ?R.La proposition était d'\u2019escompter la Jettre de crédit et de la placer au crédit de M.J.C.Langelier, commissaire, et de débiter les chèques contre ce compto.Q.Quels chèques ?R.Ces cinq chèques de $20,000,00.Q.Comme s'ils eussent été payés ?R.Comme s'ils cussent été payés, ct d'en placer une partie au crédit de M.Pacaud.Q.Qu'il put tirer de suite ?R.Oui.Et la balance devant resteren dépôt pour être re tiré après le paiement de la lettre de crédit.Q.C'est-à-dire que M.Pacayd voulait que vous Jui donniez $40,000.00 immédiatement et faire les opérations comme si vous lui aviez donné la balance, bien qu\u2019en fait il ne l'aurait reçue, cette balance, que lorsqu'elle aurait été emyée, quand le montant de la lettre de crédit aurait été versé ?IL ~~ .pos ro og -\u2026 il n'aurait pas retiré la balance.Q.Et la banque n'a pas voulu so rendre à côtte.proposition 1 'R.Non.\u201d IE Les témoignages de M.J.Ohrysostôme Langelier, le commis- sairo du gouvernement, et de M.O.N.Armstrong, montrent que M, J.Chrysostôme Langelier se rendit, vers la fin d'avril, au bureau de M.Pacaud à l'Ælecteur, Basse-Ville de Québec ; quo M.Armstrong l'y rencontra ; que M.J.Chrysostôme Langelier fit un chèque de 8100,000.00 à l\u2019ordre do M.C.N.Armstrong, que M.Armstrong et M.Pacaud passèrent dans une chambre voisine, ot qu\u2019à leur retour M.Armstrong demanda au commissaire du gouvernement do substituer au chique de $100,000.00 cing chèques de $20,000.00 chacun, ce que Gt M.J.Chrysostôme Langelier, après avoir détruit le chèque de $100,000.00.On trouve ce qui suit dans l'interrogatoire de M.Armstronge (Traduction) \u201c Q.Avec qui êtes-vous allé au burcau de M, Pacaud f R.Au meilleur de ma connaissance, j'y suis allé soul.Q.Avicz-vous les chèques avec vous quand vous êtes allé là?R.Non.Q.Les chèques étaient-ils endossés 1 R.Jo les ai endossés pendant que j'étuis- A.Q.Avicz-vous uu rendez-vous ?R.Je no le crois pas.Q.Dans quel but êtes-vous allé là ?R.Je ne sache pas que j'eusse un but spécial.J'entrais souvent pour le voir.Q.Etes-vous allé là dans le but d'endosser les chèques 7 M.Non, car j'étuis sous l\u2019impression qu'ils arrungeraient l'affaire des $100,000 entre eux, et j'ai été surpris quand on m'\u2019u demandé d'endosser les chèques.Q.Vous aviez compris que M.J.C.Langelier paicrait l'argent directement à M.Pacaud ?MR Ils avaient une lettre de crédit et je pensais qu'ils arrangeraient ccla entre eux ; j'ui compris que l'argent serait payé directement.Q.Que vous a dit M.Langelier quand vous êtes entré $ R.Je no suis pas, Il me remit les chèques et dit: * Voici les 5100,000, \u201d et alors M.Pacaud me fit un signe de passer dans la chambre du fond.Q.Montrez-moi ce signe qu\u2019il à fait?R.Jo n'aï pags emporté co signe avec moi.Ce pouvait être un appel avec lo doigt ou avec In tête, mais en tous cas j'ai compris que c'était pour entrer dans la chambre intérieure.Q.Vous étiez allé là auparavant 7?R.Oui.Q.M, Lnngelier vous n donné les chèques et M.Pneaud vous à douné le signe, et vous ôtos entré dans la chambre intérieure avoc M.Pacaud, vous-même portant les chèques dans vos mains?RM.Jene sais pas ; je suis sous l'impression que je le fis.Q.M.Pacaud a-t-il reçu ces chèques des mnins de M, Langelier ou bieu est-ce vous ?Ik.C'est moi.Je suis positif sur ce point.Je suis allé dans l'autre chambre, j\u2019endossai les cinq chèques et les remis à M.Prenud dans la chaanbre intérieure, Q M J.©.Lungelier demeurant tout lo temps dans la chambre d\u2019en dehors ?MR.Çu n\u2019a pas été très long.Q.Et avez-vous signé le reçu pour S175,000.- 00 dans le Lureau de M.Pacaud 1 R.Non ; je l'ai signé le 28 daus le bureau de M.Langelier.\u201d Interrogé sur la raison qui l'a engagé à donner sur les 8175,- 000.00, 2100,000.00 à M.Pacaud, M.Armstrong dit : ( Traduction.) ry \u201c Q.Pourquoi avez-vous payé à N.Pacaud $100,000.00 7 R, Bien ! sur le principe qu'un petit pain vaut mieux que rien.Pour obtenir un arrangement qui me permit d'avoir nu moins quelque chose des deniers que j'avais placés dans ces travaux, j'étais forcé de traiter avec M.Pacaud.Q.Pourquoi étiez-vous forcé de traiter avec M.Pacaud 7?R.Bien, il paraissait la meilleure personne avec qui traiter là-bas (down there).oo.PP Q.11 servait d\u2019entremetteur (yo betæccen) TN.Bien, c'est probablement Ia meilleure façon de détinir lu chose.RAR .Q.Vous étiez-vous déjà servi de M.Pnenud conune intermédiaire auprès du gouvernement local 7 KR, Bien, à peine comme intevmé- diaire.ll avait vu pour moi au priement de certains subsides relativement au même chemin.Q.Combien avez-vous eu à lui puyer à même ces subsides 7 M, Une commission ordinaire s'élevant probablement à deux et demi pour cent.Q.Sur combien avez-vous payé à M.Pncaud deux et demi pour cent 7?I, Jene me rappelle pas le montant exact, j'ose dise que les commissions payées s\u2019élexè- rent probablement à $15,000 repartis en deux ou trois anndes.Q.Ceci était avant le paiement des $100,000.00 7 R.Ca n'avait aucun rapport avee les $100,000.Q.Ainsi M.Pacuud vous a cuitté 8115,-000.00 ?R.Bien si vous aimez i Iinterpréter ainsi.Q, C'est à peu près cela ?R.C'est à peu pres cela, \u201d Cette opinion de M.Armstrong semble avoir été partagée par M.Johu J.MacDonald, qui, cutendu conane t-imoin, déclare qu'étaut en négociations nu sujet de la imème affaire, il avait caleulé, d'apres l'expérience du passé, qu\u2019il lui faudrait 550,000.00 pour M.Pacaud pendant ln progression des travaux et qu'il considérait M.Pacaud comme un agent nécessaire auprès du gouvernement.Des témoins établissent conmuent M.Pacaud 4 employé partie des $100,000 reçues de M.Armstrong sous ces circonstances.Le 6 juillet, M.Pacaud avait a son crédit à son cowpte à la Banque Union, Une somme de $1,550.00 :-\u2014le 10 juillet, il dépose à ce compte trois des chèques du commissaire du gouvernement, M.J, Chrysostome Langelier, à l'urdre de C.N.Arinstrong, de 320,000.00 chacun, formant $60,000.00 ;\u2014Ile 11 juillet un billet de 85,000.00 à écheoir le LA noût est payé, billet dont M.Paeaud et les honorables MM.Mercier ct autres étaient débiteurs soliduires envers la Banque Union ; ut montant égal se trouve porté au débit du compte de M, Pacaud, absorbant le crédit du 6 juillet de S1,555 et absorbant S1,- 450.00 des S00,000.00 mentionnées plus laut :\u2014le mème jour (11 juillet), un billet de $5,000.00 i écheoir le 13 juillet est payé ; billet dont M.Pacaud, les honorables MM.Mercier, Charles Langelier et autres étaient débiteurs solidaires envers In Manque Union ; un mou- tant égal est porté au débit du compte de M.l'acaud, absorbant une égale somme des 560,000 mentionnées plus haut : M.Webl> dit qu'apparemment ces deux billets ont cté payés par des chèques de M.Pacaud sur son compte courant a la dite banque.Le 15 mai, M.Pacaud escompte à ln Banque Nationale un billet signé par lui et endossé par M.Philippe Vallière pour 820,- 000.06 et garanti par un des cinq chèques de S20,000.00 signé par M.J.Chrysostôme.Langelier, connuissaire du gouvernement ct endossé par MALM.C.N.Armstrong et Philippe Vailière, le produit do cet escompte $19,732.60 est déposé au crédit du compte \u2018de M.Pacaud, qui n'avait pas d'autres fouds à ce compte ce jour-là, et le même jour, en exécution d'une promesse faite au cnissier de In Banque Nationale, au moment de l'escompte des 520,000.00 ci-hnut, M.Pacaud, par un chèque tiré sur son compte, paie un billet à échcoir le 13 mai, au montant de $5,000.00, dont lui-même, les honorahles MM.Mercier, Charles Langelier et autres étaient débiteurs solidaires envers Ia Banque Nationale ; le même jour (15 mai), M.Pacaud achète au moyen d'un chèque tiré sur ce même compte une lettre de change sur l'aris, en faveur de l'honorable M.Mercier, au montant de &5,- 000.00 produisant 825,500 franes.Ce billet de M.Pacaud peur 820,000.00 sur le produit duquel ces deux montants de 85,000.00 ont été tirés n élé payé par le chèque de 520,000.00 signé du commissaire du gouvernement, qui y était annexé, Quant à In situation respective du gouvernement, de la compagnie du chemin de fer de ln Baie des Chaleurs, ancienne ou réorganisée, ct de M.C.N.Armstrong, au moment on toutes ces transne- tions ont été faites, l\u2019enquête a rappelé ce qui suit : lo Que le gouvernement ne devait rien à la Compagnie ancienne ou réorganisée, pour subside gagné ; 20 Que In Compagnie ne devait à son entropreneur M.C.N.Armstrong, rien qui fat payable en argent.Par son contrat avec elle, M.Avinstrong avait droit à $20,000.00 par mille, payable : 1.par les subsides gagnés ; 2.par des débentures de lan Compagnie pour le complément du prix stipulé.Il avait de plus droit, après le parachèvement du chemin en entier, à la moitié des actions de la Compagnie.Tous les subsides gagnés ayant été reçus par M.Armstrong ou payés pour son compte, il ne pouvait lui étre dû que des débentures de la Compagnie.La Compagnie déterminant la réclamation de M.Armstrong contre celle, n refusé de dire que la somme à laquelle elle s'élevait était \u201c due,\u201d elle ne lui a signé qu\u2019une reconnaissance disant que la réclamation do $298,943.62 ¢ est un état exact des estimés de l'ouvrage fait et restant non \u2019payé,\u201d pour montrer que cette sommo n'était pas exigible en argent.3o Que M.Armstrong interprétait ainsi la situation puisqu'il adurct, dans son témoignage, que le gouvernement n\u2019était pas responsable envers lui, que si le gouvernement lui cût dû, il n'aurait pas consonti à réduire sa réclamation, ct qu\u2019en acceptant pour paiement de sa réclamation réduite 8175,000.00 à la condition d'en donner $100,000.00 à M.Pacaud, il considérait avoir fait encore une bonne aflaire.\u201cMonsieur le Premier Ministre, Je n'ai pas cu l'intention, dans ce qui précède, d'offrir au résumé complet des fnits révélés daus l'enquête du comité du Sénat, chargé d'examiner le bill présenté par la compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs au parlement du Canada.Je n\u2019ai voulu exposer que quelques points snillants de ces révélations, qui m'ont donné do \u2018 grandes alarmes.Je vous signale que le mode de prélever des fonds par lettres de crédit saus la sanction du représeutant de ia Couronno n\u2019ost pas reconnu par la loi.Par ce mode, dans :0 cas présezt, Je gouvernement & tiré du trésor la somme de $175,000.00 suvz avoir recours a la sanction du Lieutenant Gouverneur que la loi exigeait.Il faut i | ! ï f L \u201d remarquor que dans cette affaire, il n\u2019a jamais été passé d'ordre en conseil autorisant le trésôrier de la province à tirer du trésor aucune somme.L'ordre en conseil No.237 n\u2019est qu\u2019une acceptation conditionnelle avec amendement des propositions de MM.Thom et autres avec promesses de payer éventuellement : 10.la balance du subside voté par la 45 Viêt, chap.23 et ses amendements, et la 51-52 Vict., chap.91 ; 20.le'\u2018subside accordé pour le pont de la Grande rivière Cascapédia ; 30.le subside de 800,000 acres de terre converti en argont,\u2014et de nommer un commissaire pour effectuer, avec l'approbation de M.Thom ou sur décision judiciaire ou arbitrale, le paiement de certaines dettes du chemin de fer.Je constate que lo mode d'engager les finances de la province, au moyen do lettres de crédit, sans la sanction du représentant de la Couronne, est préjudiciable au crédit public.Il me semble que cela résulte clairement des allées et venues qui ont été nécessaires pour utiliser les lettres de crédit émise par lo gouverneraent et les chèques donnés par son délégué.La Banque Union a refusé d\u2019escompter Ia lettre de crédit de $100,000.00 et elle n\u2019a consenti qu'à la prendre en collection.À la Banque du Peuple, il a fallu annexer au chèque du commissaire du gouvernement un billet de M.Philippe Vallière et donner, par l\u2019honorable M.Charles Langelier, la promesse qu\u2019un dépôt de $50,000.00 serait fait à même le produit de l'emprunt de $10,000,000.00 (Dumoulin, témoin) pour obtenir l\u2019escompte d\u2019une somuie de $20,000.00 A la Banquo Nationale, il a fallu de même anvexer au chèque du commissaire du gouvernement un billet de M.Ernest Pacaud, endossé par M.Philippe Vallitre, pour obtenir l\u2019escompte d\u2019une autre somme de $20,000.00.Il semble que le gouvernoment, en payaut les $175,000.00 4 M.Armstrong, a cflectué un paioment à une personne à laquelle le gouvernement ne devait rien, et À laquelle la compagnie du chemin de fer de lu Dnie des Chaleurs ne devait que des débentures ; qu\u2019étant donné l'intention évidente de l\u2019Acte 54 Vict., chap.88, parag.j, et suivant vos déclarations à la Chambre, le gouvernement, méme avec le consentement de la compugnie réorganisée, ne devait payer à M.Armstrong aucune partie des $280,000.00 avant que la compagnie n'en cût acquis l\u2019exigibilité par des travaux à faire, les prétentions de M.Armstrong n\u2019étant pas de la catégorie des dettes dont le statut autorisait le régloment avant que des travaux eussent gagné le subside ; qu'en payant à M.Armstrong la somme de $175,000.00, le gouvernement l\u2019a payéo à celui contre qui il s'agissait de protéger les créanciers de la catégorie indiquée par le statut ; ot qu'à tout événement la somme de $100,000.00 qui est allée à M.Pacaud a privé, pour autant, uno entroprise publique de sa subvention votée par la Législature, 11 semblerait qu'il existe entre le gouvernement et los créanciers de la province une barrière où l'on prélève tribut avant que justice soit fuite aux réclumants.Dans ces circonstances, il est de mon devoir : lo.De requérir des explications sur cette afluire du chemin do fer de la Baie des Chaleurs ; 20.De requérir votre concours pour qu\u2019une commission royale composée de trois juges soit nommée ct chargée de faire enquête et rapport sur les faits ct circonstances qui ont précédé, acconpagné, motivé ct suivi, los transactions fuites en conséquence de l'Acte 54 Viet, chap.33, en ce qu\u2019il se rapporte à la compagnie du chemin do fer de la Baic des Claleurs.Je vous propose comme devant composer cette commission l\u2019ho- norabile M.Louis À.Jetté, juge de la Cour Supérieure ; l'honorable M.Louis François Creorge Baby, juge de la Cour du Dune de la Reine, «t l'honorable M, Charles Peers Davidson, juge do lu Cour Supérieure.Ea attendant nouvel ordre, je vous requiers nussi de limiter l\u2019action du gouvernement à des netus d\u2019udiministration urgente et de révoquer lu nomination du député lieutennut-gouverneur, faite en vertu de l'Aute du Trésor, pour signer les mandats sur les fonds consolides du revenu, suivaut l\u2019article 765 des Statuts Refondus de la province de Québe,, et je vous prie de donner avis de cette révocu- tion x qui de droit.J'ai l'honneur d'être, Monsieur le Premier Ministro, Votre dévoué serviteur, A.R.ANaens, Lt.Gouverncur.Références : .Dossiar clu département des Travaux publics et Chemin de fers.d'ro:édures du comité du Sénat, chrargé d'examiner le Lil présenté par la compagnie du chemin de fer de In Baie des Chaleurs, au Parteu.cnt du Canada A.MK.Ascers, L£.-Gourerneur, CABTNET-DU PREMIER MINISTRE Province DE QuÉtEC Québec, le S septembro 1891.A l'houssalle A, R.ANGERS, Licuten wit Gouverneur de Ia Province de Québec.Qui PraisE A Vorere ITONNEUR, Votre secrétaire, M.Taché, m'a remis, ce matin, sur les onze heures, le document.que vous me disiez être occupé à ni'écrire, dans votre lettre du premier septembre courant.J'ai eu juste le temps de le soumettre À mes collègues, et je proparerai wa réponse le plus tôt possible.J'ui fait savoir à M.Gustave Grenier, groftier du Conseil léxéeu- Lif, qu'il vous plaisait de révoquer les pouvoirs de signer les tuandats d'argent qui lui avaient été aceordes, Agréez l'assurance de la haute considération nvec Inquolle j'ai l'hontieur de me souscrire, De Votre Monneur, Le tres humble et obédissant serviteur, (Signé) Hoxoré Mercier, Premier-Ministre, CABINET DU PREMIER MINISTRE l'roviNcE be QuEskc Queixce, le 15 septembre 1891, L'honoralile A.R.ANGRAs, Licutenant-Gouverneur de Ia Province de Québec.Cuen Mossikun, J'ai l'honneur de vous transmettre, par mon scerétaire, ma réponse à votre lettre du 7 courant.Je dois aller ouvrir l'exposition de Montréal, le jeudi, 17 courant, et j'aimerais à partir ce soir ou demain pour Montréal.Cependant, je me tiens à lu disposition de votre Honneur ct jo lui serais obligé de me dire, dans le cours de l'après-midi, si je puis partir.! Je serais de retour vendredi après-midi le 18.Agréez, je vous pric, l'assurance de In haute considération, avec laquelle .J'ai 'honneur d'étre Votre tout dévoué, (Signé), Honoré Mercizn.Premier Ministra CABINET DU PREMIER MINISTRE PROVINCE DE Québec Québec, le 15 septembro 189L, Quit PLAISE A Votre HoxsEUR, Le S courant, j'avais l\u2019honneur d'accuser réception de votre lettre, reçue sur les onze heures de l\u2019avant-midi, et datée de la veille, relativement à lu question du chemin de fer de la Baio des Chaleurs, et de vous dire que j'y répondrais le plus tôt possible : c'est ce quo je m'empresse de faire aujourd'hui.Votre lettre se termine comme suit : « Dans ces circonstances il est de mon devoir : \u201c 1° De requérir des explications sur cette affaire du \u2018chemin do \u201c fer de la Baie des Chaleurs ; \u201c 2° De requérir votre concours pour qu\u2019une Commission Roynle \u201c\u2018 composée de trois juges soit nommée et chargée de faire enquête et \u201c rapport sur les faits ct circonstances qui ont précédé, acconpagné, \u201c môtivé et suivi les transactions faites en conséquence de l'Acte \u201c 54 Victorin, chapitre 88, en ce qu\u2019il so rapporte à ln compagnie * du chemin de fer de la Baie des Chaleurs.\u201cJe vous propose comme devant composer cette commission, * I'honorablo M.Louis A.Jetté, juge do ln Cour Supérieure, l'hone- \u201c rable M.Louis François George Baby, juge de ln Cour du Banc de # la Reine, et l'honorable M.Charles Peers Davidson, juge do la Cour Supérieure, a Ï EES aT DR, 2 a o A 3 CRIN ER ER Gly Oompaguis de navigation Richelieu et Ontario QUEBEC ot MONTREAL * Lo steamer Québec, capitaine Nalson, parti du quai Napoléou, les Mardie, Joudi tas die à Eure de VU ooo ob Bamsliy,y Lo steamer Canada, capitaine Roy, partir, de quas Napoléon, les Lundis, Meroredis oz Vedren.Ces deux steamcranrrétent à Batis: isk vig deux steame {s:a0, Troiskl \u2014\"Ç0;\u2014 ENTRE MONTREAL et TORONTD A partir de lundi, le ler fuin fusju'au 15 9, tembre.un bateau quittera Montréal tous le: jus à 10 h.a.m.(le dimaucho excepte) et apres gor) date, trois fois par semaine, les 4 à lis, miersre tig s vendrelis, lusqu'au 30 septembre arti chine à 12,50 b.p.ui, et a Coteau = de rs bp.in.* on 0) e\u2014 SAGUENA \u2014 La vapeur Saguenay, capitalng Lecou du qual BL Are, & 780 Nes.A, So Alyn VENDREDL arrdtant & la Dale St.Paul, Ebon! ments, Murray B y, Rivière-du-Loun Tadoïmw, YAnse St-Jcan, Bale des 1In ! Ha ! et Chteoutiest Des billets et oabines pour Montréal pauvent gy retenues au bureau de Ia campagale, quai do Navy léon et pour la ligue du Saquenay au quai St-André et aussi au bureau de agent, das billets, M, EL A, Btoking, en face de l'hôtel St Louis, JULIEN OHABOT, G L IT, MYRAND, érant-Géaéral nt Québec ler mai 1801 CRAN NOES ELIGNE QUEBEC et ST-ANNE Farle vapeur ** BRO MILRS\" A partie de DIMANCHYE, LE 21 JUIN 13 vapsur BROTHERS voyager wine aan th temps et les circonstances le pefmottent: 1 DEPART DE QUEBEC | DEPART DE Ste-ANNE : Dimanche à 6h.30 a,in.{ Dimanche & 2 p « Lundi A 0h50 ain.| Landi à th \" f i Mardi ARO am.) Mark Atm po 1 Mereredi A 0h.30 aux | Mercredi 414, B® ., Jeudi À 0h,50 a.m, { Jeudi Alhp Vendrodi A0h30 am.| Veudredi 31h.pb rg Le Jae il suivait lv mard basse © ateau touchera aux quais de Notre-Dima \u20ac 8t-Joseph toa les jeudis et dimsanzhes, ua eb .Toute société religicuss ou c1vils qui voudrait organiser un pélérinago pourra OngAICr Voici ce que dit M.Lonergan (page 232) : { Traduction) Bar Lhonorable M.Langelier : & \u201c'Q.Vous avez dil connaitre toutes les négociations qui ont eu \u201clieu entro le syndicat qui s\u2019est emparé de la compagnie et le gou- \u201c vernement de Québec 3 R, \u201c Mes clients m'ont tenu renscigné en autant que c'était né- * cessaire, pour me permettre de leur donner les conseils qu\u2019ils soili- « citaient, \u201c Q.Est-il veny à votre connaissance qu'aucune transaction ou * procédé malhorinête (INPROPER) se faisait ou avait cu lieu entree ¢ gouvernement de Québec ou aucun de ses membres, etle syndicat ?« Ra Toute connaissance que j'ai do cela vient des procédés \u2018**Q.Vous n\u2019avez jamais entendu parler de telle chose aupara- \u201c vant ?: 4 «R, Non.\u201d (Traduction) ; «Pir honorable M.Langelier : *,.Q- Dois-je comprendre que votre réclamation di 3.13,000.00 LE C'était une réclamation \u2018faito parfaitement de bonne foi, -À \u2018et cohimé«uestion de fait il-y a dm items que je n'ai pas'mis.v Parce \u201c Q.De sorte que votre réclamation n'était pas une affaire \u201c montée pour la creonatanoe, mais bien une réclamation légitime $ contre la com ie \u201d .\u201cR.Oui, et approuvée par les officiers de la compagnie, et qui \u201c ne peut-être niée par noe.\u201c Q.Le gouvernement at-il cu quelque chose À faire avec lo \u2018 règlement de votre réclamation lement du montant.\u201c R.Rien du tout, exce e paiem \u201c 3 & quo vous avez payé à Hi .Pacaud n\u2019était point à raison \u201c d'une réclamation contre is gouvernement qu'il vous règlait $ \u201cR, Je n'avais aucune mation contre le gouvernement.\u201c Q Ce quo vous avez payé à M.Pacaud, doit avoir 6té payé \u201c pour régler votre réclamation avec le nouveau syndicat 1 .\u201c RR, C'était pour régler ma réclamation contre la compagnie, le \u201c nouveau syndicat n'oxistuit pas.\u201c Q.Considérez-vous que le gouvernement a payé trop à la com- \u201c pagunic pour faire l'ouvrage qu'e & à entrepris 3 \u201c R, Non, je crois qu'il a fuit une excellente transaction \u201c d'affaire.> \u201c Q.Aucun membre du gouvernement, directement ou indirec- \u201c tement, vous a-t-il jamais dit, ou insinué, ou fait comprendre, que \u201c vous deviez vous adresser à M.Pacaud pour obtenir un règlemont de votre réclamation Î \u201cR, Je n'ai jamais échangé un mot, à ce sujet, avec aucun \u201c membre du gouvernement.\u201c Q.Vous n'avez jumais vu aucun membre du gouvernement, \u201c en yapport aves le réglement de votre réclamation 1 ¢ Jumais.\u201c Q.Le rdglement an eu lieu entitrement entro vous et les membres de la compagnie, telle que réorganisée 1 \u201c R, Avec M.Thom.C'est lui qui ngissait pour le syndicat,.\u201d Il résulte de ce qui précède, quo les négociations entre le gouvernement et la compagnie ont été conduites de ln manière la plus régulière et la plus honorable possible, au point de vue des affaires seulement, ct qu\u2019il ne s\u2019y est rien passé, directement ou indirecte- meut, qui puisse faire naître des soupçons sur le caractère parfaito- ment honorable do la transaction, quant à ce qui regarde le gouvor- nement ct In compagnie.Aussi, est-il bien évident que, sans U'incident Pacaud- Armstrong, personne n'aurait songé à faire lu moindre insinuation contre la transaction.Cet incident Pacaud-Armstrong est fort regrettable, ot il est de mon clevoir de condamner, dans les termes les plus sévères, l'étrange marché fait entre ces deux personnes; et si nies collegues ou moi en avions cu connaissance, toutes les négociations auraient cessé.Et c\u2019est sans doute parce qu'ils en étaient persuadés, que ces messieurs ont si soigneusement caché leur transaction et l'ont tenue absolument secrite, quand il aurait été si facile à Armstrong \u2018d'avertir les urinis- tres, ou quelques-uns d'entre eux, de l\u2019exaction dont il était lu victime.Votre Honneur vésume lu preuve faite devant le comité du Sénat, au sujet de l'emploi d'une partie de ces $100.000 de M.Pneuud, et semble croire que les billets payés par M.Pacaud étaient faits par celui-ci, les honorables MM.C.A.P.Pelletier, François Langelier, Charles Langelier et moi-même.A ce sujet, il est inportant que Votre Honneur ne perde pas de vue que, Lien que les personnes ci-dessus nommées fussent respon- salles solidairement du pniement des billets, comme endosseurs, M.Pucnud en était le seul prometteur ; que le produit de ces billets wétait point destiné à des fins personnelles, ni à des fins se rappor- taut à la politique de ln province de Québec; munis devait servir, à l'excoption d\u2019un ou de ceux da ces billets, à faire les dépôts nécessaires aux contestations d'élections fédérales, aux contre-pétitions et aux déboursés qui pourraient devenir nécessaires, À ln sufte des élections générales du Dominion du mois de mars 1591.Quant au produit d'un ou do deux de ces billets que je viens d\u2019excepter, il devait servir à payer certaines dépenses, encourues pendant les dites élections fédérales, au bénéfice d'uu des partis politiques auquel appartenaient les parties au billet.J'avais endossé ces diflégents billets en blanc, au moment de mon départ pour l'Europe, dans les premiers jours de mars dernier, et les avais renis au sénateur Pelletier, aux fans plus het men- tionnéss, ce qui est parfaitement étalli pur le témoisnage de M.Pelletier devant le comité du Sénat (pages 156, 157) : ( Traduction) * Par honorable Bl.McInnes: \u201c4 Q.Avaient-ils (ces billets) quelque chose à faire avec le chemin de fer de la Baie des Chaleurs ?\u201cR.Pus Jo moins du monde.Cependant, je suis prêt à \u201c répondre.Je pensuis que M.Barwiek avait dit ce matin que lo \u201c produit de ces billets était destiné à payer les dettes de MM.8 Mercier, Langelier et moi.\u201c M.Barwick.\u2014Non : j'ai dit que le produit de lu lettre de \u201c crédit fut employé à payer les dettes de M.Mercier ct vos obligations personnelles, lesquelles étiuient celles portées sur ce billet ?$ L'honoralle M.Pelletier : \u2014 Les produits de ces billets ne \u201c furent pus employés à payer mes dettes personnelles.Pour établir \u201c qu'ils n'avaient rien à frire avec les élections, je dirai qu'après que \u201cles élections furent terminées, on supposi qu\u2019il y en aurait un \u201cgrand nombre qui seraient contestées, et qu\u2019il y avrait même un \u201c grand nombre de contre-contestations ; ct naturellement, presque \u201c tous nos nmis qui avaient été élus ou défaits étaient intéressés, \u201c mais n'avaient pas les moyens de faire les dépôts dans le départe- \u201c ment du Trésor, suivant la loi, de mille pinstres dans chaque cas.« Connue dans bien d'autres occasions, je me suis eflored d\u2019nider mes \u201camis, C'était une affaire privée, et M.Mercier, avant de partir * pour l\u2019Europe, supposant que lu chose serait nécessaire, laissa \u2018 cutre mes mains trois, et je ne suis même pas sûr s'il n\u2019y en avait \u201c pas quatre, billets endossés en blanc, afin que si nous avions besoin \u201c d'avgent, il nous aida à nous le procurer.J'ai gardé ces billets \u201cjusqu'à ce qu'ils furent requis, et ces montants furent prélevés \u201c pour un grand nombre de pétitions et de contre-pétitions.En \u201c l'ubsence de M.Mercier, nous remplimies les blancs sur les billets, \u201cles endossämes et je n\u2019en ai plus enteudu parler depuis.[Ms furent \u201c placés dans des banques et employés pour les pétitions ob les contre-pétitions dans les cours.\u201c Par Mr.Miller: \u201c Q.Entre les mains de qui cet argent alla-t-it ?\u201cTR.Je n'ai jamais vu une piastre de cet argent.*Q.Alors, comment connaissez-vous l'emploi qui en fut fait ?\u201cR.Mes mnis me dirent qu'ils Éurent ainsi employés en autant \u201c que je puis comprendre.: * Q.Vous pensez quo ces billets fureut employés dans ce but ?\u201c It, Non seulement je le pense, mais j'en suis sûr.\u201c Par M.Raulbnck : \u2018* Q.Comment ces billets furent-ils payés ?\u201cRM.On n'a jamais supposé que nous serions obligés de les \u201c payer.Nous espérions qu\u2019ils seraient renouvelés jusqu'à co quo * les contestations fussent terminées.\u201c Par M.McCallum : \u201c Je crois que vous avez dit que M.Mercier lnissa ces billets en * blanc.Quo devons-nous comprendre par la 1 \u201c R.J'ai dit qu'il endossa les billets en blanc ; le montant n'y \u201c était pas.\u201cQ.Lo nom de M.Pacaud était-il sur ces billets alors 1 \u201c R.Non.J'ai pris ces billets endossés\u2018en blanc, ct nous les \u201cavons remplis ensuite, On mo Inissa simplement les billets en \u201c blano, avec les ondossements sur iceux.« Par l'honorable M.Boulton : *\u201c* Q.Vous dites que les montante furent laissés en blanc ?\u201c R.Je dis que c'était un papier blane sur lequel M.Mercier \u201c mit son nom comme endosseur, en cas que nous en aurions besoin.\u201d À la page 23 de sa lettre, Votre Honneur dit : \u201c Le même jour (15 mai) M.Pacnud achète, au moyen d\u2019un * chèque tiré sur ce même compte, une lettre de change sur Paris, \u201c en faveur de l'honorable M.Mercier au montant de $5,000, pro- « duisant 25,500 francs.\u201d Le témoignage do M.Lafrance, caissier de la Banque Nationale à Québec (pages 77-78), établit que ces $5,000 ont été prises à même le produit d\u2019un billet de M.Pacaud, ondossé par M.Vallière, et garanti par un des chèques que Votre Honneur mentionne, D'un autre côté, ju suis informé que co montant a été prélevé au moyen d\u2019un des blancs seing que j'avais laissés au sénateur Pelletior, avant mon départ pour l\u2019Europe.Je n'ai pas cu occasion de vérifier laquelle de ces deux versions est exacte, Mais, quoiqu'il en soit, je vous affirme qu\u2019étant en Europe, et sentant le besoin de toucher cette somme, j'en ai fait In demande convaincu que ce montant pouvait être prélevé au moyon des blancs seing que j'avais laissés ; et, naturellement, avec l'intention de payer, moi-même l\u2019effet de commerce qui aurait été employé pour me procurer co montant, vu que c'était pour des dépenses qui m\u2019étaient personnelles, .° or J \u2018affirme, de plus, que quand j'ai fait la demando de cette somme, ) ignorais, ot j'ai ignoré longtemps encore après, que cette transition du chemin de fer de la Baie des Chalours était faite, ct que je n\u2019ai su que quelque temps après mon retour au Canada, sur le rapport des Procédés du Sénat publiés dansles journaux, que M.Pacaud avait _ \u2018Obtenu une Somme de cent mille iastres, ou toute autra somme.- la page 1D:de sa lettre, Votre Honneur me\u2018 fait part d'une conversation qu\u2019il aurait eue, du 23 au 26 avril dernier, avec M.Gar- 3, nosy, premier-ministre par tnterim, dans laquelle il vous aurait \u201cdit s oil subiseait de fortes pressions, qu'on voulait lui faire faire des - + choses qui lui répugnaient, qu'on menaçait de télégraphier à l\u2019hono- - \u201c rable M, Mercier, et il ajouta qu\u2019il était tenté de résigner.\u201d : J'ai demandé des explications & mon collégue, M.Garneau, et fl me dit qu'il croit que Votre Honneur résume ses paroles assez exao- tement, mais que, sans expliostions, elles pourraient créer uno impression contraire à celle qu'il voulait faire naître.M.Garneau me fait remarquer qu'il était alors premier ministro ad interim, trésorier ad.interim, et commissaire des travaux publics ; que, conséquemment, il avait une triple responsabilité qui le fatiguait d'autant plus qu\u2019il était malade, et que sur le tout, il lui répugnait de fuire la transaction, malgré les fortes pressions qui lui étaient faites pour en finir, tant qu'il n'aurait pas obtenu des garantios satisfaisantes et l'opinion du procureur-général, ce que, d'ailleurs, mes collègues exigeaient comme ui ; mais qu'aussitôt qu\u2019il eût obtenu le dépôt de débentures au montant de cinq cent mille piastres,, portant première hypothèque sur tout le chemin, il se sentit bien plus à l'aise, et crût qu\u2019il pouvait faire la transaction sans danger ; M.Garneau ajoute méme qu'il en informa, dans le temps, Votre Honneur, dans une des entrevues subséquentes.M.Garneau désiro surtout faire savoir qu'en .disant qu\u2019il subissait de fortes pressious, \u2018il ne voulait point faire comprendre que c'était des pressions illégitimes et indues ; mais qu'ayant été en négociations pendant plusieurs jours avec le nouveau syndicat, saus être arrivé à aucune conclusion, il était menacé À chaque instant par M.Thom, qui représentait ce syndicat, de voir les négociutions rompues et l'affaire complètement abondonnée ; d'autant plus que scs collègues du ministère, convaincus que la transaction était avantageuse à las province, lui disaient qu\u2019il ne serait point sage de manquer une excel- leute occasion d'assurer la construction du chemin À bref délai.D'ailleurs, cette communication remplie de franchise que vous fait le premier ministre ad inferim, est, il me sewmblo, la plus grande preuve de sn bonne foi et de l'honnêteté avec laquelle il conduisnit, et voulait terminer, toute cette opération.Votre Honneur le constate lui-même dans sa lettre : M.Garneau vous a tonu au courant de tout ce qu'il faisait, presque jour par jour, ct parait vous avoir consulté chaque fois qu'il se sentait embarrassé.Au point que vous avez cru devoir le rassurer vous-même ct coutribiftr à faire cesser \u2018ses hésitations.Votre Honneur cite (pago 6 de sn lettre) le toxte d\u2019une dépêche du procureur-général, M.Itobidoux, en date du 17 avril 1891, ainsi conçue : « L'honorablo Pierre Garneuu, Commissaire des Travaux Publios, Québec.\u2018* Je crains d'être retenu ici par la maladie plus longtemps que \u201cje ne le croyais.Vous pouvez procéder aux affaires cn mon \u201c absence ; je ratifie à l'avance tout ce que vous ferez dans l'affaire ** de ls Baie des Chaleurs.Langelier vous dira exactement co qui a * été résolu avant le départ de M.Mercier.On me dit quo tout délai « dans cette atlhiro pourrait être nuisible aux intérêts do l'entreprise * ct de la province.(Signé) Malgré que joe ne puisse saisir la portée de cette citation, j'ai cru cependant, dans mou anxiété à vous donner toutes les explications possibles, devoir demander à M.Robidoux daus quelles circonstances cette dépêche fut envoyée ; ct sa réponse a été qu\u2019il était retenu chez lui, à Montréal, par une maladie sérieuse.Pendant cette maladie, I'honorable M.Garneau, 4 deux reprises différentes, alla le voir pour conférer avec lui des principales affaires dont était alors saisi le cabinet.Après avoir conversé de l'affaire de la Baie des Chaleurs avec M.Carneau, ct cn avoir discuté tous les points, M.Robidoux fit espéror à M.Gurneau qu\u2019il serait assez rétabli pour être présent au conseil des ministres, qui devait avoir lieu à la date de son télégramme, 17 avril.Ce jour-là, la santé de M.Robidoux ne lui permot- tant pas de faire le voyage de Montréal à Québec, il envoya à l'honorable M.Garneau le télégramme cité plus haut.Ce télégramume étuit l'expression de l'opinion de M.Robidoux qui, d'après ses informations, soit de ma part, ou d'autres de ses collègues, croyait qu\u2019il était important que l\u2019affuire Eut conclue au plus tôt, afin\u2019 de permettre à la compagnie réorganisée gle commencer ses travaux dès le printampa « Avant d'arriver aux conclusions de votro lettre, que j'ai citées au commencement de celle-ci, Votre Ilonneur fait la remarque que voici : \u201c Il semblerait qu\u2019il existe entre le gouvernement et les créan- \u201c ciers de la province, une barrière où l'on prélève tribut avant que \u201c justice soit faite aux réclamants.\u201d ! Je suis bien certain que Votre Honucur n\u2019a point fait cetto assertion sans en peser toute la portée, ct s'il était convaincu que telle barrière existe, ce scrait, non seulement son droit, mais enccre son devoir, de m'aider à la faire connaître, à la faire disparaître, et à punir ceux qui l'auraient étalilie et qui s\u2019en serviraient pour des fins personnelles et au détriment des intérêts publics.Quant à moi, je n'ai pas besoin de vous le dire, j'ignore l\u2019existence de telle barrière.A In page 26 de sa lettre, Votre Monneur dit : \u2018\u20ac Il semble que le gouvernement en payant les $175,000.00 & \u201c M.Armstrong a cflectué un paiement i unc personne & laquelle Ia \u2018 compagnie du chemin de fer de la Lnie des Chaleurs ne devait que \u2018* des débentures ; qu\u2019étant donnée l'intention évidente de l\u2019Acte 54 « Victoria, chapitre 88, paragraphe j, et suivant vos déclarations à la chambre, la gouvernement, même avec le consentement de la \u201c compagnie réorganisée, ne dovait payer à M.Armstrong aucune \u2018\u201c partic des §280,000.00 avant que la compagnie n\u2019en eut acquis \u201c l\u2019exigibilité par des travaux à frire \u2014\u2014les prétentions de M \u201c Avmstrong n'étant pas de la catégorie des dettes dont le statut \u201c autorisait le règlement avant que des travaux cussent gagné le \u201c subside ; qu\u2019en payant à M.Armstrong la somme de $175,000.00, \u201c le gouvernement I'a payée à celui contre qui-il s'agissait de protéger \u201c lès créanciers de la catégorie indiquée par lo statut; ct qu\u2019à tout \u201c événement la somme de 3100,000 qui est allée à M.Pacnud n privé, \u201c pour autant, une entreprise publique de sa subvention, votée par la \u201c\u20ac législature.\u201d J'ai déjà établi que la réclamation de M.Armstrong avait été reconnue par l'ingénieur de la compagnie, M.Light, et approuvée par les anciens divocteurs jusqu'au montant de $298,913.62 ; j'ai déjà établi aussi que M.Langelier, le commissaire du gouvernement, était obligé de payer toutes les réclamations faites contre la compaguio eb admises par M.Thom, comme représentant colte dernière, ct quo celui-ci, ayant consenti au paiement de $175,000.00, montant réduit de la réclamation de M.Armstrong, c'était le devoir de M.Langelier de payer.Il n'est pas nécessaire que je revienne sur ces différents points.Je veux examiner I'assortion de Votre Honneur sous un autre aspect, ct dans l'espérance de lui faire admettre les conclusions que j'ai déjà tirées à cet égard.Ln légitimité de In réclamation de M, Armstrong est établie par le témoignage de M.Light (page 105) ct même par celui de M.Armstrong (page 217), et par celui de M.Thom (pages 193-1 94).Citons d'abord lo témoignage de M.Light, l\u2019ingénisur du gouvernement ct de la compagnie.Voici ce qu'il dit (page 105) : ( Traduction.) J.E.Rosipoux.\u201d « Par M.Barwick : \u201c Q.Je mets entre vos mains Pexhibit 5, qui «su un état do \u201c compte entre la compagnie du chemin do fer de la Baie des Chaleurs \u201c\u201c ot M.Armstrong, avec un certificat de lu balance qui revient à \u201c* celui-ci, suivant los termes de son contrat.En tête de l\u2019exhibit se \u201c trouve une série de chiffres baséc en apparence sur des certificats \u201c de M.Light ; est-ce vous-mêrae ?\u201cR.Oui.*#*Q Et ces Jo-szimnnts concluaient originnirement, comme vous \u201c lo verrez, en certifiant que la somme de $298,943.63 était duc à M.Armstrong, suivant les termes du contrat avec la compagnie.\u201c* Vous remarquez que le mot \u201c dû \u201d est cffncé ?\u201c R.Oui, \u201c Q.Vous avez entendu l'explication que ce mot avait été offacé * par M.Riopel, et qu'il mit à la place les mots suivants : \u201c c'est un \u201c état correct des estimés de l\u2019ouvrags fait et restant impayés.\u201d \u201cR.Oui.\u201d .Nous n'avons pas besoin de citer le témoignage de M.Thom, puisqu'après avoir examiné la réclamation de M.Armstrong, il l'admot, mais ne consent à lu payer que si elle est réduite à $175,000.00 comme lo tout a été ci-dessus établi, Mais, tout en admettant la légitimité do ln réclamation de Mci mstrong oo principe, Votre Honneur dit qu'elle n'est point exigi- e, u'elle n\u2019était payable, & Ia compléti uw dé y Parce payable, plétion des travaux, qu\u2019eu Si je comprends bien la proposition de Votre Honneur, clle se réduit à ceci : le gouvernement a payé les $175,000.00 à M.Arms- : Long, auquel il ne devait rien, et auquel la compagnie no devait que des ébentures, après l\u2019exécution des travaux mentionnés dans son contrat ; qu'aucune partie des $280,000.00, représentant le subside nouveau des 800,000 acres do terre, ne devait, co uemment, être employée au paiement de cette réclamation, qui- n'était pointunede celle à payer à même ce crédit ; et qu'enfin los $100,000.00 payées à |.M.Pacaud ont privé pour autant, une entreprise publique de sa sub- = a papes phermécios Ime batseanco en Louies le ode 80 ents, Mien: vention.1 7 Ty + wi Permottez-moi d\u2019abord de vous faire remarquer que lo gouvetiie: T2 ment a\u2019à rien payé à-M: Armstrong, n\u2019a rien ou a\" faire avec lab n'a; ~ .- .so - A + ee 4 QANT fraicheur ot son foie: rose, em CHARBON Toujours en mains meilloares qualité adres american, a de charbon ORAYE ; STEVE et CHESNTr Aux plus bas prix du marché ARCHER & CIE, Rue St-André, TELEPHONE 616 18 sept\u2014E, sing, Demande D Or DEMANDE uno servante muule de bonues re resser au No.110, nue Desfossés, Québec, 21 rept.\u201420s.8t-Rcch, Québer, \"Ln Banque Nationale UNDI, LE DEUX NOVENTRE l'toC L et anrès, banque paiera & res acto, un DIVIDENDE DE TROIS pour cout sur 02 VU pital pour le somestre fluisvant ls 31.Octobre pos Le livre de transport d'aations se, 17 au $1 octobre us, socluslvemcres depulse ordre du bureau dy direction, .FP.LAFItANOE, a Casder, Québec, le 22 septembre 1501 \u2014E, faery, Logement à louer \u2014 gr MAGNIFIQUE logement de 7 a arte situé au No.179 = ny ont de l'Egilso.Prix Lots modérée es ae Vie-d-vis dren rés, possession immédiate, ANT.BEAUDOIN, 181 rue du Roi, ou bi LE, Québeo, 53 opte\" f a len 104 rue St-Françots, MAISON DE PENSION _, Los personnes qui désirent avoir uno bonne pension feront bien do s'adrosser au No, 42, Odte Lamontagne, © jusq 10 oct, MUSIQUE NOUVELLE Marche Canadienne DFE CONSTANTIN BENDER Chef de muslque des Greueding Belges DEDIEE À K\u2019honorable H- Mercic Trauscrite pour d'iano par J.VEZINA BRE vee Ae, DU0.aosverssssccoocsoc0ue Bil Publide et en vente chez ARTHUR LAVIGNE Importateur de Fianos ct Orgues 05-Rue de la Fabrique-55 RECU RECEMMENT \u20140 te UY MAGNIFIQUE ASSORTIMEAT \u2014- DE cones PARDESSUS D'AUTOMNE rges noîres de Voie Serges noires de (Curl ere ) Tweets Ilan.Is ¢ Foonais Pour la prochaine Saison \u2014\u2014 AUSSI \u2014\u2014 Tweeds à Pantalons S.J.O°NEIL MARCHAND -TAILLEUR A7- RTE BU ADE-47 HAUTE-VILLE MA Agcul de In Buauderie a vapenr® 14 ue~E lan.A VENDRE UN MAGNIFIQUE EMPLACEMENT, bien biti, maison et dépendances, ci-devant occupé par Miles Gauvroau, situé on face de l\u2019égilso de Bzaumont, Bollechasso.Conditions avantageuses.S'adresser à OvinE PicARn, e\u20142s CHARBON TCHARBOÏ Charbon de forgeron américain Maintenant en débarquement du \u201c\u2018 Beora \u201d 230 tonnes de charbon de forgero1 américain CHARBON POUR MAISONS ET BOUILLOIRES Charbons anthracite américains de toutes sortes et, de toutes grosseurs Aux prix les plus bas du marche MADDEN & ELLIS Bureau : 131 rue St-Plerre LOTION PERSIENNE ES _ TRADE - MAR _ A ; 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et d\u2019un autre côté, MM.Cooper et autres ne psuvent procéder avec leurs travaux et toucher le nouveau subside ye s'ils-prennent possession du chemin.C'est alors que les termes du contrat originaire sont changés, que M.Armstrong renonce 4 son contrat, livre la possession du chemin, transporte tous ses droits à la compagnie et accepte $175,000.00 en urgent.en paiement des $298, 943.62 qui Jui auraient été dues en déhontures, - Cetfe transaction est légale, personne ne peut s'en plaindre, et du moment qu'elle fut faite, Armstrong avait droit à un paiement en argent de $175,000, et M.Thom ayant certifié le compte d'Armstrong pour ce montant, M.Langelier, le commissaire du gouvernement, n'avait phs autre chose à faire que de payer; et c'est ce qu'il a fait.L'assertion de Votre Honneur \u201c qu'aucune partie des $280,000.\u201c00 représentant le subside nouveau des 800,000 acres de terre ne * devait, conséquemment, être employée au paicment de cette récla- \u201c mation, qui n\u2019était point une de celles à payer à même ce crédit, \u201d ne tue parait point exacte en droit, permottez-moi de vous le dire avec tout le respect \u2018dû à votre opinion.En effet, je l\u2019ui démontré plus laut : du moment que cette réçlamation était reconnue par la compagnie, qu'elle était certifiée par M.Thom, elle devenait due et ofigible, et devait, aux termes de l'ordre en conseil No.237, du 23 avril 1891, être payée par M.Langelier.Il me semble que je n\u2019ai pas besoin d'insister sur ce point : ce qui précède, comme ce qui vient d'être dit,suffit.Enfin, Votre Honneur dit que \u201cles $100,000 payédes a M.\u201c Pacaud ont privé, pour autant, une entreprise publique de sa subvention.¥ Cette assértion serait parfaitement exacte si ces cent mille iustres n'avaient point été prises du montant dû par la compagnie hat Armstrong, et que le gouvernement était obligé de payer, copme il vient d'être démontré.Du moment que ces cent mille piastres sont prises des $175,000.00 payées à M.Armstrong, aux termes de la loi ct de l'ordre en conseïl, il n\u2019est pas exact de dire que ces cent millo piastres priveat, pour autant, une entreprise publique do 60 subvention, pas plus que si M.Armstrong eut gardé pour lui- méme cette somme, si follement payée à M.Pacuud.Permettez-moi, avant de passer à un autre sujet, de vous rappeler qu'il reste encore $310,000 de subsides & payer pour compléter colte entreprise : §260.000.00, accordées par les statuts de Québec, 4p Victoria, chapitre 23, et ses amendements, et 1a 51-52 Victoria, chapitre 91, section 12, et les $50,000.00 accordées par la 54 Victotg, chapitré 88 section 1ère, paragraphe i,pour la construction du pont P la Brande Cascapédiac ; cette somme de trois cent dix mille piagtres\u201dne devant Btre payée que quand les travaux seront faits, à la satisfaction du lieutenant-gouverneur en conseil.L'état officiel ci-annexé, de M.Moreau, employé du bureau des chemins de fer, fait voir que, sur le subside de $280,000.00 dont il s'agit, il nous reste cn main $86,039.17, qui seront payées suivant le statut et l\u2019ordre cn conseil, par des mantats d'argent que Votre Honneur sera invité.à signer, de temps à autres.A la page 25 de sa lettre, Votre Honneur dit : tt Je constate que le modo d\u2019engager les finances de la province \u201c au moyen de lettres de crédit, sans la sanction du représentant de \u201c la couronne, est préjudicinble au crédit pullic.2 Jo ne suis pas prêt à nier complètement cette assertion de Votre Honneur ; et je crois que le plus tôt il sera possible d'abandonner co système, le mieux ce sera.! Muis il ne faut pas oublier qu'il est assez difficile d'appeler \u2018lettres de crédit\u201d les documents émis dans la circonstance qui nous ocoupe.Je les ai tous deux devant moi.Is sont datés du 28 avril 1891, ct signés par M.Garneau, comme premier ct trésorier ad interim.L\u2019un est adressé au caissier de In Banque Union du Canada, Québec, et l\u2019autre au caissier de in Banque Nationale de Québec, et autorisant ces caissiers à avancer à M.J.Chrysostôme Langelier, commissaire nommé par l'ordre en conseil No.238 du 23 avril 1891, les sommes respectives de \u20ac100,000.00 et de $75,000.00, sous l\u2019autorité de l\u2019ordre en conseil No.237, du 23 avril 1891, lesquelles sommes seront payées le ou avant le 10 juillet 1891, à même le subside voté par la 54ème Victoria, chapitre 88, sous-section j, ce paiement étant autorisé par lc dit ordre en conseil No.237, du 23 avril 1891.Ne discutons point la question théorique si ce sont là deux lettres de crédit ou non ; contentons-nous de nous demander quelle en est la signification pratique, pour tout homme d'affcires, Un crédit statutaire est voté pour cette entreprise du chemin de fer de ln Baie des Chaleurs.Ce crédit est en terres ot représente, pour les premiers 33 centins, $280,000.00 en argent, laquelle sommo est payable, à certaines conditions, à In satisfaction du lieutenant.gouverneur en conseil.Par l\u2019ordre en conseil No.237, du 23 avril \"1891, signé par Votre Honneur, il est dit que ces conditions sont remplies, et que les dettes de in compagnie, certifiées par DM.Thom, séront payées, à même ce montant de $280,000.00, par M.Langelier, le commissaire nommé à cette fin par le gouvernement.Comme je l'ai déjà dit, si cette somme 5o fut trouvée dans lo coffre après que Votre Honneur eut signé cet ordre en conseil No.237, le Trésor n\u2019avait qu\u2019à demander les mandats d'argent nécessaires, ot ils auraient émané, Or, comme il n'y avait point d'argent dans le an dans ce moment-là, du moins pour rencontrer cette somme de $280,000.00, et qu'il était difficile de faire venir les banquiers pour lour dire verbalament : * Vous pouvez avancer la somme, le paiement \u201cen cst natorisé, et par la loi, et par le lieutenant-gouverneur en \u201cconscih\u201d M.Garneau donne ces deux écrits, qu'on les appolle conme on voudra, qui eurent pour effet de satisfaire les banquiers, que, le10 juillet, ils seraient remboursés de leurs avances.Ces svanoes sont faites, lu moins en grande partie, et le 10 juillet, des Mandats d\u2019urgent émanent, de la manière ordinaire, et suivant les lojs du Trésor, par votre député, M.Grenier, pour le montant de $175,000.00, ct ces éorits ont étéretirés.Peut-on, à la suite de ces faits, prétendre que ce paicment a été fait sans la sanction du représentant de In Couronne ?Je no lu crois pas.Le représentant de la Couronne a sanctionné le statut accordant le crédit, i! a sanctionné l'ordre en conseil distribuant ce crédit, et il % par son député dûment nommé, émis les mandats d'argout nécessaires pour payer les £175,000, le 10 juillet dernier., A la même page de salettre, Votre Honneur, pour démontrer les Inconvénients de co système, dit que pour arriver à obtenir un cor- tain montant à méme uno de ces lettres, à la Banque du Peuplo, il a fallu que l'honorable M.Charles Laugclier fit la promesse qu\u2019un dépôt de 850,000.00 serait fait à même ie produit de l'emprunt de dix millions.{Dumoulin, témoin)., J'avoue que la lettre de M.Dumoulin à M.Bousquet (pago 45) justifie cette assertion, jusqu\u2019à un certain point ; mais le resto de sn déposition la détruit complètement.Il dit positivement (aux pages 50 et 51) qu'il aurait fait l'escompte sans cette promesse, et quo même cette promesse ne fut faite qu'après qu'il eut décidé de faire l'escompte.Lisons les questions et Jes réponses (page 51) : { Traduction) \u201c Par M.- Bar wick : \u201cQ Je ne veux pas vous demander trop de questions.Dites.\u201cnous, s'il vous plait, ce qui se passa alors, et quel rôle M.Langelier \u201c Joua fans cette affaire 1 2 Pme À : n'y prit \u2019part, je crois ; il me fit la uvesse \u2018 d'un dépôt da 350,000.00, Je le lai avais demandé.- prow \u201c Q, Daus le cos ou vous feriez la transaction Ÿ \u201c Q Non ; j'avais-décidé de faire l'avance, mais je lui dis que M nous étions court d'argent, et que, comme îls étaient pour recevoir * un fort montant à la suite de l'emprunt qu'ils faisaient, je devais * espérer avoir \u2018un dépôt fait dans ma succuranle, pour au moins \u201c* 850,000 ; et alors il me fit la promesse de faire cedépôt.Ceci me \u201c décida complètement de faire l'avance, mais je crois que ce ne fat pas la principale raison ; j'aurais faitlo prêt, à cause du fait que \u201c M.Vallière était une de nos pratiques.- - \u201cQ.Quand M.Langelier vous fit cette promesse, sur vot = demande, que le gouvernement vons déposerait: $50,000.00, vous Mere : ut une des raisons, mais je déclare que j'aurais escompté = Jo-billes tout de mêmo, : M._Vallière étant une de nos pratiques.ns Anis j'étais heureux.d'être en état: d\u2019'annoncer & notre caissier quo o EP Leh v o Hous ong recevoit un tal dépôt.J agissais au point de vue des Ainsi, M.Dumonlin lui-même déclare qu'il-aurait fait Je prêt, sur ia.valoar intrinsèque des\u201cpapiors, soumis à l'esconipté, - sond=la- Promesse du dépôt\u201d © TE Le wo wr A Fi Le Re SG a.Sawa - Lp Se ay - Mais même sur ce point encore, ot malgré ces corrections, apportées dans son témoignage, à l\u2019encontre de su lettro à M.Bousquet, je suis obligé d'informer Votre Honneur que telle promesse n\u2019a Jamais été faite.M.Charles Langelier avait déjà nié le fait dans les Journaux ; et j'annexo à cette lettre, copie de sn déclaiation solen- \u2018nelle et de celle de M.Philippe Vallière, ninnt catégoriquement telle promesse.M.Vallière, surtout, affirme qu'il s\u2019est rendu à la banque seul avec AL.Pacaud, et que M.Langelier ne s\u2019est trouvé là que par hasard ; que M.Langelier n'a jamais promis de faire obtenir un dépôt de $50,000.00 pour engager le cnissier à escompter lo susdit chèque de $20,000.00, mais que M.Dumoulin lui ayant demandé d'user de son influence pour lui faire obtsnir un dépôt, M.Langelier ne s'est engagé à rien, ot s\u2019est contenté de dire qu'il ferait son possible, .Je demande bien pardon à Votre Honneur d'avoir été si long dans ma réponse, mais il me semble gne je ne devais, autant que possible, Jaisser aucun point soulevé par Votre Honneur dans son document important, sans y répondre aussi complètement que possible.Je crois avoir réussi; mais si Votre Honneur était d'opinion qu\u2019il reste quelques lacunes, ou quelques points à éclaircir, je le prie de me le laisser savoir, et je m'empresserai do me rendre à son désir.J'ai expliqué et justifié les actes de mon gouvernement, au sujet de cette affaire du chemin de fer de la Baie des Chaleurs, faits en mon absence: j'aime à croire que Votre Honneur'sera satisfuit, et des explications, et du la justification ; et je me tiens entièrement à sa disposition pour toute autre communication qu\u2019il jugera à propos de me fuire, et surtout pour discuter le mode d\u2019une enquête au sujet de cotte transaction, et l\u2019opportunité de l\u2019étendre à l'emploi de tout subside, accordé à cette compagnie do chemin de fer, depuis son existence, ° Veuillez agréer, Votre Honneur, l\u2019expression de la haute considération avec laquelle j'ai l\u2019honneur d\u2019être, Votre très humble et dévoué serviteur, , >(Sigué) HoxorE MERCIER, Premier Ministre, A l\u2019'Honorable AvausTE RÉAL ANGERS, Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec, Québec.(COPIE) Je, Charles Langelier, de la cité de Québec, avocat et Secrétaire de la province de Québec, déclaro solennellement : lo Que dans la circonstance ou MM.P.Vallitre et Ernest Pacaud se sont rendus à lu succursale de In Banque du Peuple, situéo sur la rue Suint-Pierre, en cette ville, pour escompter le chèque de 820,000 de M.J.Chrysostôme Langelier, comme commissaire du gouvernement, je me suis trouvé à Ia banque par pur hasard ; 20 Que je n'ai cu rien a faire ni directement, ni indirectement avec l'escompte du susdit chèque de $20,000, ct que je n\u2019ai été solli cité par personne d\u2019aider à le faire escompter ; 30 Que, dans cette circonstance, M.P.B.Dumoulin me demanda de nouveau co qu'il m'avait souvent demandé auparavant ; savoir : de faire obtenir 4 la succursale dont il est le caissier un dépôt du gouvernement, et que je n'ai voulu m'engager à rien, lui disant alors que je ferais volontiers mon possible, mais que ces dépôts étaient du ressort du Trésorier, l'honorable J.Shehyn ; qu'aucune promesse n\u2019a été faite par moi à cet égard ; do Que je n'ai jamais fait de ma main, ni autrement le dépôt de 83,000 mentionné dans la déposition de M.P.B.Dumoulin devant le comité du Sénat, si toutefois il n fait cette déclaration, comme lo disent les journaux, car je déclare n\u2019avoir pus lu sa déposition duns le texte officiel.Et je fais cette déclaration solennelle, la croyant consciencieusement vraie, et en vertu de l\u2019*\u2018 Acte concernant les serments extrajudiciaires.\u201d (Signé) Cus LANGELIER.Prise et reconnue devant moi, à Québec, ce 10 septembre 1891.} (Signé) ALEXANDRK CHAUVEAU, J.S.P.(COPIE) Je, Philippe Vallière, dela cité de Québec, manufacturier, déclare solennellement : Que dans le circonstance où je suis allé à ln Banque du Peuple, situéo sur la rue Saint-Pierre, à Québec, en compagnie de M.Ernest Yacaud, pour faire escompter un chèque do S20,000 de M.J.C.Langelier, en sa qualité de commissaire du gouvernement, j'y ai rencontré l\u2019honorable Chs Lnngelier qui s'y est trouvé par pur hasard ; ; .Que le dit honorable Chs Langelier n\u2019a eu rien à faire, ni directement, ni indirectement, avec l'escompte du sus-dit chèque ; Quo le dit honorable Chs Langelier n'a jamais promis d2 fuiro obtenir un dépôt de $50,000 ni d'aucun autre montant à la Banque du Peuple, pour engager son caissier à cszompter le sus-tlit chèque de 820,000 ; ; Quo je me rappelle que dans cette circonstance, M.P.B.Dumoulin a demandé à l\u2019honorable Chs Langelier d\u2019'user de son influence daus le gouvernement pour lui faire obtenir un dépôt pour &0 succursale, mais que M.Langelier n\u2019a pas voulu rien promettre ; il s'est contenté do dire qu'il ferait son possible, mais ne s'est engagé à rien.Et je fais cette déclaration solennelle, In croyant consciencieusement vraie, et en vertu de l'\u201cActe concernant les sormants extrajudiciaires.\u201d (Signé), Prise et reconnue devant moi, à Québec, ce 10 septembre, 1891.(Signé) P.Vatuikne, ATEXANDRE CHAUVEAU, J.8S.BP.\u2014 \u2014 _\u2014_ (TéLÉGRAUME) ' (Traduction) Montréal, 12 septembre 1891, Honorable HoNorE Meroier, Québec, Leduc, ingénieur, télégraphie :\u2014Nivellemont des premiers quinze milles pour la pose des rails très avancé.Tranchées et remblais étroits doivent être finis par trains.\u2018Travaux très avancés partout.Sur les derniers cinq milles, travaux très peu importants non commiencés parceque l'entrepreneur désirait surtout donner aux cultivateurs le temps de récolter ; avec un personnel suffisant ce petit travail ne demandera que quelques jours.Fondations cn pierre ct charpentes en treillis au Grand Cascapédiac seront probablement terminées dans cinq semaines avec beau temps.Vingt milles do rails débarqués à Lévis.L'entreprencur dit qu'il fora tout son possible pendant ia belle saison, mais no promet pas de travailler un Jour après l'hiver arrivé.Personnel employé aujourd'hui, environ cinq cents hommes, plus de cent cinquante chevaux.(Signé), James Coorer.Montant de In subvention.T.= Montants payés acompte par M.J.C.Langelier, commissaire, à lo M.CO.N.Armstrong.$175,000.00 8280,000.00 « 20 Pour payer dettes privilégides.41,600.00 M.Langelier avait encore én mains, lo 11 juillet, une balance à cmployer, Besse soasscsoroosscessrocsosne 22,539.17 Il-reste encore disponible au trésor, une balance de.\u2026.063,600.00 63,500.00 Total.$280,000.00 \u2018Balance 3 employer.ceo Quélirc, 16 1} septembre 16891.Signé)_ E.Mortay .Ç sm rostour des chemins do for \u2026\u2026.$86,080.17 \u2014\u2014 HOTEL DU GOUVERNEMENT.Québec, 15 septembre 1891, L'honorable Monsieur Hoxork MnciEn, Premier Ministre, Québec.- Monsieur le Premier Ministre, J'ai l'honneur d'accuser réception de votre lottre do ce jour, accompagnée des explications que ie vous demandais par la micnne du 7 septembre courant, au sujet de l'affaire du chemin do fer de la - Baie des Chaleurs., Ma lettre du 7 courant vous demandait deux choses : lo Des explications, et 20 votre concours pour lu nomination d'uno commission royale composée de trois juges, chargés de faire enquête et rapport sur les faits et circonstances qui ont précédé, nccompagné, motivé et suivi les transactions de l'Acto 54 Victoria, chapitre 88, en ce qu'il se rapporte à la Compagnie du chemin de fer de la Baie des Chaleurs.Vous dites dans votre mémoire d'aujourd'hui : \u201c Je comprends \u201c que Votre Honneur désire avoir les explications avant de discuter * la nomination d'une commission royale, et jo me propose en consé- * quence dans la présente lettre de me restreindre à telles oxplicn- \u201c tions, sauf à fairo ensuite, si c'est votre désir, l'examen de ln so- * conde question.\u201d J'ai pris connaissance de vos explications et je dois vous informer qu'elles ne sont pas de nature à vous dispensor de la considération immédiate de la nomination d'une commission royalo requiso par ma lettre du 7 courant.Je me réserve de répondre en temps utile au mémoire oxplicatif que vous m'avez fait tenir co jour.J'ai l'honneur d\u2019être, Monsieur le Premier Ministre, Votre dévoué serviteur, (Signé) A.R.ANauns, Licutenaut-gouverneur.CABINET DU PREMIER MINISTRE Province DR QUEBEC, Québec, le 15 septembre, 1891.A l'honorable AvousTtR RÉAL ANGERS, Lieutenant-Gouverneur de ls province de Québec.Qu'il rLAISE A VOTRE MoNNEUR, Votre secrétaire, M.Taché, m'a remis, cottc après-midi, à quatre heures et sept minutes, Votre lettre de co Jour, cu reponse À la mienne, dans laquelle vous me dites : « J'ai pris connaissance de vos explications, et je dois vous in- \u201c former qu'elles ne sont point de nature à vous dispenser de Ju con- ¢ gidération immédinte de la nomination de lu commission royale \u201c requise par ma lottre du 7 courant.\u201d J'avais cru, et jo crois encore, qu\u2019une enquête fuite par un comité de la Chambre d'Assemblée, donnerait plus de garantio ct oflvirai¢ moins d'inconyénients que celle faite par une commission royale.Lea frais d'une commission royale sont toujours très considérables, et sas travaux peuvent être arrêtés par une procédure des cours de justice, comme il est arrivé tout dernièrement.Il faut nussi Lien considérer les inconvénients que l\u2019emploi de quelques juges, en dchors des tribu- bunaux, pourrait produire, quand le barreau ct le publie se plaignent depuis longtemps, et continuellement, des retards apportés duns Padministration de la justice.Votre Honneur me permettra de lui rappeler, en outro, co à quoi il a sans doute songé, que ln législature doit être convoquée, aux termes de l\u2019article 86 de l'acte de l'Amérique lritannique du Nord, 1867, avant le 30 décembre prochain, pour qui ne s'écoule pas un in- tervallo do douze mois entre la dernière sévuce de la dernière session de la législature, et la promière séance de la session prochufue, et qu\u2019il serait peut-être assez didicilo de faire terminer cette enquête en temps utile.Toutefois nous sommes mes collègues et moi, tollement désireux do rencontrer les vues de Votre Honneur, et do faire fuira une enquête complète et entière sur tous les faits so ratlachant À cetto transaction du chemin de fer de In Baie des Chaleurs, que nous sommes prêts à consentir À la nomination d'une commission royale, puisque Votre Honneur déclare que 1mes explications ne sont point de nature * à lo dispenser de la considération ihomédiate de la nomination de \u201cla commission royale requise pur sa lettre du 7 courant;\u201d avec cette réserve, toutefois, que ja veux rester dans mon droit incontestable de l'aviser, quant À le composition de ce tribunal, tout.en donnant à ses suggestions, à cet égard, touto la considération qu'elles méritent.Je suis dans In chambre du conseil, avcc la plupart de mez collègues, attendant toute communication qu\u2019il plaira à Votre Honneur de me faire.Veuillez agréer l'assurance de In haute considération avec Inquelle j'ai l'hornear d'être Votre birn dévoué, (Fizné) Mosoux Merctkit, Dramier ininistre.HOTET, DIT GOUVENS EMENT, Quéhec, 16 septembre 1891, L'honornble Bronsieur MoNoné Mrncirt, Premier Ministre, Quélce.Monsieur le Premier Ministre, \u2018ai l'honneur d'accuser réception do votre douxième lettro d'hier, 15 septembre courant, \u2014laquelle m'est parvenue à 5 heures 30 p.m.\u2014en réponse à la communication que mou sccrétairo vous a reise sur les quatre heures du mém \u2018jour.Je constate avee satisfaction que vous renoncez au projet do faire faire une enquête par un comité de l\u2019Assemblée législative, dans l'affaire du chemin de fer de ln Baie des Chaleurs, et que vous acquicscez à ma demande de prêter votre secours à la nomination d'une commission royale composée de trois juges chargés de fuiro enquête et rapport sur les faits ct circonstances qui ont précédé, accompagné, motivé ot suivi les transactions faites en conséquence de l\u2019acto 54 Victoria, chapitre 88, on ce qu'il se rapporte à Ja compagnie du chemin do fer de la Baie des Chaleurs, Je vous ni proposé, comme devant composer cette commission les honorables juges Jetté, Baby et Davidson.Je vous pric de me faire connaître si vous avez des motifs valables de récusation contre quel- qu\u2019un de ces messieurs.J'ai l'honneur d'être, Monsieur le Premier Ministre, Votre dévoué serviteur, (Signé) À.R.Anarrs, Licutenant-gouverneur, CABINET DU PREMIER MINISTRE Province DE QUEBEC Québec, le 16 septembre 1891.A l'honorable AuGUsTE RÉAL ANGERS, Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec, Québec.Qu'iL PLAaISE A VoreE HONNEUR : M.Taché m'a remis, ce matin, sur les dix heures, votre lettre de ce jour, en réponse à ma dernière communication d'hier.Votre Honneur dit que j'ai acquiescé à sa demande do prêter mon concours à la nomination d'une commission royale, composéo do trois juges, etc, etc.; qu\u2019il mo permette de lui dire qu\u2019il y a erreur.J'ai consenti à la nomination d'une commission royale, et j'y consens encore, mais je n'ai point admis ln nécessité de In composer de trv.s juges Cn di Je suis, au contraire, d'opinion qu\u2019il vaudrait mieux la composer d\u2019un seul, comme la choso à été faite dans le cas de l'enquête sur les - circonstances se rattachant à la vonte du chemin de fer du Nord.Il w'agissait, dans ce cas-li, d\u2019une affaire très grave, qui avait agité et passionné l\u2019opinion publique poudnnt plusieurs années.Les faits à constater étaient très nombreux et compliqués ; il fallait examiner les livres de comptes, ot étudier uuo comptabilité difficile : et copon- dant, le gouvemement Ross a'ost contenté d\u2019un soül-commissaire,.l'honorable juge Routhier.; nistration de la justice souffrirait b toe Comme, d'ailleurs, j'ai eu l'honneur de, vous l'écrire hier, l'admi- tion de ls coup de l\u2019absonco; pour quelque .Semps, de trois jages- Un tait très:grave, qui gg, passe IX mime ns rte 5 GLOVER, FRY & CIE| Nouveaux CHAPEAaX et ARTICLES de mo- des\u2014 NOUVEAUX MANTEAUX, NOUVEAUX VELOURS ET SO1ES.NOUVEAUX PATRONS de reLes es costumes, NOUVEAUTES EN ETOFFES pour robes.NOUVELLES SEROES LOCKERBIE, NOUVEAU DRAP CORUE pour Robce, 44 pos.de large, sculement 350, DRAP3 POUIt COSTUMES LE DASIES, 44 pe de ar0e, veuleimout S0c ky verge, ETOEFES À RONDES, à Bon Marché.Valeurs excop tionuclies, À 100, 150, 17e 200, 230, UPONS FANTAISIE pour Dames, Un très grand asortigsent de Ge qu'il y a de plus nouveau.DRAIS POUR MANTEAU ot Garuiturce, COUVEREPIEDS ot OREILLERS en duvet.Grande nouveauté, BAS, GANTS, DENTELLES, RUBANS, eto.L'ussortimient lo plus complet et le mieux chols Que l'on puisse voir.Rasen laine Eccesaise, Lains & tricoter de Bildwin 4 ct 5Leine, Flancliles, couvertes, AUSSI uno grande quant:t$ d'autres marchandie oes convenables pour cette ealson.GLOVER, FRY & Cie.Gewktzvnmelchpdfyz m0 101: me EY N'IMPORTE QUEL PAYS DU globe, nous no pouvons trouver, un ondruit plus curieux, mieux fourni eb surtout aussi avantagoux quela maison MYRAND & PoULIOT Tout ce quo le commerce cle marchandises sdohes- offre d\u2019attrayaut, on fait de grands marches ss trouve réuni à cet établissement, COTONNADES Sherting Coton Jaune Mouscline Barrée Coton des Indes | Fluneliettes = Coton à Drap Coton Carreauté Lawn Blane Coton à oreilles Coton Ouaté indienne Coton a Robes LAINES Twoed ct Serge Drap et Casimiro Melton ob Diagonal Etoltes à Roheset Cashemire Winsey à Robes ot Plaid Etoffos à Man eau et Drap pour costumes Jobs sans pareils dans les lainos a tricottor Couvertes, Couvertes, Couvertese A GRAND MARCHÉ Froques et Caleçons pour Damos ot messieurs.Flanelles Gries, Blanche et couleurs.laspossible d'énuimnérer toutes 109 marchand'6:9 \u2014-JOBS-\u2014 VENEZ VOIR C\u2019EST MIEUX \u2014CHEZ\u2014 MYRAND & POULIOT (Pis-à-vis le Couvent) L'automne Approche Mesdames et Messieurs \u2014\u20140: \u20ac, \u2018 VANT DE FAIRE VOS TACHA $, T'ON Lutte suleon, nous vouy.nvritons d'un: mnanté touts 2pteale, & venir visiter notrs établisse nenï P UR DAMES Etoifes u robes nouvenux Binide de toutes nuances BOOT.« Fantees de toutes sortes Eouffes se fulner, antinces Nb fger, hueker grande variety Ne pas ouMticr 1a balance ds nosSOIES PONG 2 \u201c3 Co Cloix inunanes de CHAPEAUX en foutre Loug Daues M-rles do Parisot couleurs assortie-.Enunie d'afoter quo ig avo is aussl en mains) Tes garnitures appropriées POUR MESSIEURS La plus beau chaix de Tweads, anghis, frangaig) ernie, atericatng et Canadiens.Cheviot crolsé pour costumes, noîr, bleu ot rif} nuaaté, Drap Vénitien, les plug belles nuances pouty parieasus d'automimo, vêtement de devote., Nous avons tonjours en mains, le Lel plus a.8 -rtie ment cle cuul-oles ct caleçons, de toutes grandeu et provenant «lo moilleures trannfactures Eviropée nes at Canndicnnes, $ag0rGus que 10d meilleurs clients ot le pabllq tieadront comple de coite Invitation.IIvor & LANGEVIX MAISON BLANCHE No.123 RUE SAINT-JOSEPR (QUEBEC) Collège des Médecins et Chirargieng de la province de Québec BUREAU PROVINCIAL DE MEDECINE ASSEMULÉE SEMI- Ed \u2019 tembro courant,\u2014qui m'a été remise à 6 h, p.m., & Spencer Wood, par votre secrétaire particulier, \u2014relative à In composition de la commission royale qui fuit le sujet de notre correspondance, Jo vous ai exprimé mon désir que cetto commission soit composée do trois juges ; en réponse, vous m\u2019annoncez quo vous êtes d'avis ar Parlement du Canada._ charge, adopter un autre mode de procédure.Je vous prie en con- pour transmettre copié de la correspondance échangée entre nous à Son\u2019 Excellence le\u2018 gouverneur général, après quoi, restant dans les limites de la constitution, .ces documents pourront être communiqués Je ne puis, sans violer les devoirs de ma Coa CU \u2018 la ona TT RE we ro ur un: patentson Angle rre ot dans d'autres .Odeur continuelle i Demaudez.ot licox us >\" nombreux ortificats don: 1, 7\u20ac aa EEE Lode SS va.ei \u2018 .rs + : nés.par los médecins leg RTE ©; Québec, 16 septenibres189).qu'elle ne soit composée que dun seul juge, et vous me propos séquence de me transmottre un double do vos pièces of, surréception,, | plusen one aise snsieur\u2019 Hoxon bem Premera > \u201c comme commissaire, yen Francis J ohinson, juge en chef de ha Cour Ne los transmettrai sans délui afin qu\u2019elles aient la publicité'que vous wo ag Eats alps 2 Per\" Prentior Misistie, Süpérienre: - ver * Pai Phonneur à\u2019 (1 RME cac corsarénazce ME OO 00 as \u2018 > Vous alléguez que la commission royale qui n fait enquête sur \u201cNs onneur d\u2019étre, ee Fe Te iG BRUNEAU ; Wei jen Premier Ministi , î Jes circonstances se rattachant à la vente du chemin de fer du Nord Monsieur le Premier Ministre; Lo Bed Agent pou ls District de Quête Ménsiout le Premicr Ministre, wl ~ if.ntait composée quo d'un.seul jugs.Je yous ferai remarquer de > Votre dévoué servitour, ona.vu .st Pi BN n-vue dé la nomination d\u2019une.commission «royale.chargés s'de- 1° \"suite -quo cette enquêto était très lon ue et'qu\u2019olle a duré aude-là de ~ - (Signé) ° ee Is - NO.60.Kue SL-Fierre voonite\u2019stvanport sur WEY) du clemin de ferde la\" Baik des - \u201cdétx'anhéos; pendant qué l'enquêté donbÆil est question on cette .ao 9.A Tieton asivorset oes 1B hepteratiea Smee B LL .: : Be Lo LE Cam : ; _.POS EST aT ATER 5 +, - CABINET DU PREMIER MINISTRE PROVINCE DE QUÉDEG, Quélice, le 17 septembre 1891.A l'honorable AvausTE RÉAL ANGEUS, Lieutenant-gouverncur de la province de Québec: + Qu'iL PLAISE A Vorae HONNEUR, M.Taché m'a remis, à onze heures ct 45 minutes, votre lettre de ce jour, relevant certains points do droit et de fuits que renforine mon mémoire du 15 courant.Mn lettre de co jour, pour laquelle je me mets entièrement À votre disposition, au sujet de la nomination de la commission royale, devrait m\u2019exempter, co me semble, de discuter certains points soulevés par Votre Honneur.Toutefois, il est peut-être nécessaire que j'ofire quelques observations pour empêcher de donner à mon silence une fausse interprétation.Je prie Votre Honneur de croire que je n'ai jamais songé À dégager lu responsabilité des ministres, à la suite de votre signature à l'arrêté en conseil No.237.Aux yeux de la constitution et vis-à- vis du public, nous sommes seuls responsables ; mais, entre vous et vos ministres, la responsabilité est moralement partagée, dans ce sens que vous ne pouvez point nous reprocher un acte auquel vous avez concourt, sans prétendre que vous avez été trompé.Je n'ai jamuis soutenu et j'espère que je no m'oublierai jamais À soutenir qu\u2019un gouvernement a le pouvoir d\u2019amender la loi par un arrêté en conseil, si cette loi ne donne pas tel pouvoir.Mais jai dit, et je maintiens, que l'Acte 54 Victoria, chapitre 88, paragraphe j, n\u2019est point limitatif, et que, tout en exigeant le paiement des dettes privilégiées, à la satisfaction du lieutenant-gouverneur en conseil, cetacte ne défendait point à celui-ci d'exiger le paiement de toutes les dettes de la compagnie, d'autant plus que la transaction dont il s'agit s\u2019est faite, non pas avec des personnes en dehors de cette compagnie, mais avec cettc\u2018compagnie même, tenue, de par la loi, au paiement de toutes ses dettes, Inutile d'en dire plus sur ce sujet : l'argument que j'ai offert à Votre Honueur me parait concluant.lailleurs, en quoi la morale ou l'intérêt publie peuvent-ils souffrir de l\u2019acte\u2018d'un gouvernement qui dit à une compagnie de chemin de fer, si sujette à caution : \u201c Vous n'aurez point les faveurs \u201c que la Législature m'a autorisé à vous accorder, si vous ne rem- * plissez point la première obligation d'un honnête homme, celle de \u201c payer ses dettes.\u201d Quant aux entrevues qui ont eu lieu entre Votre Honneur et M.Garneay, j'aime mieux n\u2019en plus parler, vu la position délicate dans Inquelle je me trouve placé à cet égard.Je me contenterai de diro à Votre Honneur qu\u2019il connaît assez mon collègue, M.Garneau, et sn courtoisie proverbiale, pov» comprendre combien il souflre de ce regrettable malentendu ev\u201d = deux hommes également honorables.Malgré que les faits sur les acls Votre Honneur s'appuient pour dire qu'il semblerait exister une barrière ou l'on prélève tribut, avant que justice soit fuite aux réclamants, soient bien graves et bien regrettables, j'éprouve, toutefois, quelque satisfaction en voyant que Votre Honneur n\u2019en connaît point d\u2019autres que ceux qui se rapportent aux affaires de cette compagnie de chemin de fer, faits bien çcondamnables, il est vrai, mais sur l\u2019existance desquels le doute est encore permis, jusqu\u2019à ce qu'une enquête contradictoire, impartiale ct régulière, ait été faite.Veuillez agréer l'assurance de la haute considération aveg laquelle j'ai l'honneur d\u2019être, Votre bien dévoué, (Signé) Honoré MEnciRR, Premier ministre.CABINET DU PREMIER MINISTRE Province pe Québue Québec, 18 septembre 1891, L'honorable A.R.ANGERS, Licutenant-gouverneur, Québec.Qu\u2019iL pLaise A Vorne LIONNEUR, M.Taché, votre secrétaire, m'a remis, à une heure et demic, hier après-midi, votre lettre d'hier, dans laquelle vous me dites quo vous croyez faire acte de justice en m'oflrant votre ministère pour transmettre copie de Ia correspondance échangée entre nous, à Son Excellence le gouverneur général, \u201caprès quoi, restant dans les \u201c limites de la constitution, ces documents pourront être commu- \u201c piqués au Parlement du Canada.\u201d Votre Honneur conclut cette lettre en disant : \u201c Je vous prie \u201c en conséquence de inc transmettre un double de vos pièces, et sur réception, je les transmettrai sans délai, afin qu'elles nient la publi- \u201c cité que vous désirez.\u201d Je remercie bien Votre Honneur de son offre que je trouve parfaitement satisfaisante, et vous transmets, en conséquence, dans le but susdit, copie dc toute notre correspondance.Je vous prierais d\u2019y ajouter copie de vos réponses à mes deux dernières lettres de co jour, pour que le tout soit produit, en même temps, devant les Chambres à Ottawa, Agvéez l'assurance de la linute considération avec laquelle j'ai l'honneur de me souscrire, De Votre Honneur, Le tres humble et obéissant serviteur, (Signé) Hoxont: Mercier, Premier ministre.HOTEL DU GOUVERNEMENT.Québec, 18 septembre 1891, L'honoralble Monsiour Ilovoné MenciEn, : Premier ministre, Québec.Monsieur le Premier Ministre, En réponse à ma lettre d'hier, vous signifiant mon refus d'accep ter votre avis sur l'étendue ct la composition de la commission royale, que vous mo proposez en opposition à celle que je vous offrais, vous déclarez nujourd'hui que vous êtes prêt à faire le rapport voulu par la loi, dans les termes que je vous ni fuit connaître, avec ou sans les modifications que vous me proposez.Vous comprendrez, je l'espère, que la substitution de l'honorable juge Johnson à l'honorable juge Davidson, pour les raisons quo vous me donnez, ne serait pas justifiable, Ce scrait insinuer dans les documents officiels de la plus hnute importance que Monsieur le juge Davidson, en revêtant l'hermine ne s\u2019est point dépouillé de l'animus politique.Ainsi donc, monsieur le Premier Ministre, veuillez faire prépa- ter, sans délai, pour examen, un projet de rapport de l'Exécutif au sujet de la commission royale à être nommée ct composée, dans l'ordre de séniorité, de l'honorable Louis A.J etté, juge de In Cour Supérieure, et l\u2019honorable Louis François George Baby, jugo de la Cour du Banc de In Reine, ct do l'honorable Charles Pcers Davidson, juge de la Cour Supérieure, tous trois de la cité de Montréal, pour faire enquête et rapport sur les fnits ct circonstances qui ont précédé, accompagné, motivé ct suivi les transactions faites cn conséquence de l'Acte 54 Victoria, chapitro 88, en ce qu'il se rapporte à la compagnie du chemin de fer de lu Baie des Chuleurs,\u2014et aussi un projet de la commission royale.J'ai honneur d\u2019ôtre, Monsicur le Promier Ministre, Votre dévoué serviteur, (Signé) À R.ANukRs, , Licutenant-gouverneur, HOTEL DU GOUVERNEMENT.Quélee, 18 septembre 1891, L'honorable Monsieur Koxoré Mercirn, Premier Ministre, Québec.- Monsieur Je Premier Ministre, J'ai l'honneur d'accuser réception do votre lettro en réponse, à la mienne où je relovais certains points do droit ct de faits que renferme votre mémoire du 15 courant.Jai l'honneur d\u2019être, Monsieur le Premier Ministre, Votre dévoué serviteur, - (Rigué).À, R.Avcrns, = \u2018Isicutenant-gouverneurre SE Monsieur le Premier Ministre, gouverneur-général.quo je vous transmets ce jour.Qu'il plaise à Votre Lonneur, exposition qui s\u2019y tient, j'ai l'honneur d'être \u2014 \u2014 HOTEL DU GOUVERNEMENT, Québec, 18 septembre 1891.L'honorable Monsieur Hoxoré Menoizn, Premier Ministre, Québce, J'ai l'hanneur d'accuser réception de votre lettre contenant les documents que vous désirez que je transmetto à Son Excellence le J'ajouterai à ces documents copio des lettres J'ai l\u2019'honñeur d\u2019être, Monsieur le Premier Ministre, __ Votre dévoué serviteur, (Sigué) A.IB.ANGERS, Licutenant-gouverneur, CABINET DU PREMIER MINISTRE, Province bE Quinec.Québec, le 19 septembre 1891, J'ai l'honneur de vous transmettre, suivant votre désir, pour examen, le rapport en conseil vous recommandant la nomination de la commission royale, tel que convenu entro nous deux, dans l\u2019affaire de Ju Baie des Chalours, ninsi que le projet de la commission.J'espère quo vous serez sutisfait de l'empressemont quo j'ai mis à préparer ces documents, avant mon départ pour Montréal, d\u2019où je ne reviendrai que jeudi prochain, mon intention étant d'assister, autant que possible, en ma qualité de ministre de l\u2019agriculture, à la grande Veuillez agréer l\u2019assurance de la baute considération avec laquelle Votre bien dévoué, (Signé) L'honorable AUGUSTE REAL ANGERS, Lieutenant-Gouverneur de la province de Québec, llonous Mercier, Premier ministre.Québec.Chambre des Communes \u2014 Zème PARLEMENT\u2014Lère SESSION QUATRHE-VINGT-TREIZIEME SEANCE (De notre correspondant puriiculier) Ottawa, 23 septembre.À l'ouverture de la séance cet après- midi, M.LISTER propose la motion dont it a donné avis hier, accusant M.Ilaggart d'avoir ou un intérôt dans le contrat do la section DB du Pacifique.Il proposo que lo comité chargé de faire l'enquête domandée se compose de MM.Mills, Edgar, Barron et Lister qui n\u2019auront pos droit do voto ct do MM, Dickey, Woud, Girouard ot McLeod.M.HAGGART répond et nio d'abord catégoriquement l'accusation.Il explique ensuite qu\u2019en 1880 il a déjà cu occasion do répondre sous serment à la même accusation devant une commission chargée do faire uno enquête dans certaines Affaires du chemin de fer du Pacifique.Plus tard, un journal dans son comté ayant fait des insinuations a ce sujet, DI.Iaggart dit qu\u2019il a fuit alors une déclaration comportant qu'il n\u2019avait jamais eu d'intérêt dans un contrat ou sous- contrat, qu\u2019il n'avait jamais reçu Un suu d'aucun entrepreneur pour _ scs sorvicos à la compagnie du Pacifiquo comme mombro du parlement.Plus tard, a Winnipeg, M.McLaren lui-m@me n été oxaminé sous serment dans uno certuine cause, et là il a où occasion do nior los mêmes accusations, Lorsque M, MacLaron est devenu membre de ls société qui à construit la section (B), M.MacLaren a chargé M.Haggart de voir & la préparation de l'acto do société, et pendant les 7 ou 8 annéos suivantes il a continué a agir comme agent de DM.MacLaren ot i sur- voiller sos intérdts.Los sommes qu'il a reçues pour ses services à co sujot s'élè- vont à $1200 environ, montant couvrant tout su plus ses dépenses de voyages ot frais d'hôtel.BI.Haggart dit qu'il a ou d'autres transactions monétaires avec M.MacLaren,mais aucunes d'elles n'avaient le moindre rapport avec lo contrat do la section (B) du Pacifique, et il n'a jamais cu connaissanco quo les entropreneurs de cotte section aient jamais souscrit au fonds d'élection du gouvernement ; s'ils l'ont fait ce n'a cortainoment pas été par son ontremise, Sir JOON THOMPSON dit qu\u2019il n'est pas nécessaire avant de voter sur cetto motion do considérer l'opportunité de faire une enquête dans des affaires toutes porsonnelles entro un mombro de cette chainbre et une société d'entrepre- nours on 8a qualité professionnelle.Il croit qu'il n\u2019y a aucun foudemont pour une question do prévilègo dana l'accusation de DI.Lister.C'est une vieille affsire qui ost déjà venu devant la Chambre et sur laquelle los électeurs de M.Haguart ont déjà plusieurs fuis rendu leur vecdict, oxonéré M.Hnggart de tout blame, Les libéraux n'\u2019étaiont pas ai chutouilloux sur les puints de morale on 1878, loraque trois membres do louc parti, les honorables MM.Vail, Jones ot Englin furont trouvés coupables d'avoir eux-mêmes accordé des contrats d'improssion considérablo pour plusieurs milliers de pinstres à uno imprimerio dont ils étaient oux-mômes propriétaires.Aucun membrs libéral n'a voté alors pour chassor do la chambre Englin, Vailet Jones.Dans le cas actuel, M, Lister n'accuse pas le gouvernement d'avoir été amoné à rendre aucune décision injusto au sujet des réclamations des entrepreneurs, et la chambre ne serait pas justifiable d'accorder l\u2019enquôte demandée sur uno accusation aussi incomplète, vu surtout la période avancée! do la session.Eu conséquence, sir J.THOMPSON propose que le comité demnndé ne soit pas accordé, mais quo la Chambre passe aux ordres du jour.M.LAURIER dit qu\u2019il nocroit pas quo la période avancée do la sossion soit une raison valable pour refuser l'enquête domandée.Il comprondrait que lol gouvernement refuse sur une question | de principe, mais la question de temps : no doit pas entrer on considération lors-! qu'il s'agit de faire uns onquête sur uno\u201c accusation aussi grave.Lo devoir do co parlomont ost de so guider sur le parle- } mont anglaïs en paroils cas.La règle qui * rivant on Angleterre est que Ja Chau:- - Pros des Communes ne tolore pas dans son scin aucun membre qui soit déshonoré de quelquo façon quo co suit, ot les précédents do toutes sortes sont nombreux à ce sujet.Dans aucun ens on n'a vu la Chambre des Communes en Angleterre user d'expédicnts pour empêcher une enquête lorsque des accusations étaiont portées contre un descsmembros ou contre un ministre.\\ M.McCCARTHY dit quil ne voit rien dans l'accusation qui mérite une enquêto,et quand bien même l'accusation serait prouvée, la \u2018faute ne serait pas suffisante pour faire exclure le maîtro général des Pustes- Sir dit que l'atmosphère politique on _s'opposant à la demando d'enquête do M.Lister.Xl dit qu\u2019il est temps pour la bouno réputation du Canada que tous les coupables reçoivont ln punition do lours méfaits, SEANCE DU SOIR A la séanco du soir, la discussion a été continuée parMDIM.Cnsoy, Girouard et Listor.Co dernier termine en disant qu\u2019il croit pouvoir établir par des preuves satisfaisantes qu\u2019en l'année 1879 MM.Alexander Manning, Alexander Shiolds, John Jas MacDonald, Alex.McDonnell, Jas, Isbestor et Poter MucLaren ont conclu un contrat avec lo gouvornoment du Canada pour Is construction d'une par- tic du chemin de for du Pacifique cana- dlen, entre Port Arthur ct lo Portage du Rat,connue sous lo num de section B.; que lo lit contrat et les travaux s'y rattachant ont été complétés par los dits entropreneurs, pour losquels ils ont été uno sourco do prufits considérables ; quo pendant toute la période couverto par le dit contrat, l'honorable J.G.Hagfart, actuellement ministre des Postes et inombres du conseil privé de Sa Majesté pour le Canada était ot ost cncore député à la Chambro dus Communes do la division sud de Lanark ; quo le dit honorable J.G.Maggart est doveuu cta 6té avantagouscmont Intéressé dans les profits du dit contrat, qui sont dovenus à former Ia part inscrito au nom du dit Peter McLa- ren, et qu'il a rogu de forts montants à même los dits profits et qu'il n autrement rotiré dos avantages pécuniairos directs eb cousidérables des dits profits ; quo pandant l'exécution des dits travaux ob pendant que lo dit honorable J.G.Hag- Kart était intéressé comme susdit, des membres do la dite société furent invités par dos membres du gouvernement du Cunada à contribuor largement pour des fins politiques, ot que ces contributions furent payées à mêmo los deniers do la dito société ot portées nu compte des profits de In dite société, & la connaissance et avec lo consentement du dit honorablo J.G.Mnggart, et que pondunt quo les Cites contributions étaient ainsi demandées ct payécs, les dits ontroproneurs associés étant do diverses manières sous la dépendance du gouvernement h cause de diverses questions non réglées et en conflit au sujet du dit contrat, lesquelles questions, à l'époquo do ces coutributions ou subséquemment, furent rég'éos d\u2019une manière favorable aux dits entrepreneurs.En conséquence, il demande qu\u2019un comité spécial soit nommé pour s\u2019onquérir do toutos los dites allégations, avoc pouvoir au dit comité d'onvoyor quérir porsonnes, papiors ot documents, d\u2019intorroger les témoins sous serment ou aflirmation, d'employer do: sténographos pour prandro lu preuvo qu'il jugora nécessaire do faire imprituer, la prouvo do jour en jour pour l'usage du comité, de rapportor au long In prou- vo faito dovant lui Ainsi que les délibérations du comité ot lo résultat de ses investigations.A 10 h.30 lan Chambre est appaléo voter et adopto l'amondemont de sir John Thompson par 102 voix contre 78.M.AMYOT roprend ite la discussion des rapports du comité dos Privilàges ot Elections, M.AMYOT fnit une étudo complète de la question ct particulièrement du contrat du bassin d'Esquimalt.Se ba- sunt non pas sur la preuve orale mais sur ls prouvo écrito, il établit qua sir Hector a été au sujet de co dernior contrat lo principal acteur dans la conspiration, Lord Stanley à l\u2019Exposition Montréal, 23 septombre.\u2014On a beaucoup remarqué, lors de la visite de lord Stauloy à l'Exposition, sa courtoisie à l'égard des personnages qui l'entou- ralont, Mme Mercier et Mme Robidcux out été invitées par Son Excellence à prendre des sièges à côté do Indy Stanoy.Le premier ministre et l'honorabla M.Rubidoux étaient à côté du gouvorneur général qui & causé longuement avec cux.Dans son discours, lo gouverneur a félicité le gouvernement provincial sur sa politiquo agricole qui, a-t-il dit, doune déjà d\u2019excollents résultats, Ila surtout fait ressortir les heureux effots de l\u2019établissemont do l'ordre du Mérite Agricole.REVISION DES LISTES ELEC- TORALES Quétec-Centre Los nouvelles listes sont déposées au numéro 280 ruo Saint-Jean, chez M.Donati, horloger, vis-à-vis l\u2019église an- gluse.Le comité sera ouvert de 7 h.30 à 9 h.30, tous les soirs .Nus amis de la division Centro sunt invités hs\u2019y rendre pour coustator psr eux-mêmes si leurs noms snnt correctersents inscrits et vuir à sv RICHARD CARTWRIGHT, faire iuscriro s\u2019il ont été omis.lo ministhe de Ja Justice l- montre bien pou sordésir de purifier\u201d - L D.Moutx, avocat.\u2014mmmtt are - NOUVELLES Pertonnel M.David Ouellet, architecte, de Québec, partira le 27 septembre, pour un voyage en Europo dans l'intérêt do sa profession, Pondant son nbsonce, M.J.Léon Pinsonnault, architecte, sora l'administrateur du bureau, No 113, rue St-Jcan, et M, Damaso Blais, lo gérant des ato- Hers, No 87, rue d'Alguillon.21 sept\u20146 fa\u2014o j _ ol Au parc Dery * Free for all\u201d Si le tomps le permet, les trois courses qui n\u2019onb pu Ôtre terminées joudi dernier seront continuées cet après-midi à 2 heures.Commo on lo sait, les meilleurs vaux de Québec y prendront part.L'entrée est gratis pour tous.Pour l'intolligenco du lectour publious ci-après lo tubloau des courus : che- 2e coursE Pilos, | O, Bégin.4 Village Girl, P.Dallaire.2 Dolly Girl, J.B.Forguos.,.3 Concombre, Jos.Laforme.l CLASSE SPÉCIALE YOUR LEVIS Tom, Castonguaÿ.cov reeersrorsen Bost, Lawlor.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Cliarley .0.000na0 ss c00non0e Kate, Lawlor.00.0000000000 4E COURSE Alex, A.Turgeon.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Quiteux, Elz, Pouliot.Jacques-Cartier, O, Béain.Dollay, M, Clément.acte a C2 00 he BCE $3 = 1D Aux universitaires Los univorsitaires seront sans douto heureux d'apprendre qu'ils pouvent so procurer une maison de pension de première claese à des prix très 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p.\u20ac.Quatro eulrées, trois trottants.Le gagnant n'aura droit qu'a un soul argent.Le drcit de changert'ordro du progratums est réservé.Divislen des bourses, bN, 25, 15 ot 10 pr.c, RPEITLEAS LAROCHELE, Secretaire.Hot-1 Québec, Rue du Pont, Quéheo Les courses commenceront A 1.30 hr.précise.Admissioneur le Terrain, 23 Cia, Québec, 22 sept\u2014J, 23 au 29, CITE DE QUEBEC HOTEL-DE- VILLE Bureau du Greffier de la Cité Québec 19 repternbre 1891.Soumission pour loin.Avoine, Etc, AVIS public eat par le prérent donné que des sou- trbaions cachettées, ondossées \u2018* Soumismons pour foin, paille, avoine, son, getidtiole \u201cet adressées au prési u ité du feu, seront reçurs à ce bu raau d\u2018hui a LUNDI, la VINGT HUITIEME Jour de SEPTEMBRE courant, jusqu'à 4 hrs p, m., pour Ja fourniture du foin (ml) (themothy bag) par bottes de quinze livres, paille, avoine, 30 livresau miluot.son, gaudriole, pour l'année fiscale courauted'huiat 81 actobre 1892 pour le départanent du fau.La corporation ne s'encaye pas à accepter 1a plus basse ni acune des soumissions.Aucune soumission ne sara prise en considération si elle n\u2019est pas faite ot écrite sur des.blancs ou formules étranées du bureau du vreflier de lu Cité de qui 1os soumissionnaires pourront s'eu procurer en s'adressant au Lureau du dit greffier.Lentrepæeneur payera au notaire le coût de rédi- gor le contrat, et fournira à Is corporation uue copie certifiée du dit contrat.ue sonmiesior devra Être accompagné d'un regu du trésorier de Ja cité pour la woiume de cent plastres.Pour plus amples Inforroations s\u2019adronser à ML P.Dorval, chef de la Brigudc du feu, Poste Central, rue Ste Ursule.H.J.J.B.CHQUINARD, Grettier de ta L136, Hôtel-de-Ville, 19 sept.1591\u2014J.= HOTEL-DE-VILLE Bure du Greffier de la Cité Québec, 19 septainbro 1891, Soumissions pour habillemeuls d'hiver èes Pompiers pes soumissions seront reçues à l'Hôtel-de-Ville de la cité de Québec jusqu'à LUNDI le VINGT- HUIT de SEPTEMBRE courant, À $ heures p, 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plastres devra accompagner chaquo sounission.Lo corlté 50 s'engage pas à accorder le contrat au plusbas vounus-lonnaire, Le voumisslonnairs a qui le coutratsers accordé devra payer Je coût du contrat et en délivrer une le tu Orté.\u201cae lu aunples intormationss'adresser à WP Dorval, chel de la Belxade du Feu, Poste Central, tue 8t.Ursuie, n.J.J.B.CHOUINARD, = de ta Cite.Québec 1) sept.1SS2-\u2014F.Feuilleton de LA JUSTICE j sans acception 45 LE SECRET DE LA VIEILLE DENOISELLE Mme Hellwig marchait çà et là dansla chambre,en se mordant les lèvres avec colère, \u201c* Ce serait une belle histoi- revraiment,unscandalcabomina- ble, si cotte vieille avait veudu une argenterie do famille si précieuse, si curieuse, et dont la valeur était plus que triplee par son antiquité et sa conservation.,.Peunt-étre 1'a-t-clle donnée 2.Cela lui resseme blerait assez !.\u201d ajouta-t- elle en se parlant à elle-même.\u201c Mais je n'aurai pas de repos que je ne l\u2019aie retrouvée.D'ailleurs, il n\u2019est pas question seulement de Pargenterie.clle avait aussi des diamants magnifiques, des bijoux de toute beau- te.Toutus les choses rares en- fiu qui out été partagées centre ma belle-mère lors de l'héritage du vieux Mellwig \" Elle s\u2019interrompit tout a coup.Son regard venait do tomber sur la vicille armoire qui contenait les cahiers de musique ; elle ne I'a- rait pas encore visitée.L'armoire proprement dite reposait sur un grand coffre curieusement sculpté, fermé par des panneaux qui s'ouvraient extérieurement ; elle lus tira vivement ?A elle; de hauies piles de journaux,soigheusement rangés,remplissaient les deux rayons.Mme Ilell wig prit chaque paquet l'un après l'autre, et le jeta à terre loin d'elle ; les livraisons s'envoièrent de fous côtés au travers de la chambre.Le mécontentement grondait sourdemont dans le cœur du vieux domestique, il ferma le poing, et jeta inème quelques regards farouches ct\u201dmalintentionnés sur cette vandale., Toutes ces livraisons, il avait été les chercher lui-mème au bureau de poste.Elles étaient impatiemment atteudues, soigneusement lues, et conservées par la solitaire, dont elles représentaient le plus cher délussement\u2026\u2026ll voyait encore ses yeux briller de plaisir lorsqu'il plaçait un nouveau paquet sur la table ronde.* Voilà à quelles lectures elle s'abandonnait, cette vicille impie! murmura MmeHellwixæ.jCes feuilles profanes lui apportaient ici Une nourriture empoisonnée.etipe d nt un si grand nombre d'années je ine suis vue forcée de souflrir ici, sous mon toit, cel esprit perverti! \u201d Elle se releva, et regarda à travers les vitres do l'armoire.Ln apercevant les cahiers de musique, elle ne put retenir un rauque éclat de rire.Elle ouvrit les portes vitrées de l'armoire, et ordonna à Thomas de lui apporter un grand panier à linge pour yentasser tout ce qu'il trouverait de journeaux et de cahiers de musique dans cet appartement.Il se creusa la tête pour deviner quel sort pourrait être réserve A ces beaux volumes qu'il avait vus si souvent posés sur le piano, et dans lesquels la vicille dernoiselle trouvait une musique quasi-divine.La grande femme se tenait debout près du lui, et veillait à ce qu'aucune feuille n\u2019échappät à la mesure qu'elle avait ordonnée ; mais n\u2019y touchait pas même du bout du doigt, comme si elle eût redouté de s\u2019y brûler.Finalement ello ordonna au doraestique Yd'emporter la corbeille dans la maison de devant; elle ferma avec soin toutes les portes de l'appartement mansardé, et suivit Thomas.Pour le plus grand tourment de Frédérika, qui détestait cette sorte de visite, Mme llellwig se rendit dans la cuisine ; elle commanda à Thomas d\u2019y poser sou fardean et d'apporter de grands ciseaux à papiers ; la vicille cuisinière avait précisément allumé un grand feu pour préparer son rôti.\u201c Tu pourras anjourd'hui économiser le bois, Frédérika, ** dit Mme Hellwig en saisissant un paquet de journaux et le lau- caut au feu.!Les jolis portefeuilles qui contenajeut les manus- critsles plus précieux parmi ceux qui appartenaient à la tante Cordula étaient placés sur le dessus de la corbeille; les uwuds de ruban qui les fermaient furent défaits un à un par la main lourde, puissante, infatigable de la grande femme.Comme tout cela frissonnait et se crispait sous ces doigts'ennemis !\u2026 Ici le nom de Gluk brillait une dernière fois en caractères ardents.La étincelaient les notes d'une cadence finale de Cinrarosa,semblable 4 une caseade de ia eT mants.Allemands,Italiens ov Francais, tous ces génies, 2 d'origine, se trouvaient réums .dans le feu! Thomas était tout d\u2019abord resté stupéfait et immobile devant cette mesure de rigueur.mais l'indignation qu\u2019il éprouvait triompha de cette torpeur.Le cadâvre de la vicille dernoi- selle n\u2019était pas encore rendu à la terre, et cette femme sans piti¢ fourrageait dans ses effets et les détruisait, comme si elle avait fait partie d'une invasion barbare axissant en pays conquis! * Mais, madame\u2019.\" dit enfin Thomas, cherchant un argument propre à susprendre \u2018cette cuvro de vandale.* Mais, madame, il pourrait y avoir un testament dans ces papiers.\" Madame Iellwig, se détournant un moment du itn sar lequel celte était penchée, montra un vieage ardent,empreint d'une raillerie déduigneuse.\u2018* Dep:15 quand vous permis de m'adresser Vos sages remarques ?.\" lui dit-elle avec hauteur.Elle ten: it juste- nent le manuscrit de Bach, ce- lui-làinémedontla{vicille demoiselle avait dit récemmentque la valeur était inappréciable givee uu redoublement d'énergie elle déchira les feuillets en tout petits morceaux, et les jeta sous la rôtissoire.Précisément en cet instant on agita vivement la sonnette de Lu maison; Thomas se dirigea vers la porte pour l'ouvrir.Un fonctionnaire, délégué par le tribunal, se présenta en compagnie d\u2019un huissier.31 s'inclina devant la maîtres- su de la maison qui apparaissait Tis ai-je à la porte de lu cuisine, et, lui déclinant sou nom el ses fonctions l'avertitiqu'ilétaitchacgé de mettre,les scellés sur la succes sion de délunte demoiselle Fellwig.l\u2019our la première fois de sa vie peut-être, Mme Hellwig perdit le calme écrasant, le saug- froid impertubable avec lequel elle se dirigeait dans la vie.\u201cLes scellds!.\u201d répéta-t- elle avec stupeur.\u201c Un testament a été déposé au tribunal, \u2014 C'est une erreur, \u201d répon- dit-elle hors d'elle-même \u2026\u2026 \u201c Une \u2018erreur.\u2026\u2026.on vous a trompé.Je suis positivement que, d'après la jvolonté expresse de son père, mademoiselle ILell- wig ne pouvait,ne devaitpas faire de testament.Tout revient à la maison Hellwig, \u2014 Jen suis fâché, \u201d répondit le fonctionnaire en pliant les épaules ; mais le testament existe, quoiqu\u2019il m'en coûte beaucoup de $vous imposer le tracrs de ces formalités, jo me me voisobligé de m\u2019acquitter immédiatement des fonctions qui me sont confiées ; les scellés doivent être posés.Mine Hellwig se mordit les lèvres, saisit Ja clef de l'appartement inansardé, et montra le chemin aux envoyés du trihu- nal.Thomas tout triomphant, s'élança au premier étage pour raconter cet incident à Félicité, qui uvaitrepris ses fonctions près d'Anna, mais gardait uu si- lenco et une inmobilité de statue qui excitaient la curiosité de la pelite fille.Elle accorda pen d'attention au récit du domestique,mais lorsqu'il eut mentionné l'auto-da-fé des papiers, elle se souleva avec indigua- tion.\u201c C'étaient des feuillets détachés demauda-t-elle d'une voix entrée coupés des fouillets\u201dsé parés, renfermés dans un porte feuille rouge.aunquel tes naient de beaux rubans.\u201d Elle n'en entendit pas davan- {age ets'Clanca vers la cusii- ne.Là était encore la graude co>- beille qui contenait les restes des journcaux et des cahiers de musique; les portefeuille gisaient sur le carreau de la cnisi- nue, jetés çà et là, mais entièrement vides; un courant d'air avait chassé un petit feuillet dans l'un des coins du foyer; Feliciteé le saisit : Partition écrite tout entière par Jean Sébastien Bach, reçue de lui comme un souvenir en l'année 1707.Godefroy de Hirschsprung.Telle fut l\u2019inscription quela jeune fille lut au travers des larmes qui voilaient ses yeux.C'était tout & qu'il restait ce précieux manuscrit.\u2026\u2026.Les mélodies étaient perdues pour toujours ! Selon toute apparence Mme Hellwig n'avait pas le projet d'interrompre, à l'occasion de cette mort, le voyage de pla sir de son fils.(«1 continuer) AVIS M.Seraphin Bertrand} de Somerset, est dument autorise a prendre des abonnements a 1° Elec teur\u201d.ct * La Justice \u201d ct n en coltector Je montants BELLEAU «& Cie< eS mmc DERNIERE EDITION { BRS.P.M.LETTRE DOTTAWA .23 ecptembre 1891, Je ne pourrais vous écrire qu'au sujet de l'enquête MeGreevy.Le rapport du lu majorité et cu'ui do ln minurité, quo vous publiez en eutier, y suppléent ame plement.Du reste, vous aurez aussi lus discours à réeumer, Dour traiter convenablement ce sujet, il faudrait un volu- ne de 500 jrges.Tout de même, ily aura woyen de mettre les points saillants les grands traits do la \u2018cause suus les yeux du public.Nous avons eu jusqu'à présent, trois discours de la droite et trois de la gauche.M, Gironard, en présentant le rapport du comité dont il est Je président, n été très digne, maïs très sobre d'argu- monts.Il s\u2019ost plaint do l'immonse travail et de ln péuitlo position que dus enquêtes de co genre imposent aux dépu- téz, D'après lui, il serait préférable d'avoir recours à un tribunal spécial.Ila insisté sur lu fait quo Siv Hector n'est prs ingénieur, qu'il lui faut s\u2019en rapporter à scs ofliciers, loano!ls sont honnêtes, bien que M, Perley, dans un moment de Il a rappelé la nécessité dans laquelle sont faiblesse, ait accepté un présent.les candidats de se procurer de l'argent pour les élections, et a exprimé l'espoir que cette enquête tendra à moraliser le public en général.M, Tarte, comme on s'y attendait, a fuit un maitre discours cnchaînant les faits et les circonstances, en déduisant des conséquences logiques ct scrrées, faisant des rapprochoments frappants et exposant d'une manière lucide les faits de In cause pour la partie qu'il en a traitée.Comme personne, À la droite, ne se leva.t pour lui répondre, M.Cameron à pris la parole.Tla cité nonibro do lettres ct de ducuments et à porté des coups terribles.Le gouvernement comprit, après ces deux discours, qu\u2019il Jui fuliiit op 0m une résistance quolconque,et M, Coatsworth\u2019a été chargé de cottu tâche, Mior, trois heures durant, d'une voix pou agréable, Je député de Toranto-Est & fuit des efforts pour sauver Sir Hector de sa responenbilité, M.Davis, l'élégant tribun do l'Ile du Prince-Edouard, lui n répondu et a tenu la chambre suspendue À ses lèvres pendant trois autres heures, Lo député de Cumber'and l'a suivi, Il s'exprime lentement et correctement, etil n tiré meilleur parti de la position quo M.Contsworlh ne l'avait fait.Tout de mime lo contraste entre son prédé- cosseur ct lui, tant au puint do vuo do la force des arguments quo de la manièro do les présenter, était trop considérable.La discussion se continuera aujour- d\u2019hui, Le télégraphe n dû vous communiquer l'accusation portée par M.Lister contre M.Haggat.Elle a produit ici une véritablo commotion.Je doute fort que cette nouvelle enquêto demandée puisse so faire complètement, pendant In présente session.Le gouvernement trouvera bion quelq@o moyen, Apparomment sérieux, pour empécher que la lumidre nose fasso sur des faits aussi terribles quo ceux affrmés par M.Lister.Lo gouvernement craint l\u2019offet qui serait produit eur l'électorat pour les élections partiolles qui se préparent, si la lumière sc faisait maintenant, On ne pout cnzore prédirs qual sera Jo résultat du vote sur l'enquête Met: vy.L'atniosphère est remplie de rumeurs diverses, Voici le texto do la mution Listur : I Que James Frédéric Lister, éer., député du district électoral de Lambton.Quest, ayant déclaré do son siège en cetto Chambre qu'il cet informé d'une manière digno de fui et qu'il croit pouvoir établir par des preuves satisfaisantes : Qu'en l'année 1879, MM, Alexander Mauning, Alexander Shields, John James Macdonald, Alexander McDonell, James Isbester et Peter McLaren ont conclu un contrat avec lo gouvernement du Canada pour la construction d'une partie du chomin do fer du Pacifique Capadien entre Port-Aithur et le l'ortago du Rat, connue sous lo nom do section Que lo\u2019dit contrat et les travaux s'y rattachant ont été complétés par les dits cutreprenours pour lezquels ils ont été uno source do profits cunsidéra- bles.Quo jindant toute In période couverte y le dit contrat, l'honorable John G.Haggart, actuellement ministre des l\u2019estes et membre du Conseil Privé de Sa Mujosté pour lo Canada, était ct est encore membre do la Chambro des Communes pour In division-sud du La nark, Quo le dit honorable John G.Hagunrt ost dvvenu ot a été avantageusement in- téreseé dans les profits du dit contrat qui sont devenus à former la part in \u2018crite au\u201d nom du dit Peter McLaren, ct qu'il a reçu de forts montants à même les dits profits, ct qu'il a autrement ratiré des uvantages pécuuiaires dicects et considérables des dits profits Quo pendant l'exdeution des dits travaux, et pondant quo le dit houorablo John G.Inggart était intéressé comme susdit, des membres do la dite société furent invités par des membres du geu- vernement du Cauada à contribuer larxo- ment pour des fins politiques, et que ces cuatributious furent payées à inêne les | LÀ.E, denicra de la dite société ot portlos au couipte des profits do lu dito suciété, à In connaissance et avee le conseniement du dit honurable John G.Haggart ; et que pendaut que les ditescontribu'ionaétaicat ainsi demandées et payées, les dits eutre- preneu.s associés étaient de diverses manières sous la dépendauco du gouvernement à cause de diverses questions non résclées et en conflit au sujet du dit contant, lesquelles questions, à l'époque de ces contributions ou aubséqueniment, furent réglées d'une manière favorable aux dits cntrepreucurs, Qu'un comité spécial soit nommé pour s\u2019euquérir do toutes les dites allégations; avo: pouvoir an dit comité d'envoyer quétrir persounes, psp i:ra et documents, d'interroger les Lémoins sous serment ou affirmation, d'employer des sténographes pour prendre In preuve gu'il jugera né- Ccasaito ; do faire imprimer Le prouve de jour en jour pour l'usage du courité ; de rapporter au lon lu preuve faite dovant lui, ainsi que les délibérations du comité ct le résu'int du ses investis tions ; et que la règle 78 de cutte Chambres quant au choix des comités soit suspendue, et que lu dit comité suit compusé de MM \u2014 tp On Jira dans une autre colonne lo texto do \"accusation portée à la Chambre dea Communes, par M, Lister contro Fhonorable Haggart.Sir John Thompson s'apposo à cu qu'uno enquête 6\u20ac fasse sur ces accuse tions sous le prétoxte futile quo Jes sc- tes reprochés à M.Hlagsart n'auraient pas été commis depuis les dernières élections Mais lous cas scandales que l'on vient do mettro au jour, & Ottawa, ont-ils été faits depuis les dernières élections ?Nous sisnalons au peuple cetto nou- volle infaniio du gouvernement d'Ottawa, Lo défi de Rykort était-il bion fondé ?Les journaux bleus vont-ils nous parlor encoru de l'honneur du pays à sauvegarder ?Voici un de leurs ministres accusés régulièroment, honnêtement, Pourquoi ne force-t-on pes le gouverneur-général de lui demander des explications ?Pourquoi n'exige-t-on pas une commission ruyale 7 Loin de la, on refuse maintenant les enquêtes.I) no suffit plus de blanchir les accusés, d'étouffur la preuvo, on s'oppose mème aux enquêtes.Est-ollo assez connue ; maintonant, l'honnéteté dos bleus ?On ost la vortu farouche du Courrier, de la Minerve, du Monde, de la Presse 1 Voyons, que dizent-ils do cette nouvelle municro de faire la linnière et do venger ln morale publique 1 Hypocrites ! ! ! sem rer rer Nous lisons dans La Semaine Religiciese de Québec : \u2018* Lus diucésains de Chicou- \u201c* timi so disent maintenant à peu près ** sûrs do conserver leur évêque, et no \u2018* cachent j as leur coutentement.\u201d Afin d'éviter une trop grande surprise aux diocésains de Chicoutimi, ot aussi pour rassurer les diocésains de Québec, nous leur disons, sans craînlo d'être démentis, que la numination de Mur Dégin commo coadjuteur du cardinal T'as- chereau n'i jamais été plus certaine qu\u2019à présent.L'unnotice do la nouvello otti- ciclle n'est plus qu'une affaire de quelques jours, el eee a\u201d DERNIERESDEPECHES COMITÉ DES COMPTES PUBLICS M.LISTER AUX PRISES AVEC M.CHAPLEAU Une autre tête dans le panier (Spéciale à La Jrarice) Ottawa 24 Sept.Le comi*é des cumptes publicsn fait peu do chase co atin.Deux témoins ont été entendus dans l'affairo du burcau de poste du Napance et prosquo tout lo resto de la sé ince à Été pris par uno discussion entro M.Listor et M.Chaploau au sujet de lu production des notes sté- nographiquos do M.Holland, mises do- vant la cour supcrieure à Montréal.Le comité a décidé par 20 contre 17 do ue pas admettre Is production de ces botcs.M.Jno.R.Barbour, do Ia société Barbour ot Ellis, est examiné comme témoin et dit qu'avant la nomination do Brouskill, au bureau do la papeterie, il avait habitude de vendre pour 530,000 à $35,000 de papier par annéo au gouvernement, Il cst d'opinion que M.Bronskill à été noumé à cetto position sur la recommandation de DE.Richard White, pour favoriser la Cauxda Paper Company.La bataille va roprendre demain matin entre M.Lister et M.Chapleau, au sujet de mêmes notes sténographiques et dans le nouvel cxemen de M.Young, préeident de la \u201cNew Evgland l\u2019aper M) \u2019 M.Dradioy, du département des chemins de for, n été suspendu do sos fanc- tions.\u2014 Ne consultez pas les devins \u2014 Cela porte malchance New-York, 24 septembre.\u2014Une enquête a où lieu, hier, & St.Louis, sur Je co:;s de Mme Lindhiorat, trouvé flottant dans Ia rivicre Mma Lindhorst, avait fait quelques économies qui lui ont por- mis d\u2019achetor une petite maison ott elle vivait avoc son fact sa fille, 11 y a quelquo temps, voulant améliorer s4 po- sitiun, elle alla consulter un homme qui prétondait connaître l'avenir en tirant l'horoscupe.Sachant que Ja vieille avait de l'argent, le tireur d\u2019horoscope lui a conscillé de lui apporter 81,000, qu\u2019il prendrait des puits dans uno loterie, ot qu'il la rendrait tres riche.Mme indhorst hypothéqua sa propriété au montant de £1,060 ct apports l'argent au devin qui lui dit de revenir dans quelques jour La pauvre vicillo revint au bout \u2018de quelques jours, mais en apprenant que lo tireur A'hovoscopo avait dé- cunpé avec l'argent, ollo fut tellement découragée quello est allée ge jeter à la rivière, Une famille empoisonnée LA MERE ET SUIT ENFANTS DANS LES TORTURES DL L'AGONLE 12 vert'de Paris sur les choux fontréal, 24 soptembre.\u2014A vant-hier après-midi, la famille P.Jobin, résidant 804, rue Sanguinet, a été victimo d'un pénible necidente La famille, composée de huit enfants, 80 imottait à table vers midi et demi.On s'était à peine levé do table lorsque l'un des enfants so ylsignit ainèromont d'une doulour à l\u2019estomue = Pendant qu\u2019une de ses Fœurs courut i son so- cours, elle tuinbn sgonisante sur lo plancher.ln woine de temps qu'il n'en faut pour rédiger ce rapport, Lu famille entière, à l'exception du pire, cependant, se trouva dans lo mènio états Lo père, voyant sn femme ct ses enfanta étendus A ses pieds dans les tortures de l\u2019agonie, à failli perdre Li tête.Aj-puléen toute hâte auprès des mu- lades, le decteur Rivard à découvert que la soupe au chou qu'ils avaient prise au diner était empoisonnée de vert do Paris.Grâco aux soins empressés du médecin, les patients sont à présent revenus à la santé, Cet empoisonnement son:blo être un mystère, mais on croit qu'il est dû au jardinier qui a cullivé ces choux ; car les jardiniers, pour détruire les vers qui rongent les choux, ont J'habitudo do fuire usngo du vert do Paris, Crime épouvantable Une cadavre Jete aux pourcenux San Lewis, 21-Un meurtre épouvantable n été commis sur la frontièretest de co comté, le 7 juin dernier.Martin Henis disparaïssait & cette date Bans qu'on put savoir ce qu'il était devenu.Depuis quelques jours, on a trouvé des fragnients des couvertures et dea vétemonts do Henis, au fond d'un puits.Pius loin, où a trouvé dans une nuge dos débris de chair ot des ussements humaine, On vient de découvrir quo Henis a été tué par son maître, John Silvia Guarte, Après nvoir tué son domestique à coup de fusil, Guarte à pris une hache, a affreusement mutilé le cadavre, et en a jeté les débris aux prourceaux.Cinq personnes noyées New-York, 24 septembre.\u2014 Un désns- treux accident, dans lequel cinq per- sunnes ont péri, a ou lieu pendant l'après-midi sur l'Hulson, près do Newbuigh, Trois ouvriers employés dans lea bri- quoteries do Hampton, au faubourg de Newburgh, out voulu aller faire une promenade en canot sur Hudson, bien que probablement aucun d\u2019eux ne sût ni ramer pi nager.L'un d'eux, Andrew Putosnok, avait emmené avec lui sa femme ot sun enfant on bus âge, du sorto qu\u2019il y avait cing personnes en tout dana lo canot.Lorsque les excursionnistee sont arrivés iu quelques centaines de pieds du quai de Law Point, on a vu tout i coup lo canot chavirer, précipitant tous ses occupants à l\u2019eau.: Des bateliers, so trouvant sur la rive, sont partis aussi vite quo possible vers le liou do l'accident, pour tächer de sauver les malheureux excursionnistes, mais ils sont arrivés trop tard.Lo corps do l'un des noyés a été repêché depuis, Vivant avec une balle dans la cervelle Sioux City, 24 septembre.\u2014Oa viont do découvrir qu'un nommé Charles Buruwsky, décédé ces jours deruiers, en cutte ville, a véeu pondant vingt-nouf aus avec uns balle dans la cervelle.Presque au début de la guerre do sécession, Burowsky n été blussé d'un coup do revolver au côté gaucho du la bouche, et depuis lora ilw constamment éprouvé les plus vives douleurs à la têto chaquo fois qu'il se couchait ou qu'il penchait In této du côté droit.Jamais, do son vivant, on n'n pu se rendro compte do l'endroit précis dans lequel la balle s'était logée, Mais avant de rendre lo der- nior soupir, Borowsky à domandé que l'on fit son autopsio après sa mort et quo l\u2019on rezherchät lu balle.Or, los chirurgiens qui viennent de procéder à cotte opération ont constaté avec stupéfaction que ln balle, eutrée par la bouche, s'était dirigée vers lo haut de la tête, avait traversé l\u2019orbitre de l'œil gnucho ct était allée so loger du côté droit dans ln partio vitale de la cervelle où ollo s'était enkystée, Cette découverte à causé une grande sonsation p.rmi les médecins do Sioux City et des environs, qui déclarent que le cas est sans précédent.On cite bien quelques cas de personnes ayant vécu plus ou muins longtomps avec un corps étranger dans la partio supérieure do la cervelle, mais ils dsfferont complètement du cns de Borowshy dont le cerveau avait été traversé intérieurement d'un côté à l'autro par une balle de gros calibre.\u2014 Cp + Conseil Provincial d'Hygiène Séance à l\u2019Hôtel-de-«Ville Les membres du Conseil Provincial d'Hygiène, se sont rondus, hior soir, a I'Hotel-de- Ville, oii ils ont discuté avec les membres du cousoil de Québec, l'état sanitaire de notro ville.Les membres suivants étaient présents ; Dr Lachapelle, président ; M.Guay, le Dr Beaudry, inspecteur d'hygiène à Montréal ; les Drs C.LL.Lemieux, Québec ; Fiset, M mouski ; Gartier, Montréal, recrétaire Etaient aussi présents : M.R.Turner, président du la Chambre de Commerce, les Dra Brochu et Lallue et les échsvits et conseillers Fiset, Dechêne, Gagnon, Bussières, Parent, Vincent, Rancour, Mc William, Jacques, Gignac et Angers.Son Honneur le maire souhnita bienvenue à tous les délégués, Lo Dr Lachapelle lu remercia do sa bienveillante réception ct so déclwa heureux do rencontrer un aussi grand nombre des principaux citoyens de ln ville.Tl'encouragen les memtres du Conseil à continuer leurs travaux dans l'intérêt de la santé publique, 11 ue fant pne, dit-il, que dans Ia seule province française de l'Amériqué du Nord, l\u2019on soit devancé par les autres provinces qui ont formé déjà dus associations hygiéni- \u201cques, ot celn AU grand avantage do l\u2019état sanitaire de la contrée.Les membres du conseil sont v:nus à Québec atin de discuter Is question d\u2019hy- ziène, ot spécialement en ce qui regarde notre ville.Il so déclara houreux de remarquer quo le conscil était fortement sccondé dans son travail par Son Eminence le cardinal et lo clergé en eénéra), Chaque comté devrait avoir an conseil ménéral d'hygiène et chaque municipa- la lité un conseil local, neau, Ste Anne do la Pérade ; E.l\u2019ellos, I montionua cnsuito plusieurs questions sur lesquolles on devait porter une attention toute particulidre, Lo docteur Lachapolle attribue ensuite las majeure partie de Ju mortalité chez les enfants à la nourriture qu\u2019un leur donne.La question de placardor les maisons en temps d\u2019épidémie, 8 sussi été men- tionuée.Le conseiller Gagnon demanda ensuite s'il ne serait pas mieux, en temps d\u2019épidémie, d'avoir des médecivs spéciaux pour soigner les personnes atteintes du la maludio et qui no devraient pas aller visiter aucun autre pationt, M.Gray, du Montréal, dit quo l'état sanitaire en général dépend du la propreté des individus et do la propreté do la ville, Le conseil s'ost réuni aujourd'hui au Parlement, \u2014\u2014\u2014\u2014 Ye ca te) Nos informations L'honorable AL Mercier est arrivé à Québec hier matin.MM.N.P.Duplessis et I.N.Martol, de Trois-Rivières, sont en cette ville, M.Jules Kirounek, ceclésiastique, du Séminaire de Québec, part pour Rome le 26 de ce mois parle Fancourer, M.Kirouack pastera trois mois au Séminaireem ame 00 A TRAVERS QUEBEG Arrivees au Mountain Kill tlouse H.Lavallée, Montréal, P.Bonnier, Beaulharnois, J.A.St-Denis, Vaudreuil, B, Bordeleau, Champlain, Art.Dussault, L'Islet, M.O.Bussé, Chicoutimi, Raoul Pepin, Rivière David, AI- fred Cimon, Malbaie, Uhvier Jacques, St.-Hyacinthe, Cyrins Roy, Mentmaguy.Reouvert Le magasin de marchandises stches do M.F.M, Déchène & Cio est réouvert depuis ces jours-ci.Un nouveau stock considérable du marchandises des plus nouvelles y est installé.Tls reçoivent encore à l'heure qu\u2019il est quantité d'effets d'automne qui font l\u2019admiration de tout le monde.Le publie acheteur qui connaît cette maison, s'y rend en foule,et ajoutons que toutes cos marchandises sunt vendues à dos prix défiant toute compétition.Qu'on s0 rende chez F.M.Décheno & Cie, rue Notre-Dame, Dasse-Ville, et Côte Lumuntagne, si l'on veut être servi dans tous les guûta ! Le gencral Berbert Lo général Herbert cest depuis vendredi, au camp de Rimouski.Il a assisté à l'oilico divin, dimanche, ~ Bon poste de comrucrce a vendre A vendre un des plus beaux postes de commerce, ainsi qu'un stock complet consistant en cigares, tabacs, pipes, ra- fraichissements ct fournitures do magasin, Conditions faciles et libérales.C'est là une des plus belles occasions pour celui qui voudrait faire un bon bur- guin et avoir une maison do commerce payante.Pour toute information s'adresser sur les lieux, No 14, rue St-Georges, de 4 à 10 heures p.mm, ou à J.K.Lepage, 42, Côte Ste Geneviève.23\u20141 8\u2014o j Aucollege de Levis Lo nombre des élèves, au collège do Lévis, celte année, est de trois cent tronte, -\u2014 Lxanicn de medecine Les examens pour l'admission à l\u2019étude de ls médecine ont lieu aujourd'hui À l'Université Lwval.Les examinatcurs sont MM.Verreault, Lalamme, Howe et Petry, Los candidats sont au nombre de quaranto-deux, 17 de Québec et 25 de Mor.tréal, Main Lroyce Lundi après-midi, à St-Tfonri de Lauzon, dans le comté de Lévis, M.Honoré Morin, cultivateur, à été victime d'un grave accident.Il était à battre du grain, avec une machine, lorsqu'il cut lo malheur do se faire prendre ls main gaucho dans la machitio, et avant qu\u2019il eut le tomps de se retirer In main, elle était broyée.Des morcenux do duigts ont été ramassés à terre.Ona eu du suito recours aux soins d'un médecin.Exportation Les pommes sont en nbondance, cette année, paraît-il.Déjà, on commence à préparer d'immenses cargaisons qui devront être exportées en Angleterre.Les maraudeurs Samedi après-midi, trois individus apparemment irlandais et piortant leur bu- gage, ont pris la route de St.-Honri do Lévis, et pissé In barrière, ont santé dans les champs.Ils sont allés s'échouer dans la cabane à sucro de M.Joseph Samson, à quelque distahco du chemin de Ia concession Surasto Dimanche matin, M.Carrier descondait à la messe quand il fut attaqué par l\u2019un d'eux puis relâché, sur la preuve qu'il ne portait pas d'argent, Dimanche aprés-midi, uno dizaine d'hommes de la paroisse Notre-Dame ayant eu vent de l'affiire sont.montés à In recherche de nos trois individus, qu'ils ont trouvés dans un champ, nu- dessus du chemin de Sarasto.Uu homme s\u2019est approché d'eux, leur a demandé pourquoi ils avaient attaqué lo jeune Carrier.lls nièrent d'abord ct payürent d'audace ; mais quand ils en virent dix autres prêts à leur tomber sur lo dos, ils déguerpirent, Les autres leur donnt- rent la chasse jusque dans le 2ap chez M.Levesque près de ln côto des Couturo où ils les perdirent do vue.Gare donc à cos mawraudeurs, qui ne sont probablement rien autre chose que des voleurs, Naufraze Le stesmer California, parti de Liverpool ct so rondant & Colon, n péri cum- plètement, le 10 courant, sur Ia rive nord de Oruba, uno des îles des Antilles prèe de Vénézuaëln Los pasangers et les gons de l'équipage, sauf le second ingé- nicur, ont véusst i so sauver, Le atenmuer \u201cst, Asaph\u201d Le stcamer St.
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