La tribune, 21 janvier 1989, Cahier 2
[" FORUM 1 la tribune VIVRE - VOYAGES \u2014 ARTS ( B SHERBROOKE.SAMEDI 21 JANVIER 1989 \"Il ne faut pas dramatiser\" \u2014 Bourassa u Tel est le message que le premier ministre a livré en Grande-Bretagne sur la situation linguistique au Québec LONDRES (PC) - Au dernier jour de sa visite en Grande-Bretagne, ie premier ministre Robert Bourassa a invité hier divers leaders d\u2019opinion britanniques à ne pas dramatiser la situation politique et linguistique au Québec.La question de la langue a continué de talonner M.Bourassa dans sa tournée européenne.Une des personnalités rencontrées par M.Bourassa, le puissant financier Robert Maxwell, a d\u2019ailleurs évoqué le fait que pour lui la langue n\u2019était pas un problème, mais que \u201cpour beaucoup d\u2019autres en Grande-Bretagne, c\u2019en est un\u201d.Il a déploré au passage \u201cl\u2019ignorance\u201d qui perdure face au Québec.M.Bourassa a affirmé en conférence de presse qu\u2019il avait signalé à un groupe d\u2019éditorialis- tes influents de Londres qu\u2019il faut garder à l\u2019esprit l'ensemble de la \u201créalité canadienne\u201d.Pour ce faire, M.Bourassa a donc comparé le statut de la minorité anglophone au Québec à celui des francophones dans le reste du pays et traité de la question de l\u2019affichage.Au sujet de la langue, M.Bourassa leur aurait dit \u201cqu\u2019il ne faut pas dramatiser, c\u2019est une question importante mais très sectorielle.Le New York Times parle d\u2019une \u2018posting war\u2019.C\u2019est symboliquement important, mais il ne faut pas que ça obnubile l\u2019évaluation objective de la liberté d\u2019expression et de la très grande sécurité culturelle des Anglo-Québécois avec leurs écoles, leurs universités, leurs hôpitaux, leurs moyens de communication et leur niveau de revenu\u201d, a souligné M.Bourassa.Le premier ministre québécois a rencontré privément hier quelques journalistes des publications importantes tels The Economist publication de chevet du premier ministre - The Independent et le Financial Times dans les locaux du Haut Commissariat canadien.Le Haut Commissaire, Donald MacDonald, participait d\u2019ailleurs à cet entretien.C\u2019est avec eux qu\u2019il a tenté de rétablir les faits.\u201cJe veux, dit-il, renverser l\u2019exode d\u2019il y a 10 ans.\u201d Encouragé Ceci dit, M.Bourassa se dit encouragé par ce qu\u2019il a vu et entendu dans les divers milieux qu\u2019il a cotoyés depuis le début de son voyage en Allemagne et en Angleterre.Il souligne qu\u2019une seule question depuis le début de son périple a porté sur la question linguistique alors qu\u2019il a rencontré des centaines d\u2019investisseurs et de leaders politiques.\u201cJe prends l\u2019initiative de leur en parler mais ils tiennent compte du fait que la langue au Québec, c'est le français.\u201d L'appui que le Québec a donné au libre-échange joue cependant en sa faveur, de dire le premier ministre.\u201cAutant on ne dramatise pas la langue, autant on estime l\u2019appui déterminant du Quebec dans la ratification du traité, ce qui n'est pas le cas d\u2019autres provinces.\u201d Avec Maxwell Vendredi matin, M.Bourassa a rencontré le financier Robert Maxwell, partenaire financier du groupe Québécor dans Donohue et leader mondial de l\u2019édition.M.Maxwell a mentionné que demeurent certains préjugés sur le Quebec.Levant un coin de voile sur le dîner que donnait jeudi soir le premier ministre Bourassa à l\u2019intention de 75 décideurs britanniques, M.Maxwell a mentionne \u201cqu'un grand industriel a dit 'n'investissez plus au Québec à cause des trade unions (syndicats).Je lui ai dit qu'il était 10 ans en arrière, car il n\u2019y a que 800 grévistes au Québec sur 3,5 millions de travailleurs.Il a changé d\u2019avis\u201d.Il a ajouté \u201cqu'il y a beaucoup d'ignorance\u201d en Grande-Bretagne en ce qui concerne la situation québécoise et il a suggéré à M.Bourassa de voyager plus souvent.Le premier ministre du Québec a complété hier soir sa visite en Angleterre et il est maintenant en France où il va préparer son voyage officiel de trois jours.Le premier ministre Bourassa Si la dette était réduite en Amérique latine, affirme l'Institut Nord-Sud 200,000 emplois seraient recréés cTici 10 ans au pays OTTAWA (PC) \u2014 L\u2019Institut Nord-Sud évalue au bas mot à 200,000 le nombre d\u2019emplois perdus qui pourraient être recréés d\u2019ici 10 ans au Canada, si la dette des pays d\u2019Amérique latine était réduite.A peine terminé \u201cl\u2019exercice de vive introspection\u201d auquel a donné lieu la dernière élection générale touchant la question du libre-échange, il faut dès maintenant que les Canadiens, pense l\u2019institut de recherche, fassent face aux \u201cchangements internationaux spectaculaires\u201d qui interviennent dans les domaines de l\u2019environnement, du commerce international, de l\u2019endettement et des droits de la personne.Quatre domaines dans lesquels le Canada, une \u201cmoyenne puissance\u201d qui jouit d\u2019une crédibilité considérable auprès des pays économiquement pauvres, peut, s\u2019il s\u2019en donne la peine, \u201cdevenir un chef de file mondial\u201d.Les crises d\u2019endettement internationales font en sorte aujourd\u2019hui que les pays endettés et leurs créanciers occidentaux \u201csont devenus les otages les uns des autres\u201d, a affirmé hier en conférence de presse le directeur de l\u2019institut canadien, M.Bernard Wood.Ne perdons pas de vue, a-t-il dit, que l\u2019Asie, l\u2019Amérique latine et l\u2019Afrique seront les \u201cmarchés florissants du 21e siècle\u201d, sur lesquels devront compter les économies \u201cdéjà mûres\u201d de l\u2019Occident pour maintenir leur niveau de développement.Entre 1981 et 1987, les exportateurs canadiens ont perdu à eux seuls quelque $24.2 milliards en exportations destinées à 17 nations lourdement endettées.Pour régler le problème, il faut de toute urgence mettre un terme à cette crise de l\u2019endettement afin de redonner au tiers monde son pouvoir d\u2019achat perdu aux mains des grandes banques occidentales.Un recours à la méthode du rééchelonnement de la dette ne peut, aux yeux de l\u2019institut, constituer une solution à long terme.M.Wood voit à ce titre d\u2019un bon oeil la nomination de M.James Baker comme secrétaire d\u2019Etat du nouveau président américain George Bush.Au chapitre du commerce international, l\u2019institut juge d\u2019autre part le GATT comme un \u201cinstrument d\u2019encadrement crucial\u201d des marchés mondiaux, sans lequel le monde courrait le risque d\u2019une \u201cguerre commerciale à outrance\u201d.L\u2019Accord canado-amé-ricain de libre-échange n\u2019est dans cette perspective \u201cque le glaçage sur le gâteau du GATT\u201d, a fait valoir M.Wood.Parallèlement, l\u2019organisme indépendant prévient le gouvernement Mulroney, dans le numéro annuel de sa Revue Optique consacré aux défis qui attendent les conservateurs sur la scène internationale, contre la tentation de réduire pendant son second mandat, à l\u2019instar d\u2019autres pays occidentaux, son aide au développement des pays pauvres.Garon dénonce l'idée d'une taxe de 1 cent le litre pour les routes QUEBEC (PC) - Les automobilistes québécois sont parmi les plus taxés en Amérique du Nord et versent près de trois fois plus que ce que le gouvernement du Québec investit dans la construction et l\u2019entretien des routes.C\u2019est ce qu\u2019a affirmé hier le député de Lévis Jean Garon, critique de l\u2019Opposition en matière de transport, au cours d\u2019une conférence de presse pour dénoncer l\u2019idée du ministre des Transports Marc-Yvan Côté d\u2019aupmenter la taxe sur l\u2019essence dTm cent par litre pour financer l'entretien des routes.\u201cJe trouve indécente l\u2019attitude du ministre des Transports qui a été incapable de défendre ses budgets de voirie depuis trois ans et qui veut faire supporter le fardeau de son inaction et de son incapacité par les automobilistes québécois\u201d, a déclaré M.Garon qui a souligné que les crédits de voirie ont constamment diminué au Québec.Au cours des trois dernières années, le gouvernement a dé- Le député péquiste lean Garon pensé, en dollars courants, $275 millions de moins qu\u2019en 1985- Le gouvernement du Québec a perçu $1,184 milliard en 1987 88 par la taxe sur l\u2019essence alors que les droits d\u2019immatriculation et les contraventions ont rapporté respectivement $370 millions et $40 millions au gouvernement, formant un total de $1,594 milliard.Ce montant ne tient pas compte de la taxe de vente versée par les automobilistes lors de l\u2019achat d\u2019un véhicule et qui a été évaluée à $746 millions par année.La nouvelle taxe d\u2019un cent par litre d\u2019essence que veut imposer le ministre des Transports serait d\u2019autant plus inacceptable que le gouvernement actuel avait promis en 1985 d\u2019abolir la taxe ascenseur sur l\u2019essence.Au lieu de tenir sa promesse, il a gelé la taxe à son niveau le plus élevé, a noté M.Garon.De sorte, a conclu le député, que le gouvernement du Parti québécois, avec moins de revenus, dépensait plus pour les routes alors que, actuellement, le gouvernement a plus de revenus que jamais de la part des automobilistes mais dépense moins.\u2022; -\u2022t'ü I i HH il! 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