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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 1989-02-23, Collections de BAnQ.

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[" FORUM [la tribune | iggl I »n n p | | VIVRE-GÉNÉRAL H mS SHERBROOKE.JEUDI 23 FÉVRIER 1989 L'usage des stéroïdes à Sherbrooke Les consommateurs et vendeurs à l'abri de la justice.pour l'instant par Jean-Pierre DUPUIS ¦ Les consommateurs de stéroïdes peuvent dormir en paix.Les vendeurs aussi.Du moins pour l\u2019instant.Dans le premier cas, il n\u2019y a aucune loi qui empêche d\u2019en prendre et dans le second, les policiers attendent les conclusions de la commission Du-bin avant de lancer une possible attaque.La situation est simple.Avant \u201cl\u2019affaire Johnson\u201d, on ne faisait pas un gros plat de la consommation de stéroïdes.Depuis, avec toutes les révélations entendues à la commission Dubin, l\u2019appareil judiciaire est sans doute plus sensibilisé à ce problème.\u201cCe qui arrive, explique Patrick Hall de l\u2019Escouade des moeurs de la Sûreté du Québec, c\u2019est que la consommation de produits du genre est socialement acceptée.Pour notre part, il est impossible de faire quoi que ce soit avec ceux qui en consomment.C\u2019est un peu comme ceux qui \u2018sniffent\u2019 de la colle d\u2019avion.Les gens savent que c\u2019est dangereux, mais que voulez-vous qu\u2019on fasse?\u201d \"On peut s'occuper des vendeurs, poursuit-il, mais encore là dans le passé, les juges, procureurs ou autres membres de l\u2019appareil judiciare n\u2019étaient pas conscientisés à ce problème.Souvent nous étions seuls à combattre le problème, Maintenant, avec tout ce qui se produit, ça devrait changer bien des choses.\u201d Loi plus sévère Selon Patrick Hall, il faudrait que la loi ait plus de dents pour pouvoir faire un bon travail.D\u2019ailleurs il n\u2019est pas exclu que le gouvernement agisse en ce sens.\u201cJ\u2019ai suivi cette situation de près et je pense que le gouvernement se dirige vers la bonne voie.J\u2019ai l\u2019impression que la volonté du ministre Charest et des autres membres du gouvernement est d\u2019enrayer cette consommation.\u201d \u201cActuellement, souligne Hall, l\u2019escouade des moeurs traite de NDLR \u2014 La Tribune poursuit aujourd\u2019hui la publication d\u2019une série d\u2019articles sur la consommation des stéroïdes anabolisants dans la région de Sherbrooke.quelques dossiers relativement à la vente de stéroïdes mais avant d\u2019aller plus loin, on va attendre les conclusions de la commission Dubin.\u201d Plaintes rares Le policier explique que rares ont été les plaintes formulées a l\u2019endroit de son service.\u201cLorsqu\u2019il y a une plainte, on s\u2019occupe du dossier mais c\u2019est peu fréquent.Il y a bien quelques cas isolés mais sans plus.Pourtant, on sait que les jeunes connaissent très bien ces produits.La semaine dernière, je parlais à des jeunes du secondaire II ou III et la majorité de ces jeunes savaient ce que c\u2019était, comment en prendre pour atteindre un taux élevé de réussite et surtout comment s\u2019en procurer,\u201d prend-t-il la peine de souligner.Depuis quand?Patrick Hall ne sait pas exactement depuis quand on consomme des stéroïdes dans la région, mais il croit qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une dizaine d\u2019années.\u201cJe sais qu\u2019on ne pouvait pas en trouver il y a 25 ans.Moi-même, je m\u2019entraînais régulièrement et nous n\u2019entendions rien à ce sujet.\u201d Il précise aussi que certains clubs sont \u201cclean\u201d, ce qui signifie qu\u2019il n\u2019est pas possible de se procurer des stéroïdes.\u201cMais il sont peu nombreux, renchérit-il.D\u2019ailleurs, c\u2019est impossible pour un propriétaire de gymnase de contrôler tout ça.Des puristes doivent savoir que certains de leurs membres en prennent mais ils ne voudront pas les avertir parce qu\u2019ils pourraient perdre des clients.Je ne crois non plus que ce soit dans les différents clubs que ça circule le plus.Les commandes y (Photo La Tribune par Christian Landry) Selon le spécialiste David Farrar, il n'est pas impossible que, d'ici quelques années, on découvre un produit qui enrayera les effets secondaires de la consommation des stéroïdes.Un jour sans danger?C'est bien possible.par Jean-Pierre DUPUIS | SHERBROOKE - \u201cIl I n\u2019est pas impossible que, dans quelques années, on découvre un produit qui enrayera les effets secondaires de là consommation de stéroïdes.A ce moment, on ne pourrait plus parler de danger pour la santé, mais strictement d\u2019un problème d\u2019ordre moral.\u201d Le docteur David Farrar est spécialiste en médecine sportive.Il est bien placé pour parler de stéroïdes surtout qu\u2019il possède un certificat lui donnant droit d\u2019effectuer des contrôles \u201canti-do-page\u201d.\u201cC\u2019est dans la nature même de la médecine de pousser les recherches afin d\u2019améliorer les différents produits.C\u2019est aussi vrai pour les stéroïdes.Il n\u2019est pas impensable de croire que l\u2019on trouvera un produit infaillible.On ne pourra plus dire aux athlètes que ce n\u2019est pas bon pour la santé.Et qui sait si on pourra le déceler ce produit lors de contrôles?A ce moment on se retrouvera avec un joli problème\u201d, explique-t-il.C\u2019est qu\u2019aujourd\u2019hui, il est possible de dissuader quelqu\u2019un de prendre des stéroïdes en lui faisant peur.En insistant sur les effets secondaires de la consommation d\u2019un tel produit.Probable cependant que dans quelques années on doive trouver d\u2019autres arguments de dissuasion.\u201cOn va leur dire quoi à ces personnes.Ne prenez pas de stéroïdes car vous n\u2019avez pas le droit?J\u2019ai comme l\u2019impression que certains ne se gêneront pas pour en profiter, précise le docteur Farrar.A ce moment il va falloir travailler sur le côté éthique du sport.\" Dans l\u2019esprit du docteur Far- s\u2019y prennent là mais ia marchandise est certainement livrée ailleurs.\" Enfin, pour bien faire comprendre comment la consommation est souvent tolérée.Hall raconte cette anecdote.\"On a découvert en 87 qu\u2019un distributeur de produits envoyait un catalogue dans tous les centres.C\u2019était aussi facile de se procurer des stéroïdes que de commander un article par le catalogue de Eaton!\u201d (Photo Ln Tribune par Chnstmn Landry) Le Code criminel n'a pas assez de dents pour permettre au\\ policiers d'intervenir afin de mettre un frein à la vente de stéroïdes.De nombreux effets néfastes sur la santé SHERBROOKE (JPD) \u2014 C\u2019est souvent pour une question ____de santé que des athlètes refusent de consommer des stéroïdes même s\u2019ils en connaissent les effets bénéfiques.Certains ont même payé de leur vie, la consommation de ces produits.Les effets secondaires sont nombreux et peuvent varier d\u2019une personne à l\u2019autre.D\u2019abord les stéroïdes sont un dérivé de la testostérone, une hormone m&le.Les effets sont cependant aussi importants chez les hommes que les femmes.Ainsi, chez les femmes qui consomment de ces produits, on remarque notamment une diminution des seins, l\u2019augmentation du clitoris, une pilosité accrue et la voix qui s\u2019abaisse.Chez les hommes, il v a notamment diminution de l\u2019activité sexuelle et diminution du volume des organes génitaux.Des pro- blèmes de peau sont aussi fréquents.Dans un petit nombre de cas, on peut aussi déceler un cancer du foie qui dérive de la consommation régulière de ce produit.On remarque aussi une augmentation de l\u2019agressivité chez les individus qui consomment ces produits.Cecf s\u2019adresse autant aux femmes qu\u2019aux hommes.Est-ce que ça peut expliquer les agissements de Ben Johnson qui a eu maille à partir avec un caméraman et qui aussi pointé un pistolet de départ en direction d\u2019une automobile qui le suivait?\u201cPeut-être, explique le docteur Farrar.Par contre si j\u2019avais été achalé comme il l\u2019a été par un peu tout le monde, je me demande si je n\u2019aurais pas agi de la même façon.Quand tu ne peux même plus faire ce que tu veux chez vous, c\u2019est assez pour se tanner.\u2019 rar, il n\u2019y a pas de doute que la consommation de stéroïdes rapporte ses dividendes.\u201cCe produit est efficace pour ceux qui veulent s\u2019en servir pour augmenter leur volume.Au début, la médecine disait que ça marchait plus ou moins mais ce n\u2019est pas vrai.Il n\u2019y a aucune doute à avoir.Ca fonctionne très bien.\u201d Comme ce produit apporte des résultats concluants, il est logique de croire qu\u2019il y a de plus en plus d\u2019adeptes.Et ils sont de plus en plus jeunes.\u201cJ\u2019ai beaucoup de parents qui m\u2019appellent pour me poser des questions.Leurs jeunes de 12, 13 ou 14 ans s\u2019entraînent et se retrouvent rapidement avec de gros muscles.Ils disent prendre des protéines ou des suppléments nutritifs pour aider au développement.Mais ce n\u2019est pas toujours vrai.\u201d Le docteur Farrar a aussi indiqué que des athlètes étaient allés le voir pour obtenir des prescriptions.\u201cCe ne sont pas cependant pas des athlètes de l\u2019Université de Sherbrooke, a-t-il précisé.Il s'agit d\u2019adeptes du body-building.\u201d Contrôles efficaces?On se demande souvent si les contrôles sont efficaces surtout avec tous ces porduits qui servent à masquer la consommation de stéroides.\u201cOn peut pas dire que c\u2019est parfait.Mais quand on pense, par exemple, que le laboratoire du docteur Dugal de l\u2019Institut national de recherche pour la santé est un des meilleurs au monde, il ne doit pas y avoir trop d\u2019erreurs.L\u2019important c\u2019est surtout de bien suivre la procédure des tests afin qu\u2019ils soient valides.Sinon, un athlète peut facilement demander qu\u2019il soit annulé.\" V A la Banque Royale, le REÉR pousse haut.?La Banque Royale vous garantit des taux d\u2019intérêt hautement, concurrentiels pour une croissance rapide.Il Va % i«i« \u2022\t\t\u2022 ; dl 1\t\t-M 111 il\tIP\u201d\t-Ml/l\t \t«i>.\tMin\t \t\t\u2022n i/r \tIfH »\t.li.n ^ J\ty \u2022 \u2022\t\u2022 îîW Taux en vigueur en date du 20 février 1989.Basé sur un dépôt à terme de retraite de 18 mois, sans privilège de retrait.?\tLa Banque Royale vous offre un choix de huit options REÉR, incluant les fonds de placement, RoyFund.Vous pouvez combiner des options ou changer vos investissements d\u2019une option à l\u2019autre, sans frais.autrement dit, vous avez toute la souplesse possible.?\tLa Banque Royale met à votre disposition dans chaque succursale des spécialistes du REÉR qui vous aideront à choisir le régime qui vous convient le mieux.AW 11 $ '01 \" Bonis d\u2019intérêt Si vous détenez des REÉR dans d\u2019autres institutions, profitez de bonis d\u2019intérêt en les transférant à la Banque Royale.Venez rencontrer les spécialistes de la première banque canadienne en matière de REÉR.dans n\u2019importe quelle succursale.Reçus instantanés pour fins d\u2019impôts.ÉCHÉANCE REÉR 1988: 1er MARS 1989.IE7?I~: h BANQUE ROYALE 58918 Pnrh'zmoi (l'une banque.Royale! B 2 LA TRIBUNE.SHERBROOKE, JEUDI 23 FÉVRIER 1989 FORUM EDITORIAL Ingersoll-Kand et la loi 178: une attitude absurde Parce qu\u2019il est en désaccord avec la loi 178, le président de la filiale canadienne d\u2019îngersoll-Rand a avisé le premier ministre Bourassa que sa compagnie ne donnera pas suite à un projet industriel au Québec et qu\u2019elle n\u2019y investissera plus un sou.M.William Mallory se dit inquiet de voir notre province révoquer \u201cd\u2019autres droits et libertés fondamentales\u201d.Il s\u2019agit d\u2019une attitude absurde.\u2014 O - M.Mallory soutient qu\u2019à cause de la loi 178, Ingersoll-Rand a préféré investir en Ontario.En effet, cette entreprise a fait l\u2019acquisition d\u2019une usine à la fin de décembre dans la province voisine; mais il y a fort à parier que cette décision a été prise sur la base de critères économiques plutôt qu\u2019en rapport direct avec la loi 178.C\u2019est d\u2019ailleurs l\u2019opinion du Conseil du patronat du Québec.Reste que les déclarations de ce M.Mallory sont profondément insultantes pour la majorité francophone du Québec.Soulignons au passage que M.Mallory est incapable de s\u2019exprimer en français même s\u2019il fait affaire dans notre province depuis de nombreuses années.En recourant à la clause nonobstant suite au jugement de la Cour suprême, le gouvernement Bourassa a tout simplement réaffirmer que le français devait être protégé au Québec.Il est excessif de présenter l\u2019interdiction d\u2019afficher en d\u2019autres langues que le français comme une atteinte à des droits fondamentaux mais c\u2019est odieux de laisser entendre que le Québec pourrait verser dans une forme de totalitarisme; les anglophones, comme tous les autres groupes linguistiques au Québec, n\u2019ont aucune raison de croire que notre province prend à la légère les droits de ses citoyens.On sait bien, qu\u2019au contraire, le Québec traite sa minorité linguistique de bien meilleure façon que les provinces anglophones.On veut croire que seuls les extrémistes comme le libraire Stephen Newell se réjouissent de l\u2019attitude du président d\u2019Ingersoll-Rand.M.Newell, lors d\u2019une assemblée à West-mount, a en effet affirmé qu\u2019il considère la décision de l\u2019entreprise comme \u201cun geste positif\u201d et qu\u2019il espère que \u201cd\u2019autres compagnies suivront son exemple\u201d; si on arrive à toucher le gouvernement 'libéral par le portefeuille, il commencera peut-être à nous écouter, soutient M.Newell.C\u2019est une position des plus irresponsables.Ce n\u2019est certainement pas en encourageant la fuite de capitaux que les anglophones parviendront à trouver un meilleur modus vivendi avec la majorité linguistique du Québec; cela ne peut mener qu\u2019à un raidissement de l\u2019opinion publique francophone et à une grave détérioration du climat social.Toute cette rhétorique suppose en quelque sorte que les pressions économiques se justifient ici au même titre, par exemple, que les sanctions contre l\u2019Afrique du Sud.Ce n\u2019est pas sérieux et on n\u2019ose pas penser que des dirigeants d\u2019entreprise, auxquels le Québec offre une économie des plus libérales, puissent adopter une attitude aussi peu rationnelle dans leurs décisions d\u2019affaires.Il est par ailleurs très malheureux d\u2019entendre le CPQ déclarer qu\u2019il y aura d\u2019autres entreprises qui imiteront Ingersoll-Rand.D\u2019autant plus que sa position est contradictoire: d\u2019une part, il juge que la question linguistique n\u2019est qu\u2019un \u201cprétexte\u201d dans ce cas, alors qu\u2019il prédit d\u2019autre part que de telles réactions peuvent se multiplier.Le CPQ fonde ses craintes sur un sondage qu\u2019il a mené en janvier dernier et qui indiquait que 53 p.cent de ses membres anglophones sont mécontents de la situation linguistique au Québec.Il n\u2019est guère étonnant que l\u2019on ait recueilli de tels résultats seulement quelques jours après la décision du gouvernement Bourassa de recourir à la clause nonosbtant pour maintenir l\u2019unlinguisme français dans l\u2019affichage extérieur; il ne fallait tout de même pas s\u2019attendre à une manifestation de joie! Mais de là à conclure que beaucoup de ces chefs d\u2019entreprise anglophones se comporteront de manière aussi hystérique que M.Mallory, il y a un grand pas, que le CPQ franchit trop allègrement.Ce faisant, le Conseil accrédite la thèse voulant que les anglophones ont perdu suffisamment avec la loi 178 pour ne plus être intéressés à investir au Québec; alors que, en réalité, cette même loi assouplit les règles de la loi 101.Plutôt que d\u2019emprunter un ton alarmiste, le CPQ, qui est constitué d\u2019une majorité francophone, aurait dû faire appel au bon sens et à la rationalité de ses membres anglophones.Roch Bilodeau ({¦\u2014\tSONDAGE GALLUP\t\u2014 \u2014J V-\t\t\t 22 p.cent des Canadiens croient que les policiers sont racistes Environ un Canadien sur 5 (22 p.c.) croit que parmi les officiers de police de leur région, il y en a qui ont des préjugés à l\u2019endroit des groupes raciaux minoritaires.62 p.cent ne perçoivent pas cette intolérance raciale et l(i p.cent sont indécis.Il y a eu beaucoup de controverse récemment au sujet du comportement des policiers de Montréal et de Toronto à l\u2019endroit des minorités visibles.Le sondage Gallup indique que les citoyens des deux plus grandes villes du Canada sont en effet plus préoccupés que les autres par l\u2019attitude des policiers.40 p.cent des Montréalais et 38 p.cent des Torontois considèrent que les policiers ont des préjugés à l\u2019égard des minorités visibles.En 1979, seulement 21 p.cent des Torontois étaient de cet avis.Ailleurs au Canada, 13 p.cent dans les Maritimes, 27 p.cent au Québec, 23 p.cent dans les Prairies et 16 p.cent en Colombie-Britannique croient que de tels préjugés existent au sein des forces policières.Par ailleurs, Gallup a demandé aux Canadiens s'ils approuvaient ou non la manière dont les policiers s\u2019acquittent de leurs tâches.Plus de 3 Canadiens sur 4 (76 p.c.) ont une opinion positive; 18 p.cent désapprouvent le travail des policiers et 6 p.cent sont indécis.C\u2019est au Québec que l'on retrouve le plus d'insatisfaction à l'endroit des policiers: 25 p.cent.Les résultats de ce sondage sont fondés sur 1042 entrevues personnelles avec des adultes de 18 ans et plus menées entre le 8 et le 11 février.Un échantillon de cette taille comporte une marge National\tOui\tNon\tIndécis - 1989\t22%\t62%\t16% - 1979 Régions:\t17%\t61%\t22% Maritimes\t13%\t71%\t16% Québec\t27%\t57%\t16% Ontario\t21%\t63%\t15%) Prairies\t23%\t62%\t15% C.-Britannique\t16%\t62%\t22% Toronto\t38%\t52%\t9% Montréal\t40%\t47%\t14% \tLa manière dont la police de ses tâches\t\ts\u2019acquitte National\tSatisfaits\tInsatisfaits\tIndécis - 1989\t76%\t18%\t6%) - 1979\t74%\t17%\t10% - 1969 Régions:\t76%\t11%\t13% Maritimes\t76%\t14%\t10% Québec\t70%\t25 %\t5% Ontario\t79%\t15%\t6% Prairies\t78%\t18%\t4% C.-Britannique\t79%\t14%\t7% Toronto\t76%\t16%\t8% Montréal\t60%\t37%c\t3% d\u2019erreur de 4 p.cent, 19 fois sur 20.Les questions étaient: \u201cCroyez-vous que parmi les officiers de police de cette région, il y ait des préjugés envers les groupes raciaux minoritaires, oui ou non?\u201d \u201cEtes-vous d\u2019accord ou non avec la façon dont la force policière de votre région s'acquitte de sa tâche?\u201d Préjugés chez la police m Votre eau dans le genou est polluée!.ff\u2014\tTRIBUNE LIBRE\t\u2014^ \t\t\u2014V Les enseignants en négociation: des préjugés tenaces.Les enseignants ont présenté leurs demandes à leur employeur, l\u2019Etat du Québec.L\u2019employeur, suite à cette démarche, a déposé ses offres.La négociation est en route et elle s\u2019annonce pénible.L\u2019écart entre la demande et l\u2019offre est tellement grand.Les enseignants se sont-ils montrés raisonnables dans leurs demandes?Cherchent-ils par celles-ci à améliorer les services à la clientèle?Sont-ils conscients qu\u2019il y a un prix à payer pour les-dites demandes?Ont-ils vérifié si la société québécoise est prête à accorder à l\u2019éducation de sa jeunesse la priorité qui lui revient?Le gouvernement semble en demande.Ses offres, prétendent les enseignants, viennent récupérer dans des acquis qui leur apparaissent essentiels au fonctionnement dynamique des écoles.Ces offres conduiraient-elles à un fonctionnement autocratique des écoles du Québec?Voudrait-on faire des enseignants de bons exécutants?Choisirait-on de nier leur compétence professionnelle?Serait-ce que l\u2019on trouve dérangeante la pertinence de certaines des interventions de ces professionnels dans leur milieu?Il paraîtrait que ce sont les commissions scolaires et les directeurs d\u2019école qui sont à l'origine des \u2018retours en arrière\u2019 auxquels conduiraient les offres patronales.Ce serait, dit-on, pour permettre une plus grande flexibilité dans la gérance des écoles.Les enseignants ont-ils tellement tort de craindre l\u2019arbitraire patronal local, si sa marge de manoeuvre est trop grande?Ils prétendent que la manière dont sont traités les enseignants à statut précaire, à temps partiel, et souvent sans contrat, laisse entrevoir ce que peut devenir le vécu, lorsque je patron local joue avec la situation sans droit de son per- sonnel occasionnel, personnel à sa merci.Peut-on croire que le gouvernement et les commissions scolaires misent encore sur les éternels préjugés véhiculés sur les enseignants?On se rappellera ici jusqu\u2019à quel point le défunt gouvernement péquiste avait tablé sur ces préjugés et combien il avait discrédité le travail de nos éducateurs québécois.Ces préjugés tenaces, nous les connaissons.Les professeurs sont trop \u201cgrassement\u201d payés.Les professeurs ont trois mois de vacances et ils se plaignent.Les professeurs sont exigeants pour les autres et peu pour eux-mêmes.Nous pourrions allonger la liste.Est-ce vraiment la réalité?Comment expliquer alors le fait que de plus en plus d\u2019enseignants ne demandent que des parties de tâche, consentant ainsi à une diminution de leur salaire?Comment expliquer alors le fait que de nombreux enseignants abandonnent leur poste en cours d\u2019année, minés par la maladie?Comment expliquer le suicide auquel en sont arrivés des enseignants de carrière?Les enseignants croient-ils encore suffisamment à l\u2019importance sociale de leur action?La population arrivera-t-elle à valoriser leur travail?Cette reconnaissance de la valeur intrinsèque du travail de l\u2019enseignant se traduira-t-elle par l\u2019attribution de conditions de travail qui tiennent compte de la complexité de la tâche au quotidien?Avant de condamner les enseignants, au moment où sonne à nouveau l\u2019heure de leurs revendications, la société québécoise acceptera-t-elle de pousser assez loin ses interrogations sur le devenir du Québec, sur le devenir de l\u2019éducation chez nous.Benoît Descôteaux Poulets de grain: les faits Suite à un article paru dans La Tribune du 20 janvier 89 (Mon-tréaLPC) nous de la \u2018Ferme des Voltigeurs\u2019 voulons rétablir les faits en ce qui nous concerne.Nous produisons un poulet de grain de qualité supérieure au poulet industriel puisque nous les nourrissons à 96 p.c.de grains de soya et de maïs auxquels nous ajoutons 4 p.c.de vitamines et minéraux.Nos achats de grains et nos installations peuvent le prouver.Nous sommes ouverts à toute visite et inspection à n\u2019importe quel moment.Tout ce que nous faisons est vérifiable facilement et assurément.Toute notre production est faite sur place: élevage, mouture des aliments, abattage et mise en marché.Selon les informations que nous possé dons, nous sommes les seuls à trs vers la province à faire toute ne tre production de cette façon-L nous-mêmes.Ce qui la rend plu facilement vérifiable.D\u2019ailleurs en décembre 88, deu; inspecteurs de Consommation e Corporations Canada, MM.Pier Bel et Guy Caron, nous on visité pour une évaluation de no tre produit.Ils ont constaté avei évidence les faits cités plus haut Aux dires de ces inspecteurs après avoir visité plusieurs ven deurs de poulets de grains, ils on' été impressionnés par la qualité de notre produit.La Ferme des Voltigeur! St-Cyrilh Georges Martel, prés La loi 178 n\u2019est pas un cataplasme A l\u2019heure où la question linguistique soulève bien des propos, je voudrais saisir cette opportunité qui m\u2019est donnée en répondant à M% André Deslandes, de réitérer à l\u2019ensemble de la population de Mégantic-Compton, les grands principes qui guident notre gouvernement!.): \u2014\tla loj assure que l\u2019affichage public à l\u2019extérieur des commerces, à l'intérieur des centres commerciaux et des moyens de transport public, devra se faire exclusivement en français; \u2014\tà l\u2019intérieur d\u2019un commerce, l\u2019affichage pourra toutefois être fait à la fois en français et dans une autre langue, pourvu qu\u2019il soit destiné au public qui s\u2019y trouve, et que le français y figure de façon nettement prédominante; \u2014\tles entreprises de 50 employés et plus, qui doivent obtenir un certificat de francisation selon la Loi 101, pourront afficher dans une autre langue que le français, à condition que ce dernier demeure prédominant; (.) Il est faux de prétendre comme le dit l\u2019opposition officielle que la Loi 178 introduit des concepts nouveaux: Mme Madeleine Bélanger, députée de Mégantic-Compton Jeux du Québec-Estrie M.Richard Caron Prés, du Comité organisateur Jeux du Québec-Estrie Je tiens à vous remercier très sincèrement pour l\u2019accueil chaleureux qui m'était réservé lors des Jeux du Québec-Estrie, en fin de semaine dernière.Je profite de l\u2019occasion pour vous féliciter car la qualité de l\u2019organisation de cet événement était remarquable et les nom- breux éloges entendus quant au succès obtenu étaient des plus justifiés.Je vous serais gré de bien vouloir transmettre ce message de félicitations aux membres de votre Comité organisateur pour leur magnifique travail qui est tout à l'honneur de la municipalité de FleurimontJ.) Jean Charest Ministre d\u2019Etat Jeunesse, Condition physique et Sport amateur \u2014\tle concept \u201cintérieur-extérieur\u201d se trouve déjà à l\u2019article 60 de la Loi 101, pour les deux tiers des commerces: quatre employés et moins, avec affichage français équivalent à l\u2019anglais à l\u2019intérieur; \u2014\tl\u2019article 60 permettait au commerce d\u2019afficher en mettant leur affiche dans la vitrine; \u2014\tle concept de la \u201cnette prédominance\u201d se trouvait à l'article 24 de la Loi 101; \u2014\tle concept des \u201cgrandes surfaces\u201d, soit les entreprises ayant 50 employés et plus, est déjà prévu à l\u2019article 136 de la Loi 101.La Loi 178 ne fait que répondre au jugement de la Cour Suprême et vise à rendre la Loi 101 plus claire, plus sensible en fonction du respect des droits que pouvaient avoir autant les commerçants que l\u2019ensemble des Québécois.Permettez-moi de rappeller une parole du premier ministre qui démontre bien la ligne de pensée de notre gouvernement: \u201cLe devoir le plus impératif du gouvernement du Québec consiste à protéger et à promouvoir la sécurité culturelle des Québécois\u201d.C\u2019est pourquou la Lo'i 178 n\u2019est pas un cataplasme mais une Loi qui vient renforcer et appuyer la démarche du gouvernement libéral qui se donne un outil de plus pour conserver le caractère distinct de notre province.Madeleine Bélanger, Députée de Mégantic-Compton la tribune 1950, rue Roy, Shorbrooke, Qué., Tél.: 584-5450, J1K 2X8 Téléphones: Petites annonces: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnements: 564-5466 ADMINISTRATION WON DUBÉ Président et Éditeur JEAN-GUY FARAH Ad|omt au président ladm I et Secrétaire trésorier LIONEL DALPÉ Adjoint au président (prod.) et Editeur adjoint REDACTION JEAN VIGNEAULT Rédacteur en chef JEAN ROY Directeur de l'information PIERRE-YVON BÉGIN Chef des nouvelles ROCH BILODEAU Chef éditorialiste adiomt JEAN-PASCAL BEAUPRÉ Chef de pupitre DENIS MESSIER Directeur des\tsportives PUBLICITÉ FRANCOIS VAILLANCOURT Directeur de la publicité J.BERTIN ST-AMAND Adiomt au directeur PAUL ALLARD Chef de bureau PRODUCTION JEAN PIERRE ROBITAILLE Directeur de la production J.JACQUES DELORME Chef des opérations GÉRARD PÉPIN Adjoint GASTON GRENIER Adjoint CHARLES-ÉMILE CHARRON Chef pressier COMPTABILITÉ ANDRÉ CORRIVEAU Chef comptable JULIENNE POULIN Gérante du crédit EXPÉDITION GASTON GAGNÉ Directeur au tirage TIRAGE ANDRÉ CUSTEAU Adjoint au directeur Gérants de district: MICHEL DOYON Gérant1 BÂTISSE ANDRÉ JACQUES Responsable JACQUES FAUCHER MICHÈLE FOURNIER MICHEL LAVOIE SERGE NADEAU CLAUDE OUELLET JEAN-MARC PÉPIN GASTON PINARD JEAN-CHARLES POULIN LA TRIBUNE SHERBROOKE JEUDI 23 FEVRIER 1989 B 3 INTERNATIONAL Le Canada accusé d'apathie par écrivains, éditeurs et libraires son roman John Dollar aux Etats-Unis: \u201cNous sommes une race dangereuse et nous l\u2019avons tou- .\tpar la Presse Canadienne L indignation des Canadiens devant la condamnation à mort prononcée par l\u2019Iran contre l\u2019écrivain Salman Rushdie, auteur du livre Les versets sataniques, s\u2019est manifestée avec plus de force hier.Une coalition d\u2019écrivains, d\u2019éditeurs et de libraires a ainsi accusé le gouvernement fédéral d\u2019avoir fait preuve d\u2019un manque d\u2019esprit d\u2019initiative à la suite de ce qu\u2019elle a appelé un acte d\u2019agression sans précédent.\u201cLe Canada est demeuré derrière tous les autres pays dans cette histoire\u201d, a déclaré M.Doug Min-net, propriétaire du Bookshelf Cafe, de Guelph, et porte-parole de l\u2019Association canadienne des libraires.M.Minnet a pris la parole à Toronto, au cours d\u2019une conférence de presse organisée par la section canadienne du PEN.L\u2019organisme international, qui rassemble poètes, dramaturges, essayistes, rédacteurs et romanciers, doit tenir son congrès mondial à Montréal et Toronto, l\u2019été prochain.La coalition a accusé le gouvernement de s\u2019être contenté d\u2019imiter les autres.Le seul geste qu\u2019il a posé a été une intervention négative, a-t-elle ajouté en faisant allusion à la suspension temporaire des importations du livre, la semaine dernière.Nombreuses commandes Le livre qui a soulevé Tire du monde musulman était difficile à trouver dans les librairies de Montréal et de la banlieue.\u201cUne centaine de clients nous l\u2019ont demandé depuis vendredi et, si nous en avions eu des exemplaires, nous les aurions vendus comme des petits pains chauds\u201d, a déclaré le gérant d\u2019une librai-l rie, à l\u2019aéroport de Dorval.A la Bibliothèque nationale, â| Ottawa, qui possède une dizaine I d\u2019exemplaires, on a enregistré! une longue liste d\u2019abonnés dési-1 rant emprunter l\u2019oeuvre contro-| versée.jours été, parce que les mots survivent à leurs auteurs.Les mots peuvent émaner du silence, les mots peuvent trouver leur voie à partir d\u2019endroits cachés.Seule la peur peut mettre un terme à l\u2019écriture d\u2019un écrivain.Seule la peur peut empêcher un livre d\u2019être vendu.\u201d NICOSIE (AP) \u2014 Alors que le bras de fer diplomatique provoqué par l\u2019affaire des Versets sataniques s\u2019intensifiait entre Téhéran et les principales capitales occidentales, des tensions se sont fait sentir, hier, en Iran où l\u2019ayatollah Khomeiny s\u2019en est pris cette fois aux modérés du régime tout en réaffirmant sa condamnation à mort de Salman Rushdie.Dans ce climat propice à une nouvelle montée du fanatisme, le Khomeini s Death Threat SALMON RUSHDIE Extension of 10 Years Attack in a Ml AM IMTPI I FCTUALS 1 AM RUSH!'1 *9\u201c Is an
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