Voir les informations

Détails du document

Informations détaillées

Conditions générales d'utilisation :
Protégé par droit d'auteur

Consulter cette déclaration

Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
Lien :

Calendrier

Sélectionnez une date pour naviguer d'un numéro à l'autre.

Fichiers (5)

Références

La tribune, 1989-02-24, Collections de BAnQ.

RIS ou Zotero

Enregistrer
[" WfflÊÈm 1 la tribune I I||§® : illl ¦ WOOÎNNN'.NS-VNr.V.V.V.'.*.' SSSSsSA: 1%SS: SHERBROOKE, VENDREDI 24 FÉVRIER 1989 &* vntio /I * 4 fit ; : HttttmtMtÉmtitMiim WMIM; rjmmêm &LÆà/f La commission Dubin : le pouvoir de scruter le sport professionnel par Jean-Pierre DUPUIS SHERBROOKE \u2014 Jusqu\u2019à maintenant, la commission Dubin, chargée d\u2019enquêter sur le dopage dans le sport amateur, n\u2019a touché qu\u2019à l\u2019haltérophilie.La semaine prochaine, ce sera au tour de l\u2019athlétisme et de Ben Johnson de parader devant le juge.Qu\u2019adviendra-t-il notamment du sport professionnel ou de la pratique de sports sur une base volontaire?\u201cPour l\u2019instant il est difficile de prévoir ce que le juge Dubin décidera mais il a tous les pouvoirs\u201d, explique Richard Paradis du bureau du ministre de la Condition physique et du sport amateur, Jean Charest, actuellement en repos sur les plages de la Floride.\u201cLe mandat du juge Dubin ne s\u2019adresse pas uniquement au milieu de l\u2019haltérophilie ou de l\u2019athlétisme.Il pourrait par exemple, s\u2019il le juge à propos, toucher au sport professionnel ou à la pratique individuelle chez les adultes ou les jeunes par exemple.L\u2019aspect social du sport n\u2019est pas exclu de son mandat\u201d, poursuit-il.Ce qui signifie à toute fin pratique que le juge Dubin peut aller fouiller dans toutes les sphères du sport où il croit nécessaire de le faire.Il est aussi libre de faire rapport au ministre Charest avant la fin de l\u2019enquête s\u2019il estime que c\u2019est nécessaire parce qu\u2019il décèle quelque chose d\u2019anormal.Il peut aussi aller là où il le juge nécessaire, même au niveau international.\u201cIl est évident que l\u2019emphase a été placée sur l\u2019haltérophilie puis le sera en athlétisme parce que ce sont ces disciplines qui semblent les plus touchées.Mais d\u2019autres aspects pourraient être effleurés\u201d, ajoute Paradis.Dès mardi, à Toronto, l\u2019athlétisme occupera les premières loges jusqu\u2019au 20 mars.Après un repos d\u2019une dizaine de jours, il y aura reprise des activités jusqu\u2019au moment où le juge Dubin aura entendu tous les intervenants.Il décidera par la suite s\u2019il désire poursuivre son enquête ou s\u2019il aura suffisamment de données pour effectuer son rapport final, rapport qu\u2019il déposera au ministre Charest.En pratique, ça signifie que ce n\u2019est pas avant plusieurs mois que nous pourrons prendre connaissance du rapport complet du juge Dubin.Et avant que les premières mesures soient prises, on risque d\u2019attendre encore plus longtemps.Jedn-Guy Ouellette appelé à témoigner les jeunes athlètes ne doivent pas payer pour les erreurs des aînés .souhaite le président de la Fédération canadienne d'haltérophilie TORONTO (PC) - Les jeu- ___ nés athlètes ne devraient pas avoir à payer pour les erreurs de leurs aînés.Tel est le voeu émis, hier, par un intervenant aux audiences de la commission d\u2019enquête Dubin, qui se penche sur le problème des drogues dans le sport au Canada.Yvon Chouinard, l\u2019actuel président de la Fédération canadienne d\u2019haltérophilie, a livré un témoignage passionné pour sauver le sport qu\u2019il affectionne depuis plus de 35 ans.Les athlètes de pointe convaincus de dopage pour s\u2019assurer un avantage \u201cétaient des adultes\u201d, a constaté Chouinard, à cette enquête instituée après le scandale Ben Johnson à Séoul.\u201cIls savaient ce qu\u2019ils faisaient et ils ont triché et, à mon sens, il ne fait aucun doute qu\u2019ils doivent porter une bonne part du blâme.\u201d Mais Chouinard, âgé de 51 ans, un policier de carrière, ancien haltérophile lui-même et entraîneur, a expliqué que le programme canadien compte plus de 1,000 athlètes.\u201cLa plupart d\u2019entre eux sont d\u2019âge junior \u2014 une toute nouvelle génération d\u2019haltérophiles, a-t-il dit.La Fédération croit que ces athlètes méritent de poursuivre leur entraînement dans un programme sain.\u201d Après environ sept heures de témoignage qui avait commencé mercredi, et au cours duquel il s\u2019est exprimé exclusivement en français, Chouinard s\u2019est tourné vers le juge Charles Dubin et il s\u2019est adressé à lui en anglais.\u201cJe yeux que cela soit très clair, a confié Chouinard.Je suis impliqué dans l\u2019haltérophilie depuis beaucoup d\u2019années.J\u2019aime ce sport.\u201d Dévoué à la cause Il a raconté comment il avait (Laserphoto PC) Le président de la Fédération canadienne d'haltérophilie, Yvon Chouinard, a livré hier un témoignage passionné devant la commission Dubin pour sauver le sport auquel il a consacré 35 ans de sa vie.pris en charge un petit club à Brossard, refusant même un salaire et un compte de dépenses.\u201cAvec l\u2019argent que j\u2019ai refusé, le club a été en mesure de se doter de meilleurs équipements.Après 10 ans, nous avions amassé $5,000 pour les jeunes dans un compte en banque.Mon équipe a remporté la finale des Jeux du Québec à plusieurs reprises.Nous avions les athlètes les plus prometteurs.\u201d Chouinard a ajouté que son implication dans l\u2019haltérophilie lui avait enseigné le sens des valeurs.Dubin, tout en reconnaissant la \u201csincérité et l\u2019éloquence\u201d du témoin, a fait remarquer que l\u2019engagement de Chouinard n\u2019avait pas été suivi par les athlètes de pointe qui, les témoignages l\u2019ont prouvé, ont menti, triché et défié l\u2019autorité.\u201cPourquoi la Fédération a-t-elle été incapable d\u2019inculquer de telles valeurs chez ses athlètes?, a questionné le juge.Je ne vois rien de tel parmi les nombreux faits qui m\u2019ont été exposés.Quelque chose n\u2019a pas fonctionné.\u201d \u201cIl s\u2019agit d\u2019un problème très complexe, a répliqué Chouinard.L\u2019histoire de l\u2019utilisation des drogues dans l\u2019haltérophilie est un problème de société.\u201d Les dirigeants canadiens de l\u2019haltérophilie ont exprimé leur crainte que le juge Dubin recommandera l\u2019exclusion de cette discipline du programme olympique à la fin de la commission.Chouinard a admis que sa fédération devait porter une part du blâme surtout après que quatre haltérophiles eurent échoué leur test à Vancouver avant les Jeux olympiques de Séoul.( redit «Hippie avp< la < artr» f aton les «artes American f tprpss Visa et MasterCard sont aussi a» ( **pte*»s EATON Nous sommes.le grand magasin du Canada 48127 SHERBROOKE (JPD) \u2014 De tous les intervenants appelés à témoigner dans le cadre de la commission Dubin, Ben Johnson est certainement le plus attendu des \u201cinvités\u201d.C\u2019est lui, en quelque sorte, qui a tout déclenché.Dans la même veine, le témoignage du Sherbrookois Jean-Guy Ouellette, devrait aussi avoir son importance.C\u2019est à titre de président de l\u2019Association canadienne d\u2019athlétisme que Ouellette sera amené à répondre aux questions du juge Dubin.Une position qui devrait l\u2019obliger à pas- Jean-Guy Ouellette ser plusieurs heures sur la chaise des témoins.\u201cJe ne sais pas encore quand je dois comparaître mais je sais que ce sera au cours des prochaines semaines\u201d, a fait savoir Ouellette, dont la popularité est grandissante auprès des journalistes, à quelques jours du témoignage de Ben Johnson.\u201cPlusieurs journalistes de Toronto me contactent depuis quelques jours dans le but d\u2019obtenir mes commentaires mais je les réserve pour la commission.J\u2019ai adopté comme politique de ne faire aucun commentaire sur les travaux concernant cette situation.Je pense qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une décision sage dans les circonstances.\u201d Chose certaine, ce n\u2019est certainement pas de gaieté de coeur qu\u2019il se rendra à Toronto.\u201cLa seule chose que je peux dire, c\u2019est que ce n\u2019est jamais drôle de se préparer pour une chose semblable.Je suis persuadé d\u2019ailleurs que, dans le fond, personne n\u2019est vraiment intéressé à agir comme témoin\u201d, précise-t-il.(Photo Ln Tribune archives) Le cas du \"goon\u201d Bissonnette avoue cependant que le joueur dont le travail consiste uniquement à se battre (\u201cgoon\u201d) peut trouver son utilité dans la consommation de stéroïdes.\u201cMais actuellement il n\u2019y en a pas à Sherbrooke ou Montréal.En regardant la musculation de chaque joueur je puis dire que les joueurs des Canadiens n\u2019en consomment pas.C\u2019est bien facile à voir.\u201d Mise en garde Par ailleurs, le docteur Bissonnette a tenu a mettre en garde les hockeyeurs adultes, évoluant dans des ligues \u201cde garage\u201d, face à l\u2019utilisation de stéroïdes.\u201cSouvent, avant le début de la par Jean-Pierre DUPUIS ¦ SHERBROOKE - De tous les athlètes, le hockeyeur est probablement celui qui a le moins besoin de stéroïdes.A moins que ce soit le joueur de type \u201cgoon\u201d.Le docteur Rémi Bissonnette, de l\u2019Université de Sherbrooke, est responsable du conditionnement physique chez les Canadiens, autant ceux de Sherbrooke que Montréal.C\u2019est lui qui prépare les programmes d\u2019entraînements des joueurs de l\u2019organisation, l\u2019hiver comme l\u2019été.La consommation de stéroïdes ne fait définitivement pas partie de son programme.\u201cPour un hockeyeur c\u2019est carrément proscrit.La consommation de stéroïdes amène la formation de muscles soufflés qui sont inutiles.C\u2019est comme si le joueur traînait cinq, 10 ou 15 livres de roches dans ses culottes.Ce qu\u2019il faut développer chez le joueur, c\u2019est une musculation qui ne réduit pas son habileté.\u201d Pour bien faire comprendre son point de vue, Bissonnette cite notamment le cas de Gilles Thibaudeau et Stephan Lebeau, deux petits joueurs qui ont eu besoin de s\u2019entraîner pour augmenter leur musculation.\u201cLes deux étaient un peu maigrelets et avaient besoin de se renforcer.On prescrit des exercices qui font en sorte d'améliorer les fibres musculaires jusque dans le fond.Ce sont des milliers de petits fils qui ont tous besoin de travailler.Il ne faut pas que tu fasses des exercices trop durs comme de lever uniquement des poids et haltères.N\u2019oublions pas que le joueur doit conserver toute son habileté.Avec Thibaudeau et Lebeau je pense que nous avons réussi ce que nous voulions.\u201d saison, ces joueurs s\u2019entraînent dans le but de prendre plus de poids ou de muscle.A ce moment ils consomment des stéroïdes parce qu\u2019ils n\u2019ont pas beaucoup de temps pour s'entraîner et que les résultats doivent venir rapidement.Ces joueurs sont exposés à de sérieux dangers cardiaques,\u201d précise-t-il.\u201cLe coeur doit alors pousser un poids supplémentaire, ce qui augmente les chances de crise de coeur.Ces joueurs ne sont pas en forme et ils poussent un peu trop.C\u2019est à ce moment qu\u2019ils s\u2019exposent à de sérieux ennuis.\" Un hockeyeur n'aiderait pas sa cause en consommant des stéroïdes, affirme le docteur Rémi Bissonnette, responsable du conditionnement physique chez les Canadiens.\"C'est comme si le joueur traînait cinq, 10 ou 15 livres de roches dans ses culottes.\" Les stéroïdes inutiles pour les muscles des hockeyeurs ?Ils sont proscrits du programme d'entraînement des Canadiens 10% de rabais! Nouvelles créations printanières pour toute la famille ¦i * > > 1 B 2 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, VENDREDI 24 FÉVRIER 1989 FORUM ÉDITORIAL I\tI Les jeux sont-ils faits?Le ministre du Tourisme, Michel Gratton, n\u2019a pas laissé la porte entrouverte quand il fut interrogé sur l\u2019implantation éventuelle de casinos au Québec.Sa réponse est ferme, c\u2019est NON.Pourquoi?A cause des coûts sociaux rattachés à pareille opération.Nommément, M.Gratton réfère au crime organisé avec son cortège traditionnel: prostitution, drogues, vols, fraudes.Un casino attire des parieurs qui ont souvent de fortes sommes et donc sont susceptibles de s\u2019intéresser à d\u2019autres types d\u2019activités que les seuls jeux de hasard, des parieurs souvent malchanceux qui ont besoin d\u2019autres consolations que celles offertes par la roulette ou les tables de black jack.D\u2019où la présence de la pègre qui offre les autres services requis.D\u2019où aussi la violence inhérente à de telles activités.Et M.Gratton aurait pu mentionner des incidences importantes sur les individus, les familles.Qui dit présence du crime organisé, dit accroissement des forces policières, dit victimes des rackets de la prostitution, de la drogue, de la protection, du prêt usuraire etc: donc des coûts de police et des coûts sociaux non mesurables à première vue, mais qui finissent par peser lourd: suicides, vies de familles brisées, faillites.Même un casino contrôlé ou dirigé par l\u2019Etat, nécessiterait un surplus de for- ces policières.Car la pègre ne s\u2019affiche pas à l\u2019intérieur des casinos.Au Manitoba, le gouvernement compte investir les profits générés par le casino pour financer des dépenses de la santé.Mais les casinos créent à plusieurs personnes, des problèmes graves de santé.C\u2019est le chien qui court après sa queue.Il faudrait à tout le moins s\u2019assurer que les profits engendrés couvrent les frais occasionnés chez ceux qui deviendront malades à cause des casinos.Par contre, ne crions pas trop vite à la vertu du gouvernement québécois.Par Loto-Québec, le gouvernement encourage très fortement le jeu de hasard, et ce n\u2019est pas nécessairement plus noble parce que la cause est plus pure.Pourquoi ce qui est bon et rentable pour l\u2019Etat ne l\u2019est-il pas pour l\u2019entreprise privée?Pourquoi la mini et pas le casino?Et pourquoi laisser les touristes filer aux Etats-Unis ou dans les provinces voisines pendant que nous nous lamentons sur le déficit de la balance touristique?M.Gratton a peut-être claqué la porte un peu trop rapidement.Ses arguments ne sont pas dénués de raison, mais n\u2019y aurait-il pas lieu d\u2019approfondir une fois de plus cette question et de vérifier s\u2019il existerait des moyens de contrôler la dégénérescence qui s\u2019installe dès l\u2019arrivée d\u2019un tel établissement?Jean Vigneault Les démissionnaires n\u2019ont pas leur place au Cabinet Le premier ministre Bourassa nie la nouvelle selon laquelle il aurait offert à MM.Lincoln et French de revenir au sein de son Cabinet lors du prochain remaniement ministériel.On est porté à croire M.Bourassa tellement il aurait été illogique d\u2019agir de la sorte.Parce qu\u2019ils jugeaient que leur gouvernement limitait injustement les droits des anglophones avec la loi 178, \u2014 donc sur une importante question de principe \u2014 MM.Marx, Lincoln et French ont démissionné du Cabinet Bourassa il y a maintenant deux mois environ.On se souvient de leurs discours enflammés prônant le respect complet du jugement de la Cour suprême.Que s\u2019est-t-il produit de nouveau à ce chapitre depuis?Rien de fondamental n\u2019a été modifié dans la position du gouvernement Bourassa et la situation, dans son ensemble, demeure la même que lorsque les trois ministres ont cru nécessaire de quitter leur poste.Il serait donc totalement incohérent et inacceptable que l\u2019un ou l\u2019autre de ces députés revienne immédiatement au Cabinet.Tous trois ont fait preuve de compétence dans leurs fonctions ministérielles et M.Lincoln, en particulier, s\u2019était attiré beaucoup de respect à l\u2019Environnement.Mais là n\u2019est pas la question; ils ont pris une décision majeure en refusant de se plier à l\u2019orientation du Conseil des ministres et tant qu\u2019il n\u2019y aura pas de développement important dans le dossier linguistique, ils doivent en assumer les conséquences jusqu\u2019au bout.On n\u2019ose pas croire que M.Bourassa ait seulement envisagé le contraire.Roch Bilodeau Maux d\u2019esprit Correspondance: -\tO - Les malades qui se présenteront à notre établissement dans les prochaines semaines sont priés d\u2019apporter leur lit avec eux.Le CHUS et l\u2019Hôtel-Dieu -\tO - Nous examinons présentement une offre très sérieuse pour participer au Festival \u2018Juste pour rire\u2019.Les Nordiques -\tO - Bravo à l\u2019industrie canadienne du disque: Ginette Reno sur disque compact, faut le faire!! Le livre aes records Guinness -\tO - SSSSSSSS.Merci, M.l\u2019ayatollah!! Les éditeurs des \u2018Versets sataniques\u2019 -\tO - Nous avisons nos membres que la télédiffusion des débats de la Chambre des Communes va bientôt recommencer.L\u2019association des insomniaques - O - Il faut rendre à César ce qui revient à César et admettre que John Turner a réussi à faire l\u2019unanimité chez les libéraux:contre lui.Jean Conviens \u2014 O - Plume Lencrier OPINION DES AUTRES La \u2018surchauffe\u2019 en santé Le Parti libéral du Québec se devait de rafraîchir son programme en ce qui touche les soins de santé.Ce chapitre lui avait servi de fer de lance lors de la campagne de l\u2019automne 1985, mais trois années d'expérience du pouvoir en ont pas mal émoussé la pointed.) La commission politique du parti avait donc confié à un groupe de travail le mandat de mettre à jour les orientations libérales en cette matière.(.) Que faut-il en penser'\u2019 D'abord, que le groupe de travail a pris une longueur d\u2019avance sur les membres du parti, qui ont du mal à suivre.Le contraste est saisissant entre, d\u2019une part, les propositions contenues dans le document de réflexion soumis au conseil et, d'autre part, les résolutions émanant des associations de comté, qui ont fait l'unanimité des délégués.L\u2019écart est particulièrement significatif en ce qui a trait au financement.Pour le groupe de travail, il est devenu évident - un milliard de dollars plus tard - que la capacité de payer du gouvernement a atteint ses limites et que, par ailleurs, le niveau actuel des dépenses publiques de santé \u201cparaît acceptable dans le contexte nord-américain et occidental\u201d.En fait, disent les Sages, à la lumière de l\u2019expérience des 15 dernières années, notre système \u201crisque la surchauffe face aux demandes toujours accrues\u201d.Il faudrait donc mettre en place un certain nombre de \u201cmécanismes régulateurs\u201d \u2014 mais non sans savoir au préalable exclu de façon catégorique (parce que \u201cnon rentable politiquement\u201d) tout recours à une forme quelconque de ticket modérateur.Leur argumentation n\u2019a pas convaincu les délégués des associations de comté qui, ignorant les appels à la \u201cprudence\u201d de Mme Thérèse Lavoie-Roux, ont pressé le gouvernement d'\"accen-tuer ses efforts budgétaires\u201d et proposé diverses mesures pour répondre, entre autres, aux besoins d\u2019une population vieillissante.Très en avance, donc, sur les membres du parti quant à la \u201cconscientisation\u201d des Québécois, la réflexion du groupe de travail est en retard sur l\u2019action gouvernementale elle-même, où les choses évoluent à un rythme relativement rapide.Ainsi, pour ne prendre qu\u2019un seul exemple, le groupe de travail marque un recul en ce qui touche l\u2019orientation des CLSC que l'on veut confiner au secteur \u201csocial\u201d, alors qu\u2019i y a à peine quelques mois le rapport Brunet mettait l\u2019accent sur l'importance de créer une véritable première ligne socio-sanitaire dans tous les CLSC (dont beaucoup de libéraux, semble-t-il, continuent de se demander \u201cce que ça mange en hiver\u201d).Au total, il est difficile de partager l\u2019avis du président de la commission politique du Parti libéral, M.Henri-François Gau-trin, voulant que ce document soit \u201cun élément important et original\u201d.D'autant plus que ce rapport risque d\u2019être passablement démodé avec la publication \u201cau cours du mois de mars\u201d par Mme Lavoie-Roux des orientations de son ministère à la suite des recommandations de la commission Rochon.(.) Jean Francoeur Le Devoir Non, non, ce n'est pas un abri fiscal! Faites du vent! 'mm ¦nml «¦I Ô «§§1 {(\u2014\tTRIBUNE LIBRE\t1 V-\t\t\t=J Disparaître?La question s\u2019impose Disparaître.les Canadiens-français?La question mérite d\u2019être posée! Bravo à Radio-Canada et l\u2019ONF et félicitations à Lise Payette ainsi qu\u2019à Jean-François Mercier, pour le film \u2018Disparaître\u2019.D\u2019aucuns ont jugé ce film alarmiste.Je suis d\u2019avis contraire.Qui plus est, j\u2019estime que les faits présentés sont, à maints égards, en deçà de la situation d\u2019effondrement démographique que connaît le Canada français, depuis la fin des années 50.Récapitulons les faits: environ seize millions de Nord-Américains sont de souche canadienne-française; un peu plus de cinq millions habitent le Québec.Hors Québec, les Canadiens-français sont à peu près un million.Quelques dix millions de Canadiens-français sont Franco-américains.(.) Hormis quelques poches isolées de \u2018francos\u2019 vieillissants qui parlent encore \u201cfrança\u201d au bingo paroissial, la quasi-totalité des franco-américains est irrémédiablement perdue pour le fait français, en Amérique.Rien ne distingue plus les franco-américains des autres Américains, hormis le nom de famille.Dans leur obsession à devenir de vrais Américains, certains \u2018francos\u2019 se métamorphosent même de Lebrun en Brown, de Boisvert en Greenwood et de Leclerc en Le Clare.Au Canada anglais, la situation des \u2018francos\u2019 n\u2019est guère plus reluisante.Sauf dans les deux enclaves du nord-est ontarien et du nord-est du Nouveau-Brunswick, les communautés canadiennes françaises hors-Québec sont en voie d\u2019extinction.Du million de Canadiens-français résidant hors-Québec, 550,000 seulement font encore usage du français.C\u2019est donc dire qu\u2019un Canadien-français sur deux, hors-Québec, a choisi la voie de l\u2019assimilation.Contrairement à ses soeurs canadienne/américaine, la communauté canadienne-française du Québec paraît, somme toute, assez dynamique sur le plan démographique.En effet, selon le recensement fédéral de 1986, exactement 86.4 p.c.des Québécois ont le français comme langue maternelle.Toutefois, en comparant les données recueilles sur les langues maternelles et d\u2019usage des Québécois avec celles de leur origine ethnique, l\u2019on constate que la situation démolinguistique des Québécois francophones de souche, est loin d\u2019être brillante.Je soumets à l\u2019attention des lecteurs, les chiffres suivants: 1)\tOrigine ethnique: Français, 5,019,059; Anglais, 380,265.2)\tLangue maternelle: Français, 5,316;930; Anglais, 580,025.3)\tLangue d\u2019usage: Français, 5,273,376; Anglais, 676,050.(Source: Situation démographique du Québec, édition 1988).Ces chiffres indiquent clairement que la langue anglaise fait des gains considérabless via les transferts linguistiques.Inversement, ces chiffres montrent que les gains de la communauté francophone de souche, sont proportionnellement négligeables.Pourquoi en est-il ainsi?.Parce que les immigrants et/ou les membres des communautés culturelles continuent de \u201cpasser\u201d massivement à l\u2019anglais et ce, malgré une bonne dizaine d\u2019années d\u2019application de la Charte de la Langue française.Et cette situation risque de durer!.En effet, la plupart des experts conviennent que l\u2019attrait de l\u2019anglais est si fort qu\u2019environ 70-80 p.c.des immigrants ou membres de communautés culturelles vont continuer de choisir l\u2019anglais comme langue d\u2019usage.Croire le contraire, c\u2019est d\u2019être singulièrement aveugle au pouvoir d\u2019attraction de la civilisation anglo-américaine.Une deuxième cause à l\u2019origine de l\u2019effondrement démographique des Canadiens-français, c\u2019est M.Robert Bourassa Premier Ministre Le 13 décembre dernier, la Conférence religieuse canadienne \u2014 région du Québec (CRC-Q) vous présentait un mémoire sur l\u2019appauvrissement au Québec.Ce mémoire signale, entre autres, les liens étroits qui existent entre la pauvreté et des problèmes de société tels les toxicomanies, les conflits au sein des couples et des familles, la violence et le suicide.La connaissance que nous aovns, au Conseil régional de la santé et des services sociaux de l\u2019Estrie, des problèmes vécus par la population de notre région nous permet de confirmer cette grave réalité et d\u2019ajouter également que, malgré la disponibilité d\u2019une gamme de services de santé de qualité, la santé des gens demeu- évidemment la chute brutale de la fécondité québécoise, depuis plus d\u2019une génération.De 3.7 enfants par femme en 1969, l\u2019indice synthétique de fécondité des Québécoises est tombé à 1.4 enfant par femme, en 1986.Pour mieux saisir l\u2019ampleur de cette chute de la natalité québécoise, rappelons-nous que le Québec de 1961, avec une population de 5,259,211 habitants, avait enregistré 139,857 naissances.Avec une population de 6,540,276 habitants, le Québec a enregistré en 1986, à peine 84,579 naissances, soit 55,278 naissances en moins, avec 1,283,065 citoyens de plus.De ces naissances, à peine 67,826 sont de mères dont la langue d\u2019usage est le français.En conclusion, la fécondité des Québécois de souche, n\u2019assure plus le renouvellement des générations et l\u2019immigration sur laquelle l\u2019on comptait pour combler notre déficit des naissances, renforce le potentiel démographique anglophone.Dans ces circonstances, le film \u201cDisparaître\u201d a sa raison d\u2019être, puisqu\u2019il met en relief, non seulement la situation démographique alarmante des Canadiens-français, mais également l\u2019urgence d\u2019un débat général sur le défi démographique du Québec, dont les deux pôles sont la natalité et l\u2019immigration.Jacques Houle Sherbrooke re étroitement liée à leur situation économique.En se référant aux attentes clairement exprimées par la population de l\u2019Estrie, le Conseil régional est particulièrement sensible à deux des recommandations formulées par la Conférence religieuse.Avec elle, notre organisme veut donc préconiser, d\u2019une part, l\u2019adoption d\u2019une politique de plein emploi et, d\u2019autre part, l\u2019octroi d\u2019un support financier significatif aux groupes d\u2019entraide issus de la communauté.le Conseil régional est confiant que votre gouvernement saura répondre concrètement à cet appel.!.) Conseil régional de la santé et des services sociaux de l\u2019Estrie Denise Lalancette Prés, du Conseil d\u2019admnistration Santé et pauvreté L\u2019analphabétisme coûte cher aux entreprises Je m\u2019adresse aux gens d\u2019affaires, aux employeurs progressistes préoccupés, et avec raison, de rentabilité, de productivité, mais concernés tout autant par l\u2019application de mesures modernes d\u2019organisation: comme le style de gestion, l\u2019approche par rapport aux travailleurs et l\u2019intérêt porté à la prévention.Il est prouvé maintenant par l\u2019expérience en industrie japonaise, qu\u2019investir dans la prévention entraîne une diminution des coûts d\u2019obtention de la qualité d\u2019une façon quasi permanente.Une des mesures préventive les plus susceptibles d\u2019améliorer la qualité de la production, est l\u2019augmentation du niveau du compétence de la main-d\u2019oeure; car une grande partie des causes d\u2019erreurs en industrie est due à un manque de connaissances.Alors en commençant par combler des lacunes au niveau de la_ formation de base on assure à\u2019 long terme la qualité.D\u2019autre part, il est légitime de considérer les employeurs d\u2019une région comme des leviers de chan- gement social.C\u2019est donc à vous qu\u2019on pense quand il s\u2019agit d\u2019intégrer une politique de formation qui concerne les ressources humaines.En appliquant, par exemple, un programme d\u2019accès à la formation de base qui contribue à améliorer la qualité de vie en considérant comme fondamental pour chacun, le besoin d\u2019estime de soi, de compétence et de succès.Selon une étude torontoire, parue dans un article de La Presse, en février 1988, ne pas savoir lire coûte cher.Aux employeurs, l\u2019analphabétisme coûte 4 milliards $ par année en baisse de productivité, en fautes et en accidents, parce qu\u2019il y en a qui ne peuvent pas lire un manuel.Selon monsieur Paul Jones, président du groupe de travail, les hommes et Tes femmes d\u2019affaires devraient cesser de considérer l\u2019analphabétisme comme une cause charitable et de commencer à la traiter comme un problème de travail.Un employé sur 6 aujourd\u2019hui peut avoir des problèmes d\u2019analphabétisme.Donc en vous concertant pour promouvoir l\u2019essor économique de la région, j\u2019espère que vous prendrez en considération ce pourcentage important de la main-d\u2019oeuvre qui est à la base de votre réussite.Et qu\u2019ainsi vous vous tournerez vers les organismes du milieu qui sont prêts à collaborer techniquement à l\u2019adaptation des travailleurs aux nouvelles compétences requises par l\u2019industrie qui doit répondre au défi de l\u2019an 2000.Un exemple existe dans la région: les gestionnaires de l\u2019entreprise Bombardier, déjà conscients de l\u2019importance de la qualité de la formation des travailleurs, leur offrent un service de formation individualisé.Une entreprise bien installée dans sa région et tournée vers l\u2019avenir, l\u2019expansion et l\u2019intégration de la technologie nouvelle, se doit de considérer la main-d\u2019oeu-vre qui la supporte comme la base même de sa réussite.Céline Martel Alpha Estrie g\u2014\t.'JU- -.- la tribune IL- - ¦ - -\t.-2/ 1950, rua Roy, Sherbrooke, Qué., Tél.: 564-5450, J1K 2X8 Téléphones: Petites annonces: 564-0999 Publicité: 51
de

Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.

Lien de téléchargement:

Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.