La tribune, 27 mai 1989, Cahier 1
[" U MÉTÉO (147a jour dt l\u2019année) Nuageux: \u2022 à 20 C Lever de seiefl: 5M5 Coucher de soleil: 20*24 Demain: beau.Détail: page B-4 C0ATIC00K Le pont suspendu de la gorge, un record Guiness AS ¦¦¦¦BmmuemmmmmmeMn PESTICIDES Une mère de famille s'inquiète pour la santé des enfants B 1 ARTS 29 musiciens convoitent le «Prix d'Europe» II INDEX Arts: page M Carrières et nretesslons' eaee hé Décès: page D-12 De teal al de tees: page 1-4 Économie: MP M Petites e\u2014g»; mp C l et Dé Scleecei: pap E 2 Sparts: MP D-1 Vivre: MP E-1 Voyages: MP E-3 80e ANNEE \u2014 No 83 6 CAHIERS, 72 PAGES SHERBROOKE, 27 MAI 1989 (Sam.-dim.1,00$) 0.50! \u2014 Domicile: 2,85$ par semaine ELITE /WW Plymouth i Hill'd I K 5o-J - / / L.LACHANCE COURTIERS ASSURANCES 00\t{irj'i {dmon s ùoilqc Malgré l'existence d'une 2e fuite, le premier ministre ne demandera pas la démission de Wilson Mulroney mis au courant avant le dépôt du budget par Guy TAILLEFER ¦ OTTAWA (PC) - Le gouvernement reconnaît enfin que le premier ministre Brian Mulroney a été mis au courant, dans l\u2019après-midi du 27 avril, de l\u2019existence d\u2019une seconde fuite budgétaire.Le vice-premier ministre Don Mazankowski a toutefois nié hier que M.Mulroney ait eu en main la nouvelle information lorsqu'il s\u2019est levé aux Communes, vers 15 heures le 27 avril, pour promettre que le gouvernement «informerait immédiatement la Chambre de tout fait nouveau» qui se produirait en relation avec cette affaire.Il est toutefois acquis que le premier ministre connaissait l\u2019existence de la deuxième fuite lorsque, deux heures et demie plus tard, le ministre des Finances Michael Wilson déposait aux Communes son budget dont le secret avait été éventé la veille par le réseau de télévision Global.Pourquoi n\u2019avoir alors rien dit?demandent toujours les partis d\u2019opposition.Profits indus Hier en Chambre, M.Wilson n\u2019a pu par ailleurs donner l\u2019assurance que personne n\u2019avait tiré financièrement profit de la seconde fuite budgétaire, survenue trois jours avant le dépôt prévu du budget.Il n\u2019a fait que répéter que les enquêteurs de la GRC n\u2019avaient à ce jour aucune indication leur permettant de croire que des profits indus aient été réalisés.De Dakar où il participe au Sommet de la francophonie, M.Mulroney a affirmé qu\u2019il n\u2019était pas question pour lui d\u2019exiger la démission de son ministre des Finances.Il a esquivé les questions des journalistes qui lui demandaient de préciser à quel moment il avait été informé du second coulage.«M.Wilson a agi dans le respect des traditions de la Chambre des communes», a déclaré en conférence de presse M.Mulroney, qui ne rentre pas à Ottawa avant mercredi prochain.John Turner et Ed Broadbent l\u2019attendent de pied ferme.C\u2019est au compte-gouttes qe le gouvernement conservateur livre les informations entourant cette affaire depuis son éclatement, il y a une semaine et demie.Libéraux et néo-démocrates ont tenté sans succès hier d\u2019obtenir du gouvernement qu\u2019il identifie publiquement les ministres qui ont pris la décision, le 27 avril, de taire les informations qui avaient été transmises en début d\u2019après-midi au bureau de M.Wilson par le pdg de la compagnie d\u2019assurances La Mutuelle, M.Jack Master-man, touchant l\u2019existence d\u2019une deuxième fuite.L\u2019opposition s\u2019indigne en outre du fait que M.Wilson n\u2019ait pas été informé sur le champ par ses fonctionnaires de l\u2019appel reçu par le président de La Mutuelle.Le ministre a en effet indiqué avoir appris qu\u2019une deuxième fuite s\u2019était produite plus d\u2019une heure trente après que M.Masterman ait contacté son bureau.Crédibilité entachée Le silence du ministre sur la deuxième fuite et la lenteur avec laquelle il en a été informé par ses propres fonctionnaires «lui ont fait perdre toute crédibilité», estime le député libéral Jean-Robert Gauthier.Le gouvernement paraît toutefois déterminé à résister à la tempête et aux appels à la démission de M.Wilson.Les conservateurs font d\u2019ailleurs preuve dans cette affaire d\u2019une solidarité partisane sans faille.Hier encore, M.Mazankowski a dit de M.Wilson qu\u2019il était «le meilleur ministre des Finances dans l\u2019histoire du Canada».La déclaration a provoqué une explosion d\u2019applaudissements sur les banquettes conservatrices.ILaserphoto PC) Flanqué de son conseiller Luc Lavoie, le premier ministre Brian Mulroney, au terme de sa conférence de presse hier à Dakar, où il a esquivé les questions sur la deuxième fuite budgétaire.Pour jouer au poker, il laisse 4 jeunes dans son auto pendant 6 heures par Pierre SAINT-JACQUES LENNOX VILLE - Pour satisfaire sa passion du jeu de poker électronique, un responsable de foyer d\u2019accueil a laissé poireauter durant six heures, dans sa voiture, quatre jeunes gens souffrant de troubles mentaux.L\u2019incident est survenu dans la cour d\u2019un établissement hôtelier, rue Queen, à Lennoxville, jeudi.Quand les clients de l\u2019hôtel ont constaté ce qui se passait, ils voulaient battre l\u2019individu.«Nous avons dû intervenir très rapidement, car les témoins voulaient faire un mauvais parti à cet homme-là; ça commençait à barder et il était temps que nous arrivions; d\u2019ailleurs 1 appel nous avait informés qu il y avait grabuge à cet endroit», de raconter le sergent Peter Martin, de Métro Police As-cot-Lennoxville, qui était sur la patrouille de nuit, de jeudi à vendredi.Quand les policiers ont reçu cet appel à l\u2019aide, ils se trouvaient sur les lieux d\u2019un incident qui n\u2019était guère plus rose.Ils venaient de procéder à l\u2019arrestation d\u2019un adolescent de 14 ans qui avait battu sa mère à coups de pied et de poing, dans une conciergerie du Chemin Thibault, à Ascot.à 21h30, moment de l\u2019intervention policière.Durant tout ce temps, l\u2019individu a passé le plus clair de son temps à jouer au poker électronique à rhôtel.La température de jeudi a atteint à l\u2019aéroport municipal de Sherbrooke, a East Angus, un maximum de 24 degrés Celsius.Dans une ville, la température pouvait facilement dépasser les 26 degrés.On peut maintenant imaginer la chaleur étouffante régnant dans un habitacle de véhicule même avec les vitres des portières baissées.A un moment donné, un des passagers a osé quitter le véhicule dans l\u2019espoir de pouvoir se rendre à la salle de toilettes.En voyant la jeune femme entrer dans l\u2019hôtel, son protecteur l\u2019a aposthophée vertement et lui a ordonné de retourner à la voiture.Urgence sociale Après avoir pris connaissance des faits, le sergent Martin a aussitôt communiqué avec Urgence sociale afin que des mesures immédiates puissent être prises pour venir en aide aux quatre bénéficiaires.Une travailleuse sociale s\u2019est rendue sur place.Elle a pris charge des quatre jeunes gens pour les remettre aux autorités du Centre Notre-Dame-de-l\u2019En-fant.Evacué rapidement Pour en revenir à l\u2019incident de Lennoxville, les policiers ont dû faire évacuer l\u2019individu en question à toute vitesse.Selon les détails obtenus sur cette affaire, l\u2019homme qui est responsable d\u2019un foyer d\u2019accueil est allé cueillir les quatre bénéficiaires, deux filles et deux gars âgés entre 14 et 20 ans, dans une école et un atelier spécialisés.Au lieu de les ramener au foyer, il a garé sa voiture dans le parc de stationnement d\u2019un hôtel de Lennoxville, y a abandon né ses passagers de 15h30, 16hOC Les services sociaux enquêteront sur cet incident.Il y a fort à arier que l\u2019individu, un Sher-rookois francophone, aura désormais tout le loisir voulu pour satisfaire sa passion.Comme quoi ceux qui ont des problèmes ne sont pas toujours ceux auxquels on pense.Au niveau policier ou même criminel, le sergent Martin a dit qu\u2019il n\u2019y avait aucun article de loi à sa connaissance qui prévoyait ce genre de situation.«L\u2019affaire est entre les mains des services sociaux et je suis certain qu\u2019ils sauront bien la mener», de conclure le sergent Martin.M(MP mStÊ»x Le chauffard croyait avoir frappé un chien Arrêté, il plaide non coupable à l'accusation de délit de fuite mortel par Pierre SAINT-JACQUES tBROOKX - ¦ SHERBROOKE \u2014 Moins de 48 heures après le délit de fuite dans lequel un étudiant de la faculté des Sciences de l\u2019éducation de l\u2019Université de Sherbrooke avait été tué, la Police municipale de Sherbrooke a procédé à l\u2019arrestation du chauffard dans sa maison privée de Fleurimont, hier matin.Renold Beaudoin, âgé de 52 ans, bien connu dans le domaine de l\u2019hôtellerie, a comparu hier, en fin d\u2019après-midi, devant le juge Gérald Desmarais de la Cour du Québec.Inculpé de délit de fuite ayant causé la mort de Stéphan Gen-dron, âgé de 24 ans, Beaudoin a plaidé non coupable à l\u2019accusation portée contre lui.La cause a été remise au 13 juin pour communication de la preuve entre le procureur Michel Ayotte et le défenseur Jean Leblanc.La poursuite n\u2019a soulevé aucune objection à la remise en liberté de l\u2019accusé mais elle l\u2019a assortie de plusieurs conditions: engagement personnel de 15 000 $, interdiction de prendre le volant pour la durée des procédures, lieu de résidence a la même adresse et présence devant le tribunal à toutes les étapes des procédures.Le tragique accident, on le rappelle, est survenu mercredi soir vers 21h00 sur la rue Esplanade, tout près de la rue Queen Nord.La victime, Stéphan Gendron, marchait tout bonnement avec une copine lorsqu\u2019une voiture l\u2019a heurtée par en arrière et l\u2019a projetée à une quinzaine de mè- tres plus loin contre de grosses roches de la rive du lac des Nations.Puis le conducteur a poursuivi sa route.L\u2019autopsie avait révélé de graves blessures au mollet gauche, une fracture du bassin et un polytraumatisme crânien chez la victime de même que la présence d\u2019éclats de verre dans la chevelure.Moins de 48 heures C\u2019est une enquête des deux équipes de la Division des enquêtes criminelles de la Police municipale de Sherbrooke et des informations de diverses provenances qui ont mené, vers llh30 hier, les détectives Roger Dion et Gilles Tanguay dans une maison privée de Fleurimont.Intéressés à examiner la voiture du propriétaire, les limiers ont constaté que la Chevrolet Caprice 1984 semblait en bonne condition.Une moulure de phare droit bien en place et un beau pare-brise.Mais elle avait été réparée.Il n\u2019a pas fallu beaucoup de questions pour que le suspect avoue: «C\u2019est bien moi, les gars!» Selon les informations obtenues, le conducteur croyait avoir frappé un chien le soir de l\u2019accident.De tôt matin, avec le bruit que la nouvelle faisait dans les médias, il savait à quoi s\u2019en tenir sur la nature et les conséquences de l\u2019accident.Il serait venu, à trois ou quatre reprises, bien près de se livrer.Puis il aurait décidé de reporter sa décision après les funérailles de la victime.Expertises remarquables Les policiers ont récupéré, hier, les pièces brisées de la voiture qui avaient été remplacées par les neuves, à savoir la moulure de phare et le pare-brise.Le detective Hervé Breton, qui a la charge de cette enquête, devait repartir de nouveau pour Montréal afin que des expertises soient faites le plus tôt possible sur ces débris et ainsi compléter la preuve.Le travail des experts du Laboratoire de la police scientifi-,que a été particulièrement efficace dans ce dossier.Grâce à l\u2019autopsie et aux expertises faites sur divers débris, on savait que véhicule impliqué devait être un produit GM de 1983 ou 1984, possiblement une Chevrolet Caprice 1984 dont la couleur était bleu pâle métallisé.Or la description du véhicule du suspect correspond en tout point mais la couleur est plutôt gris-bleu métallisé.Tôt ou tard, les efforts déployés par tous ceux qui ont travaillé à l\u2019enquête devaient les mener au bon endroit.60 manifestants arrêtés devant la clinique de Morgentaler ¦ MONTREAL (PC) \u2014 La police a effectué une soixantaine d\u2019arrestations, hier, lors d\u2019une manifestation du mouvement Opération sauvetage (Operation Rescue) aux abords de la clinique du Dr Henry Morgentaler, rue Ho-noré-Beaugrand, dans l\u2019Est de Montréal.Une centaine de membres de ce mouvement pro-vie fondé d\u2019abord aux Etats-Unis, la plupart venant de l\u2019Ontario, s\u2019étaient rassemblés tôt en mati- née pour bloquer les deux accès de la clinique aussi bien aux employés qu\u2019aux clients.Une cinquantaine de policiers de l\u2019escouade tactique de la police de la Communauté urbaine de Montréal (CUM) sont intervenus vers llhl5 pour disperser les manifestants.Ceux qui ont refusé d\u2019optem-pérer ont été traînés un à un vers les voitures de patrouille et les fourgons cellulaires.Ils devront répondre à des accusations d\u2019attroupement illégal et de méfait, a fait savoir un porte-parole de la police, M.Jacques Morrisseau.ILaserphoto PC) La manifestation, la plus importante devant la clinique montréalaise du Dr Morgentaler depuis plusieurs années, a eu pour effet d\u2019en paralyser en grande partie les activités jusqu\u2019à 13 heures.Une porte parole du mouvement Opération sauvetage, Ali-e
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