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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
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  • Magazine week-end, ,
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La tribune, 1989-07-06, Collections de BAnQ.

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[" FORUM VIVRE ~ GÉNÉRAL SHERBROOKE, JEUDI 6 JUILLET 1989 Rejet des offres par les infirmières Johnson écarte l'idée Prétextant que McKenna et Filmon n'auront pas encore de position arrêtée sur l'Accord du lac Meech .Mulroney annule la d une loi spéciale | rencontre de septembre par Suzanne DANSEREAU ¦ QUEBEC (PC) - Le président du Conseil du Trésor Daniel Johnson rejette pour l\u2019instant l\u2019idée d\u2019un décret pour régler le dossier des infirmières et s\u2019en tient toujours à l\u2019entente de principe qui a été conclue avec la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ).C\u2019est ce que M.Johnson a fait savoir hier à son entrée au Conseil des ministres.Allant dans le sens des propos tenus avant-hier par le premier ministre Bourassa, M.Johnson a expliqué qu\u2019il n\u2019était pas question d\u2019un retour à la table des négociations avec les infirmières.Il a ajouté qu\u2019il attendrait le résultat final des votes de ratification dans toutes les associations pour prendre une décision finale.M.Johnson attendra également l\u2019issue de la réunion du Conseil fédéral des infirmières, les 18 et 19 juillet prochains, avant d\u2019agir.Déclarant qu\u2019il n\u2019était «pas question d\u2019un décret, puisqu\u2019il y a entente», le ministre a été moins catégorique hier quant à la possibilité d\u2019une loi spéciale.«Plusieurs scénarios sont étudiés, a-t-il admis (.) Nous verrons en bout de ligne quelles sont les dispositions que la fédération et ses représentantes prendront (.) C\u2019est certain que nous avons à assurer la prestation de services à la population.Ce n\u2019est pas une usine de gâteaux», a-t-il déclaré.Un décret n\u2019implique que le Conseil des ministres, tandis qu\u2019une loi spéciale est votée à l\u2019Assemblée nationale.Le président du Conseil du Trésor Daniel Johnson «Cela nous mène où de négocier avec quelqu\u2019un, si on revient ensuite nous dire qu\u2019on s\u2019est trompé?» Certes, l\u2019entente conclue en était une de principe, convient M, Johnson.«Mais il s\u2019agit de principes chiffrés, extrêmement détaillés, de modalités d\u2019application de $630 millions sur les trois prochaines années, d\u2019échelles salariales, etc.Ce ne sont plus des principes, ce sont des modalités.» Les mieux payées au Canada ¦ OTTAWA (PC) \u2014 Le premier ministre Brian Mulroney a annulé la rencontre des premiers ministres sur l\u2019Accord du lac Meech qui devait se dérouler en septembre à Charlottetown.Dans un communiqué émis hier, M.Mulroney a expliqué qu\u2019il ne serait pas utile de se réunir à cette date puisque les deux premiers ministres qui n\u2019ont toujours pas signé l\u2019accord, Frank McKenna, du Nouveau-Brunswick, et Gary Filmon, du Manitoba, ne seront pas en mesure de faire valoir leur position.Les comités parlementaires qui ont étudié l\u2019Accord du lac Meech dans ces deux provinces ont terminé leurs travaux, mais n\u2019ont pas encore terminé leurs rapports.A Québec, le premier ministre Robert Bourassa a refusé de commenter la décision de son homologue fédéral.Voilà quelques semaines, lors du conseil général du Parti libéral du Québec, M.Bourassa avait laissé entendre qu\u2019il demanderait le report de la conférence de Charlottetown si des élections générales au Québec étaient déclenchées au début de mois de septembre.Le premier ministre Frank McKenna a affirmé qu\u2019il ne discuterait pas de l\u2019accord tant que le rapport du comité parlementaire néo-brunswickois ne sera pas déposé à la législature de la province, ce qui ne se produira pas avant la fin octobre ou le début de novembre.Le premier ministre Filmon est dans une position similaire.(laserphoto PC, archives) Par voie de communiqué, Brian Mulroney a annoncé l'annulation de la rencontre de septembre sur l'Accord du lac Meech.Au cours d\u2019une conférence des premiers ministres de l\u2019Ouest du pays la semaine dernière, il a affirmé qu\u2019il ne signera pas l\u2019entente tant qu\u2019elle ne sera pas modifiée.M.Mulroney, qui a écrit aux premiers ministres provinciaux pour leur faire part de sa décision d\u2019annuler la rencontre de Charlottetown, leur a proposé de discuter de l\u2019Accord du lac Meech en privé lors de la Conférence annuelle des premiers ministre sur l\u2019économie, qui se tiendra les 9 et 10 novembre à Ottawa.Tout en disant regretter de perdre l\u2019occasion de discuter de l\u2019entente constitutionnelle en septembre, le premier ministre fédéral a dit s\u2019attendre à ce que les discussions de novembre sur cette question soient fructueuses.Convoquée en février C\u2019est en février dernier, à l\u2019issue d\u2019une rencontre avec les premiers ministres provinciaux, que M.Mulroney avait annonce la tenue d\u2019une rencontre sur l\u2019Accord du lac Meech en septembre à Charlottetown et d\u2019une conférence sur l\u2019économie en novembre.Depuis, le nouveau premier ministre de Terre-Neuve Clyde Wells a exprimé des inquiétudes quant à la clause de l\u2019accord qui reconnaît le caractère distinct du Québec.Il s\u2019est dit prêt à retirer l\u2019appui de sa province s\u2019il ne parvenait pas à obtenir des garanties à ce sujet.Le Canada n'attend pas de résultats concrets du Sommet de Paris sur la question chinoise Rejet à 80 pour cent Après des négociations serrées, le gouvernement Bourassa a conclu voilà 10 jours avec les infirmières une entente de principe valant $630 millions et impliquant un déplafonnement du métier.Contre toute attente, 79.6 pour cent des militantes consultées ont refusé de ratifier l\u2019entente que leur recommandait pourtant l\u2019exécutif de la FIIQ.Plus de la moitié des associations ont été consultées, si bien qu\u2019à toutes fins utiles l\u2019entente est majoritairement rejetée.M.Johnson espère que ce rejet sera corrigé.A l\u2019issue de la réunion du Conseil fédéral, la fédération pourrait, par exemple, décider de tenir d\u2019autres votes, suggérait-il hier en entrevue à la Presse Canadienne.«Il y a des hôpitaux qui disaient non la semaine dernière et qui disent oui cette semaine.» M.Johnson ne veut pas bouger, car, estime-t-il, cela minerait la crédibilité du processus de négocation.«La question se pose maintenant avec qui, avec quel groupe d\u2019infirmières le gouvernement décidera-t-il ultimement du traitement à faire aux infirmières?Je croyais bien franchement a la légitimité de la FIIQ», a-t-il poursuivi.M.Johnson voit mal retourner à la table, car il estime sincèrement que l\u2019entente fera des infirmières québécoises les mieux payées au Canada.«Nous déplafonnons la profession, nous offrons $40,000 à la cégepienne qui a 12 ans d\u2019expérience, nous donnons des augmentations dans la rénumération globale allant de 15 à 40 pour cent, nous avons offert des conditions en réponse à des demandes extrêmement précises qui nous ont été faites.Nous avons dit oui.On ne peut pas aujourd\u2019hui, par la voie de ces mêmes personnes, nous dire: nous nous sommes trompés, on aurait dû vous demander plus.Je leur réponds aujourd\u2019hui: je me suis peut-être trompé, j\u2019aurais dû offrir beaucoup moins», de dire M.Johnson.par Guy TAILLEFER ¦ OTTAWA (PC) - Le Canada n\u2019attend pas de résultats concrets du Sommet de l\u2019Arche sur la question chinoise.Un sommet qui sera du reste placé cette année sous le signe de la non-confrontation, ont prédit hier des hauts fonctionnaires du ministère des Affaires extérieures., au cours d\u2019une séance d\u2019information organisée en prévision de la réunion des sept chefs d\u2019Etat et de gouvernement des pays occidentaux les plus industrialisés, qui s\u2019ouvre mercredi prochain à Paris sur fond de célébrations du Bicentenaire de la Révolution française.Il avait eu lieu l\u2019année dernière à Toronto.A Ottawa, on estime que la situation en Chine sera, avec la question globale des relations Est-Ouest, le principal thème du 15ème Sommet des Sept.Improbable _Mais tout au plus s\u2019attend-on à l\u2019issue de la réunion à une «déclaration générale de vision politique commune», a indiqué l\u2019un des hauts fonctionnaires.Il est tout à fait improbable à son avis que les sept grands s\u2019entendent, en représailles au massacre de la Place Tiananmen, sur «un programme détaillé de mesures spécifiques».Le secrétaire d\u2019Etat aux Affai- res extérieures Joe Clark, qui sera à Paris en compagnie du premier ministre Brian Mulroney et du ministre des Finances Michael Wilson, a apporté la semaine dernière des ajustements à sa politique face à la Chine et établi de nouveaux critères qui serviront de paramètres aux relations futures entre Ottawa et Pékin.Les autres participants au Sommet de l\u2019Arche ont fait de même, si bien que la multiplicité des points de vue rend difficile l\u2019adoption d\u2019une action concertée, analysent les bureaucrates fédéraux.Reste que le sommet, présidé par le président français François Mitterrand, constituera une première occasion pour ses participants de discuter collectivement de la question chinoise.Un sommet auquel participent cette année, outre MM.Mulroney et Mitterrand, Georges Bush (Etats-Unis), Helmut Kohl (RFA), So-suke Uno (Japon), Ciriaco de Mita (Italie), Margaret Thatcher (Grande-Bretagne) et le président de la Commission des communautés européennes, M.Jacques Delors.La réunion de trois jours sera ponctuée de 13 déjeuners ou dîners officiels et d\u2019une multitude de rencontres bilatérales et informelles.Quelque 5,000 journalistes couvrent l\u2019événement.Trente mille personnes ont été mobilisées pour en assurer la sécurité.Avant de s\u2019y rendre, M.Mulroney aura fait escale la veille à Londres afin d\u2019y rencontrer la première ministre britannique Margaret Thatcher et prononcer un discours devant le Canadian Club.Au «beau fixe» entre la France et le Canada ¦ PARIS (PC) \u2014 A la veille de l\u2019arrivée du premier Ministre Brian Mulroney, attendu mercredi prochain à Paris pour assister aux cérémonies du Bicentenaire et participer au sommet des Sept, l\u2019ambassadeur du Canada en France, M.Claude Charland, estime que les relations entre les deux pays sont au «beau fixe» et que «jamais la conjoncture n\u2019a été meilleure depuis 20 ans».Pourtant, les affaires ne vont pas très fort.Le déficit enregistré par le commerce canadien avec la France, l\u2019année dernière, atteignait déjà $1.6 milliard sur un volume global de $4 milliards et il devrait s\u2019élever à $2 milliards cette année.L\u2019ambassadeur Charland, qui s\u2019était promis à son arrivée à Paris de relever le niveau des échanges qui stagnent toujours aux alentours de un pour cent du commerce extérieur des deux pays, ne cache pas que «les résultats restent très éloignés des espérances».«Il y a une insuffisance quantitative et qualitative, surtout de la part du Canada, dans les échanges», affirme le chef de la mission canadienne qui affiche pourtant un bel optimisme.«Le contentieux sur la pêche est levé, le problème des visas réglé, l\u2019annulation du contrat des sous-marins n\u2019a pas laissé d\u2019amertume chez les Français, bref l\u2019horizon qui prenne un nouvel élan au moment où l\u2019Europe va prendre un départ décisif et où la France apparait plus que jamais comme l\u2019élément moteur de la construction du grand marché européen de 1993», explique-il.«Bref, tous les feux sont au vert.Mais il est urgent pour nous de foncer, car l\u2019Europe, elle ne va pas nous attendre et parce que notre meilleure tête de pont pour embarquer reste la France.» Selon l\u2019ambassadeur Charland, la prochaine réunion de la commission mixte économique France-Canada qui se tiendra en octobre prochain à Paris pourrait donner ce coup de fouet attendu.Cést au Québec que ca se g ague ! APPROX B 2 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, JEUDI 6 JUILLET 1989 FORUM EDITORIAL Un rattrapage graduel La présidente de la Fédération des infirmières, Mme Diane Lavallée, a raison, le premier ministre Robert Bourassa n\u2019est pas au-dessus des lois.Mais il n\u2019existe pas de loi qui oblige un premier ministre à renégocier une entente acceptée par les négociateurs syndicaux à la table de discussion.Mme Lavallée pousse un peu loin quand elle condamne M.Bourassa pour son prétendu refus de rouvrir les négociations.Le premier ministre doit au moins attendre que les syndicats locaux se soient prononcés sur les offres avant de décider ou non s\u2019il autorisera les négociateurs à reprendre les discussions.D\u2019autre part, Mme Lavallée rendrait service à bien des Québécois si elle nous citait les lois qui obligent le premier ministre à re- considérer ses offres jusqu\u2019à ce que les infirmières obtiennent complète satisfaction.M.Bourassa est lié par un mandat qui exige de lui une saine administration des deniers publics et donc une juste répartition des fonds.Il a été bien établi que le gouvernement reconnaît la nécessité d\u2019ajuster le salaire des infirmières.Mais cela doit s\u2019effectuer dans un cadre global et ce n\u2019est pas tous les jours qu\u2019on puisse s\u2019offrir un rattrapage.d\u2019un seùl coup.L\u2019entente survenue entre le gouvernement et les infirmières semble à la limite des moyens de l\u2019Etat.La dépasser supposerait que d\u2019autres travailleurs seront pénalisés ou que les contribuables verront augmenter leur fardeau fiscal.Jean Vigneault Une fort mystérieuse dictée La commission scolaire de Sherbrooke ne révélera pas le contenu de la dictée qu\u2019elle a imposée à des professeurs à statut précaire, dictée qu\u2019un fort pourcentage d\u2019entre eux ont échouée.Le prétexte officiel?Ne pas avertir d\u2019autres concurrents qui subiraient l\u2019examen cet automne, du contenu de ladite dictée.Comme si la commission scolaire était incapable de produire une autre dictée avec des difficultés semblables.Comme si une dictée imposée à des enseignants constituait un secret d\u2019Etat.A moins que la commission scolaire ne veuille camoufler le fait que la dictée soit archi-simple et que ceux qui l\u2019auraient ratée ne posséderaient absolument pas les qualifications requises pour enseigner.L\u2019affaire ne constitue pas un drame national, ni même régional.Mais une institution publique comme la commission scolaire qui cache une information aussi anodine sous des prétextes officiels banals, peut fort bien succomber à la tentation de tenir sous le boissseau des faits autrement plus pertinents.Il semble pourtant que les parents, les enseignants et les directions d\u2019écoles auraient bien le droit de savoir sur quoi on se base pour décider si un enseignant connaît ou non sa langue française.J.V.fr V OPINION DES AUTRES L\u2019affaire Ruffo La Cour supérieure du Québec vient, en pratique, de placer le juge Andrée Ruffo, de la Chambre de la jeunesse de la Cour du Québec, devant un choix.Première option: elle peut rentrer dans le rang.Elle conserver alors son droit de citoyenne d\u2019émettre des opinions mais doit obéir aux règles de la magistrature.Ce qui veut dire qu\u2019elle s\u2019abstient de faire des declarations publiques sur le Tribunal de la jeunesse ou le réseau d\u2019institutions qui en dépend.Mais cela ne l\u2019empêche pas d\u2019essayer de le réformer de l\u2019intérieur.Seconde option: elle démissionne du Tribunal de la jeunesse et continue sa croisade publique pour de meilleurs services à la jeunesse en difficulté.Elle accepte d\u2019être permutée à un autre banc de la Cour du Québec ou encore, elle démission de la magistrature et entreprend une arrière de conférencière à succès et d\u2019au-teure.La Cour supérieure a en effet statué que les directives du juge en chef André Gobeil ne contreviennent pas aux droits de Mme Ruffo.Celle-ci demeure libre de les suivre ou non.Mais il est évident que le juge Gobeil, comme tout \u201cpatron\u201d, a le droit d\u2019émettre des directives \u201cd\u2019ordre déontologique\u201d, qu\u2019elle demeure libre de suivre ou non, s\u2019exposant bien sûr, en cas de refus, à des sanctions non pas contre son \u201cdroit d\u2019expression\u201d mais d\u2019ordre disciplinaire.Mme Ruffo a été, fin mai, conférencière devant le congrès de la Fédération des commissions sco- ff\u2014\t\t\u2014^ \tSONDAGE GALLUP\t ^\u2014\t\t\u2014J) « Devine qui vient dîner?» Avec quel Canadien éminent aimeriez-vous prendre le dîner et engager une conversation?Les enquêteurs de Gallup ont posé la question à un échantillonnage de Canadiens et ont découvert que le public estime que ce sont les gens oeuvrant dans le domaine politique qui sont les plus intéressants.Soixante p.cent des Canadiens mentionnent que c\u2019est dans la sphère politique qu\u2019ils dénicheraient leur partenaire préféré pour un dîner.En 1987, seulement 47 p.cent des Canadiens exprimaient la même préférence.Le premier ministre Mulro-ney obtient le plus grand nom- bre de mentions avec 18 p.cent alors qu\u2019il en recevait 12 p.cent en 1987.L\u2019ex-premier ministre Trudeau obtient une cote de 8 p.cent contre 11 p.cent en 1987.Jean Chrétien obtient 6 p.cent, le ministre des Finances Michael Wilson, la Gouverneur générale Jeanne Sauvé et le chef du N\u2019PD Ed Broadbent, 3 p.cent chacun.John Turner, le premier ministre de l\u2019Ontario David Peter-son et l\u2019auteur et commentateur Pierre Berton obtiennent 2 p.cent.Un p.cent des Canadiens choisiraient Mila Mulronev.Parmi d\u2019autres Canadiens nommés on retrouve, Grant Devine, premier ministre de la Saskatchewan, Frank McKenna, premier ministre du Nouveau Brunswick, l\u2019ex-ministre Pat Carney, les romanciers et auteurs Margaret Atwood et Farley Mowat, l\u2019astrologue Marc Garneau, le cardinal Léger, Glen Sather des Oilers d\u2019Edmonton et Margaret Trudeau.Certains répondants ont dû trouver les Canadiens actuels ennuyants alors qu\u2019ils nommaient John Diefenbaker, Louis Riel ou le nationaliste québécois Henri Bourassa.La question a été posée à 1024 personnes entre le 17 et le 20 mai et se lisait ainsi: « Si l\u2019on vous donnait la chance de prendre un repas en tête à tête avec un éminent personnage canadien, quelle est la personne que vous choisiriez?» TO g «Norbert se défoule de temps à autre quand il entend dire que les politiciens ne sont pas assez payés.» û\u2014\t\t\tTt \tTRIBUNE LIBRE\t v-\u2014\t\t\t') Il faut de la foi pour bâtir le Canada laires.Rien dans les directives du juge Gobeil lui interdit pareille tribune à l\u2019avenir.Tout ce qu\u2019on lui demande, c\u2019est de ne pas profiter de ses interventions publiques pour critiquer la magistrature en général et le Tribunal de la jeunesse en particulier.Ni les services offerts aux jeunes en difficulté, puisqu\u2019elle est appelée, par la suite, à entendre devant elle des intervenants venant de ce milieu.En un mot, on lui demande de ne pas se lancer en conflit d\u2019intérêts.Il ne fait aucun doute que le public est derrière le juge Ruffo.Il ne faudrait pas toutefois qu\u2019en transformant son désir de réformes en vendetta, Mme Ruffo desserve sa propre cause.Pierre Vennat La Presse M.Jean Vigneault Je constate avec tristesse que, pour la Tribune, le premier juillet n\u2019est qu\u2019un jour comme les autres.Il est vrai, comme vous dites, que le Canada se verrait difficilement comme une patrie, selon le modèle d\u2019un Gilles Rhéaume ou un Oliver North; mais sûrement il y a quand même sujet à nous réjouir.Nous, les Canadiens, sommes en train de bâtir un pays qui, par sa grandeur et sa considération pour la diversité des traditions de ses citoyens, présente un modèle de beaucoup plus digne d\u2019émulation que celui-là.Vous affirmez que les Canadiens ont peu de choses en commun.Voyagez, Monsieur, et vous trouverez que les Canadiens à l\u2019étranger se reconnaissent sans difficulté et avec joie! Vous trouverez même que certains jeunes Américains affichent l\u2019unifolie canadien plutôt que leur sacro-saint drapeau, symbole par excellence d\u2019une patrie à votre sens.Vous voulez que vos coutumes, vos traditions et votre culture, «tout cela est d\u2019abord et fondamentalement francophone et québécois».Il ne faut pas exagérer, Les traditions de gouvernement et de justice à Québec viennent de lâ Grande Bretagne, de cette même Couronne que vous voulez maintenant effacer.Elles ne doivent rien à la France, ni à la langue française.C\u2019est d\u2019ailleurs sous l\u2019égide de ces traditions que vous avez pu lutter avec succès pour conserver votre langue.Notez que ni les gens de langue espagnole de Californie, sous le gouvernement des Etats-Unis, ni les gens de Bretagne et de Lan-quedoc, sous le gouvernement de la France, n\u2019ont eu cette possibilité.La culture est plus que «Gens de mon Pays».Je suis persuadé que les Québécois doivent à leur appartenance canadienne le res- pect pour la diversité des traditions et la patience dans le façonnement des inévitables compromis qui ont été, jusqu\u2019à tout récemment, caractéristique, en général, des actions du gouvernement du Québec.Enfin, c\u2019est également aec tristesse que je dois admettre la vérité de votre dernier alinéa.A mon avis, le projet du Canada reste valable; mais ce n\u2019est pas les Mulroney et Bourassa, toujours à l\u2019écoute des derniers chiffres des «pollsters» qui nous rallieront devant le défi.Il faut de la foi; et je vous rappelle que, des trois grands premiers ministres du Canada qui possédaient cette foi, deux, Laurier et Trudeau, étaient Québécois.Alors, ce n\u2019est pas tous les Québécois qui font partie du Canada «par froide raison» Veuillez agréer, monsieur le rédacteur, l\u2019expression de mes sentiments distingués.' C.I.H.Nicholl Lennoxville Un tapage nocturne infernal dans l\u2019Est Je parle ici au nom de la «minorité parlante» parce que je crois encore au pouvoir des mots.Si Moncton au Nouveau-Brunswick s\u2019est rendue célèbre en partie à cause de sa colline magnétique, Sherbrooke est en train de devenir tristement célèbre par sa «colline infernale».Je m\u2019explique.Savez-vous que si vous habitez la 18è Avenue, la rue Lacombe et les alentours, il vous sera impossible de trouver le sommeil les jeudis, vendredis, samedis et dimanche soir avant 2 ou 3 heures du matin?Et cela, parce que le bruit y est intolérable.Je le sais parce qu\u2019en visite chez ma mère, je me suis fait gâcher trois bonnes nuits de sommeil.Au menu, bruits de crissements de pneus, bruits d\u2019accélébration, bruits de freins, le tout accompagné de cris, de rires et de musique.Comment une dizaine d\u2019automobilistes qui s\u2019amusent la nuit en ville peuvent-ils empêcher tout un quartier de dormir et aller s\u2019en vanter en plus un peu partout?Je ne parle pas ici du tapage nocturne du centre-ville via son bar «à la belle étoile» qui dérange aussi beaucoup de citoyens mais qui rapport de gros sous .Je parle d\u2019un site panoramique retiré qui devient un enfer pour les gens du quartier.Si vous croyez que j\u2019exagère, parlez-en au citoyens de la 18è Avenue, de la rue Lacombe et des alentours: ils en ont ras-le-bol.Si un simple citoyen, quelque part en ville, osait faire le dixième d\u2019un tel tapage, une nuit, les policiers interviendraient sur le champ.Je termine avec une question: pourquoi la ville garde-t-elle ce site ouvert à la circulation la nuit?Le bien-être de tous les citoyens d\u2019une ville ne devrait-il pas être une priorité?J\u2019ai habité pendant plusieurs années dans cette belle ville qu\u2019est Sherbrooke mais aujourd\u2019hui, c\u2019est un endroit où je n\u2019habiterais plus.Louise Breault-Lafontaine Ex-Sherbrookoise Intervenez pour les Chinois M.Brian Mulroney Premier ministre Voici maintenant plus de dix ans qu\u2019un secteur permanent de Caritas-Sherbrooke, Action Fraternité Internationale (AFI), se consacre à l\u2019accueil et à l\u2019intégration de réfugiés de divers pays.Devant l\u2019ampleur de la violente répression exercée par le gouvernement chinois envers des étudiants ayant pris part à de récentes manifestations, les directeurs de notre organisme ne peuvent qu\u2019exprimer leur vive réprobation et demander au gouvernement canadien de tout mettre en oeuvre pour que ces massacres prennent fin.Au peuple chinois et aux familles durement éprouvées, en union avec nos concitoyens d\u2019origine chinoise de Sherbrooke, nous voulons manifester notre sympathie et dire notre amitié.Par ailleurs, disposant des ressources nécessaires, nous serions prêts à accorder assistance sous l\u2019une ou l\u2019autre forme à des jeunes Chinois en quête d\u2019asile.Soyez assuré, Monsieur le Premier ministre, de notre considération et de notre constant désir de servir les victimes de l\u2019oppression et de l\u2019injustice.\u2022 Nicole Morin, présidente Le comité directeur d\u2019Action Fraternité Internationale.Le besoin de vedettes La star qu\u2019elle soit du milieu artistique, politique ou sportif suscite un intérêt certain.Ses émules lui vouent un culte dont peu de gens jouissent.Par son statut elle sort de l\u2019anonymat.Son pouvoir est manifeste et influence les foules qui lui prêtent attention.Le public aime la voir.Sa carrière est suivie par ceux qui se rassassient de ses histoires et aventures.Les médias nous la font connaître par l\u2019actualité.De toute évidence, ce n\u2019est pas facile d\u2019être vedette.Ceux qui' connaissent la gloire et la renommée en savent quelque chose.Ils doivent plaire à leurs admirateurs.Leurs succès en dépendent.Nous sommes voyeurs et une prestation et la vue d'une vedette nous incitent à la regarder.C\u2019est un sentiment propre au commun des mortels!.Yves Préfontaine Sherbrooke û\t\tPOINT DE VUE\t\t \t\t\t\tZ/ Faut-il rebaptiser le Pont Aylmer?M.Laurier Custeau Président Comité de Toponymie Ville de Sherbrooke Divers éléments concourent à marquer la différenciation entre les régions et, en conséquence, les villes qui en font partie.La toponymie en est un.Il nous semble donc que c\u2019est la responsabilité d\u2019un comité de toponymie de voir à ce que soient conservés, en dépit de modes passagères, les noms de lieu qui sont les témoins de l\u2019évolution sociologique, politique, géographique, linguistique, folklorique de la région ou de la ville qu\u2019ils représentent.C\u2019est avec ce principe en tête et au risque de passer pour archaïque auprès d\u2019une population qui serait moins sensible à la charge culturelle et historique importante de chacun des toponymes existants que la Société d\u2019histoire de Sherbrooke s\u2019est toujours montrée opposée au changement d\u2019un to- ponyme.Tel est aujourd\u2019hui le cas pour le Pont Aylmer.* On se souviendra que le nom de ce pont date de 1837, de l\u2019époque où s\u2019établissait à Sherbrooke la British American Land Company, qui est à l\u2019origine du développement de la ville.Le nom est donc lié aux origines de Sherbrooke et rappelle cette période où la population de la ville était exclusivement britannique ou américaine, donc anglophone.Autrement dit, il montre, avec d\u2019autres toponymes, que l'histoire de Sherbrooke est différente de celle des autres villes importantes du Québec et qu\u2019il en reste des traces sous bien des aspects.L\u2019histoire explique donc sa raison d\u2019être et justifie du coup sa raison de survivre.C\u2019est pour ce motif que la Société d\u2019histoire de Sherbrooke souhaite que la Ville conserve son nom au vieux Pont Aylmer, comme elle l\u2019a fait, d\u2019ailleurs, au moment des trois reconstructions antérieures de 1864, 1898 et 1929.Par contre, la Société d\u2019histoire de Sherbrooke est consciente, monsieur le président, que votre comité travaille en 1989 et qu\u2019il subit des pressions d\u2019une population dont la mentalité est celle de son temps, une mentalité de rejet, une mentalité «iconoclaste».Nationaliste, cette mentalité rejette carrément les toponymes anglophones; démocratique, elle renie le culte de la personnalité.Nous pensons, par exemple, qu\u2019elle ne voudrait pas plus d un Pont Jeanne-Sauvé que du Pont Aylmer.Heureusement, d\u2019ailleurs, car un autre principe de la science toponymique entrerait alors en jeu: ne pas attribuer le nom de personnes vivantes à une entite a nommer.Il nous semble bien clair, à la Société d\u2019histoire, que le role du comité de toponymie est de préserver la stabilité de la toponymie de Sherbrooke tout en 1 enrichissant de nouveaux noms au rythme du développement géographique de la ville.Mais si vous deviez céder aux pressions et recommander a la \\ îlle de changer le nom du Pont Aylmer, pourquoi n\u2019en profiteriez-vous pas pour dé- laisser les noms commémoratifs au profit des noms descriptifs, qui font facilement l\u2019unanimité.Dans cet esprit, vous pourriez penser à Pont neuf, puisque le vieux Pont Aylmer méritera ce qualificatif dans quelques mois; Pont de l\u2019Est, pui-qu\u2019il a été le premier à ouvrir la ville au développement de l\u2019Est, à Pont des Grandes Crues, qui rappellerait les nombreuses inondations dont le site a été victime et qui ont marqué l\u2019histoire de Sherbrooke.Veuillez agréer, monsieur le président, avec ces quelques considérations et suggestions, les voeux de succès de la Société d\u2019histoire de Sherbrooke.Andrée Désilets, présidente de la Société d\u2019histoire de Sherbrooke c.c.M.Jean Vigneault, rédacteur en chef La Tribune M.Paul Camirand, représentant de la Société d'histoire de Sherbrooke au Comité de toponymie la tribune 1950, rue Roy, Sherbrooke, Qué., Tél.: 564-5450, J1K 2X8 Téléphones: Petites annonces: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnements: 564-5466 ADMINISTRATION YVON DUBÉ Président et Editeur JEAN GUY FARAH Ad|omt au président tadm ) et Secrétaire trésorier LIONEL DALPÉ Adjoint au président (prod > et Editeur adjoint RÉDACTION JEAN VIGNEAULT Rédacteur en chef JEAN ROY Directeur de r information PIERRE YVON BÉGIN Chef des nouvelles ROCH BILODEAU Chef éditorialiste adjoint JEAN PASCAL BEAUPRÉ Chef de pupitre DENIS MESSIER * Directeur des pages sportives PUBLICITE FRANCOIS VAILLANCOURT Directeur de la publicité J BERTIN ST AMANO Adjoint au directeur JEAN FRANÇOIS ROULEAU Adjoint au directeur PAUL ALLARD Chef de bureau PRODUCT|ON JEAN-PIERRE ROBITAILLE Directeur de la production J JACQUES DELORME Chef des opérations GÉRARD PÉPIN Adjoint GASTON GRENIER Adjoint BENOiT CÔTÉ Chef pressier COMPTABILITÉ ANDRÉ CORRIVEAU Chef comptable JULIENNE POULIN Gérante du crédit EXPÉDITION MICHEL DOYON Gérant BÂTISSE ANDRÉ JACQUES Responsable GASTON GAGNÉ Directeur au teage TIRAGE ANDRÉ CUSTEAU Adjoint au directeur Gérants de district PIERRE ALAIN OlON CLAUDÉ OUELLET JACQUES FAUCHER JEAN MARC PÉPIN MICHÉLE FOURNIER GASTON PINARO MICHEL LAVOIE\tJEAN CHARLES POULIN SERGE NADEAU LA TRIBUNE SHERBROOKE, JEUDI 6 JUILLET 1989 B 3 INTERNATIONAL Wfÿ: Kodacolor, klK»lG0lcllC foldlOO FAITES DÉVELOPPER VOS FILMS ET OBTENEZ 2 FILMS KODAK POUR LE PRIX D'UN! Offre valable sur les films 35 mm, 110 et 126, de type C41 Ne s'applique pas aux films développement compris.L'URSS paiera les dommages causés par le Mig-23 fou PARIS (AFP-AP) \u2014 Le numéro un soviétique, Mikhail Gorbatchev, a «regretté» hier soir l\u2019incident du chasseur Mig-23 soviétique abandonné par son pilote et qui s\u2019est écrasé mardi en Belgique, faisant un mort, après avoir survolé la RFA et les Pays-Bas.«Je regrette cet incident.Les Belges le savent, connaissent les causes de l\u2019accident, et nous leur avons transmis nos condoléances», a déclaré M.Gorbatchev interrogé sur la chaîne de télévision publique française Antenne-2.«Évidemment, ce genre d\u2019incident peut arriver mais il vaut mieux les éviter tout à fait», a ajouté M.Gorbatchev en guise de conclusion, et sans donner davantage d\u2019explications.Entretemps, l\u2019URSS a promis de payer tous les dommages matériels «et même moraux» à la Belgique, a annoncé Mark Eys-kens, ministre belge des Affaires étrangères.Le ministre belge a donné cette information peu après son entrevue avec l\u2019ambassadeur soviétique à Bruxelles, Felix Bogdanov.La Belgique a en outre élevé une protestation à la suite de la violation de son espace aérien et a demandé des explications à l\u2019ambassadeur soviétique sur «l\u2019extrême lenteur dans l\u2019information» de la part des autorités soviétiques et du Pacte de Varsovie.Explications exigées Par ailleurs, l\u2019agence Tass a annoncé que des députés du Soviet suprême ont exigé hier soir, en fin de séance, des informations du ministère de la Défense après l\u2019accident.C\u2019est la première fois que le Soviet suprême, le nouveau parlement qui examine actuellement les candidatures aux postes de ministres, pose une question d\u2019actualité au gouvernement.Les parlementaires ont attiré l\u2019attention du ministère de la Défense sur le fait que «de telles situations sont lourdes de conséquences imprévisibles», a précisé l\u2019agence officielle soviétique.Selon des élus interrogés par l\u2019AFP, le lieutenant-colonel Viktor Podzeriouk, un député de Russie, a ouvert le débat en demandant des précisions sur les circonstances qui avaient conduit le pilote à s\u2019éjecter de son appareil, juste après le décollage.Le premier-adjoint au chef d\u2019état major, le général Bonislav Ome-litchev, a donné les explications techniques demandées.Mais interrogé sur l\u2019heure à laquelle le commandement militaire a été averti de l\u2019incident, le général Omelitchev répondu que «le fait lui-même (l\u2019éjection du pilote) a été communiqué une minute et demi après mais l\u2019emplacement de l\u2019avion n\u2019a été défini qu\u2019après réception des communiqués des agences de presse occidentales».D\u2019autres députés ont demandé sans succès des précisions sur l\u2019altitude à laquelle l\u2019avion volait au-dessus des territoires polonais et est-allemand.La commission d\u2019enquête créée pour étudier les causes de l\u2019accident présentera son rapport aux députés, a conclu TASS.L\u2019accident du Mig soviétique a provoqué aussi les protestations de la Belgique, de la RFA et des Pays-bas, et les critiques de l\u2019OTAN, tandis que le ministre soviétique de la Défense était visiblement gêné par cet accident.Plusieurs milliers de Soviétiques devant le catafalque de Gromyko DIRAMIC 35 mm DE 19,99$ Â 69,99$ ECONOMISEZ DE 20$ A 30$ 22,99$ RABAIS DE 5$ 2 FILMS KODACOLOR GOLD, DEVELOPPEMENT COMPRIS, 24 POSES, 35 mm OU 110 En vigueur dans tous les magasins du Québec.(Offre valable jusqu'au 31 juillet 1989) par Pierre GLACHANT MOSCOU (AFP) \u2014 Plusieurs milliers de Soviétiques, venus pour certains de leur propre volonté mais aussi et souvent à la demande de leurs entreprises, ont défilé, hier matin, devant le catafalque rouge sombre sur lequel repose le corps d\u2019Andreï Gromyko qui dirigea 28 ans la diplomatie de l\u2019URSS.La cérémonie funèbre s\u2019est déroulée dans la Maison de l\u2019armée soviétique et non pas dans la Salle des colonnes, près du Kremlin, où sont exposés habituellement les corps des principales personnalités politiques de l\u2019URSS.Andrei Gromyko relégué au poste honorifique de chef de l\u2019État soviétique de 1985 à 1988, est mor^ dimanche, à 79 ans, des suites d\u2019une crise d\u2019origine vasculaire.Ce fidèle serviteur du Kremlin avait été contraint d\u2019abandonner ses dernières fonctions au sein du Parti communiste, en quittant le Comité central en avril.Une garde d\u2019honneur s\u2019est relayée régulièrement autour du catafalque.Le défunt dont on a pu voir le visage et le haut du corps, était vêtu d\u2019un costume sombre.Des couronnes de fleurs, dont l\u2019une du Présidium du Soviet suprême, entouraient le cercueil.Des drapeaux soviétiques crêpés de noir se dressaient derrière le mort.Une musique funèbre couvrait les murmures dans la salle.La famille du défunt était assise à droite du catafalque.On a pu reconnaître notamment sa veuve Lidia, son fils Anatoli qui dirige l\u2019Institut de l\u2019Afrique à l\u2019Académie des sciences, ainsi que sa fille Emilia.Des délégations de diplomates sont venues régulièrement se recueillir quelques instants devant le catafalque.L\u2019ambassadeur des Etats-Unis, Jack Matlock, est resté un peu plus longtemps devant le cercueil avant dvaller saluer la famille Gromyko.Gorbatchev à Paris Le numéro un soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, ne devait pas as- sister aux obsèques en raison de sa visite officielle en France.De source informée, on a indiqué que les membres du Bureau politique devaient se recueillir devant la dépouille mortuaire, en début d\u2019après-midi.Devant le bâtiment, un portrait de l\u2019ancien chef de l\u2019Etat soviétique a été dressé et les Soviétiques attendaient patiemment de passer devant le catafalque, sans émotion apparente.Dans la file d\u2019attente longue de plus d\u2019un kilomètre où régnait le plus grand ordre, on a remarqué de nombreux militaires, regroupés en rangs serrés.Les personnes interrogées ont rendu souvent le même type d\u2019hommage, quelque peu emprunté, au défunt: «C\u2019était un grand homme», «un grand diplomate», «il a fait beaucoup dans sa vie pour notre pays».Une retraitée déclarant avoir travaillé au ministère des Affaires étrangères se souvient d\u2019un homme «très exigeant» mais «bienveillant».Elle ajoute que nombreux sont les fonctionnaires du ministère des Affaires étrangères qui sont venus saluer, «par autobus entiers», leur ancien responsable.Des soldats de l'armée soviétique ont présenté les honneurs au passage de la tombe d\u2019Andreï Gromyko, hier, à Moscou.arm mur «s mms! B 4 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, JEUDI 6 JUILLET 1989 VIVRE Même pour un court séjour aux Etats-Unis Ne partez surtout pas sans assurance-voyage pur Gilles FISETTE SHERBROOKE \u2014 Ne partez surtout pas sans elle! C\u2019est le conseil unanime aue dispensent ceux parmi les plus avertis à qui on fait part de ses intentions de quitter le Québec durant les vacances estivales.Pour eux, ce serait inutile témérité ou folle insouciance que de franchir la frontière sans avoir en poche une assurance-voyage.Ne serait-ce que pour aller mettre l\u2019orteil à l\u2019eau, à Old Orchard Beach.Point n\u2019est besoin de prendre l\u2019avion ou de traverser l\u2019océan pour voir s\u2019amenuiser la protection offerte par l\u2019Assurance-ma-ladie du Québec et ressentir le besoin de s\u2019abriter sous le parapluie d\u2019une assurance-voyage.Il suffit de faire quelques dizaines de kilomètres vers le sud.Il existe d\u2019ailleurs un long répertoire de mésaventures vécues par des Québécois à l\u2019étranger pour convaincre les plus sceptiques.Quand on pense que les frais moyens de séjour quotidien dans un hôpital américain sont de 1000 $ US et que certains actes médicaux sont carrément faramineux, on réalise rapidement qu\u2019un innocent séjour aux Etats-Unis, par exemple, peut se transformer en vrai drame.Une anecdote rappelle que des citoyens qui ont «mange» leur maison à la suite d\u2019un malencontreux accident d\u2019autos aux Etats-Unis.Ou le pire: ce triple pontage en Arizona qui a coûté 350 000 $ US à une personne qui, heureusement pour elle, avait contracté une assurance avant son départ.Protection de base A l\u2019Assurance-maladie du Québec, on explique que, quelle que soit la destination, la couverture reste la même pour les détenteurs d\u2019une carte-soleil.Pour une hospitalisation, à la suite d\u2019un accident ou d\u2019une maladie, à l\u2019étranger, un Québécois se fera rembourser le premier 700 $ et 50 pour cent de l\u2019excédent.C\u2019est justement cet excédent qui risque de s\u2019alourdir rapidement et causer la ruine d\u2019un portefeuille même bien garni.Quant aux tarifs médicaux, les frais de remboursement sont égaux à ceux en vigueur au Québec.La différence est donc assumée par le voyageur.imprudent.Pour profiter d\u2019une assurance- f * tOUl t ft % 4 i x Neuf jeunes Sherbrookois géreront une coopérative de services divers pour gagner de l'argent cet été j (Photo La Tribune par Claude Poulin) «Ce qui me plaît dans ce projet, c'est la diversité des activités», de confier Christine Houde, 16 ans, présidente du comité exécutif.«Je pourrai tondre une pelouse une journée et animer un anniversaire le lendemain.» SHERBROOKE (AL) - En plus de créer leur propre emploi d\u2019été, neuf jeunes Sherbrookois âgés de 13 à 16 ans apprendront de façon extrêmement pratique au cours de l\u2019été comment tirer les ficelles financières d\u2019une entreprise.S\u2019inspirant d\u2019un modèle ontarien, ces filles et garçons ont fondé la coopérative «Jeunes-trie» pour offrir à la population de Sherbrooke des services divers.Solidement appuyés par deux parrains, ils recherchent des contrats d\u2019entretien domestique, de garde d\u2019enfants, d\u2019animation de fêtes ou même de vente porte-à-porte.Tout au long de la saison estivale, ces adolescents seront confrontés à la gestion de leur coopérative.Cette gérance représente une tenue de livre serrée, des études de marché, des plans de marketing et un changement de direction si l\u2019entreprise piétine.Et tout cela en démocratie.En plus de permettre de générer leur propre revenu estival, cette coopérative donne l\u2019occasion aux jeunes de prendre conscience de leurs capacités et de leurs responsabilités collectives.«Les coopératives jeunesse de services visent à faire profiter les jeunes d\u2019une organisation démocratique à travers une expérience d\u2019affaires», d\u2019expliquer Jasmine Godbout, de la coopérative Orion.«Au cours de l\u2019été, les coopérants accroissent leur autonomie et leur organisation personnelle.» Expérience-pilote Ce projet est coordonné par le comité provincial des coopératives de travail du Québec.Après une expérience-pilote concluante l\u2019été dernier à Hull, le modèle est répété cette année à Sherbrooke, Victoriaville et Buckingham.Les adolescents ont été recrutés à la fin de l\u2019année scolaire dans les polyvalentes de Sherbrooke.Dirigés au départ par deux animateurs, ils ont pris possession de la gestion et de l\u2019orientation de leur future entreprise.Ils se sont d\u2019abord donné des comités exécutif, de finances, de promotion et de personnel.Ils ont décidé ensuite du montant de leur salaire et du pourcentage pour le fond de roulement de la compagnie.Leur société est parrainée par la caisse populaire St-Esprit et par le CLSC «SOC».De plus, le groupe Les Coopérants a fourni une subvention de démarrage de 1000 $ pour couvrir les premières dépenses.Les gens d\u2019affaires en herbe doivent maintenant établir un plan publicitaire pour faire connaître leurs services et, surtout, accomplir leurs contrats.Gazon et anniversaires «Ce qui me plaît dans ce projet, c\u2019est la diversité des activités», de confier Christine Houde, 16 ans, présidente du comité exécutif.«Je pourrai tondre une pelouse une journée et animer un anniversaire le lendemain.» «Il faudrait se rendre compte de l\u2019énergie que ces jeunes sont prêts à investir dans leur projet», d\u2019affirmer pour sa part Michel Lacroix, directeur de la caisse populaire St-Esprit.«Il faut considérer l\u2019implication des citoyens dans cette coopérative comme un investissement à long terme en des personnes qui établiront la société de demain», de conclure Jasmine Godbout.voyage, il ne faut pas multiplier les démarches.Souvent, il suffit de bien examiner l\u2019assurance-groupe déjà en vigueur au travail pour se rendre compte qu\u2019on profite en tout temps de cette protection.Sinon, il suffit d\u2019un simple coup de fil à son agent d\u2019assurances, à son courtier ou à une compagnie d\u2019assurances offrant un tel service \u2014 et elles sont légion à le faire.Sur le champ La protection peut même être obtenue pratiquement sur le champ.Les retardataires de dernière heure peuvent donc profiter de ce service avant de mettre la clef sur leur train-train quotidien.Enfin, il n\u2019est pas question de gruger son budget-vacances avant même de partir.Une assurance-voyage coûte relativement peu cher.Selon une courte enquête, il ressort que les tarifs en vigueur ne dépassent pas 1,50 $ par personne, par jour de protection.Pour une famille, le tarif est d\u2019environ 3 $ par jour, peu importe le nom- bre d\u2019enfants'en bas de 21 ans.Et pour cette somme, le voyageur profite d\u2019une assurance de frais d\u2019hospitalisation, de frais médicaux et paramédicaux de 1 million $.Selon les compagnies, peuvent s\u2019y greffer divers services d\u2019assistance ou d\u2019assurances supplémentaires disponibles gratuitement ou avec le paiement d\u2019un léger supplément.Dans le cas de plusieurs séjours Une compagnie a même pensé offrir un «package deal» qui couvre tous les déplacements à l\u2019étranger effectués entre le 16 juin et le 11 septembre.L\u2019idéal pour ceux qui comptent multiplier les voyages aux Etats-Unis durant cette période.Ou qui envisagent un long séjour.Pour une protection d\u2019un million de dollars durant toute cette période, l\u2019assuré devra débourser 25 $ s\u2019il est seul ou 35 $ pour lui et sa famille.Pour le vice-président de cette compagnie, «peu importe que ce soit avec nous ou avec un compétiteur, l\u2019important est de s\u2019assurer avant de partir en voyages.» TAPIS DE LUXE EN VENTE hnnrgfrç m M ü 24 enfants victimes d'inceste ont réussi à obtenir une indemnisation en 1988 par Michel VENNE QUEBEC (PC) - En 1988, 21 enfants victimes d\u2019inceste ont réussi à obtenir une indemnisation en vertu de la loi sur l\u2019indemnisation des victimes d\u2019actes criminels.Il s\u2019agit là d\u2019un phénomène nouveau.L\u2019année précédente, seuls trois enfants avaient bénéficié du même traitement.«Pour nous, 24 cas, c\u2019est beaucoup», opine la directrice de l\u2019indemnisation des victimes d\u2019actes criminels (IVAC) au gouvernement du Québec, Mme Rolande Couture.«Cela s\u2019explique par le fait que les services sociaux et la protection de la jeunesse ont décidé de judiciariser la violence familiale», ajoute-t-elle.Les prestations versées aux enfants ont servi principalement à couvrir les frais d\u2019assistance médicale ou de thérapie dont ils ont eu besoin pour se remettre de l\u2019expérience traumatisante que leur avait fait subir un ou leurs deux parents.La plupart de ces cas ont été communiqués à la direction de 1T-VAC par les services de protection de la jeunesse, a précisé Mme Couture.Violence conjugale et juvénile L\u2019organisme créé en 1972 reçoit depuis quelques années un nombre accru de demandes d\u2019indemnisation liées à des actes de violence familiale, affirme Mme Couture, incapable toutefois de fournir des chiffres précis à cet égard.Il n\u2019existe pas de catégorie «violence familiale» dans les statistiques de l\u2019organisme, mais la directrice songe à en créer une dès Tan prochain pour mieux mesurer l\u2019ampleur du phénomène.Il en sera de même pour la «violence juvénile» (la violence commise entre enfants ou adolescents), une catégorie de criminalité pour laquelle la direction de l\u2019IVAC ne recevait jamais de demandes il y a quelques années.«La violence juvénile est un autre phénomène qui prend de l\u2019ampleur, dit Mme Couture.On reçoit de plus en plus de demandes de jeunes victimes de vol ou d\u2019agression, de jeunes qui se font voler leur baladeur et leur blouson de cuir dans l\u2019autobus ou qui reçoivent des coups de poing parce qu\u2019ils ont résisté à leur agresseur», dit-elle.Selon le rapport annuel de la direction de l\u2019IVAC déposé fin juin à l\u2019Assemblée nationale, 1,172 demandes ont été acceptées par l\u2019organisme qui a versé un montant total de $15.2 millions d\u2019indemnisation en 1988, 433 demandes ayant été refusées.Par rapport à 1987, on observe que le nombre de demandes acceptées n\u2019a progressé que de 92 en chiffres absolus, alors que le montant total d\u2019indemnisation a diminué légèrement, passant de $15.9 à $15.2 millions.En 1988, 14 pour cent des demandes d\u2019indemnisation accep- tées (164 en chiffres absolus) étaient liées à des agressions sexuelles (la même proportion que l\u2019année précédente).TAPIS DE LUXE AUDITION DE con/tel lotion SPÉCI#L attrayants coloris décoratifs,\tj tre sécuritaire trempée ' , fixe 32\" x 82\" 34\u201d x 82\u201d 12995 PORTES EN PIN 1%\u201d avec une couche de fond couleur coquille d oeuf Vi tre sécuritaire tremmpee ' i coulissante avec mous tiquaire 32\" x 82\" 34\" x 82\" 13995 tH H 4 ETAPES FACILES Localiser les emplacements Enfoncer les pieux Fixer les poteaux Serrer la télé des pieux el construire la clôture H > \u2022 in;*! 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