La tribune, 18 juillet 1989, Cahier 2
[" |la tribune VIVRE ( B SHERBROOKE, MARDI 18 JUILLET 1989 Articles sur la situation de la langue au Québec: le New York Times publie un rectificatif par Maurice GIRARD ¦ WASHINGTON (PC) - Dix jours après avoir publié deux articles sur la situation linguistique au Québec, le quotidien The New York Times a émis un rectificatif le samedi 15 juillet.En fin de compte, le plus prestigieux quotidien américain admet que l\u2019information véhiculée dans ses pages était inexacte et pouvait induire son million de lecteurs en erreur.Le rectificatif portait sur trois points: le type de manifestation des Québécois au lendemain du jugement de la Cour suprême, l\u2019emplacement du lac Meech et le sens de l\u2019intervention du premier ministre Bou-rassa.«Un article publié le 4 juillet au sujet de la querelle linguistique au Québec a fait état de façon erronée des réactions au jugement de la Cour suprême de décembre sur l\u2019affichage en anglais.Il y a eu manifestation de la part des francophones, mais pas d\u2019émeute.L\u2019article situait aussi le lac Meech en Ontario alors qu\u2019il se trouve au Québec.«Un autre article, publié le même jour, traitait du numéro spécial d\u2019une revue culturelle québécoise, qui a incorrectement expliqué le fondement juridique du premier ministre Robert Bourassa pour restreindre l\u2019utilisation de l\u2019anglais en ayant recours à la Charte ca- nadienne des droits.Il a invoqué la clause «nonobstant», qui est un article de la constitution et non un échappatoire.» La publication du rectificatif, plus long que les mises au point normalement publiées dans le journal, met un terme à une controverse provoquée par le correspondant à l\u2019ONU, M.Paul Lewis, qui avait effectué un séjour de trois semaines au Canada avant de rédiger ses articles.La semaine dernière, en page éditoriale, The New York Times reproduisait une lettre écrite par le directeur des communications de la Délégation du Québec à New York, M.Gérard Cellier, qui s\u2019en prenait à l\u2019interprétation du journaliste et rappelait la volonté des Québécois de résoudre la question linguistique.Au Québec, les deux articles avaient provoqué certaines réactions.Le premier ministre Robert Bourassa et le chef de l\u2019Opposition Jacques Parizeau ont tour à tour dénoncé, pour des raisons différentes, certaines interprétations du contenu des dépêches en question.Fuite du budget fédéral: procès de McCuaig et Mares fixé au 17 octobre OTTAWA (PC) - Après avoir consulté les avocats de la couronne et de la défense, lundi, le juge Paul Bélanger a fixé au 17 octobre le procès de Brian McCuaig et de Johan Mares, accusés de possession de biens volés d\u2019une valeur de moins de $1,000, à la suite de la fuite du budget du ministre fédéral des Finances.Le président du tribunal a par contre décidé de procéder le 6 novembre dans la cause des trois autres inculpés du même délit, soit le reporter de télévision Doug MONTREAL (PC) \u2014 Les Canadiens pensent que le Québec exige trop pour accepter de signer la constitution.Selon un sondage Gallup, 44 pour cent des Canadiens estiment que le Québec est trop exigeant pour réintégrer le giron constitutionnel tandis que 22 pour cent considèrent les demandes québécoises comme raisonnables.Trente-cinq pour cent des personnes interrogées n\u2019ont pas d\u2019opinion.Plus on se dirige vers l\u2019extrémité ouest du pays, plus les gens estiment que le Québec demande trop dans les négociations consti- tutionnelles.A l\u2019échelle du pays, le clivage est très net entre anglophones et francophones.Ainsi, 56 pour cent des anglophones jugent que le Québec est trop exigeant alors que 14 pour cent des francophones partagent cette opinion.Inversement, 10 pour cent des anglophones jugent raisonnables les demandes du Québec alors que 53 pour cent des francophones sont de la même opinion.Règlements déposés en vue d'interdire l'essence au plomb OTTAWA (PC) - Le ministre de l\u2019Environnement Lucien Bouchard a annoncé lundi que le gouvernement fédéral avait déposé ses règlements en vue d\u2019interdire toute essence au plomb, l\u2019an prochain, concrétisant une décision qui avait été rendue publique l\u2019automne dernier.Brian Mulroney rentre amoché de son récent périple en Europe par Guy TAILLEFER PARIS (PC) \u2014 Le premier ministre Brian Mulroney est rentré amoché de son voyage en Europe.Small, John Appleby et Normand Bélisle.McCuaig et Bélisle sont accusés en plus d\u2019un vol de moins de $1,000.Le premier procès concerne la fuite d\u2019un résumé du budget à un salarié de la société d\u2019assurance Mutuel-Vie.Le deuxième procès a trait à la fuite au reporter, qui a obligé M.Michael Wilson à rendre son budget public une journée plus tôt que prévu.La peine maximale pour de telles accusations est de six mois de prison et-ou une amende pouvant s\u2019élever à $2,000.Les difficultés sont apparues mardi, à Londres où M.Mulroney a fait escale afin d'y rencontrer la première ministre britannique Margaret Thatcher.Une polémique l\u2019y attendait sur la réputation qu\u2019il a de n\u2019être qu'un chasseur de publicité politique personnelle.L'incident l\u2019a poursuivi le lendemain \u2014par sa propre faute\u2014 jusqu\u2019à Paris, alors que son bureau de presse distribuait aux journalistes un communiqué signé par Mme Thatcher, dans lequel elle insistait sur la pertinence de ses discussions avec M.Mulroney.Si bien que pour une seconde journée consécutive, les médias rapportaient une affaire que le premier ministre avait tout avantage à faire oublier.Un autre problème l\u2019attendait à Paris où M.Mitterrand avait invité, en marge du Sommet des Sept, une vingtaine de leaders de pays en voie de développement à participer aux fastueuses célébrations \u2014qui ont fait fuire à elles seules un million de Parisiens, selon Le Figaro\u2014 du bicentenaire de la Révolution française.Concurrence C\u2019est que Paris et Ottawa se disputent poliment, depuis quelques années, le leadership occidental de l\u2019aide au tiers-monde.Décevant, donc, pour M.Mulroney que le premier ministre indien Rajiv Gandhi ait choisi de transmettre au français François Mitterrand qui ne fait du reste pas partie du Commonwealth, sa proposition d\u2019organiser un sommet Nord-Sud.Il aura aussi perdu du terrain sur la question de l\u2019environnement.Lui qui s\u2019était fait le champion des questions environnementales au cours des trois derniers sommets, s\u2019est littéralement fait enlever le dossier par le président américain George Bush.Tout au plus M.Mulroney est-il parvenu à vendre à ses six collègues l\u2019idée «d\u2019indicateurs environnementaux».Une réussite dont il tire d\u2019autant moins de mérite que le thème principal du XVe sommet était précisément celui de l\u2019environnement.Le premier ministre trouvera probablement consolation au fait d\u2019avoir été invité par M.Bush à lui rendre visite cet etc, en compagnie de sa famille, à sa residence de Kennebunkport.dans l\u2019Etat du Maine.Une invitation pour la quelle aucune date n\u2019a encore été fixée.En conférence de presse dimanche, M.Mulroney n a fait que répéter les banalités et les voeux pieux qui sont devenus la marque de commerce des Sommets économiques.Disons à sa décharge que ses collègues de la France, des États-Unis, de la RFA, de l'Italie, du Japon et de la Grande-Bretagne n'ont pas non plus bril- f (Laserphoto PC) A la fin du Sommet des Sept, le premier ministre Brian Mulroney a donné une conférence de presse.Ce n'est qu'hier soir qu'il est rentré au pays.lé par l\u2019originalité de leurs propos.Mitterand s'en tire bien M.Mitterrand, avec son bicentenaire d\u2019une révolution dont Mme Thatcher a contesté le caractère révolutionnaire, aura finalement été le seul à tirer son épingle du jeu.On disait de lui qu\u2019il avait vu trop grand en décidant de combiner le Sommet des Sept aux fêtes du 200e anniversaire.Il a finalement gagné son pari.Le leader soviétique Mikhail Gorbatchev aussi.Dimanche, alors que prenait prématurément fin sous l\u2019architecture cubique de l\u2019Arche de la Défense le traditionnel spectacle de solidarité occidentale, une seule question était sur toutes les lèvres: verra-t-on jamais le jour où l\u2019URSS viendra faire éclater le club sélect des riches du monde capitaliste?M.Gorbatchev et sa lettre fascinante -le qualificatif appartient à M.Bush\u2014 ont volé la vedette aux Sept et fait du XVe Sommet économique un sommet plus politique que jamais.Son appel à un «partenariat universel» et à une perestroika Est-Ouest ont donné à cette conférence internationale une dimension nouvelle \u2014et rafraîchissante.Au monologue collectif auquel les Sept ont habitué le monde et les journalistes, M.Gorbatchev est venu habilement substituer l\u2019espoir d\u2019un dialogue en des termes que personne n\u2019aurait pu croire possibles, il y a seulement un an.C\u2019est ainsi que le leader soviétique a fait état dans sa lettre de la destruction de «vieux obstacles dressés de façon artificielle entre différents systèmes».Dommage que les Sept n\u2019aient pas décidé d\u2019y concocter une réaction commune.L\u2019Histoire a passé la fin de semaine à Paris.Elle était au rendez-vous du Sommet des Sept mais les Sept ne se sont pas présentés.Canada et États-Unis s'affrontent sur la libre importation du yogourt et de la crème glacée ¦ GENEVE (PC) \u2014 Le Canada et les États-Unis ont terminé, hier, l\u2019exposé de leurs arguments respectifs devant un comité du GATT qui s\u2019occupe du conflit relatif aux restrictions imposées par le Canada à l\u2019importation de crème glacée et de yogourt américains.Le comité, formé de trois membres, doit maintenant étudier l\u2019ensemble des arguments et renseignements dont il dispose.Le conseiller agricole du Représentant américain au commerce, à Genève, Jim Trueran, a dit espérer que les conclusions du comité seraient rendues publiques à temps pour être soumises à la réu- nion d\u2019octobre du conseil du GATT, l\u2019Accord général sur le commerce et les tarifs douaniers.Elaine Feldman, première secrétaire à la mission canadienne auprès du GATT, s\u2019est dit pour sa part convaincue que les mesures canadiennes sont «conformes aux dispositions du GATT».En janvier 1988, Ottawa a ajou- té la crème glacée et une série d\u2019autres aliments à base de lait à la liste de produits susceptibles de faire l\u2019objet de restrictions à l\u2019importation.Cette mesure a été prise en réponse aux demandes des producteurs laitiers et des entreprises de transformation au Canada, qui craignaient que le libre-échange n\u2019entraîne, à mesure que les tarifs douaniers seraient abolis, un afflux de produits laitiers américains au Canada.C\u2019est une partie du marché canadien de 7 milliards $ pour les produits du lait ainsi que le maintien de leur système de production contrôlée qui sont en jeu, affirment les producteurs laitiers.Ceux-ci invoquent une clause de l\u2019accord du GATT qui autorise les pays à limiter les importations lorsque ces pays fonctionnent selon un système qui contrôle la production.Mais les États-Unis s\u2019opposent à cette addition à la liste des produits d\u2019importation contrôlée.Ce sont eux qui, le 20 décembre dernier, ont demandé un avis du GATT.Pas de poursuite contre l'équipage du chalutier st-pierrais ¦ ST-JEAN, T.-N.(PC) \u2014 Le gouvernement a abandonné les poursuites engagées contre l\u2019équipage du Croix de Lorraine, le chalutier français arrêté pour pêche illégale en eaux canadiennes lors d\u2019un des épisodes les plus mouvementés de la guerre de la morue entre la France et le Canada, il y a un an.Le procès des 21 membres d\u2019équipage devait s\u2019ouvrir hier à Terre-Neuve.L\u2019avocat du gouvernement canadien, Gordon McNabe, a expliqué lundi qu\u2019Ottawa avait pris cette décision en raison de l\u2019accord conclu entre la France et le Canada le 31 mars dernier, pour laisser un tribunal international régler leur conflit sur les eaux territoriales, un processus qui pourrait prendre trois ans.Le 15 avril 1988, le Croix de Lorraine, qui transportait quatre élus de l\u2019archipel français de Saint-Pierre-et-Miquelon et 17 pêcheurs, avait jeté ses filets dans une zone économique canadienne au large de Saint-Jean, Terre-Neuve, pour protester contre le différend frontalier persistant entre la France et le Canada au sujet des eaux entourant les îles françaises.Les autorités canadiennes avaient arraisonné le bateau et les 21 hommes avaient passé deux nuits en prison à Saint-Jean avant d\u2019être libérés, moyennant le versement d\u2019une caution de $30,000 chacun.Le groupe avait été reçu en héros à son retour dans les îles et le Croix de Lorraine relâché.Le bateau continue de pêcher à partir de la capitale de l\u2019archipel, Saint-Pierre.Quelques semaines plus tard, les autorités françaises devaient causer un autre tollé en arrêtant un chalutier terreneuvien près des îles et en l\u2019inculpant de pêche illégale, pour le libérer ensuite sans autre forme de procès.(Approximatif} TIRAGE MERCREDI bto-québec Ca change pas le monde.Sauf que. FORUM B 2 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, MARDI 18 JUILLET 1989 ÉDITORIAL Le Sommet de Paris «Est-ce vraiment utile ces sommets?» Voilà ce qu\u2019on risquerait d\u2019entendre très souvent en interrogeant le grand public à propos de la réunion annuelle des sept pays industrialisés qui s\u2019achevait cette semaine à Paris.Préoccupation bien légitime lorsqu\u2019on met en perspective, d\u2019une part, les coûts astronomiques et le faste de tels événements et, d\u2019autre part, leurs résultats qui, c\u2019est le moins que l\u2019on puisse dire, n\u2019apparaissent pas toujours des plus concrets et concluants de prime abord.Ce serait toutefois de bien courte vue de s\u2019en tenir à ce simple parallèle.Le Sommet des pays industrialisés, conçu à l\u2019origine pour discuter strictement de problèmes économiques, s\u2019est transformé rapidement en réunion politique.Avec tout ce que cela comporte.Pour tous les chefs d\u2019Etat présents, c\u2019est en effet une occasion unique de «bien paraître» devant les médias du monde entier et de se livrer à une opération de relations publiques qui, espèrent-ils, rapportera des dividendes dans leurs pays respectifs.Heureusement, il n\u2019y pas que cela.Entre les sessions de photographies, le Sommet de Paris, comme ceux qui lui ont précédé, a également permis de faire le point sur un certain nombre de questions très importantes.Deux sujets ont dominé l\u2019ordre du jour: la protection de l\u2019environnement et la situation financière du Tiers-Monde.Des progrès?Pour la première fois dans l\u2019histoire, les pays les plus industrialisés de la planète déclarent ensemble que la lutte à la pollution constitue une priorité: comment ne pas y voir un signe encourageant?Par contre, les Sept n\u2019ont pas fait preuve d\u2019autant de détermination concernant le sort des pays sous-développés.Bien sûr, on invite les banques à réduire l\u2019endette- ment de ces Etats mais il semble qu\u2019on ne soit pas encore prêt à discuter du problème global de leur faiblesse économique; d\u2019ailleurs, on a carrément rejeté l\u2019idée d\u2019un Sommet Nord-Sud.Les «riches» ont néanmoins réitéré leur volonté de favoriser une meilleures intégration des «pauvres» dans l\u2019économie mondiale et on peut espérer qu\u2019ils en feront le centre de leurs discussions lors du prochain sommet.C\u2019est le numéro un soviétique qui aura finalement volé la vedette de ce Sommet.Dans une lettre qu\u2019il a fait parvenir au président Mitterand, Gorbatchev propose ni plus ni moins qu\u2019un partenariat entre l\u2019Est et l\u2019Ouest.Une participation prochaine de l\u2019URSS aux réunions des pays industrialisés?L\u2019idée a été jugée prématurée, avec raison.Mais le geste de Gorbatchev est venu rappeler, à juste titre, aux chefs d\u2019Etat occidentaux que l\u2019Union Soviétique pourrait elle-aussi contribuer à résoudre les problèmes économiques et politiques mondiaux.Il sera évidemment difficile d\u2019évaluer exactement les retombées positives qu\u2019aura le Sommet de Paris dans chacun des pays participants et ailleurs dans le monde.Mais ne serait-ce que pour l\u2019unanimité qui s\u2019est faite autour de la protection de l\u2019environnement, cette rencontre peut être qualifiée de succès.Ce qui n\u2019empêche pas de souhaiter que ces sommets redeviennent comme ils avaient été imaginés initialement par les ex-présidents Ford et Giscard-D\u2019Estaing, c\u2019est-à-dire des séances de travail simples, sans grand décorum, et toutes entières consacrées à la recherche de solutions.Chose certaine, le public serait plus facilement convaincu des mérites de ces rencontres si les chefs d\u2019Etat passaient plus de temps entre eux et moins avec les photographes.Roch Bilodeau Herbert von Karajan: la quête de la perfection Brillant, prestigieux, légendaire, glorieux, célèbre et controversé, tels sont les qualificatifs qu\u2019a mérités Herbert von Karajan, de son vivant comme au lendemain de son décès, survenu dimanche.Il est bien difficile d\u2019être le plus grand et d\u2019éviter la controverse.Un dicton africain dit bien: «Plus le singe est haut dans l\u2019arbre, plus il y a de gens qui lui voient les fesses».La critique et l\u2019histoire pourront discourir encore et encore sur ce qu\u2019a été celui qui a dirigé l\u2019Orchestre philharmonique de Berlin pendant de nombreuses années.Il était reconnu comme «Le Maître».Il avait été membre du Parti nazi.Par la force des événements?Il protégeait aussi ses musiciens juifs, dit-on.Karajan, au-delà de ces opinions et observations, affirmait qu\u2019il ne vivait que pour sa musique.Qu\u2019en retient le mélomane, lui, qui n\u2019a peut-être de souci que pour le plaisir de l\u2019audition?En s\u2019entendant dire, à l\u2019occasion, que Karajan avait une réputation surfaite, il est peut-être tenté de prendre ses distances, d\u2019écouter ses disques d\u2019une oreille plus critique, mais que conclure, finalement, au terme d\u2019une audition sans ombre?Des chefs d\u2019orchestre pourtant réputés ont parfois fermé les yeux sur l\u2019interprétation d\u2019un cuivre mal intégré à l\u2019orchestre, sur le dérapage rythmique à peine perceptible des cordes.Il y a de ces disques dont la petite imperfection finit par déranger au point de nous faire rêver d\u2019une autre interprétation.Avec Karajan, jamais.Il comptait sur des musiciens exceptionnels dans l\u2019Orchestre philharmonique de Berlin, mais il en était, de toute évidence, l\u2019exigeant maître.On dit que toute sa vie fut une quête de la perfection.C\u2019est cela qui demeure, sur disque.C\u2019est au charme de cette perfection qu\u2019est convié le mélomane.Et le choix ne manque pas: les 700 enregistrements que Karajan laisse à la postérité couvrent des répertoires variés.Ayant bâti sa réputation sur le répertoire romantique allemand et autrichien, sans oublier Mozart au siècle précédent, de même que l\u2019opéra italien, il l\u2019a élargi en s\u2019attaquant à la musique moderne, entre autres celle de Schoenberg, Berg, Webern, Bartok, s\u2019acharnant pendant plusieurs mois à maîtriser ce nouveau langage pour livrer des bijoux tout aussi bien ciselés que ses précédents.A ce plan, il reste, avec Pierre Boulez, et Serge Garant au Québec, l\u2019un des promoteurs d\u2019une musique dont le public a longtemps été privé.Critiqué, il le demeurera.Adulé aussi.Michel Rondeau Le dernier à l'eau est un payeur de taxes!!.TRIBUNE LIBRE AVI Wm \u2022fôm Commission Davignon: pas une exception Les médias ont parlé d\u2019une fraude possible dans l\u2019appareil administratif de la Commission scolaire Davignon.Les commissaires d\u2019école de ce milieu ont semblé étonnés de se retrouver au coeur d\u2019un présumé scandale.Ils semblent avoir fait confiance à leur directeur général, lui que les circonstances semblent mettre en cause.Reste à voir ce que l\u2019enquête en dira.A mon sens, le cas Davignon n\u2019est pas une exception.Dans bon nombre de commissions scolaires du Québec, les directeurs généraux et leurs acolytes immédiats, choisis par eux souvent, semblent «faire la pluie et le beau temps».Ils sont les compétences et les commissaires d\u2019école semblent ne pas.avoir tellement d\u2019autres choix que «d\u2019acheter» ce que ces personnes leur proposent.L\u2019opposition existe très peu à la table des commissaires.N\u2019ayez crainte, on s\u2019est parlé avant l\u2019assemblée publique, et on se parlera après celle-ci au besoin.Le «système» appelle cela des ateliers de travail.C\u2019est là que semble se brasser les affaires.Sport amateur: Nos commissions scolaires ont pris des habitudes de fonctionnement en circuit fermé, si bien que les assemblées publiques ne deviennent que des formalités pour satisfaire à la loi.Il ne faut donc pas s\u2019étonner du peu de participation des contribuables à ces assemblées.On en verra quelques-uns lorsque l\u2019un des points à l\u2019ordre du jour les touche directement.Nous avons tous connu des commissaires fraîchement élus remplis de bonnes intentions.Nous constatons, après un an ou deux seulement, jusqu\u2019à quel point ils sont entrés dans le rang.Leur bonne volonté ne faisait aucun doute.«L\u2019organisation», «le système», les ont gobés.Dès que les cadres ont identifié les opposants, ou du moins ceux qu\u2019ils ont perçus comme récalcitrants, ils s\u2019empressent de mettre en branle, bien subtilement, les stratégies de récupération: les faire nommer sur des comités, les «flatter dans le bon sens», leur parler d\u2019argent et, le comble de l\u2019appréciation, les faire nommer par leurs pairs au comité exécu- tif.Ceux qui siègent au comité exécutif ont su se montrer coopérants, efficacité administrative oblige.Et c\u2019est dommage que les choses se passent ainsi trop souvent.Car il se trouve parmi les commissaires d\u2019école des personnes qui pourraient faire avancer l\u2019éducation dans leur milieu.Il s\u2019agirait qu\u2019ils conservent un certain esprit critique, même si cela peut les rendre impopulaires auprès d\u2019autres commissaires qui n\u2019aiment pas les longs débats.Dans l\u2019histoire du monde, tous les progrès sont venus à la suite de débats suscités par quelques «illuminés» dérangeants qui ont osé remettre en cause certaines orientations établies.Notre système scolaire y gagnerait à se laisser questionner, à s^ouvrir davantage.Pour en arriver là, il faudra des personnes qui se sacrifient, qui se mettent au blanc, qui secouent les structures, qui refusent les honneurs et les flatteries que leur vaudrait leur silence.S\u2019en trouve-t-il ou s\u2019en trouvera-t-il?Benoît Descôteaux Sherbrooke une longue pente à remonter M.Jean-Guy Ouellette, Président de l\u2019Association canadienne d\u2019athlétisme Un article de La Tribune dévoilait votre ferme volonté de défendre le record de Ben Johnson.Malgré votre bonne et combien louable intention, cela ne changera rien à la réputation sérieusement entachée de l\u2019athlétisme canadien et international.La Commission Dubin a levé le voile sur de tristes cas de dopage qui se sont produits dans cette discipline et d\u2019autres sports amateurs.On savait que le dopage était une pratique courante à l\u2019étranger mais pas autant en terre canadienne.A mon humble avis, il n\u2019y a plus de véritable amateurisme, exception faite des athlètes qui refusent de tomber dans le panneau et sont condamnés à redoubler d\u2019ardeur afin d\u2019atteindre de hauts sommets.Des enquêtes scientifiques ont d\u2019ailleurs révélé que l\u2019athlète drogué atteint plus rapidement des standards établis.Quant à moi, je n\u2019éprouve plus de plaisir à regarder des sports amateurs de haut calibre, que ce soit les jeux de la francophonie ou les jeux olympiques.Votre association et la fédération internationale d\u2019athlétisme auront beaucoup de travail à accomplir pour retrouver leur crédibilité auprès du public.Les véritables fautifs sont autant les athlètes qui livrent malhonnêtement bataille que le système qui ferme les yeux et devient leur complice.J\u2019espère que la Commission Dubin ira encore plus loin dans son enquête.Elle a été instituée dans le seul et unique but de découvrir les dessous du sport dit amateur.Ceci afin que ses hauts responsables fassent un examen de conscience et lui redonne sa dignité et sa beauté.Yves Préfontaine Sherbrooke Ben Johnson alors qu'il comparaissait devant la Commission Dubin ÊÊÊmÊÊÊÈ^ ^2% Ce\u2014\tOPINION LIBRE\t\t* ^\u2014\t\t\t1 Pour un revenu minimum garanti A l\u2019occasion du budget du ministre Wilson, en certains milieux, on a sérieusement émis l\u2019opinion que l\u2019administration de l\u2019Assurance-chômage soit transférée au gouvernement provincial.Le premier ministre Bourassa a rejeté la suggestion alléguant que cette opération coûterait une «petite fortune» au Québec.Les protagonistes du transfert soutiennent que le gouvernement provincial pourrait effectuer une planification et intégration entre les programmes de l\u2019Assurance-chômage, de l\u2019Aide sociale et de la Formation professionnelle.Environ 200 000 assistés sociaux sont d\u2019anciens cotisants de l\u2019Assurance-chômage qui ont épuisé leurs prestations.Un jour, ces derniers sont devenus des vrais pauvres, recevant de l\u2019Aide sociale, soit moins de 50 p.cent des allocations qu\u2019ils recevaient auparavant sous l\u2019Assurance-chômage.Nous serions d\u2019accord avec le transfert si c\u2019était pour faire profiter les assistés sociaux du traitement financier accordé aux bénéficiaires de l\u2019As-surance-chômage, mais personne ne croit sérieusement que messieurs Parizeau, Paradis et Bour-beau aient simplement pensé à doubler ou augmenter substantiellement les prestations sociales des milliers d\u2019anciens chômeurs devenus assistés sociaux, faute de travail dans leur région.Doubler les allocations signifierait pour les assistés sociaux à la recherche de travail, être moins pauvres et se rapprocher du seuil de la pauvreté.Par ailleurs, je doute que les chômeurs aimeraient qu\u2019on les intègre de quelque façon aux assistés sociaux, bien que beaucoup de leurs anciens collègues, qui ont épuisé leurs prestations d\u2019Assu-rance-chômage.se retrouvent maintenant parmi les bénéficiaires de l\u2019Aide sociale.Tous ont entendu parler du harcellement subi par les assistés sociaux de la part des ministres Paradis, Bourbeau et compagnie (les boubous-macoutes) et des allocations sociales de crève-faim versées aux jeunes qui constituent environ 35 p.cent des sans-travail au Québec.Si intégrer l\u2019Assurance-chômage à l\u2019Aide sociale veut dire niveler par le haut les prestations sociales et établir la parité chez les chômeurs des deux catégories, d\u2019accord.Par quelle logique les chômeurs à court terme recevraient-ils deux fois plus d\u2019aide que les assistés sociaux qui souvent résident dans des régions désertiques au point de vue de travail?De plus, nous croyons que la norme ne devrait pas être le nombre de semaines travaillées, car les périodes de travail sont devenues volatiles avec le travail occasionnel, à temps partiel, contractuel, etc.Jamais les besoins réels au chômeur et de sa famille ont prévalu, bien que cet objectif soit solennellement promulgué dans les lois concernant les chômeurs et les assistés sociaux.En somme, le projet de monsieur Jacques Parizeau et de ses collègues de rapatrier l\u2019Assurance-chômage et d\u2019y intégrer l\u2019Aide sociale, bien qu\u2019idéal en théorie, n\u2019a pas de chance de passer à moins que des murs de préjugés contre les assistés sociaux croulent et qu\u2019on reconnaisse la parité des besoins et des droits des chômeurs et des assistés sociaux.Revenu minimum garanti Si toutefois ce projet d\u2019intégration, accompagné d\u2019un nivellement par le haut des prestations des assistés sociaux, était enfin accepté par les gouvernements, ces derniers diminueraient du même coup la pauvreté, qui est selon le Conseil Economique du Canada, une «véritable honte et disgrâce» pour notre pays.Pareille orientation sociale irait dans le sens des recommandations de la Commission Castonguay-Nepveu, de la Commission Sénatoriale sur la pauvreté, du Conseil Canadien de Développement Social qui ont tous, il y a 25 ans et plus, préconisé un programme de Revenu Minimum Garanti pour tout le Canada.Le Conseil Canadien de Développement Social a depuis deux ans, entrepris une vaste campagne de sensibilisation et de promotion du programme de Revenu Minimum Garanti à travers tout le pays.Monsieur Jean Francoeur, éditorialiste au Devoir, écrivait, le 3 avril 1989: «Par exemple, un régime qui garantirait à tous les Canadiens un revenu minimum et cela sans aucune vérification de leurs moyens de subsistance, c\u2019est imaginable.Même que ça existe déjà pour les personnes âgées de 65 ans et plus.»(.) Le Revenu Minimum Garanti est déjà acquis en pratique dans certains pays européens, certes moins riches que le nôtre.Il faut dire que selon l\u2019OCDE (1985), le chômage dans ces pays (Norvège, Suède et Autriche), dépassait à peine 3 p.cent, considéré comme le plein emploi par les économistes.La tendance dans ces pays est à l\u2019amélioration des mesures de sécurité sociale et non aux coupures et restrictions comme ce fut le cas au Québec tout récemment alors que le ministre Bourbeau a tenté vainement d\u2019imposer de nouvelles restrictions à sa soi-disant réforme.Monsieur Wilson va essayer à son tour d\u2019apporter des coupures et restrictions au programme de l\u2019Assurance-chômage, tout en confiant le coût du programme aux employeurs et aux employés.La pauvreté La situation de la pauvreté au Canada et surtout au Québec est effarante malgré l\u2019augmentation constante du Produit National Brut.Selon l\u2019étude récente du Conseil Canadien de Développement Social, le nombre de familles et personnes seuls vivant sous le seuil de la pauvreté a augmenté de 1973 à 1986, de 570 000 passant à 2.03 millions.Le Québec bat la marche dans la voie de la pauvreté: 298 000 familles et 339 000 personnes seules dému- nies.Le revenu familial moyen au Québec se situe au huitième rang des provinces canadiennes.Tous les groupes d\u2019âge et catégories ont vu leurs revenus diminuer à l\u2019exception des personnes âgées et les couples à deux revenus, selon le dernier rapport de Statistiques Canada (1986).Voilà autant de raisons d\u2019améliorer les programmes sociaux et non de les diminuer ou de les compliquer à outrance.Et puis, pourquoi ne pas songer sérieusement cette fois-ci à l\u2019implantation d\u2019un programme de Revenu Minimum Garanti pour tout le Canada?(.) Louis Beaupré Travailleur social Sherbrooke ADMINISTRATION YVON DUBÉ Président et Éditeur 1950, rue Roy, Sherbrooke, Qué., Tél.: 564-5450, J1K 2X8 Téléphones: Petites annonces: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnements: 564-5466 JEAN-GUY FARAH Ad|Oint au p'ésident ladm i et Secrétaire trésorier LIONEL DALPÉ Adjoint au président (prod i et Éditeur adjoint la tribune RÉDACTION PUBLICITÉ PRODUCTION COMPTABILITÉ TIRAGE JEAN VIGNEAULT Rédacteur en chef JEAN ROY Directeur de rinformation PIERRE-YVON BÉGIN Chef des nouvelles ROCH BILODEAU Chef éditorialiste adjoint STÉPHANE LAVALLÉE Chef de pupitre DENIS MESSIER Directeur des pages soortives FRANCOIS VAILLANCOURT Directeur de la publicité J.BERTIN ST-AMAND Adjoint au directeur JEAN-FRANÇOIS ROULEAU Adjoint au directeur PAUL ALLARD Chef de bureau JEAN-PIERRE ROBITAILLE Directeur de la production J.JACQUES DELORME Chef des opérations GÉRARD PÉPIN Adjoint GASTON GRENIER Adjoint BENOIT CÔTÉ Chef pressier ANDRÉ CORRIVEAU Chef comptable JULIENNE POULIN Gérante du crédit EXPÉDITION MICHEL DOYON Gérant BÂTISSE ANDRÉ JACQUES Responsable JEAN-NIL LAPLANTE ANDRÉ CUSTEAU Directeur au tir,-gu\tAdjoint au directeur Gérants de district PIERRE-ALAIN DION CLAUDE OUELLET JACQUES FAUCHER JEAN-MARC PÉPIN MICHÉLE FOURNIER GASTON PINARD MICHEL LAVOIE\tJEAN-CHARLES POULIN SERGE NADEAU LA TRIBUNE SHERBROOKE MARDI 18 JUILLET 1989 B 3 Une piscine pendant mm ^ rnm\tA waaam qu'il fait 90° Ne laissez pas passer un beau jour de plus: rendez-vous chez votre marchand MAÎTRE PISCINIER VOGUE* et choisissez une piscine hors-terre ou creusée de haute qualité, pour tous les budgets.Profitez de notre programme de financement.Aucun intérêt pendant 5 mois et effectuez votre 1er versement en 1990 (180 jours après l'installation de votre piscine).Ce programme est en vigueur du 3 au 31 juillet 1989.Cette offre est applicable sur certain modèle sélectionné.Pour plus de détails, consultez le marchand MAÎTRE PISCINIER VOGUE* de votre région.pas de versement avant l'année '90! 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Une tache!» La lauréate régionale Julie Trudel, de Rock Forest, exhibe pour sa part son étude titré «Ce n\u2019est pas coulé dans le béton».A sa quatrième participation à l\u2019exposition de Sherbrooke plus tôt cette année, elle avait remporté les prix du 1er projet féminin, Bell Canada et du ministère de l\u2019Énergie et des Ressources avec son projet «Comment se chauffer avec un pneu».Plus d\u2019une quarantaine de pays ont manifesté leur intention de participer à cette deuxième édition de l\u2019Expo-Sciences internationale.La toute première édition de cet événement biennal avait eu lieu à Québec, en 1987, et regroupait 26 pays et 482 participants.Le Conseil de développement du loisir scientifique était le maître d\u2019oeuvre de cette première internationale.Les jeux de hasard La nouvelle drogue des jeunes Américains par Malcolm RITTER NEW YORK (AP) \u2014 C\u2019est l\u2019épidémie des années 1990.La nouvelle drogue à laquelle les jeunes Américains peuvent s\u2019adonner pour une fois en toute légalité, la cocaïne et l\u2019alcool étant de plus en plus mal vus à la maison.Les jeux de hasard, puisque c\u2019est d\u2019eux qu\u2019il s\u2019agit, font des ravages dans toutes les couches de la société américaine.Et le démon du jeu choisit ses victimes de plus en plus jeunes.Selon diverses statistiques, les Américains ont parié pour plus de 250 milliards $ l\u2019année dernière, une somme faramineuse qui correspond à près de la moitié du produit national brut de la France.Elle est de plus largement le fait d\u2019une petite partie de la population, environ 3 pourcent, soit cinq millions de personnes, littéralement accrochées aux jeux de hasard, roulette, baccarat, machines à sous ou loteries.Il y a encore une quinzaine d\u2019années, le parieur-type était un homme d\u2019affaires blanc, la quarantaine.Aujourd\u2019hui, le portrait du joueur révèle le visage d\u2019un adolescent ou d\u2019un jeune adulte, endetté jusqu\u2019au cou et au bord du suicide.Tous sont menacés, Noirs, Blancs, riches, pauvres, ouvriers ou intellectuels.Une tendance qui inquiète les milieux éducatifs, alors que de plus en plus d\u2019États envisagent d\u2019instituer une loterie nationale.Les personnes qui achètent un billet de loterie tous les jours ou qui dépensent de fortes sommes pour s\u2019adonner à leur vice ne sont pas forcément des intoxiqués du jeu.Pour avoir le droit de faire partie de cette aristocratie, il faut encore, selon les psychanalystes, répondre à un certain nombre de critères.Les intoxiqués Le joueur vraiment intoxiqué continuera à parier même si ses dettes s\u2019accumulent, même si sa famille et son travail se désintègrent à cause de son vice et, ce, malgré ses propres efforts pour s\u2019arrêter.Comme le cocaïnomane, le parieur a tendance à risquer des sommes de plus en plus élevées, afin de ressentir l\u2019excitation du jeu.Une perte importante ne le pousse qu\u2019à parier encore plus, afin de récupérer les sommes qu\u2019ils a perdues.Son but n\u2019est pas de gagner de l\u2019argent, c\u2019est de jouer.Certains parieurs vont même jusqu\u2019à parier sur les deux adversaires d\u2019un concours, juste pour le plaisir de rester dans le jeu jusqu\u2019au bout.Pour eux, le jeu représente un moyen de se sentir puissants ou différents dans une société qui ne les admire pas forcément.Une fois qu\u2019ils ont touché le fond, certains doivent rembourser des sommes qui représentent parfois le double de leur salaire annuel.Ils se mettent alors à signer des chèques sans provision et à commettre des escroqueries en tout genre pour pouvoir rejouer et, espèrent-ils, se refaire.La situation est telle que des associations d\u2019aide aux joueurs en difficulté se sont formées, mettant à la disposition des intoxiqués une ligne téléphonique d\u2019urgence du style Parieurs anonymes.Près d\u2019un cinquième des personnes qui viennent y suivre une cure de désintoxication ont tenté au moins une fois de mettre fin à leurs jours.En bref Voyage à la Gorge de Coaticook Le Centre récréatif communautaire du quartier centre de Sherbrooke invite les aînés du quartier à participer à un voyage, prévu pour le 27 juillet, à la Gorge de Coaticook.L\u2019autocar, chargé d\u2019une cinquantaine de personnes, fera d\u2019abord une halte au parc historique national Louis-Saint-Laurent, de Compton, où la troupe aura droit à une visite guidée.Après un dîner champêtre consommé sur place, le groupe visitera la Gorge de Coaticook.Le départ s\u2019effectuera au Centre récréatif communautaire, au 400 ouest, rue Galt, à 10 h.Le retour est prévu le même jour, à 16 h.Pour information et réservation, communiquer avec Mme Anny Desjardins, au Centre récréatif communautaire du quartier centre.Vente de livres Les 20, 21 et 22 juillet aura lieu la 16e vente annuelle de livres usagés au profit de la Bibliothèque Memphrémagog.La vente se tiendra à la salle de l\u2019église St-Luc, au coin des rues St-Patrice et Des Pins, à Magog.Les livres disponibles seront offerts en français et en anglais, dans un échantillonnage d\u2019ouvrages pour adultes et enfants.Les profits de cette vente serviront à l\u2019acquisition de nouveaux volumes pour la Bibliothèque Memphrémagog située rue Merry nord, à Magog.Dépistage du cancer du sein accéléré Plus de 300 voitures anciennes en montre au parc Central de Fleurimont les 26 et 27 août * %, TORONTO (PC) \u2014 Le gouvernement de l\u2019Ontario consacrera cette année 5 millions $ à un programme de dépistage du cancer du sein, a fait savoir le ministre provincial de la Santé, Mme Elinor Caplan.Le programme destiné aux femmes de 50 à 64 ans pourrait sauver quelque 300 vies chaque année, a indiqué Mme Caplan.Ces premières subventions ser- viront à mettre sur pied et à opérer huit centres cette année, a indiqué le ministre.D'ici à 1995, 36 centres existeront, dans lesquels 300,000 femmes par an pourront suivre des tests.Le cancer du sein est la principale source des décès liés au cancer chez les femmes de 54 à 60 ans.On tente de réduire de 40 pour cent le nombre de ces morts.par Linda GIGUERE SHERBROOKE \u2014- Abandonnées, on les aurait traitées de vieux bazous.Rongées par la rouille, elles auraient simplement été expédiées à la ferraille.Heureusement pour elles, certains les ont soignées.Les 26 et 27 août, chrome astiqué et pare-brise scintillant, les belles d\u2019autrefois, s\u2019exhiberont.Au Parc central de Fleurimont, la cinquième édition de l\u2019Americana Autoexpo réunira, dans un concours d\u2019élégance, plus de 300 voitures anciennes.En provenance du Québec, du New Hampshire, du Vermont ou de l\u2019État de New York, les Packard, Riley ou Essex des années 1901 à 1970 ressurgiront du passé.Le fameux George White, tracteur à vapeur fabriqué en 1917, constituera sans doute l\u2019attraction majeure de l\u2019événement.On dit de ce mastodonte de sept tonnes qu\u2019il est en parfait état de marche.La valeur totale de ce parc mu-séologique est presque inestimable.«L\u2019an passé, la voiture la plus dispendieuse était évaluée à 165 000 $ US.Cette année, en tout, ça doit tourner autour de deux à trois millions $», note Michel Comeau, vice-président de l\u2019A-mericana Auto-expo, Prémisse à l\u2019exposition, les aînées des bagnoles déploieront leurs ailes.Dans le défilé du 26 août, elles quitteront le parc Central de Fleurimont, à 15 h, attaquant les principales artères de la ville, pour revenir à leur point de départ vers 16 h.Le soir même, une super rétro-disco promet un voyage au coeur du Brylcreem et les 10000 visiteurs attendus pour-des queues de cheval, au Centre ront examiner les véhicules sta-communautaire de Fleurimont.tionnés, toute la journée, au Parc Au lendemain de cette soirée, Central.çâk 9Æ Cette Buick 1935, propriété de reux, de Magog, fera la belle parmi M.Jean Lamou- anciennes qui seront réunies à l'Americana Auto-les 300 voitures expo de Fleurimont, les 26 et 27 août.SPECIAL plan de maison * ,fl'\\ ift kmmm p mmm m mëMÊk Modèle T- 2524 Type: Maison à étage d'inspiration anglaise.Programme: Rez-de-chaussée: cuisine/dînette, salle à manger, vivoir, salle familiale, salle de toilette, buanderie.Étage: 3 chambres, salle de bains.Sous-sol aménageable.Plan: Semi-ouvert.Surface habitable: 165,33 nf (1837 pi2).Revêtements extérieurs: Revêtement à l'horizontale, bardeau d'asphalte.MODELE TIRÉ DU MAGAZINE PIANS DE* Éléments utilitaires: Porte fenêtre à la salle familiale s'ouvrant sur un perrron arrière, perrons avant et latéral abrités, buanderie indépendante au rez-de-chaussée, foyer au vivoir.Particularités: Salle de bains de l'étage accessible de la chambre principale avec grandes garde-robes, boudoir en mezzanine à l'étage.Construction attrayante alliant confort et fonctionnalisme.maisons DU QUEBEC Faites-moi parvenir le modèle T- 2524 Rez-de-chaussée: 93,69 m2 (1041 pi2)
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