La tribune, 28 juillet 1989, Cahier 2
[" FORUM 1 la tribune I SHERBROOKE, VENDREDI 28 JUILLET 1989 M 11 Avortement: réactions à la décision de la Cour d'appel Ed Broadbent demande à la Cour suprême de se prononcer contre les injonctions en cette matière Parizeau presse Québec de combler le vide juridique par Guy TAILLEFER ¦ OTTAWA (PC) - Le chef du NPD, Ed Broadbent, presse la Cour suprême du Canada de se prononcer contre le recours à des injonctions en matière d\u2019avortement et demande au gouvernement Mulroney d\u2019intercéder juridiquement en faveur de Chantal Daigle.«La coercition par injonction constitue une transgression injustifiée de la liberté de la femme», écrit M.Broadbent dans une lettre envoyée hier au premier ministre Brian Mulroney.Il ajoute que «la menace d\u2019injonction est une humiliation inutile- et cruelle.» Il ne fait aucun doute dans l\u2019esprit du leader néo-démocrate que la Cour suprême a la responsabilité d\u2019entendre l\u2019appel logé par Mme Daigle, à laquelle la Cour d\u2019appel du Québec a interdit, mercredi, de se faire avorter.M.Broadbent prie M.Mulroney «de charger le ministre de la Jus- f tice d\u2019intervenir en faveur de » Chantal Daigle dans ces procédures judiciaires».Il faut, selon lui, que le gouvernement indique clairement à la Cour suprême qu\u2019une injonction «n\u2019est pas et ne peut pas constituer une solution acceptable».Il faut à tout prix éviter, estime M.Broadbent, que d\u2019autres femmes au Canada subissent le «supplice» vécu par Mme Daigle.Intervention ministérielle ?Au ministère de la Justice, la porte-parole Hélène Ouellet n\u2019a pas tout à fait exclu l\u2019éventualité d\u2019une intervention ministérielle.Impossible toutefois de prendre une décision à ce sujet, a-t-elle indiqué, avant de savoir si la Cour suprême acceptera ou non d\u2019en- Aucun droit au foetus avant la naissance selon le NPD-Québec MONTRÉAL (PC) - Le NPD-Québec croit qu\u2019en matière d\u2019avortement, c\u2019est à la femme seule de décider.Le chef Gaétan Nadeau ne croit même pas nécessaire d\u2019imposer une limite dans le temps pour autoriser ou interdire un avortement.Tout comme le Parti québécois, le NPD propose à Québec de combler lui-même le vide juridique qui existe en matière d\u2019avortement en amendant le Code civil québécois.Le NPD-Québec se distingue toutefois du Parti québécois sur un point.Selon le chef du NPD-Québec, les droits du foetus ne commencent qu\u2019avec sa naissance et non lorsqu\u2019il est dans le ventre de la mère.«Quand l\u2019enfant naît vivant et viable, il a des droits.» Avant, «c\u2019est à la mère de décider», plaide M.Nadeau qui rejette toute limite à la grossesse, même 20 semaines.M.Nadeau ne se fie nullement au gouvernement conservateur pour adopter une loi en faveur des femmes.Les députés conservateurs sont divisés et trop près du mouvement Pro-Vie, selon lui.C\u2019est donc à Québec d\u2019agir pour offrir des services gratuits et accessibles, dans toutes les régions du Québec.M.Nadeau précise que ces services d\u2019avortement doivent s\u2019accompagner d\u2019un train de mesures visant à faciliter les grossesses désirées et la vie familiale: garderies, congés parentaux, aide aux familles démunies, aux familles monoparentales, etc.Quant au jugement lui-même, M.Nadeau le trouve «aberrant» et y voit «un recul des femmes».A ses yeux, c\u2019est comme si les juges avaient dit à Chantal Daigle «à cause de l\u2019absence de loi, paf, gar-de-le».D\u2019après lui, le fait, pour Chantal Daigle, de désirer un avortement parce qu\u2019elle refuse de l\u2019élever seule est un motif suffisant pour justifier l\u2019avortement, «surtout quand on sait ce que ça veut dire être monoparental aujourd\u2019hui: pauvreté, abandonner souvent sa carrière».Le chef du NPD-Québec devait participer, hier soir, à la manifestation en faveur de l\u2019avortement, au centre de Montréal, en compagnie d\u2019autres personnalités et groupes de pression.Musulmans De son côté, le Centre de recherche et d\u2019information sur l\u2019inté-ration des musulmans au Cana-a, par le biais de son représentant, le Dr Abdel Kader ben Abdallah, a fait savoir qu\u2019il «accueillait avec beaucoup de soulagement» la décision du tribunal.Il a tenu à souligner que pour l\u2019Islam, l\u2019enfant «quel que soit son âge, a les mêmes droits qu\u2019un adulte».Si les parents «font défaut», c\u2019est à la société de «prendre le relai».tendre l\u2019appel logé hier par l\u2019avocat de Mme Daigle.Au bureau du premier ministre Mulroney qui ne rentre pas à Ottawa avant dimanche, on indi- Ed Broadbent E I -.,-; '' quait n\u2019avoir pour le moment aucun commentaire à faire sur la lettre de M.Broadbent.L\u2019affaire Daigle constitue, selon le leader du NPD, une insup- portable atteinte au respect de la vie privée.En conférence de presse, il a dit juger inacceptable que le gouvernement fédéral «regarde sans rien dire la vie intime d\u2019une femme étalée jour après jour dans les médias».Interdire le recours à la procédure d\u2019injonction devrait suffire, pense M.Broadbent, à clarifier la situation en matière d\u2019avortement et à reconfirmer, conformément au jugement rendu par la Cour suprême il y a 18 mois, dans la cause Morgentaler, le droit des femmes à interrompre une grossesse.Il n\u2019y a donc pas lieu pour Ottawa, du moins pour finstant, d\u2019intervenir sur le plan législatif, soutient le chef du NPD.Il faut d\u2019abord voir comment la Cour suprême réagira.Pas à cause du vide juridique M.Broadbent dont le parti est opposé à une recriminalisation de l\u2019avortement, ne considère pas du reste que la situation dans laquelle se trouve aujourd\u2019hui Chantal Daigle soit attribuable au vide législatif créé par le jugement rendu par la Cour suprême, en janvier 1988.Personne ne pouvait prévoir à son avis que des ex-amis en Ontario, au Manitoba et au Québec tenteraient d\u2019interdire par injonction à des femmes de se faire avorter.par Lia LEVESQUE ¦ MONTRÉAL (PC) -Puisque le gouvernement fédéral ne s\u2019empresse pas d\u2019adopter une loi sur l\u2019avortement, Québec devrait combler le vide juridique dès cet été, en votant lui-même une législation sur le sujet.C\u2019est la position qu\u2019a défendue, hier, le chef péquiste Jac-ues Parizeau, en conférence e presse.On a toujours cru que l\u2019avortement était de juridiction fédérale mais le jugement de la Cour d\u2019appel, mercredi, est basé en partie sur les lois québécoises.Cela prouve, selon M.Parizeau, que Québec peut légiférer en matière d*avorte-ment, non pas selon le droit criminel qui relève du gouvernement fédéral mais en amendant le Code civil québécois ou en amendant sa propre Charte québécoise des droits et libertés.Le chef du PQ se dit même prêt à collaborer avec le premier ministre Bourassa et à siéger dès cet été pour combler d\u2019urgence le vide juridique.«C\u2019est Québec qui doit bouger.» Si le gouvernement libéral n\u2019annonce pas son intention bientôt, avant la campagne électorale, «il va nous avoir dans les pattes avec ça», avertit M.Parizeau.Solution du PQ La solution proposée par le PQ consiste d\u2019abord à définir, dans la Charte québécoise des droits, ce qu\u2019est une personne humaine.Pour cela, il compte sur l\u2019expertise des médecins.Ceux-ci seraient appelés à déterminer à quel stade de la grossesse le foetus est viable, hors du corps de la mère.Jusqu\u2019à cette date, «l\u2019avortement serait vraiment libre» selon M.Parizeau, en plus d\u2019être gratuit et accessible dans toutes les régions du Québec.Après, il serait réglementé.Cette réglementation qué- Jacques Parizeau bécoise serait «plus civile que pénale» propose M.Parizeau; elle ne prévoirait pas de sanctions pénales comme le faisait la loi fédérale en se fondant sur le Code criminel.Le Dr Denis Lazure, ancien ministre du Développement social sous René Lévesque, créateur des fameuses cliniques Lazure de planning fam-lial où on pratiquait des avortements dans les conditions médicales requises, était d\u2019ailleurs présent à la conférence de presse pour appuyer les propos de M Parizeau.11 a déploré le fait que le jugement ait chambardé le climat social qui découlait d\u2019un certain «consensus dans la société».Ce consensus, selon le Dr Lazure, M.Parizeau et la vice-présidente Pauline Ma-rois, était généralement en faveur de l\u2019avortement, à certaines conditions.Sur le cas précis de Chantal Daigle, M.Parizeau et Mme Marois se sont montrés hésitants.Devrait-elle pouvoir se faire avorter à sa 21e semaine de grossesse ?M.Parizeau a d\u2019abord refusé de se prononcer «sur un cas particuler».Il a ensuite déclaré que «c\u2019est à la mère de décider», ajoutant que l\u2019ancienne loi mentionnait la limite de 20 semaines et que Chantal Daigle serait «obligée d\u2019en tenir compte».Mme Marois, elle, a dit: «oui», Chantal Daigle devrait pouvoir se faire avorter.Mais M.Parizeau a tranché: De toute façon, «elle n\u2019en serait pas là si l\u2019Etat ne s\u2019en était pas mêlé».moko BOITE GÂTERIES DE ROWNTREE 225 grammes.Kit-Kat ou Coffee-Crisp.Samedi seulement: 1 99 FONDU EN TRANCHES \"MAPLE LEAF ft 500 grammes.Samedi seulement: 99 ACCESSOIRES POUR CENTRE DE TABLE PATIO LIQUIDE À VAISSELLE SUNLIGHT\" \"î* COUCHES PAMPERS Tels que: verre à vin, sucrier et crémier, beurrier, pichet, bol à salade, assiette de service: vert, blanc, rose ou noir.Samedi seulement: 1.5 litre.(Quantité: 1 20).(Limite: 2 par client).Samedi seulement: Médium, large ou ultra-plus.Limite: 2 par client.Samedi seulement: 99 HUILE À MOTEUR \"AUTOTRUST\" 2001 10W30.1 litre.Samedi seulement .99 m oolco TEINTURE EXTERIEUR W00LCREST Semi-transparente ou opaque.Format 4 litres.Samedi seulement $ 10 Des bas prix.et tellement plus à découvrir! B 2 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, VENDREDI 28 JUILLET 1989 FORUM ÉDITORIAL i Les droits du foetus Ce serait plutôt simple d\u2019analyser l\u2019affaire Daigle et le jugement de la Cour d\u2019appel du Québec sous l\u2019angle victoire-défaite.Quand un couple en arrive à se détester devant les tribunaux et sur la place publique, quand le cirque médiatique s\u2019empare d\u2019une histoire privée triste à l\u2019extrême, quand on étale partout le passé des ex-conjoints et même de leurs familles respectives, personne ne peut crier victoire sans à tout le moins avoir une pensée pour ceux qui estiment avoir perdu.En lui-même, le jugement même partagé, semble réaliste.En apparence, la vie de la mère n\u2019est pas en danger, sa santé non plus et l\u2019enfant vivra.A moins que la Cour suprême et la mère n\u2019en décident autrement.Même si le mouvement Pro-Choix se lamente que les droits fondamentaux des femmes sont brimés, que toutes les femmes sont désormais sujettes à l\u2019esclavage, on sait bien que c\u2019est de l\u2019enflure verbale.Le jugement de la Cour d\u2019appel ne dit pas que l\u2019avortement est un crime, que les femmes n\u2019ont pas le droit d\u2019avorter dans certaines conditions.Le jugement annonce simplement que Chantal Daigle à 20 semaines de grossesse normale, d\u2019une grossesse qu\u2019elle a désirée au début, n\u2019a pas de raison valable de priver un foetus de son droit à la vie.C\u2019est grossier de qualifier le jugement d\u2019absurde, de prétendre que c\u2019est la consécration du droit du père sur le droit de la mère, que c\u2019est le retour au régime du patriarcat.Il faut au moins apprendre à lire quand on commente un jugement, et ne pas se contenter d\u2019énoncer ses préjugés et des faussetés.C\u2019est tout de même incroyable qu\u2019on puisse craindre que ce jugement mette en danger la santé des femmes et risque même de leur interdire la contraception si l\u2019homme le veut.La Cour d\u2019appel a tranché un cas particulier, pas l\u2019ensemble du problème.Même si les droits du foetus ne sont pas expressément reconnus dans la Charte canadienne, ils existent quand même.Il ne faudrait pas sombrer dans le légalisme au point d\u2019admettre que seuls les droits écrits doivent être reconnus.Ce n\u2019est pas parce que la Cour suprême a décriminalisé l\u2019avortement que celui-ci est devenu le geste banal et privé que le mouvement pro-Choix souhaite.Le foetus est un être humain et a droit à la protection, à la vie.A partir de quand?De la naissance officiellle?Du deuxième, du troisième mois de la grossesse?Le jugement ne nie pas les droits de la mère, il rappelle le vieux principe selon lequel nos droits sont limités par ceux d\u2019autrui.Par ailleurs, le droit à disposer librement de son corps ne fait partie que du vocabulaire de certains extrémistes.Par exemple nul n\u2019a le droit de se suicider, n\u2019a le droit de sauver sa vie en tuant un témoin, à moins que ce témoin ne mette en danger sa vie.Le reconnaître dans un jugement, ce n\u2019est pas nier les droits des femmes, ce n\u2019est pas les ravaler au rang d\u2019êtres inférieurs, c\u2019est élever le foetus au rang d\u2019être humain.Parce que le gouvernement Mulro-ney nous a gratifié du vide juridique en matière d\u2019avortement, plusieurs ont cru que tout était permis en cette matière et que les tribunaux n\u2019avaient plus à se pencher sur ces questions.Cette approche légaliste enlèverait aux juges le privilège de recourir au bon sens pour évaluer une cause et les confinerait à se prononcer sur des articles du Code criminel ou du Code civil.Quand il est question de protéger la vie, de rappeler des valeurs, il est heureux de trouver des juges qui ne se réfugient pas derrière la facilité que leur procure le respect aveugle du Code.En attendant que le gouvernement joue enfin son rôle et adopte une loi qui empêchera d\u2019autres affaires Daigle de se retrouver devant les tribunaux.Jean Vigneault Maux d\u2019esprit r\t\t\t\tN\\ \tBAVASSERIES\t l\t\t\t\t Correspondance: - O - Si ça continue comme ça, je vais pouvoir témoigner moi-même devant la Cour suprême! Un foetus bien connu -\tO - Etre ou ne pas être, voilà la question.Les foetus canadiens -\tO - Heu.heu.l\u2019avortement?.Heu.heu.Nous sommes.en effet.placés.devant une si- tuation.extrêmement délicate.et difficile: réfléchir et prendre une décision.Les Canadiens, heu.heu., j\u2019en suis sûr.sont conscients du défi que cela, heu.heu.représente pour les membres de mon gouvernement, heu, heu.Brian Mulroney Note: Un appareil capteur de très bases fréquences (caverneuses) a permis cette transcription.\u2014 O \u2014 J\u2019abandonne!! J\u2019ai été jusqu\u2019à la pizza au toffu mais celle à la crème Budwig, là c\u2019est trop!.Un ex-naturo-écolo-granola -\tO - Selon notre dernière enquête, seulement la moitié d\u2019un Canadien sur 10 a entendu parler des Jeux de la Francophonie et les neuf autres et demi ne veulent plus jamais en entendre parler.Sondage Au Galop -\tO \u2014 Plume Lencrier OPINION DES AUTRES «Mère Thérèse» sera regrettée Mme Thérèse Lavoie-Roux n\u2019a surpris personne en annonçant qu\u2019elle ne sollicitera pas un nouveau mandat, lors des élections générales prévues pour l\u2019automne.Après 20 ans de vie publique intense, dont 7 à la présidence de la CÉCM et 13 à l\u2019Assemblée nationale (dont elle est la doyenne féminine), elle souhaite se consacrer à des activités moins exigeantes.Au début de la soixantaine, encore énergique, elle se destine, croit-on, vers un service international, l\u2019OMS ou autre.C\u2019est surtout à titre de ministre de la Santé et des Services sociaux, depuis près de quatre ans, que Mme Lavoie-Roux s\u2019est fait apprécier du grand public.Elle arrivait à ce ministère casse-cou \u2014 10 milliards$, le tiers du budget québécois \u2014 solidement préparée comme travailleuse sociale, administratrice publique et critique de l\u2019opposition.Durant 9 ans, avec vigueur mais sans par-tisanerie, elle avait été le porte-parole de son parti.Moins sobre et mesuré qu\u2019elle, le PLQ se faisait fort de mettre un terme à la «médecine de guerre», de museler un monstre vorace et de remettre à l\u2019honneur l\u2019entreprise dite privée.Coincée entre sa conception, plus compatissante, et celle de collègues économiques, plus enclins à serrer la vis, «Mère Thérèse» a commis quelques erreurs (telle la coupure dans les soins dentaires aux enfants) et n\u2019a pu répondre à toutes les attentes.Qui le pourrait d\u2019ailleurs, tellement les besoins sont illimités et les ressources, elles, restreintes?Simple, solide et loyale, la ministre a heureusement pu compter sur l\u2019appui indéfectible du premier ministre.Chaque fois que ministres obtus ou militants imprudents réclamaient discrètement sa tête, M.Bourassa s\u2019employait à la défendre, sachant fort bien que, dans les circonstances, personne ne ferait mieux qu\u2019elle» Aux prises avec des urgences, littéralement, dans le secteur hospitalier, et devant plus souvent qu\u2019autrement agir en pompier, Mme Lavoie-Roux n\u2019a pu mener à terme de graves dossiers, notamment la révision de la loi sur les services de santé et les services sociaux, la politique familiale, la reconnaissance des sages-femmes.Toutefois, par ses orientations* et décisions, elle a réussi, à travers embûches et écueils, à maintenir le cap sur l\u2019essentiel.Soit la gratuité, l\u2019accessibilité et me Lavoie-Roux l\u2019universalité des soins de santé et des services sociaux.De cela, il faut lui savoir gré, même s\u2019il y a encore des inégalités criantes, dans la répartition régionale des médecins, par exemple, et de graves pénuries, notamment dans les soins infirmiers.Mme Lavoie-Roux a posé des balises qui devraient durer plus qu\u2019un mandat.Que l\u2019on pense à la décentralisation, au souci des plus faibles et démunis, à son refus de succomber aux pièges de la privatisation (et du ticket qui ne modérerait que les marginaux et les miséreux), elle a agi avec dévouement et conscience sociale, sans politicaillerie.Sa crédibilité lui a permis de survivre aux outrances proférées par ses collègues.Que son successeur soit, à tout le moins, aussi prédent et méticuleux.Il y a certes grand besoin d\u2019adaptation, de réforme même, mais il n\u2019y a pas lieu de chambarder, encore moins de remettre en question, les grands choix sociaux d\u2019il y a 20 ans.En ce sens, le «testament» de la démissionnaire est éloquent.Tenant compte des contraintes budgétaires et du vieillissement des Québécois, il faut davantage mettre l\u2019accent sur la prévention et la responsabilité de chaque citoyen.Mme Lavoie-Roux n\u2019a pas fait de miracle.Avec des clientèles diversifiées et de plus en plus exigeantes, des réseaux décentralisés, nul super-ministre ne peut combler des aspirations sans limites.Elle a fait son devoir avec diligence et dévouement, méritant son surnom affectueux.Gilles Lesage Le Devoir iüi X yCn «É m ¦¦I (llli W\\\\\\\\\\\\\\v ,X\\\\\\VC>£ A\\\\\\V-V' g»»' TRIBUNE LIBRE Les Etats-Unis et l'amiante canadien: des mesures injustifiables L\u2019Honorable Jake Epp Ministre de l\u2019Energie Mines et Ressources La présente veut fa.ire suite à la grave décision de Environnemental Protection Agency (E.P.A.) d\u2019interdire l\u2019importation, la transformation et la distribution de l\u2019amiante sur le territoire des Etats-Unis.Comme vous, je suis profondément préoccupé par les conséquences importantes qu\u2019elle aura sur l\u2019économie régionale de l\u2019Es-trie, principale productrice d\u2019amiante au Canada, et aussi sur l\u2019emploi dans le milieu qui sera durement touché.Plus encore, même le marché canadien d\u2019ex-ortation d\u2019amiante pourrait su-ir des effets dramatiques à court et moyen terme compte tenu des effets d\u2019entraînement de cette décision américaine sur les autres pays importateurs d\u2019amiante dans le monde, tel que ceux d\u2019Europe, d'Afrique et d\u2019Amérique du Sud.Je désirerai donc, Monsieur le ministre, avoir une rencontre avec vous-même le plus tôt possible, selon votre convenance afin d\u2019évaluer les répercussions immédiates et futures de ces mesures américaines injustifiables.Entre autres perspectives, je souhaite non seulement de votre part vous voir en appeler de cette décision américaine, mais aussi vous voir considérer l\u2019urgence d\u2019approcher les principaux importateurs d\u2019amiante du monde afin de les rassurer.De plus, je souhaite que vous puissiez, avec moi, amorcer des discussions avec l\u2019Honorable Harvie André, de l\u2019Industrie, Sciences et Technologie, en vue de cibler des implantations manufacturières et industrielles à Asbestos pouvant contribuer à relever l\u2019économie locale déjà durement affectée depuis 1982.Dans l\u2019attente d\u2019une rencontre prochaine avec vous, veuillez agréer, Monsieur le Ministre, l\u2019expression de mes sentiments dévoués.Yvon Côté, député Richmond-Wolfe Le 17 juillet 1989 Le ministre Epp $ J*- Comment peut-on se réjouir de la révolution française?A la suite du 14 juillet 1789, bien des têtes sont tombées, mais en 1989 il semble que plusieurs perdent la tête sans qu\u2019elle tombe.Car comment peut-on fêter et se réjouir en se rappelant une série d\u2019événements qui ont eu des suites si malheureuses?Alors qu\u2019au Canada nous nous sommes toujours réjouis de n\u2019être plus colonie française en 1789 \u2014 ce qui nous a épargné les malheurs de la révolution-en 1989 notre premier ministre se joint aux révolutionnaires pour fêter le bicentenaire.Pour marquer ce bicentenaire, oui, nous devons faire quelque chose: c\u2019est de réparer.N\u2019oublions pas que la révolution, en proclamant les droits de l\u2019Homme s\u2019est érigée contre les droits de Dieu.En prêchant les devoirs de l\u2019Homme, l\u2019Évangile avait formé des âmes libres; en ne proclamant que des droits, la révolution préparait des esclaves et des tyrans.Un des moteurs principaux de ^révolution fut la destruction de l\u2019Église catholique, de son clergé, de son dogme, de ses fidèles, de ses biens.Ce n\u2019est pas seulement au moment de la Terreur q ue l\u2019É-lise fut persécutée mais dès le 10 octobre 1789 un décret mettait les biens du clergé «à la disposition de la Nation», à charge pou r celle-ci de payer le clergé.Le 23 octobre, l\u2019Assemblée suspendait l\u2019émission des voeux dans tous les monastères.Le 12 juillet 1790 l\u2019Assemblée vota la Constitution civile du clergé qui, selon Talleyrand lui-même, fut la plus grande faute politique de cette assemblée, indépendamment des crimes affreux qui en ont été la conséquence.Pour réparer le mal commis par la révolution, la France de 1989 n\u2019aurait-elle pas mieux fait de ré- parer les nombreuses églises de France qui font voir encore de nos iours aux touristes les dégâts de la révolution?L\u2019effet aurait été plus durable que celui d\u2019un feu d\u2019artifice.Le 14 juillet est passé et les fêtes socialistes aussi.Mais le 15 août prochain, c\u2019est la France catholique qui manifestera en réparation des blasphèmes et des crimes de la révolution.De tous les coins de France, et d\u2019ailleurs, se rassembleront pour une messe solennelle à la Place de la Concorde, à Paris, des milliers de catholiques.L\u2019après-midi, après une évocation historique, cette foule se rendra en procession de réparation de la Concorde à l\u2019église Notre-Dame.Puisse ce 15 août servir à la floire publique de Dieu et de Son ils Jésus-Christ pour aider à sauver la France! Cécile Bélisle Sherbrooke Il a marqué l\u2019histoire de Monsieur le M^ire, Messieurs les Echevins, Ville de Windsor De passage à Windsor récemment, j\u2019étais témoin des derniers vestiges de l\u2019immeuble situé 79, rue St-Georges, à l\u2019angle de la 2ième avenue, établissement commercial sis sur pied au début du siècle par M.Joseph-Hormis-das Morin.Ce dernier est né à Windsor au numéro actuel 38 de la lière avenue, le 2 avril 1890.Il habita avec ses parents (et ensuite avec Sa propre famille) au 15 de la 2ième avenue, de 1896 à 1934 pour aménager par la suite dans l\u2019immeuble qui sera bientôt démoli, jusqu\u2019en 1956 où il s\u2019installa alors au 171, rue St-Christophe.Én 1984, il dut se retirer au Foyer St-Joseph de Sherbrooke en raison de son grand âge.M.Joseph-Hormisdas Morin est décédé le 5 octobre 1988, ayant marqué l\u2019histoire de Windsor Pendant près d\u2019un siècle.La Triune de Sherbrooke, du 7 octobre 1988, et L\u2019Etincelle du mardi 11 octobre 1988, ont donné un bref résumé de ses nombreuses réali- sations dans la municipalité dont il a toujours été si fier.Une page d\u2019histoire se tourne dans la ville de Windsor: les contribuables voient partir avec émotion le vieil édifice; Morin qu\u2019ils ont toujours vu.Lors de mon trajet de retour vers Québec où je demeure depuis 1965, une idée m\u2019est venue à l\u2019esprit.Je me permets de la transformer en suggestion aux autorités actuelles de ma ville natale.Le pont entre Windsor et Greenlay ne me paraît pas avoir La Tribune publie gratuitement les opinions des lecteurs.Les sujets d\u2019intérêt local ou régional ont la priorité, et nous ne nous engageons pas à publier toutes les lettres reçues.Les lettres doivent être courtes et nous nous réservons le droit de les éditer.Chaque lettre doit être signée et com- Windsor encore été nommé.Pourquoi ne deviendrait-il pas le Pont Joseph-Hormisdas Morin en mémoire de ce vieux résidant qui s\u2019est beaucoup dévoué pour lés causes publiques, économiques et culturelles de sa ville?Je vous remercie de la bonne attention que vous apporterez à ma suggestion, et vous prie d\u2019agréer mes félicitations pour les réalisations actuelles de votre administration.Elise Morin-Beaudry Charlesbourg porter l'adresse complète de l\u2019auteur avec son numéro de téléphone.Ces renseignements restent confidentiels, seuls le nom de l'auteur et de la ville d\u2019origine apparaîtront dans le journal.Les lettres anonymes comme les lettres injurieuses ne seront pas publiées.Le rédacteur en chef Avis aux lecteurs la tribune ] \u2014 \u2014 - - > 1950, rue Roy, Sherbrooke, Qué., Tél.: 504-5450, J1K 2X8 Téléphones: Petites annonces: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnements: 564-5466 AD MJ NI S T R A TIO N YVON DUBÉ Président et Éditeur JEAN GUY FARAH Adjoint au président ladm i et Secrétaire trésorier LIONEL DALPÉ Adjoint au président (prod l et Editeur adjoint RÉDACTION JEAN VIGNEAULT Rédacteur en chef JEAN ROY Directeur de l'informaton PIERRE YVON BÉGIN Chef des nouvelles ROCH BILODEAJ Chef éditorialiste adomt STÉPHANE LAVALLÉE Chef de pupitre DENIS MESSIER Directeur des pages siortives PUBLICITÉ PRODUCTION COMPTABILITÉ TIRAGE FRANCOIS VAILLANCOURT Directeur de la publicité J.BERTIN ST AMAND Adjoint au directeur JEAN FRANÇOIS ROULEAU Adjoint au directeur PAUL ALLARD Chef de bureau JEAN PIERRE ROBITAILLE Directeur de la production J.JACQUES DELORME Chef des opérations GÉRARD PÉPIN Adjoint GASTON GRENIER Adjoint BENOÎT CÔTÉ Chef pressior JEAN-NIL LAPLANTE\tANDRÉ CUSTEAU Directeur au tirage\tAdjoinl au directeur Gérants de district ANDRÉ CORRIVEAU Chef comptable JULIENNE POULIN Gérante du .crédit EXPÉDITION MICHEL DOYON Gérant BÂTISSE ANDRÉ JACQUES Responsable PIERRE ALAIN DION JACQUES FAUCHER MICHÈLE FOURNIER MICHEL LAVOIE SERGE NADEAU CLAUDE OUELLET JEAN-MARC PÉPIN GASTON PINARD JEAN CHARLES POULIN LA TRIBUNE SHERBROOKE, VENDREDI 28 JUILLET 1989 B 3 VIVRE Jennie Paquet vient de traverser huit années de cauchemars La lumière au bout du tunnel par Jean PICHETTE SHERBROOKE \u2014 Huit ans de cauchemars.Quatre-vingt-dix opérations.Beaucoup de patience et de persévérance.Puis la lumière au bout du tunnel.5 novembre 1981.Stanstead.Jennie Paquet, sept ans, n\u2019est g as allée à l\u2019école aujourd\u2019hui.}(u plutôt, ne s\u2019est pas rendue à l\u2019école.Frappée par un camion, son voyage s\u2019est arrêté en cours de route.Double fracture du crâne.Fracture de la clavicule.Altération de la parole, des voies respiratoires et de la mémoire.Mais surtout, passeport pour de nombreuses épreuves.Traitée au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS), Jennie s\u2019accroche à la vie.Trois semaines après le moment fatidique, une trachéotomie est rendue nécessaire.Le coma dans lequel elle a sombré l\u2019empêche de respirer normalement.A travers la perforation effectuée dans la trachée, au niveau de la partie antérieure du cou, un tune de métal, la canule trachéale, fait le pont entre ses poumons et l\u2019air ambiant.Stigmate de la fragilité de son état, ce tube la reliera à la vie pendant près de huit ans.Après trois mois dans un profond coma, Jennie peut retourner chez elle.Mais un lit d\u2019hôpital la suit et la chaise roulante l\u2019attend.Pendant deux ans, des séances de physiothérapie lui permettront de réapprendre à marcher.Si elle n\u2019a jamais cessé complètement de boiter, Jennie a au moins retrouvé une autonomie qui lui assure maintenant un fonctionnement à peu près normal.Une situation difficile En mars 1982, une première tentative pour libérer Jennie de sa canule trachéale échoue.Une mauvaise cicatrisation tend à refermer la trachée.Il faut donc réintroduire un tube pour assurer un approvisionnement suffisant en oxygène.La jeune fille ne peut donc se départir de l\u2019appareil à succion nécessaire à l\u2019entretien de sa trachée.Au moins trois ou qua- tre fois par jour, tous les jours, une petite pompe est utilisée pour aspirer les sécrétions qui s\u2019agglutinent sur les parois de la canule, de façon à laisser l\u2019air circuler librement.Les premières années, ses parents assument la responsabilité de cet entretien.«Toutes les fois où nous sortions avec Jennie, il fallait traîner la petite valise contenant la pompe et les instruments servant à stériliser la canule.Ca fait beaucoup de charriages au fil des ans», note Pierre Paquet, le père de Jennie.Jennie supporte mal les con- séquences de sa trachéotomie.Le trou qu\u2019elle a dans la gorge lui donne une voie caverneuse.Lorsqu\u2019elle tousse, le mucus est évacué par la canule, avec un son métallique très aigu.Elle est rapidement pointée du doigt par ses jeunes camarades et laissée à elle-même.Bien des personnes plus âgées ont aussi tendance à s\u2019en éloigner.«Un jour, raconte encore son père, une jeune fille est venue à la maison pour garder Jennie.Quand celle-ci s\u2019est mise à tousser, la gardienne a reculé d\u2019à peu près 15 pieds tellement elle après 90 opérations! a été surprise.Elle est partie et n\u2019est jamais revenue garder.» Une longue suite d'opérations A la suite de l\u2019échec de la première opération, Jennie ne se décourage pas.Elle ne veut plus vivre avec une canule trachéale.Entre 1982 et 1984, une cinquantaine d\u2019interventions chirurgicales viseront à combler ses aspirations.Rien n\u2019y fait.Chaque fois que la trachée est libérée de la canule, une mauvaise cicatrisation tend à la refermer.Les traitement au laser pour dilater JB (Photo La Tribune par Maxime Doyon) Jennie Paquet et son père, Pierre, peu de temps après la fin de ses nombreux traitements.Maintenant âgée de 15 ans, Jennie pourra reprendre une vie scolaire plus normale, cet automne, en secondaire II.En attendant, la baignade lui est accessible sans restriction et elle peut parler aux gens sans crainte de les éclabousser en toussant.«Jennie apprend maintenant à vivre comme tout le monde», conclut son père.Comment inciter les gens à boire moins tout en continuant à toucher les recettes fiscales liées à l'alcool?par Arthur MAX STOCKHOLM (AP) - Les gouvernements suédois, norvégien et finlandais sont confrontés à un délicat problème.Comment inciter les gens à boire moins tout en continuant à toucher les recettes fiscales liées à l\u2019alcool?Les trois gouvernements ont en fait déjà trouvé une ébauche de solution.Il ont augmenté le prix de l\u2019alcool.Certes, les recettes ont augmenté, mais le nombre de buveurs, malheureusement, n\u2019a pas diminué.Il ne faut pas croire cependant que les Scandinaves sont des buveurs invétérés.Au classement de la consommation d\u2019alcool par an et par habitant, la Finlande est à la 21e place, la Suède à la 31e et la Norvège à la 33e.Mais comme l\u2019explique un professeur d\u2019une université suédoise, les Scandinaves «ne boivent pas souvent, mais quand ils boivent, ils boivent beaucoup.Cela fait partie de leur culture nordique».Prix prohibitifs Dans les rues de Stockholm, le vendredi après-midi, des centaines de personnes font la queue devant les magasins pour acheter de l\u2019alcool (vin, bière, liqueur) en prévision du week-end.Seuls les magasins d\u2019Etat sont autorisés à vendre de l\u2019alcool.Les prix son prohibitifs.En Suède, une bouteille de méchant whisky coûte au moins $28.00.En Finlande, un wThisky de qualité revient à environ $75.00.Mais ces tarifs n\u2019effraient personne et le commerce de l\u2019alcool est toujours florissant.En Suède, le Parlement devrait prochainement adopter une nouvelle loi sanctionnant plus lourdement l\u2019ivresse au volant.Les amendes sont déjà très lourdes.Il y a quelques mois, un automobiliste norvégien a été condamné à près de $17,000 d\u2019amende pour conduite en état d\u2019ivresse.Comme les Vikings.Selon certains, l\u2019habitude de consommer de l\u2019alcool remonte Quand tu vis un montant difficile at qua tu as basoin de parler.A Secours-Amitié il y a quelqu\u2019un pour t'écouter.UNE LUEUR D'ESPOIR.SECOURS/ , AMITIÉ d'écoute: 564 2323 Sans frais d'appel: Weedon HIMIIII LACMÉGANTIC RICHMOND ASBESTOS compos» 0 et dwnindw Zenith 5 3060 À TOUTE HEURE OU JOUR ET DE IA NUIT aux Vikings.Ils étaient, dit-on, grands amateurs d\u2019hydromel.Des sociologues expliquent que les Scandinaves aiment les alcools forts parce qu\u2019ici les hivers sont longs et qu\u2019il faut bien continuer à rire.D\u2019autres enfin soulignent que les Scandinaves sont des gens réservés et timides qui aiment boire pour faire et dire des choses qu\u2019ils ne feraient ni ne diraient le gosier sec.L\u2019habitude de taxer lourdement l\u2019alcool remonte au XVIIIe siècle.Le roi Gustav-III n\u2019hésitait pas à dire que boire était un acte patriotique.Les sujets buvaient, les caisses du royaume se remplissaient.Aujourd\u2019hui l\u2019alcool se traduit pour l\u2019Etat par des rentrées fiscales spectaculaires.En Finlande, 8.5 pour cent des recettes de l\u2019Etat proviennent de l\u2019alcool.Ce qui permet de payer tout le système de santé.FRAMBOISIÈRE CÔTÉ Corrections LATO N Encart Foyerama nouvelle vague Eaton dans La Tribune du mercredi 26 juillet 1989.Page 4 J: Table de chevet, différente de celle représentée.Devrait être: commode à 3 tiroirs.Page 26 A: Four à micro-ondes Viking Eaton RE306TC.Devrait être: 500 watts.Page 26 Z: Siège de toilette Be-neke bleu: non offert.Page 29 H: Drap housse: offert sur commande seulement.Page 35 H: Rangement pour dessous de lit, 36X18X6 po.Délai de 3 semaines: Page 4 A à F: Ens.de salle à manger traditionnel.G à M: Ens.de chambre à coucher de style classique.Eaton s\u2019excuse de tout Inconvénient 2762 Birchton (près de Cookshire) à quelques minutes de Sherbrooke Prix de quantité à l'auto-cueillette $110 $135 a Fruits de qualité (Newberg presque sans pépins) $21 pour 12 de 550 ml *13 pour 12 de 250 ml FRAMBOISIÈRE m COTE 875-3936 S.V.P.Aucun enfant dans le champ 1 1 vt'»*0\t.,08\t |\t j\tGarage\t?\tX 1 5\t 1\tï 1\tu 1\t
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