La tribune, 8 août 1989, Cahier 2
[" GÉNÉRAL ™ VIVRE |p||p||||||lp: REPORTAGES SHERBROOKE.MARDI 8 AOUT 1989 Le Conseil du patronat retire son appui aux infirmières A propos des négociations en cours dans le secteur public, selon un sondage Sorécom Québec doit régler avant de déclencher des élections, estime 83 % de la population MONTREAL (PC) - Le Conseil du patronat du Québec, qui avait surpris, le printemps dernier, en accordant son appui aux revendications des infirmières, a fait volte-face hier.Si le CPQ retire maintenant aux infirmières cet appui, c\u2019est gu\u2019elles ont repris ce week-end des moyens de pression que le Conseil des services essentiels a déjà jugés illégaux.«Si le refus de faire du temps supplémentaire était limité, comme il l\u2019était en fin de semaine, à un ou deux hôpitaux.Mais on sait que c\u2019est une escalade», expliquait hier le président du CPQ, Ghislain Dufour.En fin d\u2019après-midi, hier, l\u2019Association des hôpitaux du Québec avait recensé au moins 80 fermetures de lits à la suite des moyens de pression des infirmières.L\u2019hôpital Maisonneuve-Rosemont en compte une trentaine et celui de Valleyfield une vingtaine depuis le week-end.Hier, une trentaine de fermetures de lits se sont ajoutées, à l\u2019hôpital Saint-François d\u2019Assise, de Québec.Le refus de faire du temps supplémentaire est appliqué de façon plus rigoureuse dans une douzaine d\u2019établissements, a indiqué le porte-parole de l\u2019AHQ, Michel Cléroux,^ en précisant que la situation évoluait rapidement.Des rencontres syndicales ont lieu jusqu\u2019à jeudi èt le mouvement est appelé à prendre de l\u2019ampleur.Plus touchés Les hôpitaux de la région de Québec et de la rive sud de Montréal ont été plus touchés, de dire M.Cléroux.Dans la région métropolitaine, l\u2019attitude des syndiqués semble varier d\u2019un hôpital à l\u2019autre.Le président du Conseil du patronat estime pour sa part que le gouvernement a bien fait cet «effort spécial» que l\u2019organisme recommandait pour les infirmières au printemps.Même si l\u2019accord de principe conclu entre Québec et le comité de négociation de la Fédération des infirmiers et infirmières du Québec (FIIQ) a été rejeté, rien n\u2019empêche un retour à la table pour la négociation «d\u2019aménagements de l\u2019offre gouvernementale», note M.Dufour.A la Fédération, on s\u2019attendait à cette réaction du CPQ.«Ce n\u2019est pas la première fois que le CPQ entre en désaccord avec la partie syndicale, ironisait Lucille Auger, porte-parole du syndicat.Ca ne changera ni notre façon de voir les choses, ni nos moyens d\u2019action».Mme Auger observe qu\u2019il est encore trop tôt pour évaluer l\u2019impact des moyens de pression parce qu\u2019ils sont appliqués graduellement.On devrait avoir une bonne idée de la situation demain ou jeudi, dit-elle.La FIIQ a annoncé la tenue, le 24 août, d\u2019un référendum en vue d\u2019un débrayage.Mise en garde En fin de semaine, le premier ministre Robert Bourassa a tenu à mettre les infirmières en garde contre tout recours à une grève illégale qui, a-t-il dit, leur ferait perdre l\u2019appui de l\u2019opinion publique pendant cette campagne.En conférènce de presse au terme du congrès de la Commission-jeunesse du parti libéral, M.Bourassa appuyait ainsi le président du Conseil du Trésor, M.Daniel Johnson, qui, vendredi, avait prévenu les infirmières que le gouvernement ne tolérerait pas la fermeture des hôpitaux à la suite d\u2019une relance de leurs moyens de pression.Le premier ministre refuse d\u2019admettre la témérité du déclenchement de cette campagne alors qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019entente avec les 40,000 membres de la Fédération des infirmières et infirmiers du Québec (FIIQ).D\u2019une part, il croit que les infir- Les travailleurs de Mines Seleine expulsés du bureau du député CAP-AUX-MEULES (PC) - La Sûreté du Québec a expulsé hier après-midi les travailleurs de Mines Seleine qui occupaient depuis le matin les bureaux du député libéral des Iles-de-la-Madeleines, George Farrah.Trois manifestants ont été arrêtés, dont le conseiller syndical de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Jacques Bour-beau.Les trois manifestants devaient comparaître en Cour du Québec pour répondre à des accusations de voies de fait, d\u2019entrave au travail d\u2019un policier et de nuisance à la paix publique.En grève depuis plus de quatre mois, les travailleurs de la mine voulaient obtenir l\u2019assurance écrite que le gouvernement provincial n\u2019achèterait pas ses abrasifs pour les routes de la Société canadienne de sel d\u2019ici la fin du conflit de travail.Les quelque 130 travailleurs de Mines Seleine demandent la parité salariale avec les autres mineurs du Québec.Ghislain Dufour mières respecteront la loi.D\u2019autre part, si les élections ont lieu d\u2019ici le 10 octobre, «comme c\u2019est plausible», il restera assez de temps après pour conclure des ententes au même rythme qu\u2019en 1985 \u2014dont certaines n\u2019avaient pas été ratifiées avant décembre 1986.La négociation en cours est actuellement bien enclenchée, selon lui, avec l\u2019ensemble des salariés de l\u2019Etat puisque le gouvernement a déjà conclu des ententes avec la FTQ, la CEQ, les professionnels et les garderies.«Je ne pense pas qu\u2019on puisse lier cette question des ententes avec la campagne électorale.En 1976, lors de la seule élection que j\u2019ai perdue en quatre tentatives, on avait signé toutes les ententes.Ca n\u2019a pas empêché le peuple de me donner un congé.», d\u2019arguer M.Bourassa.nar Johanne LENNEVILLE MONTREAL (PC) \u2014 Plus de 80 pour cent de la population estime que le gouvernement québécois doit régler les négociations en cours avec les employés du secteur public avant de déclencher dès élections, indique un sondage Sorécom effectué pour le compte de la CSN.Mme Monique Simard, vice-présidente de la centrale syndicale, a rendu publics hier les résultats de ce sondage omnibus, réalisé il y a trois semaines auprès 1,034 Québécois de plus de 18 ans.La marge d\u2019erreurs d\u2019un tel échantillon est de plus ou moins 3.2 pour cent.Quelque 40 pour cent des personnes interrogées par téléphone étaient syndiquées.Selon le sondage, 83 pour cent des personnes interrogées estiment très important ou assez important que le gouvernement de Robert Bourassa règle le dossier des négociations dans le secteur public avant les élections, autant dans l\u2019intérêt du public que de celui du parti au pouvoir.Réaliste?.Mme Simard estime qu\u2019il est tout à fait réaliste de croire que l\u2019on peut parvenir à un règlement à la table des négociations dans le secteur public avant le aéclenchement du scrutin provincial, qui pourrait être annoncé dès demain selon plusieurs sources.Les syndiqués du secteur public, qui n\u2019ont Elus de convention collective depuis décem-re 1988, désirent signer un nouveau contrat de travail le plus tôt possible, affirme Mme Simard.«Et c\u2019est avant les élections qu\u2019on va pouvoir atteindre cet objectif».Le sondage démontre d\u2019ailleurs clairement que la volonté des 125,000 travailleurs que représente la CSN dans les secteurs public et para-public rejoint celle de la population, fait-elle remarquer.Enjeu électoral Mais il n\u2019est pas question pour la CSN de (Laserphoto PC, archives) Il n'est pas question pour la CSN de faire des négociations un enjeu des prochaines élections, prévient la vice-présidente de la CSN Monique Simard.faire de ces négociations un enjeu des prochaines élections, prévient la vice-présidente de la CSN.Il est cependant tout à fait louable pour un syndicat de se questionner, durant une période électorale, sur les véritables intentions du gouvernement à la table des négociations, précise Mme Simard.Depuis le début des pourparlers en janvier, on ne ressent aucune volonté ferme des négociateurs gouvernementaux de vouloir parvenir à un règlement rapidement, fait valoir Mme Simard.Les négociateurs patronaux vont souvent attendre que les syndiqués déclenchent des moyens de pression avant de discuter de façon sérieuse, précise-t-elle.La population semble d\u2019ailleurs d\u2019accord avec ce constat.Selon le sondage omnibus, 75 pour cent des gens interrogés disent croire que le gouvernement de M.Bourassa a l\u2019habitude d\u2019attendre que les syndicats exercent des moyens de pression avant de négocier des points importants des conventions collectives, et 39 pourcent affirment qu\u2019il n\u2019a pas du tout raison d\u2019agir ainsi, relève Mme Simard.Les syndiqués ont démontré clairement jusqu\u2019à maintenant qu\u2019ils étaient prêts à entreprendre des moyens de pression si aucun accord n\u2019était envisagé prochainement.Et si des mesures sont prises, elles seront sévères, prévient Mme Simard.Mais la stratégie qui sera adoptée visera avant tout le gouvernement et ne devrait pas pénaliser la population, rassure-t-elle.Salaires Le sondage révèle également que 65 pour cent des personnes interrogées trouvent que les services publics fonctionnent mal.Pour 49 pour cent des répondants, c\u2019est le gouvernement qui en est responsable, alors que 19 pour cent pointent du doigt les syndicats.A propos des salaires, 44 pourcent trouvent que les employés du secteur public devraient avoir droit à une hausse supérieure à celle que leur offre actuellement le gouvernement, soit quatre pour cent.La question de l\u2019équité salariale pour les femmes récolte l\u2019adhésion d\u2019une grande majorité de répondants.A ce sujet, 86 pour cent considèrent urgent que le gouvernement accorde dès maintenant la parité salariale aux femmes du secteur public.Tant les femmes que les hommes appuient ce principe (89 pour cent des femmes et 83 pour cent des hommes).89% Le financement intelligent C\u2019est simple.Le taux de crédit de Nissan de 8,9%\u2019 s\u2019applique à \u2018 toutes les Puisât tous les camions Costaud, toutes les Micra, Sentra, Stanza! Et en plus de profiter d\u2019un taux de crédit intelligent, vous pouvez profiter des offres spéciales de Nissan sur les Micra, Sentra et Costaud lvingCab super-equipes.Vous pouvez même emprunter le montant total de votre achat! Voilà une offre qu\u2019on ne peut laisser passer.Alors passez vite chez votre concessionnaire Nissan.Le génie des affaires.c\u2019est vous qui l\u2019aurez! *La Micra toit ouvrant.5 portes, garnitures spéciales, radio MA/MF stéréo.lecteur de cassette.2 haut-parleurs.La Sentra DLX: avec climatisation, garnitures spéciales, radio MA/MF stéréo, lecteur de cassette.4 haut-parleurs Le Costaud KingCab DLX : avec sièges arrière pliants, sièges baquets en tissu, moquette, radio MA/MF stéréo, lecteur de cassette.2 haut-parleurs et direction servo-assistée.\u2022Taux de crédit de 8.9% pour une période de 12 à 24 mois Taux de crédit de 9.9% pour une période de 25 à 36 mois Taux de crédit de 10.9% pour une période de 37 à 48 mois Les taux de crédit Nissan s appliquent aux voitures neuves Micra.Sentra.Stanza.Pulsar et aux camions Costaud neufs Par exemple pour un crédit de 10 000 S durant une période de 48 mois, à 10.9% approx .les mensualités seront de 257.97 S Le coût de l'emprunt est de 2 382.55 S Offre en vigueur pour un temps limité Crédit sujet à approbation Pour plus de détails, voir votre concessionnaire Nissan NISSAN géniaLet humain' LAssociation des concessionnaires Nissan du Québec / B 2 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, MARDI 8 AOUT 1989 TABLEAUX BOURSIERS ÉDITORIAL 1\t' ^ I Côté Cours, côté coeurs, côté raison.NDLR M.Jean Desclos, ex-éditorialiste à La Tribune, a été invité à rédiger ce texte.Le débat sur l\u2019affaire Daigle-Trem-blay passionne, au sens propre du terme, l\u2019opinion publique: ou plutôt les multiples opinions publiques.Car l\u2019avortement est un problème qui nous renvoie chacun à nos propres origines, à l\u2019angoisse plus ou moins consciente d\u2019avoir été ou non désiré par nos propres géniteurs.Chacun se sent un peu menacé dans ses propres valeurs fondamentales, dans ses options de vie les plus profondes.Les dialogues entre groupes et individus sont rarement sereins, les arguments plus émotifs que rationnels.Comment s\u2019y retrouver?Par exemple, en disant que seule la femme doit décider si elle doit ou non donner naissance à un enfant, on exprime une évidence simple: la maternité n\u2019est pas un devoir absolu.Mais en laissant entendre que la femme est la seule responsable de la vie ou de la mort de l\u2019enfant qu\u2019elle a commencé à fabriquer en son sein, on lui confère un pouvoir que l\u2019on veut, étrangement, exclusif.Si elle est la seule à décider de la mort du foetus, en optant pour l\u2019avortement, elle doit logiquement être la seule à décider de sa vie, et de tout ce que la croissance de cette vie exige.L\u2019homme qui n\u2019a pas le droit de décider de l\u2019avortement n\u2019a donc pas de responsabilité dans l\u2019acte d\u2019avorter et dans ses conséquences.Logiquement, il ne devrait pas avoir plus de droits et de responsabilités en regard de l\u2019enfant non avorté et vivant.Il pourrait refuser, en un cas de séparation ou de divorce, de payer une pension alimentaire pour les enfants puisque seule la femme est responsa- ble de leur naissance comme de leur non-naissance.On voit bien que ça ne fonctionne pas.D\u2019autre part, quels contrôles une société peut imposer à une femme qui ne veut ni ne peut raisonnablement mener sa grossesse à terme?Empêcher et criminaliser tous les avortements ne semble pas possible dans une société telle que la nôtre.Mais autoriser et favoriser tous les avortements non plus.Dans l\u2019arrêt Morgentaler de janvier 1988, la Cour Suprême suggérait déjà fortement que l\u2019Etat doit pourvoir à la protection légale du foetus à un certain stade de son développement.En ce cas, la décision d\u2019avorter ne se limiterait pas à la seule conscience de la femme.Et pourtant, elle est la première concernée et la première impliquée dans la décision.De Cour d\u2019Appel en Cour Suprême, de débat en débat, la question de l\u2019avortement remise à l\u2019ordre du jour par le cas Daigle-Tremblay demeure donc extrêmement brouillée.Encore plus embrouillée par l\u2019intervention soudaine des gouvernements de Québec et d\u2019Ottawa qui viennent y ajouter leurs traditionnels conflits de juridictions.Côté Cours, l\u2019avortement est jugé selon les textes législatifs en vigueur, selon une dynamique proprement, légaliste.Côté coeurs, le débat met au défi de vivre des valeurs des plus fondamentales de respect, de tolérance, d\u2019accueil, de confiance en la vie, de libertés vécues ensemble.Peut-on espérer que, pour bien profiter de ce difficile débat, chacun cherche à se documenter, à réfléchir posément, à ne pas céder aux clichés et aux caricatures toutes faites?Côté raison.Jean Desclos OPINION DES AUTRES Le ministre des Consommateurs et des Sociétés, M.Bernard Valcourt, a offert sa démission et le premier ministre Mulroney l\u2019a acceptée.Cela est normal, car M.Valcourt s\u2019est reconnu coupable d\u2019avoir conduit sa motocyclette en état d\u2019ébriété.Il faut toutefois espérer qu\u2019après sa traversée du désert, il sera de nouveau considéré à des fonctions ministérielles.Le délit de M.Valcourt était grave - il aurait pu mettre en danger la vie d\u2019autrui - et dénote une certaine légèreté chez le jeune ministre.Mais il faut souligner que, contrairement à tant d\u2019autres politiciens qui défraient la chronique, il n\u2019a pas agi par bassesse de Bernard Valcourt traverse le désert caractère, n\u2019a pas été déloyal envers ses électeurs, n\u2019a pas agi par ambition personnelle ou par amour du gain, n\u2019a pas abusé de ses pouvoirs de ministre ou de député.Son cas fait penser à celui de M.Francis Fox que M.Trudeau avait repris dans son gouvernement dès que les électeurs lui avaient explicitement pardonné son étourderie en le réélisant.Pourquoi tant se préoccuper du sort de M.Valcourt qui n\u2019était pas un des poids lourd du gouvernement?Il est le seul député francophone hors-Québec qui n\u2019est pas libéral ou, si l\u2019on préfère, le seul conservateur francophone qui n\u2019est pas québécois.Il pouvait donc représenter au cabinet les francophones hors-Québec qui se sentent un peu orphelins Suand le Québec se dispute avec ?ttawa ou avec les autres provinces.Parmi les libéraux, le premier ministre Frank MacKenna du Nouveau-Brunswick regrette naturellement sa démission et d\u2019autres prédisent déjà son retour au gouvernement après un séjour au «purgatoire».Mais la vie d\u2019un simple député n\u2019est ni une honte ni une corvée.Avec toutes ses qualités, M.Valcourt peut très bien mettre à profit sa traversée du désert pour aider ses électeurs acadiens.Frédéric Wagnière La Presse Le bon côté de la pollution, c'est que ça rend la pêche beaucoup plus facile!./f\u2014\tTRIBUNE LIBRE\t\t^ ^\u2014\t\t\t^ Jamais plus de Hiroshima et de Nagasaki Les 6 et 9 août 1945, les Etats-Unis bombardaient les villes de Hiroshima et Nagasaki.Les deux villes cessaient, en un instant d\u2019exister.C\u2019était le début de la guerre nucléaire.Les HIBAKUSHA sont les 400,000 victimes qui ont survécu à la terreur de la bombe atomique et qui en connaissent encore les séquelles physiques et psychologiques.Regroupés en mouvement, ils emploient toute leur énergie à appeler l\u2019humanité à interdire les armes nucléaires.Au mépris de leur plus cher désir et malgré tous leurs efforts, on multiplie les essais nucléaires et on intensifie la course aux armements nucléaires.Le 8 août a été choisi internationalement pour rappeler ce triste anniversaire.Il sera souligné à travers le monde, par différentes activités.Par exemple: le comité Zlan de la ville de Montréal subventionne des équipes qui dessi- neront des ombres sur les trottoirs et les murs.Elles rappelleront les victimes innocentes de cette guerre et feront réfléchir sur la menace constante que l\u2019armement nucléaire fait peser sur l\u2019humanité.En solidarité, prions pour que leur cri soit entendu: «Jamais plus de Hiroshima et de Nagasaki» Les Amis de la Paix de Caritas-Sherbrooke par Claire Dubreuil Attaque pernicieuse contre la psychiatrie Madame Guylaine Martel Eglise de scientologie Votre récente lettre en Tribune libre condamnant en bloc la psychiatrie et méprisant le travail de l\u2019effectif professionnel dans ce secteur de la santé humaine démontre bien que la liberté d\u2019expression a un prix, celui de constater des inepties comme celles contenues dans votre texte pamphlétaire, et votre approche comptable (trop de maladies, trop de psychiatres) me semble bien pernicieuse et dénuée de tout argument pertinent.Sans être psychiatre, je suis capable de constater comme tous ceux qui veulent s\u2019y intéresser, à travers des travaux de vulgarisation, que des professionnels, hommes et femmes, contribuent à la compréhension et au soulagement du déséquilibre psychique.Par exemple, des progrès importants sont accomplis à l\u2019égard de l\u2019autisme, des psychoses maniaco-dépressives\u2019 (bien contrôlées par le lithium depuis une dizaine d\u2019années), des dépressions majeures (apport de la pharmacologie), et de la schizophrénie (mécanismes perturbateurs).Bien sûr, beaucoup reste à faire.Ce qui semble encore plus dou-teùx dans votre intervention, c\u2019est que vous semblez parler au nom d\u2019une obscure «commission des citoyens pour les droits de l\u2019homme» établie par une non moins obscure «église de scientologie».La psychiatrie s\u2019adresse à une clientèle souvent fragile, incapable de trouver en elle-même la force d\u2019être et une proie facile pour les manipulateurs et les marchands de bonheur.Votre église est-elle en période de recrutement?André Simoneau, b.sc., d.m.v.Sherbrooke A propos des futurs retraités Pour faire suite à la lettre de M.Ouellette qui disait que nous étions dirigés par des idiots instruits, je puis dire qu\u2019à de rares exceptions, ce Monsieur a 100 fois raison.Dans La Tribune récemment, une question angoissante: qui paiera pour les retraités?(.) Ce qui les inquiète, c\u2019est la démographie déficitaire.D\u2019ici 1992, le nombre de cotisants va diminuer et ensuite, le nombre de niaiseries de ces idiots instruits va, en augmentant, obliger les travail-* leurs à travailler juqu\u2019à 70 ans.(.) Pourtant, si on posait la question sans penser aux dollars ra- res: est-ce qu\u2019il y aura assez de production en l\u2019an 2000 pour les gens âgés?Toute personne qui a une tête saine sur les épaules dirait oui, il y en aura en surabondance à moins que nos «fins-fins» s\u2019organisent pour épuiser le sol.Alors pourquoi ôter de l\u2019argent dans la poche du jeune travailleur pour donner au vieux?Que les gouvernements de chaque pays s\u2019organisent pour distribuer de l\u2019argent sans impôt ni taxe de manière à ce que chacun puisse se servir à même la production que le bon Dieu a mis en surabondance sur la terre.(.) Léo Paquet POINT DE VUE Un jugement inacceptable qui nie les droits des femmes NDLR La Ligue des Droits et libertés a réagi négativement au jugement de la Cour d\u2019Appel dans la cause Daigle-Tremblay.Voici de larges extraits du texte qu\u2019elle nous a fait parvenir à ce sujet.Pour la Ligue des droits et libertés, le récent jugement de la Cour d\u2019appel est inadmissible parce que répressif, rétrograde et relevant d\u2019une témérité juridique irresponsable.Contrainte inacceptable Il est en effet inacceptable dans une société libre et démocratique d\u2019imposer par la contrainte une maternité non désirée à une femme.Comment en effet accepter à l\u2019encontre de la Loi constitutionnelle et des Chartes des droits et libertés qui garantissent le droit à la liberté, à la sécurité et à l\u2019intégrité des femmes, l\u2019imposition par injonction du devoir (il s\u2019agirait selon Monsieur le juge Yves Bernier de «la règle de la nature») d\u2019enfanter?Nous n\u2019avons pas affaire ici qu\u2019à des mesures autoritaires et coercitives inacceptables.Une telle contrainte équivaut, à notre avis, à nier aux femmes enceintes le statut de personne.On ne peut ue constater, à l\u2019instar de Ma-ame la juge Wilson dans l\u2019arrêt R.C.Morgentaler (1988) que «la femme est littéralement traitée comme un moyen, un moyen pour une fin, qu\u2019elle ne désire pas et qu\u2019elle ne contrôle pas».Or, cette instrumentalisation du corps des femmes, cette appropriation de leurs fonctions reproductives contre leur volonté, illustre et alimente une forme de droit de pro- priété patriarcale non seulement sur l\u2019enfant conçu non-né mais sur la femme qui le porte.Il est selon nous à cet égara significatif que ce sont des droits de transmission de la propriété qui sont en cause dans l\u2019argumentation de Monsieur le juge Marcel Nichols censée prouver que le foetus possède une identité juridique et qu\u2019à ce titre son droit à la vie primerait sur les droits de la femme enceinte qui le porte: «l\u2019existence de droits patrimoniaux permet de présupposer la reconnaissance du même droit à la vie» (p.9, de son opinion juridique).Cette négation du droit des femmes au contrôle de leurs fonctions reproductives par le biais d\u2019une contrainte à l\u2019enfantement non désiré constitue pour la femme enceinte un déni du droit à l\u2019intégrité de sa personne, à son droit à la vie et à la sécurité pourtant garantis dans la constitution et les Chartes.(.) Les juges de l\u2019opinion majoritaire ont estimé que Chantal Daigle était une jeune femme en santé dont la sécurité n\u2019était pas menacée.Or cette dernière, dont la liberté de conscience et de parole ont si peu de poids aux yeux des hommes de lois, affirmait en affidavit qu\u2019elle avait laissé un conjoint et un environnement violent, que son âge et sa situation sociale ne lui permettait pas d\u2019avoir un enfant de cet homme abu-seur, et que de mener à terme cette grossesse lui causerait «un tort psychologique et moral irrémédiable pour l\u2019avenir».Trois hommes de loi faisant fi de la principale intéressée, se sont «en pater familias» substitués en quelque sorte aux anciens Jean-Guy Tremblay m**- comités thérapeutiques composés de trois médecins (procédure édict.à l\u2019article 251C du Code criminel), qui dans l\u2019arrêt R.C.Morgentaler (1988) ont été jugées des limites déraisonnables à l\u2019interruption de grossesse, un déni de droit à l\u2019avortement pour les femmes qui y avaient droit, une menace au droit fondamental de la femme enceinte quant à la liberté, la santé et-la securité de sa personne.Au pouvoir médical inquisiteur se substitue donc le règne de l\u2019arbitraire juridique.(.) Suite à ce jugement de la Cour d\u2019appel du Québec,, non seulement la femme enceinte ne s\u2019appartient-elle plus, son corps devenant une usine reproductive, non seulement sa parole et celle du médecin devant procéder à l\u2019interruption de grossesse sont nulles et non avenues, mais la prétention d\u2019un tiers, en l\u2019occurence le géniteur reconnu, prévaut sur celle de la mère.b.) Chantal Daigle Outre la contrainte à l\u2019enfantement non désiré, la Ligue s\u2019interroge sur plusieurs des questions de droits en litige et est consternée de la témérité irresponsable des «précédents» historiques revendiqués.(.) Nous- partageons l\u2019opinion minoritaire de Madame la juge Tourigny à l\u2019effet que si la procédure des comités thérapeutiques constituait des limites déraisonnables au droit à la sécurité des femmes enceintes devant interrompre volontairement leur grossesse, le recours à des injonctions privant systématiquement les femmes de la possibilité d\u2019avorter dans des délais souvent cruciaux pour leur santé et la sécurité est d\u2019autant plus restrictif et viole des droits fondamentaux de la mère.La procédure de l\u2019injonction est dans le cas qui nous occupe est encore plus permissive et abusive que celle des comités thérapeutiques et tout à fait inappropriée quand sont en cause des droits fondamentaux et des décisions personnelles si cruciales.Toujours au niveau procédural, il nous semble que la Cour d\u2019appel du Québec et le juge Viens de la Cour supérieure, avant elle, ont procédé avec imprudence et déni de justice dans une cause extrêmement importante.Comment, en effet, maintenir la confiance du public dans les instances judiciaires et la conviction qu\u2019on est véritablement allé au fond de la question quand de l\u2019aveu même des juges on n\u2019a pas entendu de façon extensive et contradictoire les arguments des parties et qu\u2019on se prononce en affirmant «que le tribunal de première instance ainsi que notre Cour (la Cour d\u2019appel) ne possèdent des faits qu\u2019une preuve schématique, sans nuances et qui, à bien des égards, semble incomplète» (p.3 de l\u2019opinion de Monsieur le juge Bemier).Sans entendre au fond, avec irresponsabilité on s\u2019est prononcé sur le fond et on a supprimé des droits fondamentaux.Quant aux questions de droits en cause, la Ligue ne peut que soulever un certain nombre de doutes quant au sérieux et à la justesse de l\u2019argumentation des juges de l\u2019opinion majoritaire.Comment peut-on faire fi de façon aussi cavalière de l\u2019arrêt R.C.Morgentaler qui avait cerné certaines des balises du droit de la femme enceinte à la liberté, à la santé et à la sécurité de la personne?Comment peut-on sur une argumentation aussi rapide et peu étoffée accorder le statut extensif de personne à un foetus sur la base du préambule de la Charte québécoise des droits et libertés?Quelle est la pertinence d\u2019invoquer le Code civil quand il est clair que si certains droits non substantifs sont accordés au foe-tus, c\u2019est à la condition que ce dernier naisse vivant et viable?(.) De tout temps les femmes ont dû prendre la troublante décision d\u2019avorter.Elles l\u2019ont longtemps fait dans la clandestinité (avec ses drames et ses tragédies particulièrement pour les plus démunies socialement et économiquement) risquant la stérilité, la scepticémie et trop souvent la mort.Jamais elles ne retourneront à ces époques encore récentes.Beaucoup d\u2019entre elles ont ressenti humiliation, chagrin et colère en apprenant, abasourdies, le jugement de la Cour d\u2019appel du Québec.(.) Face au risque de guérillas judiciaires, d\u2019injonctions abusives, de criminalisations inadmissibles, de retour forcé à «l\u2019illégalité», au septicisme et cynisme à l\u2019égard de l\u2019appareil juridique ou de soumission craintive mais non respectueuse à des ordonnances outrancières, le Parlement canadien et la Cour suprême doivent baliser l\u2019espace des aménagements confirmant aux femmes un statut non plus aléatoire de liberté et d\u2019égalité, et de respect de leur intégrité physique et morale.Si toutes les grands gains pour l\u2019égalité, la liberté et la justice aboutissent chez les législateurs et les magistrats ils n\u2019en sont pas moins le résultat d\u2019éducation, de débats, de mobilisations.Les droits sont plus que le droit.Jocelyne Lamoureux, pour la Ligue des droits et libertés la tribune 1950, rua Roy, Sharbrooka, Qué., Tél.: 564-5450, J1K 2X8 Téléphones: Petites annonces: 564-0999 Publicité: 564-5450 Rédaction: 564-5454 Abonnements: 564-5466 ADMINISTRATION YVON DUBÉ Président et Éditeur JEAN-GUY FARAH Adjoint au président (adm ) et Secrétaire trésorier LIONEL DALPÉ Adjoint au président Iprod ) et Editeur adjoint RÉDACTION JEAN VIGNEAULT Rédacteur en chef JEAN ROY Directeur de l'information PIERRE-YVON BÉGIN Chef des nouvelles ROCH BILODEAU Chef éditorialiste adjoint STÉPHANE LAVALLÉE Chef de pupitre DENIS MESSIER Directeur des pages sportives PUBLICITÉ FRANCOIS VAILLANCOURT Directeur de la publicité J.BERTIN ST-AMAND Adjoint au directeur JEAN-FRANÇOIS ROULEAU Adjoint au directeur PAUL ALLARD Chef de bureau PRODUCTION JEAN-PIERRE ROBITAILLE Directeur de la production J.JACQUES DELORME Chef des opérations GÉRARD PÉPIN Adjoint GASTON GRENIER Adjoint BENOÎT CÔTÉ Chef pressier COMPTABILITÉ ANDRÉ CORRIVEAU Chef comptable JULIENNE POULIN Gérante du crédit EXPÉDITION MICHEL DOYON Gérant BÂTISSE ANDRÉ JACQUES \u2022 Responsable______ JEAN-NH.LAPLANTE Directeur au tirage TIRAGE ANDRÉ CUSTEAU Adjoint au directeur Gérants de district: PIERRE ALAIN DION JACQUES FAUCHER MICHÉLE FOURNIER MICHEL LAVOIE SERGE NADEAU CLAUDE OUELLET JEAN-MARC PÉPIN GASTON PINARD JEAN-CHARLES POULIN LA TRIBUNE SHERBROOKE MARDIS AOUT 1989 B 3 INTERNATIONAL Réduction des armes: lie round sans percée majeure GENEVE (AFP) - Le lie round des négociations américano-soviétiques sur la réduction des armes stratégiques, qui s\u2019est achevé hier, n\u2019a produit «aucune percée majeure», mais a permis de «bons et solides progrès sur un certain nombre de questions», a déclaré le chef de la délégation américaine, Richard Burt.Visiblement plus optimiste que son homologue soviétique, Youli Nazarkine, M.Burt a indiqué, au cours d'une conférence de presse, que si le travail de cette session, Richard Burt commencée le 19 juin, avait été «sans éclat», il n\u2019en avait pas moins été «nécessaire et important».«L\u2019atmosphère à la table de négociations était positive, la tonalité sérieuse et la discussion non-polémique», a dit le diplomate américain qui a cependant reconnu que «la tâche à venir restait considérable».M.Burt a indiqué que l\u2019URSS n\u2019avait pas encore officiellement répondu à «l\u2019importante initiative» prise par les États-Unis \u2014 qui ont notamment proposé de procéder expérimentalement à des vérifications avant même la conclusion d\u2019un traité\u2014 mais qu\u2019il restait optimiste sur un possible accord dans ce domaine.S\u2019élevant contre le préalable mis par TURSS à un accord sur la réduction de 50 pour cent des arsenaux stratégiques (abandon par les États-Unis de l\u2019Initiative de défense stratégique), M.Burt a réaffirmé qu\u2019un traité START ne pouvait être «l\u2019otage» d\u2019une entente sur les armes défensives et spatiales.«J\u2019espère que quand viendra le moment de ficeler le paquet, les Soviétiques laisseront tomber» cette exigence, a-t-il indiqué.Plus réservé sur les chances de compromis, Henry Cooper qui représente les États-Unis au sein du groupe de négociation sur les armes défensives et spatiales, a simplement souligné qu\u2019il fallait être «patient».La personne pendue apparaissant sur une cassette-vidéo Les experts du FBI confirment l'identité de William Higgins WASHINGTON (AFP) \u2014 Les experts du FBI ont conclu que le corps du pendu, apparaissant sur une cassette-vidéo distribuée le 31 juillet par l\u2019Organisation des opprimés dans le monde, un groupe chiite pro-iranien, est bien celui du lieutenant-colonel William Richard Higgins, a annoncé hier la sûreté fédérale.Dans un communiqué, le FBI a indiqué qu\u2019à la suite de l\u2019examen de cette bande-vidéo, «une opinion a pu être faite, avec, d\u2019un point de vue médical, un degré raisonnable de certitude, selon laquelle la personne montrée sur la cassette est morte».«De nombreuses caractéristiques observées montrent que la personne est le lieutenant-colonel Higgins», ajoute le FBI.Les analyses n\u2019ont pas permis d\u2019établir quand et comment est mort Higgins.Les médecins légistes du FBI ont conclu que «la silhouette hu- maine sur la cassette est bien celle de Richard Higgins et que c\u2019est bien lui qui est mort», avait dit quelques instants auparavant un responsable du Pentagone qui a requis l\u2019anonymat.Le porte-parole de la Maison Blanche, Marlin Fitzwater, a indiqué en début d\u2019après-midi que l\u2019épouse du colonel Higgins, Robin qui est commandant dans le corps des Marines, a été informée des résultats de cet examen du FBI par le commandant de ce corps, le général Al Gray.Le président George Bush l\u2019a personnellement appelée peu après «pour lui présenter ses condoléances».Obtenir plus de précisions «Le gouvernement américain continuera de faire tout ce qui est en son pouvoir pour obtenir des précisions complètes sur ce qui est arrivé» au colonel Higgins, a ajouté M.Fitzwater.Le 31 juillet, l\u2019Organisation des opprimés dans le monde avait distribué une bande-vidéo, en noir et blanc, d\u2019une durée de 15 secondes, montrant un homme tournant lentement au bout d\u2019une corde, pieds et poings liés.Ce groupe avait affirmé qu\u2019il s\u2019agissait de William Higgins, mais cela n\u2019avait pu être formellement confirmé.Ce groupe avait annoncé quelques heures auparavant avoir exécuté Higgins en représailles à l\u2019enlèvement, le 28 juillet, par un commando israélien d\u2019un digni- taire du Hezbollah, le cheikh Abdel Karim Obeid.Le colonel américain de l\u2019ONU, William Higgins, 44 ans, avait été enlevé le 1< février 1988, près de la ville de Tyr, au sud du Liban.11 était commandant en chef-adjoint de l\u2019Organisation des Nations-Unies pour la surveillance de la trêve en Palestine (ON U ST).Son rapt avait été revendiqué le 19 février 1988, à Beyrouth, par l\u2019Organisation des opprimés dans le monde.Hier matin, lors d\u2019une cérémonie pour le 200e anniversaire du département de la Guerre, aujourd\u2019hui département de la Défense, M.Bush a évoqué, d\u2019une voix étranglée par l\u2019émotion, «celui qui est aujourd\u2019hui le symbole du courage qui brûle dans la poitrine de chaque Américain en uniforme: le lieutenant colonel William Richard Higgins».Walesa propose un gouvernement de coalition Autour du monde Crise libanaise: rapport biaisé?.BEYROUTH (AFP) - La Syrie a mis en cause l\u2019objectivité du rapport du triumvirat arabe sur la crise libanaise, publié le 1er août, et estimé qu\u2019il comprend des «jugements erronés» dus à «l\u2019absence d\u2019une évaluation objective et honnête des positions des parties concernées par une solution au Liban».Ce point de vue est exprimé dans une lettre adressée, samedi, par le chef de la diplomatie syrienne, Farouk Al-Chareh, aux ministres des Affaires étrangères du triumvirat (Algérie, Arabie Saoudite, Maroc), et publiée hier par le quotidien libanais As-Safir (proche des milieux musulmans et pro-syriens).La presse et la révolte.BEIJING (AP) \u2014 Les autorités chinoises ont estimé hier que la liberté de la presse devait être «relative» et elles ont demandé aux journaux de défendre les idées marxistes.Le Quotidien du peuple (le journal du Parti) qui a publié ce conseil en forme de mise en garde, a accusé «une petite bande de brutes» d\u2019avoir utilisé l\u2019idée de liberté de la presse pour tromper les lecteurs, «lancer des rumeurs et mener des attaques contre le Parti et le peuple», au cours de la révolte étudiante.Contrôlée étroitement pendant des années, la presse chinoise avait réussi ces derniers temps à acquérir une relative liberté.Le fondateur du Monde n'est plus.PARIS (AFP) \u2014 Hubert Beuvo-Méry, «Sirius», le fondateur du célèbre quotidien français Le Monde, est décédé dimanche soir, à Fontainebleau (près de Paris) à l\u2019âge de 87 ans.Il avait créé le journal de la rue des Italiens en 1944 et l\u2019avait dirigé pendant 25 ans, jusqu\u2019en 1969.Hubert Beuve-Méry Columbia doit s'envoler.CAP CANAVERAL (AFP) -Quand Columbia reprendra ce matin le chemin de l\u2019espace, pour la première fois depuis l\u2019accident de Challenger en janvier 1986, les ingénieurs à Cap Canaveral retiendront leur souffle comme le 12 avril 1981, quand Columbia a été la première navette à être lancée.Malgré le caractère secret du vol militaire de Columbia, une excitation croissante à Cap Canaveral (Floride) entoure cette mission.«Cette navette détient un pouvoir presque magique à nos yeux, a fait remarquer un directeur technique de la NASA, elle représente le premier véhicule spatial réutilisable à avoir volé dans l\u2019espace».Chefs indiens à Londres.LONDRES (PC) \u2014 Un groupe de chefs de nations autocntones du Manitoba s\u2019est présenté au Pa- lais de Buckingham, hier, pour remettre à la reine Elizabeth une lettre.Les autochtones veulent que la souveraine intercède auprès du gouvernement canadien pour qu\u2019ils puissent obtenir une éducation post-secondaire sur leurs réserves.VARSOVIE (AFP) - Lech Walesa, le président de Solidarité, a jeté hier un bâton dans la fourmilière politique, en Pologne, en proposant à deux petits partis, inféodés de longue date au pouvoir, de former un gouvernement de coalition sans le Parti ouvrier unifié polonais (POUP-commu-niste), constatent les observateurs à Varsovie.L\u2019éventualité d\u2019une telle coalition, note-t-on, constitue une épée de Damoclès pour le POUP qui ne dispose plus, à lui seul, de la majorité absolue au parlement où il ne réunit que 173 députés contre 161 à l\u2019opposition, sur un total de 460 parlementaires.Le ZSL et le SD \u2014respective- ment 76 et 27 députés\u2014 jouent un rôle primordial dans la mesure où ils constituent une pièce maîtresse sur l\u2019échiquier politique à la Diète (parlement).De bonnes raisons L\u2019ouverture du prix Nobel de la paix n\u2019est pas sans raison d\u2019être, fait-on remarquer.Après leur affligeante défaite aux législatives de juin, dans le sillage du POUP, les Paysans et les Démocrates recherchent leur propre voie en s\u2019écartant de leurs alliés d\u2019hier.Nombre d\u2019entre eux, notamment les Démocrates, avaient fait leur la thèse proposée récemment par Adam Michnik, le théoricien de l\u2019opposition, voulant que le président de la république sorte des rangs du POUP et le premier ministre de ceux de Solidarité.La conception de former une coalition Soiidarité-ZSL-SD avait d\u2019ailleurs déjà été évoquée, la semaine dernière, à la veille de l\u2019investiture par la Diète du nouveau premier ministre, le général Czeslaw Kiszczak, ministre de l\u2019Intérieur et membre du Bureau Politique du POLTP.On avait appris dans les couloirs du parlement que près de 60 députés sur les 76 affiliés au ZSL avaient envisagé de ne pas accorder leur confiance au chef de l\u2019é-xécutif.Ils avaient tendu la main à leurs collègues de l\u2019opposition pour faire bloc ensemble contre le général Kiszczak.Finalement, ils se sont laissés «convaincre» par leurs «frères» communistes à l\u2019issue d\u2019une houleuse réunion à huis clos.Kiszczak embarassé L\u2019ouverture de Lech Walesa, soulignent les observateurs, ne peut qu\u2019embarrasser davantage le général Kiszczak qui, chargé par le président de la république, le général Wojciech Jaruzelski, de former un nouveau cabinet, éprouve des difficultés à mettre sur pied une équipe homogène.POUR UNE QUALITE DURABLE.OPTEZ POUR CLIMAT 2£Tc hol ) !> y 8**nt&0 SEARS Joie de vivre Plus 4 L au latex pour l'intérieur - mat.pour plafond (blanc seulement), apprêt ou pour plancher.Peinture Défi climat mate au latex pour l'extérieur, apprêt ou teinture hydrofuge Peinture mate au latex pour l\u2019extérieur ou apprêt: 4 L Ord.33,99$.Ch.16,99$ Rabais 14$ sur autres finis de la peinture d\u2019extérieur Défi climat.Latex semi-luisant.4 L.Ord.38.99$.Ch.24,99$ Très luisant à l\u2019huile ou apprêt.4 L Ord.39,99$.Ch.25,99$ Les pnx ord mentionnes sont des prix Sears Rabais 50%.Joie de vivre Plus pour l\u2019intérieur.Latex 4 L: mat, pour plafond (blanc seulement), apprêt ou pour plancher.Ord.39,99$.Ch.19,99$ Rabais 30% sur autres finis.4 L.Ord.42,99$-43,99$.Ch.30,098-30,79$ RABAIS 40-50% SUR TOUS LES PAPIERS PEINTS DE L'ALBUM D'ÉCHANTILLONS Prix des Papier\tPrix de\tmodèles\tRouleau\tRouleau peint\tl\u2019album *\ten stock\tsimple* *\tdouble Pelable\t17.98S\t14.98$\t4.49$\t8,98$ Pour enfant\t21.98$\t15.98$\t5.49$\t10,98$ Decollable a sec\t21.98$\t16.98$\t5.49$\t10,98$ Vinyle uni\t25.98$\t23.98$\t6.49$\t12,98$ Vinyle expanse\t33.98$\t29.98$\t9.99$\t19,98$ Moitié prix! Teinture hydrofuge Défi climat.Sèche plus rapidement que la plupart des autres teintures.Choix de 30 couleurs opaques ou semi-transparentes.4 L.Sears ord.33,99$.Ch.16,99$ 'Ce prix est celui qui figure dans i album d échantillons pour ce motif ou des motifs ayant des caractéristiques de fabrication équivalente vendus dans la plupart des magasins Sears \"P'.x du rouieau simple pour comparaison seulement, nous ne vendons que des rouleaux doubles Papiers peints en stock non disponibles a notre magasin de Ste-Marthe-sur-le-Lac.'«i Prix en vigueur jusqu\u2019au 19 août 1989, dans la limite des stocks disponibles.vous en avez pour votre argent.et plus SERVICE APRÈS-VENTE ASSURÉ\tLA CARTE DE CRÉDIT NO 1 DES\tLE MAGASIN DES MARQUES KENMORE DANS TOUT LE CANADA\tMAGASINS À RAYONS AU CANADA\tDIEHARD, CRAFTSMAN Les mentions \u2018Ord.\u2019 ou \u2018Était\u2019 de Sears Canada Inc.se rapportent à des prix Sears.Heures d\u2019ouverture: 9h30 à 17h30 du lundi au mercredi; de 9h30 à 21 h le jeudi et le vendredi: de 9h à 17h le samedi.Sherbrooke, Carrefour de L\u2019Estrie, 563-9440.Copyright Canada.1989, Sears Canada Inc.SATISFACTION OU REMBOURSEMENT 2898 t B 4 LA TRIBUNE, SHERBROOKE, MARDI 8 AOUT 1989 VIVRE Observation faite par quatre Estriens de retour d'un voyage culturel en France Pour certains jeunes atteints de la maladie, le cancer demeure tabou par Linda GIGUERE SHERBROOKE \u2014 Vivre avec un cancer?Pas toujours facile à accepter quand on a 14,18 ou 22 ans.Pour Sandra, Benoît, Isabelle et Nathalie, cependant, le doute n\u2019a pas eu de place.«J\u2019ai le cancer?Soit! Je vais suivre les traitements et je vais m\u2019en sortir!» Aujourd\u2019hui, ces quatre Estriens sont tous en rémission.Triomphants, positifs, ils reviennent, emballés, d\u2019un voyage de deux semaines en France.Grâce à l\u2019association Entraide-Cancer, ils ont fait partie de la vingtaine de jeunes Québécois qui ont participé à un échange culturel avec de jeunes Français souffrant aussi d\u2019un cancer.«Le but du voyage était d\u2019apprendre aux jeunes à partager avec des gens de culture différente mais qui ont le même point en commun: jeunesse et maladie, explique Madeleine Guillemette, directrice générale d\u2019Entraide-Can-cer, section Estrie.L\u2019idée, poursuit-elle, c\u2019est de démontrer qu\u2019en dépit de la maladie, tu peux vivre quand même.» De Paris à Lyon, en passant par les Alpes et la Côte d\u2019Azur, les jeunes Québécois ont accumulé une riche expérience.La vie en groupe a été, pour eux, une source d\u2019acquis qu\u2019ils conserveront toute leur vie.«On apprend à accepter les autres tels qu\u2019ils sont», observe Sandra Waite, une participante de 20 ans.«On apprend à se découvrir, à s\u2019adapter aux situations nouvelles et, surtout, à respecter les autres,» ajoute Benoît Vachon, 25 ans.Tabou Dans le cadre de ce voyage conçu pour échanger, les jeunes Québécois ont été surpris de l\u2019attitude qu\u2019entretenaient leurs hôtes envers leur maladie.«Pour les Français, ça semble tabou de parler de leur maladie, note Sandra.C\u2019est comme une honte pour eux.Ils n\u2019en parlent pas à leurs amis.Ils essaient toujours d\u2019éviter le sujet.» «Pour nous, enchaîne Benoît, c\u2019est naturel d\u2019en parler.Le vivre intérieurement, je ne pense pas que ce soit la meilleure chose.On s\u2019apitoie trop sur son sort.» Vivre avec un cancer Les quatre jeunes adultes n\u2019hésitent pas, pour leur part, à raconter comment ils ont vécu, et vivent toujours, leur maladie.«Cette maladie nous a tous fait grandir, observe Sandra Waite.Quand on me l\u2019a appris, ça m\u2019a fait réaliser que la vie n\u2019est pas un acquis.Tu dois vivre avec ça et penser en fonction de ça car tu n\u2019as pas toujours la capacité physique pour faire ce que tu veux.» Pour Sandra, les petites choses anodines ont pris une importance nouvelle.Elle se souvient de son premier café, consommé dans un restaurant, après avoir passé quatre mois à l\u2019hôpital.«C\u2019est comme si tu m\u2019avais donné 1 million^», dit-elle.Pour Nathalie Roy et Isabelle Charon, l\u2019entourage a été d\u2019une aide précieuse.«Il ne faut pas perdre le moral, croit Isabelle.C\u2019est ce qui est le plus important».Réseau d'entraide Existant depuis deux ans, l\u2019association Entraide-Cancer travaille actuellement à la création d\u2019un réseau d\u2019entraide pour les jeunes qui souffrent d\u2019un cancer.Il ne reste qu\u2019à trouver un local qu\u2019on souhaite situé dans l\u2019Est de Sherbrooke, soit à proximité des hôpitaux.«Les gens vont venir y chercher un peu de réconfort, annonce Sandra.Le réseau s\u2019adressera autant aux parents et amis qu\u2019à la personne souffrant d\u2019un cancer.On veut leur montrer que, malgré le cancer, il y a un lendemain.» Nombreux spectacles et ateliers au Festival national Baha'i des arts par Linda GIGUERE SHERBROOKE - La deuxième édition du Festival national Baha\u2019i des arts aura lieu, pour la toute première fois en Estrie, à l\u2019Université Bishop de Lennox-ville, du 10 au 13 août.Organisée par l\u2019Assemblée spirituelle des baha\u2019is du Canada, organisme sans but lucratif, cette fête vise, avant tout, à encourager la reconnaissance des artistes visuels et de représentation.De nombreux spectacles et des ateliers sur la musique, la littérature et le théâtre encourageront artistes et visiteurs à nouer un dialogue.En outre, le festival se veut un événement créatif et joyeux destiné à toute la famille.De jeudi à dimanche, les manifestations artistiques et culturelles réuniront 150 artisans venus de toutes les provinces du Canada.Le point saillant sera sans doute le spectacle que donnera, samedi soir, le duo Seals & Crofts.Après 10 ans de carrière en solo, ces chanteurs américains, qui ont fait la pluie et le beau temps dans les années 70, se réunissent à nouveau.Dans le cadre d\u2019une tournée canadienne en faveur de la paix, Seals & Craft, eux-mêmes Baha\u2019is, feront une escale à Lennoxville.Dimanche, 150 enfants, venus d\u2019autant de pays et vêtus de l\u2019habit folklorique, inaugureront, sur le campus de l\u2019Université Bishop, un Jardin de la paix.L\u2019événe- ment s\u2019annonce haut en couleurs.Plusieurs autres activités sont prévues telle\u2019 que la soirée Gala du jeudi soir au cours de laquelle le Sherbrookois Bertrand Gosselin présentera quelques chansons.Une religion moderne Bien que parrainé par la communauté Baha\u2019i du Canada, le festival ne cherche pas à recruter Susan Gagnon .\u2022 - f des membres.«Il est certain que l\u2019esprit de la foi transpire à travers les arts, a noté hier, Susan Gagnon, membre de la communauté Baha\u2019i de Sherbrooke.Mais il y aura au moins 40 pour cent des artistes qui ne sont pas Baha\u2019is.Ce qu\u2019on souhaite, crest de rendre possible le partage des expériences artistiques.» Le Baha\u2019isme est une religion fondée en Iran, par le prophète Baha\u2019Ullah, en 1844.Introduite en Occident vers la fin du XIXe siècle, elle rassemble aujourd\u2019hui des adeptes dans le monde entier et sa littérature est traduite en 370 langues.«Son principe de base, explique Mme Gagnon, c\u2019est l\u2019unité de l\u2019espèce humaine.» Le Baha\u2019isme, précise Le Petit Robert, appelle à l\u2019instauration d\u2019une foi universelle fondée sur le dépassement des conflits raciaux, religieux et sociaux.Il enseigne des préceptes moraux appelant à la paix universelle et refuse toute pratique rituelle.«Ce n\u2019est pas une secte, ajoute Susan Gagnon.C\u2019est une religion très nouvelle et moderne, sans clergé, reconnue par le pape et par les Nations-Unies.Il n\u2019y a pas d\u2019église mais il y a des temples de méditation.Le Baha\u2019isme reconnaît toutes les religions.» L\u2019an dernier, l\u2019Assemblée spirituelle des Baha\u2019is, qui a son siège en Israël, a remis à l\u2019Organisation des Nations-Unies et aux dirigeants de tous les pays une déclaration de paix universelle.Les programmes de prévention contre la drogue devraient commencer dès l'école maternelle MIAMI (AP) \u2014 La prévention contre la drogue devrait commencer dès la maternelle, affirment des chercheurs américains après avoir découvert, lors d\u2019une enquête menée sur 254 jeunes consommateurs de crack de Miami, que ces derniers avouaient chacun en moyenne 880 crimes et délits par an.«Nous avons une population d\u2019adolescents dont nous ne connaissons pas l\u2019importance mais qui est profondément touchée par la drogue et le crime», déclare James Iniciardi, un sociologue de l\u2019Université du Delaware.«Les méthodes actuelles sont totalement inefficaces pour ce groupe.» L\u2019enquête concernait des adolescents de 12 à 17 ans, drogués connus, et dont neuf sur dix avaient déjà été arrêtés au moins une fois.Au total, les 254 sujets interrogés reconnaissent la bagatelle de 223 000 délits et crimes par an, qui vont de la possession de drogue à l\u2019agression.«Une partie importante de cette Le nouveau-né au coeur greffé se porte très bien OTTAWA (PC) \u2014 L\u2019état de santé du nouveau-né à qui l\u2019on a transplanté un coeur, la semaine dernière, à Ottawa, continue de s\u2019améliorer.«Quand il est éveillé, il est alerte et regarde autour de lui, a déclaré hier une porte-parole de l\u2019Hôpital pour enfants de l\u2019Est de l\u2019Ontario., Joan Johnson.Les médecins sont satisfaits.«Sa respiration est plus forte.C\u2019est un très bon signe», a-t-elle précisé.Il s\u2019agit du premier enfant de moins d\u2019un an sur lequel les médecins tentent une opération si délicate.Elle a eu lieu mercredi, à l\u2019Hôpital civique d\u2019Ottawa.Au moment de sa naissance, le 22 juillet, il souffrait d\u2019une malformation cardiaque.Le nouveau-né de sexe masculin n\u2019a pas été identifié à la demande de ses parents.Il a été transféré vendredi, à l\u2019Hôpital pour enfants de l\u2019Est de l\u2019Ontario.génération est en danger en raison du crack», affirme James River, auteur du rapport qui a suivi l\u2019enquête menée entre octobre 1986 et novembre 1987.«Si nous continuons ainsi, il est très probable que les consommateurs commettront des crimes de plus en plus graves, verront leur santé très menacée et ne seront jamais capables de s\u2019intégrer dans la société.» A 7 ans Selon l\u2019enquête, les jeunes interrogés ont bu pour la première fois de l\u2019alcool à sept ans, et à 13 ans, la moitié d\u2019entre eux avait déjà séjourné derrière les barreaux.En moyenne, ils ont été ivres pour la première fois vers huit ans, ont découvert la drogue peu avant 10 ans et commencé à en consommer régulièrement à 11 ans.Chaque adolescent reconnaît en moyenne 37 crimes majeurs dont des agressions et des cambriolages, 101 cas de prostitution ou autres délits sexuels, 205 atteintes mineures à la propriété tels que vols dans les magasins et 538 cas de possession ou de vente de drogue.Mais seulement un délit sur 555 en moyenne a provoqué une arrestation et 4 pour cent seulement des jeunes avaient reçu un traitement anti-drogue.Une fois de plus, l\u2019enquête démontre que le crack, variété fumable de cocaïne, qui crée une dépendance particulièrement forte, provoque plus de délits que d\u2019autres drogues comme l\u2019héroïne.Selon M.Rivers, «la faible dose et la longue durée de l\u2019euphorie incitent le consommateur à consommer encore et encore».Et, pour payer sa drogue, il devient délinquant.f ANIIUE DES P0TENT.UE8 y* ** * arbuste nam de 2 a 3 *\t*\tpieds de hauteur A# * floraison de juin à novembre * couleur iaune, blanc ou rouge selon la variété * emplacement ensoleillé de préférence *\t13 95 Valide i«sdu »\u201c 2»\t1989 la tribuggJ CLNTRLS IARDIN Jjrese» |*1*'1**\"\u2018s Pou.plus d .nlotntations.commun,que/ avecnous_ Gasnon botanix LtStXPtwB^l^ 2480 K.ngfcst 864 0044 F teuton! 4600 Dou\u2018 B°ü,qüP S64 7884 Roc* Forest 909 Child Coalco* 849 7934 (Photo La Tribune par Luc LEMAY) De gauche à droite, Madeleine Guillemette, Isabelle Charon, Nathalie Roy, Benoît Vachon et Sandra Waite.STUDIO JEAN MAL0 ENR.«LÀ TU PARLES!» Cours en communication orale et session d'apprentissage en ANIMATION RADIO TÉLÉVISION Diction:\tarticulation, prononciation, pause de voix.Art oratoire: 1 Prendre la parole en public, à la radio, à la télé.COURS SPÉCIAUX ADAPTÉS AUX ENFANTS 821-2230 Permis du Ministère de l'Education du Québec no.CP0384\t2816 w.** t 10, 11 \u2022\t-«.J?ïûkLLia Pour faire place à notre nouvelle collection 1989-90, nous offrons tous les manteaux et chapeaux en magasin au\t, rabais de 50 % jodoinl FOURRURES INCJ 64, rue Meadow Sherbrooke , Tél.: 562-0429 2718X VENTE INCROYABLE mÊtÊtamm LA TRIBUNE, SHERBROOKE, MARDI 8 AOUT 1989 B 5 DE TOUT.ET DE TOUS [ÏUIÎfilij ¥ \u2022 - ;lê$p| ¦ ; > S® *gÿ* ' ¦,:V, La Tribune salue
Ce document ne peut être affiché par le visualiseur. Vous devez le télécharger pour le voir.
Document disponible pour consultation sur les postes informatiques sécurisés dans les édifices de BAnQ. À la Grande Bibliothèque, présentez-vous dans l'espace de la Bibliothèque nationale, au niveau 1.