La tribune, 17 octobre 1989, Cahier 2
[" Forum La TPS enlèvera des milliards de dollars aux provinces, selon des sous-ministres aux finances Oftowo (PCI Les provinces canadiennes sont appelées à perdre des milliards de dollars en revenus avec l\u2019introduction de la nouvelle taxe de vente fédérale sur les produits et services.C\u2019est ce que révèle un document confidentiel rédigé la semaine dernière par une équipe de sous-ministres aux finances.«Cela va affecter très très sérieusement la situation financière des provinces», a déclaré un haut fonctionnaire sous le couvert de l\u2019anonymat.Selon ce dernier, la taxe fédérale sur les biens et services (TPS) provoquera une nouvelle hausse de l\u2019inflation et entraînera une diminution des revenus générés par les taxes provinciales de vente puisque que les consommateurs assisteront à une diminution de leur revenu réel et de leur pouvoir d\u2019achat.D\u2019autre part, les provinces devront débourser davantage au chapitre de l\u2019aide sociale et des salaires versés aux employés de l\u2019Etat.Le ministre fédéral des Finances, Michael Wilson, a souligné que la TPS provoquerait dans un premier temps une hausse automatique de l\u2019inflation évaluée à 2 1-4 pourcent.Une rencontre privée des ministres des Finances et des trésoriers provinciaux est prévue à Montréal afin d\u2019étudier l\u2019impact qu\u2019aura la nouvelle taxe sur tes biens et services qui doit entrer en vigueur en 1991.ils se pencheront également sur une étude réalisée à leur demande par le Conference Board et qui analyse l'impact qu\u2019aura la TPS sur l\u2019économie en région.Pendant que le fédéral touchera des revenus additionnels évalués à $5,5 milliards, les provinces les moins fortunées risquent de se retrouver dans une position difficile.Dénonciation En août dernier, les 10 premier ministres canadiens ont vivement dénoncé la nouvelle taxe fédérale, déclarant qu\u2019elle menacerait l\u2019équilibre économique du pays.Ils ont par la suite demandé aux ministres provinciaux des Finances de préparer une étude en vue de la conférence des premiers ministres en novembre.L\u2019introduction de la TPS a déclenché un vaste mouvement de contestation à travers le pays.Quant à la proposition sur l\u2019intégration de la taxe de vente provinciale et la TPS, elle est loin de faire l\u2019unanimité.Déterminé à aller de l\u2019avant avec son projet de taxe de vente fédérale, le ministre fédéral des Finances Michael Wilson a suspendu les pourparlers sur l\u2019intégration des deux taxes de vente en raison de l\u2019absencence de consensus.Seul un accord unanime des provinces pourrait l\u2019amener à revenir sur sa décision.Vancouver(PC) Estimant que le Canada se dirige vers une économie de casino \u2014 où les riches s\u2019enrichissent davantage et les plus faibles sont laissés pour compte \u2014, le président du plus important syndicat canadien a pressé le gouvernement fédéral, hier, d\u2019abandonner son projet de taxe sur les produits et services (TPS).«Mettez ça à la poubelle», a lancé Jeff Rose, président du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP, 365,000 membres), lors de l\u2019ouverture du congrès d\u2019orientation de cinq jours, à Vancouver.«Nous ne voulons pas de la TPS, alors fi-chez-nous la paix.» Ironisant sur la terminologie utilisée par le ministre des Finances, Michael Wilson, pour vendre son projet de taxe \u2014 une taxe sur la consommation progressiste \u2014, M.Rose a qualifié ce langage de contradictoire.«C\u2019est comme dire \u2018une crevette géante\u2019 ou \u2018progressiste-conservateur»\u2019, a-t-il expliqué.Plutôt que de harceler le simple travailleur, le gouvernement fédéral, selon M.Rose, devrait réviser la taxe de 13.5 pour cent sur les produits manufacturés (que la TPS doit remplacer), ou alors chercher ailleurs des revenus supplémentaires.Il suggère notamment la hause des impôts aux corporations, la révision des règles du jeu quant aux gains de capital, ou encore la levée d\u2019une taxe spéciale chez les plus nantis.M.Rose, qui sollicite un quatrième mandat de deux ans à la tête du syndicat, a pressé ses membres de combattre la TPS en exigeant des hausses de salaires qui permettront d\u2019annuler les effets de la taxe, si elle devait être mise en application.Huit pour cent Avant le début du congrès, M.Rose indiquait à la Presse Canadienne que les 2,200 sections locales du SCFP exigeraient des hausses de salaires de huit pour cent au minimum en 1991, si la taxe devait entrer en vigueur le premier janvier de cette année-là, tel que prévu par le ministre Wilson.Cette augmentation comprend une hausse de cinq pour cent pour contrer l\u2019inflation «normale» et trois pour cent pour parer à l\u2019inflation due à la TPS, a-t-il expliqué.Si les négociateurs syndicaux n\u2019obtenaient pas une augmentation de huit pour cent, ils devraient exiger une clause d\u2019indexation au coût de la vie ou alors prévoir une clause ouverte, qui entrerait en vigueur lorsque le taux d\u2019inflation dépasserait les hausses prévues par les conventions collectives.Mais les syndicats devraient d\u2019abord combattre le projet Wilson, en exerçant des pressions directes sur le gouvernement et en s\u2019alliant à d'autres groupes d\u2019opposition, a-t-il expliqué.«Est-ce qu\u2019on peut stopper le mouvement des conservateurs vers une économie de casino, où il n\u2019existe aucune sécurité, où les plus faibles sont laissés pour compte?Je suis sûr qu\u2019il faut essayer», a lancé M.Rose aux délégués du SCFP.M.Rose a aussi accusé le gouvernement conservateur de s\u2019occuper de libre-échange et d'Accord du lac Meech au lieu de mettre en place des politiques économiques qui bénéficient à tous les Canadiens.«Nous avons besoin d\u2019un premier ministre qui descende à Washington et qui leur dise (aux Américains) que le Canada est une société distincte.» ¦w- ¦ MUÊÊKÊÊÊtmtâ CAHIER La Tribune Sherbrooke irai 17 octobre \u2019989 Vivre Secrets Général Le dossier Via Rail abordé devant le Comité des transports Bouchard avertit les députés de ne rien espérer Pierre APRIL Ottawa (PC) Les fonctionnaires fédéraux exigeront une hausse minimum de 8 pour cent en 91 si la taxe entre en vigueur Le Comité permanent des transports aux Communes a toute la latitude voulue pour présenter des recommandations au gouvernement et au ministre Benoît Bouchard, mais cette prérogative des députés ne l\u2019empêchera pas d'aller de l\u2019avant avec son plan de coupures de service et de budget à Via Rail.Hier, les députés libéraux et néodémocrates siégeant au Comité des transports ont tout tenté pour faire dire au ministre qu\u2019il pourrait changer d\u2019idée dans son intention annoncée il y a quinze jours de couper Via Rail de 50 pour cent.«Je ne suis pas pour vous dire, a souligné M.Bouchard, quinze jours après avoir annoncé ma décision que je suis maintenant prêt à la changer.De toute façon, c\u2019est la prérogative , du ministre et du Cabinet de prendre \u2018 des décisions et de les maintenir et c\u2019est celui des députés de faire des re- j commandations.» Pas de questions embarrassantes Malgré tous les cris et les soupirs d\u2019indignation entendus chez les porte-parole de l\u2019opposition à Ottawa depuis l\u2019annonce du ministre Bouchard, le ministre responsable de la disparition de la moitié de Via Rail, n\u2019a pas été assailli et bombardé de questions embarrassantes lors de cette comparution.Pour le terreneuvien libéral Brian Tobin qui a déjà vécu, il y a deux ans, l\u2019annonce de la disparition de la totalité des trains de passagers et de marchandises sur l\u2019île de Terre-Neuve et qui ne s\u2019en est pas trop longtemps formalisé, l\u2019important était maintenant de savoir ce qui arriverait au reste des trains de passagers au cours des prochaines années si la clientèle continuait de chuter, occasionnant des pertes plus lourdes pour le gouvernement.Le ministre lui a rappelé que le gouvernement s\u2019était engagé à maintenir un réseau national de transport ferroviaire et que les lignes qui ont échappé au couperet il y a quinze jours représentaient le minimum avec lequel Via Rail devra opérer.AS J Tendu, le ministre Benoît Bouchard écoute la première question alors qu'il comparaît devant le Comité permanent des transports aux Communes.En fait, M.Bouchard a pu relaxer, parce qu'il a eu droit à peu de questions embarrassantes.Ceci ne veut pas dire, selon M.Bouchard, que les voies coupées ne pourront pas être réouvertes si jamais Via Rail est convaincu qu\u2019elle sont devenues rentables.Il y a aussi la possibilité que l\u2019entreprise privée s'implique dans l'opération de certaines routes.Les provinces?M.Bouchard n'a pas écarté que les gouvernements des provinces s'intéressent à prendre à leur compte certains services.Jusqu\u2019à maintenant, a précise le ministre aucune offre n'est venue du secteur privé et seule l\u2019Ontario a demandé des renseignements concernant certaines lignes abandonnées il y a quinze jours par le fédéral.«Ce que nous avons aujourd\u2019hui, après les coupures, a souligné le ministre, c'est tout ce que nous sommes en mesure de nous payer.» Aux critiques qui l\u2019ont accusé de rendre volontairement desuet le service de transport par train pour être en mesure dans cinq ans de faire disparaître le reste, M.Bouchard a indiqué qu'il ne voyait vraiment pas pourquoi d\u2019autres coupures surviendraient «si les attentes de ce plan quinquennal sont rencontrées».Le ministre a par ailleurs refusé de divulguer les plans de son ministère quant à la privatisation de certaines lignes «tout simplement parce qu'à ce chapitre, nous sommes en concurrence avec le secteur privé».«Les projets du Canadien National, a ajouté le ministre, ne sont pas divulgués parce qu\u2019il doit travailler sur une base commerciale et prendre en considération l\u2019aspect concurrentiel.» Mulroney ne se sent aucunement lié par l'élection «sénatoriale» tenue hier en Alberta Singapour (PC) lors que les Albertains partici-, paient, hier, à la première élection «sénatoriale» au pays, le premier ministre Brian Mulroney a clairement indiqué qu\u2019il ne se sentait aucunement lié par cett.e élection.En visite à Singapour, M.Mulroney a expliqué qu\u2019il s\u2019en tiendrait à la procédure inscrite dans l\u2019Accord du lac Meech, qui prévoit que les provinces fournissent au premier minis- tre une liste de candidats à la Chambre haute.«Cette procédure est clairement inscrite dans l\u2019Accord du lac Meech, un document signé par le premier ministre de l\u2019Alberta», a expliqué M.Mulroney, en précisant que dans l\u2019accord, on parle d\u2019une liste de noms, «au pluriel».Le premier ministre de l\u2019Alberta Don Getty n\u2019entend soumettre qu\u2019un seul nom au premier ministre Mulroney, celui qu\u2019auront choisi les Albertains, hier.Stan Waters du Parti de la réfor- me menait largement hier soir, au moment d\u2019aller sous presse, lors de cette première élection «sénatoriale» au pays.L\u2019ancien militaire à la retraite a pris la tête dès les premiers résultats du scrutin.M.Mulroney a déjà indiqué qu\u2019une telle «liste» contenant un seul nom lui était inacceptable.Mais il n\u2019a pas voulu indiquer, hier, s\u2019il serait prêt à nommer sénateur ou sénatrice la personne choisie par les Albertains, si cette personne faisait partie d\u2019une liste de plusieurs noms.XEROX Les 60 jours de Xerox Le 17 octobre 1989: c\u2019est le 30e jour des 60 jours de Xerox.Il reste 30 jours seulement de supersolde d'une gamme complète de matériel de bureautique Xerox.Que vous ayez besoin d'un copieur, d'une machine à écrire électronique, d'un télécopieur, d'une imprimante à laser ou de tout à la fois, il n'y a jamais eu de meilleur moment pour obtenir, à votre choix, un meilleur prix, une meilleure garantie ou un meilleur taux de financement sur le matériel Xerox.On a l'offre qu'il faut pour ce qu'il vous faut.On fait tout pour que vous achetiez des produits Xerox.Le 60 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Vos jours sont comptés.°\tO c O La Tribut», Shert oote \"narcji 17 octobre 1909 J»on-Guy Dubvc, -es :e\"e'::e Jean Vignnault, «mocw v ÉDITORIAL Le krach qu'on redoutait Roch BILODEAU Comme pour donner raison aux superstitieux, c\u2019est un vendredi 13 que s\u2019est produite la pire dégringolade boursière depuis le krach d\u2019octobre 1987.Mais on craignait surtout le lundi 16, la réouverture des transactions, la suite, l\u2019effet d\u2019entraînement.Heureusement, les dégâts ont été limités.Et heureusement, surtout, tout cela révèle que les petits investisseurs ordinaires ont acquis de la sagesse et que les marchés boursiers peuvent s\u2019auto-corriger sans provoquer de catastrophes.Si on a craint le pire hier, c\u2019est évidemment parce que les marchés boursiers ne fluctuent pas toujours de manière rationnelle.Car dans l\u2019état actuel et prévisible de l\u2019économie occidentale, rien ne pouvait vraiment inciter les investisseurs boursiers à prendre panique.sauf la peur des autres! Oui, bien sûr, quand on constate que plusieurs quittent précipitamment le navire, on peut être fortement tenté de les suivre sans même savoir ce qui se passe.Et avec la globalisation des marchés, le mouvement peut devenir gigantesque.L\u2019effondrement a été évité pour plusieurs raisons, entre autres l\u2019intervention de la Banque centrale américaine qui a injecté de l\u2019argent frais sur le marché.Mais, bien sûr, c\u2019est aussi parce que les investisseurs n\u2019ont pas massivement cherché à se départir de leurs actions.Pourquoi?En bonne partie parce que les médias ont bien fait leur travail entre vendredi et lundi en exposant clairement les données du problème.Les investisseurs ont eu 48 heures pour comprendre que l\u2019économie n\u2019était pas désastreuse et que les problèmes de vendredi avaient été, somme toute, causés par un phénomène bien précis: la perte de confiance dans ce qu\u2019on appelle les «junk bonds», ces obligations à haut risque devenues très populaires comme source de financement.La débandade de vendredi a en effet commencé lorsqu\u2019on a appris que les employés de la United Airlines, qui voulaient acheter la compagnie par ce moyen, avaient échoué.Or, comme l\u2019expliquent les analystes, ce n\u2019est que le juste retour des choses: depuis plusieurs mois, des entrepreneurs audacieux, des «raiders» ont abusé de ces «junks bonds» pour financer des coquilles vides ou mal en point; en faisant valoir que les profits viendraient à la suite d\u2019une meilleure performance de l\u2019entreprise ou à la revente de certaines activités.L\u2019audace a ses limites, surtout quand les investisseurs potentiels qu\u2019on vise sont devenus plus méfiants après les pertes encourues lors du krach de 1987.En d\u2019autres termes, le marché boursier en arrive heureusement à corriger ses abus.Correction douloureuse car plusieurs y perdent même s\u2019ils ont été prudents, mais saine et normale en soi.Les chutes boursières de vendredi et hier indiquaient en fait que les investisseurs ne sont plus prêts à acheter n\u2019importe quoi.Personne, sauf les «raiders» trop téméraires, ne s\u2019en désolera.Le fait qu\u2019elles n\u2019aient pas abouti à un krach montre par ailleurs, et comme il se doit, que l\u2019économie, dans son ensemble, continue d\u2019inspirer confiance.11 reste simplement à souhaiter que ça durera.BILLET «Il n'a fait que passer» Du premier souffle au dernier soupir, notre traversée sur terre nous fait rencontrer des êtres fascinants par la finesse de leur intelligence ou par le simple fait qu\u2019ils assaisonnent notre quotidien avec la saveur de leur dynamisme et de leur engagement.Ces êtres, quels qu\u2019ils soient, portent en eux-mêmes un secret jamais totalement livré au grand jour.Secret qui suscite le désir de les côtoyer par ce qu\u2019ils dégagent et par ce qu\u2019ils nous révèlent de nous-mêmes.Ce secret provoque ainsi des échanges, convoque des partages, invite au respect et suscite des rapprochements.Les couleurs de la vie sont conçues et tissées de ces êtres sans lesquels on n\u2019est plus pareil, sans lesquels on n\u2019est plus rien.Par exemple, ces «audacieux» qui jamais ne l\u2019auraient été sans le coup de pouce d\u2019un ami ou d\u2019un entraîneur.Ces «entreprenants» qui ne porteraient jamais ce nom sans le clin d\u2019oeil encourageant d\u2019un patron clairvoyant.Ces «finissants» qui n\u2019auraient jamais atteint leur but sans le concours complice d\u2019un éducateur attentif et engagé.Voilà ceux que j\u2019appelle «les passants».ceux qui sont passés au rond point de nos vies, au bon moment tout simplement parce qu\u2019ils nous voyaient.Et au mitan de la vie, ils nous apparaissent «n\u2019avoir fait que passer» tellement leur présence ne fut hélas que de courte durée.mais sans lesquels nous ne serions pas tout-à-fait les mêmes.Et ces gens disparaissent pour mille raisons: déplacements, nouveaux défis.quand ce n\u2019est pas la mort qui vient les soustraire tragiquement à nos yeux.Voilà pourquoi je veux dire, à ces gens «qui ne font que passer», combien ils sont précieux à mes yeux.Que leurs indispensables présences sont mes raisons de vivre, que leurs encouragements sont mes phares dans la nuit, que leurs rires sont mes fleurs du printemps, que leurs yeux rougis sont ma consolation en mes jours de deuil ou quand j\u2019ai des bleus au coeur, que toute leur personne sont l\u2019expression du Dieu Vivant qui avec tendresse se déplie à l\u2019infini sur la magnifique banderolle qui s\u2019appelle simplement.mais noblement «la vie».Michel-André Chénard, prêtre OPINION DES AUTRES Les Communes sont bien défendues La présidence de la Chambre des communes est une des charges les plus importantes de l\u2019État.Le président doit permettre aux Communes de faire leur travail dans la liberté et \u2014 si possible \u2014 la sérénité.Il lui faut du tact, un grand effacement et la capacité de faire abstraction de ses propres idées politiques au milieu du déchaînement des passions.La présidence de la Chambre est sortie grandie la semaine dernière quand M.John Fraser a vigoureusement dénoncé un geste gouvernemental qui dévalorisait le Parlement.M.Fraser a donné raison au chef de l\u2019opposition, John Turner, et blâmé le gouvernement pour une page publicitaire publiée dans les grands quotidiens, relative à la taxe sur les produits et services, qui laissait entendre que celle-ci avait déjà été approuvée par le Parlement.Si M.Fraser a décidé qu\u2019il n\u2019y avait pas atteinte aux privilèges des députés, comme le prétendait M.Turner, c\u2019est pour éviter que la Chambre ne puisse voter sur cette question et que la majorité conservatrice se range du côté du gouvernement.En évitant un vote, l\u2019avis de M.Fraser, qui cirtique fermement la pratique gouvernementale, devient un précédent pour les futurs présidents des Communes.Le gouvernement bénéficie d\u2019une certaine latitude au sujet de l\u2019entrée en vigueur de certaines lois.Certaines mesures d\u2019un budget, par exemple, peuvent s\u2019appliquer immédiatement pour éviter la spéculation qui contournerait leur esprit.La publicité du 26 août proclamait: «Le 1er janvier 1991, le régime de la taxe fédérale de vente connaîtra des modifiations.Veuillez conserver cet avis.Il explique les modifications apportées et les raisons qui y prési- dent.» Or, dans le cas de la TPS, il n\u2019y a ni projet, ni même avant-projet de loi devant le Parlement.Critiquée de tous côtés, il est peu probable que la TPS soit adoptée dans la forme décrite par la publicité.En agissant comme il l\u2019a fait, le gouvernement donnait l\u2019impression au public que son projet était définitif.En d\u2019autres termes: le Parlement n\u2019a pas à se mêler de ce qui ne le regarde pas! Le gouvernement méritait clairement de se faire rappeler à l\u2019ordre.M.Fraser a rendu un grand service au Canada en rappelant que les Communes sont une institution libre et souveraine et que, même si le gouvernement y dispose d\u2019une forte majorité, il ne peut pas lui dicter ses volontés.Frédéric Wagniére La Presse loth lilodoou, irc'c sre-adiomr Ca roule nos affaires!!.n (mà A.V * u ,v.T Vï'U ¦miuk 1» *>¦ » mm N.I'VT TRIBUNE LIBRE A propos de «Jésus de Montréal» Dans son Jésus de Montréal, Denys Arcand s\u2019intéresse manifestement plus au sens intime de l\u2019homme qu\u2019à la christoloie, n\u2019en déplaise à M.Gérard Marier (La Tribune, lundi, 9 octobre).Plus spécifiquement, il est ému par la sainteté persécutée, pourvu qu\u2019on définisse la sainteté comme l\u2019affinement de tout l\u2019être qu\u2019apporte l\u2019exercice religieux des vertus.M.Marier pense qu\u2019Arcand fait usage de «procédés peu honnêtes» dans son film.Le religieux auquel se réfère le cinéaste serait plus ou moins gâté par son savoir auquel manquerait la culture.On a écrit autrefois, à propos de la peinture d\u2019Eugène Delacroix, que si son esprit mettait en doute à peu près tout ce qu\u2019enseignait le christianisme, son coeur, à la façon d\u2019un poète, en accueillait tout ce qu\u2019il pouvait en comprendre.Or, Arcand, à l\u2019instar de Delacroix dans le Christ au jardin des Oliviers, représente Jésus comme un jeune homme, et il illustre, au cinéma cette fois, qu\u2019il a bien éprouvé quelque chose de l\u2019émotion dont le coeur fidèle est pénétré quand il s\u2019intéresse à la méditation d\u2019un mystère.Il aura suffi au cinéaste qu\u2019il aime son sujet comme «la plus belle des légendes», comme celle qui le remuait le mieux, tout hypothétique qu\u2019elle lui paraissait \u2014 il ne faisait pas oeuvre d\u2019historien.Le coeur dessiné grossièrement qui sert de réclame publicitaire au film le situe bien dans la tradition romantique dont il dépepd.Reste-t-il, dès lors, beaucoup plus aux critiques (dont vous êtes) que de paraphraser Delacroix, critique d\u2019art lui-même, pour qui le cinéma, qu\u2019il n\u2019a pas pu connaître, aurait certainement été ce «pont» jeté entre le coeur du cinéaste et celui du spectateur?Onil Dionne Sherbrooke Le cinéaste Denys Arcand Loi 160: attitude inadmissible Nous voulons sensibiliser la population concernant la.situation du personnel face aux sanctions appliqués précipitamment au Domaine de la Sapinière et nous voulons apporter quelques précisions sur ce qui s\u2019est passé.Devant l\u2019inertie du directeur, les membres de l\u2019exécutif ont dû dresser et présenter à ce dernier une liste des services essentiels selon les normes, liste qui fut d\u2019ailleurs modifiée et acceptée par les deux parties.Le directeur général avait conclu qu\u2019en assurant un service essentiel à 92 p.cent, aucune sanction ne serait appliquée aux employés.De plus, il encourageait tout le personnel à débrayer.Les périodes de débrayage se limitaient de 15 à 45 minutes par jour, par employé, selon son poste.Avec l\u2019application de la loi 160, un employé perd ses années d\u2019ancienneté; considérapt qu\u2019il lui faudra 2 ans et plus pour reprendre chaque année perdue, nous croyons qu\u2019une telle attitude est inadmissible.Qu\u2019advient-il de ses belles promesses?Certains nous diront que la loi 160 existe et qu\u2019elle doit être respectée; cependant, nous avons peine à croire qu\u2019il n\u2019a pu remettre cette échéance comme il l\u2019a si bien fait dans d\u2019autres occasions.Pourquoi n\u2019a-t-il pas collaboré pendant la grève pour maintenir les services essentiels alors que d\u2019autres se sont impliqués?Vous qui préconi- sez le bien-être de vos bénéficiaires, où étiez-vous?Est-ce une occasion pour vous de punir injustement les employés qui se sont syndiqués afin de protéger et de défendre leurs droits?Vous avez créé un climat désagréable et par votre attitude négative vous amplifiez d\u2019avantage cette situation.Le syndical des employés du Domaine de la Sapinière Monique Bellavance, présidente du syndicat Les médecins et l'avortement La Corporation des médecins du Québec a eu un manque flagrant de jugement et d\u2019intelligence en se prononçant en faveur de l\u2019avortement.Ils ont fait le serment d\u2019FJip-pocrate pour sauver des vies et non un serment d\u2019hypocrite pour s\u2019enri- chir à nos dépens avec l\u2019argent de nos poches.C\u2019est une vraie honte nationale, un gros manque de conscience morale, civile, religieuse.Gaston Bergerac Cookshire POINT DE VUE Santé et sécurité au travail dans l'industrie de la construction NDLR: A l\u2019occasion de la Semaine annuelle de la santé et la sécurité au travail, nous publierons une série de textes sur le sujet.Voici le premier.L\u2019Association des entrepreneurs en construction du Québec (AECQ), qui regroupe au-delà de 19 000 employeurs à travers la province, est encore une fois fière de s\u2019associer à la cinquième semaine annuelle de la santé et de la sécurité du travail.En tant qu\u2019organisme qui fait de la prévention l\u2019une de ses principales priorités, l\u2019AECQ ne peut rester indifférente au trop grand nombre d\u2019accidents de travail et de maladies professionnelles qui surviennent dans cette industrie.Il est malheureux de constater que trop souvent en raison de la nature même des travaux qu\u2019ils accomplissent, tant les travailleurs que les employeurs deviennent fatalistes face aux dangers qu\u2019ils côtoient tous les jours.L\u2019Association consacre donc beaucoup d\u2019efforts à tenter de changer cette attitude et à faire en sorte que la prévention devienne un réflexe automatique.Prévention Dans l\u2019industrie de la constrution, on a souvent tendance à penser que la prévention se limite au port des équipements de protection individuelle.Or, même si l\u2019élimination des dangers à la source n\u2019est pas toujours réalisable, on ne peut certes pas l\u2019écarter des moyens à privilégier pour exécuter un travail de façon sécuritaire.Par exemple, un chantier bien tenu, l\u2019entretien préventif des équipements, le remplacement de produits dangereux par d\u2019autres qui ont la même efficacité tout en étant moins toxiques ou corrosifs, le choix d\u2019outils moins bruyants sont autant de moyens qui peuvent contribuer à éliminer le danger à la source.L\u2019application d\u2019un programme de prévention ou d\u2019une planification sécuritaire du travail peut présenter des avantages importants pour l\u2019employeur, dont la diminution des accidents, l\u2019amélioration des conditions dans lesquelles oeuvrent les travailleurs et par conséquent une augmentation de la productivité.L\u2019objectif premier du programme est l\u2019élimination à la source même des dangers pour la santé, la sécurité et l\u2019intégrité physique des travailleurs de la constrution et l\u2019AECQ est d\u2019opinion que cette élimination doit s\u2019amorcer avant le début des travaux.Lors de l\u2019établissement des mesures sécuritaires de travail, l\u2019entrepreneur en construction planifiera les phases successives nécessaires à la réalisation de l\u2019ensemble de ses travaux et procédera à l\u2019identification des risques propres à chacune des étapes.Par la suite, il recherchera les mesures préventives applicables à chacun des risques.Les principes à retenir sont alors les suivants: \u2014 Le risque doit être, autant que possible, éliminé à la source.Par exemple, on évitera de placer une équipe de travail dans un lieu alors que simultanément une autre équipe oeuvre au-dessus.Par la suite, on cherchera à prio-riser les moyens de protection collective plutôt que la protection individuelle.Ainsi, l\u2019installation d\u2019un garde-corps éliminera les possibilités qu\u2019un individu oublie de porter à sa ceinture de sécurité en bordure du vide.Quelle que soit la solution retenue, elle devra protéger efficacement chaque travailleur.La semaine de la santé et de la sécurité du travail est un moment privilégié pour les employeurs et les travailleurs, qui devrait les inciter à réfléchir sur leur implication dans ce domaine et devrait leur permettre de prendre des résolutions qui s\u2019appliqueront toute l\u2019année.Association des Entrepreneurs en Construction du Québec Sylsain Mathieu Directeur régional ________________________ U Tribu», yyc'ootf Tord P coopte\t.j_j National 100 millions $ d'Ottawa en 5 ans pour des sites contaminés Mari» TISON\tOttawa (PC) Le gouvernement fédéral affectera S100 millions au cours des cinq prochaines années à la dépollution de sites contaminés abandonnés.Cependant, en faisant cette annonce, hier, le ministre de l\u2019Environnement Lucien Bouchard a admis que cette somme ne sera peut-être pas suffisante.«Peut-être aurons-nous besoin de plus d\u2019argent, nous ne sommes pas certains, a-t-il déclaré.C\u2019est un premier fonds.» La contribution fédérale devrait représenter 40 pour cent du coût total de dépollution des sites abandonnés.Les gouvernements provinciaux devraient défrayer le reste.Le gouvernement fédéral affectera également $25 millions à la dépollution de sites contaminés par des organismes ou des ministères fédéraux.11 affectera un dernier $25 millions au lancement d\u2019un programme conjoint avec l\u2019industrie pour la mise au point de nouvelles techniques de dépollution.Le ministre Bouchard a affirmé au cours d\u2019une conférence de presse hier que les ministres provinciaux de l\u2019Environnement avaient déjà accepté le principe d\u2019un programme féde-ral-prov incial de dépollution des sites contaminés.Ottawa leur soumettra sa proposition lors de leur prochaine rencontre, à Charlottetown cette semaine.M.Bouchard a dit espérer que les gouvernements provinciaux «confirment leur engagement».Environ 5 pour cent des quelque 1,000 lieux contamines au Canada Le ministre Lucien Bouchard Mulroney à la défense des politiques d'immigration du Canada à Singapour Le premier ministre Mulroney et son épouse Mila, en conversation avec le premier ministre de Singapour, Lee Kuan Yew, avant un repas officiel, hier.Singapour (PC) Le premier ministre Brian Mulroney a dû se porter à la défense, hier à Singapour, des politiques d\u2019immigration d\u2019Ottawa, indiquant que la société canadienne avait «un grand coeur et un esprit ouvert».Lors d\u2019une visite de deux jours dans cette Etat du sud-est asiatique \u2014 en route vers la Malaysia pour la réunion des chefs d\u2019Etat et de gouvernement des pays du Commonwealth \u2014, M.Mulroney a dû se porter à la défense des politiques d\u2019immigration du gouvernement canadien, suite aux allégations de journalistes de Singapour pour qui Immigration Canada n\u2019accepte que les Asiatiques les plus riches et les plus brillants.Tout en indiquant que le racisme ne constituait pas le problème de l\u2019heure au Canada, le premier ministre a tout de même avoué qu\u2019il existait des cas isolés d\u2019intolérance.Il a dû ainsi se débattre devant un journaliste et trois universitaires lors de l\u2019enregistrement d\u2019une émission de télévision, dans les sjudios de la Singapore Broadcasting-Corporation, en matinée, hier.En après-midi, M.Mulroney et une douzaine de chefs d\u2019Etat et de gouvernement ont été reçus par le président de la République, M.Wee Kim Wee.En fin de journée, ils ont été reçus à dîner par le premier ministre de Singapour, M.Lee Kuan Yew.M.Mulroney devait par la suite monter à bord du Boeing 707 des Forces armées canadiennes, à destination de Kuala Lumpur, la capitale malay-sienne.Il avait pu auparavant s\u2019entretenir avec son homologue australien, M.Bob Hawke.Pendant son séjour à Singapour, M.Mulroney a rencontré des gens d\u2019affaires de l\u2019îlc et des Canadiens qui y font des affaires.Il en a profité pour donner le coup d\u2019envoi à une campagne orchestrée par Ottawa pour encourager le commerce international.Haro sur l'apartheid M.Mulroney doit maintenant se concentrer sur les questions qui touchent particulièrement les pays du Commonwealth, notamment l\u2019apartheid en Afrique du Sud, les droits de la personne, le problème des réfugiés de Hong Kong et les questions environnementales.Le ministre des Affaires extérieures Joe Clark se trouve déjà à Kuala Lumpur pour y rencontrer des dirigeants noirs d\u2019Afrique du Sud.M.Mulroney a aussi indiqué qu\u2019il avait parlé de droits de la personne avec le premier ministre de Singapour, Lee Kuan Yew.Quant à la question de l\u2019Afrique du Sud, M.Mulroney a indiqué que le Canada tenait toujours un rôle de leader dans le concert international pour faire pression sur les autorités blanches du pays de l\u2019apartheid.Selon lui, les sanctions économiques appliquées par les pays du Commonwealth sur le gouvernement sud-africain depuis 1985 ont permis certains assouplissements dans ce régime raciste.«Le geste de 1985 du Commonwealth (les sanctions économiques) a inspiré d\u2019autres gestes subséquents» posés par les Etats-Unis et certains pays d\u2019Europe, a expliqué M.Mulroney.«C\u2019est devenu le modèle qui a amené certaines réformes» en Afrique du Sud, a-t-il indiqué, se référant entre autres à la libération, la semaine dernière, de sept prisonniers politiques.La GRC enquête sur des embauches faites par deux députés conservateurs d'Ontario Ottawa (PC) La Gendarmerie royale du Canada mène une enquête depuis quelques semaines relativement aux pratiques de deux députés conservateurs soupçonnés d\u2019avoir mutuellement embauché un membre de leur famille, a appris hier la Presse Canadienne.Selon des renseignements recueillis auprès d\u2019un employé, qui a demandé à conserver l\u2019anonymat, l\u2019unité spéciale des enquêtes fédérales de la GRC a interviewé jusqu\u2019à la fin septembre le personnel de divers bureaux sur la colline du parlement relativement aux pratiques d\u2019embauche des députés conservateurs ontariens Terry Clifford (London-Middlesex) et Bob Hicks (Scarborough Est).La GRC cherchait à obtenir plus de renseignements sur Amy Clifford, embauchée par le député Hicks, et Sandra Hicks, qui a travaillé pour le député de London-Middlesex.Selon l\u2019informateur, les agents de la GRC tentaient d\u2019obtenir des renseignements sur la description de tâche des deux employées.D\u2019anciens employés des deux députés ont également été interrogés.En vertu des règlements établis par le comité des Communes sur la gestion du Parlement et le bureau du président de la Chambre, un député ne peut embaucher un membre de sa famille.Les députés Hicks et Clifford ont nié hier en Chambre avoir versé un salaire à un employé n\u2019ayant aucune description de tâche spécifique.Selon le quotidien The Gazette, le député Hicks a versé durant l\u2019été 87 un salaire hebdomadaire de $400 à Emy Clifford alors qu\u2019elle fréquentait l\u2019université Guelph, tandis que le député Clifford a versé $400 par semaine à Sandra Hicks en 1988 alors Ottawa (PC) Un tribunal d\u2019arbitrage mis en place par le traité de libre-échange a jugé contraire aux règlements du GATT, hier, la loi canadienne qui oblige le passage par les ports de la Colombie-Britannique du saumon et du hareng du Pacifique, avant qu\u2019ils ne soient exportés.Le comité a recommandé, à la place, que de 10 à 20 pour cent du poisson soit vendu directement à des étrangers et que le reste prenne le chemin des ports, afin d\u2019être compté avant d\u2019être vendu.Cette façon de procéder, selon le comité, est suffisante pour permettre aux autorités canadiennes de déterminer si la pêche se pratique à outrance.La décision du comité n\u2019a pas mis de temps à susciter, au Canada, les critiques de représentants du Parti libéral et du Nouveau Parti démocratique.Le député néo-démocrate Dave Stupich a déclaré que le comité venait de démontrer que le Canada aurait été bien mieux sans traité de libre-échange avec les Etats-Unis.Le député libéral Lloyd Axworthy a abondé dans le même sens, signalant les pertes d\u2019emplois qui résulteront de la décision du comité.M.Ron Bulmer, président du Conseil des pêcheries du Canada, a pour sa part tracé un parallèle entre qu\u2019elle était étudiante à l\u2019Univerité de Toronto.le saumon et le hareng du Pacifique et le homard de l\u2019Atlantique.Dans cette dernière affaire, des représentants de la Nouvelle-Angleterre ont soumis au Congrès américain un projet de loi, qui interdirait les importations de homards de moins de 8.1 centimètres.La loi canadienne permet une longueur minimale de 5.385 centimètres.«Du côté de l\u2019Atlantique, a fait remarquer M.Bulmer, ils (les Américains) ont un programme de conservation du homard qu\u2019ils veulent imposer à tout le monde.Mais du côté du Pacifique, ils disent que notre programme de conservation du saumon constitue une restriction injuste pour le commerce.» Le projet de loi américain, a signalé M.Bulmer, constitue une menace particulière pour le Nouveau-Brunswick et l\u2019Ile-du-Prince-Edouard, qui se spécialisent dans la pêche aux petits homards.Le homard canadien aux Etats-Unis représente actuellement un marché de $150 millions par année.Le gouvernement canadien a d\u2019ailleurs fait savoir, hier, qu\u2019il a fait parvenir, la semaine dernière, une note diplomatique à l\u2019Administration américaine au sujet du projet de loi sur le homard.Dans cette note, transmise par l\u2019intermédiaire de l\u2019ambassadeur canadien Derek Burney, Ottawa demande aux autorités américaines de prendre «tous les moyens nécessaires» pour combattre le projet de loi.Saumon et hareng: loi du Canada jugée contraire aux règlements du GATT sont dits abandonnes, c\u2019est-à-dire que leurs proprietaires sont inconnus, introuvables ou insolvables, a declare le ministre Il a refuse de dire combien de ces sites étaient localises au Québec, expliquant qu\u2019il fallait d\u2019abord finaliser un accord avec les provinces.Compromis Le gouvernement fédéral avait d\u2019abord offert de défrayer le tiers des coûts de depollution, mais les provinces exigeaient de lui une participation de 50 pour cent.Ottawa a donc pro- pose un compromis en offrant de defrayer 40 pour cent des coûts, a indique M Bouchard.11 a rappelé que le nettoyage des sites contamines était de juridiction provinciale.Le ministre a ajoute que les provinces devaient prendre des mesures legislatives pour faire nettoyer les sites contaminés non abandonnes en vertu du principe du «pollueur-payeur».Il a declare que la depollution de ces sites devrait coûter entre $3 et $5 milliards.Il a affirme que plusieurv provinces avaient déjà des législations allant dans ce sens, mais qu\u2019il serait neces saire de les harmoniser.I e chef adjoint de l\u2019opposition li berale.Herb Gray, s\u2019est eleve contre l\u2019idee de laisser aux provinces la responsabilité de faire nettoyer 95 poui cent des sites.«C\u2019est cette approche qui a cause le desastre de Saint Basile-le-Grand, a-t-il soutenu.On a attendu pendant des mois et des mois qu\u2019une compa gnie prenne ses responsabilités.» les Electroménagers frigidaire à'des prix renversants! IMHMSm à partir ne mimiw ?.partir ilr cuisimiHt a partir ils d\\o* sév£ MEUBLES Bureau et Bureau 600.rue Galt Ouest.Sherbrooke 569 9585 La carte de crédit Bureau et Bureau est disponible à notre magasin B 4\tla Tribune, Shetb'ooxe, mardi 7 octobre EN BREF ^ Association des Beaulieu d'Amérique 1 \u2019Association des Beaulieu d\u2019Amérique, incorporée depuis le 5 juin dernier et membre de la f édération des Familles-Souches Québécoises, tente de réunir tous les descendants de Pierre Hudon dit Beaulieu, venant de Notre Dame de Chemillée, diocèse d\u2019Angers, en France, et tous les Hudon de même souche.Une assemblée générale, le 12 novembre prochain, au Motel Le Dauphin, à Drummond-ville, élira les comités responsables pour un an, afin de succéder à l\u2019actuel comité provisoire qui dirige l\u2019Association.?Frères du Sacré-Coeur Les \u2018Amis des Frères du Sacré-Coeur\u2019 invitent les gens ayant fréquenté une classe ou une école dirigée par les Frères du Sacré-Coeur à une rencontre au juvénat de Brompton-ville, le 5 novembre prochain, à compter de 15h.Un échange avec les anciens professeurs et confrères de classe sera alors suivi par une messe dominicale, un vin d\u2019honneur et un banquet fraternel, vers 18h.Vaccination anti-grippale Le CLSC \u2018SOC\u2019 de Sherbrooke organise des cliniques de vaccination contre la grippe pour les personnes de 65 ans et plus, les malades chroniques, et les gens souffrant de diabète, maladie du coeur, du poumon et des reins, qui sont particulièrement sensibles aux effets de la grippe.Ces personnes pourront recevoir gratuitement le vaccin, par ailleurs accessible à toute autre personne, pour la somme de 5 $.Les cliniques se dérouleront entre le 8 et le 29 novembre, en différents lieux de Sherbrooke.Avis de recherches Une série de festivités marqueront le 150e anniversaire de l\u2019arrivée des Soeurs de la Charité (Soeurs Grises) en sol maskoutain, en 1990.Pour souligner la fondation des écoles d\u2019infirmières par ces femmes intrépides, les infirmières formées aux écoles Ste-Jeanne d\u2019Arc de l\u2019Hôpital St-Charles de St-Hyacinthe et St-Vin-cent-de-Paul de Sherbrooke sont priées de communiquer leur adresse au \u2018comité des Retrouvailles Infirmières\u2019, le plus tôt possible, pour pouvoir participer à un grand rassemblement, le 4 mai 1991.L Recherchés: hommes sons partenaire stable Le Dr Ariel Stravynski, du Centre de Recherche de l\u2019Hôpital Louis-Hyp-polite Lafontaine, à Montréal, cher- che des hommes de 18 à 65 ans, sans partenaire stable, et ayant une dysfonction sexuelle (impuissance et/ou éjaculation précoce), pour participer à une élude visant à améliorer les programmes thérapeutiques offerts aux hommes sans partenaire souffrant de tels problèmes.Les participants sont assurés de toute la confidentialité et bénéficient d\u2019un programme thérapeutique de pointe offert gratuitement par un personnel compétent.Service d'évaluation linguistique La Direction du perfectionnement de la Télé-Université, de concert avec le module \u2018Culture et Société\u2019 de la même institution, offre un service d\u2019évaluation linguistique (SEL), dans les domaines de l\u2019évaluation et du perfectionnement, aux entreprises et maisons d\u2019enseignement qui veulent évaluer les performances de leur personnel, des postulants lors de l\u2019embauche ou des étudiants lors de l\u2019admission.Qu\u2019il s\u2019agisse de conception de tests diagnostiques, d\u2019élaboration de critères de correction, d\u2019administration ou de correction de tests, de sessions de formation à la correction des tests conçus sur mesure, ou de consultation concernant toute question relative au testage, on peut se prévaloir des services du SEL.Informations: (514) 522-3540, postes 252 et 224.Programme d'autonomie des personnes aînées Santé et Bien-être social Canada rappelle à la population que le \u2018programme d\u2019autonomie des personnes aînées\u2019, mis de l\u2019avant le 1er avril 1988, offre une aide financière aux groupes et organismes oeuvrant auprès des personnes aînées.Seulement deux projets ont été octroyés jusqu\u2019à présent en Estrie alors que le programme prévoit un budget annuel de 3,3 millions $ pour le Québec, pendant trois ans.Le programme a pour but d\u2019aider les personnes aînées à améliorer leur santé, leur bien-être, leur indépendance et leur qualité de vie en apportant une aide financière aux groupes et organismes bénévoles, non gouvernementaux et sans but lucratif.La priorité est accordée aux activités visant à répondre aux besoins des femmes du troisième âge, aux personnes aînées vivant dans des régions rurales ou éloignées et aux personnes âgées qui sont moins favorisées en raison des circonstances de leur vie.Le programme permet de financer un projet pendant au plus trois ans, jusqu'à concurrence de 750 000 $.Informations: Mme Céline Poulin, au (514) 283-7306.Les femmes de la MRC du Granit veulent prendre leur place dans la société Michèle Bussières\tLac-Mégontic Les femmes de la MRC du Granit ont exprime leur volonté de prendre leur place dans toutes les sphères de la société, lors du Carrefour Arc-en-Ciel.Elles ont répondu au message que leur a transmis la présidente d\u2019honneur de cette journée, Madame Estelle Chamberland-Gobeil, personnalité bien connue dans la région, principalement pour son apport aux secteurs scolaire et économique.Près de 300 femmes ont participé activement à cet événement auquel était invitée la population féminine des 22 municipalités de la MRC du Granit.Le Carrefour Arc-en-Ciel est une initiative de la Table de Concertation des Centres de Femmes de l\u2019Estrie.Luce Bellavance, coordonnatrice de cette journée, y a travaillé depuis plus de 4 mois.Elle a été appuyée par les permanentes du Centre d\u2019intervention et de Référence des Femmes de Lac-Mégantic et par l\u2019organisme La Bouée.Plus de 60 bénévoles ont été impliquées dans ce projet tout au long de sa réalisation.Le Secrétariat d\u2019Etat, le Service d\u2019éducation aux adultes de la Commission Scolaire de Lac-Mégantic, Centraide Estrie et le Comité d\u2019aide au développement de la collectivité ont, entre autres, participé au financement de cette journée.Les commerçants de la région et la municipalité de Lac-Mégantic ont également apporté leur contribution à cet événement.Séance de perfectionnement pour 45 conseillers pédagogiques en anglais Sherbrooke (MR) Le souci du perfectionnement amènera à Sherbrooke un groupe de 45 conseillers pédagogiques en anglais, langue seconde, dont l\u2019objectif ultime est l\u2019amélioration de l\u2019enseignement aux élèves du primaire et du secondaire.Le responsable de l\u2019organisation à Sherbrooke de ces quatre jours de perfectionnement, M.Robert McConnell, fait remarquer que cette séance, qui se déroulera du 29 octobre au 1er novembre inclusivement, recoupe les objectifs de la Commission scolaire catholique de Sherbroo-\u2022ke en ce qui touche le développement des habiletés et l\u2019évaluation formative.«Au terme de ces quatre jours, in-dique-t-il, les conseillers pédagogiques, de retour dans leur commission scolaire respective, deviendront des agents multiplicateurs en transmettant aux enseignants le perfectionnement qu\u2019ils auront reçu.» Alors qu\u2019une première expérience de ce genre s\u2019était déroulée l\u2019an dernier, avec les conseillers pédagogiques en anglais, langue seconde, pour examiner l\u2019acquisition du langage par les élèves, toute la formation offerte cette fois-ci tourne autour de l\u2019évaluation des acquisitions: évaluation Robert McConnell s-mn m CARNET COMMUNAUTAIRE \u2022 Conférence sur la Loi 146 Mercredi 18 octobre, 19h30au sous-sol de l\u2019église St-Esprit, l\u2019A-FEAS St-Esprit reçoit comme conférencier invité M.Jean-Guy Bergeron, avocat, qui traitera de la loi 146.Ouvert à tous.\u2022 Exposition Les 21 et 22 octobre, de 13h à 17h, se tiendra à la salle du Faubourg Mena\u2019Sen une exposition de tableaux de broderie japonaise et petits-points.Invitation à tous.en général, évaluation formative, évaluation sommative et évaluation de l\u2019oral.C\u2019est M.Jonathan Monroe Jones, premier responsable, au ministère de l\u2019Education, de l\u2019anglais, langue seconde, qui donnera tout le perfectionnement.Cet événement est placé sous l\u2019égide du Regroupement des conseillers et conseillères pédagogiques en anglais, langue seconde, dont le président est M.Robert Ridyard.Lors des journées du 29, 30, 31 octobre et 1er novembre, quatre maisons d\u2019édition produisant des volumes d\u2019anglais, langue seconde, et de méthodologie de l\u2019anglais, seront présentes pour le bénéfice des participants.«C\u2019est la première fois que des maisons d\u2019édition seront présentes lors de nos journées de perfectionnement, explique Robert McConnell.Nous apprécions le travail qu\u2019elles font pour nous.» Si ces journées de perfectionnement ont pour but ultime d\u2019améliorer l\u2019enseignement aux élèves, M.McConnell indique toutefois que les élèves de la CSCS connaissent déjà d\u2019excellents résultats en anglais, langue seconde.«Notre performance est l\u2019une des meilleures en province.» Estelle Chamberland Gobeil Nicole Dorin, responsable de Consultation, précise les objectifs de Carrefour Arc-en-Ciel: «Nous voulions d\u2019abord rendre les Centres de Femmes plus visibles, puis permettre aux femmes d\u2019exprimer leurs préoccupations, enfin susciter l\u2019intérêt de la relève».Mme Dorin a déclaré «mission accomplie» au sortir de la plénière de cette journée remplie d\u2019ateliers et de discussions.La députée Madeleine Bélanger a, elle aussi, participé à l\u2019événement en témoignant de son implication dans la vie politique lors d\u2019un atelier intitulé «la femme et la politique».LAINAGES DE QUALITÉ Zhc mooi Sbop Ouvert: Lundi au vendredi 9h00 5h00 Samedi\t9h004h00 159,rue Queen centre-ville de Lennoxville _________567-4344\t5667x SPECIAL ¦ plan de maison tssssf&ff fil SIS il! üïî \u2022Si mmm m mm*
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