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Titre :
La Nation : journal canadien pour le peuple canadien
Héritière du journal Le Nord, La Nation en maintient les orientations et les traditions.
Éditeur :
  • Saint-Jérôme :Cie d'imprimerie de Saint-Jérôme,1901-1909
Contenu spécifique :
jeudi 17 octobre 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Nation : journal canadien pour le peuple canadien, 1901-10-17, Collections de BAnQ.

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[" jère Année \u2014 No.14.- LA NATIO MEBDOMADAIRE.JOURNAL CANADIEN POUR LE PEUPLE CANADIEN LA CIE.D'INPRIMERIE DE SAINT-JEROME, Propri¢taire Editeur\u2014\u2014 mr G.A.Nanuet, Directeur dé la rédaction.rt 2 Bureau de Bureau de MONTREAL \u2014 SAINT-JEROME, JEUDI, 17 OCTOBRE 1901.Montréal : Edifice La Presse, Saint-Jérôme : Rue Labelle.C.17 et 19.f 1 R.Aimé Tison, Gérant et Secrétaire de la rédaction.AVIS A NOS ABONNES 1.\u2014Neus n\u2019accepterous pas de refus d\u2019abonnement, À 1noins que tels refus nous viennent directement se l\u2019abonné lui-même et que tous ses arréruges soient payés.2, - Ung année commencée est exigée en en- tie: Re ; ; 3-L'expédition du journal ne sera pas dis- ronti: vê si l'abonnement n'est pas payé enen- tor .\u2018 4.\u2014L'atonnement est payable d'avance.$.\u2014Tout abonnement sera considéré comme renouvelé, si l'abonné te nous donne avis contraire au moins un mois avant la date de l'expiration de son abonnement, 6.\u2014Tous les cheques, mandats d'argent, etc., doivent être faits pavables au pair, à l'ordre de La Cie d'imprimerie de St-Jérome, et adressés directement au bureau de La Nation, à St- Jérôme, P.Q.Tout «doit être adressé : LA NATION Saint-Jérôme, Co.Terrebonne Canadas@7 Tous les manuscrits doivent être adressés directement a Saint-Jéréme et nous parvenir le lundi avant-midi.Le nommé J.E.Duplessis n\u2019est pas l'agent de LA NATION, et tout paiement qui lui sera fait, pour abonnements ou pour annonces, sera considéré comme nul.Les personnes que J.E.Duplessis auraient abonnées à notre journal sont priées de nous faire parvenir leur adresse.Personne n'est autorisé à collecter d'argent pour LA NATION soit pour abonnements ou annonces.Toute remise d'argent pour abonnements ou annonces doit être adressé : La NATION Saint-Jérôme Co.Terrebonne P.Q.#* SOMMAIRE + Serait-ce une crise ?Deménagement d'hommes et de principes rouges.La Colonisation \u2014VTI.Choses de l\u2019Université.Il fant lutter.Trait de mœurs déplorables.Affaires municipales.Choses et gens, Notes.Tribune libre : Une lutte homérique.Concours des races laitières à Buffalo.La guerre Sud-africaine.Les religieux et la richesse nationale en ; Belgique.Nouvelles de partout.Feuilleton : Les JETONS MYSTÉRIEUX.MONTRÉAL, 17 OCTOBRE 1901.Serait-ce une crise On annonce maintenant le départ de Lord Minto du Canada, avant l\u2019expiration du terme de ses fonctions, qui est de cing années.Est-ce, de sa part, résignation de son office ?est-ce un rappel venant de ses supérieurs impériaux, soit de M.Chamberlain ?11 est difficile de se pro- Loncer là-dessus.Le Chronicle, journal de Londres, Angleterre, prétend que Lord Minto ne s'est mélé que très peu à l'entourage des visiteurs royaux, à cause de la froideur qui existe entre lui et les membres du gouvernement canadien.Une dépêche d'Ottawa, au Star de Montréal, se mêle d'approfondir le mystère.D'après le confrère, la rupture entre le Gouverneur Général et ses Ministres, serait un fait déjà aecompli et on soupirerait après le moment du départ de Leurs Altesses pour mettre le public au fait de ce très grave événement, Les ministres se plaindraient, dit- on, d\u2019avoir été ignorés dans la collation des honneurs à nos démagogos et de s'être vus écartés des fêtes royales, eux et leurs dignes épouses, avec- un sans gêne simplement intolérable ! Quand on représente la démocratie et qu\u2019on se fait gloire de ne dépendre que de la populace, il est tout naturel qu\u2019on ne pardonne pas de ne pouvoir se frôler un tantinet à la pourpre royale ! Ces reproches au Gouverneur sont d'une puérilité achevée.Nous en avons disposé déjà, pour ce qui a rapport aux titres d'honneur.Quant aux- invitations aux ministres et i leurs moitiés, nous osons penser qu'il existe des ministres mariés, en Angleterre aussi bien qu\u2019au Canada.Qu'ils aient part, avec leurs légitimes, À certaines réceptions officielles, fort bien ; mais qu\u2019on les attache aux trains royaux comme des ombres à d\u2019augustes personnages, nous ne le croyons pas, songeant un peu au plaisir de la vie royale qu'il ne faut pas embêter à outrance, et à la dignité même des ministres qu\u2019il ne siérait pas de prendre pour de vulgaires valets de pied et de cape.Mais il est un troisième reproche, autrement grave.\u2019 Lord Minto aurait poussé à une dépense extravagante pour la réception royale : pas moins d\u2019un quart de million de dollars serait allé sombrer dans les frais du voyage de Leurs Altesses, sur ordre, dit-on, donné par le Gouverneur lui-même, sans qu'il ait consulté ses ministres plus que le patron ne consulte son commis.Nous avons peine à croire à ce procédé venant d'un homme qui possède une distinction réelle et qui a droit de compter encore sur une carrière longue et utile pour son pays et pour lui- même.Il ne semble pas moins vrai que les ministres ont à se plaindre et que, de fait, nous sommes à la veille d\u2019une crise politique d\u2019un caractère tout particulier.Nous ne sommes pas dans le secret ! | des dieux, il va sans dire, mais si nous [tenons comptons de ce que disent certains journaux ministériels \u2014 c\u2019est-à- dire inspirés, quand ils ne sont pas rédigés par des ministres mêmes ; si, |surtout, tiotis tenons compte de ce ; qu\u2019ils ne disent pas tout haut, mais à \u201cmmi-ton, ce qui est toujours plus proche de la vérité, nous dirons qu\u2019il faut aller chercher en Angleterre même, la cause des dissentiments entre le Gou- | verneur et ses ministres.A-t-on bien lu l\u2019article de La Patrie du 24 septembre dernier, intitulé \u201cI vaut mieux attendre?\u201d Il est de facture de M, Tarte lui-même, qui se porte à la défense de son Gouverneuv.Il est courageux et juste, loin de donner dans ce lâche dévergondage d\u2019injures lancées à la figure d\u2019un dignitaire qui ne peut se défendre.Il est d'accord avec les saines traditions qui défendent de s\u2019en prendre à la personne même du représentant de l'autorité, sans preuves tenables de sa culpabilité.La théorie, aussi bien que la pratique, du système représentatif, veut que tout reproche retombe directement sur les épavles des ministres, seuls responsables au peuple du Canada.La Patrie ne condamne pas le Gouverneur, elle s\u2019en prend à l\u2019entourage de leurs Altesses et au Bureau colonial.Que M.Chamberlain ait voulu, dans le cas actuel, régir politiquement le Canada, comme il régit martialement la Colonie du Cap, nous n\u2019en avons aucun doute.Et c\u2019est ce qui rend si difficile la position du Gouverneur-Gé- | néral.Il à à transmettre des ordres extrêmement pénibles pour la fierté | | canadienne et pour sa propre loyauté ide représentant direct de sa Majesté! \u2018britannique.Envisagée de cette façon, la position de Lord Minto n'est pas tenable et il ne faudrait pas être surpris qu\u2019il solli> citit proprio motu, son rappel du Canada.Mais M.Chamberlain usera bien d\u2019autres bons et loyaux serviteurs s'il continue à le prendre sur son ton or- |dinaire, ce avec les autorités coloniales, et à leur intimer des ordres qu\u2019il peut tout au plus réserver à.ses colonies dites de \u201cLa Couronne\u201d.Il peut méme remercier le ciel d\u2019avoir en, ici, au Canada, un premier ministre à l\u2019échine souple comme sir Wilfrid, car il y aurait longtemps que la crise eut éclaté.cas, de voir, sur une simple question de détails, au fond simplement négligeables, éclater une fin de situation que n\u2019ont pu provoquer des questions graves comme notre participation aux guerres impériales et le rejet de la lé- | gislation canadienne relative a 'immi- j gration japonaise chez nous.N\u2019est-il pas singulier, dans tous les, Il faut que le Canada reprenne l\u2019emn- pire qu\u2019il possédait sur ses propres destinées, avant les fêtes jubilaires.Sir Wilfrid, va-t-il le comprendre, enfin, quand il se voit aux prises, dans la pratique, avec des difficultés qu\u2019il a, comme en se jouant de l'avenir, jetées lui-même sur son chemin, en lâchant ses premières concessions de 1897 ?Déménagement d\u2019hommes et de principes rouges L\u2019incident Tarte-Préfontaine n\u2019est pas clos, quoiqu\u2019en ait dit ce dernier, parce qu\u2019on ne clot pas ce qui n\u2019est pas cloturable, étant ouvert aux quatre vents de la politique canadienne.M.Préfontaine est trop d\u2019avis que c\u2019est le vieux parti rouge qui est arsi- vé au pouvoir en juin 1896, pendant que c\u2019est le parti opportuniste, décidé à jeter aux orties toutes les vieilles défroques écarlates comme en font foi la censure de La Patrie libérale de M.Beaugrand, par MM.Marchand et Laurier, et l\u2019apothéose de Cattier même par le successeur des Papineau et des Dorion.M.Tarte tenu sur les dents par le groupe McGreevy, de Québec, et forcé ae sortir des rangs conservateurs pour se mesurer contre le chef québecois, de ce parti, à Ottawa, passa à l'ennemi, \u2018il est vrai ; mais il emporta avec lui le bagage conservateur qu'il pouvait posséder ; il est permis de croire qu\u2019il ne le fit pas brûler aux pieds de Sir Wil- \u2018frid en acte de renoncement A ses principes d'antan et de conversion à une nouvelle et virginale allégeance.Il ne s'était pas écoulé deux ans, au pouvoir, que M.\u2018Tarte était reconnu maitre de Padministration, au désespoir de la faction rouge qui ne craignait que pour une chose : la suppression du picotin au profit de la fraction des ralliés conservateurs.M.Tarte, soutenu par Laurier qui déclarait ne pouvoir trouver rien de trop bon pour son fidèle Joseph, se vengea de ses détracteurs en les casant de préférence à ses plus intimes suivants.Que pouvait-on avoir à redire à cela ?C\u2019est encore, aujourd'hui la politique du rusé intendant du Pharaon canadien.i Que peut bien, encore une fois, avoir à redire à cette anunificence, le seül survivant de marque, des successeurs de la pléiade rouge de 1854 ?Qu'on l\u2019étouffe lui et les siens, sous les fleurs, c\u2019est ce qu\u2019ils aiment.Qu'on les gorge de picotin ?C'est ce pourquoi ils existent dans leur paiti, ce pourquoi leur parti même existe l M.Tarte a relégué, il est vrai, célui LA NATION.\u201417 OCTOBRE 1901.qu\u2019on désigne comme le chef des vieux libéraux, dans un isolement qui n\u2019est peut-être pas des plus superbes, étant donné les ambitions de M.Préfontaine.Mais de quel droit se plaindrait-il de porter seul la gloire d\u2019un parti éteint, et de jouer le rôle du dernier des Abencérages ?11 n\u2019y a là rien que de très honorable et de très enviable, si toutefois, l'honorable, seul, n'est pas fait pour ennuyer l\u2019existence de Son Honneur.Les uns après les autres, les vieux libéraux se sont casés! M.Préfontaine s'est-il jamais plaint de la chose avant ces derniers temps ! Non, la seule plainte qu\u2019on ait entendu dans l'enceinte de l'étrange ca- ravensérail ministériel, c\u2019est que les vieux rouges ne se trouvaient pas assez tôt et assez haut placés.Quant aux principes, M.Préfontaine peut-il davantage se lamenter, en son titre de vieux libéral?Qu'il consulte donc, un peu, les anciens et nouveaux programmes libéraux et qu\u2019il nous dise s'il n\u2019a pas été l\u2019un des premiers à les fouler aux pieds pour se mettre du bord du manche, c\u2019est-à-dire de la nouvelle politique du succès.Qu'est devenue la formule : \u2018\u201cPérisse la patrie, plutôt que les principes ?\u201d Lui ct tous les membres libéraux dé l'état-major de Sir Wilfrid, ont en bientôt fait de travestir ce vieil aphorisme d'essence et de glorification libérales, \u2014 dans l'opposition\u2014en celui de \u201cDérisse la patrie plutôt que le picotin,\u201d leur unique mobile dans l'exercice du pouvoir.C\u2019est bien là n'est-ce pas le credo du vieux parti ?Est-ce Tarte qui le lui a fourré dans la gorge ?Oui, que M.Préfontaine, nous se si cette abjuration des prinofpes, soi-disant du vieux parti, vient de Tarte ou de la volonté librement exprimée de lui, M.Préfontaine et de ses compagnons d\u2019arnies rouges ?Que ses amis nous le disent, si, à part M.Bourassa que j\u2019excepte volontiers, il en reste deux à ses côtés pour Ini servir de parrains en sa fraiche abjuration.Lui, le premier, dans ses actes publics, aun moins, il battait des mains À chaque promotion des vieux libé-|.raux.Et il se plaint, aujourd\u2019hui, de leur exode ! Il l\u2019attribue à M.Tarte.Quelle bouffonnerie ! i Mais plus : lui, M.Préfontaine, a-t- il fait autre chose que se fendre les mains à applaudir à chacune des répudiations de principes libéraux proférée par Sir Wilfrid, en Angleterre ou an Canada ?Et, dans ses propres dquatre- pattissements devant les exigences an- -glaises, n\u2019est-il pas allé infiniment plus loin, ou plutôt plus bas, que celui -qu\u2019il déclare maintenant avoir trahi les hommes et les choses trainants par place, avant 1896, du vieux libéralisme ?.Plus de libéraux de la vieille garde ! Tous ravis par l'exode et cmportés \u2018vers les régions bureaucratiques où ils peuvent à l'aise proclamer l\u2019excellence de leurs antiques théories pour atteindre le pouvoir, mais des méthodes conservatrices\u2014tant de fois maudites par eux !\u2014pour\u2019 l\u2019exercer et se blottir prudemment dans les gras fromages de l\u2019Etat.Plus de principes libéraux à proclamer, de réformes populaires à reveudi- quer ! C'est là la double jérémiade de M.Préfontaine ! ! Il a voulu tout cela, il l'a approuvé.Il s'est élevé contre le pouvoir quand il n\u2019allait pas vite à son gré.Et c\u2019est lui qui ne peut maintenant se consoler de tous ces déménagements d'hommes et de principes ! Ah! si le ridicule et le grotesque tuaient dans ce pays! M.Tarte, implacable, est allé jusqu\u2019à dire que M.Préfontaine avait perdu la tête.Mais pourquoi?A ce qu'il est seul, M.le Maire, seul avee lui-méme et quelques drôles que M.\u2018Tarte Ini lais- ventre et le tutoyent plus fort, étant rarissimes \u2014 l'appelant : \u201c Mon cher Raymond\", et lui disant bas, à sa familière oreille: \u201c\u2019l'e rappetles-tu, Raymond, nos grandes luttes, et les surprises oil nous amenions less .bleus et les télégraphes qui te firent si bien élire et te posèrent grand organisateur de la victoire! \u2018Tout cela reviendra-t-il bientôt, Raymond.\u201d Non, M.Préfontaine, quoique vous en disiez, l'incident Tarte n'est pas | clos ; ce n\u2019est pas une querelle inti-; me, de famille, que vous avez soulevée, M.le Ministre et vous : c'est une mai- tresse affaire qui regarde le public, plus que vous deux encore.Il faut! l\u2019étudier soigneusement et en tirer des se, pour qu\u2019ils lui tapent mieux sur le | défricheurs avaient eu le temps de se dé- mite : \u2018 Dieu le veut.\u201d Trop de déboires sont venus ralentir le zèle des particuliers et, à de rares exceptions près, on ne oo.lonise plus que pour une chose, un idéal le même qui anime le mineur, le propriétaire de ranch ou l\u2019exploiteur de la forêt : l'acquisition sinon de la fortune, du moins, du bien-être, et l'établissement prospère de sa famille, Tous les appels patriotiques des David, des Perrault, des Dugas ; toutes les | vantardises ministériclles, dans les journaux ou sur les tréteaux : tous les rapports boursoufflés ou les statistiques incomplètes \u2014 véritables trompe-l'œil, \u2014 des sociétés dites de colonisation ne feront pas avancer la grande cause d'un courager : heureusement, la chapelle, aus- | quart de ligne si le gouvernement de la sitôt que possible, bâtie par la charité | Province de Québec, comprenant le rôle des prélats ou les aumônes publiques, re- | qui lui revient exclusivement, n'entretenait la brave population et formait le | prend pas courageusement, avec tonte la noyau de la paroisse contre lequel\u2014 nou- | conviction que donne le vrai patriotisme, velle pierre fondamentale \u2014 aucun pou- {de remplir envers la colonisation les cop.voir ne peut prévaloir.ditions \u2018premières que Voilà la colonisation dans les Bois- |d\u2019énumérer.Francs, dans les Royaumes du Saguenay et du cur¢ Labelle, Hébert, Racine, Charretier.Labelle de conscience à l'intention des gouver- pour ne parler que des morts, voila les nants ct des gouvernés.initiateurs de notre primitive colonisa-: ** Vous répétez bien souvent la même tion, ceux qui ont lancé notre peuple \u2018chose sur ce sujet rabâché,'\u2019 m'a-t-on dit, s\u2019épuisant sur les vieilles terres stériles | déjà.C\u2019est vrai, mais la question de co- ou trop exigues, dans ces régions nou- lonisation n'est pas si simple qu\u2019on le velles où la forêt vierge et immense, par son seul aspect de placide majesté, infu- sc le courage indomptable, et crée des pauvres diables ne sachant où se diriger et se mettant au service de quelque pré- tre dévoué, ayant cœur de patriote, de quelque apôtre désintéressé et ennemi du repos, décidé à tout pour doter la religion et la patrie de nouvelles paroisses, de nouveaux cantons où des Canadiens, des Franco-canadiens généralement, catholiques aussi, des citoyens à mœurs robustes et fécondes, succèdent à nos grandes forêts de pins, d'érables ou de sapitis.Des arpentages, quand et où les mesu- reurs-arpenteurs, partisans, en avaient besoin, plutôt que le colon ; des chemins à peine, et trop souvent quand bien des 110US | venons Il me faudra repasser chacune de ces conditions et en tirer comme un examen \u2018croit : elle présente un si grand nombre de points de vue variés et divers, qu'il faut la tourner en tous les sens, pour conclusions nombreuses, outre cellès que je viens de présenter et qui s\u2019im-! posent à la réflexion de tous.G.À.Nantel.Moytréal, 14 octobre 1901.Colonisation | VII FONCTION DE L'ÉTAT La colonisation, pour nous, Canadiensfrançais, ça été la migration d'individus ou de familles\u2014 généralement denués de ressources pécuniaires\u2014 vers des régions inhabitées où la Couronne possède des terres vacantes qu'elle abandonne moyennant un prix minime et l'accomplissement de certaines conditions dites : de défrichement et d'occupation.Lorsque les seigneuries furent à peu près couvertes d'habitations, il fallut se diriger vers les terres du gouvernement ou vers les Ltais-Unis.La moitié, au bas mot, du surplus de notre population prit le chemin de la grande république ; l\u2019autre se partagea les vieilles terres ou s\u2019engagea dans l'œu- vre de la colonisation.Les Bois-francs, le Lac St-Jean, les Cantons du Nord s\u2019ouvrirent aux nouveaux venus dont l'établissement fut marqué par la plus complète des misères ; par un dénüment digne de mendiants ou de rebuts de la société plutôt que de citoyens remplis de courage, de cœur, de force physique et morale, remplissant la fonction principale de l'Etat qui est de garder chez lui et de faire se multiplier la famille de ses habitants.La colonisation, dans toute\u2019 politique éclairée, est l\u2019une des principales fonctions d'un gouvernement.Que l\u2019on remonte aux temps anciens des l'yriens, des Grecs ou des Romains, ou que l'on s'arrête à l'Angleterre, dès ler6ième siècle, à la Hollande d\u2019avant, et à la France moderne, on restera d'accord sur ce fait historique et économique dont on ne semble pas se douter en certains quartiers.espoirs d'avenir qui soutiennent contre les défaillances des longs isolements.De plus, ne réussirai-je qu'à faire Qu'ont demandé ces véritables cons- \u2018comprendre que le fait même de la colo- tructeurs de l'édifice national reposant | nisation est un fait social de la plus haute sur la paroisse comme base inébraniable ?' portée pour un peuple qui veut vivre, Nous allons l\u2019énumérer en peu de li-;que mon travail ne manquerait pas d'à- les exposer visiblement.nes, sauf à ajouter ce que requièrent \u2018propos.de l'Etat les exigences modernes créées.Et comment ce fait peut-il se produire ar la construction des chemins de fer, 1s'il ne provient pas de la sollicitude l'ouverture de territoires plus avantagés avouée, amoureuse, passionnée de l'Etat par la nature que les nôtres, et, généra- | dont la colonisation est l\u2019une des premiè- lement, par In compétition acharnée que ; res fonctions d'ordre public.nous font les Etats et Provinces limi- | 11 est plus que temps que notre gou- trophies à la province de Québec : vernement cesse de se défendre de son 1° Délimitation bien précise des terres \u2018 inertie, sur le zèle de notre clergé qu'il offertes en vente au colon, c'est-à-dire seconde si mal et des sociétés de coloni- des arpentages.sation, dont les unes, presque toutes, 2° \u2018Koutes les facilités possibles pour | sont éteintes, et dont les autres se mor- le colon, de se procurer ses titres d\u2019occu- | fondent, laissées à elles-mêmes, à piéti- pation provisoire sur lesquels seront ba- | ner sur place.sés ses titres de propriété absolue.3° Facilités de communication avec les | marchés et par ailleurs, avec le monde; \u2014_\u2014 civilisé, les parents et amis.Un finaud de la ville de Saint-Jérôme 4° Aussitôt que possible, une chapelle ! demande où est \u2018\u2018 Joseph Trudel\"\".que l'autorité ecclésiastique, disons-le Ce M.\u2018Trudel est le pétitionnaire dans hautement, n\u2019a jamais tardé à construire \u2018la contestation de l'élection de M.Préet à faire desservir, dussitôt la petite co- | fontaine.lonie suffisamment peuplée.C'est celui-là même qui a désavoué son À ces conditions essentielles, requises | avocat, M.W.B.Nantel, pour lui faire par nos premiers coionisateurs, viennent ; substituer un rouge À tout crin, dans la s'ajouter deux exigences qu\u2019il est indis- | personne de M.Benjamin Benoit, avocat pensable de reconnaitre, si nous voulons | de Montréal, un garçon qui ira loin, st coloniser à la façon contemporaine, à la | les circonstances le favorisent, manière des Américains ct des Ontariens, | Nous répondrons que nous ne savons nos plus redoutables concurrents, je dis : {ol est Trudel, mais nous savons que la l\u2019école à côté de la chapelle, pour com.| justice, au tribunal suprême d'Ouaires mencer, puis dans chaque rang ou double ; Comme à celui de $te-Scholastique alee rang d'habitations où il se trouveraient | vigilant, le bras long et la poigne ferme.au moins vingt enfants en état de la fré- | Elle découvrira bien quelque moyen pour quenter ; et 2° le chemin de fer, aussi ; déjouer la conspiration montée en faveur indispensable, de nos jours que l'était la! de cet homme si populaire quia nom voie carossable d'il y a vingt ans.\u201cRaymond Préfontaine et qui redoute, À part la chapelle,.aussi nécessaire | pourtant, si fort, d\u2019être amené devant les au l\u2018ranco-canadien et surtout à sa cou- | juges de son pays.rageuse épouse, que l'air l\u2019est À l'oiseau pour voler, et l\u2019eau au poisson pour | nager, tout le reste doit être accompli par I'Etat.G.A.NANTEL Montréal, 13 octobre 1901.Le Pionnier, ci-devant de Sherbrooke, aujourd'hui de Montréal, célèbre dimanche le trente-cinquième aniversaire de s4 Chez nous, on en a fait l'affaire des C\u2019est pure illusion de compter maintenant sur l\u2019action des Sociétés de colonisation.Le temps des grands dévouements est passé ; l\u2019âge héroïque n'est plus où l'on se jetait à corps perdu dans la forêt au cri de nos nouveaux Pierre \u2018 l\u2019Erfondation.Il y aura séance publique au Théâtre National Français, discours par MM.Chicoyne, Bourassa et Rivard, musique par MM.Comte et Pelletier.C\u2019est un plaisir pour nous de rendre témoignage à la verdeur des lauriers qui gnement universitaire les professeurs de \u2014\u2014_ couronnent le front d'un confrère arrivé à l'âge presque vénérable, chez nous, de 35 ans.Nous avons hâte d'entendre les orateurs de la fête qui auront sans doute des choses fort intéressantes à dire sur les desseins d'avenir que caresse le groupe du nouveau Pionnier.Choses de l\u2019Université La NATION ne serait pas fidèle à son titre si elle se désintéressait des choses de l'Université.La rentrée des facultés a donné lieu ; le 9 octobre, À une belle soirée universitaire.C\u2019était à la fois plaisir et profit que d'entendre monsieur le nouveau Vice- Recteur ct M.le Secrétaire nous dire le rôle et Jes progrès de notre université.Car, progrès il y a : à preuve, le nombre croissant des élèves et la multiplication des diplômes dans toutes les facultés.A won seus, on pourrait trouver d'autres ct de meilleurs signes de ce progrès, je veux dire, l'intérêt qui s'éveille autour de l'université, l'affluence qui se LA NATION.\u20141 nous parler, non pas à bâtons rompus mais dans une suite de conférences, et je lui promets la faveur de tout le Montréal qui sait goûter les choses de l'esprit: \u201c G.A.NANTEL.I! faut lutter Au cours d'un très intéressant article sur le 35ième anniversaire du Pionnier, M.L.C.Bélanger, l\u2019un des fondateurs de ce journal, à Sherbrooke, raconte qu\u2019il rencontrait Cartier, en 1866, avant son départ pour l'Angleterre où il devait aller mettre la dernière main à l'œuvre de la Confédération.Entr\u2019autres choses Cartier lui aurait dit : Vous savez, je suis un lutteur.Faites comme moi : luttez, luttez sans cesse, luttez encore et ça ira bien ! Je commençai à me gonfler .\u2014 Mais à propos, continua-t-il, que dit-on de la Confédération par chez vous ?\u2014Un peu comme partout ailleurs, monsieur.Vous savez, il y a du pour et du contre.\u2014\u2014Hein ?du contre ?Mais il y a donc 7 OCTOBRE 1901.Trait de moeurs déplorables Un de nos lecteurs nous adresse la communication suivante que nous publions textuellement, en omettant le nom et l'adresse du correspondant.Nous ne sommes pas surpris du fait qu\u2019il dénonce.Nos mœurs politiques sont tellement relâchées et il existe, parmi nos législateurs les plus collet- monté, souvent, une telle tendance a tout excuser, À tout légitimer, que rien ne peut nous surprendre, Que ne dit-on pas contre l\u2019attitude de LA NATION ?Elle nous serait inspirée par le dépit et le désir de la vengeance contre de certains hommes publics.Rien d\u2019anssi injuste à notre égard.Nous tenons au respect de nos institutions avant tout.Comment est-il possible de maintenr ce respect parmi notre population qui est bonne, au des rouges parmi vous ?Comme si les gens de bon sens pouvalent s'opposer à | la Confédération ! Et de quoi donc se porte à ses cours publics, les donations quelle inspire à nos riches ci, toyens ete.Tout cela est de bon augure | pour l'avenir.C'était déjà beaucoup del triompher de l'indifférence publique et de se faire connaître : de là, à se faire aimer il n'y a pas loin.On y arrivera avec les efforts du personnel universitaire et le concours de tous les bons citoyens.Ils ne peuvent que s'intéresser et s\u2019affection- neräl'université, s'ils réfléchissent qu'\u2019elle est appelée à devenir le foyer le plus intense de notre foi et de notre patriotisme.Delà, doivent nous venir comme d\u2019une source toujours féconde, toutes les idées qui nous feront vivre et grandir comme peuple au milieu de la race anglaise qui nous enserre et nous pénêtre.À ce titre, je suis heureux qu\u2019on ait pourvu de son titulaire la chaire d\u2019histoire du Canada devenue vacante par la mort du regretté M.Verreau.Mais cette chaire va-t-elle çesser enfin, d\u2019être silencieuse ct muette ?Peut-on concevoir une université canadienne-françaisé sans un professeur de otre histoire nationale et it professeur qui sache nous dire dans des études sérieuses et élaborées, les origines du peuple canadien, les phases de sa formation ct de son développement, les causes de sa vitalité, les traits distinctifs de son caractère, sa mission, sa raison d'être, ses chances d'avenir sur cette terre d'Amérique ?Je constate aussi, avec bonheur une orientation nouvelle i l'université.On a | - songé, enfin, à faire entrer dans l'ensei- nos collèges ruraux.C'était justice.On leur devait, au moins, cet honneur, puis- qu'on ne peut leur donner autre chose.Ily va du reste, des meilleurs intérêts de l'université elle-même d'ouvrir une porte sur le grand public à tous ceux de notre race qui, par leurs études, leur culture littéraire, l'élévation de leur caractère et la sûreté de leur jugement, ont acquis le droit de parler et de se faire écouter.Je remarque parmi les nouveaux , professeurs, M.l\u2019abbé S.Corbeil, du séminaire de Ste-Thérèse, Si quelqu\u2019 un a conquis ses titres à l'attention publique, c\u2019est bien celui-là.Il était déjà de bonne race, étaut le neveu de M.le juge Routhier.Et ce qu'il a de talents naturels, il l'a cultivé à Rome, à Paris et à Ste- Thérèse, par le plus constant des labeurs et le plus énergique aussi.celui que Virgile appelle le /z60r improbus.Et c'est bien à lui qui plus d\u2019une fois nous en ai plaint-on, s'il vous plait ?| \u2014Entre autres choses, répondis-je, des clauses du projet de loi relatives aux ! douze comtés soi-disant anglais, lesquelles mettent les Canadies-français sur un pied d'infériorité.\u2018 \u2014Oui, en voilà une bonne, reprit vivement mon interlocuteur.Tout ce qu\u2019il y a dans ces clauses, c'est que les limites de ces comtés ne pourront être changées sans l\u2019assentiment de leurs députés.Il est vrai qu'aujourd'hui vous êtes en minorité dans la plupart des circonscriptions ; mais dans vingt-cinq ans avant cela peut-être, grâce à la fécondité et à la force d\u2019expansion de notre race, au rapatriement de nos frères émigrés aux Etats-Unis, à l'immigration, à la colonisation, vous serez en majorité partout et alors vous serez rois et mai- tres chez vous.Ah! jeune homme, si vous connaissiez les dessous de la politique ! Si vous saviez combien souvent il faut faire semblant de faire des concessions afin d'en obtenir et par ce moyen mieux rouler ses adversaires ! Croyezmoi, favorisez l'union des provinces et ' laissez-moi faire, C\u2019est moi qui vous le dis : l'avenir est à nous.Là-dessus, cet homme bizarre, parfois! brusque, entier dans ses opinions, souffrant mal ln contradiction, me tendit cordialement la main et, avec son fin sourire, me reconduisit poliment à la porte, en me recommandant bien de suivre ses conseils.\u2019 Ce fut pour nous chose des plus faciles.Il nous fallait alors faire contre fortune bon cœur, Nous n'étions qu\u2019une poiguée, saus la moindre influence, si ce n'est à la veille des élections.Or, on sait ce que valent les promesses faites en vue de capter des votes.Bref, la Confédération est depuis longtemps un fait accompli, et la prédiction de Cartier s\u2019est réalisé à la lettre.Les nôtres sont aujourd'hui et depuis des années en état de commander partout, au sein de ces belles et attrayantes régions, \u2014les Aois-lrancs, \u2014pour Ne point agacer fond, ct ne demande qu\u2019à suivre une saine direction, quand les gouvernants fournissent l\u2019exemple vivant de toutes les corruptions ?7 octobre 1901.L'Honorable G.À.Nantel Montréal.M.le Directeur de LA NATION, J'ailu, il y a quelques temps, dans l\u2019un des Nos de votre journal, qu\u2019une Cie importante, la Montreal Light, Heat & Power Co.avait obtenu des pouvoirs extraordinaires de la Législature, à sa dernière session, en donnant des actions à cette compagnie aux députés, pour les intéresser dans l'affaire, et naturellement les inviter à voter pour l'incorporation de cette Compagnie.C\u2019est à peu près le sens de l\u2019article de votre journal, reproduisant La Vérité, et je pense que vous êtes correct.Ne croyez- vous pas qu\u2019un député qui accepte comme cela, des parts dans une compagnie qui sollicite son incorporation et qui veut obtenir des privilèges extraordinaires, n'est pas coupable dans le sens de l\u2019article 131 du Code Criminel.Si un député peut ainsi obtenir des valeurs, des parts dans une Cie, qui sollicite son incorporation et demande des privilèges qui sont le renversement des privilèges des autres, et que la loi ne puisse pas 3 pour retirer celui de son ami, il fallait passer par la filière, le lui faire endosser.Il a pensé qu\u2019il pouvait y avoir de l'argent, encore à faire, avec le second chèque.Il écrit une toute petite lettre à son ami, un des membres du susdit bureau, dans le sens suivant : \u2018Mon cher ami.Soyez donc assez bon d\u2019endosser le chèque que je vous inclus, me le renvoyer, et je vous retournerai la moitié du montant.Bien à vous, etc., etc.\u201d Le susdit ami en question, ne comprenant rien À l'affaire, a téléphoné an signataire des Jeux chèques, d'aller le rencontrer à Montréal, le lendemain, qu\u2019il voulait le voir, pour une affaire importante.Le papa croyant qu'il voulait le voir, pour le chèque, s\u2019est rendu à Montréal à l'hôtel indiqué, pour rencontrer son homme qui était rendu au lieu indiqué, et lui a demandé pourquoi il lui avait envoyé un chèque de $75.00.Le papa lui a expliqué toute l'affaire.Qu\u2019il était convenu avec M.le Député, un tel, que si son fils était admis à la pratique de sa profession, il lui paierait $75.00 et $75.00 pour son ami l\u2019examinateur ; | qu'il en avait adressé un de $7 5.00 à son ami, M.le Député qui avait travaillé auprès de son ami, pour faire admettre son fils à la pratique de sa profession.\u2018* M.le député dont vous me parlez vous a volé et il a voulu ensuite me vo-, ler.Vous nous destiniez $150, $75 pour votre ami et $75 pour moi.Après avoir eu ces S75, M.le député n voulu encore me souffler la moitié des $75 que vous me destiniez.Voici le chèque que vous m'avez envoyé je vous le remets, et je vous prie de croire que je ne, fais jamais d'affaires comme celles que M.le député vous a fait faire et qu\u2019il a voulu me faire endosser.Si votre fils a été admis à la pratique de sa profession, c\u2019est parce qu'il est bien capable.Pas suffisamment capable il était renvoyé tout comme ceux qui l'ont été.\u201d Ce que je viens de vous dire est vrai à la lettre ; et ne pensez-vous pas qu\u2019un député qui se fait l'entremetteur d\u2019afiai- res aussi louches, pour extorquer de l\u2019argent, n'est pas capable d\u2019arriver à d\u2019autres combinaisons aussi louches, pour voler la législation privée.\u2014Il ne faut pas oublier que l\u2019on a un trés hon diner pour 25&s., à l\u2019hôtel Richelieu, rue St-Vincent, Montréal, Un Vin Vieux et Rare.l'atteindre, il y aura toujours moyen d\u2019éviter cet article du Code Criminelavez journal que par les moyens que vous mentionnés dans = votre On m'a conté des choses à la Compagnie des petits chars, pour obtenir des amendements À sa charte, qui vrai dans tous ces on dit.Il y a une liis- toire qui se dit et répète dans plusieurs quartiers, qu\u2019un député bien en vue, de notre législation, se fait payer, dit-on, des rentes pour que des employés publics qui devaient être destitués ne le soient pas et conservent leur situation.Ce même député ayant été informé les nerfs poétiques de l\u2019ami Fréchette, l'Est\u2019 bien qu\u2019il admire sans doute les Cantons de la Suisse ! Mais il nous a fallu faire comme Cartier pour en arriver là : lutter sans cesse.Ces intonations de combat sonneraient faux, aujourd'hui, aux'oreilles de notre jeunesse qui veut, avantitoüt, se la couler douce.Pourtant ces conseils de lutte, de lutte incessante, ne seraient pas à dédaigner, à ce tournant de notre \u2018existence Où nous sonimes menacés de tout perdre dans l'effondrement \u2018de nos institutions politiques provinciales.; ; Et ces institutions qui nous garantis sent une autonomie complète, dans toutes les matières de religion et de nationalité, sont le fruit de luttes qui rentontent donné le modèle, de venir nous parler\u2019 1, + .:\" &'Hloquence sacrée.Qu'il vienne dea à 1841 ! Ilest grand temps de recon zen.sa lurter, qui n'aime point le nom \u2018\u2018 Cantons de ; qu\u2019un jeune homme devait se présenter, | pour être admis à la pratique d'une pro- ! fession libérale est allé trouver le papa | de ce jeune homme, pour lui proposer de *s\u2019employer auprès d'un des membres du \u2018bureau des examinateurs à l'admission à {1a pratique de cette profession.\u2018Votre garçon peut être capable et ne pas arriver.Avec l'ami que j'ai dans le bureau des examinateurs, il n'échouera pas.\u201d\u2019 Ce député a laissé le papa content, et lui, peut- être plus content encore | L'examen a eu lieu et le jeune homme en question a subi un examen brillant.Il est bien ca- -pable ce jeune homme.Le papa, enchanté du succès de son fils, s'est empressé d'envoyer deux chèques, dont l\u2019un payable à l\u2019orlre du susdit député, pour S75.00 et l'autre payable à l'ordre du susdit membre du bureau, tous deux dans la mêine enveloppe, à l'adresse du susdit député.Retirer celui fait à son ordre, était bien facile.Il n'avait qu\u2019à l\u2019endosser et à le présenter à la banque où .le papa a toujours ui\u2019 gros dipbt: inais, Les gens disent que des députés,: ont fait beaucoup d'argent, autrement, propos : des moyens qui ont été employés par' me laissent croire qu\u2019il peut y avoir du Riche, fin et généreux, possédant de grandes propriétés toniques, combiné avec ln Quinn du Pérou en quantité prescrite par les pharmnco- pées anglaise et française, il constitue le meilleur de tous les toniques.Ce Lonique est lc célèbre Wilson's Invalids\u2019 Port, 0., Vin Oporte de Wilson pour - Invalides Prescrit par les médecins de n'importe quelle école.En vente chez tous les Pharmaciens et Epiciers.Camille de Martigny Ancien Magistrat : AVOCAT ST-JEROME, Co.TERREBONNE M.JOS.CORBEIL.AGENT D'ASSURANCE- ST-JEROME, P.Q.Coin den rues Labelle et Ste-Marie! \u2014\u2014 M.Corneil représente toutes les meilleures Compagnies d\u2019Assurances sur la Vie, contre le Feu, les Accidents et Garanties, 18-7-01\u201418, 4 LA NATION.\u201417 QCTOBRE 1901.\u2018Affaires Municipales On se prépare à la lutte Pas de politique Quatre mois nous séparent encore maire et l\u2019on commence déjà À s'agiter pour de l\u2019élection des échevins et du le choix des candidats.C\u2019est bon signe : si Montréal peut sortir, une bomne fois, du cauchemar qui le paralyse et l\u2019empêche inême d'appeler au secours, il verra combien il a été trompé, exploité et pillé par des mandataires sans scrupule, n'ayant qu'un but, s\u2019enrichir des déponilles des contribuables, ruinant la propriété privée qui devrait être la première chose à protéger, et abandonnant à d\u2019audacieux monopoleurs des franchises d\u2019une valeur inestimable.La seule franchise du Tramway devrait nous valoir $500,000 au bas mot, bon an mal an.Elle subviendrait ainsi à l'entretien de nos rues, canaux et trottoirs Elle donne dans les 15 p.c.de dividendes À ses détenteurs, pendant que la Cité de Montréal, qui lui a passé 'usage de ses rues et par conséquent, qui l'a doté de son principal actif, ne peut trouver l\u2019argent nécessaire pour se confectionner de pauvres trottoirs en bois, dans d'innombrables rues transformées en casse-cou ! Les franchises de l'éclairage, gaz et électricité, devraient défrayer tous nos frais de l'éclairage et les Compagnies qui les possèdent ne perdraient pas d'argent.On n\u2019a qu\u2019à se rappeler pour s\u2019en convaincre, que des s/orks inférieurs au pair, avant l'octroi de ces franchises, \u2014on sait par quels moyens de corrup- tion\u2014ont atteint $250.00 la part, à la bourse, grâce toujours aux privilèges que la cité leur a conférés.Pour se former une idée de l'état de pillage et de coupe réglée où a été mis notre actif, on n'a encore qu\u2019à songer aux béuéfices énormes de la Royale qui entreprend un nouveau contrat à 50 p.c.meilleur marché que le contrat actuel, c'est-à-dire qu'elle va nous procurer pour $60.00 ce qui nous cofitait $120.00 grâce à une criminelle complicité entre la compagnie et ceux que les contribuables avaient chargés de représenter leurs intérêts.Nous ne pouvonsentrer, pour aujour- d'hui, dans plus de détails, mais nous concourrons pleinement dans les idées émises par la Patrie et les Débats sur les élections prochaines.De la Patrie : AFFAIRES MUNICIPALES On commence à parler des prochaines élections municipales.La ville de Montréal est-elle capable de se donner un conseil municipal \u2018qui prenne soin de ses intérêts ?ll peut paraître assez singulier que nous posions ainsi la question.- Nous croyons cependant ne rien exagérer en y appelant l'attention des contribuables de la manière que nous le faisons.M n\u2019y a aucun doute qu\u2019une injustifiable apathie a régné dans le passé, et qu\u2019elle a été la cause de nos déboires.Nous avons laissé aux faiseurs, en trop la haute main dans de circonstances.l'administration de nos affaires.Il n'y a pas une ville sur ce continent qui soit en plus mauvaise posture appa- Voyez rente que la ville de Montréalnos rues, voyez notre système d'aqueduc, etc.\u2018Tout est dans un état de délabrement scandaleux.Nos franchises les plus précieuses ont été sacrifiées, nous laissant ainsi à nos ressources personnelles, c'est-à-dire à l\u2019impôt sur la propriété.Nous espérons que, cette année, tous ceux qui ont un intérêt sérieux dans notre ville réuniront leurs efforts pour se donner des représentants désintéressés et capables de remettre les choses en meilleure situation.Nos récents démêlés avec M.le maire Préfontaine nous mettent dans quelque embarras au sujet de l'élection à la mairie.Nous sommes très sûr toutefois qu\u2019ils n\u2019ont aucune influence sur notre esprit.Il conviendrait, cette année, que nous élisions un maire d'origine anglaise.Il y a lune espèce de pacte non écrit à ce sujet.Nous avons le plus grand intérêt à vivre en harmonie dans cette province, dans ce pays.lt l'harmonie ne peut exister si l\u2019on est injuste les uns envers les autres, si les majorités abusent de leur force numérique.Nous nous contenterons pour aujour- d\u2019hui de ces quelques observations.La /\"atrie prendra dans les élections municipales une part active.Elle sera du côté du bon droit, de la réforme, dans le vrai sens du mot.Il est temps que la métropole commerciale du Canada sorte de l'ornière ou une mauvaise administration prolongée l'a tenue trop longtemps.+, wk Des Débats : Si l\u2019on en croit les rumeurs de la ville et les bruits de couloirs du Palais Municipal, il semble qu'on se préparera beaucoup plus tôt cette année aux élections.Les listes électorales seront étudiées ct revisées avec soin par les intéressés.Les chances des candidats sont dé- ja pesées et il est question de nouvelles candidatures qui vont surgir contre des échevins jugés inamovibles.portance.M.Préfontaine affrontera-t-il de nouveau la lutte ?Aurons-nous un maire Irlandais-catholique?Plusieurs noms ont été mis en avant, mais toutes les combinaisons nous paraissent prématurées.L\u2019incident \u2019Tarte-Préfontaine aura-t-il un contre coup sur l'élection ?Il y a encore trois mois à passer et d'ici là les meilleurs amis ont le temps de se broniller et les ennemis de se réconcilier.Quoiqu'il en soit, Montréal vient d'avoir une période d'administration municipale qui ne lui a peut-être pas donné toute la satisfaction voulue, mais qui restera dans les annales de la cité comme la plus honnête qu\u2019elle ait cue depuis longtemps.Il sera impossible de jeter à la face des échevins actuels des accusations de bood- lage, de corruption, de malhonnêteté comme celles qui ont déshonoré quelques-uns des conseils précédents.Tout s\u2019est fait au grand jour.L'argent de la ville a été économisé par des avares jaloux de la fortune publique.L'ordre a été rétabli dans nos finances.Tout ce qu\u2019il a été possible de faire pour les chemins avec de modiques ressources a été accompli.La police a trouvé un réorganisateur habile.La santé publique a été l\u2019objet de l'attention particulière des membres du comité.En un mot, 'administration de la ville s\u2019est relevée dans l'estime de nos concitoyens.Tout ce que nous demandons, c\u2019est de voir revenir aux affaires des échevins animés de bonnes intentions, de meilleures encore si c'est possible.T.\u2019honnêteté est certainement une des premières vertus des administrateurs d'une ville, mais est-ce suffisant ?La capacité doit aussi compter pour quelque chose, Les électeurs ne doivent accepter que les candidatures des hommes intègres tout d'abord et ensuite compétents pour gérer les grands intérêts de notre métropole.Nous ne laisserons pas passer cette période électorale qui va s'ouvrir, sans prendre une position très nette et très courageuse, dans la lutte qui se prépare.Nous avons suivi de trop près les travaux de la Corporation pour ne pas avoir un mot à dire à l'électorat au moment où il sera appelé à se choisir de nouveaux ré- présentants.Paur, MIGEON.On se déclare prêt à éliminer tout La question de la mairie aura son im-| esprit de parti des prochaines élections municipales.C\u2019est bien là, la première condition du succès, la seule politique à suivre dans nos affaires civiques.Nous y adhérons de tout cœur.G.A.NANTEL.Montréal 13 oct.1901.DONAT CODON MAGASIN GENERAL STE-AGATHE-DES-MON TS +800.Marchandises sèches et Epiceries Assortiment d'INDIENNES, d'ETOF.FES A ROBES de tous prix et de tous genres, SUCRES, CASSONADES de toutes les qualités.Nos prix ne craignent aucune con- \u2014Aunoncez dans LA NATION ! c\u2019est le meilleur médium pour at-| SU\" .au Escompte pour du Comptant teindre la famille.5-9-01-1n W.B.NANTEL, C.R.FERRONNERIE a AVOCAT Jos.Morin ST-JEROME, Co.TERREBONNK STE-AGATHE-DES-MONTS (Ancien magasin Chalifoux) M, Jos.Morin, déjà avantageusement connu du public, vient d'ouvrir un magasin de Ferronnerie Ste-Agathe.SPECIALITE : Fournitures pour forgerons et entrepreneurs.Vitres, Huiles, Etc.Une visite est sollicitée.Venez voir nos prix, 5-9-01-12 D.LEONARD NOTAIRE ST-JEROME | Sainte-Monique, - Co.Deux-Montagnes, CHAPELLERIE 8 Anné MODERNE.\u2014= Peu ARMAND DOIN Uma Fabricant de Chapeaux et Fourrures___ > PELLETERIES réparées et remises à neuf e\u2026e
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