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Titre :
La Nation : journal canadien pour le peuple canadien
Héritière du journal Le Nord, La Nation en maintient les orientations et les traditions.
Éditeur :
  • Saint-Jérôme :Cie d'imprimerie de Saint-Jérôme,1901-1909
Contenu spécifique :
samedi 16 novembre 1901
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
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La Nation : journal canadien pour le peuple canadien, 1901-11-16, Collections de BAnQ.

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[" 1ère Année \u2014 No.18.HEBDOMADAIRE.Ui%m, $1.00.\u2014Le numéro, 2 ota: LA NATION JOURNAL CANADIEN POUR LE PEUPLE CANADIEN Bureau de Montréal : Edifice La Presse, C.17 et 19.L'honorable G.A.Nantel, Directeur de la rédaction.> SOMMAIRE + Les chefs conservateurs.La famille heureuse.M, Laurentie.Cri d'alarme.Les allemands de La Patrie.Rien qu\u2019un mot.Affaires Municipales.À nion vieux couvent.Petite Nation.La coqueluche.| Choses de la semaine.St-Jovite.Où va notre argent ! Une expérience pédagogique.Nouvelles de partout.Feuilleton : LES JETONS MYSTÉRIEUX.MONTRÉAL, 16 NOVEMBRE 1901.Les chefs conservateurs Le parti conservateur a raison d\u2019être fier de ses chiefs MM.Borden et Monk.Tous deux ont parlé à la grande manifestation des fabricants canadiens, comme des hommes politiques de convictions éclairées, de patriotisme ardent et loyal tout à la fois, mais loyal au Canada avant tout.La note canadienne a dominé leurs discours qui ont été comme les échos fidèles des grandes voix de sir John, de Masson, de Chapleau que les conservateurs représentant le pays tout entiers étaient si fiers d'entendre aux démonstrations où se préparait la chû- te de Mackenzie.Les divisions profondes, irrémédin- bles qui déchirent le cabinet actuel et le parti régnant ; l'émigration systématique de ses meilleurs hommes dans les fromages officiels ; les fautes énormes, incalculables, commises contre le pays au bénéfice de la politique de plus en plus haïe de Chamberlain: la trahison cyniquement affichée des intérêts canadiens livrés aux Yankees, les constatations du recensement qui démontrent que TOUS Ne gagnons rien en immigration étrangère qui nous coûte des millions, et que nous perdons même de notre Population qu'attire la haute protection des fabriques américaines ; le maintien des plus ruineux monopoles, comme celui du pétrole si violemment at- laqué par La Patrie même au com- Mnencement de la première session ; le Tefus obstiné de Sir Wilfrid d\u2019accorder une subvention équitable aux Pro- Vinees, quand son trésor regorge de mil- lionsarrachés à limpotindireé et que la Plupart des provinces ne peuvent faire face à leurs plus pressantes obligations d'administration et de développement, en voilà plus qu\u2019il ne faut pour renverser le gouvernement que les inté- Têts manufacturiers sont à la veille d'abandonner.MM.Borden et Monk sont hommes V0 ha se tenir au courant de l\u2019opinion, à la lfrapper vivement, à Péclairer et à la diriger dans les sentiers canadiens.lls sont appelés à faire triompher l\u2019idée canadienne et ils n\u2019y manqueront pas secondés qu'ils seront par les grands intérêts matériels qui sont lovaux à eux-mêmes avant tout.Le discours de M.Borden et son sé-! jour à Montréal out créé une excellente impression parmi les amis de la cause conservatrice.Des opinions justes, modérées, dépeurvues de tout préjugé de race ou de religion, une grande largeur de vue, une expérience approfondie des choses et des homsnes de la politique canadienne font de lui un chef respecté, habile et capable de répandre la confiance et la foi dans le succès du parti.M.Monk le seconde avec ce juge- inent sain et ce désintéressement qu\u2019on lui connait.On cherche bien à exploiter contre lui son discours du club Morin où il constatait que le nom de Canadien français de sir Wilfrid Laurier ne valait aucun avantage particulier à ses compatriotes.Mais le bon sens et la vérité vont faire bien vite justice des criailleries qui se sont élevées contre le chef franco-canadien.La Presse même vient de lui donner raison, à la suite des promotions accordées aux employés de l\u2019Intercolonial.Le Pionnier dans un long article intitulé \u201cPilote dangereux\u201d va beaucoup plus loin que M.Monk et il démontre comme nous l\u2019avons fait déjà, que le passage de Laurier aux affaires, a été pour nous une cause de déperdition de forces nationales.Pour se faire pardonner une origine que personne d'ailleurs n\u2019attaquait sérieusement, Sir Wilfrid a sacrifié ses coréligionnaires du Manitoba, s\u2019est prononcé british to the core, a vendu aux fabricants anglais, 4 Joe Chamberlain et à ceux de Birmingham, notre industrie nationale ; il a brisé la constitution canadienne pour guerroyer en Afrique australe contre deux nobles pays coupables de vouloir conserver leur liberté ! Qu'ont donc gagné les Canadiens-français à avoir à la tête du pays un des leurs, aussi faible devant les obsessions anglomaniaques ?M.Monk a eu le courage de dire la vérité à Montréal comme il la dirait à Toronto.C'est par de tels actes qu\u2019un homme public s'élève et sait gagner les sympathies et la popularité.Nous avons grande confiance dans MM.Borden et Monk ct, encore une fois, s\u2019ils sont cordialement appuyés par leur parti, le gouvernement de fous les talents, de toutes les opinions, de tds les reniements, de toutes les contradictions, dont uons sommes affligés, wo.} MONTREAL\u2014SAINT-JEROME, SAMEDI, 16 NOVEMBRE 1901.{ La famille heureuse Un chien, un chat et un perroquet, tenus en cage, formaient au jardin Guilbanlt,\u2014si un vieux souvenir de tout jeune c fant nous sert bien\u2014ce qu\u2019on appelait la famille heureuse.Le chien montrait parfois les grosses dents au chat et lui grognait, et ce dernier donnait souvent la chasse à l'oiseau beau parleur, mais à force de patience, de caresses et de dragées distribuées en temps opportun, le gardien de M.Guilbanlt avait réussi à maintenir une paix armée\u2014et encore bien relative\u2014 entre ces singuliers compagnons de servitude.Un spectacle aussi rare nous revient instinctivement en mémoire quand nous voyons les étrange liaisons que consomme la politique.L'autre soir les discours prononcés par trois ministres de la Couronne sur le même sujet nous ont fait penser à l\u2019existence que-doivent mener dans le même cabinet MM.Laurier, Fielding \"ct Tarte, pour ne parler que de ces trois figurants au dîner des fabricants canadiens.M.Laurier paré de ses plumages éclatants, s\u2019est enflé la voix, et, prêtant une oreille jalouse aux sonorités de son ramage, il a répété ce qu\u2019il débite depuis quatre ans sur l\u2019impossibilité d\u2019un tarif parfait.Lui, de dénonciateur de la politique conservatrice, de 1878 à 1896, le libre- échangiste outré, lié aux Etats-Unis par son discours de Boston, le décoré du club Cobden se déclare satisfait du tarif actuel qui a ses taches cependant comme le soleil \u2014 c\u2019est du neuf \u2014 ce qui vent dire, si cela veut dire quelque chose, qu'il n\u2019est pas plus facile de corriger le tarif que d\u2019eflacer les taches de l'astre du jour.M.Fielding est plus catégorique.Il déclare, sans ambage, que le tarif canadien ne saurait être élevé davantage et qu\u2019il comporte antant de protection qu\u2019il est possible d\u2019en accorder à l'industrie.nationale.Du rappel du tarif de faveur concédé à l\u2019industrie anglaise contre les intérêts canadiens, il n\u2019est pas question et pourtant, c'est bien là ce que voulaient les fabricants en lainage et ce qu'ils ont formellement demandé aux représentants du gouvernement.M.Tarte manifestement ennuyé de tout ce bavardage vide de sens et de franchise, se prit à déchirer ses deux coliègues à belles dents.Jl parla le dernier, et en maitre de la situation qu'il est, qu\u2019il entend rester ; il souffleta du méme coup, la pusillanimité du Premier-Ministre et 'immobilisme du Ministre des Finances, celui-là même qui est chargé de régler les Güéstions aura vécu.de \u2018tarif.Bureau de Saint-Jérôme : Rue Labelle.R.Aimé Tison, Gérant et Secrétaire de la rédaction.Il est difficile de trouver daus nos annales une fustigation en règle comme celle que le ministre des Travahx Publics a infligée devant une - réunion insurpassable par importance et le nombre de ses membres, sur la face méme de Laurier et de Fielding.Il est clair que ces messieurs sont habitués à ce genre de correction, car ils ont tout enduré avec la patience recommandée par l'Evangile à ceux qui se font fouctier la figure d\u2019un premier soufflet.\u201cJe ne suis pas un libéral, moi, comme vous MM.Laurier et Fielding, mais un conservateur et j'ai gardé ti mes principes.Je suis resté protectionniste, vous le savez, puisque c'est moi qui vous ai forcé de maintenir le tarif des conservateurs que vous dénonciez si violemment dans tous vos journaux, sur tous les tréteaux, sur tous les tons, À la Chambre et en dehors.Maintenant vous venez prêcher le s/a- tu quo, la stabilité du tarif, ch bien! moi, je vous le déclare hautement, ce n\u2019est pas cela qu\u2019il nous faut, c'est un tarif de protection à outrance, contre le monde entier, contre les Etats-Unis particulièrement que nous devons träi- ter à coups de trique, si nôts voulons les amener à résipiscence.\u201d Nous n'avons pas besoin d\u2019ajouter que c'est M.\u2018Tarte qui fut applaudi et qu\u2019on se plut à l\u2019appeler le gros chien de la cabane ou le Joss du chantier.L'oiseau au beau parler sc tut et le félin rentra ses griffes qu'il ne sortira plus en présence de son terrible maitre.Dans cette réunion de fabricants, il y avait tout ce que le monde des affaires compte de plus influent et de plus fortuné.Non seulement, le capital était représenté, mais encore le travail qu\u2019on ne peut, dans la pratique, séparer du capital, l\u2019employeur et l'employé comptant sur les mêmes res sources pour prospérer.Un sentiment dominait dans l'assemblée, le sentiment de self-protection si naturel en tout état de vie et de lutte pour la vie.C'est ce sentiment-dont M.Tarte s\u2019est fait l\u2019écho contre le Ministre;des Finances et contre le Premier Ministre respousables tous deux au premier chef de la politique fiscale du cabinet.La conduite du maître de I'administration et de ses collègues est interprétée de deux manières.Des gens qui savent prétendent que M.Tarte, mé content des lenteurs, de l\u2019indécision,- de la veulerie, en tout, de Sir Wilfrid, prépare sa sortie du Cabinet et il pré fite de sa position proéminente pour mettre de suite de son côté les grosses influences commerciales et industrielles, les grandes compagnies de trans port, chemins de fer et lignes de navigation, etc.De là ses multiples voyages dans l'Ouest et l'intérêt qu\u2019il:dé- \u2018corde à toutes les grdiides entreprises qui escomptent les faVeurs'du gouver- \u2018nement.( LA NATION.\u201416 NOVEMBRE 19or.D'autres, non moins bien renscignés, soutiennent que le rôle si disparate, joué par les ministres est le résultat d\u2019une entente préalable, fort bien calculée pour contenter tout le monde, sans compromettre la personne morale \u2014ou immorale\u2014du Cabinet.Fielding préche le statu quo à ceux qui sont satisfaits du s/atu quo.Sir Wilfrid laisse entendre qu'il y a quel- \u2018que chose à faire, pour caliner les réformateurs et, enfin, Tarte se dit protectionniste pour amadouer l'immense majorité des fabricants qui exigent le tit for tat contre les Etats-Unis.Les deux versions ont du vrai et cl- les ne s'excluent pas l\u2019une l'autre, absolument.Mais comme le gouvernement ne sera, en définitive, jugé que sur ses actes il vaudrait mieux attendre pour se prononcer.Il sera appelé à agir, et s\u2019il regimbe, nous aurons, nous en sommes convaincu, la répétition de la grande bataille qui finit par l\u2019écrasement de Mackenzie et le triomplie de la politique nationale.l\u2019œuvre de sir Jolm n\u2019est pas complète cependant ; il faut la compléter par le tarif mackinliste ou de prohibition, qui a mis les Etats-Unis à la tête de l\u2019industrie mondiale.Cette tâche revient de droit au parti conservateur et nous osous formuler, de nouveau, l\u2019espoir le plus vivace, que l'opposition actuelle s'emparera de la politique de haut tarif pour en faire le principal article du programme qui triomphera au prochain scrutin général.ad Un homme qui boit jusqu\u2019au délire : l'ADIPSONE le met très bien en moins de deux heures et le guérit en huit jours.H ne fait pas restituer.J.P.Coutlée & Cie.1345 Ontario.M.LAURENTIE Monsieur Laurentie, le successeur de M.de la Briole, à la chaire de littérature française de l'Université Laval, a ouvert ses cours, mercredi soir de la semaine clernière.L'auditoire, rehaussé par la présence de Mgr Bruchési et de NN.SS.Larocque et Decelles, était nombreux, recherché ; il fut attentif, nous dirons, suspendu aux lèvres de l\u2019éloquent professeur.Eloquent, disons-nous, oui, dans le vrai sens du mot qui signifie \u2018\u201c un honnête homme, habile dans l'art de la parole.\u2019 M.Laurentie, est âgé de vingt-sept ans, nous dit-on.Combien a-t-il consacré de ces ans à l\u2019étude de sa langue, des modèles, des grands maîtres es-littératu- re française ?Il est trop modeste pour le dire et nous aimons trop les nôtres pour risquer une hypothèse qui offenserait cetfe partie de notre jeunesse que convie la vocation des champs de l'intelligence.Ce que je peux dire, tout À la louange de M.Laurentie, c'est qu\u2019il connaît son affaire,et qu'il enscigne ce qu'll a appris.Tant de gens enseignent ce qu'ils n'ont fait qu'efleurer du bout des doigts, se fiant À In science infuse qui n\u2019est pas de ce monde, et à leur intuition naturelle qi reste toujours limitée de bien des éôtés à ln fois.Savoir ce que l\u2019on dit, le savoir à fond, le dire naturellement, en langage imagé, nerveux et simple, mais de cette simplicité essentiellement classique que Racine, l'homme de Veuillot, possédait si avant, telle nous semble -la force dominante du nouveau professeur.\u2018Je l\u2019aibien compris,\u2019 ai-je en- sendu dire à une personne de culture moyenne.C'est un compliment dont peut se réjouir M.Laurentie.Que de nos grands noms se préoccupent assez peu d\u2019étre compris, avec lear langage trop moderne pour des auditoires donnés.Un professeur de belle et bonne langue françaite, n'est pas un diplomate ou un parlementaire obligé à taire sa pensée vraie au moyen de la parole écrite ou parlée.Il doit être, au contraire, d'un style clair, précis qui suffit amplement à couvrir des images frappantes mais naturelles, des pensées justes, des jugements éclairés par les méthodes de la vieille critique, la meilleure encore, dans le meilleur des mondes littéraires.M, Laurentie s'est tracé uu programme bien fait pour attirer notre société si captivé par l\u2019école cätholique de notre première mère patrie, la France qui pour nous, est toujours la France du 17ième siècle, qui nous fonda.Il veut nous parler de choses que mous connaissons et que nous aimons parce qu'elles s'adressent à une foi vive, à des croyances indéracinables dans l'âme de notre peuple.Le début répond des succès qui attendent M.Laurentie Assez de lauriers pour lui, assez de gerbes graves et müries pour les élèves travailleurs, montreront que notre petit monde intellectuel, quoique bien distants des cieux ensoleillés de l'Italie, des firmaments sereins de l'Attique, des haut et longs horizons de la Ville-Lumière, n'est pas dépourvu de toute fécondité.N.Cri d\u2019alarme À la dernière assemblée des actionnaires du tramway de Montréal, M.Boas, riche capitaliste, a jeté un cri d\u2019alarme qui peut servir d'avertissement à la fois au public et à certains officiers de cette puissante compagnie.Nous empruntons au rapport \u2018le l\u2019assemblée publié par la Gazertfe, assemblée très mouvementée, nous déclare ce journal.\u2018* M.B.F.Bons se lève et prononce un long discours contre le bureau de direction du Tramway.II regrette d\u2019avoir à dire qu,il n\u2019a pas confiance dans ce bureau.Il prétend qu\u2019il n\u2019agit pas dans l'intérêt des actionnaires et que des courtiers et des spéculateurs jouent au ballon \u2014foot-ball\u2014avec le stock.\u2018\u201c Il déclare que la propriété possède de grandes qualités de rapport ; cependant le stock est trop haut, quoique les gens l\u2019aient gardé, s\u2019attendant qu\u2019une nouvelle émission serait faite et que les actionnaires auraient l'avantage de l'obtenir au pair.I! demande aussi si le Tramway n'est pas pour se fusionner avec le Montreal Power.\u2014\"\u2018Le Sénateur Forget, président, dit qu'il n'y a pas un mot de vrai dans cette rumeur etc.*\u2019 Ainsi M.Boas se plaint de ce que le stock du Tramway est trop élevé et que des courtiers et des spéculateurs en font | l\u2019objet de leurs jeux de bourse.Ce double reproche jeté à la face de certains officiers de la compagnie et du Sénateur Forget, en particulier, le président de In compagnie, est des plus graves.I1 est bon que le cri d'alarme ait été poussé par un homme de la position de M.Boas qui a, saus doute, plus que des actions sur marge à protéger daus l\u2019administration du Tramway Le public n\u2019est pas au courant des faits et gestes de la Bourse et il n\u2019a aucun autre moyen de se renseigner là-dessus les dires des agents en courtage, des coulissiers sans responsabilité et des spéculateurs dépourvus de tout sens mora'.Qu'une voix, comme celle de M.Bons se fasse entendre pour crier gare et qu\u2019une main exercée comme celle \u2018de cet habile | homme d'affaires, lève un coin du voile qui recouvre les déceptions de la bourse et de ses agents, nous applaudissons comme à un grand service rendu à la cause du public.Un stock comme celui du Tramway devrait être accessible aux placements honnêtes qui n'aspirent pas aux gros bénéfices, mais qui se contentent d\u2019un intérêt raisonnable sur un placement assuré.Tel n\u2019est pas le cas pour le Tramway, non plus que pour le Gaz et la Royale, en un mot pour toutes les valeurs qu\u2019a touchées de sa main néfaste la confrérie des courtiers, agioteurs et spéculateurs de tout calibre, de tous moyens, avoués ou inavouables.Ces valeurs qui naguère étaient administrées à l\u2019ancienne façon, trop lente, trop conservatrice et trop correcte, pour cadrer avec les méthodes modernes, c\u2019est-à-dire américaines, æp fo date, \u2014 ont cessé d\u2019être des valeurs de placement : elles ne sont plus que des valeurs de spéculation.Ceux qui les détiennent les portent généralement sur marge et les ont poussées, grâce à des manigances bien connues, | à un niveau invraisemblable.Le Tramway, le Gaz, la Royale ne rapportent pas plus de revenus, toute proportion gardée, qu\u2019il y a trois ou quatre ans, et pourtant, le public sérieux, qui a de l\u2019ar- g«nt À placer et non-seulement Ces ma: g:s, \u2014 les plus étroites possible, \u2014 à couvrir ne peut se procurer de ces stocks sans payer un prix exorbitant.Aussi n\u2019ache- te-il pas ; aussi ces stocks restent-ils aux mains des spéculateurs qui s\u2019en servent comme de /00/-bal/ aux jeux de la bourse.Pourtant ces stocks devraient être plus que d'autres accessibles au public Zævesfisseur, car ils ont bénéficié des privilèges excessivement avantageux que leur confèrent les contrats municipaux sur nos rues et ruelles, pour atteindre les sommets d\u2019une hausse inespérée.Pourquoi sont-ils moins que tous les stocks de la bourse à la portée de tous ?Pourquoi sont-ils le lot des spéculateurs de métier, La raison principale découle du fait que les administrateurs de ces compagnies sont en même temps les principaux courtiers ou spéculateurs de la bourse même, L\u2019honorable M.Forget cumule deux fonctions, pour ne parler que de la Ciede Tramway : il est président de celle-ci et l\u2019un des principaux membres de la bourse de Montréal.Son associé, M.R.Forget en est le roi, au dire de La Presse : il était président de la Royale.Nous avons donc, d\u2019une part, l\u2019administrateur en chef d\u2019une compagnie qui doit employer son travail à la prospérité de celle-ci, pendant que le même homme, membre dela bourse, détenteur d'une quantité considérable d'actions, pour lui- même ct ses clients, s'emploiera tout naturellement à gagner, en hausse ou en baisse,sur ces stocks par tous les moyens, Voilà une position fausse qui ne serait pas tolérée dans les pays où l'on regarde de proche aux intérêts du public et à la correction la plus stricte dans les méthodes d\u2019administration des fidéi-commissai- res.Un président d\u2019une compagnie comme celle du Tramway n'a pas le droit d\u2019être courtier pour ou contre sa compagnie suivant ce que ses intérêts privés peuvent le pousser dans un sens ou dans Un-attre, En France, \u2018\u2018un agent de change ou \u2018\u2018courtier,ne peut,dans aucun cas et sous \u2018aucun prétexte, faire des opérations de \u2018commerce ou de banque pour son comp- \u2018te.Il ne peut s'intéresser directement ni \u2018indirectement.sous son nom ou sous un \u2018\u2018 nom interposé, dans aucune entre- \u2018\u2018prise commerciale.\u201d \u2019 La même règle domine en Angleterre a .- IE a où le candidat à un siège au Stock \"Exchange doit'exposer qu\u2019il est sujet anglais et qu\u2019il N'APPARTIENT A AUCUNE ENTREPRISE LIÉE AUX OPÉRATIONS DU STOCK EXCHANGE, On peut voir par là combien notre réglementation de la Bourse est imparfaite et donne lieu à des abus qui constituent de grandes inégalités pour les membres de la Bourse eux-mêmes,et Une exclusion \u2018formelle du public iævestissenr de bonne ; foi, non spéculateur à outrance et 1no- jnopoleur par-dessus le marché, à des plus ; belles franchises de la cité.| Remis à la semaine prochaine, faute d'espace, un article sur \u201cLA COLONI.| SATION\"\u201d.\u2014\"* SOL LIBRE POUR LE {COLON LIBRE.\u201d ; Ls lemons Lo Paie\u201d {Les tours de Jarnac du rédacteur de la l'atrie nous font comprendre l\u2019enthou- | siasme qu\u2019il met sur les hustings à pro- ; ;elamer les bienfaits de l\u2019école allemande, : Plus allemand de procédé que d'écote, il n'écrit peut-être pas une ligne de hon.ne foi.Après avoir représenté M.Préfontaine comme l\u2019ailié des Musulmans du Mitnes \u2014chose à laquelle nous ne saurions sous- (erire tout de suite \u2014 M.Langlois fabrique toutes sortes de luttes au sein du | parti conservateur.On s'étonnerait de tant de vigueur dans l'imagination si l'on ne savait que, dans tous ces portraits d'intrigants vaincus, M.Tarte a toujours en vue le rôle politique de M.Préfontaine\u2014not\u2019 maire\u2014et la mince cohorte (de vieux libéraux qui le suivent.Mais affirmer n'est pas prouver, L'article de la Gazetle lui-même est adressé à M.Bourassa et à ses admirateurs ; or, la ; Patrie admettra qu\u2019on peut ne pas suivre | M.Bourassa sans faire acte de révolte.Le seul coup de fouet qui ait sillonné le firmament politique depuis longtemps est celui qui a cinglé not\u2019 maire, n'en déplaise aux calommniateurs dec la Patric.ARMAGO.\u2014\u2014 Rien qu\u2019un mot! Le 31 octobre écoulé, M.J.E.P.traduisait dans I\u2019 Jvenir son regret d'avoir | froissé les sentiments catholiques de ses (lecteurs et déclarait que la poléinique engagée sur la loi contre les congrégations était définitivement close.L'Avenir se dérobait donc à la discussion qu'il ; avait provoquée.Sur le crâne du loup, les oreille du lièvre Se dressaient lamentablement, Cette semaine l'Avenir nous accuse de tompre une trève qu\u2019il avait conclue tout seul, dans ses bureaux.Il se moque du public en disant que nous avons entassé les injures sur les injures, les erreurs sur les erreurs (!) \u2014 Ah! clle est bonne, celle-là !.Et surtout, n\u2019allez pas croire que l\u2019«fvexir était à bout d'arguments ! Par une de ces pluvieuses journées d'automne, donnez-vous la pel- ne de passer rue Ste-Julie : le secrétaire de la rédaction vous fera compulser de volumineux dossiers tout rutilants de Lumière, de Justice et de Vérité .Mais que diantre ! la vie est trop courte pour déballer tout cela au grand solëil, et cette question de la loi sur les Asseciations est par trop oiseuse.L' venir a donc jeté toutes ces paperasses sous le comptoir, comme de la vulgaire camelote > ae N'importe ! le petit vaudeville anti- monacal de Francœur est tombé sous les siffiets ! Vive la France chrétienne ! - i Effaires Municipales Le combat des taureaux et les grenouilles rois mois nous séparent des élections municipales.Il est grand temps pour les écorchés de se préparer à faire justice des écorcheurs.Le jour des élections c'est le dies hie, dies illa ; c'est le jour de la rétribution, jour unique dans le cours de deux années, les coupables ayant eu tout le reste de ce temps pour se livrer impunément au soin de leurs affaires particulières aux dépens des affaires du public.Il y a de bonus échevins, qui croient à une telle chose que Pexistence d'un devoir à accomplir et d\u2019une conscience à satisfaire.Ilyena d'autres qui se moquent ouvertement du public et qui, surtout depuis qu'ils sont payés, n\u2019ont qu\u2019une chose en vue, le rançonnement de la cité, de ses fournisseurs, de ses contracteurs pour leur propre enrichissement.Hyades échevins qui n'ont aucun état, aucun métier, aucun moyen apparent où avoué de vivre, de multiplier pignons sur rue, de rouler carosse et d\u2019éclabousser les paisibles passants de la rue.La ville, elle, roule à demi le tombereau de ses vidanges et promène, ici et là, misérablement, un peu partout, la charrette de ses mesquins arrosages.La Cité, prise dans la masse de ses citoyens, marche à pieds, sur de vilains tronçons de planches, qui furent, jadis, mis bout à bout et à côté les uns des autres, les trottoirs civiques à l'usage du menu peuple, en dehors des quartiers aristocratiques; ils sont dégénérés\u2014tombant de petite hauteur, \u2014en véritables casse-con, à l'usage de ceux qui ont trop de respect humain pour marcher au beau milieu de nos rues, sales, pleines de guénilles et de déchets variés en nature, en couleur, mais toutes immondes également, suintant les microbes, les infections, les maux contagieux à cent pas de distance.Pas d'argent pour le plus modeste trottoir en bois ! pas d'argent pour remplir les trous et les ornières ! pas d'argent pour vider les dépotoirs qu'on nomme ruelle en un français devenu vieux ! pas d'argent pour arroser nos rues au temps des grandes poussières aveuglantes ! pas d'argent pour refaire des égouts défectueux, pestilentiels ! Ce qui a été fait de travaux dits per- Manents en rues et en trottoirs, est rien moins que permanent et telles voies publiques dont le pavage nous a coûté des cent mille dollars, sont celles-lA même qu\u2019il faut éviter si on ne veut pas briser voiture, estropier hommes et bêtes.C'est À peine si dans quelques rues privilégiées on a réussi à garder un fond de macadam grossier et un asphalte tourmenté en tout Sens par les piques des P'tits chars et les Morsures de nos hivers, Fk Il a fallu payer gros prix pourtant et les P'tits chars restent introublés, sous Une misère qui se débat entre les $270.©t les $300.pour chaque part de leur fonds social, valant à l'origine $100.00 et ne Tapportant que $12 A $15 pour cent d'intérêt aux souscripteurs initiaux du stock ! ! De même pour \u2018\u2018La Royale, \u2019 pour le \u2018Gaz, pour le \u2018\u2018 Téléphone, *\u2019 pour toutes les Compagnies maîtresses de nos Tues, de nos ruelles, du dessous de la ter- Te qu\u2019elles éventrent quand cela leur chaut, de la surface de la terre et de l\u2019air même dans la mesure qu'il leur plait de LA-\u2018NATION.\u201416 NOVEMBRE \u201c1901.remplir de leurs poteaux, fils et tuyaux de canalisation aérienne.C'est là ce qui fleurit et prospère à Montréal depuis plus de dix ans.Les échevins actuels ne sont pas tous responsables de cet état de choses intolérable ; la plupart de ceux qui ont vendu nos chartes en deniers sonnants empochés par eux, ont été punis et supprimés.Il en reste encore cependant sur lesquels doit peser la responsabilité des miséres dont gémit et est accablé le peuple de Montréal.La propriété a baissé de 50°/,, en certains quartiers ; en d'autres, sur des rues entières, elle est complètement ruinée, et presque partout, dans les limites de la vieille cité, elle a perdu de 20 à 25 pour cent de sa valeur locative.Pourtant c\u2019est la propriété qui fait la beauté,la fortune, la grandeur d\u2019une ville.Pourquoi en sommes-nous rendus à tant de misère ! Par suite de l'incroyable négligence de nos administrations passées, de la protection à outrance prodiguée aux grandes compagnies ' Par suite du sacrifice criminel de chartes et de privilèges dont l\u2019exploitation seule devrait solder nos dépeuses de voieries, d'éclairage et de police, Et encore nos grandes compagnies ne n\u2019y ruineraient pas ! Il y a de la marge dans leur bere/ en assez large mesure qu\u2019elles devraient, pour l\u2019usage de nos rues, de nos places publiques, pour l\u2019état de péril où elles nous tiennent dans les conflagrations, abandon à la cité de tout le profit qu'\u2019elies réalisent, leurs dépenses d'exploitation payées, avec un honnête intérêt de 6 pour cent à chacun de leurs actionnaires.Ne serait-ce pas encore un superbe placement pour ceux-ci et croit-on qu'il y ait un seul propriétaire, livré à tous les risques, sans autre protection que l\u2019indifférence du conseil de ville, qui ne serait enchanté de recevoir les miettes de la table de ces maîtres véritables de Montréal ?F4 Et, on nous annonce que M.Préfontaine qui est coupable, au premier chef de cet état de choses remontant à sa présidence du comité des chemins, entend rester à la tête de nos affaires municipales ! Et savez-vous la raison?II la donne lui-même : c\u2019est pour siéger à la Commission du Hâvre et avoir ainsi raison de M.Tarte qui veut l'en éloigner ! ! On ne saurait déclarer plus cyniquement que M.Préfontaine qui n\u2019a toujours été échevin, président de comité et maire que pour lui-même, entend rester maire pour lui-même, contre la volonté de M.Tarte, dat-il empêcher par sa présence, tous les travaux du gouvernement dans le port de Montréal ! Voilà la grande libéralité d'esprit de M.Préfontaine.Mais que peuvent donc avoir à faire les misères de M.Préfontaine et de M.Tarte avec la gestion de la chose publique ! Ces deux messieurs vont-ils alléger d'un farthing le fardeau de nos engagements ?Vont-ils nous rendre cette liberté d\u2019administration que M.Préfontaine depuis plus de quinze ans s\u2019est employé à entraver, A enchainer, 2 livrer aux Grandes Compagnies, nos maîtres, spécialement à la \u2018\u2019 Montreal Street\u2019 et tout dernièrement à la \u2018\u2018 Montreal Power \u2019* ?M.Préfontaine ne vient-il pas de démontrer, dans le cas du contrat d\u2019éclairage, qu'il est l'instrument aveugle, l\u2019outil obéissant du 7rasf revêtu par Québec, de la propriété de nos rues, dont il peut disposer a son gré, sans le consentement préalable de notre conseil ?Qu\u2019à fait M.Préfontaine pour empécher cette viola- tion de nos «droits civiques les plus sacrés ?Le record de M.Préfontaine ne le recommandait que faiblement au renouvellement de sa mairie, mais la raison qu\u2019il donne de sa candidature nouvelle, devrait lui enlever toute chance de réélection.C\u2019est pour continuer sa bataille contre Tarte qu\u2019il veut être maire ! Mais en quoi Montréal, son administration qui a tant besoin de briser les chaînes du Tammany dont M.Préfontaine est la tête reconnue ; en quai le Hâvre de Montréal, en quoi notre commerce général, notre système si défectueux de chargement et de déchargement des navires en vue de la rapide transportation, en.quoi, en un mot, nos affaires vont-elles bénéficier de cette bataille homérique que se livrent ces deux particu- tiers ?petits paient et pâtissent.Deux taureaux, dit Lafontaine, combattaient [À qui possèderuit Une génisse avec l'empire.Une grenouille en soupirait ; Ëte., etc, etc.*,.il faudra, disait-elle, qu\u2019on pâtisse Du combat qu'a causé madame la génisse.\u2018 Cette crainte était de bon sens, L'un des taureaux en leur demeure S'alla cacher à leurs dépens, Il en écrasait vingt par heure, G.À.NANTEL.P.S.\u2014On dit que M.Doran a été choisi par M.Préfontaine, comme son rival à la mairie.M.Doran y a bien quelqu\u2019objection ; on ne croit pas même qu\u2019il accepte.Il redoute jusques aux dons de ce Grec.LE MEURTRE DE WESTMOUNT Toutes les semaines, les journaux nous apprennent l\u2019accomplissement de crimes plus ou moins horribies et presque toujours l\u2019enquête prouve que la boisson ou plutôt l\u2019excès de boisson en a été cause.Cette semaine-ci la population de Montréal a encore été révoltée par la nouvelle d\u2019un meurtre, dépassant en horreur, tout \u20ac \u2014 l'œil vigilant, de nos dévpuges maltresses.Que de projets élaborés, de rêves,\" de chateaux en Espagne bâtis à l'ombre de tes grands murs gris, souvent interrompus par la cloche impitoyable qui nous appelait au devoir ! Ma petite classe, tout au bout du, r- ridor, où nous étions si bien chez nous, les grandes.Où notre bonne maîtresse nous pardonnait de si grand cœur nos espiègleries souvent malignes.Mon amie R.se souvient-il du \u2018\u201c petit diable rose\u2019\u2019, de nos discussions politiques où nous ne voyions pas plus loin que notre nez, pas aussi long que ce ide Cyrano pourtant, de nos histoires apprises à deux?.Dis-moi, t'en souviens- tu?.2216 420 cee ee Tout cela, mon vieux couvent, est écrit sur chacune de tes vieilles pierres grises, ainsi que les conseils, les sages avis que nous trouvons bien aujourd\u2019hui, ** Dans ce chemin de la vie \u2018* Qui n'est vert qu\u2019en le montant.\u201d Ainsi va le monde, mon vieil.ami.\u201c\u2018\u2019T'out passe, tout s'use, tout s\u2019éteilit, Dieu seul demeure toujours le même.\u2019 \u2018Tu tomberas peut-être bientôt, toi aussi, sous le coup de pioche des démolisseurs.Mais va, tombe sans regret, \u2018l'a carrière fut bien remplie.La fleur du souvenir ne meurt pas dans les cœurs reconnaissants.JÉROMIENNE.3 Nov.1901.\u2014ÏI ne faut pas oublier que l\u2019on a un très bon dîner pour 25éts., à l'hôtel \u2018Richelieu, rue St-Vincent, Montréal, L'Alkaline guérit le Catarrhe.Perdu! Mettez l\u2019Oporto de Wilson pour Invalides sur In piste d'un appétit perdu et vous pouvez être sûr qu\u2019il sera vite retrouvé, T1 tonifie l'estomac, donne de la vigueur au système et ce qu\u2019on a appris depuis longtemps.Pour toute excuse le meurtrier n dit À la poli-; , ce: \u2018\u2018J\u2019étais ivre\u2019.C'est bien humiliant pour notre civilisation du zoième siècle.Pourtant la science a fait de grands progrès ces derniers temps et pour | cette maladie comme pour presque toutes les autres, elle a trouvé un remède, qui; ne demande qu\u2019à être connu pour être apprécié et pour faire le bonheur de mil- ! liers de familles où la prospérité n'existe plus à cause des excès d\u2019un de ses membres.J'ai nommé l'ADIPSONE, | cette cure merveilleuse qui fait disparai- tre le goût le plus invétéré pour la bois- | pe son forte en quelques jours.| MP Son usage ne cause aucun inconvé- | nient et les attestations des personnes: 3 guéries prouvent que l\u2019ADIPSONE est efficace dans tous les cas.Pour tous renseignements adressez-vous en toute confiance à J.P.Coutlée & Cie, 1345 rue Ontario.\u2018Toute correspondance sera stritement confidentielle.A mon vieux couvent ! On veut te démolir, toi aussi mon vieux couvent et te réédifier plus grand, plus spacieux, plus moderne, Noblesse oblige, mon ami.La cage est trop petite pour contenir tous les oiseaux -frileux qui viennent y chercher un \u2018abri.Mais va, nous ne t\u2019oublions pas.Ton image restera profondément gravée dans l'âme de celles qui se souviennent .Nous t\u2019aimions bien pourtant .Ta petite chapelle, si blanche, si proprette où il faut prier malgré soi.Oui, petite chapelle de mon vieux couvent, tu 1m\u2019es chère à un double titre, car c\u2019est daus ton enceinte bénie qu\u2019un matin d'automne, l\u2019on m'annonça l\u2019agonie d'un père chéri, si regretté et qui Inanque tant aux-siens aujourd\u2019hui ! Ta grande\u2019 cour ombragée \u2018où nous rend au propriétaire ce qui était perdu.Wilson\u2019s Invalids\u2019 Port, .Vin Oportode Wilson peur Invalides = Est un riche vin rübis à ln Quina du Pérou danses proportions prescrites par les Mharmacopées anglaise et rançaise, C'est un apéritif idéal, En vente chez tous les Pharmaciens et Epiclers.Librairie Française Succursale de LA NATION L'on trouvera les ouvrages des anteurs distin- és suivants : Lamartine, Bret-Harte, Rémi aizeroy, Maillefille, Ed.de Mirecourt; Xavier de Montépin, etc.pS Cc.Grand choix de livres À DIX Cts.J.PONY, 1632 rue Ste-Catherine, Alkaline Medical Co,, Loudon, Eng.Messieurs, J'avais le Catarrhe depuis huit ans et j'ai le plaisir de vous informer que je me suis guy avec une boîte de vos Poudres Alkalines.Jos.DESMARAS.675 rue St-Laurent M.JOS.CORBEIL AGENT D'ASSURANCE \u2018ST-JEROME, PQ.Coin des Faes Labelle ot Ste-Marie M.CorBE1L représente toutes, les meilleures Sai fies &\u2019 Assurances sur e la: Viè,.\u2018con eu, les Accidents\" et Ne Sd préniôns si gaiement nos ¢ébats, sous Garanties, - * \u2018 # ol 18-7-01\u201410P 4 LA NATION.\u201416 NOVEMBRE 1901.PETITE NATION Réminiscences d'un p'tit gergon du curé Labelle.Je me recommémore qu'une fois, je partais\u2014cing ensemble\u2014ce qui n'est pas grammatical mais ce qui est arrivé.Danc la grammaire doit s'incliner puisque c\u2019est elle, quoi qu\u2019en baragouine Louis Fréchette, qui doit obéir même quand nous lui dictons des ordres dont elle ne saisit pas la substance.Donc, nous partimes cinq\u2014Albert, Aimé, Léo, Joseph et Gaston, c'est-à-dire moi.Je ne mentionne ni les chiens, ni les fusils, ni les boîtes de corn beef attendu que, étant remplaçable par du similaire, ce doit être logé\u2014même sçientifiquement el, a afortiori, bookeeperesquement au chapitre des impersonnalités.Folatreurs\u2014nous l\u2019étions \u2014 car nous sortions des mains du Père Cadeau\u2014le bon vieux jeune père jésuite\u2014qui nous avait \u2014intentionnellement je crois, amortis d\u2019algébre\u2014et de la pire\u2014de sorte que nos poumons inexpérimentés ouvraient leurs bouches \u2014 les poumons sont des éponges\u2014à toutes les efluves même in- crées de l'omnicréatrice Nature.Nous avions faim d'extase, de foli- chonnettes équipées, de griseries blan- ches\u2014de tout ce qu'on révasse quand on est distrait à la basse-miesse classique.Est-ce compris ?Je parle de la basse-mnesse où les bonnes Sœurs ne miènent pas d'autres petites folles qui nous confondent avec des Saints Sacrements \u2014 yeux noirs\u2014bieus, et cætera.Le Père Cadeau va comprendre ça.Le père Louis peut-être aussi.mn Passons à Papineauville, De là, nous ascendâmes vers l\u2019inconnu\u2014le Nord.Et nous parvimes & Hartwell.La, nous primes un guide\u2014le père Laplante\u2014qui, malgré tous les chris et les viarges dont il saupoudrait l'innocence de son verbe avait assez fréquenté les sacristies pour appeler rituellement son nid La Rituelle {Hartwell) attendu que nos Canayens ont l'habitude d'estropier l'Anglais-\u2014ne jouons point sur les mots, mais laissons tomber les mots, même ceux qui font du feu\u2014l'heure vient de gémir au beffroi de l'histoire où ne se pendront plus ceux qui adorent\u2014méme inconstitutionnelle- ment\u2014leur pays.: De la Rituelle, nous montâmes au lac du Canard Blanc ; un lac, dans le milieu du luc, une île, froufroussie de feuilles vertes, de nids invus et d'azur ; sur l'île, une montagne ct sur cette montagne, né du repos d'un lac d\u2019émeraude, un autre lac s'amuse, quand vient les soirs diaphanes, à s\u2019imaginer qu\u2019il est lui-même le ciel, en s'endiamentant de toute l'inénarrable symphonie, de l'inconnu sidéral.GASTON.(A suivre) \u2018 La coqueluche J'ai eu l\u2019occasion depuis une dizaine d'années d'approcher d'assez près les jeu- ues de nos collèges et de nos universités et un peu,aussi, de notre jeune monde financier.Quiconque a beaucouv vu doit avoir aussi beaucoup retenn.\u2018Ioutefois je ne veux pas me faire leur juge mais le sténographe de leurs actions ct de leurs paroles, de leurs pensées et de leurs ambitions.Dans un temps où nous avons besoin de toutes nos forces vives, à une Époque où l\u2019on voit tant de lâcheté, où les ainés traliissent ou mettent leur dra- peau dans leur poche, \u2018ilafait, bon de voir - tn nombre très considérable ed nos jeu- nes gens, tard lesoir, lisant et travail- ant sous la lampe solitaire de la chambrette.Demain, ils iront s\u2019aligner comme soldats aux frontières de la société et ils seront prêts à la lutte.Plusieurs, malheu- retusement, ont unit toute autre conception de la vie : ils ont la coqueluche, oui, la coqueluche du théâtre, du salon, de l\u2019opérette, du café-concert, du club, parfois même des plaisirs vulgaires autour des verres et puis des voluptés énervantes.L'essentiel pour eux c\u2019est de s\u2019amuser : il faut que jeunesse se passe.L'idée de l'avenir, l'ambition d'être un homme utile À la société, ne porte pas dans ses flancs assez de stimulant pour les occuper et les maintenir.Pourvu que l'on décroche vaille que vaille un diplôme de médecin, de notaire, d'avocat, par une préparation hâtive, à toute vapeur, le reste importe peu et ne saurait être de notre âge.Ia vie est une longue rigolade.D'ailleurs, à quoi bon tant piocher, voyez donc tous ces martyrs de la solitude végétent dans leur profession ou dans des emplois infimes.Eux, ils ont du toupet, ils comptent pour arriver sur le piston, le hasard, l'intrigue.Une autre catégorie, \u2014il y en a de plusieurs sortes, \u2014bâtit sur un terrain qui n'est guère solide, ceux-là sont fils de quelqu'un, d'un demi-millionnaire, d\u2019un juge, d'un homme de la haute finance.c'est assez précaire pourtant dans notre état de société.lit l\u2019on reste avec cette idée sommaire que l'on peut avoir une étude d'avocat, de notaire, un bureau de consultation, de médecin où les clients abondent, sans être un grand sire.Ce pourrait être vrai, mais il se pourrait bien aussi que ce fut tout le contraire, Rarement ces damoiseaux lisent même les journaux,la colonne de sport quelquefois, la page des dames .Les livres, les revues .plus tard, plus tard : à demain les affaires sérieuses.La chose publique ne les intéresse guère non plus, ils n'en ont cure.Ces gentilshommes toutefois sont chauvins, ils adorent qu'on leur dise da.1s les circonstances solennelles, a la St-Jean-Baptiste, par exemple, qu'on a les yeux fixés sur eux.Ces messieurs ne croient pas non plus au désintéressement.Je ne voudrais pas leur demander de se charger d'une besogne non monnayée.\u2018Je ne dois rien À mon parti, amusons-nous d'abord et quand il y aura de l'argent, nous mettrons l'épaule à la rouc.\u201d\u201d Ah! s'ily avait uu emploi, un office vacant, peut-être s'occuperaient- ils de la chose publique.L'individu dans la société ne doit avoir d'autre fin, d\u2019autre objet que soi-même, et chercher à sortir un homme de ses satisfactions personnelles pour en faire l\u2019ouvrier d\u2019une œuvre qui le dépasse, assigner à son activité, à ses efforts un but dont il n'est pas sûr de jouir lui-même, tout cela n\u2019est plus de notre temps.Voilà un peu comment il se fait que nous rencontrous de ces petits pédants à pantalons collants, gonflés de sottise, infatués de leur importance, ne sachant d'autre mérite au monde que de conduire galamment un cotillon, ou d\u2019applaudir une actrice, qui se croient tout bonnement appelés à succéder à nos grands hommes politiques.J'ai voulu présenter un coin de la toile, pourtant, pour ne pas paraître un vieux tardigrade, j'ajouterai que je n\u2019ignore pas qu\u2019il y a chez l\u2019homme, chez les jeunes gens surtout,une exubérance, un surcroît d'activité qui doit avoir son cours quelque part, qu\u2019il y a des relations douces et enviables, des amusements honné- tes, nobles ct fortifiants tout aussi bien \u2018que des dissipations faciles, banales et énervantes.Les distractions, les amuse- ments doivent avoir leur place après la besogne accomplie.! Eh mon Dieu, je ne dis pas autre chose pourvu que le travail soit le fond de l\u2019existence.AYMERILLOT.L'usage immodéré de Bière, Whisky, etc., est radicalement guéri par l'ADIP- SONE (extrait Liquide Concentré).Faites-en l'essai.Dépôt chez M.J.P.Coutlée & Cie, 1345 rue Ontario, coin St- André.\u2014Annoncez dans LA NATION ! c\u2019est le meilleur médium pour atteindre la famille, \u201c Un homme avide désire ioujours que\u2019 que chose\u201d?Celul qui demande qu'ane cthanssurs de $500 alt le mome fai que cecile de 94.00 doit ne contenter d'en avoir sue qui ne dnrera pas pine longtemps qu'une chaussure de 94.5U\u2014car le Ant coute de Pargost bleu qu'il n'en fauve Pas épargu-r, Le prix du fabricant sar In semeile est uno garantie que In chnassure donnes une bonne durée puur ce prix ot qu'tl n°Y à pro de qualité ou- porficioile dans la * CHAUS URE SLATER» \u2018Goodyear Welted\u201d J.D.GUAY, ST-JEROME \u201ca SEUL AGENT LOCAL \u20ac La GAISSE d'ESONOMIE des CANTONS du KGRD St-Jérome, P.Q.Fait Loutes sortes de transactions d'argent.Escompte les billets de commerce et les billets d'encan.Fait toutes espèces de collections.Traites émises sur toutes les parties de l'Amérique.\u2018Traite des pays étrangers encaissées au taux le plus bas.Intérêt alloué sur dépôts.R.DESCHAMBAULT, GÉRANT.18-7-01\u201418, Camille de Martigny Ancien Magistra® RMOCAT ST-JEROME, Co.TERREBONNE J.V.LEONARD RMOCAT ST-TEROME, Co.TERREBONNE Chs.Ed.MARCHAND RMOCAT B.P., BOITE 130.\u2014 ST-JEROME J.LST-JACQUES, LLL.AVOCAT Bureau & Ste-Scholastigue L .4 C H U TE.Mardi et Samedi.mand Doig » d'Expérience .\u2014 @ à CHU, Avez-vous Ut CAPOT, Cacia | IH koi endomma- DES GANTS y Une Collet HG, 1 Déchirés, usés près des poches, mi- gée ?tés, etc, envoyez-les chez moi et je vous les remettrai à neuf à très bon marché.ARMAND DOIN 1584 RUE NOTRE-DAME MONTREAL i \u2018VIS-A-VIS LE PALAIS DE JUSTICE | IDONAT GODON MAGASIN GENERAL STE-AGATHE-DES-MONTS Nos prix ne craignent aucune concurrence.Escompte pour du Comptant 5-9-01-ta FERRONNERIE Jos.Morin STE-AGATHE-DES-MONTS (Ancien magasin Chalifoux) M.Jos.Morin, déjà avantageusement conuu du public, vient d'ouvrir un magasin de Ferronnerte à Ste-Agathe.SPECIALITE : Fournitures pour forgeron et entrepreneurs.Vitres, Huiles, Etc.Une visite est sollicitée.Venez voir nos prix.5-9-01-18 D.LEONARD NOTAIRE Sainte-Monique, - Co.Deux-Montagues.i Marchandises sèches et Epiceriès.| Assortiment d'INDIENNES, d\u2019ETOF- | FES A ROBES de tous prix et de tous genres, SUCRES, CASSONADES de toutes les qualités.COMPAGNIE D\u2019ASSURANGE MUTUELLE .CONTRE LE FEU DE LA CITE DE montrent © 22.FONDEE EN 1889 Cette compagnie d'assurance, sés pour se prot Placez donc vos risques sur meubles et tures, Un soin tout particulier sera à échéance, du règlement de vos sinistres, J.B.Lafleur, Secrétaire, Montréal, 8-8-01\u20141 a.appréciant les sacrifices que la ville de St-Jérôme s'est impo Eger contre le feu, la classe dans le tarif D moins 20 ojo plus has que les taux ordinaires des autres compagnies.bâtisses dans la Mutuelle de Montréaldans son département À système ordinaire d'assurances À de dépôt, suns aucune responsabilité de la part de l'assuré.: ous économiserez considérablement, votre argent restera dans le pays et vous développerez une bienfaisante institution pour la province.i dé Indépendante de toutes les compagnies d'assurances, elle fixe elle-même ses taux qui d fient toute compétition.N'assure pas les stocks de marchandises, ni les moulins et manufac pris de la régularité de vos polices, de leur renouvellemen 9, COTE ST-LAMBERT 070, c'est-à-dire de 25 à 35 Placez-les taux fixe, saus mutualité, sans billet Alf.A.Laviolette, Agent & Saint-Jérbme. # am\u2014\u2014 { GES EL SRE CANADA \u2018Enfin, on le sait, Le Soleil nous l\u2019apprend, il n\u2019y aura pas de gième contingent envoyé à la rescousse des armes anglaises, au Sud-Africain.Laurier est bien décidé, cette fois, et le Globe aura peau dire et heau faire, la décision est finale, péremptoire.Nous en sommes fort heureux pour tout le monde : pour ceux qui voulaient aller se battre là-bas, ce qui, en définitive, n'est plus tenu pour une partie de plaisir, et pour ceux qui out de bonnes raisons de ne pas payer pour une guerre qu\u2019ils n'aiment pas.Chacun peut donc « féliciter de cette décision.Pourvu qu\u2019on n°y revienne pas, comme la pre- mitre fois ! L'huissier de Ja verge noire, M.Hatt, gentilhomme dans la force du mot, vient de mourir à Québec, le siège de ses fonctions.Il était le petit-fils du héros de Chateauguay et le fidèle employé des Chambres qu'il était chargé d'ouvrir et de fermer une fois l'an, humblement.Il s'acquitta de ses modestes devoirs avec autant de conscience qu'en mit de Salaberry à battre les Américains aux Thermopyles canadiens.Il sera difficile à remplacer et vraiment devrait-on le remplacer quand le parti au pouvoir s\u2019est tant moqué de sa baguette et de ses saluts ?#4 L'événement capital de la semaine a été la convention des fabricants du Canada, tenue à Montréal.Il y avait bien là de quatre À cing cents industriels représentant un capital d'au moins S200,000,000 et des milliers de travailleurs, la quintescence, disons-le, du travail qui a réussi à se faire capital et du capital qui préside à l'emploi, à la vie du travailleur et de sa famille.Or ce capital organisé, ce travail représentant la masse des populations urbaines, ont discuté ensemble l\u2019état des affaires de l\u2019industrie nationale, Ils ne l\u2019ont pas trouvée satisfaisante ; ils l'ont trouvé sacrifiée par les concessions accordées sans motifs et sans retour aux fabricants de l'Angleterre ; ils l\u2019ont trouvée menacée par la concurrence toujours grandissante, irrépressible de la grande productrice qu\u2019est la voisine américaine.Et ils l'ont dit aux gouvernants après s'être formés en comité de protection plus active, presque de salut public.Cet événement est grave pour le gouvernement qu\u2019on dirait aveuglé par une prospérité qui ne lui est pas due, qui west pas due à sa politique fiscale mais aux années d'abondance que nous avons, ici, et de grande détresse que produit \u2014 en Angleterre\u2014, la guerre sud-africaine.Sir Wilfrid vaët-il se rendre aux avertissements qu\u2019il reçoit ?M.Tarte va-t-il le convaincre dé son erreur et lui faire Tebrousser chemin, tournant le dos à l'Angleterre mañufacturière, à laquelle nous ne devons rien, et l\u2019épée contre frère Jonathan qui.frappe d'estoc et de taille à la face du Canada ?Nous parlôns, ailleurs, de l'attitude respective de nos ministres sur la situation que dénonce l\u2019industrie, nous n\u2019y reviendrons pas, Il suffit d'ajouter que l'association de ces fabricants, implore le rappel du tarif de préférence accordé aux.fabricants en lainages, d\u2019Angleterre, demande de meilleures voies:de communications, l\u2019établissement de relations commietciales plus intimes avec I' Australie et, enfin, la no- LA NATION.\u201416 NOVEMBRE 1901.mination de consuls canadiens pour: représenter nos intérêts dans les principales villes du monde.C\u2019est une demande nouvelle que les amis du s/afæ quo trouvent hardie et que nous approuvons de tout cœur parce que c'est un pas dans la voie de l\u2019indépendance politique, virtuellement absolue, que nous désirons de tous nos vœux.Et ce ne sont pas ces esprits étroits, ces Canadiens français d'un loyalisme douteux ! qui sont à la tête du mouvement d'émancipation commerciale.Non.Ce sont de francs Anglo-Canadiens, éri- fish jusqu'aux entrailles, qui veulent protester contre la politique de Chamberlain et lui faire comprendre que la première des loyautés de colonies grandes comme des empires, c\u2019est celie qu'elles se doivent à elles-mêmes.ETATS-UNIS Le Président Roosevelt qui est un homme à poigne et un réformateur décidé, a fait connaître une partie de son prochain message présidentiel.Depuis longtemps opposé à la toute puissance et à la tyrannie des 7xwsts \u2014 monopoles industriels surtout \u2014 il veut par une législation vigoureuse leur imposer Vie réglementation qui offrira des garanties sérieuses au public.Il exigera surtout la publicité des ren- scignements sur la valeur intrinsèque des stocks auxquels le public est invité à souscrire.In sorte que tout acheteur de parts ou d'actions de ces grandes compagnies saura exactement ce qu'il achète.Ilveut aussi mettre fin au système d'arrosage des stocks qui a causé tant de désastres dans le monde de la finance américaine.Quelqu\u2019un qui lisait ce beau projet du Président américain, nous a appris que c'était aussi l'intention de Son Honneur le Licutenant-Gouverneur de la Province de Québec, de suggérer une législation toute pareille pour empêcher son Procureur-Général et une partie de ses ministres, d'autoriser semblables arrosages de stock.Il voudrait aussi que l\u2019on fit connaître au public, par une tenue de livres, vigilamment controlée, à qui appartiennent réellement certains stocks qu'on offre au public, au pair, après les avoir arrosés du tiers et sans qu\u2019on puisse indi- querau juste ce qu'ils rapportent aujour- d'hui bona fide, par leurs seules capacités de rendement utile.Cette législation sera accueillie avec enthousiasme par tous les députés, ministres, échevins de Montréal, qui sont porteurs d'actions du Montreal Light & Power Co.EUROPE La France vient d'avoir raison sur toute la ligne de l'Empire ottoman.La Porte, a compris, un peu tard, qu'elle ne pouvait résister à la puissante armée de la République française et absolument prise entre la Russie qui la guette du côté de la Crimée et la France qui peut, en un crac, jeter la griffe sur toutes ses possessions méditerranéennes, elle s'est rendu aux revendications de cette dernière.Dès mardi le drapeau tricolore flottait sur l'hôtel de l'Ambassade française à Constantinople.M.Pabst le chargé d\u2019affaires du Ministère des affaires étrangères, en l'absence de l'ambassadeur M.Constans, a trés adroitement rempli ses fonctions d'intermédiaire et on ne fait que vanter son tact et sa modération.| La France vient de remporter un point qui la réhausse dans l\u2019estime des nations.Pendant qu'elle est en veine elle devrait bien obtenir satisfaction.pour les chrétiens de l'Arménie et \u2018de \u2018l'Orient turc-en- général.Elle -est libre.dans ses miouvements, et ce n'est toujours \u2018pas l\u2019Angleterre, tremblante pour l'Egypte qu\u2019elle détient sans titre et pour les colonies du Sud-Africain qu'elle ne peut venir à bout de soumettre, qui pourrait lui barrer le chemin et entraver la marche de ses armées libératrices de nations chrétiennes.Quêl rôle il y a À jouer contre l\u2019Homme Malade qui ne saurait payer trop cher les atrocités commises contre les disciples du Christ ?Et il semblerait que ce rôle soit réservé à la France, si peu chrétienne dans son gouvernement.On dirait qu\u2019il n'est pas possible à certaines nations d\u2019élite, comme à certains individus, élus de Dieu, de fausser leur vocation et de manquer, malgré l'énormité de leur fautes, aux desseins de la Providence, +*4 Un officier allemand vient d'écrire une brochure sur la facilité d\u2019une conquête de l'Angleterre par n'importe quelle armée continentale de 100,000 hommes tout au plus.Il est bien certain que si une puissance de premier ordre comme la Russie, l\u2019Allemagne ou la France voulait répéter l'expérience de Guillaume le Conquérant, les circonstances actuelles faciliteraient singulièrement sa tâche.L\u2019 Angleterre est tout simplement sans défense,à l'heure présente ; plus que cela une partie d\u2019elle- même, l'Irlande ne demanderait que des armes pour se soulever et prêter main- forte à l'ennemi.I est grand temps qu'elle fasse sa paix avec les Boërs ct qu'elle rappelle au plus tôt les 200,000 hommes qui sont à fondre sous le soleil africain, pour rappeler l'expression de M.Leroy Beaulieu, prédisant, il y a deux ans, ce qui s'est passé dans le Sud- Africaina * De fait, tout semble indiquer l'exis- | tence de négociations sérieuses pour arri- {ver à une paix que Edouard VII désire : ardemment pour, au moins, l'époque de son couronnement.Quant à dompter l\u2019obs- | tination des patriotes boers qui luttent pour la liberté de leur pays, non pour l'or, ni même pour leur vie, il n\u2019y faut pas songer.On se rabattrait, bien forcément alors, sur des moyens de conciliation plus pratiques qui aboutiraient à concéder l'autonomie aux Boers des deux Républiques avec l\u2019amnistie aux révoltés du Cap, mais à la condition que les Anglais conservent en toute propriété, Johannesburg et toute la région aurifère.Chaque belligérant gagne, dans ce cas, ce qu\u2019il convoitait : les Boers leur autonomic complete, les Anglais le pays de l'or avec en plus une raclée dont ils parleront le moins possible.Tout est bien qui finit bien.Ce qui nous ferait croire à cet arrangement ce sont les derniers discours de Chamberlain et de Salisbury, criant à tous les échos de l'univers, qu\u2019il n\u2019y a ; pas d'entente possible avec les Boers et que la valeur british est bien décidée à avoir raison de\u2018toutes les résistances boeres, par les camps d'emprisonnement et d\u2019assassinats, appelés camps de concentration, par la fusillade des combattants pris les armes à la .main et la déportation de la population non armée enlevée aux champs de culture \u2018et à la garde des troupeaux.Non, MM.Salisbury et lord Kitchener jme feront pas cela.Ils saveñtrque'ce se- \u2018 rait inutile et dangéreux.Ils vont re- \u2018 chercher une paix honorable et mettre | fin à un état de choses qui se prolonge dé- : jà dépuis trop longtemps pour l\u2019honneur et le crédit de I\u2019 Angleterre, Catarrhe giéri avec\u201d l\u2019A]kalifie.s Saint-Jovite\u2014 te Water Je revois cette paroisse après une année.Elle continue sa marche progreési- ve.Ses cellines, ses montagnes avoisinantes se déboisent.Les souches, reli-, ques fumées d\u2019un autre siècle, disparaissent des champs.Ce qui frappe surtout les regards du voyageur, c\u2019est son coquet village, aux larges rues et aux coquettes maisons.Au-delà d\u2019une dizaine de maisons ont surgi.Bientôt les deux villages seront dans de tendres embrassements.Un superbe hotel de ville constçuit par l'habile entrepreneur Gosselin fait l'admiration de ceux qui, habitant de vieux villages, n'ont pour abriter leurs conseil- liers municipaux ou tout autre assemblée que de vieilles masures au style rococo.Le premier étage est consacré à une école de garçons, trop nombreux pour trouver place au couvent des Sœurs de la Sagesse.On espère que des Frères instituteurs viendront élever ces hommes en miniature.Les commissaires d'école prennesit cependant les choses avec un grand sangfroid ; ils méditent, pèsent les raisons, examinent scrupuleusement, minutieusement le bien probable qu\u2019une communauté d\u2019 hommes procurerait à la poptila- tion.Si Boileau vivait sur les rivesenchan- teresses de la rivière au Diable, il dirait avec raison : \u201c Ce que l'on conçoit bien s\u2019énonçe clai- .[rement enseignants arrivent [leritement.Au point de vue religieux, Saint-Jovi- te est catholique.Les quelques familles suisses établies sur ses limites semblent plus appartenir à sa fille faustine.Il ne faut pas ignorer que cette paroisse est la mère de quatre enfants qui ont tous bonne envie de vivre, Comme la politique est au moins sœur de père de la Religion, Saint-Jovite a donné une assez forte majorité aux deux candidats conservateurs.La foi qui éclaire la raison selon l\u2019enseignement de l'Eglise leur a dit qu'il fallait peser ax poids du sanctuaire la valeur intrinséqiie entre la franchise et la blague, entre le nectar ct absinthe, Qu'il me soit permis de donner quelques nouvelles courantes.Mon ami-Pa- tenaude, le forgeron, est marié depfiis deux semaines.Monsieur François Lacasse, un des premiers colons, enterrait son veuvage ct il est parti pour Sainte- Agathe passer ses vieux jours avec une veuve de par là.Son plus jeune fils n'a pas laissé rouiller la légendaire pelle, car huit jours après il enterrait sa vie de garçon et il habite avec une épouse aimable, née Vannier, la maisun paternelle.L'implacable mort cependant a tranché le fil des jours de madame Alphonse Gauthier (Victoria Clavelle) ; ellè était entérrée le six courant: On rieurt dans cet endroit enchanteur : l\u2019air pur, une jeunesse pleine d'espoir n\u2019y pouvent rien.Si l\u2019on sort du village pour'diriger ses pas vers cétte montagne \u2018Tremblante dont la cihe guerroie ou insulte les nuages et pluviciix, là c'est ln foretgri- mitive, Ses pieds sont inondés paritin lac de dix milles de longueur tacheté d'ilots féériques se mirant dans une oude érystaline.Les poissons y-abondent.Les oies et les canards sauvages fendent la surface des eaux comme de minimes'es- düifs.\u201cVoici déux chevreuils qui nagent d'urie rive à l\u2019atitre en deux minutes.Je longe ces rives chevelues ; mon fidèle et \u2018 Et les moines {1 me revient haletant tremblant \u2018de peur \u2018me racoritant dans son: langage expressif rqû'iPne veut \u2018pas atcepter un duel-avec 3 \u2018brave chien va plus vite que moi ; mais .2A acai Key Are nT oR a 6 LA NATION.\u201416 NOVEMBRE 1901.le roi des bois à l\u2019osseux panache et au sabot fendant.Les perdrix voltigent et se perchent ; les renards se cachent dans leurs tannières à l'entrée sinucuse : les lidvres uous regardent un instant et puis disparaissent.Mais, qui le croirais ?il y a dans ce quasi-paradis terrestre de ces petites bêtes noires qui embaument et chatouillent les nez les plus délabrés.C\u2019est une odeur inverse de celle de l'eau de Cologne.Nos bons traveilleurs des chantiers Major.Graham et Lalonde se demandent si nos galantes dames ne préféreraient pas ce parfum si primitif, si naturel pour embaumer leurs toilettes d'opéra et leur costume de danse ?Je leur répondis que ce serait un essai bien hasardé, car depuis la découverte du Canada tout le monde repète le refrain : ** De la bête puante.Ste-Nitouche délivrez-nous, J oubliais de dire que le signe de chiré- tienté qui dominait du haut de son solide rocher, cette plaine fertile a été renversée par un ouragan en août dernier.Elle avait été élevée sous l\u2018inspiration du père Amable Dufour dont la première maison fut une charrette renversée.On s'est remis à l'œuvre : bientôt une autre croix de soixante-dix pieds remplacera sa sœur ainée et de ses bras étendus, et de son ombre bienfaisante protégera ces braves mortels du fléau de l\u2019hérésie et de la peste du libéralisme.UN BUCHEUR.Cem Une cure à 'ADIPSONE (extrait Liquide Concentré ) enlève pour toujours le désir de prendre des liqueurs enivrantes.Cure complète, à prix raisonnable.Voir J.P.Coutlée & Cie, 1345 rue Ontario, coin St-André.M y a quelque temps, les commissaires d'écoles pour la paroisse de St-Jérôme, demandaient des soumissions pour 1'érection d'une nouvelle école dans le Cordon, et la semaine dernière, ces mêmes commissaires s'assemblaient de nouveau pour ouvrir les soumissions demandées, Jusqu'ici, rien à reprendre : la dépense est nécessaire.chaque contribuable est consentant de mettre la main au gousset pour en payer les frais raisonnablement encourus, et In Commission Scolaire a le droit d'ouvrir les soumissions et d\u2019accorder le contrat le plus avantageusement possible, pour les contribuables, Lien entendu.| Mais ne voilà-t-il pas que M.Godfroid Lalonde, du haut de sa dignité de président, décrète, \u2014que diable on n'est pas président pour rien, \u2014décide de siéger à huis-clos.Pourquoi ces cachettes, Monsieur le président, lorsqu'il s'agit de dépenser les deniers publics?Les contribuables qui n\u2019y voient pas encore bien clair attendent vos explications et LA NATION vous ouvre ses colonnes.Plusieurs soumissionnaires attendaient À la porte d\u2019une petite saile privée pendant que la Commission décidait à huis- clos, puisque le président en avait décidé ainsi, d'accorder le contrat pour $1,040.à M.Ferdinand Filion, refusant par là même, entre autres, la soumission de MM.Pepin et Fils qui n'était que de $8oo.avec l\u2019offre d\u2019une caution acceptable, Pourquoi, Monsieur le président, payer $240.00 de plus à M.Filion que n\u2019exigeaient MM.Pepin & fils pour faire le même ouvrage ?Le public contribuable qui a droit de savoir vous demande des explications et les colonnes de LA Na- TION sont encore à votre disposition pour expliquer le mystère.& Fils comme vous l'avez fait dans le cours de cette fameuse séance.Chaque fois que vous êtes passé sur le pont de entrepreneurs étaient représentés à la porte de votre chambre de délibération et vous n'aviez qu'à l'ouvrir pour avoir toutes les informations désirées, D'ailleurs aussi, lorsqu'il s\u2019agit d\u2019une économie de trente pour cent, vous n'avez pas le droit, monsieur Lalande, tout président que vous soyez, même maire aussi pour l'honneur de la paroisse, d'ignorer que la raison sociale \u2018\u2018Pepin & Fils\u201d est duement entrée au bureau d\u2019enregistrement depuis longtemps.Une économie possible de 5240.00 vous faisait un devoir de vous assurer si la caution offerte assure des guaranties suffisantes et si les entrepreneurs qui ont construit la belle résidence de M.Maillé à la tête du pont en fer sont capables de construire la maison d'école du Cordon, I ne faut pas oublier, monsieur le président, qu'on n'est pas président des conunissaires ni même maire de la paroisse à seul fin de présider dignement, les deux mains dans ses poches de pantalons, aux assemblées des élus du peuple ; mais qu'il faut aussi veiller à ses intérêts.C\u2019est bien le moins que le public co- tisable ait le droit d'attendre de vous une économie de S24o.lorsqu'elle est possible et que vous ne donnez pas à vos institutrices le salaire d\u2019une cmsinière ; de vous surtout, monsieur.le président, qui posez sans cesse au \u2018\u2018ménagement\u2019\u2019 jusqu'au point de \u2018\u2019ménager\u2019\u2019 \u2014 lisez : refuser, \u2014une récompense d'assiduité aux enfants sous prétexte que tous ne résident pas à proximité de la maison d\u2019école.Est-ce assez cocasse pour monsieur le président que nous avons l'honneur c\u2019est bien le moins que nous avons droit d'attendre de vous, Monsieur le maire, qui \u2018\u201cménagez\u2019\u2019 jusqu'au point de \u2018\u2018ménager\u201d le coût d\u2019un abri de dix piastres pour protéger la machine à chemin qui rouille à tous les temps sur le terrain des courses, sous prétexte, je suppose, que vous n\u2019en avez pas besoin parce qu\u2019elle ue peut pas aplanir les chemins de montagne du haut de la Rivière du Nord.En nous donnant, monsieur Lalande, ces explications que nous demandons bien respectueusement à monsieur le président, il serait peut-être utile d'ajouter qu\u2019en accordant ce contrat à M.Filion vous n'avez assurémient pas voulu le re- compenser des services rendus comme conseiller de la ville de St-Jérôme, vu ique le contrat de réparations au bureau de poste obtenu sans soumissions et largement payé parait-il, est bien suffisant pour satisfaire même le plus exigeant des conseillers de ville, JEAN DUSAULT.A Suint-Térôme \u2014Les Quarante-Heures se sont terminées samedi dernier.Un très grand nombre de fidèles en ont suivi les exercices avec une piété vraiment touchante.Nos dévoués pasteurs ont été aidés durant ce temps de pénitence par plusieurs de leurs confrères des paroisses des alentours.\u2014Le \u2018\u2018Cercle d'amusements\u2019\u2019 vient de louer la vaste maison de M.W.B.Nantel, coin des rues Labelle et Ste-Virginie, occupée autrefois par M.J.E.Poitras, Le nouveau cercle a fait meubler ce logement et les jeunes gens, à l'avenir, auront de très jolies salles, où ils pourront aller lire et s'amuser.N\u2019arguez pas, monsieur le président, \u2014\u2014Samedi dernier, les employés de la que vous ne connaissez pas MM.Pepin' d'avoir comme maire de la paroisse ?Oui, \u2018fabrique de Papier Rolland ont donné leur troisième fête annuelle aux huîtres, dans la nouvelle aile de la fabrique qui vient d\u2019être terminée.Parmi les invités de Montréal, nous fer depuis six mois, vous les avez vus à | avons remarqué : l'ouvrage chez M.Maillé : d\u2019ailleurs ces: gérant de la Cie d\u2019Imprimerie Moderne, MM.Léon et Emile Rolland, Houle, Bédard et Dupuis, de la librairie J.B.Rolland & fils, Montpetit, de Ja maison Henry Morgan & Co, Noé Beaudry, de la maison 8.Greenshields, Sons & Co., et autres.De St-Jérôme : MM.S.J.B.Rolland, Henri et Jean Rolland, Emmanuel Berty, J.B.Méthé, Victor Fortier, Adrien Monette, Anselme Guénette, Giroux, Poitras, Emile Gauthier, R.Deschambault, Edouard Gibault, Théberge, et un grand nombre d'autres, dont les noms nous échappent.Il y avait près de deux cent personnes présentes.Lu plus franche gaieté n\u2019a cessé de régner de toute la soirée, qui s\u2019est prolon- rêc jusqu'à une heure avancée de la nuit.Les mollusques ont été déclarés excellents et la sonpe délicieuse.Les décorations de la salle étaient très Jolies et les inscriptions, quoique originales étaient appropriées à la circonstance.VIN ST.LOUIS \u2014Ce vin qui est fabriqué de raisins secs, cst très agréable au goût et d\u2019une bonne qualité.M.C.E.Laflamme doit recevoir son approvisionnement d\u2019hiver ces jours-ci.Il le vendra à qo cts le gallon où 10 cts la pinte.Essayez-le et vous jugerez de sa valeur.\u2014 Nous avons maintenant de très bons chemins d\u2019hiver.Mercredi et jeudi, il est tombé une couche de neige de près de quatre pouces d'épaisseur.Les enfants sont dans la jubilation et nos concitoyens ne sont pas fiachés, non plus, de voir arriver la neige, car le bois de chauffage, qui coûtait très cher, va enfin diminuer en valeur, les chemins d\u2019hivers en facilitant le charroyage.\u2014Nous sommes informé que la scarlatine sévit actuellement aux Mille-Isies.Les autorités seraient décidées, paraît- il, à faire fermer les écoles immédiate ment.Ici, nous n'avons pas de maladies contagieuses.En cela, nous sommes plus | heureux que la plupart de nos voisins qui ont ét¢ assez éprouvés sous ce rap- part.\u2014Le conseil-de-ville n'a pas siégé depuis près d\u2019un mois.On se demande si nos édiles n'auraient i pas l'intention d\u2019imiter notre Chambre de Commerce qui semble tenir mordicus à marcher comme les écrevisses.Espérons que l'espèce de torpeur qui s\u2019est emparée de nos hommes d\u2019affaires ne durera que peu, pour le plus grand bien de notre belle petite ville.Nos conseillers de progrès devraient faire un effort, aux prochaines élections municipales, pour jeter par-dessus bord tous les éteignoirs qui ne veulent pas suivre la bonne voie.Ils auront avec eux tous les citoyens véritablement soucieux de l'avenir de St-Jérôme.\u2014M.Pierre Simard est actuellement à | faire signer une requête priant les propriétaires de la Caisse d'Economie des Cantons du Nord de continuer leurs.opérations de banque commie par le passé, dans notre ville.Cette requéte se couvre rapidement de nombreuses signatures, parmi lesquelles nous avons remarqué celles de nos principaux concitoyens, Espérons que notre Caisse locale, malgré la concurrence, ne voudra pas priver nos hommes d'affaires de son concours puissant.\u2014On a vendu, mercredi, l\u2019entretien de la montée du citetière qui va jusqu\u2019à la Rivière à Gagnon pour la somme de cent dollars à M.Adolphe Labelle.M.Labelle devra entretenir une voie double durant tout l'hiver.\u2014Les Forestiers Catholiques donne- rout leur fete aux huîtres annuelle, à leurs salles, jeudi prochain, le 28 novembre courant.Les billets s\u2019enlèvent rapidement.\u2014Les employés de la Boston Rubber COLONNE PHARMACIE FOURNIER \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 Ay.® sr TICS POUR LES FETES! CADEAUX des plus Riches et des plus Va A LA tt.PHARMACIE FOURNIER | OT-VEROME.P.oe St leur patinoir privé cette a Co, auront leur patinoir privé cette an- co 11 sera situé en face\u2019 de la fabrique.Beaulieu, cette semaine : MM.W.Bisset, Jos.Fabias, C.A.Harris, Miss.Nelkinsor, Desmarteau, T.C.Archambault, J.A.Collet, T.Landry, Sir William Hingston, Hon.G.A.Nantel, Montréal : T.W.Villas, À, E.Ross, Cowansville : N.Mellville, Boston : C.A.Connor, Ottawa : Alex.Mongeon, Ste-Agathe : Alb.Lalonde, E.Baulsne, C.Marier, O.Thibert, J.B.Lamoureux, P.St-Jean, À.Thibert, A.Lamoureux, Orignal : E.R.Burt, Togonto : H.O.Way, J.H.Sargent, Rawdon : Odilon Godin, St-Florent : Z.Bissonnette, Hawkesbury : J.D.Leduc, Ste-Scholastique : J, B.Marshall, Abbotford : A l'hôtel > A Sai nte-Thérèse (De notre correspondant.) \u2014La quarantaine bat son plein.On pense qu'elle sera levée bientôt dans nos communautés.\u2014M, Olindo Gratton expédiait vendredi dernier, à l'adresse du Rév, M.Bonin de la Pointe St-Charles, la statue du grand archevêque de Milan.L'œuvre de M, Gratton qui n'est pas débutant dans l'art de la sculpture est empreinte d\u2019un classique admirablement traduit par l\u2019auteur.Les éloges des autres journaux à son adresse lui sont bien mérités.\u2014M.Eusébe Paquet, autrefois conseiller municipal, a donné sa démission pour de valables raisons.M.Jos Gascon a pris son siège.\u2014Le chemin nouvellement empierré, n'a pas été accepté dans toutes les parties du village, mais il ne reste encore que peu de chose à faire.L'an prochain tous aurons des chemins superbes dans toute la localité.À Sai nt- Benoit (De notre correspondant.) \u2014St-Benoit vient de perdre une de ses nobles et braves citoyennes, dans la personne de Mme Damase Pilon, née Adeline Lalonde.Rien ne faisait présager une fin si prompte.Vendredi, fête de la Toussaint, elle se rendait à l\u2019église, commu- niaït, assistait dans l'après-midi aux Vêpres des Morts, et le lendemain soir, elle était du nombre de ceux qu\u2019elle était ve- uue prier la veille.Elle laisse pour la pleurer, un époux inconsolable, deux filles et cing fils dont un, David, est à faire ses études théologiques au Grand Séminaire de Montréal.Ses funérailles ont eu lieu mardi dernier au milieu d\u2019un grand concours de parents et d\u2019amis.Le service fut chanté par M.F.Corbeil, curé.Requiescat in pace, \u2014Nous regrettons d'apprendre que notre ami, M.Patrick T'aillefer est indisposé assez gravement depuis quelques Jours.Espérons cependant, qu'avec tous les bons soins qui lui sont prodigués, il teviendra bien vite à la santé.\u2014Mlle Cécile Dalbec, de St-Eustache, Sten promenade chez M.et Mme.Jos.Gironard.\u2014M.et Mme Lachaine, de Ste-Adèle, étaient les hôtes du docteur J.A.Miguault, dimanche dernier.PROVINCE DE Quênue Municipatité Scolaire de la Paroisse de St-Hippolyte oumissions demandées ne ohunicipalité Scolaire de la paroisse de Stva rte, dans le comté de Terrebonne, rece- ion i Soumnissions cachetées pour la construc- an a ane École et de ses dépandances, dans le mids i Ne Rang, jusqu'à une heure de l'après- PROC Je UDI, LE VINGT-HUIT NOVEMBRE ou AIN 1901.Chaque soumissionnaire de- com ésenter caution approuvée par MM, les Uiissaires, au cas oil la soumission serait acceptée pour que l'ouvrage, les dommages, frais et inté- Ti.Les Cas où le contrat ne serait pas rem.Han et devis pourront être examinés au ureau du soussigné, | ite Munici ter la plus | palité ne s'engage pas d'accep- ti basse ni aucune des soumissions.t-Hippolyte, 12 novembre 1901.\u2018 _ JOSEPH RENAUD fils, Secrétaire-Trésoïier de la dite Musics, sarantir jusqu'à l'accomplissement - LA NATION.\u201416 NOVEMBRE.1901.UNE EXPERIENGE PEDAGOKGIQUE , J'ai reçu, il y a quelque temps, la visite d'un jeune Anglais qui m'a d\u2019abord beaucoup étonné, puis beaucoup intéressé, et qui, finalement, m'a tout à fait séduit.J'ai dit assez de mal des Anglais, depuis deux ans, à cette même place, pour qu\u2019il me soit permis de dire quelque bien de celui-ci sans être soupçonné de complaisance.Vous allez voir si cet Anplais-là ressemble à ses compatriotes.Mon premier étonnement a été de l'entendre manier notre langue avec une ai- sauce parfaite.Le second, de rencontrer un étranger qui non seulement aime la France, mais qui veut dévouer sa vie À l'un des plus grands et des plus chers intérêts de notre pays.Le troisième, de découvrir chez un tout jeune homme qui entre À peine dans l'âge des ambitions et des plaisirs,je ne dirai pas le goût de l'enseignement (ce qui pourrait fort bien se concilier avec la vanité et l'intérêt personnel, ) mais la passion de l\u2019éducation, c'est-à-dire d'un métier qui \u2014 envisagé commie il l\u2019envisage lui-méme\u2014exige un renoncement absolu, un dévonement de toutes les heures.on Lit, a ce propos, quel admirable phénomène que le réapparition de l\u2019esprit de sacrifice, à cette heure avancée de la civilisation où nous sommes et parmi ceux-là mêmes que leur situation convie à jouir largement de l\u2019existence ?J'ai appartenu à une génération égoïste et positive (à laquelle son positivisme et son égoïsme n'ont guère réussi, d'ailleurs !), mais je m'arrête avec respect devant ces jeunes hommes qui poursuivent un idéal plus haut que le nôtre.Qu'ils se dévouent à la science, aux souffrances humaines, au peuple ou aux enfants, il n\u2019importe : I'essentiel, pour cux, est de se dévouer.Quand on voit, quand on entend un de ces jeunes hommes, on est presque honteux d\u2019avoir borné son activité à bâtir un foyer paisible, à assurer le bonheur de quelques êtres chers, à conquérir l'indépendance et la paix !.Donc, j'avais devant moi un apôtre.mais un apôtre doux, modeste, charmant, sans violence, sans fanatisme, sans aucune de ces façons tranchantes, inspirées, autoritaires, qui gâtent, généralement, l\u2019apôtre.M.Arthur Scott\u2014c'est le nom de mou : ami, car les sentiments que j'ai pour lui ne me permettent pas de le désigner au- trement\u2014a été pendant deux ans le collaborateur de M.Camille Demolins à l\u2019Ecole des Roches.\u2018Tout le monde con- nait le nom de cet énergique et hardi pionnier de la pédagogie, doublé d\u2019un écrivain de talent.Dans son livre À quoi vient la supériorité des racesa nglo-saxonnes, je ne trouve guère à blâmer que le titre.Mais ce titre-réclame, ce titre-pétard était peut-être nécessaire pour faire retourner les badauds.Quand j'ai demandé à M.Scott s'il croyait à la supériorité des An- glo-Saxons, il a souri, et je n'ai eu aucune difficulté à lui faire avouer que la pédagogie anglaise n'existait pas.C'est même là son grand mérite, et c'est ce qui la rend efficace.Vous croyez que je plaisante : j'en suis loin.Je suis non pas \u2018presque sérieux\u201d, comme disait un jour l'agréable M.Jules Lemaitre, mais tout à fait sérieux.Au dix-septième siècle, nous avions l\u2019habitude de tailler les charmilles ; nous alignions des arbres comme des soldats ; nous donnions aux pelouses et aux bassins des formes géométriques : nous imposions la ligne droite à la Nature qui l\u2019a en horreur.Les Anglais, au contraire, dans leurs jardins, laissaient la Vie croître comme bon lui semblait et s'essayer À toutes les attitudes.Vers la fin du dix-huitième siècle, nous nous sommes aperçus que les Anglais étaient de plus grands jardiniers que nous, mais nous commençons setlle- ment à nous apercevoir qu'ils sont de meilleurs éducateurs.En pédagogie, nous en sommes encore À Lenôtre et à ses charmilles.Nous taillons les esprits et nous rognons les caractères comme Antoine\u2014un Antoine bien différent au nôtre\u2014taillait et rognait \u2018\u2019l\u2019if et le chè- vre-feuille\u2019\u2019 dans le jardin de Boileau.Les Anglais permettent à l'homme de pousser comme une plante de haut vent : ils donnent ses coudées franches à la personnalité humaine.Est-ce parce qu\u2019ils sont supérieurs ?Nullement.Montesquieu disait-du gouvernement réprésentatif : ! Te.un vs MOTEL BEAULIE Nantel & Beaulieu AVOCATS Bureau à Saint:Jérème : Bloc Parent, Hox, G.A.NANTRL.CE J.A.DuauLire, LI,.B, LS.BEAULIEU PROP, PRES DE LA GARE Bureau à Montréal : SAINT-JEROME; P.Q.Edifice La Presse, | 18-7-01-\u201418, - JOS.LACHAPELLE CONSTRUCTEUR D'AQUEDUCS ST's EROME, Pe Qe.M.LACHAPELLE, qui a construit un grand nombre d'aquedues dans la province, et notamment celui de Saint-Jérôme, qui donne en tière satisfaction au public de la ville, est prêt à fournir ' DES SOUMISSIONS pour la construction d\u2019aqueducs en fer ou en bois, pour canaux d\u2019égouts, etc.M.LACHAPELLE s'occupe aussi de la construction des ponts.A VENDRE Une machine complète pour percer les tuyaux en bois.Il = yr NEUF TARIÈRES de la grosseur d\u2019un pouce et demi\u2018jusqu\u2019a cinq pouces.Cette machine est en vente à très bon marché.S'adresser immédiatement à JOS.LACHAPELLE, 18-7-01\u201418, ST-JEROME, Co.DE TERREBONNE, P.Q.Bureau de Poste, B.114, ETABLEI EN 18860.Téléphone Bell No 54.Chs.Elie Laflamme MARCHAND, Gros ot Détail Ni, Liqueus, Ponsions, Frings, Gris, Fo, Femomenle, Peinture, Vtr, Voiselle, Ee.SAINT-J EROME, PP.Qe.SUCCURSALE a 'AnNoNcIATION, P.Q.ALDERIC LABELLE, GERANT.18-7-or\u20143m.MONETTE & VEZINA Manufacturiers et Entre,reneurs-Constructeurs ST-JEROME, P.Q.CLOS DE BOIS GENERAL Bardeaux, Lattes, Pin, Pruche, Epinette, Bois blanc, Bois franc, Bols de charpente de toutes dimensions, Bois pr paré, Jalousies, Portes, Chassis, Moulures, Tournages, Découpages, Etc., Etc.PRIX SPÉCIAUX POUR LE COMMERCE DE GROS Sets de Chambre de $8 à $75, Sets de Salon de $15 2 $100, Sets de Salle à Diner de $15 à $75, assortiment complet de meubles de fantaisie, Voitures d\u2019enfants, d'hiver et d'été, Poles dc luxe pour rideaux, Cadres et Gravures de tous enres.Grand assortiment de meubles de toutes les qualités et de tous les prix.Magasin, rue Labelle, près de E.Gibault, ouvert tous les jours jusqu\u2019à 9 heures du soir.Toutes commandes envoyées au magasin ou à la manufacture seront exécutées immédiatement et À des prix très bas.Toutes espèces de bois seront achetées par Monette & Vézina.MM.MONETTE & VEZINA entreprennent la construction de toutes sortes de bâtisses à des prix très bas.18-7-01\u201410.rf S.G.LAV'OLETTE .Marchand de Glacières, i Ferronneries, Poeles de Cuisine Peintures, + +.cf autres, Terai, 2, Goffres-Forts, Faieste, Gourroies Poterie, pour Moulins, Terrerie, Scies Rondes, Serrurerie, Dynanite, Ferblanterie, Etc, Etc.MOULINS À COUDRE de $25.00 et $30.00.Co LAMPES ELECTRIQUES de qualité supérieur Jpouir.2sicts.BICYCLETTES RED BIRD, de Brantford, Ont.8S.G.LAVIOLETTE.-OQIN DES RUES ST-GEORGES ET STE-ANNE, 18'701\u20141a.: \"0T-JEROME , LA NATION \u201416 NOVEMBRE 1001.amas soe - \u201cCe beau système a été trouvé dans les bois.\u2019\u2019 À mon tour, j'oserai écrire que les Anglais ont trouvé leur pédagogie, ou ce qui leur en tient lieu, par chance, par paresse, par soumission aux suggestions de la nature.Ça donne moins de mal et ça réussit mieux.Pendant que nous nous exténuons à philosopher, à théoriser, à systématiser, ils expérimentent.Que le devoir de l\u2019éducateur ne consiste pas seulement à remplir les intelligences, mais a former les caractères, et que la liberté soit la véritable école des caractères : c\u2019est une double vérité que des hommes éminents ont exprimée chez nous depuis trente ans.Ils l\u2019ont si bien exprimée qu'ils ont fait l'idée encore plus française qu\u2019anglaise.Mais ce que; nous disons si bien, nous n\u2019osons pus | encore le pratiquer, et il faudrait avoir.l\u2019esprit bien fermé par le chauvinisme pour ne pas accueillir ceux qui ont été élevés ailleurs que dans notre serre chaude intellectuelle et qui, pour nous aider\u2018 à entrer daus la voie des expériences pratiques, nous apportent à la fois leurs ré-! miniscences et leur bonne volonté.| Je viens d'écrire que l\u2019éducation par | la liberté était celle qui donnait \u2018le moins de mal\u201d.Mais j'ai hâte d'expliquer ce mot et de faire une distinction.Qui, si l'on abandonne l'enfant à lui-même et: si on le laisse grandir comme l'arbre dans ! la forêt, rien n'est plus aisé et il n'y qu\u2019à se croiser les bras.Mais si l'on prétend, au lieu d\u2019emprisonner l'enfant dans un réseau de prohibitions à la fois brutales et compliquées, lui conserver toute l'élasticité de son tempéramment naturel, tou- | te l\u2019indépeudance de ses mouvements, le diriger sans le comprimer, obtenir de sa | raison ct de son cœur une libre obéissance aux lois scolaires, faire de lui, par degrés, le gardien et l\u2019exécuteur de ses lois, quel labeur ! quelle difficulté ! que d'obstacles et d'écueils ! J'ai demandé à M.Scott : \u2018Comment parez-vous aux dangers de la liberté ?Par quoi rempla- cez-vous ce code de prescriptions et de défenses qui -réglait chaque geste de l\u2019écolier et présidait à ses moindres actes ?Sur quoi faîtes-vous reposer la discipline *' ?.(A suivre.) FEUILLETON 16 LES Jetons Mystérieux PREMIERE PARTIE LA FEE DES SAULES Vv ( Suite ) Elles sont venues habiter mon établissement, où la pauvre dame est soignée par un des meilleurs médecins de la ville, Pascal suivait avec beaucoup d'attention le récit de l\u2019hôtelier.\u2014 Ainsi, fit-il, cette dame est veuve ?\u2014Oui, monsieur, et quoique le docteur la trouve tin peù mieux, j'ai dans ma folle idée qu\u2019elle est touchée à fond et qu\u2019elle ne tardera guère à laisser orpheline la petite, \u2014La jeune fille est si jolie qu\u2019elle ne sera point embarrassée pour se tirer d'affaire, dit Pascal.\u2014Je le penserais comme vous, si elle n\u2019était si sage, si naïve.: \u2014Bali! vous croyez ?demanda le jeune homme avec un sourire sceptique.\u2014Oh ! quant à ce qui est de son honnêteté, j'en mettrais ma main au feu ! C'est une rosière, une vrai -rosière.Ah! je vous garantis qu\u2019il ne ferait pas bon de se'frotter à elle ! \u2014Bah ! laissez donc ! C\u2019est justement lorsque les filles sont naïves qu\u2019un gaillard un peu malin et qui sait s\u2019y prendre réussit vite auprès d'elles ! \u2014C\u2019est possible, mais si ça était, ça serait malheureux ! \u2014\u2014Du reste, reprit Pascal, elle n'aura point de misère à se trouver un mari, \u2018 si elle possède quelque fortune, ou seulement quelque aisance.\u2014-Hum ! hum ! fit le patron du A/ar- lin-Pécheur.avec une grimace significati- \u2014Quoi la gêne ?\u2014Oui, mon cher monsieur, la dèche au grand complet, misère et compagnie, pour le quart d'heure du moins, \u2014 Vous en êtes sûr ?\u2014Pardi ! Point n\u2019était besoin d\u2019avoir inventé le télescope pour s'en apercevoir.La fille se prive de manger plus souvent qu'à son tour, histoire d'acheter des médicaments à la maman et, quand elle mange, c\u2019est juste de quoi ne pas se laisser mourir de faim ! Tenez ! elle w'a dit devant vous, tout à l'heure, de lui garder un bouillon.Eh bien ! je parierais que ce bouillon et le petit pain, c\u2019est tout ce qu'elle consommera aujourd'hui.Pascal Saunier eut un étrange sourire aux lèvres.\u2014Diable ! fit-il, c'est peu ! \u2014Bien sûr que c'est insuffisant,et si la pauvre enfant continuait, elle a beau être forte et solidement bâtie, elle n'en aurait pas pour longtemps.\u2014Mais cette position est affreuse ! \u2014Affreuse, oui, mon cher monsieur.Aussi j'en suis tout émotionné.\u2014Et, À celte position, je ne vois pas d'issue si la maladie se prolongeait, reprit Pascal.\u2014Ja maman, ne pouvant plus se faire soigner à ses frais, entrerait à l'hôpital.\u2014La mere, soit, mais la fille?\u2014Elle se mettrait en service, Quand il s'agit de vivre, il n\u2019y a pas de sots métiers.\u2014J'espère qne ces pauvres créatures n\u2019en seront point réduites à cette extrémité, \u2014Jêlles en sont bien près, monsieur, et pour mon compte je me garde bien de laisser grossir leur note.C\u2019est leur rendre service.Je sais bien qu\u2019elles attendent de l'argent.\u2014ANh ! elles attendent.\u2014 Oui, une lettre chargée.Il parait qu\u2019on leur doit à Genève, mais la lettre n'arrive pas, et j'imagine qu\u2019elles pourraient très bien avoir été volées de la belle façon ! \u2014Volées, comment ?\u2014 Voici: C'est la maman qui m\u2019a ra- jconté ca, un jour que j'étais monté près d\u2019elle pour lui tenir compagnie pendant qne sa fille était chez le pharmacien.Son établissement de Genève a été vendu douze mille francs, payés comptant.Elle a confié ses capitaux à un petit banquier genevois, ami de feu son mari, ct elle s\u2019est embarquée pour Paris en compagnie de sa fille en apportant seulement l'argent du voyage avec deux ou trois louis en plus, Le banquier, très malin, lui avait persuadé que ce serait dangereux pour deux femmes de voyager avec ume forte somme, et qu\u2019une fois à Paris il lui enverrait une lettre de change à toucher chez un de ses confrères.Or, voilà trois fois que la jeune fille écrit pour réclamer des fonds et pas de réponse ! C'est pour ça qu\u2019elle me demandait tout à l\u2019heure si le facteur était venu.Je parierais tout ce qu\u2019on voudrait que le banquier est une fripouille, et qu\u2019il n'enverra pas un radis.\u2014 Mais, il a dû donner un reçu, fit observer Pascal.\u2014Qui sait ?les femmes n'entendent rien aux affaires, et celle-là ne se défiait point d\u2019un homme qu\u2019elle croyait son ami.Rien d'étonnant à ce qu'elle ne se soit pas mise en règle.\u2014Oui, cela se pourrait et ceserait bien triste pour elles.\u2014Je suis de votre avis, mais si c'est comme ça, c'est leur faute.Au temps où nous vivons, le seul moyen de n'être pas trompé c'est de n\u2019avoir confiance en personne.\u2014 Ah ! comme vous avez raison, mon cher hôte ! bien plus raison encore que vous ne le croyez, il y a tant de voleurs À notre époque, et on leur donne la main, saus se douter de rien ! La conversation de l\u2019aubergiste et du voyageur fut interrompue par le retour de Jacques Lagarde.Maître Lureau quitta la table pour aller veiller aux préparatifs du déjeuner.\u2014Eh bien ?demanda Pascal resté seul avec son ami.\u2014Eh bien ! mon cher, nous voilà forcés de passer ici au moins cing ou six jours.Certains actes doivent être enregis- tréset ne pouvaient l\u2019être sans avoir été enrichis de masignature.Bref, nous sommes collés sous bande et nous périrons d'ennui, n'ayant pour toute distraction, ve, ne parlons ni de fortune, ni même d\u2019aisance, si le cœur nous en dit, que la pêche à la ligne dans l\u2019Yonne.TE \u2014Nous aurons autre chose à faire, dit Pascal en souriant.\u2014Ah bah ! Quoi donc ! \u2014\u2014Déjeunons d'abord.Après déjeuner nous irons nous promener dans la campagne et je te mettrai au courant.Ces cing ou six jours que tu t'affiiges d\u2019avoir À passer ici seront fructueux pour nous.Je vois l'avenir en rose.\u2014Tant mieux, ct, au fait, je commence à croire que nous pourrions bien avoir la veine, car, au lieu de quinze mille francs sur lesquels je comptais, j'en toucherai vingt mille, \u2014Bravo ! Positivement l'horizon s'ensoleille.Mais, chut ! voici quelqu\u2019un.Ce quelqu\u2019un était Lureau qui venait .| dresser le couvert.« \u2014Le déjeuner est-il prêt ! demanda Pascal.\u2014Il l\u2019est, et vous allez pouvoir vous mettre à table.Quel vin ces messieurs boivent-ils ?.\u2014Du vin de la côte Saint-Jacques et de derrière les fagots, s'il vous plait.\u2014Je descends à la cave.Ces messieurs seront contents.Lureau disparut.\u2014Avant d'aller nous promener, dit Pascal, j'écrirai à Paris, à ma vicille amie Angèle, pour l'avertir de notre retard.Sans cela elle serait mortellement inquiète ! La pauvre fille m'est si attachée ! L'aubergiste reparut avec des bouteilles.Les deux amis se mirent à table et firent honneur au déjeuner, qui se trouvait fort bon.En remontant auprès de sa mère, Marthe avait rencontré le docteur dans l\u2019escalier.\u2018Toute fidre de pouvoir solder la note présentée par lui la veille, elle ne voulut pas le laisser pénétrer auprès de la malade avant de s'être acquittée.\u2014Monsieur le docteur, lui dit-elle en tirant de sa poche trois pièces d\u2019or et deux pièces blanches, voici le montant de votre.note, soixante-six francs.\u2014Merci, mademoiselle.C'est parfaitement cela, vous ne me devez plus rien.Je me propose maintenant, pour mes visites futures, de me les faire payer chaque fois, cela vous sera très commode.Une note à soider semble lourde, tandis qu\u2019un petit écu ,on le donne sans même s'en apercevoir.Marthe devint pourpre.\u2014Cette homme a celtainement un caillou à la place du cœur ! pensa-elle ! Si je passais un seul jour sans le payer, il ne reviendrait plus, il laisserait mourir ma mère.\u2014J'espère bien, mademoiselle, que ma demande ne vous formalise pas, dit le médecin en voyant la rougeur et le trouble de la jeune fille.\u2014Non, monsieur, pas le moins du monde, répondit-elle, puis elle ajouta : Voici trois franes pour la visite d\u2019au- jourd'hui.Venez, maintenant, je vous prie.Et elle conduisit le médecin près de Périne.L'état de celle-ci n'avait pas empiré depuis la veille, mais ne s'était pas non plus amélioré de façon notable.La maladie restait stationnaire.C'était beaucoup déjà.Le mal ne faisant plus de progrès pouvait se combattre, et permettait d'espérer la guérison, mais, à coup sûr, cette guérison se ferait longtemps attendre.Le docteur constata tout cela du premier coup d'œil.(«A suivre ) M.EMILE LAVIGNE est notre agent-géné- néral pour MONTREAL.Pour abonnements, annonces, impression de circulaires, cartes d\u2019affaires, etc., s'adresser à son bureau, Edifice La Presse, C.17 et IQ.AVIS IMPORTANT \u2018Tous les chèques, mandats d'argent, ete, en paiement partiel ou entier de toutes annonces, abonnements ou itnpressions, doivent être faits payables au pair, à l'ordre de La Cle d\u2019imprimerie de St-Jérome, et_adressés directement À La Nation, St-Jérome, Co.Terrebonne, P.Qpl Adm 6@ Tous les manuscrits doivent être adressés directement à Saint-Jérôme ct nous parvenir le lundi avant-midi.ANNONCEZ dans LA NATION, c'est le meilleur médium pour atteindre la famille.Plusieurs milliers de lecteurs dans les comtés de Terrebonne, Argenteuil, Deux-Montagnes, J Montcalm.POURQUOI?Ne pas épargner ¢ votre argent ?» I= LE COMJIERGE IE gy \u2014 A \u2014 ST-JEROME M.PIERRE SIMARD, si favorablement connu, comme homme d'affai depuis un si grand nombre d'anné vient de compléter *ses arrangement pour faire le commerce de 5 LIQUEURS M.SIMARD vend les Epiceries et Je Liqueurs de toutes les Marques aux mêmes prix que les maisons de gros de Montréal, es marchands et hôteliers du Nog de toutes les paroisses de notre district feront une excellente affaire en donnant leurs commandes à la maison PIERge SiIMARD à St-Jérôme.Ils réaliseront un joli bénéfice sur les prix de transport seulement, À la maison PIERRE SIMARD vous trouverez, outre les épiceries de touts sortes et les farines de toutes les grands meuneries du Manitoba et d'Ontario, le vins et liqueurs domestiques et importés directement des pays de production, La maison PIERRE SIMARD vend fe TABAC, les CIGARES cet CIGARETTES aux prix des fabricants.Un voyageur de commerce représen tant la maison PIERRE SIMARD est con tinuellement sur la route.Attendezk avant de donner vos commandes œ adressez-les directement a la maison, Les commandes sont remplies ave soin et grande promptitude.PIERRE SIMARD EPICIER.GROS ET DETAIL Coin des rues St-Georgen et Ste-Anne, ST-JEROME, P.Q.18-7-01\u20141a.TÉLÉPHONE No.55 Le A PPPS SASS J.E.PARENT Notaire, Commissaire, Eto, ST-JEROME, P.Q.Argent À prêter, À 5 et 6 p.c.sur Polices d'a surance de vie ct sur propriété.Achats de ments et de créances de toutes sortes.aux corporations.Achats cL ventes de pro priétés.M.PARENT représente diverses comupagnis d'assurances sur la vie et contre le feu.LA NEW-YORK LIFE, LA OTTAWA FIRE INS.Co., LA CANADA FEU, LA LONDON FIRE INS.Co., THE EQUITY FIRE INS, Co., ETC.Voulez-vous être Lien payés en cas de feu \u20ac en cas de mort?-Assure:-vous à l\u2019une de & compagnies par l'entremise du Notaire Parest qui vous charge de 15 À 20 p.c.meilleur marché que les compagnies comt.inées.A LOUE: Un beau grand magasin avec bons logements dans un des plus beaux sites de la ville de $ Jérôme, bien adapté pour le commerce de Es soit ferronucrie, marchandises sèches ou rics, J.E.PARENT, Sr-Jinout.La Librairie St-Jérôme EDIFICE PARENT \u2014 Près DU Manca ST-JÉROME Sans contredit la meilleure librairie de Sait: Jérôme.On y trouve tout ce qu\u2019il y a de dans sa ligne de commerce.Livres d'Ecoles, Livres de Piété ordinairese de luxe, Papeterie, Cartes à Jouer, en Ei en détail, Rideaux (blinds), À partir de 25 $2.50.Supports nouveaux pour portières, et leurs Ornements, Papier Vert et autre ble couleur, Tapisserie à bon marché pour 8 place aux achats d'automne.; .Grands et petits Miroirs à prix réduits.Bel assortiment de Montres, Chaînes et Joo ° $.ur.FAN de Mariage et autres Bijoux de vale 7015 \u2014 A NATION \u2018est imprimée et publiée à Se érôme, par LA CIE.RETR DE SAIS\u2019 JEROME, qui en est propriétaire."]
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