La tribune, 2 février 1990, Cahier 2
[" Photo La Tribune par Stéphane Lemire Forum LaTribune février CAHIER Vivre Secrets Général Le ministre québécois du Tourisme, André Vallerand, â La Tribune Sans modifications, la TPS nuira considérablement Lise OUELLETTE\tSherbrooke La controversée TPS (taxe sur les produits et services) telle que défendue présentement par Ottawa, nuira considérablement à l\u2019industrie touristique au Québec, selon le ministre André Vallerand.De passage hier en Estrie où il a amorcé une tournée provinciale pour se familiariser avec les préoccupations des partenaires touristiques et économiques des diverses régions, M.Vallerand a dit craindre, à partir d\u2019avis techniques recueillis à ce jour, que les exemptions à la TPS ne s\u2019appliquent pas, pour les touristes étran- gers, aux voyages internationaux, aux dépenses dans le cadre de congrès, aux dépenses d\u2019hébergement et aux circuits touristiques.«En hébergement, il est question d\u2019un seuil de remboursement minimum de 25 $.Mais pour l'obtenir, il faudra que le touriste dépense 357,77 $ pour se loger.Or, les destinations «Ca va bien, le tourisme, en Estrie», juge le ministre Sherbrooke (LO) «C a va bien, le tourisme, en Estrie! Avec 10 pour cent de tout l\u2019achalandage au Québec, la région a reçu 1,5 million de visiteurs en 1988, pour un total de 3,5 millions de nuitées et des dépenses atteignant les 100 millions S.Ici, c\u2019est une grosse région, très dynamique», a affirmé hier le ministre André Vallerand, au cours d\u2019une entrevue accordée à LA TRIBUNE et à son rédacteur en chef Jean Vigneault.Et le titulaire du Tourisme d\u2019énumérer d\u2019autres indicateurs économiques révélateurs de la performance estrienne.Ainsi, «les investissements dans le domaine des services ont augmenté de 120 pour cent alors que, dans toute la province, ils affichaient une baisse de 90 pour cent, entre 1985 et 1988».Par surcroît, en deux ans, soit de 1986 à 1988, les emplois dans le secteur tertiaire (services) ont grimpé de 38 pour cent.Au Québec, ils dégringolaient de 16 pour cent, a cité M.Vallerand.En hébergement et restauration, c\u2019est d\u2019une augmentation de 34 pour cent des emplois qu\u2019il est question.Le Québec, lui, connaissait un déficit de 12 pour cent.«La plus importante hausse des chambres disponibles a été enregistrée ici, en Estrie, après les Iles-de-la-Madeleine.Elles sont passées de 3174 à 4700 présentement», se réjouit encore le ministre.20 000 $ supplémentaires Néanmoins, à l\u2019issue de sa rencontre avec des intervenants du milieu, en compagnie de la députation régionale et d\u2019élus municipaux de la région, M.Vallerand a annoncé l\u2019octroi surprise d\u2019une somme supplémentaire de 20 000 $ à l\u2019Association touristique de l\u2019Estrie (ATE), dans le cadre du programme coopératif de promotion ou de développement des marchés.«Nous avons invité les intervenants à s\u2019impliquer dans le programme coopératif mais comme nous n\u2019avons pas autant de moyens que prévu, ça pourrait être démotivant», a lancé le ministre pour expliquer son geste.Selon les explications fournies par le directeur général de l\u2019ATE, ces 20 000 $ vont permettre à l\u2019organisme de respecter des engagements pris envers les investisseurs pour mener à terme une campagne promotionnelle évaluée à 100 000 $, sur des produits tels que le ski alpin, le ski de fond et la motoneige.Ces engagements avaient été pris avant que ne tombe le couperet des coupures édictées par le Conseil du Trésor et plaçaient l\u2019ATE dans une situation embarrassante face à ses partenaires économiques.Toutefois, c\u2019est de 350 000 $ dont l\u2019Association aurait besoin pour mener à bon port le développement des marchés tel qu\u2019il apparaît au plan de développement touristique dont l'Es-trie s\u2019est dotée au début de l\u2019année 1989.Elle en reçoit actuellement la moitié.«Ce plan devient pour le ministère du Tourisme, LA référence en Estrie, a indiqué M.Vallerand.Mais il n\u2019est pas question que nous doublions notre aide en marketing.Nous n\u2019en avons pas les moyens.Nous examinons toutefois avec l\u2019Association quelle augmentation nous pouvons consentir.» m*# Le ministre québécois du Tourisme, André Vallerand, était de passage hier en Estrie où il a amorcé une tournée provinciale pour se familiariser avec les préoccupations des partenaires touristiques et économiques des diverses régions.Accompagné de collaborateurs, le ministre s'est rendu à LA TRIBUNE où il a répondu aux questions du rédacteur en chef, Jean Vigneault, et de la journaliste Lise Ouellette.Mont Malamut: négociations avec Energie et Ressources pour la levée des droits de propriété Sherbrooke (L0 et GD) Dans le dossier du projet de développement du village-vacances Mont Malamut à Lac-Mégantic, le ministère du Tourisme négocie présentement avec le ministère de l\u2019Énergie et des Ressources, la levée des droits de propriété ainsi que le dédouanement des droits d\u2019exploitation minière que possède ce ministère, de façon à pouvoir offrir en vente le bien-fond du terrain.«Sinon, les investisseurs ne seront pas intéressés par quelque projet s\u2019ils ne sont pas propriétaires du terrain», a révélé le ministre André Vallerand, en entrevue, hier.Le titulaire du Tourisme ne s\u2019est pas montré plus enthousiaste qu\u2019il ne faut face au projet piloté par Jean-Louis Cher et Pamela Stuart-Mills, bien qu\u2019il reconnaisse le potentiel extraordinaire du mont Gosford.«Les promoteurs ne nous ont pas encore présenté de demandes d\u2019aide spécifiques.Ils ont mis de l\u2019avant un projet de plusieurs centaines de mil- lions de dollars mais pas peaufiné, pas raffiné de façon adéquate pour que nous puissions envisager une contribution financière», a fait remarquer le ministre.«Peut-être pourrions-nous intervenir à partir du Crédit touristique mais encore faudrait-il connaître exactement le devis financier du projet», a-t-il ajouté.Rencontrée à l\u2019issue de la réunion des intervenants du milieu avec le ministre, au Centre des congrès, Mme Stuart-Mills s\u2019est déclarée tout à fait satisfaite des négociations en cours et du rythme selon lequel le dossier évolue.«Vous savez, un projet de cette envergure implique nécessairement des délais», a-t-elle confié en attendant de parler personnellement au ministre Vallerand.Presque rien sur Magog-Orford De passage dans la station touristique internationale Magog-Orford, hier après-midi, M.Vallerand.n\u2019a pas dit si son ministère projetait de faire quelque chose pour que la station atteigne le plus vite possible un véritable statut international.A une question posée par M.Jean Dion qui déplorait qu\u2019on n\u2019ait guère pensé à l\u2019après-ski et à l\u2019après-golf et qu\u2019un grand nombre de touristes se morfondent une fois les pistes et les verts fermés et qu\u2019ils écourtent leur séjour parce que peu d\u2019activités récréatives leur sont offertes.M.Vallerand a répondu que son ministère allait respecter les engagements pris dans les délais qu\u2019il s\u2019est fixés.Il a déclaré qu\u2019il accorde beaucoup d\u2019importance à une réduction rapide du déficit touristique de la province.Une campagne visant à inciter les employés du gouvernement, des sociétés d\u2019État et des agences gouvernementales à demeurer au Québec pendant leurs vacances n\u2019est toutefois pas un des moyens qu\u2019il veut prendre pour atteindre ce but.que nous vendons le plus sont d\u2019une durée de six à 10 jours et leur coût, en occupation double, n\u2019atteint pas ces 357.77 S.Par conséquent, tous ces forfaits les plus populaires de notre industrie touristique se trouvent exclus», a déploré le ministre.Celui-ci regrette également que la réclamation des 25 S doive être présentée par les individus.»Vue la concurrence internationale féroce, nous demandons que le gouvernement fédéral rembourse plutôt les agences de voyage.Elles pourront alors négocier leurs forfaits à des prix concurrentiels.» M.Vallerand s\u2019inquiète en outre de ce que, la marge de bénéfices étant très faible pour les agences de voyage québécoises extérieures \u2014de l\u2019ordre de 1,05 à 1.2 pourcent, précise-t-il\u2014, «si un concurrent baisse ses forfaits de seulement 5 pour cent, il vient de laver nos agences assujetties à la TPS de 7 pour cent.» Le ministre québécois dit avoir entrepris des démarches pour tenter d\u2019infléchir le promoteur de la TPS, Michael Wilson.«C\u2019est très important pour l\u2019avenir de notre industrie touristique», a-t-il plaidé.Déficit de 700 millions $ Cette industrie affiche un déficit de 700 millions $ pour l\u2019ensemble de la province et de 70 millions $ pour l\u2019Estrie, stipule M.Vallerand.«Notre défi des prochaines années consiste à redresser ce déséquilibre, à le renverser.Et la façon d\u2019y arriver, c\u2019est de trouver les moyens de vendre le Québec comme destination nordique.» «Nous constatons que, sur la totalité des touristes qui viennent au Québec, sur l\u2019ensemble de l\u2019année, 60 à 70 pour-cent des activités touristiques ont lieu durant la période estivale.Pour augmenter l\u2019achalandage étranger, il faut mettre l\u2019accent sur la période hors été, donc sur des destinations et produits nordiques.» «Nous avons des espoirs.Ainsi, en France présentement, nous concurrençons la Scandinavie avec nos /!*# Le ministre québécois du Tourisme, André Vallerand, a entrepris des démarches pour tenter d'infléchir le promoteur de la TPS, Michael Wilson.«C'est très important pour l'avenir de notre industrie touristique», précise-t-il.activités de motoneige.La promotion de \u2018séjours quatre saisons\u2019 comme ceux privilégiés en Estrie, s\u2019avère prometteuse aussi pour renverser le déficit, tout comme le nouveau marché du produit \u2018aventure\u2019 ainsi que celui des congrès assortis de séjours hors des grandes villes, dans des régions comme ici,» d\u2019avancer en outre M.Vallerand.Lutte impitoyable, faibles moyens Tout en misant beaucoup sur le marché en pleine croissance des congrès, le ministre du Tourisme avoue manquer de moyens pour affronter la concurrence mondiale impitoyable qui prévaut dans ce créneau.«L\u2019enveloppe budgétaire que nous consacrons à la promotion de nos atouts, hors du Québec, est net tentent insuffisante.Je dispose de 12 millions $ alors que l\u2019Ontario consa cre 26 ou 28 millions $ à ce chapitre.Cette province n\u2019a pas le double de notre population mais elle affecte deux fois plus d\u2019argent à se vendre sur le marché des congrès.A Montréal, l\u2019Office des congrès gère un budget de marketing de 4 millions $ comparativement à 12 millions $ a Toronto.Nous allons devoir procéder à un examen sérieux si nous voulons nous inscrire dans la concurrence, a-t-il conclu.» Non troppo vivo V®3 ^-i ECOLE SECONDAIRE MITCHELL 955 Cambridge, Sherbrooke (Qué.) L'école secondaire Mitchell est une école qui offre le cours régulier aux élèves de 1ère et de 2e secondaire et qui des sert les écoles primaires du quartier nord de Sherbrooke de même que celles de Bromptonville et de St-Denis de Bromp-ton.L'école secondaire Mitchell est reconnue pour la qualité de l'enseignement qu'ori y dispense et de l'encadrement qu'on y exerce.L'école secondaire Mitchell offre également un cours de concentration musique unique en son genre et reconnu par le Ministère de l'Éducation.Pour y être admis, il faut: \u2014\tavoir réussi en classe d'arts à l'école Sacré-Coeur ou avoir suivi au moins 3 ans de cours de musique en privé \u2014\tbien réussir sur le plan académique (85% de moyenne en français et en mathématiques) \u2014\tse soumettre à un examen théorique et pratique le 17 avril à l'école Mitchell.L'école secondaire Mitchell offre une concentration en piano débutant en 1ère secondaire pour les élèves qui n'ont suivi aucun cours à date et en 2e secondaire pour les élèves qui ont suivi au moins un an de cours de piano.Pour toute information, vous adressez à: l'École secondaire Mitchell 955 Cambridge, Sherbrooke 822 5409 ou 822 5400 mil il m h ni h __.J i J.i 1 _ _L.i\u2014L j CS c LA COMMISSION SCOLAIRE CATHOLIQUE DE SHERBROOKE 7431. B 2 La Tribune; Sherbrooke vendredi 2 févhe^ '9°G Forum Jean-Guy Dubuc, - :e- e* :r~/ Jean Vigneault,\ter r-r Roch Bilodeau, :: g io s e EDITORIAL Une usine de «désencrage» pour l'Estrie Roch BILODEAU Faire coïncider expansion économique et protection de l\u2019environnement constitue le grand défi des prochaines années.Si on ne parvient pas à le relever, le «développement durable» demeurera ce qu\u2019il est: un concept d\u2019écologistes.Or, si la chose n\u2019est pas encore évidente dans bien des secteurs industriels, elle pourrait par contre se concrétiser facilement dans les pâtes et papiers, et ici même dans notre région.Il suffirait que nos gouvernements fassent preuve d\u2019un peu de volonté, d\u2019un peu plus de vision à long terme.Qui dit papier ne dit plus nécessairement coupes massives de bois.Le recyclage est possible: on peut utiliser du papier usé pour en produire du neuf; il faut le «désencrer», c\u2019est-à-dire enlever l\u2019encre.Le procédé permet de préserver les forêts mais, aussi, il solutionne partiellement un autre grave problème environnemental: celui des déchets domestiques, dans lesquels on retrouve beaucoup de papier journal.Et puis, bien sûr, il tombe sous le sens que le recyclage pourrait devenir plus économique que l\u2019approvisionnement en bois: pour les usines, fort probablement; pour la société tout entière, sans aucun doute.Je l'avais pourtant averti de ne pas porter trop d'attention à tout ce qui se dit sur l'accord du lac Meech.X.TRIBUNE LIBRE Nos voisins du Sud l\u2019ont déjà compris.Plusieurs Etats américains s\u2019apprêtent en effet à obliger les fabricants de papier à inclure une grande part de fibres recyclées dans leur produit.Et l\u2019Estrie dans tout cela?Comme nos papetières vendent principalement aux Etats-Unis, elles devront vite s\u2019adapter.C\u2019est déjà gênant d\u2019être à la remorque des Américains dans un domaine où nous sommes censés être des spécialistes, ayons au moins une réaction rapide, efficace.Seulement, voilà, il faut une nouvelle technologie, de nouveaux équipements pour le «désencrage».Il y a quelques mois, le ministre des Forêts a parlé d\u2019un plan d\u2019assistance aux papetières.On attend encore.C\u2019est ce que la direction de Kruger a voulu rappeler au ministre cette semaine.Elle estime qu\u2019une usine de «désencrage» assurerait les emplois de Bromptonville pour les vingt prochaines années, au moins.On voit l\u2019importance du dossier.Il faut que le message soit entendu.Car le gouvernement a ici la possibilité de favoriser la modernisation d\u2019une industrie majeure, de maintenir et même de créer des emplois; et ce, tout en donnant enfin un sens à son «virage vert».Pourquoi l\u2019Estrie en particulier?C\u2019est simple.D\u2019abord, parce que nos ressources en bois sont presque épuisées.Ensuite, parce que notre région est la mieux située pour importer des fibres usées des Etats-Unis, chose inévitable car le Québec n\u2019en a pas suffisamment à sa disposition.L\u2019Estrie est prête à accueillir au plus tôt une usine de désencrage et elle s\u2019attend à être concrètement supportée par le gouvernement.C\u2019est un dossier capital à défendre: pour ceux qui sont préoccupés par le développement économique de la région; pour ceux, aussi, qui le sont par la protection de l\u2019environnement.Pour une fois que cette compatibilité est évidente! Provocation à Sault-Sainte-Marie Jean VIGNEAULT Quand le premier ministre de l\u2019Ontario, David Peterson, attribue la décision bornée du conseil de Sault-Sainte-Marie de se proclamer unilingue anglaise, à un ressac anti-loi 178, il analyse très superficiellement un geste qui transpire le racisme.Que les élus municipaux votent une loi aussi stupide, s\u2019explique peut-être.Mais que le premier ministre dont le gouvernement a adopté une loi sur les services bilingues, et qui est pressenti par plusieurs observateurs comme le candidat qui pourrait assurer la relève de John Turner, s\u2019abaisse à un commentaire aussi insignifiant, en dit long sur l\u2019incompréhension des anglophones face au Québec.La loi 178 ne constitue pas une négation des droits des anglophones du Québec, elle met une sourdine au droit d\u2019affichage.Et admettons-le, une bien timide sourdine.Aucun commerce anglophone n\u2019a subi d\u2019inconvénients majeurs ou de perte de clientèle à cause de cette disposition de la loi.Le conseil de Sault-Sainte-Marie vient lui de mépriser les droits de 4 p.cent des citoyens d\u2019une population de 85 000 personnes.Cette ville de la taille de Sherbrooke ne fournissait déjà pas de services en français à ses contribuables.En légiférant pour rendre officiellement unilingue une ville qui l\u2019était dans les faits, le conseil a effrontément posé un geste de provocation.D\u2019autres villes ontariennes administrées par des politiciens à l\u2019esprit étroit, ont déjà voté des résolutions dans ce sens.C\u2019est la première fois qu\u2019une ville importante prend une décision aussi aberrante.Dans le contexte des discussions sur l\u2019Accord du Lac Meech, c\u2019est de l\u2019huile sur le feu, d\u2019autant plus que David Peterson au lieu de condamner sans équivoque cette attitude, tente de la justifier.Frais de scolarité et accessibilité à l'éducation La récente annonce de la future hausse des frais de scolarité pour les étudiants des universités me ramène à un incident que j\u2019ai vécu durant la période des fêtes.Je faisais la queue en compagnie de mes enfants, pour assister au film Retour vers le futur II.Par un froid sibérien, les deux pieds dans la «slotch», je vois un groupe de personnes, faisant des saluts à de supposées connaissances près de l\u2019entrée du cinéma; et passer devant tous les autres.Ce geste est pour moi le summum de la bassesse humaine.Mais comment blâmer ces gens quand on sait qu\u2019il y a de moins en moins de place dans le cinéma de la vie?Qu\u2019est-ce qui a déréglé le cours de notre histoire pour que nous soyons confrontés à une situation où dans l\u2019avenir, pour parvenir en matière d\u2019éducation, il faudra être connu comme des parents financièrement à l\u2019aise ou complètement démunis?Il faudra pouvoir s\u2019isoler d\u2019un système public sous-financé dans un système privé et honteusement favorisé ou encore dans cette nouvelle forme d\u2019apartheid que sont les classes de douance, tout cela pour permettre aux jeunes d\u2019avoir une place.Le retard que nous avions au niveau éducation et santé a obligé une rapide modernisation maquillée sous un discours d\u2019accessibilité.Pour toute une génération dont les principaux mérites étaient d\u2019être nombreuse et d\u2019arriver au bon moment, ce fut la chance d\u2019avoir accès à toutes les complaisances en matière de services sociaux et de santé, d\u2019éducation et à de nombreuses occasions de promotions sociales.On nous a fait croire qu\u2019il s\u2019agissait d\u2019un droit, mais en réalité on avait besoin d\u2019une génération de techniciens dociles pour rattraper notre retard industriel.Maintenant que cela semble fait, crise économique aidant, on a décidé de ramener chacun à sa place, à son rang.Après avoir profité de la situation, ma génération accepte l\u2019idée que les grands-parents ne veulent plus payer pour l\u2019éducation de leurs petits enfants et que les jeunes ne veulent plus contribuer à supporter les frais reliés aux soins et à la sécurité des revenus de ces mêmes aînés.On nous répète que dorénavant il est normal, même si cela n\u2019a jamais été le cas, que ce qui reste de nos familles doivent supporter sans l\u2019aide d\u2019aucune famille élargie, leurs enfants jusqu\u2019à l\u2019âge de vingt-cinq ans.Cela doit être vrai puisque tout le monde le répète plusieurs fois.Alors nous laissons se refermer le guichet derrière nous, au nez des générations qui suivent.Dorénavant, nous laisserons à nos enfants moins que nous avons reçu.De toute façon, n\u2019avons-nous pas constaté leur manque de conscience sociale voire même leur individualisme?Nous ne manquerons pas de leur en faire la remarque s\u2019ils osent protester contre le manque d\u2019âccessibilité à l\u2019éducation.Pourquoi auraient-ils accès à ce pourquoi nous avons tant lutté de toute notre majorité numérique?Les jeunes devront composer avec l\u2019appauvrissement de la classe moyenne et la précarisation de l\u2019emploi.Le signal qui est lancé par ces restrictions à l\u2019accessibilité à l\u2019éducation est qu\u2019il est même inutile dans certains milieux d\u2019avoir des rêves et des aspirations.Ceci risque d\u2019avoir un aspect réducteur même chez ceux qui n\u2019aspiraient pas à des études universitaires.Nous ne craignons plus la révolte de notre jeunesse, nous avons cela de commun avec les dirigeants de certains pays de l\u2019Est.Nous avons peut-être raison car les «désespoirs» de nos jeunes \u2014gang, drogue et violence \u2014 ils les retournent contre eux-mêmes.Mais c\u2019est peut-être à ce moment là qu\u2019ils nous font le plus mal.Claude Forgues Parent, Sherbrooke Dimanche des communications: des ondes de coeur LJ actualité et «les nouvelles» ont pris une place de plus en plus grande dans nos vies.Nous les vivons presque instantanément par la radio et la télévision et les lisons et relisons dans nos journaux.Lors d\u2019événements tragiques ou d\u2019événements heureux, qu\u2019ils se passent chez nous ou à l\u2019étranger, nous devenons tous remarquablement proches par le biais de ces grands moyens de communication, ces «médias» qui sont partout.Les exemples ne manquent pas: \u2014 lors des derniers Jeux olympiques qui avaient lieu de l\u2019autre côté de la planète, par exemple, nous avons tous retenu notre souffle le temps d\u2019un plongeon ou d\u2019une course de dix secondes; \u2014 lorsqu\u2019au printemps dernier, les étudiants de Pékin ont tenté de célébrer leur rêve de liberté, nous avons été témoins, horrifiés, du massacre systématique dont ils ont été l\u2019objet; \u2014 nous avons vécu, au jour le jour, l\u2019incroyable renouveau politique en Europe de l\u2019Est et l'ouverture du Mur de Berlin; \u2014 nous ressentons douloureusement les nombreuses tortures et assassinats, presque quotidiens, dont sont l\u2019objet missionnaires, magistrats et personnalités publiques en Amérique Centrale; \u2014 nous avons été émerveillés par les images inouïes de la planète Neptune que nous a transmises la sonde Voyager 2 d\u2019une distance de plus de quatre milliards de kilomètres; \u2014 nous avons pleuré ensemble les victimes du geste «désespéré et aberrant» d\u2019un jeune dément, le 6 décembre 1989.Ce que tous ces exemples ont en commun, c\u2019est le sentiment d\u2019être ensemble qui nous enveloppe dans ces moments-là, une solidarité qui est une sorte de conscience collective, qui n\u2019est pas loin d\u2019être une expérien- ce spirituelle ou religieuse.Les chrétiens parlent souvent, en effet, dans leurs célébrations de «la communion de l\u2019Esprit-Saint».On trouve dans la Bible des passages qui ramènent l\u2019image d\u2019un «Corps Mystique» dont le Christ est la tête et ses disciples, les membres.Cela est souvent décrit par les mots «la communion des saints».Bien sûr, cette «union dans le Christ» est d\u2019un tout autre ordre que ce que nous vivons comme sentiment d\u2019unité par le truchement des médias.Mais l\u2019une peut nous mettre sur la voie de l\u2019autre.Profitons du Dimanche des communications, le 4 février, pour apprécier l\u2019importance sociale du rôle des médias.Bien sûr, comme toute création humaine, ils n\u2019ont pas que des Je veux protester au nom de tous les pauvres contre les propos de M.Ghislain Dufour, président du Conseil du patronat, ainsi que ceux de M.Tom Reid, président de la Chambre de commerce du Canada.Si le ridicule tuait, je pense que ces deux dinosaures à tête heureuse seraient morts d\u2019avoir émis des idées pareilles.M.Dufour, vous êtes président du patronat, c\u2019est-à-dire que vous représentez les manufacturiers qui, eux, produisent pour vendre leurs produits.Pour pouvoir vendre, il faut des acheteurs.Or, ces acheteurs doivent payer.Pensez-vous qu\u2019en taxant davantage, ces gens auront plus d\u2019argent?Non, mille fois non.Vous dites que les taxes apportent six milliards $ dans les coffres du gouvernement.Savez-vous que d\u2019après M.Bourassa lui-même, les trois quarts de cet argent vont à l\u2019intérêt sur la dette, aux bons côtés, loin de là.Leur contribution à l\u2019évolution des valeurs de notre société peut être positive ou négative.C\u2019est l\u2019occasion pour tous ceux et celles qui croient en l\u2019idéal de fraternité et de communiion comme celui que propose l\u2019Evangile de faire leur part: de manifester leur solidarité, d\u2019abord, avec toutes les personnes qui travaillent ou prennent la parole dans les médias, et même de prier pour et avec ces personnes; de prendre la parole, ensuite, pour féliciter ou pour réprouver, selon le cas.Nos ondes seront «des ondes de coeur» dans la mesure où chacun, chacune y mettra du sien.Bertrand Ouellet Office national des communications sociales financiers internationaux?Alors, pourquoi ne demandez-vous pas de cesser de vider les poches des pauvres pour enrichir davantage les riches?Quant à M.Rcid, c\u2019est encore pire de demander au gouvernement de sabrer de 20 milliards S dans les programmes sociaux.Vous dites représenter les petites et moyennes entreprises.Or, je dirais que plus de la moitié des ventes que font ces petites et moyennes entreprises sont payées par ceux qui reçoivent des prestations d\u2019assurance-chômage, de sécurité de vieillesse ou de bien-être social.A votre place, j\u2019aurais peur, si vos demandes étaient acceptées, de ce qui arrivera lorsque toutes les taxes que vous réclamez pour enrichir davantage les gros financiers auront ouvert les yeux des gens révoltés du chômage, des faillites, de la misère en face de l\u2019abondance.Léo Paquet Taxes et pauvreté Pho*olaser PC La Tribune,\tvenerea .\u2019eve' National -*r*ag£ Paul Martin, candidat à la direction du PLC, échange une blague avec Christian Bolduc, un étudiant libéral, après que ce dernier lui eut remis un chandail à l'effigie de l'Université Laval, lors d'une visite à Québec hier.Paul Martin veut obtenir l'appui de Marc-Yvan Côté Robert LEFEBVRE Québec (PC) Le candidat à la direction du Parti libéral fédéral Paul Martin est venu solliciter, hier, l\u2019appui de la toute puissante organisation de Marc-Yvan Côté alors qu\u2019il poursuivait dans la région de Québec sa campagne au leadership du Parti libéral du Canada.La rencontre entre les deux hommes devait avoir lieu en soirée.Quelques heures plus tôt, le ministre Côté a confié à la Presse Canadienne que son organisation n\u2019était au service d\u2019aucun candidat pour l\u2019instant.Cependant, dans le clan Martin, on a entendu dire que la «machine» de M.Côté avait déjà été mise à la disposition de la candidate Sheila Copps.Le ministre de la Santé et des Affaires sociales, député de Charles-bourg, est responsable pour son parti provincial de l\u2019organisation politique dans tout l\u2019Est du Québec.Lui-même entend bien se prononcer en faveur d\u2019un ou d\u2019une candidate mais il attendra après l\u2019élection complémentaire dans Chambly, le 12 février, où son ancien collègue Clifford Lincoln brigue les suffrages contre le néo-démocrate Phil Edmons-ton.M.Lincoln est aussi candidat au leadership du PLC.«Mais certains d\u2019entre nous (députés libéraux provinciaux) vont se prononcer avant cette élection-là», a encore indiqué M.Côté.Ce qui semble assuré, c\u2019est que le ministre Côté n\u2019accordera pas son appui au candidat Jean Chrétien.En cela, les organisateurs du clan Paul Martin en sont rassurés.«On sait bien à quel point Marc-Yvan Côté est antipathique à Chrétien», observe le président de la campagne Paul Martin au Québec, le député de Saint-Louis, Jacques Chagnon.Selon lui, une fois l\u2019élection passée dans Chambly (où on prévoit la défaite de M.Lincoln), il sera plus facile pour M.Côté d\u2019accorder son appui au candidat de son choix.Paul Martin a rencontré mercredi et jeudi plusieurs représentants d\u2019associations de comté de la région de Québec, dont celles de Charlesbourg, de Montmorency et de Langelier.Dans cette circonscription, les militants libéraux fédéraux ont élu mercredi soir un nouvel exécutif dont tous les 13 membres seraient favorables au candidat Paul Martin.«C\u2019est une bonne façon de nous assurer des appuis dans ce comté», a observé M.Chagnon.On a aussi appris hier que M.Martin avait obtenu deux nouveaux appuis, ceux de Monique Bégin et de David Walker, l\u2019organisateur en chef de Lloyd Axworthy.Le candidat Martin a déclaré aux journalistes qu\u2019il trouve tout à fait inacceptable la décision de la ville de Sault-Sainte-Marie de se déclarer unilingue anglaise et il se dit convaincu que le geste n\u2019a pas été posé par des libéraux.«Dans le Canada des années \u201990, c\u2019est le genre de chose qui ne se fait pas», a commenté M.Martin peu après avoir rencontré une centaine d\u2019étudiants en administration de l\u2019Université Laval.Le candidat Martin n\u2019a pas voulu commenter d\u2019autre part l\u2019idée de la «superstructure» avancée par le premier ministre québécois Robert Bou-rassa comme solution politique après l\u2019échec de l\u2019Accord du lac Meech.Il a dit qu\u2019il serait plus sage d\u2019attendre le retour de M.Bourassa de sa tournée européenne.L'ex-ministre Monique Bégin se joint à l'équipe Martin Pierre APRIL Ottawa (PC) L\u2019ex-ministre fédéral de la Santé nationale et du bien-être social de 1977 à 1984, Mme Monique Bégin, a rejoint officiellement hier l\u2019équipe du candidat au leadership libéral Paul Martin à titre de co-présidente du Comité national des politiques.L\u2019autre co-président est le député libéral de Winnipeg-Nord-Centre, M.David Walker.«Je crois que M.Paul Martin, a indiqué Mme Bégin, est le candidat le mieux qualifié pour offrir une alternative sans équivoque au gouvernement conservateur parce qu\u2019il est conscient des défis que notre pays devra affronter à l\u2019aube des années 1990 et il sait comment y appliquer les principes traditionnels du libéralisme.» Dans le camp Martin, cette adhésion a été chaleureusement accueillie à cause de la vaste expérience de Mme Bégin et sa connaissance des politiques sociales au Canada.«Mme Bégin sera un atout précieux pour notre équipe», a précisé M.Jean Lapierre, co-président de la campagne nationale de M.Martin.Au cours des nombreuses années où elle a servi dans le Cabinet fédéral, Mme Bégin s\u2019est bâtie une réputation de femme forte qui s\u2019en laissait difficilement imposer et défendait vigoureusement ses idées et opinions politiques.Comme elle l\u2019a souligné, hier, elle a surtout été préoccupée au cours de sa carrière par les questions sociales et un peu moins par le débat constitutionnel des années 1980, même si elle a activement participé à la campagne référendaire au Québec.Mme Bégin a parcouru le Québec au cours de cette campagne en prédisant des jours difficiles aux bénéfi- ciaires des programmes sociaux si la province se séparait.Elle était là lors du rapatriement de la constitution en 1982 et elle a abandonné la politique en 1984 pour aller enseigner à l\u2019Université Notre-Dame aux Etats-Unis.Actuellement, elle enseigne à l\u2019Université Carleton à Ottawa.A la Convention libérale de juin 1984, Mme Bégin a appuyé M.John Turner parce qu\u2019elle n\u2019avait aucune affinité politique et personnelle avec M.Jean Chrétien à ce moment-là et elle n\u2019en a pas plus aujourd\u2019hui.A l\u2019issue de sa tentative de se faire élire chef du Parti libéral du Canada en 1984, M.Chrétien avait tenu des propos passablement insultants à l\u2019endroit de Mme Bégin.Hier, la nouvelle co-présidente du Comité national des politiques a refusé systématiquement de critiquer son ex-collègue.«Moi j\u2019ai eu grand plaisir à connaître Paul Martin et à travailler avec lui sur une base informelle depuis quatre ans.J\u2019ai toujours bien travaillé avec Jean (Chrétien) dans le passé.» Puisque M.Martin est favorable à l\u2019Accord du Lac Meech, à la réforme du Sénat et à une entente parallèle, Mme Bégin a endossé ces positions, même si elle diffère complètement de celles de son ancien chef Pierre Trudeau.«La vie continue, a-t-elle dit, et je voudtais préciser que la notion de la société distincte correspond réellement à une réalité sociologique qui m\u2019est apparue très clairement lorsque je suis retournée à la vie civile.Je me sens à l\u2019aise d\u2019appuyer l\u2019Accord du Lac Meech, mais je suis consciente qu\u2019il faut garder la possibilité d\u2019établir des standards nationaux dans les programmes sociaux.» L'unilinguisme à Sault-Ste-Marie: une décision purement économique, plaide le maire Fratesi Sault-Ste-Marie, Ontario (PC) Devant la réprobation quasi générale soulevée par la décision de Sault-Sainte-Marie de se proclamer unilingue anglaise, le maire de la ville, M.Joseph Fratesi, a accepté jeudi de fournir des explications.Il faut tout d\u2019abord savoir, a-t-il dit, qu\u2019il s\u2019agit d\u2019une décision purement économique.«Ce n\u2019est pas un anti-quelque chose, a-t-il assuré.Ce que nous avons exprimé, c\u2019est que nous n\u2019avons pas les moyens de dispenser les services (municipaux) dans deux langues.«Je crois que les gens en ont assez de se faire traiter de racistes pour la simple raison qu\u2019ils mentionnent ce que nous n\u2019avons pas les moyens de faire et ce que nous n\u2019avons pas à faire.» M.Fratesi a souligné qu\u2019ils ne s\u2019agit que de services municipaux, non de services provinciaux.De sorte que la décision du conseil municipal ne contrevient pas à la loi ontarienne, qui décrète des services provinciaux en français dans 22 régions.Sault-Sainte-Marie, avec au moins 10 pour cent de sa population francophone, fait partie de ces régions protégées par la loi provinciale.La motion d\u2019unilinguisme anglais a été présentée au conseil, a expliqué le maire, parce que certains des 81 000 habitants craignent que la loi provinciale ne s\u2019applique un jour aux services municipaux.Journaux En plus des hommes politiques, qui ont réprouvé immédiatement le geste de Sault-Sainte-Marie, les journaux de Montréal ont également fourni leurs commentaires.Le quotidien de langue anglaise, The Gazette, a qualifié l\u2019incident de tout simplement «scandaleux».«Le véritable test de toute démocratie est basé sur la façon dont elle iraite ses minorités, écrit le journal.Ce dont on a besoin, ce sont des leaders politiques prêts à prendre la défense des droits de la minorité.Les conseillers de Sault-Sainte-Marie ont échoué, de façon scandaleuse.» Pour Le Devoir, «l\u2019affaire prend l\u2019importance d\u2019un symbole».«D\u2019aucuns, écrit-on, > verront une autre démonstration du rejet des francophones et du Québec par le Canada anglais.» En un sens, croit l\u2019éditorialiste, la décision du conseil municipal «n\u2019est pas seulement une menace pour la population franco-ontarienne, c\u2019est un avertissement aux autres minorités».La Presse, de son côté, croit que «tout ce que fait le conseil de Sault-Sainte-Marie, c\u2019est de proclamer à voix haute ce que plusieurs savaient déjà: les bigots et les sectaires sont encore nombreux en ce pays \u2014 en Ontario comme d\u2019ailleurs, malheureusement, au Québec».Bourassa refuse de commenter Turner mousse l'Accord du lac Meech ?«Si tout ce que les Canadiens entendent c'est de la division, il y aura d'autres Sault-Ste-Marie: Lia LEVESQUE Saint-Basile-Le-Grand (PC) Pour sauver l\u2019accord du lac Meech et empêcher que d\u2019autres «incidents comme celui de Sault Ste.Marie» se reproduisent, John Turner propose la tolérance et une campagne intense de la part du cabinet Mulro-ney.Le chef libéral John Turner faisait la tournée du comté de Chambly avec le candidat Clifford Lincoln, hier, en prévision de l\u2019élection complémentaire qui s\u2019y tiendra le 12 février.De passage à Saint-Basile-le-Grand, M.Turner a été interrogé par la presse sur la récente résolution du conseil municipal de Sault Ste.Marie, qui a déclaré la ville unilingue anglaise.Il a aussi qualifié de spéculation le discours du premier ministre Robert Bourassa, en Allemagne, évoquant la possibilité d\u2019un échec de l\u2019accord du lac Meech.«J\u2019avais déjà dit à M.Mulroney de faire attention à certaines attitudes de l\u2019Ontario, de l\u2019Ouest et de l\u2019Atlantique, qui commencent à être plus rigides», rappelle-t-il.Pour contrer ce qu\u2019il appelle une «tendance à la bigoterie», M.Turner suggère de retrouver la flexibilité et la tolérance.«Il y a une seule réponse: faire avancer la cause du lac Meech et du bilinguisme», plaide-t-il.«Si tout ce que les Canadiens entendent c\u2019est de la division, il y aura d\u2019autres Sault-Ste-Marie.» Il affirme que les Canadiens attendent du leadership de la part de MM.Robert Bourassa et Brian Mulroney.Ils veulent une attitude «positive et constructive», pas des spéculations pessimistes sur l\u2019après-lac Meech.Campagne pro-Meech M.Turner aimerait que les premiers ministre Mulroney, Bourassa et David Peterson (de l\u2019Ontario) se réunissent d\u2019urgence pour mousser l\u2019accord «pendant que c\u2019est le temps» et renverser la «tendance à la bigoterie» qui monte au Canada.La résolution de Sault Ste.Marie, il la qualifie d\u2019ailleurs d\u2019incident qui est la marque d\u2019une minorité de Canadiens, et qu\u2019il «regrette infiniment».Comme l\u2019avaient fait avant lui le ministre québécois des Affaires intergouvemementales canadiennes Gil Rémillard et le candidat au leadership Clifford Lincoln, M.Turner implore le premier ministre Mulroney et ses ministres anglophones de vendre l\u2019accord du lac Meech au Canada anglais.«Que M.Mulroney quitte Ottawa.Qu\u2019il agisse comme premier ministre.Qu\u2019il se rende à Vancouver, Québec, Sault Ste.Marie, Terre-Neuve» pour vendre l\u2019entente.M.Turner était de passage à Saint-Basile et Saint-Bruno-de-Mon-tarville pour appuyer M.Lincoln à titre de candidat du PLC dans Chambly, et non à titre de candidat au leadership du PLC.M.Turner a refusé de prendre position dans la course au leadership, rappelant que ce sera aux délégués de choisir, le 23 juin.Lincoln déplore M.Lincoln, de son côté, a aussi déploré l\u2019action du conseil municipal de Sault Ste.Marie, la qualifiant de «rétrograde, caduque et stérile».«J\u2019ai toujours cru que les droits individuels devaient être protégés avec le plus de vigueur possible».Lui qui a démissionné de son poste de ministre de l\u2019Environnement parce qu\u2019il jugeait que la Loi 178 du gouvernement Bourassa brimait les droits des anglophones ne comprend pas qu\u2019on puisse «interdire aux gens de s\u2019exprimer dans une des deux langues officielles».Parlant du cas de Sault Ste.Marie, il a commenté: «Ca me fait mal.C\u2019est malheureux que ça se passe.C\u2019est l\u2019esprit d\u2019une minorité, pas de la majorité des Canadiens.» Le chef libéral John Turner a fait la tournée du comté de Chambly avec le candidat Clifford Lincoln, hier.Budapest (PC) Le premier ministre du Québec Robert Bourassa a refusé de commenter la décision de la ville de Sault-Sainte-Marie (Ontario) de proclamer l\u2019unilinguisme anglais.«J\u2019hésite à commenter de l\u2019extérieur des événements qui surviennent au pays, sans que je sois pleinement informé», a dit M.Bourassa qui était interrogé pendant sa tournée européenne.Le cas de Sault-Sainte-Marie a été soulevé après que M.Bourassa ait rencontré des représentant de l\u2019opposition, en Hongrie, qui s\u2019inquiètent du sort de la minorité hongroise hors de leur frontière, surtout en Roumanie.«La situation des minorités au Canada soulève des débats et on essaie de trouver des solutions», a dit M.Bourassa.Tout en affirmant vouloir attendre son retour au Québec pour le faire, M.Bourassa a néanmoins commenté les déclarations du chef du Parti québécois Jacques Parizeau selon qui le premier ministre tient des «propos contradictoires.» M.Bourassa a qualifié «d\u2019inhabituel» le fait de s\u2019en prendre au chef du gouvernement pendant qu\u2019il représente le Québec à l\u2019extérieur.4& y AXjM Du 1er au 4 février et du 8 au 11 février, venez chanter et danser en compagnie de André Proulx, chanteur Instrumentiste.y André Proulx Table d'hôte (Spécial St-Valentin) Entrée: salade Maxim ou coquille St-Jacques Potage: crème de poireaux ou consommé de boeuf Mets principal: poulet à la Kiev ou la côte de boeuf au jus ou le roulé de turbotin Dessert: la gourmandise du Chef (surprise St-Valentin)\tThé ou café » 2495 Table d\u2019hôte gastronomique pour 2 personnes, Incluant 1 bouteille de vin, sélection maison, rouge ou blanc.Entrée: terrine du chef ou la salade d'épinards tiède Potage: crème de poulet ou consommé aigre-doux Salade: Maxim Mets principal: le rouget grillé entier et sa bouquetière Dessert: la gourmandise du Chef (surprise St-Valentin) Thé ou café Mis Entrée: fondant aux trois fromages ou cocktail de crevettes Potage: crème de légumes ou consommé au porto Salade: Maxim Mets principal: le chateaubriand et sa bouquetière Dessert: la gourmandise du Chef (Surprise St-Valentin)\tThé ou café 85» 66, rue Meadow, Sherbrooke\tRéservations: 823~7534 \t9736* AU CENTRE CULTUREL La Tribune, r^;;^e vendredi 1 é Samedi.3 février, 20h LA TOURNÉE JUSTE POUR RIRE 5, 6, 9, 10, 11 février, 20h ANDRÉ-PHILIPPE GAGNON I ***\t*?f *»* »\u2022* P*m «\u2022 Tim T^r^-Tri^ Prière de consulter La Tribune du jeudi en page 2 à chaque semaine afin de ^ connaître les dates de pré-vente et de vente pour chacun dé nos spectacles.Jeudi, 8 février CINÉ-CAMPUS 1 9h A BOUT DE COURSE E.-U.1988 (IH56) Drame social de Sidney Lumet Avec Christine Lahti et River Phoenix Recherchés par le FBI pour avoir fait exploser un centre universitaire de recherches militaires, Arthur et Annie Popu ainsi que leurs deux enfants Danny et Marry, vivent sous diverses identités, fuyant toujours.Qu arrive-t-il lorsque Danny ne veut plus poursuivre cette perpétuelle fuite?_______________________ 2 1 h OPERATION CREPUSCULE E.-U.1989 ( I h48) Drame policier de Andrew Davis Avec Gene Hackman et Joanna Cassidy Alors qu\u2019il est chargé de ramener un prisonnier aux Etats-bJnis, le sergent Gallagher est attaqué par des inconnus et le détenu lui échappe.Arrivera-t-il à percer tout ce mystère, lui qui a été le jouet d une conspiration d officiers supérieurs?Billets en vente à l'entrée.À la demande générale André-Philippe Gagnon est de retour chez nous pour nous offrir son tout dernier spectacle! Après avoir triomphé partout où il a roulé sa bosse l imitateur avec son complice de toujours Stéphane Laporte, saura combler le public qui croulera sous le rire une lois de plus.Il en a coulé de l ean sous les ponts depuis sa prestation au Johnny Carson Show.Gagnon a poursuivi son chemin à New York Paris, Las Vegas, Toronto et même en Australie où il a connu un succès monstre.Le présent spectacle nous démontre hors de tout doute qu André-Philippe Gagnon est le maître incontesté de I imitation.Avec ses milles visages et toute la versatilité qu on lui connaît, il éblouit nous laissant tous bouche bée après chacun de ses nombreux numéros.André-Philippe Gagnon en spectacle: un phénomène à voir et à revoir, une performance sensationnelle! À guichet fermé.HALL DU PAVILLON CENTRAL Anima Mundi: La nature vive en Grande-Bretagne Neuf photographes britanniques participent à cette exposition.Organisée par le Musée canadien de la Photographie contemporaine, cette exposition est le fruit d'un échange d expositions, l une britannique et I autre canadienne.Heures d'ouverture de la Galerie d'art Du lundi au vendredi de I2h30 à 17h.les mardis et mercredis de 19h30 à 2 1 h30, les samedis de I3h à I6h et de I9h30 à 2 1 h30, les dimanches de I3h à 16h.La Galerie d art est subventionnée par le ministère des Affaires culturelles et la Ville de Sherbrooke.tour de tuyaux d'aluminium à la manière même des balustrcs de bateaux.La congruence du format de la toile, laisse croire que l'artiste est très près de son sujet.Si à première vue l'évidence de la relation est incontestable, très vite le visiteur constatera que I oeuvre est plus importante pour l'artiste que le sujet.Johanne Brouillet Responsable des expositions et de I animation Marielle Léveillée, Claudine Mercier, Danielle Roy-Robert, Suzanne Tremblay.Les voici ensemble sur scène, les quatre recrues du Festival Juste pour rire 1989.Toutes issues de I École de comédie Juste pour rire, Danielle Roy-Robert, Claudine Mercier, Marielle Léveillé et Suzanne Tremblay vous feront rire à en perdre haleine.Depuis des années, les figures de proue en humour au Québec, mis à part Clémence Desrochers et quelques autres, sont des hommes.Mourra! Cette fois-ci, quatre filles pas possibles attaquent le Québec par le rire! Stand-up, sketches, monologues, imitations, musique, tout y est! Ayant écrit elles-mêmes tous leurs textes, les quatre filles nous démontrent leur énorme talent et tout leur potentiel.Claudine Mercier est la -André-Philippe Gagnon en jupon du groupe.Avec une voix et des mimiques qui se prêtent bien aux styles des Diane Tell, Ginette Reno, Cindy Lauper, Joe Bocan, Vanessa Paradis.Mitsou, Céline Dion et autres, le clou de sa performance est sans contredit son interprétation de La vie en rose à la manière Grace Jones, Diane Dufresne et Edith Piaf.Danielle Robert est la physique, la «face haïssable»* du groupe.Caméléon, elle passe de la fille «nounoune» à la «sexy» danseuse de cabaret.Marielle Léveillée a, quant à elle, un petit quelque chose de Michèle Deslauriers.Ses numéros de la gérante de landromat et de la serveuse de bar révèlent bien son sens de l'humour.Finalement, Suzanne Tremblay, la doyenne du groupe, a bifurqué de l'enseignement vers le monde du showbusiness.On la retrouve entre autres dans deux numéros solo où elle incarne une itinérante et Mère Thérèsa.Enfin, l'humour au féminin.Gare à vous messieurs! Un spectacle tout frais, tout chaud à ne pas manquer! Billets en vente actuellement.Jamais Charlebois ne pourra devenir croulant, il est beaucoup trop «délinquant» pour cela.Avec un décor simple et une mise en scène des plus originale, Charlebois fera vibrer le public grâce à ses succès d'hier et d'aujourd'hui.11 se permettra même des pots-pourris de chansons rock bien calibrées qui électriseront littéralement le public (Fu Man Chu, Conception, Entre deux joints, Sensations, etc.).Bref, Charlebois en mettra plein la vue à son auditoire! Qu'on le découvre aujourd'hui ou qu'on le suive depuis des années, Charlebois demeure une véritable bête de scène qu'il vous faut voir absolument.Billets en vente actuellement.GALERIE D'ART Jusqu'au 11 février Sylvain Cousineau Le Titanic Mercredi, 7 février, 20h ROBERT CHARLEBOIS Après cinq ans d'absence, il est de retour sur scène avec un spectacle plus chaud, plus coloré que jamais! Du Charlebois à son meilleur, en grande forme, une performance du tonnerre! Propulsé au sommet du showbusiness québécois il y a vingt ans, Robert Charlebois n'a rien perdu de sa ferveur.Au cours du présent spectacle, il nous offre les pièces de son plus récent album intitulé «Charlebois: dense», mais aussi ses bons vieux succès.Qui ne se souvient pas de Lin-bergh, Dolorès, California, Ordinaire, J'veux pu qu'tu m'aimes, etc.En compagnie du Tropical Rock Band sous la direction de Jean-François Fabiano, Charlebois fait la fête, du rock aux rythmes latins en passant par les balades et le blues.«Même si notre réaction initiale aux pièces de Cousineau est fondée sur une certaine familiarité du sujet, sur la reconnaissance spontanée de l'image proposée, leur signification est toutefois évasive, elle nous échappe facilement*».Philip Fry, 1979, Catalogue Sylvain Cousineau.Sylvain Cousineau a peint le Titanic, ce somptueux bateau Britannique qui sombra dans les eaux au sud de Terre-Neuve en 1919.Depuis plusieurs années, des oeuvres de Sylvain Cousineau ont pour sujet des bateaux vapeur.À I image du gigantisme du Titanic, Cousineau représente le bateau sur une toile de 8 mètres de long.L'oeuvre est montée sur toile et ficelée au- Après un succès phénoménal l'été dernier au Festival d'été de Québec, la troupe Jest in time, composée de trois femmes et un homme est chez nous pour nous présenter un spectacle pour les 1 à 101 ans.Le silence est d'or.mais le silence en plus du bruit, c'est encore mieux et Jest in time le sait bien.Avec des éléments du vaudeville, du cinéma muet comique, du mime traditionnel et du quotidien, cette troupe de Nouvelle-Écosse a développé un style de théâtre physique qui lui est propre.La surprenante agilité et le brillant travail de groupe sont les principales sources d éloges du quatuor.Ravissant, universellement tordant, Jest in time fascine de la première à la dernière minute.Drôle, remuant, intense, divertissant, parfois bruyant, souvent sans bruit, Jest in time prouve bien que le corps humain est un instrument des plus miraculeux et communicatif qui soit.Billets en vente à l'entrée.CW Centre culturel Université de Sherbrooke Une publi-promotion préparée par Marie-Josée Dubois Dimanche, 4 février, 13h JEST IN TIME 10205 La Tribune, : B 5 J-'e'S secrets mal gardés 'h'an-'Fiiul .RujrJ jÈtS Le Sherbrookois ROBERT DLBE, anciennement du Comité CHARMES vient d\u2019être nommé directeur-général de la Fondation québécoise de l\u2019Environnement.Établi à Montréal depuis quelque temps déjà, il n\u2019en renie pas pour autant ses origines, puisqu\u2019il effectue souvent le trajet de Montréal à Sherbrooke.Les étudiants du département de PHYSIQUE de l\u2019Université de Sherbrooke ne manquent pas de génie.C\u2019est sans doute pour cette raison qu\u2019on a donné aux étudiants de Génie le crédit pour la soucoupe volante qui est apparue à l\u2019intersection des routes 147 et 143, dans le Canton d\u2019Ascot.Rendons donc leur soucoupe volante aux extra-terrestres et aux étudiants du département de Physique.Si vous constatez que MARCEL RANCOURT a l\u2019air déprimé depuis quelques jours, c\u2019est qu\u2019il espérait bien que son 50e anniversaire de naissance allait passer inaperçu.Mais non, ses compagnons de travail se sont ligués contre lui pour souhaiter un joyeux anniversaire à ce nouveau quinquagénaire.Pour être certain que le jubilaire soit bien vu, il a travaillé toute la journée avec un bouquet de ballon clamant ses 50 ans, bien haut au-dessus de sa tête.Bonne fête mon vieux.Lors du Novice-O-Rama de Fleu-rimont, un jeune joueur avait un mal fou à patiner quand il s\u2019est rendu compte que sa mère (GUYLAINE BELCOURT) lui avait mis ses patins à l\u2019envers (le patin gauche dans le pied droit et vice-versa).Heureusement l\u2019instructeur du jeune joueur s\u2019est empressé de corriger la situation.Les voyages astraux, vous y croyez?THERESE THÉRIAULT-LEBLANC affirme pourtant qu\u2019elle vient de s\u2019offrir un voyage sortant de l\u2019ordinaire.Un voyage qui ne lui a rien coûté, qu\u2019elle n\u2019a pas gagné et qu\u2019elle n\u2019a pas volé non plus.Elle a su défier la loi de Newton en s\u2019offrant une paire d\u2019ailes pour une nuit.Son prochain voyage, elle projette de le faire en direction des pays chauds, sur les ailes de la compagnie Air Astral.Au lendemain de la grosse tempête de neige, JEAN-PIERRE ROUSSIN a demandé à DENIS BRETON de pelleter son entrée de cours, puisqu\u2019il craignait que son coeur ne puisse résister à un tel effort physique.Denis s\u2019est exécuté de bon coeur.Pourtant, hier matin, Breton ne pouvait plus entrer dans son auto, puisqu\u2019un malin avait accumulé quatre pieds de neige tout le tour du véhicule.Il n\u2019a pas eu à chercher longtemps pour trouver le coupable*qui, cette fois, avait le coeur assez solide pour pelleter quand il s\u2019agit de jouer un mauvais coup.CHRISTIANE YANASSE du ministère de l\u2019Agriculture n\u2019a pas l\u2019habitude de porter du maquillage, mais elle s\u2019est laissée tentée par l'expérience après avoir gagné sa «carte des couleurs» lors d\u2019un tirage.Ses compagnes de travail sont demeurées stupéfaites en la voyant rentrer au bureau avec ses «peintures de guerre», mais pas autant que les personnes qui suivent des cours de natation en compagnie de Christiane.Celle-ci avait beau tenter de garder la tète hors de l\u2019eau, mais son maquillage a coulé, lui faisant des veux au beurre noir et de grandes coulisses dans le visage.Christiane pensait que c'était à cause de son style de nage que tout le monde la regardait de la sorte.Puis, après le cours de natation, elle s\u2019est rendue à son cours d\u2019espagnol et encore une fois tout le monde la regardait d\u2019un air bizarre puisque les traces du maquillage délayé n\u2019étaient pas complètement disparues.Mais le souvenir de cette experience n\u2019est pas prêt de disparaître et Christiane s\u2019en souviendra longtemps.ROBERT DAIGLE, qui a enseigné durant plusieurs années au Séminaire Salésien, poursuit sa carrière dans l\u2019enseignement au niveau public cette fois et il se dit heureux comme un roi dans ses fonctions de directeur adjoint à l\u2019école Sacré-Coeur de Princeville.CLIN D'OEIL -ST : Dans le cadre de son programme d'appréciation à la jeunesse, le Club Optimiste de Fleurimont a rendu hommage aux Toros St-François, Bantam CC, qui ont obtenu la mention de l'équipe la plus disciplinée lors du Tournoi Internationale Bantam de Sherbrooke.La présentation des plaques souvenir a été faites par le relationniste Normand Labelle et le président Jacques Lizotte, alors que les Toros étaient représentés par Stéphane Prévost et Cari Richard de même que l'entraîneur Denis Blanchette et le gérant Patrice Richard.Bravo messieurs.Alors qu\u2019il tournait un reportage aux studio** MGM en Floride, U Al 1ER TRI DI Al a participe presque malgré lui au spectacle offert par l\u2019équipe de cascadeurs de l\u2019endroit.Ce reportage a d\u2019ailleurs été présente dans le cadre de l\u2019émission « Township Magazine» à l'antenne de la te- Ce beau jeune homme, vous l'aurez sans doute reconnu, est André «Red» Lafond, un des valeureux pressiers de La Tribune.Faut-il préciser que la photo date du 18 avril 1949?Vivre levision Communautaire de Videotron Sherbrooke.Toujours au sujet de Walter Trudeau, mentionnons qu\u2019il caresse présentement le projet de pouvoir presenter l\u2019émission Township Magazine à l\u2019antenne de la télévision communautaire de St.Petersburg en Floride, où on compte des milliers de touristes québécois.On devrait connaître des développements sous peu.J\u2019ai également appris que l\u2019ami BENOIT CHARI WD ne travaille plus à Vidéotron.C\u2019est donc une association d\u2019une quinzaine d\u2019années qui vient de prendre fin.PAUL DUFOUR implore les etu diants de la Faculté de Génie de l\u2019Université de Sherbrooke de conserver le monument artistique qu\u2019ils ont en levé devant l\u2019édifice du Centre administratif du gouvernement prov incial, dans le cadre des prises du carnaval étudiant.Et, s\u2019ils doivent absolument rendre cette sculpture, il leur suggère de la placer derrière l\u2019édifice.plutôt que devant, afin de mettre en valeur cet oeuvre d\u2019art (l\u2019édifice et non pas la sculpture).Si les Verts de Sherbrooke obtiennent plus de 1500 inscriptions cette année, J AQUE BROUSSE AU a promis qu\u2019il allait manger son béret.Comme on prévoit que ce nombre d\u2019inscriptions sera atteint samedi, JEAN-DENIS I A BONTÉ est prêt à lui fournir le sel et la moutarde pour assaisonner son béret.La comédie humaine Julienne rend visite au médecin et, une fois l\u2019examen terminé, le docteur lui dit: \u2014 Madame, j\u2019ai une excellente nouvelle pour vous.\u2014 C\u2019est Mademoiselle, de préciser Julienne.\u2014 Dans ce cas mademoiselle, de reprendre le médecin, j\u2019ai une très mauvaise nouvelle pour vous.Les lignes «976» livrent parfois un cauchemar plutôt que du rêve Québec (PC) Qui n\u2019a jamais vu ces «pubs» à la télé, invitant tout un chacun à vivre ses rêves par le simple moyen d\u2019un appel téléphonique?La «Super ligne», la «Ligne en fête», «Téléflirt».Ces lignes téléphoniques «pour adolescents», vantées souven-tes fois aux téléspectateurs de fin de soirée ont pourtant réussi à transformer bien des rêves en cauchemars.En août 1989, à Malden au Massachusetts, deux adolescentes de 15 et 17 ans étaient violées par un «ami du téléphone» qui leur avait donné son adresse.Pourtant, aux Etats-Unis, les appels effectués sur ces lignes pour adolescents sont présumément contrôlés par ordinateur.Pas question de donner son nom de famille ou son adresse.L\u2019ordinateur coupe la communication.«Les incidents qui se sont produits à Malden n\u2019ont impliqué qu\u2019un seul individu.Un même homme a réussi à donner son adresse à trois jeunes filles qui, une fois rendues à son domicile, ont payé cher le prix de leur visite», résume Karen Caldwin, du réseau NBC.Pour les fournisseurs de la compagnie de téléphone XTL au Massachusetts, les «erreurs» d\u2019août étaient «des cas isolés, une défectuosité inexplicable dans le système et qui ne se reproduira certainement plus».Mais l\u2019affirmation de Robert King n\u2019a rien de rassurant.Il suffit de faire un appel pour le constater.Un coup de fil effectué à l\u2019une de ces lignes a permis d\u2019entrer en contact avec un jeune homme qui en quelques minutes avait révélé son nom et son adresse.A répétition Les conversations entendues sur ces lignes téléphoniques «976» n\u2019ont rien de captivant.Pourtant, les jeunes qui y font des appels semblent apprécier ce mode de «divertissement».«Si j\u2019appelle souvent?A peu près deux fois par semaine, avoue Luc.En fin de soirée la semaine, y\u2019a pas Bell Canada ne veut plus rien savoir Québec (PC) Chez Bell Canada, qui offre le service 976 à ses abonnés depuis plus de deux ans, aucun incident du genre de Malden n\u2019a encore été signalé.Malden est une localité du Mas- L\u2019obésité peut-elle être considérée comme un handicap selon la Charte des droits et libertés de la personne?FAITS: Le plaignant occupe un poste de pompier pour une municipalité.Après quelques temps de services on le relève de ses fonctions.Or, on donne comme motif que son obésité le rendrait inapte au travail.Il pesait alors 280 livres et mesurait 5 pieds, 9 pouces.Il se plaint de discrimination.QUESTION: L\u2019obésité peut-elle être considérée comme un handicap?DÉCISION: Le Tribunal répond que l\u2019obésité n\u2019est pas un handicap.MOTIFS: Le plaignant n\u2019est pas une per- sachusetts où deux adolescentes de 15 et 17 ans ont été violées par un «ami du téléphone» qui leur avait donné son adresse.Pourtant, les seules mesures de contrôle imposées à Bell par le CRTC concernent les facturations aux abonnés.sonne handicapée puisque son obésité n\u2019a pas pour effet de le limiter dans l\u2019accomplissement d\u2019activités normales.L\u2019exigence de la municipalité relative à un poids maximal est une exigence raisonnable compte tenu de la fonction du pompier, laquelle demande agilité et rapidité.Ainsi; l\u2019obésité ne cadrant pas dans la définition d\u2019handicap au sens de la Charte, la mise à pied du plaignant pour ce motif ne constitue pas de la discrimination interdite.RÉFÉRENCE: Pour obtenir copie de ce jugement, veuillez en faire de la demande à: AIDE JURIDIQUE a/s Denise Bachand 225, rue King Ouest, bur.234 Sherbrooke (Québec) J1H 1P8 «Le CRTC avait imposé trois mesures, explique Sylvie Bastien, responsable du dossier chez Bell.Premièrement la possibilité de bloquer l\u2019accès aux lignes 976.Pour 10$ par mois, l\u2019abonné peut faire bloquer sa ligne, ce qui évite l\u2019usage de ces lignes par les adolescents de la maison.Deuxième mesure, un avis à tous les abonnés dont le compte excède 50 $.Et finalement, un sursis de 20 secondes sur chaque appel.Comme ces lignes ont des frais variés et que le seul moyen de connaître ces frais est d\u2019appeler, il est possible d\u2019obtenir cette information sans frais si la communication est coupée avant 20 secondes.» Responsabilité des fournisseurs Pour ce qui est des mesures de sécurité proprement dites, celles qui éviteraient que des incidents comme ceux de Malden se produisent à partir du réseau de Bell, rien de bien concret n\u2019a été avancé.«Le contrôle est fait par les fournisseurs, poursuit Sylvie Bastien.Bell fournit les lignes mais une fois le contrat signé, nous n\u2019avons plus de contrôle sur ce qui se dit sur ces lignes.» Les fournisseurs s\u2019engagent, par le contrat signé avec la compagnie téléphonique, à modérer les conversations.«Une personne se charge de couper la ligne quand les conversations vont trop loin», nous a-t-on précisé.Mais que signifie aller trop loin?«Les propos indécents, racistes, violents, etc.» Normalement, aucune adresse ne devrait être donnée.comme aux Etats-Unis.Mais, comme aux Etats-Unis, les échanges d\u2019adresses et de numéros de téléphone sont fréquents lors des conversations engagées sur ces lignes.Le début de la fin?Peu importe l\u2019efficacité des contrôles, Bell Canada ne veut plus rien savoir de ces lignes «976».En décembre 1988, la compagnie avait déposé sa demande auprès du CRTC afin de retirer ces services.La demande a été rejetée il y a un mois mais Bell jouit encore de la possibilité d\u2019aller en appel.«En instaurant ce service, nous pensions bien être en mesure de recevoir 25 millions d\u2019appels par année.Mais ces lignes ne reçoivent que cinq millions d\u2019appels par année, ce qui n\u2019est pas très rentable pour nous.Il est difficile d\u2019évaluer le nombre d\u2019utilisateurs.Ce sont généralement les mêmes qui rappellent fois après fois.» Non seulement Bell Canada a-t-elle signifié son mécontentement au CRTC, mais depuis quelques semaines, les fournisseurs eux-mêmes ont commencé à se désister.Beaucoup de concurrence «Il y a beaucoup de concurrence entre les fournisseurs», reprend Sylvie Bastien, de Bell Canada.«Ils ont identifié quels étaient les programmes les plus populaires.Au Québec, il existe deux «party line».C\u2019est le programme le plus populaire et les compagnies commencent à le copier.«Considérant le nombre restreint d\u2019appels que ces lignes reçoivent déjà, il reste à savoir si les fournisseurs survivront à cette concurrence.» SOYEZ JUGE\t|;\t#v Me André Collard en collaboration\t avec Me Micheline Plante\t \tf$ÊL 4» ÜÏ5.- L'obésité est-elle un handicap?grand-chose à faire, alors j\u2019appelle.Y\u2019a quand même des personnes le \u2018fun\u2019 avec qui parler.On jase de tout et de rien.On parle de ce qu\u2019on ferait si on gagnait le million, des trucs du genre.» Donc, plutôt que de lire, d\u2019écouter la télé ou même, pourquoi pas, de se coucher quand minuit arrive, les jeunes rejoints par le moyen de cette ligne préfèrent flamber leurs sous (3 $ l\u2019appel plus les frais d\u2019interurbain) pour parler à des étrangers.«Bof! C\u2019est pas si cher que ça.C\u2019est pas pire que d\u2019aller prendre une bière.Au moins, j\u2019ai pas besoin de sortir pour rencontrer du monde.» «Ca me fait du bien» Rencontrer du monde.Est-ce vraiment là l\u2019idée que se fait Ghyslai-ne de rencontres intéressantes?«Je sais que parler au téléphone avec des inconnus n\u2019est pas vraiment une ren- contre, mais des fois, on s\u2019échange ses numéros de téléphone et on se rappelle.On finit par se connaître assez bien.Je me suis même fait un ami comme ça!» «Moi, j\u2019appelle ici quand je me sens seule, explique pour sa part Marie-France.Des fois, je me sens triste et j\u2019ai besoin de parler à du monde.Parler de n\u2019importe quoi et à n\u2019importe qui.Ca ne fait rien du moment que je parle.Ca me fait du bien.» Les jeunes rejoints sur ces lignes étaient tous âgés entre 17 et 25 ans.Les appels, faits tard en soirée, ont permis de constater que les «clans téléphoniques» reçoivent rarement de nouveaux adeptes.Les jeunes, pour la plupart, se connaissent déjà.«Je ne vois vraiment pas le danger à apprendre à connaître quelqu\u2019un au téléphone.Et si ça mène à de vraies rencontres, tant mieux», lance Marie-France en guise de conclusion».CARNET COMMUNAUTAIRE \u2022 Collecte de sang à Magog La Société canadienne de la Croix-Rouge tiendra une collecte de sang le lundi 5 février, de 14 h à 20 h, au sous-sol de l\u2019église St Patrice, 115, rue Merry nord, à Magog.\u2022\t«Féérie des neiges» à Stoke Le club Optimiste de Stoke vous invite à participer aux activités de la «Féerie des neiges» qui débutent le dimanche 4 février avec un tournoi de pêche au lac de Stoke.Le tout se poursuivra les 9, 10 et 11 février avec du patinage, ballon sur glace, glis sade et course de lit.Le samedi 10 février, à compter de 21 h, soirée St-Valentin, au centre communautaire de Stoke.\u2022\tConférence de Dion Cohen Dian Cohen, journaliste et économiste, donnera une conférence le lundi 5 février, à 20 h, à la salle 20 de l\u2019édifice Johnson, à l\u2019Université Bishop de Lennoxville.\u2022\tLe président de TUPA comme invité Le Club souverain de l\u2019Estrie recevra le président de l\u2019Union des producteurs agricoles du Québec, Jacques Proulx, à titre de conférencier, le dimanche 4 février, à compter de 9 h pour le déjeuner, à l\u2019Auberge royale, 1900 King est, à Fleurimont.Le sujet abordé sera: «L\u2019agriculture: un projet de société pour le Québec».\u2022\tFête ou mont Bellevue Le mont Bellevue a de nouvelles facilités et un chalet agrandi.Ca se fête, et demain samedi, enfants et adultes pourront skier pour 2 $ seulement.Exceptionnellement, les remonte-pentes seront accessibles toute la journée de 9 h à 22 h sans interruption.Il y aura des descentes aux flambeaux en soirée.\u2022\tLe bercethon chez St-Hubert Les employés et la direction des Rôtisseries St-Hubert de Sherbrooke invitent la population à venir encourager le bercethon en faveur de l\u2019Association de la paralysie cérébrale qui se tiendra dans les deux Rôtisseries (2325, rue King ouest et 70, rue Dépôt) samedi et dimanche de 11 h à 23 h. WMÊ m wÊÊmÊmm.-lit* rj,% 'y.¦\t\u2022\" \u2022.§0^ l ,;¦ \u2022 *\u2022\u2022 W-.y MRHM de la Cour d\u2019appel qui a acquitté Donald Marshall, pour avoir déclaré, tout à fait gratuitement, que Donald Marshall était en partie à blâmer pour sa propre condamnation - des propos qui constituent «une erreur grave et fondamentale», concluait la commission.Par ailleurs, le Barreau canadien a soutenu hier que Donald Marshall n\u2019aurait jamais été condamné, en 1971, si les avocats de la défense avaient eu accès à la preuve détenue contre leur client.C\u2019est ce qui l\u2019amène à presser le gouvernement de légiférer pour obliger la police et la Couronne à remettre leur preuve à la défense, a déclaré le porte-parole de l\u2019organisme, Gordon Proudfoot, en conférence de presse.Sinon, assure le Barreau, d\u2019autres tragédies comme celle-là sont inévitables.MANUFACTURIER DE STORES ^ LOCAUX 4 AGRANDIS À ET COMPLÈTEMENT , RÉNOVÉS POUR 4|] MIEUX VOUS r SERVIR! ?S Bravo! Wo ¦ * la De retour d\u2019un voyage victorieux à l\u2019étranger, accueillons nos Canadiens en assistant aux prochaines parties au Palais des Sports: Vendredi 2 février, 19 h 30, Whalers de Binghamton, club école des Whalers de Hartford; mardfo février, 19 h 30, * * \u2022W ,\\ \u2022, x.\tm v Passagère non désirée Après être sorti de la Cour provinciale d'Ontario, à Ottawa, hier, une femme non identifiée tombe d'un véhicule qui vient de se mettre en marche.La femme était l'une des 63 personnes accusées en rapport avec une série de perquisitions qui ont mené à la saisie de drogue pour une valeur de 15 millions $.Accusations contre Mark Levy?Québec (PC) Les enquêteurs de la Sûreté du Québec responsables du dossier du propriétaire de l\u2019entrepôt de BPC de Saint-Basile, M.Mark Levy, doivent rencontrer les représentants du ministère de la Justice le 14 février prochain pour discuter de la possibilité que des accusations criminelles soient portées contre lui.L\u2019évaluation des enquêteurs porte sur de présumées fraudes commises par M.Levy et dénoncées comme telles par le commissaire aux incendies, M.Cyrille Delage, dans son rapport Paradis recommande l'évaluation pour les alumineries et les usines de pâte et papier Michel Venne Québec (PC) PlofTO Paradis Le ministre de l\u2019Environnement Pierre Paradis recommande au gouvernement d\u2019assujettir dorénavant les grands projets industriels, comme les alumineries et les usines de pâte et papier, à la procédure d\u2019évaluation des impacts sur l\u2019environnement à laquelle ils échappent depuis 10 ans.Dans un mémoire qui sera acheminé au conseil des ministres d\u2019ici à cinq ou six semaines, M.Paradis recommande de mettre enfin en vigueur une partie du règlement sur l\u2019évaluation et l\u2019examen des impacts sur l\u2019environnement qui était restée lettre morte depuis son adoption en 1980.Il s\u2019agit de deux paragraphes de l\u2019article 2 du règlement qui établit la liste des types de projets qui doivent obligatoirement être soumis à la pro- cédure d\u2019évaluation avant d\u2019être approuvés par le gouvernement.Jusqu\u2019à maintenant, les projets d\u2019alumineries, d\u2019usines de pâte et papier, de cimenteries, d\u2019aciéries, de raffineries de pétrole, d\u2019usines pétrochimiques et certains autres types de projets industriels visés au paragraphe «n» sont exemptés de la procédure.Il en est de même pour la construction de certains gazoducs visés au deuxième alinéa du paragraphe «j» et des conduites de transport de gaz placées sous une rue municipale.Le geste de M.Paradis répond aux revendications des groupes écologiques qui réclament cette modification depuis des années, alléguant que ces projets industriels sont souvent ceux qui peuvent causer le plus de tort à l\u2019environnement.sur l\u2019incendie survenu en août 1988.M.Delage avait indiqué que M.Levy -qui se réfugie toujours en Floride-, avait tout fait pour «retirer le maximum de profits de son entreprise (.) sans aucun respect pour les lois».Des inventaires, des rapports et des documents avaient été falsifiés, selon M.Delage, pour induire le ministère de l\u2019Environnement en erreur.Le ministre de l\u2019Environnement Pierre Paradis, qui communiquait hier cette information en commission parlementaire étudiant les dépenses de son ministère depuis un an et demi, a indiqué qu\u2019on avait rejeté la possibilité de poursuivre M.Levy pour négligence criminelle, puisque l\u2019incendie n\u2019a causé la mort ou des lésions corporelles à personne.Le dépôt d\u2019accusations criminelles, si celles qui sont portées sont prévues au traité d\u2019extradition qui existe entre le Canada et les Etats-Unis, permettrait à Québec de demander à Ottawa de faire extrader M.Levy pour qu\u2019il soit jugé ici, ce que dit souhaiter vivement M.Paradis.M.Levy pourrait alors faire face également aux nombreuses poursuites civiles entreprises contre lui par le ministère de M.Paradis et auxquelles il échappe tant qu\u2019il n\u2019a pas d\u2019adresse connue au Québec.En outre, le ministre de l\u2019Environnement a indiqué qu\u2019une facture d\u2019un montant de 15 millions S avait déjà été envoyée à M.Levy pour couvrir les frais du ministère de l\u2019Environnement causés à la suite de l\u2019incendie.Plus précisément, des factures totalisant 14 718 953,50 S ont été adressées à la compagnie North Central Dynamics Inc, appartenant à M.Levy, aux procureurs de la compagnie qui sont à Montréal et à M.Levy lui-même.tard, la Cour supérieure refusait d\u2019entendre l\u2019appel de Me Cloutier.En juin 1987, il obtient gain de cause devant la Cour d\u2019appel du Québec, qui rend toutefois un jugement partagé.«Juste équilibre» Le jugement de la Cour suprême, rédigé par la juge Claire L\u2019Heureux-Dubé, renverse celui de la Cour d\u2019appel et rétablit celui de la Cour des sessions.La juge relève que la jurisprudence n\u2019est pas unanime quant au fondement du pouvoir de fouille et qu\u2019il faut s\u2019appuyer sur la «common law», en l\u2019absence de législation spécifique à ce sujet en droit canadien.Elle signale en outre que ni l\u2019une ni l\u2019autre des parties n\u2019a invoqué en cour l\u2019article 8 de la Charte canadienne des droits et libertés, qui garantit le droit «à la protection contre les fouilles, les perquisitions ou les saisies abusives».En dernière analyse, estime la juge, la question est de déterminer le «juste équilibre» entre, d\u2019une part, les pouvoirs accordés aux policiers pour protéger la société et, d\u2019autre part, le respect des droits individuels.La fouille sommaire, conclut Mme L\u2019Heureux-Dubé, «constitue à cet égard un mécanisme relativement peu intrusif».Les vêtements sont seulement palpés, ils ne sont pas retirés, «aucune force physique n\u2019est appliquée» et la fouille «ne dure que quelques secondes».Le juge Dionne est réprimandé Montréal (PC) Le juge Denys Dionne, de la Cour du Québec, a été réprimandé par le Conseil de la magistrature pour des propos qu\u2019il a tenus à l\u2019endroit du milieu syndical en septembre 1988.La Fédération des travailleurs du Québec avait porté plainte devant le Conseil, alléguant que le juge Dionne en tenant de tels propos, avait enfreint son code de déontologie et la loi sur les tribunaux judiciaires.Le Conseil a formé un comité d\u2019enquête qui a entendu la plainte en octobre.Dans son rapport, le comité d\u2019enquête a recommandé au Conseil de la magistrature d\u2019adresser une réprimande à l\u2019endroit du juge Dionne pour les propos tenus le 13 septembre 1988, lors du procès de Denis Duret-te, syndiqué de la FTQ.Selon la FTQ, le juge s\u2019était alors livré publiquement et sans justification à un discours «constituant une véritable calomnie à l\u2019endroit du mouvement syndical».Ce jour-là, le juge Dionne devait rendre un jugement dans une cause de voies de fait relative à un incident survenu dans un restaurant de la Rive-Sud de Montréal, en septembre 1987.Un citoyen était accusé d\u2019avoir frappé un délégué syndical, à la suite d\u2019un échange d\u2019injures à propos d\u2019un conflit de travail dans une compagnie d\u2019ambulances.Le juge, qui a ordonné un sursis des procédures, affirmait dès la première phrase du jugement, qui a fait l\u2019objet de la plainte, «qu\u2019à l\u2019examen de toute cette histoire, ça m\u2019incite à évoquer le caractère corrompu du milieu syndical».Le comité d\u2019enquête a recommandé aussi que dans cette réprimande, le Conseil dise au juge qu\u2019en tenant de tels propos, «il a manqué à son obligation de réserve, de courtoisie et sérénité, et que même s\u2019ils n\u2019ont pas porté atteinte à l\u2019intégrité et l\u2019indépendance de la magistrature, ils sont de nature à ternir l\u2019image de la justice».Lè conseil peut réprimander le juge contre lequel une plainte a été déposée.Il peut aussi recommander au ministre de la Justice de s\u2019adresser à la Cour d\u2019appel pour que celle-ci fasse enquête et, au besoin, recommande au gouvernement de destituer un juge.La Hongrie et le Québec accroîtront leurs relations Norman DELISLE Budapest, Hongrie (PC) La Hongrie et le Québec ont signé hier une entente pour intensifier leurs relations industrielles et commerciales.L\u2019entente a été signée conjointement par le premier ministre du Québec, M.Robert Bourassa, et par le vice premier ministre de Hongrie, M.Peter Medgyessy, lors d\u2019une cérémonie à l\u2019Assemblée nationale hongroise.Le document, valide pour trois ans et reconduit automatiquement à moins d\u2019une dénonciation d\u2019une des deux parties, prévoit «le développement de relations entre des entreprises hongroises et québécoises.» On reconnaît explicitement «le désir de la Hongrie de s\u2019intégrer au système économique de marché.» Plus concrètement, on prévoit l\u2019aide québécoise à la formation théorique et pratique du personnel hongrois dans le secteur financier.11 y aura des stages de formation pour des étudiants hongrois dans des organismes et institutions québécoises.Un groupe de travail Québec-Hongrie, dont les membres restent à être nommés, est créé pour décider annuellement des actions concrètes à être prises dans le cadre de ce protocole.Après la signature, M.Bourassa s\u2019est rendu dans les balcons de l\u2019Assemblée nationale où il a été présenté aux députés hongrois en session.Pour sa part, le vice-premier ministre de Hongrie, M.Medgyessy, a déclaré que son pays est particulièrement intéressé à faire des affaires avec le Québec dans le domaine de l\u2019électronique et des communications, mais surtout dans le secteur de l\u2019hôtellerie puisque la Hongrie envisage d\u2019accueillir l\u2019Exposition universelle en 1995.Dans un excellent français, M.Medgyessy a également remercié M.Bourassa pour avoir salué, au nom du Québec, le rôle concret de la Hongrie dans le mouvement de libéralisation que connaissent les pays de l\u2019Europe de l\u2019Est depuis quelques mois.M.Bourassa a signalé que la Hongrie avait joué un rôle de pionnier en accueillant en premier les réfugiés de l\u2019Allemagne de l\u2019Est en 1989, puis en négociant depuis hier avec l\u2019Union soviétique le retrait des troupes russes du territoire.Plus tard, M.Bourassa a rencontré privément le cardinal Laszlo Pas-kai, primat de l\u2019Eglise catholique romaine hongroise, et le ministre des Affaires étrangères, Gyula Horn, qui sera justement à Montréal la semaine prochaine.Puis M.Bourassa a eu un entretien avec des représentants des partis d\u2019opposition aux élections du 25 mars prochain.Le Québec a d\u2019ailleurs offert sa collaboration aux Hongrois s\u2019ils ont besoin d\u2019aide dans l\u2019organisation de leur scrutin.«Le Québec a une loi électorale qui est un modèle pour plusieurs pays», a dit M.Bourassa.MISE AU POINT Dans notre circulaire «Vas y» insérée dans La Tribune du 30 ianvier 1990.Veuillez prendre note qu'à la page 6, les mocassins en suède pour hommes offerts à 19,99$ ne sont pas disponibles en gris; de plus, ce modèle n'est pas disponible en largeur triple E.A la page 16, les prix de vente 659,99$ pour la laveuse No 264 740 300 et 499,99$ pour la sécheuse No 264 780 300 sont les prix de l'offre de lancement en vigueur jusqu'au 17 février 1990.Les prix Sears 759,99 et 569,99$ représentant les prix auxquels ces appareils seront vendus après le 17 février 90.L'appellation «Rég.Sears» et le rabais de 170$ n'auraient pas dû paraître.Nous nous excusons auprès de notre clientèle 10408 La fouille «ne constitue pas une entrave abusive à la liberté des personnes légalement mises en état d\u2019arrestation».La juge va même jusqu\u2019à émettre l\u2019opinion que «la présence de motifs raisonnables et probables n\u2019est pas un prérequis à l\u2019existence du pouvoir de fouille par les policiers».Mise en garde La Cour suprême du Canada a par ailleurs ordonné à tous les policiers du pays, hier, de modifier dans moins d\u2019un mois la mise en garde qu\u2019ils font aux personnes qu\u2019ils arrêtent, afin de mentionner l\u2019accessibilité des avocats de l\u2019Aide juridique.Cette mise en garde informe actuellement les détenus de leur droit d\u2019appeler un avocat.L\u2019ordre du plus haut tribunal du pays a été donné à la suite de l\u2019appel logé par William Brydges, d\u2019Edmonton, accusé du meurtre de Mme Elizabeth MacLeod, d\u2019Edmonton également.Brydges avait 16 ans lorsque l\u2019assassinat fut commis et 22 ans lorsqu\u2019il se fit arrêter par la police, en 1985, et accuser de meurtre au second degré.Les policiers lui firent part de son droit à un avocat, mais ils ne mentionnèrent pas immédiatement l\u2019existence de l\u2019Aide juridique, où les services des avocats sont gratuits.La Cour suprême du Canada vient de confirmer l\u2019acquittement de Brydges."]
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