La tribune, 29 mars 1990, Cahier 2
[" Secrets Général Les commissions scolaires percevront 320 millions $ de plus en réalité André BELLEMARE Québec (PC) Le contentieux de la fiscalité municipale a connu un autre rebondissement hier.Ce n\u2019est plus 191 millions $ mais bien 320 millions S de plus que percevront annuellement les commissions scolaires en vertu des pouvoirs accrus de taxation foncière que leur a accordés le gouvernement dans les prévisions de dépenses de 1990-91.La révélation a été faite par le ministre de l\u2019Education Claude Ryan en réponse à des questions répétées des députés péquistes François Gendron et Francis Dufour pendant l\u2019étude de crédits supplémentaires pour 1989-90.Au cours de la période des questions plus tard en Chambre, le premier ministre Bourassa a expliqué que le gouvernement avait décidé de transférer aux commissions scolaires une imposition de taxes supplémentaires parce qu\u2019il ne voulait pas emprunter à long terme pour des dépenses courantes (des dépenses de fonctionnement et d\u2019équipement des maisons d\u2019enseignement).«Nous avons considéré cet autre moyen (de financement des dépenses des commissions scolaires) en tenant Plus de sous pour les groupes écologiques Québec (PC) Ce sont les groupes écologiques et les groupes communautaires qui paieront les premiers pour la décision du gouvernement Bourassa de n\u2019accorder au ministère de l\u2019Environnement que 15 des 50 millions $ additionnels promis en campagne électorale.Le ministre Pierre Paradis a déclaré à la presse, à son arrivée à l\u2019Assemblée nationale hier, que «l\u2019aide aux groupes écologiques est l\u2019un des pans entiers de notre programmation de développement que nous avons dû laisser tomber pour l\u2019immédiat».Un autre programme d\u2019aide aux organismes communautaires, destiné celui-là à faire participer des étudiants et des assistés sociaux à la remise en état des berges ou à la récupération et au recyclage, demeure lui aussi en suspens, a ajouté le ministre.Les crédits additionnels qui lui sont accordés «laissent des trous dans l\u2019ensemble de notre programmation», a admis le ministre.Notamment, ils ne permettront au ministère de ne «combler qu\u2019à moitié les besoins que nous avons dans les régions», dit-il.Charge cinglante contre Wells St-Jean, T.-N.(PC) Le moins que le premier ministre Clyde Wells puisse faire, c\u2019est étudier les propositions destinées à sortir l\u2019Accord du lac Meech du cul-de-sac actuel avant de retirer l\u2019appui de sa province à l\u2019entente, estime le leader de l\u2019opposition, M.Tom Rideout.«La meilleure approche serait d\u2019oublier cette stupide résolution de retrait et d\u2019essayer de bâtir sur ce qui est déjà là», a lancé hier le chef conservateur.Alors que le débat se poursuit à l\u2019Assemblée législative de Terre-Neuve sur le projet de M.Wells de rescinder l\u2019approbation de l\u2019accord constitutionnel, M.Rideout s\u2019est félicité hier de l\u2019approche conciliante adoptée par le premier ministre du Nouveau-Brunswick Frank McKenna.Approche qui contraste radicalement avec l\u2019attitude défensive et butée (de M.Wells), a-t-il dit en Chambre avant de lancer une charge cinglante contre son rival.«Le message qui vient des autres capitales provinciales, c\u2019est qu\u2019on ne peut pas faire confiance à Clyde Wells», s\u2019est-il écrié.11 a accusé le premier ministre Wells d'avoir délibérément introduit sa résolution, la semaine dernière, pour éclipser M.McKenna et monopoliser à lui seul l\u2019attention des médias dans le dossier du lac Meech.compte de la situation financière du Québec et de notre position concur-' rentielle d\u2019attirer des industries», a ajouté le premier ministre.M.Bourassa, devant le tollé des dirigeants municipaux, a dit qu\u2019il n\u2019est pas du tout exclu que le dialogue entre le gouvernement et les municipalités se poursuive pour en arriver à des arrangements satisfaisants.Cette question de l\u2019occupation du champ de l\u2019impôt foncier est en train de raviver la guerre que se sont livrée les commissions scolaires et les municipalités au début des années «70, comme l\u2019a rappelé avec amertume le président de l\u2019Union des municipalités (UMQ), M.Camille Rouillard.Le discours du ministre a augmenté l\u2019indignation et la frustration chez les représentants des élus municipaux qui ont décidé de faire front commun (l\u2019UMQ et l\u2019Union des municipalités régionales de comtés-UMRCQ) dans le but de faire modifier ces données avant la présentation du budget du gouvernement.Solution facile L\u2019UMRCQ et l\u2019UMQ doivent se rencontrer dans les prochains jours afin d\u2019établir une stratégie devant ce qu\u2019ils considèrent une violation du pacte de la fiscalité municipale conclu en 1979 avec le gouvernement et «une intrusion des commissions scolaires dans le champ de l\u2019impôt foncier».«C\u2019est tout à fait inacceptable pour les citoyens qui seront appelés à payer encore de nouvelles taxes, a ^v 4, ^ A Camille Rouillard commenté M.Roger Nicolet, le président de l\u2019UMRCQ.C\u2019est la solution facile du gouvernement à ses problèmes budgétaires».«Le chat commence à sortir du sac, a ajouté M.Rouillard en prenant connaissance de la «révélation» de M.Ryan.Le gouvernement n\u2019a pas agi avec franchise avec les contribuables hier (mardi).«Au lieu de couper 411 millions $ dans ses dépenses, il a imposé 320 millions $ en nouvelles taxes sur l\u2019impôt foncier», a ajouté le président de l\u2019UMQ visiblement décontenancé par ce qu\u2019il a appelé «l\u2019attitude hypocrite du gouvernement».Roger Nicolet M.Rouillard et d\u2019autres membres de l\u2019UMQ (qui comprend les représentants des 300 plus grandes villes du Québec) ont rencontré le caucus des députés libéraux mardi soir mais rien n\u2019est sorti de cette réunion.«Je n\u2019attends plus rien de ce gouvernement.C\u2019est l\u2019affrontement total qui s\u2019en vient avec le gouvernement du Québec qui a brisé la paix sociale qui existait entre nous depuis le pacte de 1979.Nous ne sommes plus considérés comme des partenaires de ce gouvernement», a dit encore M.Rouillard.L'opposition péquiste ne se fera pas «passer un sapin» Québec (PC) LË opposition pequiste a mis en doute hier la sincérité du gouvernement qui a voulu amender pour la bonifier sa résolution visant à rejeter les propositions constitutionnelles du Nouveau-Brunswick.Alors que la motion présentée par Jacques Parizeau cherche à rejeter spécifiquement les propositions McKenna, les amendements proposés par le ministre Gil Ré-millard visent, a-t-il dit, à «élargir la motion» pour l\u2019étendre à toute autre proposition venant de toute autre province qui serait susceptible de changer le contenu et la portée de l\u2019Accord du lac Meech.Au terme d\u2019un débat de deux heures qui se poursuivra mercredi prochain prochain, le leader de l\u2019Opposition Guy Chevrette a fait valoir que les amendements du parti gouvernemental ne sont pas recevables puisqu\u2019ils modifient le sens original de la motion.Le projet de résolution ainsi amendé, a plaidé M.Chevrette, permet au gouvernement de se garder le privilège de juger seul si toute autre proposition à venir change ou non le contenu et la portée de l\u2019Accord du lac Meech.«Ca vise à camoufler un manque de courage, a protesté le leader de l\u2019Opposition.On veut jouer au fin-fin avec nous, on veut nous passer un sapin.Si le gouvernement est contre les propositions McKenna, qu\u2019il le dise donc clai- rement, comme nous nous le di sons.» Le leader adjoint du gouvernement Roger Lefebvre a soutenu de son côte que les amendements apportes par son collègue renforcent la motion originale et qu\u2019il n\u2019est pas dans les intentions du gouvernement de trahir le sens de la résolution péquiste.Le président de la Chambre se prononcera la semaine prochaine sur la recevabilité des amendements du gouvernement.Dans son allocution, le ministre Rémillard a assuré les membres de l\u2019Assemblée nationale que son gouvernement «n\u2019acceptera jamais d\u2019atténuer ou de diluer la portée de la notion de société distincte», en répétant que la position du gouvernement du Québec n\u2019a pas changé à ce sujet.«D\u2019abord, il faut adopter l\u2019Accord du lac Meech, puis ensuite, nous serons prêt à discuter de la réforme constitutionnelle», a ajouté M.Rémillard.Pour sa part, le proposeur de la motion Jacques Parizeau a fait état de «l\u2019immense paradoxe» que représente la proposition McKenna.«Ce qu\u2019on nous propose aujourd\u2019hui pour sauver le Canada c\u2019est ceci: on pourrait essayer de les garder (les Québécois) en les humiliant.» Le chef péquiste parlait alors de cette nouvelle tentative de négocier dans le dos du Québec, de l\u2019isoler une deuxième fois.CARR6FOUR Un p'tit plaisir de la vie.VJ lJ A r\\ D\u20ac L ÉSTRIÇ P DES MAINTENANT JUSQU'AU 31 MARS \u2022 bateaux \u2022 planches à voile \u2022 protection des eaux kiosque d'information \u2022 sécurité sur l'eau \u2022 vêtements nautiques né «auMue.'fcsVr'e Va\"01\u2019, QuèW0' s4«*e 4\u201c W\tSV*»* Va fou\\av* \\oü*'s ,\\\\0ue ^\\oNe ôe Yfcstée Jeaa .fl\\atc 2000 ,N mh.m 4K y-.\u2019 en collaboration V.avec ¦M.E LESTKIE 11637 8 2 La Tribune( Sherbrooke, jeudi 29 mors 1990 Forum Jean-Guy Dubuc, -\u2018fésioen\u2019 e- Edi\u2019e-' Jean Vigneoult, Seaore.' er :re ÉDITORIAL Vous aimez le cinéma.?Jean-Guy DUBUC Il semble bien que beaucoup de gens raffolent du cinéma, si on en juge par l\u2019attrait de fascination qu\u2019exerce la remise des Oscars, à Hollywood.Il faut compter par centaines de millions le nombre de téléspectateurs qui ont suivi l\u2019événement de lundi soir dernier, un peu partout dans le monde.Chez nous comme ailleurs, évidemment.Mais, assez bizarrement, le même jour, la maison Gallup publiait les résultats d\u2019un sondage assez troublant.Parmi ses conclusions: 58 pour cent des Canadiens considèrent que les films ont surtout une mauvaise influence sur la jeunesse.Et pire encore: cette proportion atteint 72 pour cent (presque les trois quarts de la population) dans la région de Montréal, à laquelle on peut lier celle de Sherbrooke pour les grands partages géographiques.Donc, on aime bien le cinéma; mais on le trouve néfaste et dangereux pour les jeunes, alors que ce sont eux les premiers consommateurs de films, dans les salles ou dans les maisons privées.Peut-être qu\u2019on aime le danger; peut-être qu\u2019on se sent impuissant devant la séduction du medium; peut-être qu\u2019on se fiche des lendemains de ces jeunes; peut-être qu\u2019on a perdu tout sens de la responsabilité; peut-être qu\u2019on est devenu totalement inconscient.Ou quoi d\u2019autre?Il ne faut pas paniquer: le cinéma peut ouvrir les jeunes à un grand nombre de valeurs positives, de générosité, de dépassement, de grandeur et de beauté que l\u2019enseignement traditionnel a du mal à transmettre.Le cinéma est une richesse qu\u2019il faut savoir utiliser.Mais voilà le problème: il faut savoir l\u2019utiliser.Or, les parents ont peur de la violence du cinéma, et ils ne font rien pour pallier au problème de son influence.Pensons à l\u2019absence de contrôle des parents qui leur est bêtement offert par la loi dans une classification de films totalement ridicule.Avez-vous déjà pensé que les films classés pour 14 ans ne peuvent théoriquement être vus que par les enfants de cet âge qui ont reçu la permission de leurs parents.?Qui s\u2019en préoccupe chez les parents?La loi est inapplicable?D\u2019accord; et que faites-vous pour la changer?La vie en démocratie permet tout, même la bêtise structurée.Etrangement, on s\u2019en accommode parfois très bien.La situation du cinéma, chez nous, en est un bel exemple.Du moins chez ceux qui se laissent séduire par un écran qu\u2019ils dénoncent.Encore une fois, les mass media nous sont très utiles: ils nous offrent une image peu flatteuse de ce que nous sommes profondément; sans fard, pour vrai.OPINION DES AUTRES Cette Histoire qui s'impatiente Se pourrait-il que l\u2019Histoire, qui semble s\u2019accélérer brutalement en Europe de l\u2019Est, fasse du sur place au Canada depuis vingt-cinq ans?C\u2019est, en tout cas, la première impression qui se dégage de trois événements survenus la semaine dernière à Montréal: la parution d\u2019un livre à la gloire de Pierre Trudeau, celle de deux ouvrages sur André Laurendeau et la tenue d\u2019un colloque sur Daniel Johnson.Le prétentieux monument d\u2019autocongratulation rédigé par Pierre Trudeau et son cortège de thuriféraires ne laisse place à aucun doute.Sur le plan de la doctrine constitutionnelle tout au moins, la pensée de l\u2019ancien premier ministre s\u2019est irrémédiablement figée il y a.plus d\u2019une trentaine d\u2019années! Tous ceux qui ont observé l\u2019action politique de Pierre Trudeau s\u2019entendent au moins sur ce point: toute sa carrière s\u2019est articulée autour de quelques principes fondamentaux déjà formulés dans Cité libre.Des énoncés qui, depuis le milieu des années soixante, ont régulièrement provoqué des ripostes que peuvent reprendre à leur compte la plupart des leadèrs politiques québécois d\u2019aujourd\u2019hui.Déjà, à l\u2019époque, André Laurendeau, dans l\u2019introduction du rapport de la Commission d\u2019enquête qu\u2019il coprésidait, pouvait écrire: «Le Canada traverse la période la plus critique de son histoire depuis la Confédération.11 ne s\u2019agit plus, selon nous, d\u2019un conflit traditionnel entre une majorité et une minorité.C\u2019est plutôt un conflit entre deux majorités.(.) Les deux cultures dominantes s\u2019incarnent au Canada dans des sociétés distinctes».De son côté, le colloque de l\u2019U-QAM sur Daniel Johnson \u2014 le quatrième d\u2019une passionnante série sur les leaders politiques du Québec contemporain \u2014 n\u2019est pas parvenu à dissiper toute l\u2019ambiguïté entourant la position constitutionnelle de l\u2019ancien chef de l\u2019Union nationale.Il a néanmoins permis de remettre en lumière la constance de la position québécoise dans la difficile recherche d\u2019une nouvelle équation canadienne.On n\u2019a, pour s\u2019en convaincre, qu\u2019à comparer l\u2019essentiel des propos de Robert Bourassa au sujet de Meech avec ceux que tenait son prédécesseur, Daniel Johnson à Pierre Trudeau, à Ottawa, en février 1968: «On se fait des illusions si on s\u2019imagine que le Québec sera satisfait simplement parce que l\u2019on pourra parler français ailleurs.(.) Les deux langues seront sur un pied d\u2019égalité quand les deux nations le seront.C\u2019est tout le régime fédéral qu\u2019il faut renégocier».Entré en politique pour infléchir le cours des événements, Pierre Trudeau est aujourd\u2019hui forcé de constater que l\u2019Histoire a maintenant tendance à vouloir reprendre son cours exactement là où il a tenté, en vain, de le faire bifurquer.Et si on en croit le sondage publié aujourd\u2019hui, elle piaffe d\u2019impatience pour avoir été trop longtemps niée.Pierre Gravel La Presse SONDAGE GALLUP Le dernier budget Wilson ne renforcera pas l'économie selon la majorité des Canadiens Sept Canadiens sur 10 (70 p.c.) croient que le dernier budget Wilson ne renforcera pas l\u2019économie canadienne.Il s\u2019agit de la plus forte proportion depuis que Gallup interroge les Canadiens à propos des budgets fédéraux.Peu après la présentation du budget 1989, 53 p.cent estimaient que celui-ci n\u2019aurait pas d\u2019effets positifs sur l\u2019économie Seulement 18 p.cent considèrent que le budget 1990 aura un impact économique positif et 12 p.cent sont indécis.Dans aucune région du pays, on ne retrouve plus du quart des répondants qui croient à un impact positif.Dans un effort pour contrôler davantage les dépenses fédérales, le ministre des Finances, Michael Wilson, a annoncé des réductions de 3 milliards $.Seulement 3 p.cent des Canadiens croient que les mesures annoncées par le ministre Wilson vont améliorer la situation financière de leur famille.Soixante-trois p.cent considèrent au contraire qu\u2019elles nuiront à leurs finances familiales.Les résultats de ce sondage sont fondés sur 1054 entrevues personnelles avec des adultes de 18 ans et plus, menées entre le 7 et le 10 mars.Un échantillon de cette taille comporte une marge d\u2019erreur de 4 p.cent, 19 fois sur 20.Les questions étaient: Croyez-vous que les mesures du budget renforceront l\u2019économie canadienne, oui ou non?Est-ce que ces mesures amélioreront ou nuiront à la situation financière de votre famille?Le budget va renforcer l\u2019économie Impact sur la situation l\u2019économie\tfinancière de la famille NATIONAL\tOui\tNon\tIndécis\tPositif\tNeutre\tNégatif\tIndécis Mars 90\t18%\t70%\t12%\t3%\t28%\t63%\t6 % 1989\t26%\t53%\t21%\t4%\t27%\t67%\t2% 1987\t18%\t58%\t25%\t4%\t55%\t35%\t6% 1986\t37%\t40%\t24%\t8%\t36%\t52%\t5% 1985\t28%\t47%\t25%\t9%\t31%\t55%\t5% 1982 Régions:\t13%\t66%\t21%\t5%\t36%\t47%\t11% Maritimes\t20%\t70%\t11%\t4%\t32%\t59%\t5% Québec\t17%\t69%\t14%\t3%\t36%\t55%\t6% Ontario\t18%\t70%\t12%\t4%\t24%\t64%\t8% Prairies\t24%\t66%\t10%\t2%\t17%\t73%\t7% C-Britannique\t12%\t74%\t14%\t1%\t31%\t61%\t7% Roch Bilodeau, zvv aiis'e-oai&'n Communisme Communisme pays baltes l'URSS Mais souviens-toi qui est le patron!! TRIBUNE LIBRE Hydro: la ministre aussi veut en savoir plus M.Roch Bilodeau Éditorialiste Votre éditorial du 19 mars dernier témoigne de votre intérêt pour un questionnement de fond sur cette société d\u2019État qu\u2019est Hydro-Québec.Au risque de vous étonner, je partage avec vous ce désir d\u2019en savoir plus et de comprendre mieux, tant sur les besoins des Québécois en électricité que sur les moyens pris, jusqu\u2019à ce jour, par Hydro-Québec pour y répondre.Je dis «au risque de vous étonner» car vous ne rapportez qu\u2019une partie de mes propos.C\u2019est vrai que j\u2019ai dit que les demandes tarifaires d\u2019Hydro-Québec semblaient appuyées par des explications sérieuses et précises et que leurs chiffres n\u2019apparaissaient pas gonflés.C\u2019est d\u2019aileurs ce que j\u2019avais demandé à la direction de la société d\u2019État.Mais vous ne mentionnez pas que j\u2019ai dit aussi que j\u2019entendais bien questionner la direction d\u2019Hydro-Québec lors de la commission parlementaire.(.) Vous ne mentionnez pas non plus que j\u2019ai annoncé la tenue d\u2019une commission parlementaire élargie, en mai prochain, qui portera essentiellemeni sur les besoins des Québécois en énergie électrique et sur les moyens d\u2019y répondre; à cette occasion le plan de développement d\u2019Hydro-Québec sera discuté, puisque c\u2019est cette société qui a le mandat de satisfaire à la demande des Québécois en cette matière.Hydro-Québec s\u2019occupe de la plus importante ressource naturelle du Québec: l\u2019eau.Elle a mission d\u2019en faire profiter toute la population, pour son bien-être d\u2019abord, puis pour son développement économique.Comme toute organisation de cet- te envergure, elle connaît, tout au cours de son histoire, des périodes plus glorieuses que d\u2019autres.Par les temps qui courent, les défis qu\u2019elle doit relever sont énormes et les difficultés rencontrées sont nombreuses.Tous les Québécois en sont conscients.Et le gouvernement l\u2019est tout autant, puisque cette société relève de sa responsabilité.C\u2019est pourquoi j\u2019ai demandé la tenue de cette commission élargie: faire le point sur nos besoins en électricité; s\u2019assurer d\u2019un consensus social sur les moyens d\u2019y répondre; et confier à notre grande société d\u2019État les orientations qu\u2019il faut, depuis une volonté collective démocratiquement exprimée.(.) Lise Bacon Vice-première ministre ministre de l\u2019Energie et des Ressources responsable du Développement régional A propos du projet de dépotoir à Stoke [ vA-L M.Pierre Paradis ministre de l\u2019Environnement, Je vous écris aujourd\u2019hui, au sujet d\u2019un projet de site d\u2019enfouissement de déchets secs sur le chemin Côté à Stoke.Le propriétaire du terrain, (qui est un non-résidant) se moque éperdument du bien-être de ses voisins.Aujourd\u2019hui, en allant faire une promenade de «santé», nous avons découvert que cet individu, avant même de décrocher son permis, n\u2019y allait pas de main morte avec l\u2019environnement.Mon compagnon, qui est né sur cette terre et qui la connaît comme le fond de sa poche, a découvert que le ruisseau a été dévié sur une longueur d\u2019au moins 500 pieds.Ce qui a piqué notre curiosité.Un peu plus loin, nous avons constaté que des déchets ont déjà commencé à s\u2019accumuler derrière .la grange.A première vue, on y voit le squelette d\u2019un camion dont les portes identifient très bien le propriétaire en question et son commerce.On s\u2019approche un peu plus et voilà que Ton découvre une vingtaine de vieilles batteries cassées cà et là, (très toxiques).sans parler d\u2019une centaine de pneus de camion, une dizaine de contenants de vingt litres d\u2019huile à moteur et plusieurs tonnes de débris métalliques.C\u2019est plein de taches d\u2019huile partout sur le terrain; ce n\u2019est pas surprenant que des gens se plaignent de voir de l\u2019huile sur leur lac situé à proximité.Aussi, quand on regarde la terre au complet, c\u2019est comme un paysage lunaire qui s\u2019offre à nous; des trous ont été creusés tellement profonds que les «sources naturelles» y jaillissent pour en faire des lacs dangereux pour un enfant qui s\u2019y hasarderait: son terrain n\u2019est pas clôturé.Pourtant, une bonne partie de ces terrains (même prop, et même no.de lot) est déjà en production agricole très active et productive.Si ce monsieur se permet déjà de telles incartades, qu\u2019en sera-t-il de son comportement s\u2019il venait à décrocher un permis de déchets secs?Quand nos puits artésiens seront contaminés, qui nous donnera recours en dédommagement?Christiane Boivin, Stoke Une partie des déchets que la lectrice a aperçus Pardon pour ce ridicule mouvement anti-français Je suis anglophone.Mes parents ont toujours parlé anglais à la maison.A 18 ans, je suis tombée en amour avec la langue française et j\u2019ai poursuivi mes études dans ce sens.Je suis l\u2019épouse d\u2019un francophone et, depuis la naissance de nos deux enfants, je leur ai toujours parlé en français, tant en Nouvelle-Ecosse qu\u2019en Ontario ou au Québec.Je tiens fermement à ce qu\u2019ils connaissent bien leur langue paternelle et cette riche culture; et je veux qu\u2019ils les connaissent profondément.Je sais que l\u2019apprentissage de l\u2019anglais viendra de lui-même.Je suis confondue par ce mouvement haineux, fondé sur l\u2019ignorance, qui parcourt actuellement le Canada anglais.Mes parents ont été élevés et se sont mariés à Montréal.Mes plus beaux souvenirs d\u2019enfance, ce'sont nos visites chez mes grand-parents à Pointe Claire.Mes parents ont vécu dans plusieurs provinces mais leurs racines sont au Québec et leur coeur appartient à Montréal.Nous ne sommes pas seuls à nous sentir liés étroitement avec nos concitoyens francophones.Alors, d\u2019où vient ce mouvement de haine et de stupidité, basé sur l\u2019ignorance et la peur, qui veut nous séparer, nous diviser, les uns des autres?Il veut diviser tous les foyers où nous avons élevé nos enfants à res- pecter et à aimer toutes les traditions du Canada! Nous avions des amis anglais de l\u2019Ontario chez nous récemment et ils ont avoué leur honte devant les slogans malsains, les discours enragés, les pancartes insultantes et les démonstrations anti-Québec qui se déroulaient à la télévision.Je sais que vous les francophones de ce pays devez ressentir de la douleur et de l\u2019incrédulité devant ce ta-gape ridicule mais persistant.Je vous demande pardon pour ce que ma collectivité linguistique vous inflige actuellement.Moi, de souche anglaise, Le droit à la vie Permettez-moi de réagir à la lettre de Mme Jocelyne St-Cyr du Conseil provincial de l\u2019Association des parents catholiques.Elle donnait son opinion sur le projet de loi C-43 sur l\u2019avortement.(.) Je suis d\u2019accord avec ceux qui reconnaissent qu\u2019il y a déjà une personne humaine dans l\u2019enfant à naître, dès sa conception.Alors, il est donc contradictoire de permettre l\u2019avortement, sauf quand la mère peut en mourir à cause d\u2019une complication.J\u2019aimerais, tout comme Mme St-Cyr, que le projet de loi actuel soit remplacé par une autre loi qui protégerait le je suis bouleversée par ce manque de respect et de simple lucidité.Cherchons plutôt à voir tout ce qui est contraire à ce mouvement: la bonté, la patience, l\u2019amour, et la tolérance \u2014 ces qualités qui se trouvent aussi dans le coeur de toute personne de bonne volonté.Prions que tout ce qui est mauvais et mène au désordre et à la division soit renversé et que la paix de notre famille canadienne, riche de toutes nos différences, soit rétablie plus ferme que jamais.Judith Cutts-Nadeau Westbury droit à la vie «dès sa conception» et que ce droit soit inclus dans la charte canadienne.En deuxième lieu, j\u2019aimerais m\u2019adresser aux femmes qui veulent se faire avorter.La plupart de vous se servent de l\u2019avortement comme d\u2019un moyen de contraception; ce qui n\u2019est pas le cas.il y en a bien assez d\u2019autres qui coûtent moins cher, qui ne tuent aucune personne humaine et qui sont disponibles dans toutes les pharmacies.(.) Isabelle Laroche Élève de 4e secondaire t la Tribun*, S'wwxe eue -c ~or$ ^ B 3 Forum TRIBUNE LIBRE De qui M.Domingue tirait-il son mandat?Des champions à Le Phare Un très grand nombre d\u2019élèves à l\u2019école Le Phare pratique différentes disciplines sportives: handball, soccer, natation de compétition, touche football, tennis de table, football, etc.Nous savons aussi que nombreux sont les élèves qui s\u2019adonnent à des activités diverses: informatique, club de sciences, échecs, radio étudiante, conseil des élèves, pastorale, journalisme, robotique, correspondance, échanges culturels, génie en herbe, visites historiques, journal d\u2019école, etc.Nous apprenons avec joie que 20 élèves de l\u2019école Le Phare accèdent à la ronde finale des Championnats du monde d\u2019orthographe de la langue française (filière scolaire).Ces élèves se classent parmi les 1500 jeunes desquels 20 seront retenus pour participer à la finale québécoise en octobre 1990.Cette finale sera télédiffusée sur les ondes de Radio-Québec.Conseil municipal de Piopolis Piopolis, Qué.Mesdames, Messieurs, \u2019accuse réception de votre lettre du 17 mars courant, concernant mes propos suite à la résolution de votre Conseil municipal se déclarant: municipalité unilingue française.Loin de moi l\u2019intention de considérer les gens du Conseil municipal comme étant stupides ou de vouloir accabler le Maire, monsieur Lucien Beaulé.Il est bien connu cependant, que des gens bien intentionnés, posent parfois pour toutes sortes de raisons, des gestes qyant des conséquences fâcheuses, imprévisibles ou voire même inutiles.À l\u2019instar de M.Hugues Arguin, l\u2019initiateur de cette résolution, vous prétendez indirectement dans votre lettre, vouloir éventuellement indiquer au flot d\u2019immigrants qu\u2019engendrera la dénatalité.à Piopolis, que vous vivez en français! Vous n\u2019avez aucune équivoque à dissiper quant à la dispense de vos services en français pour le présent et le futur.La Loi 101 et la Loi 178 votées par l\u2019Assemblée nationale du Québec ont déclaré très clairement le français comme langue officielle partout au Québec et même à Piopolis.Serait-il nécessaire pour Piopolis, d\u2019adopter une résolution limitant do- Les parents sont conscients de la nécessité d\u2019écrire correctement le français afin de le maîtriser et par conséquent de mieux comprendre et de mieux assimiler toutes les matières académiques.A tous nos jeunes qui consacrent temps et énergie pour participer à l\u2019une ou l\u2019autre de ces disciplines ou activités à l\u2019école Le Phare, nous voulons vous dire notre fierté et vous inciter à poursuivre dans cette voie.C\u2019est votre avenir que vous bâtissez.Nous voulons aussi redire à nos enseignantes et enseignants notre encouragement à continuer.A tous les responsables ou entraîneurs, nous disons bravo.Nous vous assurons notre soutien et notre collaboration.Championnes, champions, salut! Le comité d\u2019école Le Phare Par Gaston Dubé, prés.rénavant la vitesse des véhicules dans le village, à 50 kilomètres à l\u2019heure?Je comprends que le motif à l\u2019origine de votre résolution était d\u2019imiter certaines municipalités du sud de l\u2019Ontario comme l\u2019avouait lui-même M.Arguin à la presse locale.Si la municipalité de Sault Ste-Marie étale publiquement l\u2019intolérance de ses élus, je suis d\u2019avis qu\u2019il ne faut surtout pas imiter cette démarche.Toute manifestation d\u2019intolérance ne sert à rien dans le débat actuel et ne peut qu\u2019envenimer les tensions entre les deux communautés linguistiques du pays et de la province.Comment une municipalité aussi française que Piopolis, peut-elle craindre d\u2019être menacée par l\u2019anglais?N\u2019exagérez-vous pas un peu?Devant ces faits, je n\u2019ai aucune excuse à formuler à qui que ce soit! Je maintiens que votre geste était inutile dans l\u2019état actuel de la situation constitutionnelle.Je crois pour ma part que les élus ne doivent pas parler inutilement et surtout, usurper à l\u2019Assemblée nationale du Québec, ces prérogatives et devoirs, comme maître-d\u2019oeuvre de l\u2019ensemble de la politique linguistique au Québec quant aux règles s\u2019y appliquant, y compris toutes les municipalités sur son territoire.Madeleine Bélanger, m.a.n.M.Claude Forgues Président du Comité de Parents Commission scolaire catholique de Sherbrooke Les parents du comité d\u2019école de l\u2019école primaire de Waterville ont pris connaissance des informations parues dans les journaux concernant la ré-affectation de notre an- Le conflit à la CSCS Des dinosaures de notre politique, les commissaires d\u2019école de la CSCS, puisqu\u2019il faut les appeler par leur nom, ont décidé de faire la preuve de leur toute-puissance.Voilà, à prime abord, l\u2019impression que l\u2019on pourrait avoir en suivant les péripéties du dossier Desruisseaux.Une autre impression ressort de tous ces débats.N\u2019y aurait-il pas quelque sbire, qui dans l\u2019ombre, se sentant menacé par des réformes du précédent d.g., connaissant les faiblesses de nos machines à voter, s\u2019en serait servi pour parvenir à ses projets machiavéliques?Faisant, du même coup, la preuve qu\u2019une commission scolaire doit être administrée par des gens compétents et non par un groupe d\u2019ignares du contenu et des conséquences des dossiers sur lesquels ils sont régulièrement appelés à voter.Fin de la crise Desruisseaux.Début de la crise Caroline Paquette.Inconfortables, insatisfaits, souffrant d\u2019un besoin viscéral d\u2019entretenir des chicanes, soit par visées politiques ou par ostentation dans cette société d\u2019adoration mutuelle qu\u2019ils se sont érigée, mais voilà maintenant que nos incroyables commissaires décident d\u2019avoir la tête de leur présidente, qu\u2019ils ont eux même choisie, il y a à peine un an et demi.Après Mme Paquette, qui sera la prochaine victime?Depuis l\u2019apparition des comités de parents, il est devenu de plus en plus évident, que le travail pour lequel ont été créés les commissaires d\u2019école, est devenu caduque et dépassé.En se sabordant les commissaires permettraient à la CSCS de combler une partie du déficit aggravé par la décision de ces derniers de rétrograder M.Desruisseaux tout en lui permettant de conserver le salaire du d.g.En faisant disparaître ce palier de gouvernement, la région verrait apparaître plusieurs milliers de dollars dans ses coffres.André L.Bélanger Un payeur de taxes informé Piopolis en a trop fait cien directeur général, monsieur Bernard Desruisseaux.Notre commissaire madame Jacinthe Belisle est venue nous informer des détails qui ont mené à cette décision.Notre comité d\u2019école s'étonne des motifs invoqués pour destituer le directeur général et ne comprend pas comment il sera possible de régler les problèmes de déficit de la CSCS en ajoutant une dépense supplémentaire aux budgets des trois prochaines années.Nous avons appris que le directeur général avait préparé un plan de redressement que le conseil des commissaires n\u2019a même pas daigne regarder.Notre comité d'ecole s\u2019interroge aussi sur les motifs qui ont conduit notre représentant du primaire, monsieur Domingue, à effectuer des démarches personnelles auprès des autres commissaires et ceci, sans mandat du Comité de parents.Contrairement aux commissaires élus par les contribuables, monsieur Domingue détient un mandat de délégation de la part du Comité de parents.Nous pensons qu\u2019il est primordial que les délégués consultent tout au long de leur mandat afin de bien nous représenter.C\u2019est pourquoi, nous désavouons la manière dont les tractations se sont faites en vase clos et même à l\u2019insu de l\u2019exécutif du Comité de parents.Notre projet éducatif d'école prône le respect et nous ne croyons pas que les derniers événements soient un modèle à imiter.Jane Stevens Présidente PERSONNE NE BAT r© AUTO CARREFOUR inc EAGLE VISTA VOUS EN REMISE AU PRIX COÛTANT de la facture^ Liquidation de tous nos modèles 1989^ KING E.563-3757 mu Jeep Eagle LAFLECHE ELECTRONIQUE PLACE FLEURIMONT Table tournante EQ graphique 7 bandes Synthonisateur digital 16 mémoires Double cassette Amplificateur 100 w.Lecteur au laser* Haut-parleurs* *OPTIONNEL TELECOMMANDE INCLUSE SYSTEME AUDIO 100 WATTS et télécommande ê Magnétoscope HQ Prog.à l\u2019écran SUPER SPECIAL n - 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