La tribune, 30 avril 1990, Cahier 2
[" - SH ^mrnwmm^ÊÊÊÊmÊÊmmÊÊmm ^ v *vC CAHIER La Tribune Général Vivre Secrets La faculté de médecine a été forcée à l'originalité \u2018v\\ \u2022;.* ' ¦' A»* U|.| 566-7722 SPORT EP-X Une pertor mance superbe.toute l'année! «iii MICHELIN, LA SUPÉRIORITÉ À TRÈS RON PRIX.Ottawa (PC) Le Canada, qui vit présentement une importante période d\u2019instabilité politique, ne deviendra qu\u2019un «mot» si l\u2019entente du lac Meech devait échouer, estime l\u2019ancien premier ministre de Terre-Neuve Brian Peckford.«Si l\u2019accord Meech est un échec, je crois que nous allons traverser.u-ne période d\u2019incertitude qui durera plusieurs années.Je ne crois pas que vous allez pouvoir recoller les morceaux très très rapidement», a-t-il déclaré sur les ondes du réseau CTV lors d\u2019une émission qui était diffusée hier.«La situation politique que j\u2019observe au pays m\u2019amène à croire que nous allons nous retrouver dans un pays appellé Canada, composé de 10 provinces, deux Territoires et un gouvernement fédéral mais constitutionnellement parlant, nous n\u2019aurons pas de pays parce qu\u2019un des peuples fondateurs sera exclu de l\u2019acte constitutionnel.» M.Peckford, l\u2019un des 10 premiers ministres à avoir signé l\u2019Accord du lac Meech en 1987, faisait évidemment allusion au Québec, qui a été exclu du giron constitutionnel lors du rapatriement unilatéral de 1982.L\u2019entente Meech, qui reconnaît au Québec le statut de société distincte et donne plus de pouvoir à toutes les provinces, est destinée à ramener le Québec dans la famille constitutionnelle canadienne.M.Peckford a de plus déclaré que l\u2019impasse constitutionnelle pourrait avoir «un impact négatif très important sur l\u2019économie» du pays.11 craint notamment la réaction des investisseurs étrangers.L\u2019ancien premier ministre de l\u2019Alberta, Peter Lougheed, s\u2019est dit du même avis: «11 faut que le Québec revienne dans le giron constitutionnel.Il faut que ce 25 pc de la population canadienne réintègre la constitution.C\u2019est la raison pour laquelle je tiens désespérément à ce que l\u2019entente Meech soit ratifiée».MM Peckford et Lougheed ont reconnu que si le Québec quittait la Confédération, le Canada anglais continuerait à exister mais en vertu de règles politiques différentes.«Vous allez voir naître dans l\u2019Ouest, en Alberta et en Colombie-Britannique, un sentiment très fort qui va les pousser à réécrire le livre des règlements.Le pays subira une agitation constante», a ajouté M, Lougheed.L\u2019ancien premier ministre néo-démocrate de la Saskatchewan, M.Allan Blakeney, a tenu à se démarquer de ses homologues conservateurs.Il est «simplement irréaliste» de croire que le Québec va quitter le Canada le lendemain de l\u2019échec du lac Meech, selon M.Blakeney.?3e anniversaire du Lac Meech B3 la Faculté et lui insuffle un dynamisme certain, tout en permettant la concentration en un seul lieu de plus de 70 pour cent des activités d\u2019éducation médicale de la Faculté.20e promotion Lue 20e promotion de médecins vient de quitter la Faculté, qui a formé à ce jour 1540 médecins, dont 40 pour cent de femmes et 45 pour cent de spécialistes, l a Faculté accueille de plus chaque année HH) nouveaux étudiants.Et si la Faculté réussit à concentrer en un seul lieu les activités pédagogiques que les autres facultés de médecine sont obligées de répartir en plusieurs centres, le Dr Bureau croit qu'il est néanmoins temps pour la Faculté de se doter d\u2019un deuxième centre majeur d\u2019enseignement.Trente pour cent des activités d\u2019enseignement sont en effet disséminées dans plusieurs hôpitaux et CLSC, allant entre autres de Sher brooke à Chicoutimi et Moncton.«Nous sommes associés avec d\u2019autres hôpitaux mais ce ne sont pas de véritables incubateurs d\u2019enseignement organisés pour recevoir de jeunes étudiants.L\u2019enseignement ne peut se faire au CHUS seulement, il est important que nous puissions travailler avec d'autres populations, mais il ne faut pas que ces centres soient trop éparpillés, comme c\u2019est le cas actuellement», note le doyen.C\u2019est donc pour regrouper 75 médecins professeurs dans un même hôpital que la Faculté annoncera en juin son association avec un autre hôpital du Québec.à partir de 79 95 à partir de 69 95 à partir de 89 95 MICHELIN parce que tes pneus, c'est important.Comme la plupart des Québécois, vous préférez probablement Michelin à n\u2019importe quel autre pneu et voici votre récompense pour n'accepter aucun compromis.portant.«L\u2019excès de revenus provenant des actes médicaux posés par les médecins représente de 35 à 40 pour cent du budget de la Faculté, souligne le doyen.Cela permet l\u2019engagement de professeurs supplémentaires et le financement de projets de recherche.» Ce système de rémunération unique fait donc des médecins des partenaires à part entière dans la vie de Michel Bureau, doyen de la faculté de médecine de l'Université de Sherbrooke.wcmiyw «Cl M.sé m II XH: Le radial de durabilité exceptionnelle.«JE PRÉFÈRE MICHELIN.OU RIBP XA4: Le radial vraiment 4-saisons, vraiment durable.amortisseurs freins parallélisme % Î;œ 11601 À notre avis, le pneu Michelin est la meilleure valeur sur le marché.Venez nous voir! Jean PICHETTE\tSherbrooke CM est probablement à la pauvreté sur laquelle elle a été érigée que la faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke doit le dynamisme qui la place aujourd\u2019hui à l\u2019avant-garde de l\u2019enseignement médical.La réforme 87 lui vaut Sherbrooke (JP) La Faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke, la plus jeune au Québec, jouit maintenant d\u2019une renommée internationale à la suite de la réforme pédagogique majeure initiée en 1987.Membre d\u2019un club très sélect en Amérique du nord, incluant pour le moment les Facultés de médecine des Universités Harvard et d\u2019Hawaï, la Faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke, qui accueillera cette année son 25e groupe d\u2019étudiants, est la première des 1400 Facultés de médecine en Amérique du Nord à avoir transformé l\u2019enseignement traditionnel de la médecine pour mettre l\u2019accent sur l\u2019auto-apprentissage des étudiants.«C\u2019est une pédagogie très avant-gardiste, qui va marquer et donner le ton à la pédagogie médicale», note le Dr Michel Bureau, doyen de la Faculté.A preuve, les centaines de visiteurs d\u2019Amérique du Sud, d\u2019Europe Le Canada ne serait plus qu'un mot Créée sur papier en 1961 à la suite d\u2019une initiative de plusieurs médecins de Sherbrooke, la Faculté de médecine de l\u2019Université de Sherbrooke n\u2019a profité d\u2019aucune subvention pendant ses trois premières années d\u2019existence, ce qui l\u2019a forcée à chercher des solutions originales, et à opter pour la création d\u2019un hôpital qui soit un véritable «incubateur d\u2019enseignement».Frères siamois C\u2019est ainsi que la Faculté de médecine et le Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS) ont été créés conjointement et demeurent totalement intégrés, ce qui est unique au Québec.«La Faculté et le CHUS sont de vrais frères siamois.Ce sont deux administrations séparées mais qui ne font rien sans se consulter l\u2019une l\u2019autre», note le Dr Michel Bu- reau, doyen de la Faculté.Les médecins pratiquant au CHUS sont tous engagés par la Faculté et demeurent à son emploi à cent pour cent: ils n\u2019ont donc aucun bureau prive.Payes par la Faculté, les médecins reçoivent ainsi tous le même salaire.Les revenus générés par leur pratique au sein du CHUS reviennent à la Faculté, qui y trouve ainsi une source de financement im- pédagogique majeure initiée en une renommée internationale et des Etats-Unis qui viennent examiner le fonctionnement du nouveau programme à Sherbrooke.La formule est fort simple.Les salles de classe traditionnelles n\u2019existent plus.On a fermé les amphithéâtres pour les remplacer par de petites salles, accueillant huit étudiants et un tuteur.Finis les exposés des professeurs.A partir de problèmes concrets, les étudiants, guidés par le tuteur, sont appelés à réfléchir sur les différents aspects d\u2019un problème.«Avec la spécialisation de la médecine et la multiplication des champs d\u2019étude, l\u2019enseignement était devenu un bourrage de crâne pour les étudiants.Un spécialiste de chaque domaine venait faire le tour de son champ de spécialisation et les étudiants écoutaient passivement.Il y avait pratiquement un cours pour chaque organe et ça n\u2019avait plus de bon sens», note le doyen.Pris avec des problèmes concrets les forçant à faire par eux-mêmes le tour de différentes questions, les étudiants explorent ainsi tout le champ médical en développant un esprit critique.«Avant, le professeur faisait le tour d\u2019un problème.Maintenant, les étudiants sont pris avec un problème sans fin.Ils sont très inquiets et c\u2019est exactement le but recherché.Le programme vise à former des penseurs, des gens capables de raisonner sur des problèmes au lieu d\u2019appliquer des recettes acquises.» line petite révolution Prêt à être lancé dès 1984, ce programme révolutionnant l\u2019enseignement médical a attendu trois ans avant d\u2019être mis sur pied.C\u2019est en constatant que l\u2019Association des facultés de médecine américaines arrivaient aux mêmes conclu- sions qu\u2019elle que la Faculté de Sherbrooke décidait de faire le saut, qui fait maintenant l\u2019admiration et l\u2019envie de tant de visiteurs.«11 fallait une bonne dose de courage pour procéder à ce changement.C\u2019est tout à l\u2019honneur du Dr Gilles Pigeon, qui était doyen de la Faculté à l\u2019époque.» Le Dr Bureau, qui assure que cette réforme fera largement tache d\u2019encre d\u2019ici l\u2019an 2000, se réjouit particulièrement de la dimension humaniste intégrée à ce nouveau type d\u2019enseignement .«La dimension humaniste fait partie de la médecine, mais on l\u2019a perdue, et c\u2019est gênant.On n\u2019avait plus le temps d\u2019envisager l\u2019aspect humain des problèmes de santé.Les médecins sont devenus de bons scientistes, mais ils ont perdu quelque chose de plus précieux, déplore le doyen.Maintenant, l\u2019aspect humain des problèmes est intégré à la formation.» OUVERT de 8h00 à 17H30 du lundi au vendredi et de 8h00 à 15H00 le samedi. B 2 La Tribune, Sherbrooke unoi 30 avri '990 Forum J*cn-Guy Dubuc, 3,ésiOent et Eai\u2019e.- Jeon Vignooult, 8édoc«e/ e- :ne* Roe-oa ;-r> THoF MuwiciPAjLtTtS N COMMISSIONS 36CLAI RfS ?J\u2019oh/T ffcs U cMoÎX.TEu P it rtrsEj^AL m P
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