La tribune, 26 mai 1990, Cahier 6
[" xÿv ÿqifir*^% Magazine La Gorge de (oaticook, un laboratoire Le Théâtre Piggery, doyen à 25 ans Le Théâtre Piggery de North Hatley, le plus ancien théâtre professionnel de langue anglaise au Québec, également le seul théâtre d'été anglophone de la province, célèbre cette année ses 25 ans.Un anniversaire qui est l'occasion de rappeler le rôle de leader de ce petit théâtre et la couleur tout à fait unique qu'il a su imposer aux arts de la scène québécois.À lire en pages 2 et 3.Week-end La Tribune, La Tribune, \u2014 Magazine Week-end arts et spectacles Le Théâtre Piggery Un quart de siècle d'amour entre une communauté et son institution culturelle O a> o '***.iM Vr^V.MB» avau ms*»-! ¦ m w&'*Êê -r \u2019 ' r *: ,-V sèÈr.' \" gpÉgs i&ISii Situé à quelques kilomètres du lac Massawippi, le Théâtre Piggery possède un caractère unique.Plus ancien théâtre professionnel de langue anglaise au Québec et seul théâtre d'été anglophone de la province, il fête cette année son 25e anniversaire.Une étape qui vient consolider le lièn unissant cette institution culturelle à la petite communauté qui l'a fait naître en 1965.Pierrette ROY Il possède un caractère unique.D\u2019abord par sa vocation de plus ancien théâtre professionnel de langue anglaise au Québec.Puis parce qu\u2019il s\u2019impose comme le seul théâtre d\u2019été anglophone de la province.Mais aussi en raison de son site exceptionnel dans le petit village de Ste-Ca-therine de Hatley, à quelques kilomètres à peine de l\u2019incomparable Lac Massawippi.Le Théâtre Piggery célèbre cet été sa 25e saison de théâtre et, du même coup, le quart de siècle d\u2019amour, d\u2019implication et de dévouement qui a lié cette institution culturelle à la petite communauté qui l\u2019a fait naître en 1965.Un parcours étonnant Pourtant, selon M.Royce Gale qui est chargé, depuis la formation l\u2019an dernier d\u2019un comité ayant pour tâche de préparer les célébrations entourant cet événement, de mener des recherches sur l\u2019histoire du Piggery, rien ne laissait croire qu\u2019au moment où la Townships Playhouse Guild inc., un organisme à but non ev lucratif formé en 1964, décidait de doter la région d\u2019un théâtre d\u2019été, celui-ci aurait la vie aussi longue.11 faut préciser que cet organisme venait prendre la relève de la North Hatley Playhouse Guild qui, entre 1956 et 1962, offrait des productions amateures dans l\u2019ancien Curling Club de North Hatley mais ses opérations prenaient après un hiver 1962 particulièrement difficile et au cours duquel le toit du théâtre s\u2019était littéralement effondré sous la neige.Un groupe de citoyens de North Hatley et des localités avoisinantes intéressé au développement des arts en général et à la mise en valeur de la région comme site récréatif et touristique se réunissait afin de rétablir la tradition du théâtre d\u2019été dans la région.Des générosités indispensables Mais le projet n\u2019aurait pu se concrétiser sans la générosité de M.Arthur C.Virgin, propriétaire d\u2019une ferme à North Hatley et bien connu dans la région qui, pour la réalisation de ce projet, met à la disposition du groupe un édifice de parpaing utilisé à l\u2019origine comme porcherie puis transformé en entrepôt, de même qu\u2019un lotissement de quatre âcres situé à Ste-Catherine de Hatley et un don en argent.D\u2019ailleurs, le couple Virgin a joué un rôle important dans l\u2019histoire du théâtre puisque depuis 1985, les bénéfices d\u2019un legs provenant de la succession de feue Mme Arthur C.Virgin contribuent à en défrayer les coûts de gestion.Un visage peu modifié Les transformations à l\u2019édifice, dessinées par l\u2019architecte montréalais Patrick Stoker et menées en 1964 et 1965 grâce aux efforts des bénévoles et des professionnels, faisaient en sorte que dès la première saison en 1965, le théâtre Piggery présentait presqu\u2019intégralement le visage qu\u2019il offre aujourd\u2019hui, à l\u2019exception peut-être de la terrasse aménagée il y a quelques années à l\u2019avant de l\u2019édifice.On a aussi transformé un édifice, offert aux responsables du théâtre et déménagé sur le site, en atelier de construction de décors et en entrepôt.Et, depuis 1980, est mené un programme pluri-annuel d\u2019amélora-tions comprenant le renforcement du toit, l\u2019installation d\u2019une fosse septique de grande capacité et, d\u2019ici le début de la nouvelle saison 90, la mise en place d\u2019un système passif de refroidissement et de circulation de l\u2019air.Ces travaux auront nécessité l\u2019investissement de quelque 100 000 $.Grâce à la générosité de M.Guy Bachand qui siégeait comme trésorier au premier conseil d\u2019administration en 1965 et qui, à l\u2019époque, était propriétaire du cinéma Premier de la rue King Ouest qu\u2019il s\u2019apprêtait à rénover, le Piggery a pu être doté gratuitement des quelque 300 sièges qu\u2019il possède toujours.Le rideau de scène était offert, quant à lui, par Mme W.W.Leslie.Y croire, d\u2019abord «Il ne faut pas se le cacher, le Piggery a toujours vécu les éternels problèmes de financement et la question des levées de fonds a toujours été et demeure la préoccupation principale des directeurs, note M.Gale.Des campagnes ont constamment été menées auprès des donateurs privés, auprès des compagnies, mais sans la tenue d\u2019événements annuels comme les défilés de mode, les «House and Garden Tour», les soirées de gala, les soupers campagnards qui ont été possibles, année après année, grâce à l\u2019implication de nombreux bénévoles, le Piggery n\u2019aurait pas résisté 25 années.Mais les gens y ont cru, e cela a fonctionné.Probablemeni parce que les bons éléments ont été combinés ensemble, au même moment.» Car, on s\u2019implique dans la \u2018eau se\u2019 du théâtre Piggery comme on le ferait à l\u2019intérieur d\u2019une oeuvre familiale.L\u2019esprit communautaire qui s\u2019est développé autour de cette initiative fait en sorte que le volontariat et le bénévolat ont toujours compté comme une pierre d\u2019assise dans cette oeuvre d\u2019un quart de siècle et ont permis que résiste, malgré les difficultés de tous ordres, ce petit bijou de notre patrimoine.Et, ceux qui ont connu au moins une fois dans leur vie une soirée au théâtre Piggery en gardent un souvenir impérissable en raison tout particulièrement de la qualité des productions qu\u2019on y présente, mais aussi à cause du cachet exceptionnel qu\u2019on y retrouve.Et les autres peuvent, si ce n\u2019est déjà fait, considérer qu\u2019il leur manque un fleuron particulier et très original dans leur connaissance du théâtre estival non seulement estrien mais aussi québécois. De l'amateur au professionnel dans la plus grande diversité ?En 25 ans, le Piggery a imposé une couleur unique aux arts de la scène québécoise Pierrette ROY La diversité des productions présentées au cours des vingt-cinq années d\u2019existence est assurément ce qui frappe le plus lorsque l\u2019on regarde de plus près la petite histoire du Théâtre Piggery.Une diversité dans le statut des troupes qui s\u2019y produisaient d\u2019abord, au cours des huit premières saisons, puis une diversité dans les genres de spectacle à y être présentés par la suite.Car mis sur pied essentiellement pour offrir à la population des environs l\u2019opportunité d\u2019apprivoiser les arts de la scène et offrir un lieu pour les troupes francophones et anglophones, le Théâtre Piggery s\u2019impose, dès le départ, par la grande variété des productions anglophones et francophones amateures, semi-professionnelles et professionnelles qu\u2019il offfe.De Monique Lepage à Pierre Gobeil A la toute première saison, on y trouve deux productions anglophones et une francophone, «Homicide par prudence» de John O\u2019Hare, avec la grande comédienne Monique Lepage.Et, dès la deuxième année, celle-ci fonde la compagnie «Les productions du Québec Inc.» et présente, en français et en anglais, la pièce «Good-bye Charlie» de John Arel-rod.Trois productions prennent l\u2019affiche au cours de la saison 1967 dont la pièce «C\u2019est maintenant qu\u2019il faut boire» de Guy Fournier, offerte en alternance en français et en anglais et commandée à l\u2019occasion du centenaire de la Confédération.La troupe de l\u2019Atelier, née en 1960, s\u2019y installe à l\u2019été 1968 et y présente «La perruche et le poulet» dans une mise en scène de Pierre Gobeil de même que «Faisons un rêve» de Sacha Guitry.Elle y reviendra dès l\u2019année suivante pour présenter «La bonne planque» et partagera la saison avec la troupe amateure Les Lennoxville Players.La saison 1970 accueille une deuxième fois les comédiens amateurs de Lennoxville de même que l\u2019Union théâtrale qui s\u2019y produira également en 1971.Pleins feux ?STÉPHANE LEMIRE Il arrive que les événements nous amènent à braquer les projecteurs dans notre propre cour! C\u2019est le cas cette semaine pour Stéphane Lemire, photographe de presse à La Tribune et \u2018maniaque\u2019 de la photographie d\u2019art, dont l\u2019une des oeuvres a été choisie pour la fameuse présentation LE MONTRÉAL DES MONTRÉALAIS (expo Oerlikon).En novembre 1989, un jury sélectionnait 250 photographies parmi les quelque 10 (XX) que proposaient 1000 photographes amateurs et professionnels.Les images primées font d\u2019abord, jusqu\u2019au 10 juin, l\u2019objet d\u2019une exposition qui ne manque pas d\u2019originalité, puisqu\u2019elle est présentée en vitrines de différents commerces, rue Ste-Catherine à Montréal.Par la suite, les 250 oeuvres, dont celle de Lemire titrée Moins 20\" à l\u2019ombre, rue St-Denis, seront regroupées dans un livre marquant le 350e anniversaire de la métropole.Stéphane a déjà publié un agenda illustré (1976, Mémo-Art), une série de 5 affiches (NEW YORK, 1980), distribuée partout en Amérique du Nord.L\u2019artiste est initiateur et membre fondateur du collectif COMMU-NIMAGE qui exposait récemment au Musée des Beaux-arts de Sherbrooke.COMMUNIMAGE a publié un recueil de photos sous forme de mémento, édité une série d\u2019affiches et créé le livre de prestige qu\u2019offrira, en septembre 1990, la Ville de Sherbrooke.Lemire est membre fondateur de la galerie d\u2019art de la bibliothèque du CEGEP de Sherbrooke, il a exposé en Colombie Brita-nique et plusieurs de ses photos ont été publiées dans de nombreux magazines et journaux canadiens.«La photographie de presse est une façon agréable de gagner ma vie; la photographie d\u2019art, c\u2019est ma façon de voir la vie», déclare l\u2019admirateur de Cartier-Bresson, photographe de l\u2019instant présent (snap shot), du «moment décisif.» On peut voir la photo primée de Stéphane Lemire à la page 10.Développer une spécialisation Mais il fallait, en raison de la difficulté éprouvée à trouver des troupes qui viennent s\u2019y produire, adopter une voie qui lui soit particulière, une spécialisation qui lui soit propre et qui lui permette d\u2019attirer un public grandissant en l\u2019imposant avec force au sein de la population.Des ententes sont alors conclues avec le théâtre de la Poudrière de Montréal dirigé par Jeannine Beau-bien qui prend en charge toute la saison avec des productions professionnelles.Dès l\u2019automne 1972, on décide d\u2019instaurer une politique de production totalement professionnelle en formant une compagnie qui s\u2019occuperait de tous les aspects de l\u2019administration et de la production.On crée aussi un poste de metteur en scène à temps plein.La saison 1973 est couronnée de succès, on passe de salles à moitié pleines à une augmentation de la clientèle de 125 pour cent.Et, cinq ans plus tard, le Piggery confirme sa vocation de théâtre d\u2019été professionnel en engageant un directeur administratif et un directeur artistique.Depuis cinq années, la direction artistique est assumée par Gregory Tuck.Le Piggery pouvait, dès l\u2019année 1979, compter sur une subvention de 6000 $ que lui accordait le Conseil des arts du Canada, subvention majorée à 13 500 $ en 1988 en reconnaissance du rôle distinct que joue ce théâtre professionnel non seulement au Québec mais aussi au pays.Depuis lors, le Piggery a fait figure de proue dans l\u2019éventail des théâtres d\u2019été au Québec en présentant des oeuvres d\u2019auteurs canadiens, américains et britanniques ainsi qu\u2019une palette très étendue dans les genres les plus variés, que ce soit les comédies, les mystères, les drames, les opérettes, les classiques contemporains et les spectacles solos et ce, en anglais mais aussi en français.Et, de par ce rôle de leader qu\u2019il a osé affirmer bien haut et qu\u2019il assume avec courage et constance grâce à ses infatigables artisans depuis maintenant 25 années, le Piggery impose assurément aux arts de la scène québécois une couleur tout à fait unique en son genre.INCOMPARABLE! m a» a\\\\Y.e et P it\\* E!\tP*A.P J , à .ctoS^°'e LECTEUR AU LASER IDCD-5201 mma AMPLIFICATEUR IDRA-25 Dépositaires des marques: M0IIT0R AUDIO ELIPSOi MdITOSH\tQUA0 PARADIGM\tPIERRE\tÉTIEMf ORACLE\tIÉ0B R0TEL\t0ER0R «AKAMICHI L'avenir c'est la perfection 1g5 ru# KjnB Mt IDENOnI\tSherbrooke BOURGET 5694242 SUÿtÊO'^*\tAudio-conseil Professionnel Votre projet de rénovation doit être bien planifié .-A (O O A x O O o f Hélène Mai;< in décoratrice Design, Aménagement résidentiel et de bureau 3495, rue Richard Sherbtooke (Quebec) \u2022I1L 1M8 819-822-3710 14539 La Tribune, \u2014 Magazine Week-end \u2014 Sherbrooke, sameoi La Tribune, Magazine Week-end \u2014 Siearoe, samedi 26 irai i99C Journée «portes ouvertes» dans les musées Pierrette ROY C\u2019est avec l\u2019idée d\u2019offrir aux institutions muséales des Cantons de l\u2019Est la plus grande visibilité possible et, du coup, inciter la population à se prévaloir de l\u2019immense richesse qui est, par ce biais, mise à sa disposition à longueur d\u2019annnée, que sera soulignée cette année, en région, la Journée des musées.Se déroulant demain dimanche, le 27 mai, elle sera marquée ici par une grande journée «portes ouver- tes» qui permettra au grand public l\u2019accès gratuit, entre 9h et 17h, à pas moins de 14 institutions muséales de la région, qui offriront une vingtaine d\u2019expositions différentes.Brochure promotionnelle Mais cet événement constitue aussi un prétexte, à Sherbrooke, pour la table sectorielle du Patrimoine et institutions muséologiques du Comité culturel de la ville de Sherbrooke qui prépare l\u2019événement depuis plusieurs mois, au lancement d\u2019une nouvelle brochure promotion- AU VIEUX CLOCHER DE MAGOG LA TOURNEE JUSTE POUR RIRE 90 présente les DU 1er JUIN AU 28 JUILLET Billets en vente au resta JUIN.3 Marmites à Magog et au Vieux Clocher.VENDREDI ET SAMEDI A 20h30 RESERVATIONS: 847-0470 LaTribune j-.cFks ='.«{
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