La tribune, 9 juillet 1990, Cahier 1
[" DEUX MORTS A2 L'hydravion chute: le pilote voulait-il éviter la montagne?Il faudra attendre quelques jours avant d'avoir des indices précis sur les causes de la cfiute d'un hydravion dans le lac Bowker, qui a fait deux morts, samedi.PATRIMOINE A3 Le rythme des démolitions inquiète grandement SPORTS Dl, D2 Cette fois, Goliath a gagné au tournoi Yvon «Pif» Dépatie Le Suédois Edberg reprend le titre Au terme d'une dramatique en cinq actes à Wimbledon, Stefan Edberg a pris sa revanche sur Boris Becker.Nos informations en D2.DURHAM-SUD A4 L'arrivée du train en 1851 allait précipiter les choses Certains citoyens ont rivalisé d'imagination pour décorer leur parterre, dans le cadre du 125e anniversaire de la municipalité de Durham-Sud METEO ¦ , A2 (190e jour de l'année) Dégagement: 24 à 12 C Lever du soleil: 5H07 Coucher du soleil: 20H37 Demain: ensoleillé Lundi SHERBROOKE 9 juillet 1990 81 e ANNÉE \u2014 No 118 (WEEK-END: 1,00$) 0.50\u2018 Domicile: 3,10$ par semaine.Une famille moyenne utilise l\u2019équivalent de, arbres 4 0S8 SUS® s- Une victoire logique Dans un match à sens unique, l'Allemagne fédérale a quand même eu besoin d'un tir de pénalité pour battre l'Argentine 1-0, et remporter ainsi la finale du Mondiale de soccer.Comme ses coéquipiers, Juergen Klinsmann n'a pas caché sa joie en exhibant bien haut la Coupe, au stade de Rome.Les détails en page D2.Bush débloque l'impasse sur les pluies acides et non un traité, comme le Canada le voulait.Mais on souligne également de source proche de l\u2019administration américaine que M.Mulroney, grâce cette déclaration sur l\u2019engagement prochain de négociations, peut se targuer d\u2019une victoire significative en ces temps où «il est en sérieuse difficulté politique dans son pays».Houston (AFP) Le premier ministre Brian Mulroney et le président George Bush ont fait hier à Houston un grand pas vers l\u2019élimination du principal sujet de friction entre le Canada et les États-Unis, en annonçant qu\u2019ils engageraient très prochainement des négociations pour un accord visant à limiter les pluies acides.Le chef de l\u2019Agence américaine de la Protection de l\u2019Environnement (EPA), William Reilly, et le ministre canadien de l\u2019Environnement, Robert de Cotret, se rencontreront le 16 juillet à Ottawa pour des discussions préliminaires et des négociations formelles devraient débuter peu après, ont indiqué MM.Bush et Mulroney à l\u2019issue d\u2019un entretien bilatéral, à la veille du sommet de sept pays les plus industrialisés.«Une date marquante» M.Mulroney s\u2019est déclaré «très heureux» de la décision américaine.«Cette journée, je pense, restera longtemps une date marquante dans l\u2019histoire des relations entre nos deux pays dans ce domaine important et névralgique de la protection de l\u2019environnement commun», a-t-il dit, soulignant le «changement significatif» de la position américaine.Les deux pays entendent réduire de 50 pour cent d\u2019ici à l\u2019an 2000 les émissions de dioxide de soufre des usines du nord des États-Unis qui retombent sous forme de pluies acides des deux côtés de la frontière américano-canadienne, détruisant lacs et forêts.Le gouvernement fédéral, qui fait pression depuis des années sur les États-Unis pour un traité bilatéral engageant le gouvernement américain à réduire les émissions polluantes, s\u2019était jusque là heurté à l\u2019hostilité de l\u2019administration du président Ronald Reagan.«Nous avons fait de grands progrès et nous devons en être tous les deux satisfaits», a déclaré M.Bush, remerciant M.Mulroney et le Canada pour leur «patience et leur compréhension».11 a cependant souligné qu\u2019il restait «beaucoup à faire», et a «promis» que les États-Unis coopéreraient.Un accord bilatéral entérinera formellement ce que les deux pays font pour limiter les émissions polluantes, confirmant les objectifs.Le Canada a son propre programme depuis 1985.Mais l\u2019accord pourrait également déterminer un programme de vérification, d\u2019échanges d\u2019informations, des méthodes pour résoudre d\u2019éventuels conflits, et établir une commission mixte chargée de superviser sa mise en application.On souligne, côté américain, que les deux pays négocieront un accord ¦ À Houston, le président George Bush a réservé un accueil texan pour ses hôtes, dont le premier ministre Brian Mulroney.Mulroney espère sauver Gorbatchev Washington (PC) Le premier ministre canadien, Brian Mulroney, a fait hier un vigoureux plaidoyer en faveur d\u2019une aide économique au président soviétique Mikhaïl Gorbatchev, estimant que «nous serons dans une mauvaise position (.) s\u2019il est écarté» du pouvoir.Interrogé par la chaîne de télévision américaine ABC, M.Mulroney a estimé qu\u2019il doit y avoir, à l\u2019occasion du sommet des sept grands pays industrialisés qui s\u2019ouvre aujourd\u2019hui à Houston aux États-Unis, «jine réponse» à la demande d\u2019aide économique de M.Gorbatchev.«Où en serons nous si Mikhaïl Gorbtaehev est écarté par les conservateurs (.), nous serions dans une mauvaise position».«11 y a un risque et une réponse doit être faite», a souligné le premier ministre canadien.Les Soviétiques «ont besoin d\u2019assistance technique, ils ont besoin de transferts de technologie, de coopération économique et d\u2019échanges commerciaux (.) et chacun d\u2019entre nous peut répondre différemment, mais il doit y avoir au total une action significative», a poursuivi M.Mulroney.«Glasnost et pérestroïka (.) sont dans notre intérêt, en tant que Ca- nadiens et nord-Américains», a insisté M.Mulroney.«Mikhaïl Gorbatchev est un dirigeant hors pair et un homme d\u2019un courage hors du commun, a-t-il affirmé.11 y a actuellement un changement fondamental dans l\u2019attitude de l\u2019Union Soviétique».Accueil froid Les propos du premier ministre canadien ont été accueillis avec fraîcheur, au cours de la même émission, par le ministre britannique des Affaires étrangères et le secrétaire d\u2019État américain.M.Douglas Hurd a lancé un appel à la prudence au plan militaire et a souhaité que Moscou remette de l\u2019ordre et «reprise les trous au fond de ses poches avant que les pays industrialisés lui donnent de l\u2019argent».M.James Baker, tout en réaffirmant le soutien du gouvernement américain au président soviétique, a souhaité que Moscou fasse davantage et a souligné que les États-Unis devront changer leur législation pour pouvoir fournir une aide directe à Moscou.Le président soviétique lui-même a envoyé une lettre à son homologue américain George Bush, hôte du sommet économique, demandant aux pays les plus industrialisés une assistance technique et des crédits pour aider ses réformes économiques.«Ca va tellement bien, c'est inquiétant!» ?Il y a foule au 9e Festival mondial de folklore à Drummondville Gérald PRINCE\tDrummondville a 9e édition du Festival de folklore, ça va tellement bien que c\u2019en est presque inquié- tant!» Pour Gaston Langlais, l\u2019un des membres bénévoles du conseil d\u2019administration, rien n\u2019est venu perturber la qualité et l\u2019enthousiasme, devenus légendaires, de la première fin de semaine du Festival mondial de folklore de Drummondville, cette année.«Les salles sont remplies, les spectacles en plein air attirent les foules, les troupes présentent le mieux comme qualité, aucun incident regrettable ne s\u2019est produit, que voulez-vous de plus?», demande Langlais.Effectivement, comme dans les huit festivals précédents, tenus entre 1982 et 1989, l\u2019atmosphère est à la fête, les gens se prélassent dans le parc Woodyatt en regardant les danseurs sur trois scènes différentes, en suivant une démontration sur l\u2019origami japonais ou sur le folklore en Normandie, ou encore en écoutant des exposés sur la vie traditionnelle des Montagnais du Québec.Ils étaient plusieurs dizaines de milliers à franchir les tourniquets du parc hier après-midi et hier soir où des spectacles, pratiquement non-stop, étaient donnés sur l\u2019un ou l\u2019autre des sites; sur la grande scène, à la Folkothèque ou encore sur la scène de la rive.Célébrant en même temps le 175e anniversaire de Drummondville, les troupes participantes en ont \u2022j#*.* siteurs pour trouver un souvenir ou un article de qualité à rapporter de ce événement à caractère unique.mis plein la vue et les oreilles des spectateurs massés dans le parc, partout où il y avait quelques pieds carrés d\u2019espace libre.Et pendant que sur scène au Parc Woodyatt, le spectacle continue de plus belle, des dizaines de visiteurs se rendent sous les arbres visiter une cinquantaine de kiosques d\u2019artisans du Québec et une dizaine des pays vi- Hausse de prix La hausse des prix du macaron, donnant accès au parc Woodyatt, n\u2019a pas semblé ralentir les amateurs de folklore.De 3 $ qu\u2019il était l\u2019an passé, le coût est de 5 $ cette année.Dans la seule journée de samedi, 8016 macarons ont été vendus au guichet et on s\u2019attendait hier à dépasser ce nombre record.A la police municipale, même version des faits: le Festival attire beaucoup de monde, surtout des familles.«Ce ne sont pas des personnes qui cherchent le trouble, au contraire», commente un officier qui remarque que, comme par le passé, le Festival ne donne l\u2019occasion à aucune recru-descendc de criminalité.Au contraire, elle diminue plutôt et les festivaliers s\u2019en tiennent davantage à l\u2019agrément de la fête qu\u2019à des actes peu recommandables.Les spectacles intérieurs donnés ê au Centre Marcel Dionne ou au C'en- ^ tre culturel font salle comble à tout J coup.On remarque un phénomène 'î nouveau cette année: la plupart des J-spectateurs acquièrent leurs billets à J la dernière minute et d\u2019excellentes £ places sont disponibles, quelques ° heures seulement avant les présenta- J tions.Cela semble attribuable à la vi- °-site à Drummondville de beaucoup de gens de l\u2019extérieur, plus que jamais auparavant, qui viennent passer la journée au Festival.La Troupe Nora Neurim Jerusalem de la ville Rishon-le-Zion,en Israël, a présenté un spectacle éblouissant hier sur la grande scène du Festival de folklore, devant des milliers de spectateurs réunis au parc Woodyatt.PASSEPORT SHERBROOKE mois OUI, PASSEPORT AUTO VOUS OFFRE UN VRAI TAUX D'INTERET! L'OPTIMA, Division do GM CANADA 4880, boul.Bourque, Rock Forest 823-1400 Voisin de Précision Acure portes, A vous d'en profiter chez: D'INTERET 18334 A 2 La Tribune, Snerbrooke, lundi 9 juillet 1990 Le pilote voulait-il éviter la montagne?Deux morts dans la chute soudaine d'un hydravion dans les eaux du lac Bowker Jean PICHETTE lac Bowker On ne connaîtra probablement pas avant quelques jours la cause exacte de l\u2019écrasement d\u2019un hydravion qui a fait deux morts, samedi, sur le lac Bowker, près de Bonsecours.Selon les nombreux témoins de l\u2019accident, survenu à environ 300 pieds de l\u2019extrémité sud du lac, l\u2019avion volait entre 50 ou 100 pieds au-dessus de l\u2019eau lorsqu\u2019il a effectué un virage à gauche, peut-être pour éviter la montagne qui se dressait devant lui, ce qui a entraîné sa chute soudaine dans l\u2019eau.Heureusement, personne ne se trouvait à proximité du point de chute.Le pilote du monomoteur à flotteurs, Clermont Beaulieu, entrepre- neur en construction de St-Basile-le-Grand, et son passager, Réal Roy, 44 ans, entrepreneur en terrassement, n\u2019ont cependant pas eu autant de veine et sont morts avant que les sauveteurs aient pu faire quoi que ce soit.Pour saluer un ami L\u2019hydravion s\u2019était posé sur le lac vers lOh, à proximité du camping Mailhot, à un peu plus d\u2019un mille du lieu de l\u2019accident, pour permettre au passager de saluer un bon ami, Michel Lajoie, propriétaire d\u2019un chalet au camping.Reparti peu après 1 lh30, le Piper bleu et blanc de type Tripacer, un modèle des années 60, s\u2019est écroulé vers llh45, se retrouvant rapidement sens dessus dessous, seuls les flotteurs émergeant au-dessus de l\u2019eau.«L\u2019avion a décollé rapidement mais semble avoir pris un peu de QU'EN PENSEZ-VOUS?Face à la possibilité d'une récession, envisagez-vous de modifier votre façon de consommer?Denis Breton Claude Lafontaine Jean Longpré Denis Breton, de Rock Forest: «Oui, on va faire plus attention, on va dépenser moins.On va couper dans les grosses dépenses qui peuvent attendre.» Claude Lafontaine, de Louiseville: «Non, on va garder le même rythme de vie.La possibilité de récession ne me fait pas peur plus que ça.» Jean Longpré, de Sherbrooke: «Tout le monde est à peu près dans la même optique.On fait plus attention, on est plus sélectif dans nos achats.» Iledwild Waterloos, de Sherbrooke: «Définitivement, parce que j\u2019ai l\u2019impression que le coût de la vie va augmenter mais que les salaires n\u2019augmenteront pas autant, comme d\u2019habitude.On va donc devoir se priver de certaines choses.» Jocelyne Noël, de Windsor: «Non, parce que je fais toujours attention.Je prends ça comme ça vient, je suis toujours prudente dans ma façon d\u2019acheter.» France Robert, de St-Ludger de Beauce: «Oui, on ménage un peu plus.On va consommer un peu moins au cas où.» Hedwild Waterloos Jocelyne Noël France Robert v°,iWiI5L \\ \\&giïrRS » jsrSssg- *'\u2022**\u2019'*\tSM*»00\u20191 OU 19\tà tt»30' tm.0 National Saint-Amable réclame 700 000 $ en marge de l'incendie de pneus Michel VENNE Québec (PC) La municipalité de Saint-Amable enverra à Québec une facture totale de près de 700 000 S pour couvrir les frais encourus lors de l\u2019incendie de pneus usagés survenu sur son territoire le 16 mai dernier.Cette somme représente l\u2019ensemble des dépenses reliées directement à l\u2019extinction du brasier qui a tenu en haleine quelque 1000 pompiers, ouvriers et bénévoles durant 79 heures entre le 16 et le 19 mai dernier et entraîné l\u2019évacuation de 65 personnes.Le bilan financier total du désastre écologique sera cependant beaucoup plus lourd.Et tout porte à croire que ce sont les contribuables qui devront l\u2019assumer entièrement.La facture de 700 000 S comprend le salaire des pompiers de Saint-Amable et de ceux des municipalités voisines de Beloeil, Boucherville et Va-rennes, venus prêter main-forte au plus fort de l\u2019incendie.Elle couvre également le coût d\u2019achat du sable et de location des béliers mécaniques utilisés pour combattre les flammes, a indiqué l\u2019adjointe au trésorier de la Ville, Mme Pauline Nault.L\u2019état de ces dépenses sera transmis dans les jours qui viennent au ministère de la Sécurité publique.Le 18 mai, le ministre de l\u2019Environnement, Pierre Paradis, avait promis au maire Jacques Doyon que Québec paierait la note.Pompage: 450 000 $ Jusqu'à maintenant, par ailleurs, l\u2019incendie a coûté au ministère de l\u2019Environnement à lui seul près d\u2019un demi-million de dollars pour le pompage, par la firme Sanivan, des 2,8 millions de litres d\u2019eau contaminée et d\u2019huile écoulée dans le sol sous l\u2019amas de caoutchouc.Et ce n\u2019est pas fini.Des frais reliés aux analyses en laboratoire des échantillons de sol et d\u2019air prélevés au moment du sinistre et par la suite devront encore être compilés, de même que les coûts de l\u2019étude de caractérisation qui doit débuter la semaine prochaine et dont les résultats seront connus à la fin d\u2019août.Cette étude a pour but d\u2019établir quels types de contaminants sont demeurés dans l\u2019environnement, de déterminer comment éliminer de façon sécuritaire les tonnes de sable utilisé et de trouver quoi faire des pneus qui restent.Les solutions proposées engendreront à leur tour des coûts qui viendront encore gonfler la facture refilée enfin aux contribuables.La facture aux contribuables La porte-parole du minstre de l\u2019Environnement, Mme Danielle Paré, devait en effet reconnaître ven- dredi qu\u2019en dépit de l\u2019adoption en juin du projet de loi établissant le principe du pollueur-payeur, Québec devra passer seul à la caisse.Celui qui a accumulé depuis 20 ans plus de trois millions de pneus sur ce qui est devenu le plus important dépotoir du genre au Québec, M.Jean-Paul Mireault, a beau être tenu responsable des dégâts par le ministre Paradis, sa situation financière le rend insolvable.Pauvre et retraité, le gouvernement serait incapable de lui soutirer un sou, dit-on.Le géant Beaupré est enterré en Saskatchewan Willow Bunch, Saskatchewan (AFP-PC) Quatre-vingt-six ans après sa mort, Edouard Beaupré, le géant (2,52 mètres) de Willow Bunch, en Saskatchewan, a été enterré dimanche dans son village natal au terme d\u2019une longue procédure juridique engagée par un de ses neveux pour récupérer auprès de l\u2019Université de Montréal son corps embaumé.Né en 1881, le «géant Beaupré», qui souffrait d\u2019une tumeur à l\u2019hypophyse, avait été engagé dans un cirque à 17 ans, alors qu\u2019il mesurait déjà 2,14 m.Il mourut de la tuberculose à 23 ans lors d\u2019une tournée à l\u2019exposition internationale de St-Louis aux Etats-Unis, en 1904.Alors que sa famille croyait qu\u2019il avait été enterré sur place, son cada- vre fut embaumé pour être montré dans des cirques et des foires jusqu'à ce que l\u2019Université de Montréal en fasse l\u2019acquisition pour l\u2019exposer publiquement jusqu\u2019en 1975.Un de ses neveux, M.Ovila Les-pérance, avait alors engagé une procédure afin de pouvoir lui fournir enfin une sépulture.Le «géant Beaupré» a été incinéré avant d\u2019être enterré.L\u2019Université avait accepté de rendre le corps du géant à la condition qu\u2019il soit incinéré pour en empêcher l\u2019exploitation commerciale.Quelque 200 personnes, dont plusieurs neveux, nièces et autres parents éloignés du géant, ont assisté aux funérailles.Le géant a été enseveli à côté d\u2019une statue de fibre de verre à son effigie créée par un artiste de la Caroline du Nord.Québec a versé 17 millions $ aux victimes d'actes criminels l'an dernier Lia LEVESQUE Montréal (PC) Toujours méconnu du public, le service d\u2019indemnisation des victimes d\u2019actes criminels a pourtant versé 17.1 millions $ en prestations, l\u2019an dernier, à plus d\u2019un millier de victimes.Le service de l\u2019IVAC est également intervenu de diverses façons auprès des victimes de la tuerie de l\u2019Ecole polytechnique.Le rapport annuel de la Direction de l\u2019indemnisation des victimes d\u2019actes criminels, rattachée à la Commission de la santé et de la sécurité du travail (CSST), vient d\u2019être rendu public.On y apprend qu\u2019en 1989, 2376 demandes ont été reçues à la direc- tion de l\u2019IVAC ou à l\u2019un des 21 bureaux régionaux de la CSST.De ce nombre, 1638 requêtes ont pu être étudiées et plus des trois-quarts, soit 1270 demandes d\u2019indemnisation, ont été acceptées.Le service est encore trop peu connu du public, selon sa directrice Rolande Couture.Pour saisir l\u2019ampleur de cette méconnaissance, notons que le nombre de demandes d\u2019indemnisation ne représente que cinq pour cent des 46 717 crimes contre la personne qui ont été perpétrés en 1989 au Québec.Par ordre d\u2019importance, les six crimes qui ont suscité le plus grand nombre de demandes acceptées sont: les agressions armées ou le fait d\u2019avoir infligé des lésions corporelles (une demande sur quatre); puis le vol Les Montréalais ont enfin leur vraie plage qualifié (une demande sur cinq); les voies de fait; l\u2019agression sexuelle; le meurtre et les voies de fait graves.En tout, 217 victimes d\u2019agressions sexuelles ont été indemnisées.Elles comptent pour 17 pour cent des demandes acceptées.Violence conjugale L\u2019IVAC a aussi traité 97 dossiers de violence conjugale, aussi bien des cas d\u2019agressions sexuelles que des voies de fait et des meurtres, tentatives de meurtre ou homicides involontaires (une seule et même catégorie).Les jeunes ont représenté près de 17 pour cent de la clientèle de l\u2019IVAC.Dans plus de la moitié des cas, ces jeunes avaient été agressés sexuellement au domicile familial.Des jeunes sont parfois responsables d\u2019agressions.Le service de l\u2019I- VAC a ainsi versé des prestations dans 15 cas d\u2019agressions au couteau commises par des jeunes.Les personnes âgées ont représenté cinq pour cent de la clientèle de l\u2019IVAC.Dans les trois-quarts des cas, elles avaient été victimes de vol, agressées à coups de pieds et de poings.Reste que 22 pour cent des demandes d\u2019indemnisation formulées à l\u2019IVAC ont été refusées l\u2019an dernier.Les motifs de rejet sont principalement la «faute lourde» de la victime, puis l\u2019absence de preuve d\u2019un acte criminel.Le service de l\u2019IVAC s\u2019assure toujours que la victime n\u2019a pas, par sa faute lourde, contribué à ses blessures ou à sa mort par certains comportements, comme celui de commettre elle-même un crime, par exemple.Mario GILBERT Montréal (PC) Les Montréalais, qui sont entourés d\u2019eau mais qui ne s\u2019en rendent pas toujours compte, pourront enfin se tremper les pieds dans une eau propre \u2014filtrée naturellement\u2014, sur le bord d\u2019une vraie plage, avec du vrai sable, des arbres et de la pelouse.Tout ça à un jet de pierre d\u2019une station de métro et à dix minutes du centre-ville.Ouverte hier par une magnifique journée ensoleillée \u2014malgré les prédictions pessimistes des météorologues\u2014, la plage du lac de l\u2019île Notre-Dame, en plein milieu du fleuve Saint-Laurent, a déjà conquis les 4000 baigneurs, habitués des piscines extérieures ou des lacs des Laurenti-des, qui sont venus goûter enfin à \u201cleur plage\u201d de sable, longue de 600 mètres.Familles, jeunes couples, personnes d\u2019âge mûr, les Montréalais ont enfilé leur maillot de bain et déployé leur serviette de plage, hier après-midi, pour piquer une tête dans les eaux frisquettes du lac, d\u2019une superficie de 15 000 mètres carrés.Après une attente parfois longue, les baigneurs, qui avaient déboursé 5 $ pour les adultes et 2.50 $ pour les enfants, n\u2019avaient que des éloges pour leur nouveau joyau urbain.Le maire Jean Doré, venu pique-niquer avec sa famille en après-midi, n\u2019était pas peu fier de sa trouvaille, alors que des baigneurs ravis venaient Quand tu vis un moment difficile et que tu besoin de parler.A Secours Amitié il y a quel qu'un pour t\u2019écouter.UNE LUEUR D'ESPOIR.SECOURS/ , AMITIÉ lui serrer la main et le féliciter de cette heureuse initiative.Cette idée un peu folie d\u2019une plage publique juste en face du centre-ville de Montréal revient en effet à M.Doré, qui s\u2019inquiétait de la qualité de l\u2019eau il y a quelques années, alors qu\u2019il suivait des cours de planche à voile au bassin de l\u2019île Notre-Dame.Devenu maire, M.Doré sème l\u2019idée à gauche et à droite, consulte des experts et le projet prend forme petit à petit.Les travaux, amorcés en septembre dernier, ont coûté près de 6,5 millions $ pour l\u2019aménagement de ce coin de l\u2019île Notre-Dame, connue pour son circuit de course automobile Gilles-Villeneuve, son exposition Cité-ciné et ses pavillons d\u2019Expo-67.Environ 500 arbres et 2500 arbustes ont été plantés sur le site par les spécialistes du Jardin botanique de Montréal, et 30 000 tonnes de sable ont été transportées pour couvrir le fond du lac et créer la plage.Votre enfant mouille-t-il son lit?Méthode médicale reconnue (réflexes conditionnés).FINI LE PIPI AU LIT grâce au système URINEX Résultats probants de 2 à 3 semaines.Service Orthopédique Sherbrooke FERNAND GROLEAU 600 King est, 566-5551 PUITS ARTESIENS POMPES A EAU TRAITEMENT D\u2019EAU FORAGE DE PUITS ARTÉSIENS (Affilié à Lalime & Frères Inc.) 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LaTribune CAMELOT de LA TRIBUNE \u2022\tTu as 10 ans et plus \u2022\tTu habites Sherbrooke ou la région \u2022\tTu cherches un emploi qui te valorisera \u2022\tTu veux avoir ton argent bien à toi La Tribune te confiera: \u2022\tdes responsabilités qui te serviront toute ta vie \u2022\tun nombre d'abonnés que tu devras bien servir et respecter TU RECEVRAS EN RETOUR: \u2022\tune source de revenu d'importance \u2022\tencouragement et support \u2022\tune possibilité de participer à de nombreux concours et gagner de très beaux prix.CE DÉFI T'EMBALLE COMMUNIQUE AVEC: TaTrihnno aux abonnés\t564-5466 VOUS ALLEZ VOUS EN VOULOIR SI VOUS NE PASSEZ PAS NOUS VOIR! pr\t\t*\t;\u2014\t\tr\\\t \tk_>\t\t\t\tVA\\\t|J 427, boul.| Bourque, Omerville 843-8145 A 8 La Tribune, Sherbrooke, .idi 9 .ne- i990 ibii La Chevrolet Caprice Elle a résisté à la vague des petites voitures Résistant bien au passage du temps, la traditionnelle Caprice est demeurée au catalogue Chevrolet durant toute la décennie 80.Certains pensaient que le prix du pétrole sans cesse grimpant et la poussée des tractions avant de-format plus modeste en auraient raison, mais elle a su maintenir un niveau de popularité motivant son maintien.En dépit de cette longévité, les dirigeants de l\u2019entreprise étaient bien conscients que l\u2019allure de la Caprice devrait tôt ou tard montrer un nouveau visage, alors que l\u2019ensemble de la gamme de General Motors succombait aux charmes de l\u2019aérodynamique.C\u2019est ainsi que le dernier Salon de Detroit voyait la présentation officielle de la Caprice 1991 entièrement redessinée, mais' faisant confiance a la plupart des éléments mécaniques du modèle précédent.J\u2019ai récemment pu en faire l\u2019essai pour vous livrer le compte-rendu qui suit.Place à l\u2019originalité Ceux qui considéraient la carrosserie de l\u2019ancienne Caprice comme manquant d\u2019originalité, devront réviser leurs positions dans le cas du nouveau modèle.En effet, elle propose une carrosserie pour le moins moderne et sortant de l\u2019ordinaire pour une voiture de cette catégorie.Tout d\u2019abord, la partie avant de la voiture se montre relativement classique dans son aérodynamique, puisqu\u2019elle retient des phares affleurants bien proportionnés et une calandre reprenant le style de l\u2019ancienne Caprice.Quant à la partie arrière, elle ne manque pas de faire tourner les têtes.et de faire parler.En effet, les formes très arrondies de son profil général se distinguent par la terminaison pour le moins géométrique de la glace latérale.La présence d\u2019un passage de roue partiellement recouvert semble pour sa part donner une impression de lourdeur à cette partie de la voiture.Quoi qu\u2019il en soit, les goûts ne se discutent pas et il appartient à tous et chacun d\u2019avoir son propre jugement.Dans tout cela, les stylistes de Chevrolet ont réussi à bien faire sur le plan de l\u2019aérodynamique, puisqu'ils ont atteint un Cx très acceptable de 0,327.Si la découverte des lignes extérieures de la Caprice s'avère forte en émotions, il en va autrement avec la partie mécanique, qui demeure traditionnelle.I e bon vieux cadre intégral de la précédente génération est au rendez-vous, au même titre que le V8 de cinq litres à culbuteurs transmettant la puissance aux roues arrière par l\u2019entremise d\u2019une boîte de vitesses automatique a quatre rapports.Recevant un système d\u2019injection monopoint, il délivre toujours 170 chevaux.Parmi les améliorations apportées à la nouvelle Caprice, on retrouve de nouveaux amortisseurs att gaz ainsi qu\u2019une série de montants en caoutchouc destinés à lier la carrosserie au châssis.Si cette dernière caractéristique est révélatrice quant à la vocation de la Caprice, sachez que la nouvelle version s\u2019affirme toujours comme une voiture plein format, se payant même le luxe de miser sur des dimensions encore plus généreuses qu\u2019auparavant.Ainsi, la longueur totale augmente de 5 cm, ce qui la porte à 5,44 mètres.En ce qui concerne la largeur, elle évolue d\u2019autant, f inalement, le poids s\u2019établit à un généreux 1773 kg.Une routière sans surprise.À l\u2019instar des lignes extérieures, les contours de l\u2019habitacle ont été repensés chez la nouvelle Caprice.Ainsi, le tableau de bord présente des formes arrondies, rappelant un peu le traitement donné à la Pontiac Bonneville.Fait intéressant, il en résulte des commandes bien organisées et faciles à utiliser.On notera la présence de certains signaux d\u2019avertissement, comme ceux de la pression d\u2019huile et du niveau d\u2019essence, en plein milieu du tableau de bord, sous les commandes de ventilation.Cette position surprend, mais on ne risque pas de manquer l\u2019apparition d\u2019un de ces signaux en cas de problème.Chez notre voiture d\u2019essai, les espaces de rangement étaient en nombre plus grand que de coutume pour une GM plein format.Effectivement, on retrouvait des vide-poches latéraux honnêtes ainsi qu\u2019un coffre à gants aux dimensions honorables.Composée principalement d\u2019un indicateur de vitesse rectiligne et horizontal, l\u2019instrumentation s\u2019avère un peu triste, comme le volant qui souffre d\u2019un ¦ * y\t,\t'* 'QxLi _» *_lrt\t-\t.¦\t., J*®»**, tV\\ \\ \u2022\u2022 plastique d\u2019aspect bon marché et d\u2019une jante trop mince.Ce volant possède tout de même un sac gonflable de sécurité.Quant à l\u2019ambiance générale qui règne dans l\u2019habitacle, elle ne dépaysera pas les habitudes de ce genre de voiture au chapitre des matériaux employés, à savoir le velours des sièges de la Caprice Classic et les panneaux d\u2019imitation de bois.Côté confort, les sièges sont d\u2019un moelleux indéniable, mais encore une fois chez une voiture de cette catégorie, le soutien latéral manque à l\u2019appel.Alors que la banquette avant peu accueillir trois personnes, c\u2019est également le cas à Barrière oit l'espace ne manque définitivement pas pour les jambes, la tête et les genoux.finalement, le coffre propose un bon volume de chargement, malgré un seuil plutôt élevé sur les côtés.* V f Mmf
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