La tribune, 30 octobre 1990, Cahier 2
[" La Tribune Général Ulric Chaîné offre d'abord son intégrité aux électeurs André Côté propose un plan de resserrement des dépenses Denis DUFRESNE\tSherbrooke ne faut plus que ce soit un club pri ______________________________________ ve».Ulric Chainé, ex-conseiller du district 1 (Le Triolet) et candidat à la mairie de Sherbrooke, se présente avant tout comme un homme intègre.«Avec moi, les citoyens seront assurés d\u2019avoir affaire à un homme intègre.Tous les candidats parlent d\u2019économie, de démographie et de saine gestion.Mais quel candidat est prêt à parler d\u2019intégrité?Gervais, Laflam-me et Pelletier?Je laisse la réponse aux citoyens», déclare le candidat lorsqu\u2019on lui demande pourquoi les Sherbrookois devraient voter pour lui le 4 novembre.Après un mandat de conseiller municipal, Ulric Chainé a décidé de faire le saut pour la mairie et se pré- Selon lui, toutefois, le développement industriel doit également passer par «un réseau d\u2019entraide parmi les gens d\u2019affaires qui possèdent des contacts nationaux et internationaux, développer une synergie autour de ça».«En matière de concertation, il y a un rôle important du (gouvernement) fédéral et provincial», ajoute le candidat.Pour la création d\u2019emplois, M.Chainé pense aussi qu\u2019il y a lieu d\u2019arrimer la formation offerte dans les écoles et à l\u2019Université sur les besoins réels de l\u2019industrie.«Je trouve que les universités et les commissions scolaires sont déconnectées de la réalité», déplore-t-il.Pour protéger les emplois indus- trie Chainé sente comme le défenseur de la transparence au niveau de la gestion des affaires de la Ville.Le candidat, qui a à maintes reprises blâmé le maire Pelletier pour son manque de transparence et lui reproche de faire de la promotion industrielle «avec du scotch et des cigares», se propose d\u2019élaborer un code d\u2019éthique pour les élus et les fonctionnaires municipaux.«Je veux des gens qualifiés et compétents, capables de respecter des choix», affirme M.Chainé, qui a oeuvré près de 30 ans le monde de l\u2019éducation.Le programme électoral du candidat tourne autour de quatre éléments principaux: économie, environnement, saine gestion et démographie.M.Chainé, qui, dès son arrivée au conseil muncipal en 1986, s\u2019était attaqué à la Société de développement industriel de Sherbrooke (SDIS), sous prétexte qu\u2019elle ne remplissait pas son rôle, entend conserver les trois nouvelles sociétés de développement (culture, tourisme et industrie), mises sur pied récemment.«La SDIS est sur les rails, dit-il, il triels, M.Chainé veut «inviter les organismes du milieu à mettre sur pied un fonds de solidarité de dépannage pour l\u2019industrie».Des choix à faire Pour Ulric Chainé, Sherbrooke aura à faire des choix en 1991 face à une situation économique difficile et pour éviter d\u2019augmenter encore sa dette.«Il va falloir déterminer nos priorités pour 1991 et couper ailleurs.«Il faudra resserrer les finances publiques.Où couper?Je ne peux le dire, mais il va falloir inviter tous nos services à couper, notamment dans l\u2019informatique», dit-il.Et compte tenu de la situation financière de la Ville, avec une dette obligataire de 186 millions $, M.Chainé ne croit pas possible de geler les taxes en 1991.«On est à la limite, il faut que ça s\u2019arrête là», ajoute-t-il au sujet de la dette.M.Chainé n\u2019envisage cependant pas de réduire le nombre d\u2019employés permanents à la Ville, comme le suggère un autre candidat, André Côté.Il compte cependant revoir certai- nes dépenses déjà prévues, dont le 625 000 $ que la Ville doit verser sur cinq ans au Collège de Sherbrooke pour un complexe multifonctionnel.«On est prêt à le reconsidérer», affirme-t-il.M.Chainé propose par ailleurs d\u2019augmenter d\u2019ici quatre ans le fonds de réserve de la Ville de 5 à 10 millions S.«Par exemple, Hydro-Sherbrooke a fait 8,3 millions S de profits en 1989.On pourrait mettre 500 000 $ par an dans le fonds de réserve, ça permettrait d\u2019éviter d\u2019emprunter et d\u2019augmenter la dette», mentionne le candidat.Dans un contexte de restriction budgétaire, Sherbrooke pourra-t-elle répondre aux nombreuses attentes des organismes sociaux?«Il faut délimiter les champs de Denis DUFRESNE\tSherbrooke André Côté, ex-conseiller municipal (de 1982 à 1986), et candidat à la mairie de Sherbrooke, propose une administration municipale plus transparente, de même qu\u2019un resserrement des dépenses pour économiser 20 millions $ en quatre ans, tout en maintenant la qualité des services.«11 y a des choix à faire, ils ne sont pas populaires, mais je les ferai», affirme M.Côté, un agent de recherche au ministère des Affaires culturelles.S\u2019il est élu, M.Côté entend abolir le huis clos dès son arrivée à l\u2019Hôtel de ville.«11 y a un esprit de huis clos à la Ville de Sherbrooke.11 a fallu faire une grande bataille pour la transpa- CANDIDATS A LA MAIRIE DE SHERBROOKE NDLR: Nous continuons aujourd'hui la publication de nos entrevues avec les candidats à la mairie de Sherbrooke.Les textes ont été rédigés par le chroniqueur municipal Denis Dufresne; le rédacteur en chef, Jean Vi-gneault, a participé à la plupart des entrevues.Les candidats ont été interrogés sur les points principaux de leur programme électoral; on leur a aussi demandé de se prononcer sur quelques-unes des recommandations véhiculées par des intervenants de divers secteurs.Comme le RCS constitue un intervenant important sur la scène politique municipale, nous avons aussi rencontré le président du parti, M.François Rousseau, pour lui poser les mêmes questions qu\u2019aux candidats inscrits à la mairie.Par ailleurs, notez que vendredi, 2 novembre, nous publierons les résultats d\u2019un sondage sur les intentions de vote à la mairie.Commandité par La Tribune, ce sondage est réalisé avec la collaboration du Centre d\u2019entreprise de l\u2019Université de Sherbrooke.juridiction du municipal», signale le candidat.Fonds spécial En matière de culture et de tourisme, M.Chainé croit que la Ville de Sherbrooke a un rôle important à jouer.«Qu\u2019est-ce qu\u2019on attend à Sherbrooke pour avoir un événement majeur?On devrait inviter la population à nous soumettre des projets, des idées.La Fête de l\u2019environnement, elle doit demeurer, mais comment faire pour embarquer la population là-dedans?La population ne se sent pas responsable de sa Fête», fait remarquer le candidat.Par ailleurs, M.Chainé pense qu\u2019une salle intermédiaire pour la danse et le théâtre est une nécessité.«A partir de la taxe d\u2019amusement, on pourra créer un fonds spécial.Sherbrooke devra la financer, à moins qu\u2019une entreprise privée nous présente un projet intéressant», pense-t-il.Le candidat appuie par ailleurs le plan de développement du centre-ville, qui prévoit des investissements de 125 millions $ sur 10 ans (dont 106 millions $ du privé), et y voit la «une belle occasion de se refaire une beauté».Il convient cependant que la participation financière de la Ville au plan de développement, de 2 millions $ par année pour 1991, 1992 et 1993, comme le proposent la Corporation du centre-ville et la SIDAC, risque d\u2019être ardue alors qu\u2019il faut resserrer les dépenses publiques.rence.La Ville, c\u2019est un gouvernement municipal, pas une entreprise privée», affirme le candidat.Dans sa stratégie pour réduire les dépenses municipales, M.Côté propose une mesure radicale: retrancher sur une période de quatre ans 10 pour cent des effectifs de la Ville, soit 180 emplois (80 postes permanents et 100 à statut temporaire), ce qui lui permettrait, dit-il, de récupérer la somme de 13,5 millions $.«11 y a trop de fonctionnaires», affirme le candidat, qui se défend de vouloir s\u2019attaquer aux employés, mais vise plutôt à rationaliser les effectifs de la Ville en collaboration avec les syndicats.Le candidat propose également d\u2019autres mesures pour réduire les dépenses, notamment au chapitre du temps supplémentaire et des frais de représentation.Il suggère en outre d\u2019abolir la collecte des ordures ménagères en arrière-cour, ce qui permettrait des économies annuelles de 650 000 $ à 1 millions $, dit-il.En vertu d\u2019informations obtenues, dit-il, auprès de l\u2019administration municipale, M.Côté prévoit par ailleurs une hausse de taxe de 7 pour cent en 1991, mais compte geler la taxe foncière pour 1992 et 1993, une fois amorcées les mesures de restrictions budgétaires, s\u2019il est élu.En période économique difficile, juge-t-il, il faut donner un peu de répit aux citoyens.Composer avec ce qu'on a En matière de tourisme, le candidat Côté aimerait doter Sherbrooke d\u2019un événement culturel ou sportif d\u2019envergure, mais, dit-il, «il faut une volonté politique.On a un environnement distinctif et international, il faut composer avec ce qu\u2019on a».Pour ce qui est du projet de salle multifonctionnelle, que réclame le milieu théâtral et de la danse, M.Côté propose de faire d\u2019une pierre deux coups.«La salle multifonctionnelle, qu\u2019elle soit installée au (théâtre) Granada, que la Ville l\u2019achète, le retape et le cède en location au Centre culturel.C\u2019est un compromis.On va protéger un édifice patrimonial et avoir une autre salle avec une seule gestion», fait valoir M.Côté.A son avis, la Ville devrait éga- le et de l\u2019entreprise privée», dit-il.Le plan de 125 millions $ sera réalisé en très grande partie par des investissements privés, puisque le secteur public (Ville et gouvernements) doit y contribuer pour 19 millions sur 10 ans.M.Côté estime par ailleurs que Sherbrooke doit adopter une politique de protection du patrimoine, afin de préserver le quartier Vieux-Nord, notamment.Il veut aussi abandonner le prolongement du boulevard Jacques-Cartier et faire du bois Beckett un «site naturel» en vertu de la Loi sur les biens culturels.S\u2019il devient maire de Sherbrooke, André Côté entend d\u2019autre part venir en aide aux organismes sociaux.«Ce que je sais, c\u2019est qu\u2019il y a à Sherbrooke de la pauvreté derrière André Côté lement abolir la taxe d\u2019amusement, qui lui rapporte actuellement environ 500 000 S par année.«Les organismes sans but lucratif ne devraient pas payer cette taxe-là», juge-t-il.Pas les moyens Invité à dire s\u2019il est en faveur du nouveau plan de développement pour le centre-ville, M.Côté mentionne que pour contrer la détérioration de ce secteur il faut y investir.Selon lui, toutefois, la Ville n\u2019a actuellement pas les moyens de verser 2 millions $ par année, pour 1991, 1992 et 1993, dans ce projet, comme le lui demandent la Corporation du centre-ville et la SIDAC.«Il faut une concertation de la Vil- les murs.La Ville a un certain rôle social à jouer», pense-t-il.Le candidat songe notamment à une politique de la famille et serait disposé à supporter financièrement les organismes qui s\u2019occupent des personnes démunies.«Il faut une aide minimale, un meilleur équilibre des ressources», croit le candidat.Tout comme l\u2019ensemble des candidats à la mairie de Sherbrooke, André Côté se préoccupe de développement industriel.«Ce qu\u2019il faut développper c\u2019est la PME, surtout dans le domaine des technologies de pointe», dit-il.«Le développement industriel se fait par la concertation d\u2019un ensemble de secteurs et des mesures incitatives de la Ville», pense M.Côté.Demain: entrevues avec les candidats Paul Gervais, Jean-Yves Laflamme et Jean Paul Pelletier Le RCS entre en scène pour apporter des idées neuves LJ Avec seulement quatre candidats en lice, l'unique parti municipal veut d'abord se familiariser avec les rouages du pouvoir et bâtir sa crédibilité François Rousseau, président du Rassemblement des citoyens et citoyennes de Sherbrooke Denis DUFRESNE\tSherbrooke «0n propose un renouveau politique en profondeur, on ne met pas en sourdine le fait qu\u2019on soit un parti politique, mais on est pas là non plus pour faire de l\u2019opposition.On a des mesures et des idées pour apporter des changements au niveau de la politique municipale».Même si le Regroupement des citoyens et citoyennes de Sherbrooke (RCS) a depuis 1986 fait figure d\u2019opposition informelle à l\u2019administration du maire Jean Paul Pelletier, son président François Rousseau affirme qu\u2019advenant l\u2019élection de candidats le 4 novembre, le RCS sera d\u2019abord là pour apporter des idées neuves et collaborer avec les autres membres du conseil.Après avoir d\u2019abord songé à présenter des candidats dans chacun des 12 districts électoraux et à la mairie, .sous la présidence de Maurice Bernier, le RCS s\u2019est ravisé et a décidé de présenter des candidats dans seulement quatre districts électoraux.François Rousseau explique à ce propos que le RCS mise sur cette première élection pour se familiariser lavée les rouages du pouvoir et bâtir sa crédibilité.Et si un seul représentant du RCS était élu?«Un parti politique, c\u2019est avec le temps que ça se bâtit.Lorsqu\u2019on veut monter un parti, il faut du members- hip, du temps.C\u2019est pour ça qu\u2019on a décidé de ne présenter que quatre candidats, pour se donner la chance de monter une équipe, d\u2019aller chercher des informations», explique M.Rousseau.Selon lui, il y a de plus en plus de partis politiques municipaux dans les villes parce que les citoyens veulent s\u2019impliquer dans des structures participatives, mais il faut y aller par étapes.Une synergie Même s\u2019il en est à ses premières armes en politique municipale, le RCS a préparé un ambitieux programme qui fait suite à une consultation tant auprès de ses membres que de la population en général.Là-dessus, François Rousseau identifie quelques priorités.D\u2019abord en matière de tourisme, le RCS juge essentiel la mise sur pied d\u2019un événement culturel majeur pour Sherbrooke.Quel type d\u2019événement au juste?«Il est trop tôt pour le dire, les gens du milieu culturel vont devoir intervenir là-dedans», répond M.Rousseau.En matière de développement culturel, le RCS demande qu\u2019une salle intermédiaire pour le théâtre et la danse soit construite au centre-ville.«Si le centre-ville n\u2019a pas cette salle-là, on compromet son développement.C\u2019est un enjeu majeur, c\u2019est celui de la revitalisation.On ne peut concentrer nos équipements culturels à l\u2019Université», croit M.Rousseau.Pour ce qui est du théâtre Granada, fermé depuis plus d\u2019un an malgré d\u2019imposants travaux de restauration, le RCS reconnaît ne pas avoir de solution, mais, dit son président, «c\u2019est un problème urgent en particulier sur la question du patrimoine.Au bout de cinq ans, si on n\u2019intervient pas, il va se détériorer.Mais il ne faut pas leurrer les gens avec des solutions irréalistes».Le RCS se préoccupe également de la préservation du patrimoine et propose une politique de conservation des vieux bâtiments, dont l\u2019ancienne prison Winter.En matière d\u2019habitation, le parti a opté pour la création d\u2019une société de développement de l\u2019habitation regroupant l\u2019ensemble des intervenants en ce domaine.Le RCS appuie par ailleurs le plan de développement du centre-ville de Sherbrooke, dévoilé en mai dernier par la Corporation du centre-ville et la SIDAC.M.Rousseau estime cependant que vu l\u2019importance des investissements proposés et du grand nombre de projets mis de l\u2019avant, la Ville devra prendre le leadership et s\u2019assurer de la participation de l\u2019entreprise privée à ce plan de 125 millions $.Quant à la participation financière de la Ville à ce plan (2 millions $ par année), le président du RCS pense que Sherbrooke ne peut laisser tomber son centre-ville, même si ses moyens financiers sont limités.«Il faut aussi créer de l\u2019animation au centre-ville.Par exemple, on a déjà la bibliothèque, pourquoi ne pas faire revenir la galerie Horace?, demande M.Rousseau.Geler le salaire des élus Le RCS, signale d\u2019autre part M.Rousseau, s\u2019est à plusieurs reprises inquiété de l\u2019accroissement de la dette municipale.Dans son programme politique, le RCS propose d\u2019ailleurs «d\u2019exercer au cours des prochaines années un contrôle particulièrement serré de la dette et des dépenses municipales dans le but de contenir les augmentations de taxes municipales en deçà du taux d\u2019inflation pour les années à venir».Il propose également le gel des salaires des élus.D\u2019autre part, le développement industriel passe, selon le RCS, par les entreprises locales.«On ne doit pas mettre le frein sur la prospection internationale, mais revoir la stratégie.On pense à des «joint ventures» entre les PME d\u2019ici et les grandes corporations, à la sous-traitance, à des affiliations», dit M.Rousseau.Quelle place feront à l\u2019environnement les éventuels élus du RCS?François Rousseau cite le programme de son parti et mentionne que le RCS entend d\u2019abord protéger les espaces verts et «doubler le nombre d\u2019arbres à Sherbrooke pour passer de 85 000 à 170 000».Le RCS pense également à un réseau de pistes cyclables, à l\u2019aménagement des gorges de la rivière Magog, de même qu\u2019à favoriser le transport en commun.En matière de garderies, une corde sensible chez les gens du RCS, les militants ont élaboré une politique pour favoriser l\u2019implantation de nouveaux services de garde puisque, lit-on dans le programme, «il n\u2019y a que 20 pour cent des besoins en cette matière qui sont actuellement comblés à Sherbrooke».Le RCS suggère une série de mesures pour faciliter le développement des garderies: offrir gratuitement des terrains aux garderies sans but lucratif, accès aux services municipaux, transport en commun gratuit lors de sorties avec les enfants, etc.Le parti dit aussi se préoccuper du sort des aînés et souhaite s\u2019assurer de l\u2019application rigoureuse de la réglementation sur les maisons d\u2019accueil pour personnes âgées, pour ce qui est des normes de construction et d\u2019hygiène. V I B 2 La Tribune, Sherbrooke, mardi 30 octoore ' 990 Forum Jean-Guy Dubu«, :,e; ae~ e :a \u2019e- Jean Vigneault, -éacce.- er tne1 Roth Bilodeau, Eaitona is\u2019e-ao : EDITORIAL Rendez-vous manqué En refusant aux autochtones un siège à la Commission Bélanger-Campeau, le gouvernement Bou-rassa a raté une belle occasion de rétablir, à peu de frais, les ponts qui ont été coupés cet été.Ce refus, mollement dénoncé par l\u2019opposition péquiste, est sans doute une séquelle de la crise.Si les rapports avec les Amérindiens sont difficiles, ils sont carrément tendus entre le gouvernement.et M.Konrad Sioui, le chef québécois de l\u2019Assemblée des premières nations, qui s\u2019est opposé à l\u2019accord du lac Meech et s\u2019est ensuite fait plus que discret face aux Warriors.La position gouvernementale sera interprétée comme un manque d\u2019ouverture.Mais en plus, les arguments invoqués pour justifier le refus risquent d\u2019envenimer davantage des relations déjà explosives.Tout d\u2019abord, il est factuellement faux de voir les autochtones comme une communauté culturelle comme les autres.Leur présence, faut-il le rappeler, n\u2019est pas le produit de l\u2019immigration.En outre, leurs droits et leurs rapports avec l\u2019État sont de nature radicalement différente.On ne peut pas non plus voir leur demande comme celle d\u2019un autre groupe qui s\u2019ajoute à l\u2019interminable liste de ceux qui auraient voulu siéger à la commission.Pourquoi pas les cyclistes et les non-fumeurs?Les rapports entre la majorité et les autochtones posent des questions de nature constitutionnelle; les responsabilités des gouvernements face aux Amérindiens posent également un délicat problème de partage de pouvoir entre Québec et Ottawa.Ce sont justement le genre de problèmes sur lesquels se penchera la commission.La présence d\u2019un représentant des premières nations est donc plus que pertinente.Alain Dubuc U presse '*»N'Wr Gagnants et perdants lean VIGNEAULT Inévitablement, la question soulevée au lendemain des débats de la Chambre de Commerce, de Télé-7 et de CKSH, réfère au gagnant présumé et aux perdants.Ce qui revient souvent à conclure trop rapidement que le gagnant d\u2019un débat est l\u2019orateur le plus habile, le plus démonstratif ou le plus roublard pour déjouer les questions de la presse.Dans un débat entre deux chefs qui se questionnent, s\u2019expliquent, se contredisent, il est relativement facile de déterminer lequel des deux a le mieux paru ou le plus convaincu.En face de huit candidats qui disposent d\u2019un temps assez court, il est très difficile de déterminer un gagnant.Et c\u2019est relativement peu important.Car au fond, ces débats ne sont pas présentés pour pointer du doigt gagnants et perdants, mais pour aider le citoyen à mieux exercer son droit de vote.Le débat, comme l\u2019entrevue plus en profondeur réalisée dans le journal, c\u2019est un outil, parmi d\u2019autres, qui permet au citoyen de se renseigner.Il est prématuré d\u2019éliminer après des débats télédiffusés les candidats qui ont le moins bien apprivoisé la caméra.C\u2019est facile pour qui est le moindrement tribun, de lancer des affirmations, voire des accusations sans substance et de s\u2019en tirer avec les honneurs de la guerre quand on sait que le droit de réplique est quasi inexistant.Mais décrier un projet sans en examiner tous les aspects, critiquer la gestion d\u2019un adversaire sans avoir à démontrer comment on ferait mieux, ça relève de la pirouette, pas de la réflexion.Donnons un exemple parmi d\u2019autres, celui des courts de tennis au Collège de Sherbrooke.Selon un candidat, ce projet ne servira qu\u2019une minorité de bien nantis.Ce qu\u2019on ne prend pas le temps de dire, c\u2019est que selon les études du Cégep, ce projet créera une cinquantaine d\u2019emplois et attirera d\u2019ici quelque années 500 étudiants de plus qui dépenseront beaucoup d\u2019argent à Sherbrooke.C\u2019est spectaculaire de décrier le projet comme une affaire pour les riches, mais ça ne va pas au fond des choses.Il faudrait plutôt savoir si c\u2019est vrai que cette construction entraînerait des revenus supplémentaires alléchants pour le Cégep et un atout pour la Ville.A travers les débats, les conférences de presse et les entrevues avec les candidats dans La Tribune, il reste au citoyen à se questionner, à réfléchir, à discerner le clinquant du sérieux, à examiner le passé et à envisager l\u2019avenir.Les journalistes, loin de là, ne doivent pas dispenser le citoyen de l\u2019effort de réflexion.A lui de départager le vrai du faux, les apparences de la réalité.OPINION DES AUTRES frilM % H, A V vi PRIX DU PÉTROLE TRIBUNE LIBRE Les médecins et les sages-femmes Les médecins ont-ils raison de s\u2019opposer aux projets pilotes des sages-femmes?Telle était la question de l\u2019émission TV «Débats» au réseau Quatre-Saisons.Si les projets pilotes ne sont qu\u2019un moyen de légaliser la pratique sage-femme pour retourner à l\u2019accouchement à domicile, comme semblait le choix de certains intervenants présents à cette émission, la discussion demeurera émotive et stérile.Les équipes de soins en périnatalité et le gouvernement ont pris position sur cette question et ils ont opté pour un milieu plus sécuritaire.Le Québec n\u2019a-t-il pas le taux de mortalité et de morbidité périnatale le plus bas de tous les pays industrialisés?La technologie a été maîtrisée et un pas énorme a été fait pour humaniser les soins en périnatalité: les chambres de naissance, les positions alternatives, les massages, l\u2019accouchement naturel sans intervention (pas de monitoring, ni forceps, ni épisiotomie, etc.), tout en maximisant le contact mère-enfant.Ceci est possible dans une atmosphère chaleureuse et sécuritaire, grâce à une équipe de «super-infirmières» et de médecins qui se sont sensibilisés à n\u2019accompagner souvent que de leur support la future maman qui, ne l\u2019oublions pas, demeurera toujours la principale intervenante, accompagnée de son conjoint, de sa famille ou d\u2019ami(e)s.Le C.H.St-Vin-cent-de-Paul, centre où le taux de césarienne est le plus bas au Québec, n\u2019en est-il pas un exemple?Ce sont dans de tels départements que les équipes de soins expérimentés en périnatalité ont investi depuis plus d\u2019une décennie pour humaniser les soins.Ce sont dans de tels départements que les gens veulement continuer à travailler en équipe, autant pour la formation que pour le mieux-être de la maman et du nourrisson.Ils sont motivés à encadrer cette expérience unique vers le plus haut de- gré de satisfaction: nous voulons plus de personnel, des bains dans chaque chambre, entreprendre des projets de recherche sur l\u2019approche familiale, etc.Un accent particulier a été mis dans tous les programmes de formation de nos nouveaux médecins: approche et suivi globaux de la future maman et du bébé, çrganisation de leur pratique pour une disponibilité maximale, et formation des intervenants pour agir rapidement si nécessaire.Peut-être verrons-nous nos futures «femmes-sages»?Alors qu\u2019est-ce qu\u2019un système parallèle de projets pilotes peut amener de plus que le système actuel ne saurait combler?Toutes les étapes antérieures seront à refaire.En plus, les membres du comité d\u2019admission aux projets pilotes consistent en 2 sages-femmes, une personne en faveur des sages-femmes, un membre du CLSC, 3 membres du gouvernement et un Qui va se prononcer?seul médecin.Les médecins ont-ils raison de s\u2019y opposer, n\u2019ayant d\u2019ailleurs pas été consultés pour installer ces projets?Ne sommes-nous pas tous des payeurs de taxes?Le gouvernement peut-il se permettre d\u2019ouvrir un centre de main-d\u2019oeuvre où l\u2019on a tant à se questionner sur la formation d\u2019un nouvel intervenant et sur leur responsabilité médicale, pour ne répondre qu\u2019à moins de 1 % des accouchements?N\u2019y aurait-il pas lieu de bien définir avec les équipes en place le rôle de tous et chacun?Raymonde Vaillancourt, m.d.de famille et son groupe: Johanne Frégeau m.d.et Francine Léger m.d.Quel candidat à la mairie va se compromettre et nous dire ce qu\u2019il va réellement faire pour Sherbrooke?Exemples: le Centre-Ville, le Palais des Sorts, l\u2019Entrée de la Ville par la rue Galt est, le C.C.U., le développement touristique des rivières Magog & St-François, la récupération des déchets, la tarification des nouveaux services, la récupération de l\u2019argent que nous devons débourser parce que certains services sont fournis à rabais à d\u2019autres municipalités, la réduction de la dette per capita, sans parler des dossiers qui traînent comme la diffusion des assemblées publiques, l\u2019exode des nouvelles familles, le non-remplacement des industries, les enseignes mobiles occasionnelles, le Plan-Concept du Plateau-Parc, les problèmes de stationnement du Parc Victoria.etc.La liste pourrait être longue.Nous avons besoin d\u2019un maire tourné vers l\u2019avenir, qui ne craint pas le spectre de la récession tout en étant prudent, qui peut harmoniser le développement du commerce, de l\u2019industrie (petite ou d\u2019envergure) du tourisme, de la culture sous toutes ses formes; qui saura répondre au désengagement de l\u2019État dans plusieurs domaines sans compromettre notre économie et qui pourra établir une solide concertation avec les autres municipalités de notre comté.(.) Messieurs les candidats, il vous reste quelques jours pour nous convaincre de voter en votre faveur pour notre ville.A vous d\u2019agir.Jean-Marie Bourgauit DOCUMENT Le Prix Valmore-Olivier et la musique en Estrie NDLR: Dimanche dernier, M.Marc Bernier recevait le prix Valmore-Olivier de la la Société Saint-Jean-Baptiste de Sherbrooke.Voici des extraits de l\u2019allocution qu\u2019il a prononcée à cette occasion.I a musique m\u2019a donné à ja-tt I ma\u2019s un sentiment d\u2019éterni-M té».Rassurez-vous: ces mots ne sont pas de moi et je n\u2019ai aucune prétention à l\u2019éternité, du moins à une éternité terrestre.Non, ces paroles ont été prononcées par le regretté chef d\u2019orchestre américain Léonard Bernstein le jour de ses 70 ans.Hélas! Léonard Bernstein est décédé le 14 octobre dernier.Mais sa musique, celle qu\u2019il a écrite, celle qu\u2019il a dirigée, celle qu\u2019il a enregistrée à la tête des plus grands orchestres du monde, lui survit pour l\u2019éternité.A sa manière, le prix musical Valmore-Olivier de la Société Saint-Jean-Baptiste confère, lui aussi, à son titulaire une certaine pérennité.Telle une partition musicale, il nourrit notre mémoire collective.Il inscrit a jamais, dans un palmarès régional prestigieux, le nom de son titulaire.Le Prix Valmore-Olivier est un honneur, certes, un très grand honneur, mais c\u2019est aussi une terrible responsabilité que d\u2019y prétendre.J\u2019accepte le prix Valmore-Olivier 1990 avec modestie et gratitude.Avec modestie, moins pour moi-même que pour ce que peut représenter ma petite contribution à la vie musicale es-trienne.Avec gratitude, puisque je me sens redevable à bien des gens de cette reconnaissance publique.Cette gratitude, je veux d\u2019abord l\u2019exprimer, à tout seigneur tout honneur, au Conseil diocésain de la So-ciété-Saint-Jean-Baptiste du diocèse de Sherbrooke.Merci d\u2019avoir retenu ma candidature.Merci de m\u2019avoir fait le très grand honneur de figurer désormais au sein de cette galerie remarquable d\u2019artisans de la musique en Estrie.Mes remerciements s\u2019étendent en second lieu à des personnes qui me sont très proches et qui, en toute complicité, ont pris \u2014 à mon insu, je tiens à le préciser \u2014 l\u2019initiative de soumettre ma candidature.Cheminement musical Je m\u2019en voudrais de ne pas profiter de la circonstance pour saluer au passage des personnes qui ont joué un rôle déterminant dans mon cheminement musical (et qui me font le plaisir de participer ce soir à cette célébration).En tout premier lieu, celui que je considère comme mon maître.Musicien-éducateur, flûtiste, organiste, pianiste, chanteur, chef de choeur, chef d\u2019orchestre, compositeur, lui-même titulaire du Prix Valmore-Olivier 1979, l\u2019abbé Claude Paradis a sans aucun doute, par son enseignement, son exemple, son enthousiasme et, surtout, la chance unique qu\u2019il m\u2019a donnée de travailler sous sa direction, joué le rôle de bougie d\u2019allumage de ce que sont devenues par la suite mes activités musicales.En tout temps, j\u2019ai trouvé chez lui la chaleur de l\u2019accueil, la porte ouverte de l\u2019amitié et la générosité à partager sa très vaste érudition musicale.m %, J Marc Bernier En second lieu, j\u2019adresse un amical coup de chapeau à la co-fondatrice du Choeur Héritage.En août 1971, elle a, avec moi, jeté les bases de cette formation chorale vouée à la diffusion de la chanson québécoise et y a investi, par la suite, pendant des années, des trésors d\u2019enthousiasme débordant, d\u2019énergie féroce et d\u2019imagination créatrice.Aujourd\u2019hui, depuis son pupitre de I.a Tribune, Rachclle Lussier contribue jour après jour, avec la plume alerte qu\u2019on lui connaît, à faire connaître au grand public les manifestations de notre vie culturelle et musicale régionale.La musique en Estrie Le Prix Valmore-Olivier a été créé en 1960.Pendant sept ans, il a été décerné à des jeunes musiciens qui s\u2019étaient mérités le Grand Prix du Festival de la jeunesse de Sherbrooke.A partir de 1967, la Société Saint-Jean-Baptiste juge opportun de redéfinir les règles d\u2019attribution de son prix musical et décide de le décerner annuellement à une personne qui a contribué de façon significative au développement de la musique en Estrie.Par le truchement des 24 personnes qui se sont vues offrir le Prix Valmore-Olivier, c\u2019est toute l\u2019histoire récente du développement musical de notre région qui se trouve ainsi mise en valeur.Et de belle façon.En feuilletant ce palmarès, on assiste à la naissance et au développement des Jeunesses musicales du Canada et du Centre d\u2019arts Orford en compagnie de madame Rodrigue Boisvert, de Gilles Lefebvre, de Mimi Shea.On évoque le travail, patient et souvent obscur, des musiciens-éducateurs, tels Horace Boux, Marcel Marcotte, Irène Ducharme, Fleur-Ange Morin, Jean-Marie Roux, qui, les uns dans leur propre studio, les autres au sein des établissements privés et publics des divers ordres d\u2019enseignement, ont contribué à établir et à élargir les bases de l\u2019enseignement musical dans notre région.(.) Le Prix Valmore-Olivier a aussi voulu souligner le mérite insigne de ceux qui ont créé et soutenu, aux divers stades de son développement, l\u2019Orchestre symphonique de Sherbrooke et lui ont permis de devenir aujourd\u2019hui la clef de voûte de nos institutions musicales estriennes.Même si cette intention n\u2019a pu se concrétiser dans le cas de Sylvio Lacha-rité, d\u2019autres, tels Horace Boux et Claude Paradis, y ont reçu un hommage pleinement mérité.Voilà quelques-unes des personnes qui ont apporté leur pierre à la construction de l\u2019édifice, de la vie musicale de notre région et dont les mérites ont, à ce jour, été reconnus.Les circonstances ont permis que ces personnes-là soient placées sous les feux de la rampe.Mais il ne faudrait pas oublier que leur lustre cache une armée d\u2019artisans de tous les corps de métiers qui, souvent dans l\u2019anonymat d\u2019un bénévolat discret mais indispensable, ont eux aussi posé leur pierre et construit ici cette cathédrale de la musique.Je pense à ces parents généreux qui soutiennent, à force de bras et de dévouement, l\u2019Orchestre symphonique des jeunes de Sherbrooke et, en général, tous ces organismes musicaux voués à la formation musicale des jeunes.Je pense à ces administrateurs bénévoles qui permettent, entre autres, à l\u2019Orchestre symphonique de Sherbrooke, à l\u2019Orchestre de chambre de l\u2019Estrie, au Camp musical d\u2019Asbestos, par exemple, de remplir leur mission.Je pense aux gens d\u2019affaires qui, de plus en plus, il faut le dire, acceptent de s\u2019associer à la production d\u2019activités musicales et de pratiquer un mécénat d\u2019entreprise qui ne leur rapporte pas toujours des retombées équivalentes à leur investissement.Tous ces gens, reconnus ou méconnus, permettent aujourd\u2019hui, déjà, aux jeunes de la relève, aux Marc David par exemple et à combien d\u2019autres plus jeunes encore, de prendre leur place et d\u2019aller encore plus loin, plus haut.Ecole de musique Car rien n\u2019est encore achevé.Rien ne sera jamais achevé de toute façon.Nous avons, ces dernières années, consolidé les fondations de l\u2019édifice, établi des liens fructueux entre les institutions et les personnes et réuni les conditions qui permettent d\u2019envisager aujourd\u2019hui de nouveaux et audacieux projets.Mais l\u2019édifice n\u2019est pas encore terminé; il manque à cette cathédrale vivante, bâtie à coups d\u2019effort et de temps, la flèche qui viendra en coiffer le faîte et orienter son action vers le haut.Cette flèche, c\u2019est notre école universitaire de musique, celle qui permettra de former ici nos jeunes musiciens, de garder ici nos diplômés en musique, d\u2019attirer ici des musiciens de valeur, d\u2019animer par des gens d\u2019ici notre vie musicale régionale.Quand ce projet deviendra réalité, quand les premiers diplômés en musique recevront leur parchemin universitaire, quand la Société Saint-Jean-Baptiste sera en mesure d\u2019attribuer le Prix Valmore-Olivier à une personne dont le nom pourra être rattaché à la concrétisation de ce rêve depuis longtemps caressé, alors nous pourrons dire: mission accomplie! Marc BERNIER ' V tflQrgi B 3 Lo Tribune, ShefD'oeie 3C octobre 990 Les coprésidents visent «le plus large consensus possible» Norman DEIISLE\tQuebec (PC) Seul un «large consensus» pourra satisfaire les deux présidents de la commission sur l\u2019avenir du Québec, MM.Michel Bélanger et Jean Campeau.Les deux hommes ont donné une entrevue de 25 minutes au magazine Le Point de Radio-Canada qui a été diffusé hier soir, dont l\u2019enregistrement a été présenté plus tôt en après-midi à la presse parlementaire.«Le consensus est très important.Les Québécois doivent ressortir grandis et ce n\u2019est pas le temps de diviser les Québécois», a affirmé M.Campeau.Le rapport de la commission devra «aller chercher une grande majorité.» «La souveraineté du Québec n'est pas négociable» \u2014 Lucien Bouchard Lia LEVESQUE\tMontréal (PC) \u2022 \u2019 Le chef du Bloc québécois Lucien Bouchard a prévenu les Québécois de ne pas se laisser «chloroformer» par les promesses des fédéralistes, qui cherchent à gagner du temps pour retarder la marche du Québec vers la souveraineté.Devant le Cercle canadien (Canadian Club), le député indépendant de Lac St-Jean Lucien Bouchard a servi des arguments économiques pour convaincre son auditoire de la nécessité de la souveraineté du Québec.Toutefois, il a d\u2019abord servi une mise en garde à ceux qui seraient tentés de céder devant les promesses de renouvellement que font miroiter les fédéralistes.«La souveraineté du Québec n\u2019est pas négociable.La souveraineté, ça ne se quête pas, ça ne se quémande pas, ça ne se demande pas.Ca se prend et ça s\u2019assume.C\u2019est un droit fondamental de tout peuple», a lancé Lucien Bouchard, en visant Jean Chrétien qui, la veille, avait affirmé que le Canada n\u2019était pas négociable.Le chef du Bloc québécois s\u2019attend à toutes sortes de «mesures dilatoires» de la part du Canada anglais et des fédéralistes, pour empêcher le Québec de suivre sa route.«Ce sera la même farine.On va se faire dire: \u2018il faut attendre la position du Canada anglais\u2019.Ce sont des gens qui veulent chloroformer les Québécois.» Le chef du Parti libéral du Canada est bien mal venu de nous dire aujourd\u2019hui qu\u2019il renouvellera la fédération, alors que c\u2019est lui qui a orchestré avec Pierre Elliott Trudeau le rapatriement unilatéral de 1982 et les promesses non tenues du référendum de mai 1980, souligne M.Bouchard.Dans son discours devant le Canadian Club, ce sont surtout des arguments à saveur économique que M.Bouchard a servis à son auditoire.Habituellement, M.Bouchard évoquait l\u2019histoire du Québec, les raisons culturelles, politiques et linguistiques, soulignant à quel point le Québec est différent du reste du Canada.Hier, c\u2019est sur l\u2019économie qu\u2019il a misé, pigeant abondamment dans les arguments du déficit fédéral, des taux d\u2019intérêt décidés à Ottawa pour Toronto, de l\u2019union monétaire à redéfinir, des accords du GATT, du chômage, du dollar, du pouvoir de dépenser du gouvernement fédéral, des industries artificiellement établies en Ontario, etc.Il a qualifié le système de péréquation entre les provinces de véritable système «d\u2019aide sociale».Jamais il n\u2019a été aussi précis dans sa définition de ce que doit être un Québec souverain économiquement.«L\u2019Etat souverain du Québec assumera sa juste part de la dette canadienne actuelle.Il demandera à signer les accords du GATT.Il s\u2019engagera au respect des principes de la Charte des Nations-Unies et du Droit international.» Québec pourrait opter pour le maintien de l\u2019union monétaire canadienne, mais le lien doit être assoupli.Des représentants de l\u2019Etat québécois devront disposer d\u2019un droit de vote dans les décisions financières et économiques de la Banque du Canada.M.Bouchard a encore une fois répété que, par référendum ou par élection, il faudra que le peuple du Québec se prononce sur la solution proposée par la commission parlementaire Campeau-Bélanger sur l\u2019avenir du Québec.38269 kwwhi t» parler.A Sacears Amitié il y a ymf qa'ea peur t'écauttr UNE LUEUR D'ESPOIR.SECOURS/ .AMITIÉ Pnt> rf'fcc*\": 564 2323 Sans frais d\u2019appel MMMIII LACMÉGANTIC IWEEDON ASBESTOS composez 0 ol demandez Zenith 5-3060 ETKUNMT Invité à chiffrer cette majorité qu\u2019il juge indispensable, M.Campeau a ajouté: «Soixante quinze pour cent des membres est un consensus fort acceptable».Dans son esprit donc, 27 des 36 membres de la commission devraient appuyer le rapport que la commission produira au plus tard le 28 mars 1991.M.Campeau a signalé que chacun des membres de la commission aura été soumis lui aussi à l\u2019écoute des points de vue exprimés par les Québécois qui témoigneront.«On ne demandera pas le consensus au début des travaux de la commission», a-t-il dit.«Il faudra un consensus sur l\u2019essentiel», a répondu M.Campeau quand on lui a demandé qu\u2019est-ce qui constituerait un échec de la commission.Une telle précision sur le pourcentage du consensus devant être atteint n\u2019a pas été partagée par l\u2019autre coprésident de la commission, Michel Bélanger.«On peut dire 75 pour cent pour donner l\u2019idée que le consensus doit être large.Mais je ne voudrais pas être pris dans la mathématique.Je préfère garder de la flexibilité», a dit M.Bélanger, ce qui a amené M.Campeau à lancer à la blague: «Je peux bien régler pour 70 pour cent.» M.Bélanger a signalé que le consensus «peut se faire par étapes».La loi précise déjà l\u2019existence de certains consensus au sein de la société québécoise, notamment quant au droit du Québec d\u2019assumer son avenir, quant au rejet de la constitution de 1982 et de l\u2019accord de 1987.«On peut avoir un consensus sur d\u2019où on part, sur une bonne partie du chemin qu\u2019on a à faire et sur certains moyens qu\u2019il faut prendre», a dit M.Bélanger.Statu quo Au cours de l\u2019entrevue, où les deux coprésidents ont manifesté plusieurs pointes d\u2019humour, une autre contradiction a été constatée au sujet des options qui s\u2019offrent aux Québécois à la suite de l\u2019échec de l\u2019accord du lac Meech et qui peuvent être engagées par la commission.«Le statu quo constitutionnel est exclu», a dit M.Belanger tandis que M.Campeau a soutenu de son côté que même cette option n\u2019etait pas ex due.MM.Belanger et Campeau rencontrent ce matin même la presse parlementaire afin de faire le point sur les tra\\aux de la commission une semaine avant la première audience publique.ou moins les 4 litres ou moins les 4 litres SUPER ALKYDE FINI SEMI-LUSTRE Blanc (130-110)* Base pâle (130-301)** SUPER LATEX FINI PERLE Blanc (163-110) Base pâle (163-301)* ou moins les 4 litres ou moins les 4 litres SUPER LATEX FINI MAT-SATINÉ Blanc (160-110)* Base pâle (160-301) APPRET-SCELLEUR COUCHE DE FOND AU LATEX Blanc (165-125) Offert sans supplément dans chacune des 250 teintes pastel du système Oécorama.Bases pâles offertes dans chacune des 520 teintes pastel du système Colorama 2000 moyennant un léger supplément Cette offre se termine le 2 novembre 1990 ]sinn inwmonwuM 1303 KING OUEST, SHERBROOKE, 563-3855 19406 %¦ I f i 2*»V.mmm mHé fflrr; mm la v.car tti «lü.V \u2022M* l t*s t .it lus Amrfu an I upri** V isa h Mdslcf( ard sont aussi a< « rplrrs EATON Nous sommes.le grand magasin du Canada Choisissez plutôt parmi 48 teintes radieuses de moquettes, à prix avantageux Eaton! 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