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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 1991-07-02, Collections de BAnQ.

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[" Photolaser PC Forum La Tribune Sherbrooke mardi 2 juillet 1991 CAHIER Général Vivre Le boycott des conférences fédérales-provinciales contourné Québec (PC) En dépit du boycott des conférences fédérales-provinciales décrété il y a un an par le premier ministre Robert Bourassa, le Québec a participé à une rencontre sur quatre et maintenu, en outre, des contacts constants au niveau des hauts fonctionnaires avec les instances canadiennes.Ce boycott avait été annoncé par M.Bourassa le 23 juin dans la foulée de l\u2019échec de l\u2019accord du lac Meech.Il est vrai que le premier ministre avait dit que le gouvernement pourrait «décider de participer à certaines conférences où l\u2019intérêt du Québec est en cause».II demeure que dans la majorité des cas, le Québec est absent officiellement des rencontres, ce qui le force à utiliser d\u2019autres voies ou d\u2019autres réseaux pour se tenir informé et faire entendre son point de vue.Comme «les absents ont toujours tort», dit une porte-parole du ministre délégué aux Affaires canadiennes, M.Gil Ré-millard, le Québec «surveille ses intérêts de près».Bouderie factice Dans certains milieux paragouver-nementaux, on s\u2019interroge cependant de plus en plus sur le bien-fondé de cette bouderie systématique, surtout\u2019 qu\u2019elle est dans certains cas factice.Jusqu\u2019à preuve du contraire, le Québec fait encore partie du Canada, font remarquer d\u2019autres intervenants.Les programmes fédéraux sont encore appliqués ici et si le Québec est absent des tables nationales, les orientations retenues à Ottawa pourront à terme favoriser l\u2019Ontario ou l\u2019Ouest au détriment du Québec, en particulier dans les dossiers économiques.17 sur 70 Selon un relevé fourni par le Secrétariat aux affaires intergouvernementales canadiennes (SAIC), il y eut depuis un an 70 conférences fé- dérales-provinciales à des niveaux ministériel ou sous-ministériel.Le Québec a participé à 17 d'entre elles, trois à titre d\u2019observateur dans le domaine de l\u2019éducation.Dans huit cas, le gouvernement a délégué un ministre.Le Québec a participé ainsi aux discussions multilatérales sur la position canadienne dans les négociations internationales sur le commerce GATT, les finances \u2014 notamment les transferts fiscaux aux provinces \u2014, les mesures à prendre pour faire face à une éventuelle pénurie d\u2019énergie en prévision d\u2019une prolongation du conflit dans le golfe Persique et l\u2019harmonisation interprovinciale des normes pour les institutions financières.Le Québec a en outre maintenu son adhésion aux différents secrétariats permanents, dont le Secrétariat des conférences intergouvemementales canadiennes, ce qui lui permet de recevoir tous les documents pertinents à chaque réunion.L~à***?Le premier ministre Mulroney s'est livré joyeusement à un bain de foule, à Ottawa.25 000 personnes en fête à Ottawa (PC) Quelque 25 000 personnes ont célébré le 124e anniversaire du Canada sur la colline parlementaire d\u2019Ottawa, hier, en écoutant des chansons et des discours, en regardant des danseurs et en assistant à l\u2019assermentation d\u2019une famille de Hong Kong comme citoyens canadiens.Emporté par l\u2019euphorie générale, le premier ministre Brian Mulroney est allé serrer des multitudes de mains dans la foule, obligeant ses gardes du corps à le retenir par la ceinture à certaines occasions.Citant cette foule joyeuse en exemple, M.Mulroney a dit aux journalistes qui le suivaient que les Canadiens «devraient être optimistes sur ce que nous pouvons faire», c\u2019est-à-dire «encore 125 ans de succès».A Washington, l\u2019ambassadeur canadien lui-même, M.Derek Burney, Plus de dans la Montréal (PC) Plus de 10 000 Montréalais sont descendus dans la rue à Montréal pour le défilé annuel du Jour du Canada, sous un soleil radieux comme on n\u2019en avait pas vu depuis des années en ce 1er juillet.La température favorable a pu contribuer à augmenter la participation à l\u2019événement, qui n\u2019avait attiré que 3000 personnes l\u2019an dernier, quand la pluie - pour une troisième année d\u2019affilée jointe à l\u2019échec de l\u2019Accord du lac Meech, avaient fait fondre l\u2019enthousiasme.Pratiquement toutes les communautés ethniques de la ville étaient représentées dans la foule qui s\u2019alignait des deux côtés de la parade.Les Mohawks de Kahnawake, que devaient y participer pour la première fois cette année, ont fait savoir la semaine dernière qu\u2019ils ne seraient pas du défilé.Le cortège, qui comptait plus d\u2019une dizaine de chars allégoriques et de fanfares, a emprunté la rue Sherbrooke en direction ouest, à partir de la rue Saint-Denis, pour se rendre jusqu\u2019à la Place du Canada dans le centre-ville, oit trônait un gigantesque gâteau de fête à trois étages.La police a estimé à quelque 15 000 le nombre des personnes présentes, soit nettement plus que l\u2019année précédente, mais bien en deçà des 1(H) 000 participants attendus par les organisateurs.a reçu ses invités aux burgers et à la bière sur la terrasse du toit de l\u2019édifice, pendant que des ménétriers des Maritimes jouaient des airs de folklore.A Tokyo, plus de 1000 Canadiens ont vidé des gallons de bière et de rye dans les nouveaux bâtiments de 200 millionsî de l\u2019ambassade.C\u2019était la première fois depuis une décennie qu\u2019on célébrait la fête du Canada dans la capitale japonaise.A Nicosie, capitale de Chypre, les soldats canadiens de la force de paix des Nations unies ont fêté dans l\u2019enthousiasme, recevant tour à tour des gardes d\u2019origine grecque et des gardes d\u2019origine turque.A Toronto, quelque 10 000 personnes se sont massées en face de l\u2019hôtel du gouvernement ontarien, où le premier ministre Bob Rae les a encouragées à manifester de la tolérance, de la générosité et de la compréhension dans le débat sur l\u2019unité nationale.Peu avant que le défilé ne s\u2019ébranle, vers 11 h, le leader du Parti Egalité, M.Robert Libman, avait jugé l\u2019affluence «prometteuse».«En période de crise constitutionnelle, on doit plus que jamais chérir ce Jour du Canada», a-t-il déclaré.Sur les chars, les bannières portaient, imprimés dans les deux langues officielles, des slogans célébrant le Canada «fort, uni et indestructible» et le «Québec, indispensable à l\u2019image du Canada».Une seule ban- Ottawa (PC) Le premier ministre Brian Mulroney a prévenu les Canadiens, hier, qu\u2019ils ne doivent pas s\u2019attendre à une solution parfaite des problèmes d\u2019unité auxquels le pays fait face.«Si nous attendons la perfection dans la réforme constitutionnelle, elle ne se fera jamais, a déclaré M.Mulroney.Ce n\u2019est pas à la perfection que nous devons songer, mais au bien du Canada.» Si John A.Macdonald avait attendu la perfection, «le Canada ne serait jamais né», a-t-il souligné.«Ce n\u2019est pas la perfection dont nous avons besoin, mais l\u2019amour, la compréhension et la tolérance à l\u2019é- «Le Canada n\u2019est pas un froid document juridique, a-t-il dit.Il appartient au peuple.Je ne crois pas qu\u2019une poignée de gens à Ottawa vont régler nos problèmes.Il nous faut manifester un leadership collectif.» A Halifax, les gens ont profité de l\u2019occasion pour visiter le destroyer Athabaskan, qui a participé à la guerre du golfe Persique.A Vancouver, 91 nouveaux Canadiens de 36 pays ont été assermentés comme citoyens canadiens.La ministre de la Justice Kim Campbell leur a dit que le respect des lois faisait du Canada un pays unique.A Saint-Jean, Terre-Neuve, la princesse Anne, rendant visite au régiment dont elle est le colonel en chef, a coupé un gâteau géant pour souligner l\u2019anniversaire du Canada.A Regina, les festivités ont été annulées pour la première fois depuis 17 ans à cause de la présence de 30 centimètres d\u2019eau de pluie dans le parc où elles devaient avoir lieu.nière défendait la cause souverainiste et réclamait «un Québec indépendant pour les Canadiens-Français».M.Peter Kelly, lui, arborait un t-shirt rouge et blanc, portant le logo du tout nouveau «Bloke québécois», un groupe qui s\u2019adresse avant tout aux Anglo-Québécois, et dont le message est: «Restez au Québec et soyez fiers d\u2019être Québécois, que vous soyez anglophone, francophone ou de tout autre groupe», a expliqué M.Kelly.«Je suis fier d\u2019être Québécois et Canadien», a-t-il ajouté.gard des autres.11 est temps de se débarrasser des prophètes de malheur et d\u2019entrer dans la réalité.«Et la réalité pour les Canadiens, c\u2019est de trouver la générosité dans leur coeur de s\u2019unir sur une base raisonnable et réfléchie.Selon M.Mulroney, les choses ne vont cependant pas si mal au Canada.Ce qui fait sembler le contraire, c\u2019est que «les apôtres du pessimisme retiennent toujours plus l\u2019attention».Mais, a-t-il fait remarquer, «pour chaque personne qui veut fermer la porte, il y en a 10 qui veulent bâtir un pays.Pour chaque personne qui veut dire non, ou le Québec peut s\u2019en aller, il y en a 1000 \u2014la majorité silencieuse\u2014 qui disent qu\u2019il faut conserver ce merveilleux pays».10 000 Montréalais ont défilé rue pour célébrer le Canada «Attention à la perfection» Le SAIC et le ministre concerné passent au peigne fin l\u2019ordre du jour dans certains cas, notamment les conférences des ministres de l\u2019Environnement, et participent à son élaboration.Si les intérêts «supérieurs» du Québec sont en cause, on y délègue un représentant.Lorsque Québec est absent, il fait des représentations bilatérales \u2014 soit auprès des provinces, soit auprès du gouvernement fédéral \u2014, pour faire entendre sa position et souhaiter qu\u2019on en tienne compte.Souvent, depuis un an du moins, les sujets abordés lors des rencontres l\u2019avaient déjà été plusieurs fois au cours des dernières années et la position du Québec était connue, fait-on valoir.L\u2019absence du Québec à ces rencontres ne l\u2019a pas empêché d\u2019adhérer après coup à des ententes ou des programmes pan-canadiens.Ce fut le cas de l\u2019Accord intergouvememental sur les marchés publics, conclu en août 1990 à Winnipeg lors de la conférence annuelle des premiers ministres provinciaux, boudée par M.Bourassa.Par cet accord, les gouvernements provinciaux abandonnent leurs politiques d\u2019achat préférentiel sur l\u2019achat de biens d\u2019une valeur de 25 000 $ et plus afin d\u2019ouvrir ce marché aux fournisseurs des autres provinces.Les premiers ministres des autres provinces voulaient faire de cette entente le symbole qu\u2019avec ou sans le Québec, la vie continue au Canada.Le gouvernement du Québec a décidé en décembre d\u2019adhérer à l\u2019entente, donnant ainsi raison à ses voisins en acceptant par la porte arrière ce qu\u2019il avait refusé par celle de devant.M.Bourassa a fait parvenir à ses homologues une lettre en ce sens, précisant certaines conditions à son adhésion.1905, rue King Ouest (angle Wood) 563-0036 30669 Arrêtez-vous dès maintenant chez Silencieux Speedy et économisez 20% sur toute réparation de freins ou de système d\u2019échappement de votre véhicule nord-américain ou importé.Voyez le gérant pour plus de détails.Cette offre ne peut être jumelée à aucune autre offre ni aucun autre rabais.sur toute réparation de freins ou de système d'échappement JUSQU\u2019AU 13 JUILLET! Ten fais pas,\u2014 silencieux B 2 la Tribune, Sherbrooke, mardi 2 juillet 1991 Forum I Jean-Guy Dubuc, Résident et Éditer Jacques Pronovost, Rédacteur en ;re* Roch Bilodeau, Editorialiste-adjotnt EDITORIAL Ne nous réjouissons pas trop vite Roch BILODEAU Notre manchette principale de samedi était réconfortante: «L\u2019économie reprend son souffle».La nouvelle faisait état de statistiques qui peuvent laisser croire que la récession est terminée.Ce serait tant mieux, évidemment.Mais il ne faudrait pas se réjouir trop vite.C\u2019est vrai qu\u2019il y a quelques signes encourageants, comme la hausse de la production des biens manufacturiers par exemple.Reste qu\u2019on peut aligner plusieurs autres données moins heureuses: un taux de chômage encore au-dessus des 10 pour cent, l\u2019instabilité des ventes au détail, et la faiblesse des exportations.En fait, la reprise risque d\u2019être plus lente et timide que les statistiques peuvent faire espérer.Notre gouvernement d\u2019Ottawa pourrait nous aider.Il pourrait agir directement sur les deux principaux facteurs dont dépend la force de la reprise: les dépenses des consommateurs et le niveau de nos exportations.Dans le cas des exportateurs, la situation est claire: le dollar canadien élevé limite nettement leurs ventes aux Etats-Unis, notre principal acheteur.Et il existe une façon bien simple de diminuer la valeur de notre devise: accélérer la baisse des taux d\u2019intérêt.Vous avez respecté le processus normal et dit la vérité sur votre demande?!.Que mijotez-vous, mon ami!.«Mi tVVvV.W.\u2019.N « \u2018\u2022W ¦ \u2022¦\u2022km Dans le cas des consommateurs aussi, il est évident que les taux d\u2019intérêt demeurent encore trop élevés pour stimuler une reprise significative de leurs dépenses.Mais à cela, il faut ajouter également le niveau des taxes qui frappe cruellement le budget des familles.TRIBUNE LIBRE Le véritable musée des horreurs Alors, première question: pourquoi les taux d\u2019intérêt ne baissent-ils pas davantage et plus rapidement?A cause de l\u2019inflation, répétait encore récemment le gouverneur de la Banque du Canada.D\u2019accord, mais deuxième question: cette inflation, d\u2019où craint-on qu\u2019elle vienne?De la taxation, évidemment: il est certain que tout le monde va vouloir des hausses salariales pour y faire face, d\u2019autant plus que l\u2019on prévoit d\u2019autres augmentations de taxes dès l\u2019an prochain.D\u2019ailleurs, les chiffres démontrent clairement que la hausse des prix actuelle provient en bonne partie de la taxation gouvernementale.Troisième question: pourquoi un tel niveau de taxation?A cause de la situation catastrophique des finances publiques; bref, de la gestion gouvernementale.Alors, on voit bien où nous en sommes présentement: la faiblesse de notre reprise économique reflétera la faiblesse de nos gouvernements, celui d\u2019Ottawa tout particulièrement.Pour espérer mieux, il faudrait sortir du terrible cercle vicieux déficit/hausses de taxes/inflation.Il faudrait donc de la volonté politique, de l\u2019imagination, et du leadership.Il en faudrait absolument, mais on n\u2019en voit aucun signe tangible.Et c\u2019est exactement pourquoi il est difficile de se réjouir.Un journal qui salit les doigts.?Quelques lecteurs m\u2019ont récemment fait une remarque surprenante, parfois agressive.Ils m\u2019ont dit: «On se salit les doigts en lisant La Tribune.Vous devriez avoir une encre plus propre et plus de respect pour vos lecteurs.» Le peproche est injuste.Et voici pourquoi.La Tribune fut une pionnière au Québec en utilisant, il y a maintenant plus de deux fins, l\u2019encre appelée «low rub» laquelle, bien que plus chère, tache beaucoup moins les doigts que l\u2019encre conventionnelle.Cette encre est également biodégradable, donc non-nocive à l\u2019environnement.Elle est fabriquée d\u2019une huile végétale qui provient d\u2019Alberta; elle ne comporte aucune teneur en plomb, est non-cancérigène et n \u2019est aucunement toxique.La Tribune vous offre donc le produit le plus propre qu\u2019il soit possible d\u2019imprimer.Mais, évidemment, l\u2019imprimé peut toujours laisser des marques.Alors, comparez ses traces avec celles de publications réputées: vous verrez quel respect nous avons pour nos lecteurs.Jean-Guy DUBUC, éditeur Il existe à Sherbrooke, depuis bon nombre d\u2019années, un musée des horreurs dont personne ne parle, dont personne ne s\u2019indigne.Ce qui est terrible, c\u2019est qu\u2019on ne choisit pas de le visiter: il s\u2019impose à nous, il fait partie de notre quotidien au point de ne même plus le remarquer.Montez à bord de votre automobile et offrez-vous cette ballade architecturalement et urbanistiquement cauchemardesque dans le monde angoissant des fils électriques, des poteaux de téléphone et des embouteillages, dans l\u2019univers teriffiant du kitch, des beignes et des lave-autos.Notre aventure commence à l\u2019entrée ouest de la ville, sur la rue King (nous n\u2019allons tout de même pas nous taper Rock Forest).Quelle horreur! Peu à peu se succèdent des bâtiments étranges, mutants architecturaux aux déformations bizarres et inexpliquées gisant le plus souvent à l\u2019extrémité d\u2019une mer d\u2019asphalte.Puis après, il y a la muraille de la rue Wilson: le grand mur aveugle du Centre des Congrès, qui n\u2019a même pas la décence d\u2019assumer la présence de cette rue.Et, plus loin, c\u2019est la débandade.Attaqués par des centaines d\u2019enseignes discordantes et assaillis par une troublante pollution visuelle, nous continuons notre périple.Quelle horreur! Tôle, brique de béton, motifs insignifiants en blocs de verre, stations d\u2019essence et cholestérol se succèdent à un rythme trépidant.Coin Belvédère: Quelle horreur! Un des plus beaux sites sherbrookois devient sur semaine un véritable océan d\u2019automobiles pour devenir terrain vague les week ends, laissant derrière la fantomatique trace des banlieusards.Un peu plus loin, quelques minutes de répit avant d\u2019entreprendre la descente aux enfers.L\u2019édifice à bureaux, le palais de justice et l\u2019édifice fédéral forment tout de même un bel ensemble.Puis, une rénovation heureuse en brique, et en face, une nouvelle construction contextuelle aux intéressants détails de maçonnerie.Enfin, ça y est: coin Wellington, Quelle horreur! Dire que jadis, cette intersection fut un modèle typologique urbain avec ses quatre bâtiments de coin appropriés.Aujourd\u2019hui, un bâtiment insignifiant, hors d\u2019échelle, sans entrée sur rue, se dresse sur le coin sud-ouest, laissant apparents les murs mitoyens de ses voisins.Coin dépôt: même scénario.Des photos historiques montrent bien que ce site accueillait autrefois un bâtiment d\u2019une échelle appropriée qui fut détruit par les flammes en 1972.Est-ce pour commémorer cet événement qu\u2019on y construisit une rôtisserie?Passé les voies ferrées s\u2019ouvre tout à coup un angoissant vide, une friche urbaine déstructurée: la «twilight zone».Soudainement, sans même s\u2019en rendre compte, nous voici au dessus de la St-François.11 y avait une époque où traverser une rivière était un événement à marquer: que l\u2019on pense aux bacs à fleurs, aux lampadaires, aux ballustrades ou au pilastres ornementaux qui jalonnent de nombreux ponts.Le nouveau pont Aylmer, d\u2019une banalité évanescente, a pour seule qualité, d\u2019être fonctionnel.Ailleurs dans le monde, lorsqu\u2019on construit, on fait appel aux concours d\u2019architecture afin d\u2019obtenir un produit de meilleure qualité.Les ponts font souvent partie de ces concours.Pourquoi pas chez-nous?Finalement, s\u2019amorce l\u2019angoissante montée vers l\u2019est, qui nous fera revivre le même scénario.dans le sens inverse! Quelle horreur! C\u2019est ainsi qu\u2019un visiteur aura traversé Sher- Service essentiel Le CHUS se prépare à équilibrer son budget sur le compte de nos enfants.Après avoir reçu le feu vert du CRSSS pour l\u2019embauche de trois orthophonistes, la direction du CHUS fait faux bond, et non contente de refuser ces orthophonistes, elle coupe en plus deux postes et demi, ce qui signifie qu\u2019il n\u2019y aura plus de consultation externe au CHUS.Mon enfant profitait depuis trois ans des services orthophoniques en externe au CHUS.Ce service lui a permis de fréquenter l\u2019école régulière et de réussir ses premières classes.Nos enfants ont des droits; diminuer ainsi des services déjà si difficiles d\u2019accès (trois ans d\u2019attente pour un premier rendez-vous) me semble irresponsable.Nous devons comme société donner à ces enfants tous les moyens nécessaires à leur épanouissement.brooke, ne conservant comme souvenirs de notre «plus que ville» que ces poteaux de téléphone, ces fast-food, ces concessionnaires d\u2019autos et ces centres d\u2019achats quétaines.Ce visiteur voudra-t-il revenir, y investir ou encore y habiter?Est-ce dans ce genre d\u2019environnement que nous voulons évoluer?Les rituels urbains, encore présents dans ces villes qu\u2019on affectionne lors de nos voyages, ont chez-nous, semble-t-il disparus pour faire place à l\u2019efficacité douteuse et la banalité du réseau de circulation et à la quétainerie architecturale.Apprenons à reconnaître la qualité, à voir les horreurs et à les dénoncer.Notre cadre bâti ne se change pas aussi facilement qu\u2019une blouse dernier cri qui est passée de mode et que l\u2019on enferme au fond d\u2019un garde robe.11 est temps de mettre fin aux horreurs.Paul Faucher P.S.: Pour djautres émotions fortes, partez de Lennoxville et traversez Sherbrooke, par la route 143.Quelle horreur! Le ratio en orthophonie pour la région de l\u2019Estrie est de un pour 26,000 de population et au Québec de un pour 17,000 de population.Notre région peut-elle accepter que l\u2019on coupe des services essentiels au développement d\u2019un grand nombre d\u2019enfants sans rien dire?.Je crois qu\u2019il est primordial de dénoncer un tel fait, et je demande à la direction du CHUS de revoir son plan d\u2019actions pour arriver à son équilibre budgétaire sans atteinte à mon enfant.L\u2019orthophonie est un besoin reconnu dans la région et l\u2019ignorer serait commettre une faute vis-à-vis notre avenir collectif.Hélène Pomerleau POINT DE VUE La vérité sur la Protection de la Jeunesse Depuis quelques mois, les services de la Protection de la Jeunesse font l\u2019objet de critiques de plus en plus fréquentes.Est-ce que l\u2019on fait moins bien notre travail qu\u2019au-paravant?Est-ce une campagne orchestrée pour influencer le comité Jasmin qui étudie présentement la Loi sur la Protection de la Jeunesse?Trop souvent, l\u2019information communiquée à la population part d\u2019un événement alimenté de critiques et de jugement de valeurs, pendant que le point de vue des services de Protection de la Jeunesse est laissé dans l\u2019ombre du fait que l\u2019on communique avec eux dans un deuxieme temps ou pas du tout.L\u2019évaluation d\u2019une situation Quand le DP I a décidé de retenir une situation qui lui a été signalée, c\u2019est qu\u2019il a pris sa décision en s\u2019ap- puyant sur des critères objectifs: les faits rapportés, la crédibilité de la personne qui a signalé la situation, la vulnérabilité de l\u2019enfant, et la présence ou non dans le milieu d\u2019une personne capable de le protéger.Nous exerçons, sur ce plan, une démarche professionnelle.Lorsque la situation d\u2019un enfant doit être évaluée, l\u2019évaluation se fait suivant un protocole précis, comprenant des interventions obligatoires et complémentaires.Notons que ledit protocole a été défini et adopté par l\u2019ensemble des Directeurs de la Protection de la Jeunesse et a été approuvé par le ministère de la Santé et des Services sociaux.L\u2019ensemble des faits recueillis au cours de cette évaluation sont discutés avec un chef de service, qui a la responsabilité de superviser le travail effectué et de prendre la décision quant à la compromis- sion de la sécurité ou du développement de l\u2019enfant, et ce, en fonction des dispositions de la Loi.Il s\u2019agit d\u2019une démarche organisée, structurée et rigoureuse puisqu\u2019il incombe au DP J de faire la preuve de la compromission.La Chambre de la Jeunesse Dans sa démarche d\u2019évaluation, le professionnel pratique une intervention d\u2019aide et cherche à associer les parents à la démarche.D\u2019ailleurs, dans la majorité des cas (60%), les parents reconnaissent le problème et conviennent qu\u2019il faut prendre des mesures pour corriger la situation.Cependant, il arrive que le DPJ et les parents ainsi que le jeune de 14 ans et plus ne s\u2019entendent pas sur la compromission de la sécurité ou du développement de l\u2019enfant ou sur les mesures à prendre pour corriger la si- tuation.Alors, le DPJ saisit la Chambre de la Jeunesse de la Cour du Québec, afin de présenter la situation de l\u2019enfant concerné.Le juge entend la requête présentée par le DPJ ainsi que les représentations de l\u2019avocat de l\u2019enfant et de celui des parents.Le juge a alors à trancher le litige et à statuer.S\u2019il statue qu\u2019il y a compromission, il ordonne des mesures pour corriger la situation.Le rejet d\u2019une requête du DPJ par la Chambre de la Jeunesse est un phénomène normal et n\u2019cntâehc en rien la crédibilité des parties représentées.Comme devant toute autre cour, plusieurs facteurs peuvent expliquer le rejet d\u2019une requête du demandeur, sans que pour cela on taxe les acteurs d\u2019être abusifs ou d\u2019être incompétents, comme on se plaît à l\u2019insinuer dans les médias, lorsque c\u2019est le DPJ qui est en cause.En apportant cette information, mon objectif est d\u2019éclairer la population cl de corriger l\u2019image négative et faussée des services de Protection de la Jeunesse traduite dans les critiques publiées autour de situations dramatiques.Il est important que la population fasse la part des choses entre les informations sensationnalistes qui déforment la réalité et les faits qui sont communiqués avec objectivité.Les problèmes sociaux que la Protection de la Jeunesse doit traiter sont complexes et dramatiques.Ils soulèvent toutes sortes d\u2019émotions, ils heurtent des valeurs et ils mettent en cause des droits.Dans ce contexte, les services de Protection de la Jeunesse ne peuvent être à l\u2019abri des critiques.Tantôt on reproche au DPJ de ne pas intervenir, tantôt on lui reproche de le faire.Cependant, ce qui est publié, cc sont les difficultés de fonctionnement parfois fondées, et souvent non fondées.On ne parle pas du grand nombre d\u2019enfants protégés par le DPJ, ni du grand nombre de jugements de la Chambre de la jeunesse qui confirment, dans 95% des cas, les requêtes en compromission présentées par le DPJ.Les services de la Protection de la Jeunesse, pas plus que quiconque, ne sont à l\u2019abri des erreurs.Cependant, nous cherchons à les éviter et nous recherchons constamment l\u2019amélioration de nos services dans le respect des droits des enfants et de leurs parents.Rodrigue Blais Directeur, Protection de la Jeunesse TOYOTA B 6 La Tribune, Sherbrooke, mardi 2 juillet 1991 499 14\" DERNIERE SEMAINE '{Xourelles K 0-20 a»5 564-7881 Le 12e Festival international de jazz connaît un excellent début Montréal (PC) La douzième édition du Festival international de jazz de Montréal connaît un excellent début, un temps clément, un esprit de concorde et un achalandage fort satisfaisant.Depuis vendredi soir, on calcule déjà près de 400000 entrées.Dans l\u2019ensemble, la mécanique du festival va comme sur des roulettes, les festivaliers sont contents, la magie opère, l\u2019amabilité règne et les incidents sont à peu près inexistants.Un bon cru s\u2019annonce.Avec son site unifié et élargi, ce qui environne le quadrilatère de la Place des Arts devient une véritable cité du jazz.Sous la clameur des accords délinquants, les esprits s\u2019y rencontrent, âge, race, nationalité et origine sociale confondus.Après l\u2019étouffante soirée de vendredi, le premier week-end du festival s\u2019est poursuivi sous les auspices favorables de Mère Nature qui a gratifié les amateurs de jazz d\u2019une température idéale.Le pouls est bon.Et les enfants sont nombreux.L\u2019atelier des quatre Bulles, où les tout-petits peuvent se faire peinturlurer la frimousse, est d\u2019ailleurs fort populaire.Avec sa montgolfière, ses kiosques, ses lumières multicolores, ses banderoles, tout le secteur prend les allures d\u2019une véritable fête foraine.Le village jazz est d\u2019une propreté étonnante; un bataillon de jeunes le quadrille en permanence, balais au bras.Quand vient le temps de se restaurer, les jazz-bars et jazz-bouffes foisonnent.Samedi soir, sur la scène du complexe Desjardins, dans le cadre des concerts populaires, le Quartette Michel Gertile a distillé par l\u2019entremise de ses sonorités bartokiennes une musique d\u2019ambiance qui prenait le dessus sur l\u2019exaltation.La scène Ultramar, coin Maison-neuveJeanne-Mance, qui présente la série Tropiques, a réuni une foule raisonnable pour Guayaba samedi soir, mais a été submergée avec le Paulo Ramos Band en soirée de dimanche.Une foule dense et dansante de plus de 10000 personnes ont succombé à la fièvre brésilienne.Dimanche soir, vers 22h, l\u2019affluence a atteint son paroxysme.Avec un bon 70000 personnes sur le site, les embouteillages étaient omniprésents et se déplacer d\u2019une scène à l\u2019autre pouvait devenir une expérience éprouvante.Agoraphobes s\u2019abstenir.Les organisateurs du festival recommandent l\u2019utilisation des corridors souterrains de la Place des Arts.Bonne idée! CHEZ VOS CONCESSIONNAIRES FQRD ET MERCURY.TEMPO / TOPAZ / AEROSPORT ENTIÈREMENT ÉQUIPÉS.Climatiseur & Transmission automatique Radio AM/FM stéréo avec 4 haut-parleurs & Servofreins Servodirection Essuie-glace à balayage intermittent Sièges baquets inclinables Verre teinté Etc.I» A ENCORE PLUS TEMPO/TOPAZ (quatre portières) P.D.S.F.: REMISE FORD: TOTAL: 11 395 $* 1 500 $ OU 9 895$ 7S\"c'r' p.%'W r a \u2022 * u\u2019> i ./Je e sw.a-mm equ«oe et lettré AEROSPORT laîPS la TVP la laxed arose sur thmalWi >es frais de trar*.;/,n et ,\u2022 c./a^c conter a; : s a\" y es * W '.cuiemcnt i y, véhicules offerts peuvent différer de ceux u haut illustres Tous les détail', chez votre concessionnaire Tord ou Mercury du Québec "]
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