La tribune, 26 juillet 1991, Cahier 2
[" CAHIER La Tribune Général Sherbrooke vendredi 26 juillet 1991 Vivre Arts Une injonction bloque la vente d'un livre sur la crise d'Oka Montréal (PC) Li a Cour supérieure du Québec a émis, hier, lune injonction provisoire empêchant, d\u2019ici au 31 juillet, la distribution, la vente et la promotion d\u2019un livre sur la crise d\u2019Oka, «One Nation Under the Gun - Inside the Mohawk Civil War».Selon les deux requérantes, qui résident à Khanesatake, ce livre contient des «mensonges» et des «citations» tirées d\u2019entrevues qu\u2019elles n\u2019auraient jamais accordées à l\u2019auteur, Rick Hornung, de New York.Le juge Jean-Guy y Riopelle était saisi d\u2019une \u2022 demande d\u2019injonction -f provisoire de 10 jours £ par les procureurs de Mmes Ellen Gabriel et Denise David Tolley, de Khanesatake.11 a opté pour une injonction de six jours seulement.Mme Gabriel, artiste, David, et Mme technicienne d\u2019ambulance, font toutes deux valoir qu\u2019elles encourraient une perte de crédibilité auprès des Mohawks si le livre était mis en vente dans les librairies avant que ne soient expurgés les passages qu\u2019elles disent «fabriqués» par Hornung.Un article paru dans The Gazette, samedi dernier, classait l\u2019oeuvre de Hornung comme un «pamphlet» biaisé en faveur des Warriors.La Cour supérieure, hier, n\u2019avait pas à examiner le contenu comme tel du livre, mais à mesurer s\u2019il était possible que Mmes Gabriel et David aient raison lorsqu\u2019elles disent subir un préjudice si jamais elles sont appelées comme témoins, soit aux procès qui se déroulent au palais de justice de Saint-Jérôme \u2014 procès reliés aux événements de Khanesatake et de Khanawake, l\u2019été dernier \u2014, soit lors des audiences que doit tenir le bâtonnier Guy Gilbert en tant que coroner Rick Hornung, de New York, ne peut vendre son livre sur la crise d'Oka, «One Nation Under the Gun - Inside the Mohawk Civil War», à cause d'une injonction provisoire.spécial chargé d\u2019élucider les circonstances entourant la mort du caporal Marcel Lemay, de la SQ, près de Khanesatake, le 11 juillet 1990.D\u2019après les allégués de la requête, Mmes Gabriel et David \u2014 qui donnent au tribunal leur nom iro-quois de Katsi\u2019Tsakwas et Tewate-rhokotha \u2014 sont rattachées à la Longhouse de Khanesatake.Elles entendent empêcher que l\u2019on se serve du livre de Hornung pour «discréditer» le témoignage qu\u2019elles pourraient éventuellement donner soit devant un tribunal, soit devant un coroner.Mercredi prochain, la Cour supérieure sera appelée à renouveler pour un laps de temps l\u2019injonction émise hier, ou à dire si les allégués de la requête valent, après étude, que l\u2019on empêche la distribution et la vente d\u2019un ouvrage qui devait en principe être offert en librairie hier à Montréal et au Québec.Un lancement a déjà eu lieu, la semaine dernière, en Ontario.Le Bloc toujours sans le sou ?Lucien Bouchard a dû congédier sa plus proche collaboratrice Quebec (PC) Malgré son excellente performance dans les sondages, le Bloc québécois est toujours sans le sou.A tel point que Lucien Bouchard a dû congédier récemment sa plus proche collaboratrice, Mme Micheline Fortin.Mme Fortin secondait M.Bouchard depuis son entrée en politique et il est clair qu\u2019il ne s\u2019en serait jamais séparé sans la plus absolue nécessité.Le député de Hull Gilles Roche-leau a confirmé que le Bloc n\u2019a pré- sentement aucune ressource autre que le budget régulier alloué à chacun des membres de la Chambre des communes.Chaque député dispose d\u2019environ 150 000 S pour entretenir ses bureaux à Ottawa et dans son comté.«On n\u2019a pas de budget de recherche.comme on l\u2019avait demandé.On n\u2019a pas fait de campagne de financement, à part un petit cocktail ici et là, et on ne prévoit pas d\u2019activité majeure avant le mois d\u2019octobre.Alors ce n\u2019est pas mer et monde, chacun doit se débrouiller à même son budget.Micheline commandait un assez bon salaire, alors c\u2019est ça.», a-t-il expliqué.Présentement en congé de paternité, M.Bouchard a fait savoir qu\u2019il ne ferait aucune declaration publique avant la mi-août.Même si le Bloc québécois n\u2019a aucune intention de prendre le pouvoir et qu\u2019il s\u2019est imposé les règles de financement en vigueur au Québec, infiniment plus sév ères que partout ailleurs au pays, M.Rocheleau ne croit pas que cela constitue un handicap pour son parti.«Ca ne décourage pas les éventuels cotisants dans la mesure où le Bloc a une mission très particulière.Les cotisations viennent de sympathisants de la souveraineté.Pour eux, ça représente bien plus que l\u2019obtention d\u2019un contrat.On ne s\u2019attend pas à ce que Bell Canada, Campeau Corporation ou les syndicats nous envoient des 1 (XJ 000 $.De toute façon, on ne l\u2019accepterait pas», dit-il.Le député de Hull assure n\u2019avoir aucune inquiétude sur la capacité du Bloc d\u2019amasser la somme qu\u2019il estime nécessaire pour faire une bonne campagne sur le plan provincial lors des prochaines élections fédérales, soit au moins 1 million $, sans compter les dépenses dans les comtés.En attendant, le caucus du Bloc doit se réunir le mois prochain «pour voir où on s\u2019en va à l\u2019automne».Le candidat libéral dans Montmorency n'a pas du tout envie d'un débat sur la constitution Frédéric TREMBLAY Beauport (PC) Alors que tous ses adversaires semblent disposer à participer à un débat public sur la question constitutionnelle, le candidat du Parti libéral à l\u2019élection complémentaire dans Montmorency, Claude Desjardins, refuse de monter sur un tel ring, du moins pour le moment.Rencontrant les journalistes hier, à Beauport, pour le dévoilement de son programme électoral, M.Desjardins, flanqué pour l\u2019occasion du député libéral de La Peitrie et ministre des Communications, Lawrence Cannon, a répondu que «non, pour le moment», il ne participerait pas à ce genre de confrontation.Dans les minutes précédentes, M.Desjardins avait cherché à esquiver la question, pourtant maintes fois reprise par les journalistes, sur sa participation à un éventuel débat public.En prenant soin de ne pas répondre directement, le candidat libéral avait d\u2019abord avancé qu\u2019un tel débat ne constituait pas pour lui une «priorité», et qu\u2019il voulait plutôt se con- Québec reçoit froidement le redressement pan-canadien plan de en éducation Montréal (PC) Les représentants du gouvernement du Québec ont réagi avec réserve hier à l\u2019annonce d\u2019un plan de redressement pan-canadien en éducation préparé par le gouvernement fédéral, et dont les grandes lignes ont été rendues publiques avant-hier.En l\u2019absence du ministre de l\u2019Education du Québec, M.Michel Pagé, le chef de cabinet du ministre, M.Paul Beauchamp, a réitéré que l\u2019ingérence fédérale dans ce domaine de juridiction strictement provinciale n\u2019était absolument pas acceptable aux yeux des membres du gouvernement du Québec.«Si cet argent venait d\u2019Ottawa pour être dépensé à la discrétion du gouvernement du Québec, on en aurait jamais trop, a-t-il précisé.Que le gouvernement d\u2019Ottawa nous impose ses propres mesures en éducation, c\u2019est une autre histoire.Pour l\u2019instant, on ne se prononce pas sur l\u2019applicabilité de ce plan parce qu\u2019on ne sait trop s\u2019il s\u2019agit de modalités, d\u2019offres, ou de dispositions à être négociées avec les provinces», a ajouté M.Beauchamp.«Lors du discours du Trône, plusieurs ministres québécois ont clairement établi que l\u2019éducation était un domaine de juridiction provinciale, rappelait pour sa part l\u2019attachée de presse de Robert Bourassa à Québec, Mme Sylvie Godin.Pour l\u2019instant, il est prématuré d\u2019aller plus de l\u2019avant dans le commentaire de ce plan de discussion.» Hier matin, un article publié en première page du quotidien The Globe and Mail dévoilait certaines mesures prévues dans un document de travail fédéral, intitulé Bien apprendre.bien vivre.Parmi les objectifs fixés par Ottawa, on retrouve notamment: \u2014\tl\u2019assurance que 90 pour cent des Canadiens âgés de 25 ans et plus obtiennent l\u2019équivalent d\u2019un diplôme d\u2019études de 5e secondaire, d\u2019ici l\u2019an 2000; \u2014\tune représentation équitable des femmes dans les secteurs des mathématiques, de la science et de la technologie; \u2014\tla division de moitié du nombre d\u2019analphabètes adultes vivant présentement au Canada.sacrer au porte-à-porte d\u2019ici l\u2019élection, fixée au 12 août.A la lumière des échanges qu\u2019il a eus avec les électeurs du comté de Montmorency, M.Desjardins explique que ceux-ci souffrent bien davantage «d\u2019insécurité économique», que de l\u2019incertitude entourant l\u2019avenir constitutionnel du pays.Confortable «Je me sens très confortable avec la position constitutionnelle de mon parti», a aussi soutenu M.Desjardins, tentant ainsi d\u2019écarter l\u2019idée qu\u2019il cherche à échapper à une confrontation publique sur le dossier constitutionnel par crainte de s\u2019enliser.Se décrivant comme un «défenseur des intérêts du Québec», M.Desjardins ajoute, à l\u2019instar de son chef Robert Bourassa, que le «Canada constitue le premier choix».Le porte-étendard libéral a du même coup réitéré son appui au rapport Allaire ainsi qu\u2019à la Loi 150 sur l\u2019avenir constitutionnel du Québec.Claude Desjardins est le seul candidat à cette élection partielle dans Montmorency à se présenter comme «fédéraliste».Jean Filion du Parti québécois, Jean-François Sirois du Nouveau parti démocratique du Québec, ainsi que Jean Ouimet du Parti vert se décrivent tous comme souverainistes.M.Desjardins a d\u2019autre part indiqué «qu\u2019il n\u2019était pas exclu» que le premier ministre Bourassa vienne de nouveau lui prêter main forte d\u2019ici la fin de la campagne électorale.Claude Desjardins (à droite), le candidat libéral dans Montmorency, a dû répondre à plusieurs questions des journalistes à propos d'un éventuel débat public sur la constitution.Le ministre des Communications, Lawrence Cannon, est venu donner un coup de main au candidat.De son côté, le ministre Cannon a cherché à minimiser l\u2019avance que le PQ détiendrait présentement dans Montmorency, en soulignant que «le vrai sondage aura lieu le 12 août».Au nombre des engagements électoraux pris par le candidat libérai, figurent l\u2019aménagement des Chutes de Montmorency et le développement du parc industriel de Beauport.Le fonctionnaire a un appartement payé Ottawa (PC) LJ Office national des transports procure un appartement à Montréal à un de ses dirigeants bilingues pour l\u2019été pendant qu\u2019il suit des cours de français, une situation qui, aux yeux du député libéral Don Boudria, justifie une enquête.M.Boudriademandera au comité des Communes sur les opérations gouvernementales de se pencher sur ce dossier.Un porte-parole de l\u2019office a reconnu que l\u2019organisme paye la location d\u2019un petit appartement voisin de l\u2019Université McGill, à l\u2019usage d\u2019un des membres de son conseil d\u2019administration, M.Ed Weinberg.Selon le porte-parole Pascal Barrette, M.Weinberg a été nommé administrateur intérimaire pour la région de Montréal pour l\u2019été.M.Barrette a ensuite reconnu que M.Wein- berg assiste à des cours quotidiens de français à McGill, et qu\u2019il s\u2019occupe de ses tâches à l\u2019office après ses heures de cours.Le loyer mensuel du logement est de 540 $, ce qui est moins cher que l\u2019hôtel, a-t-il ajouté.11 a également admis que M.Weinberg est considéré comme un fonctionnaire bilingue depuis 1977, ajoutant qu\u2019il «essayait d\u2019améliorer son français».(Approximatif) ^ F\t/\tH\tV\tH H\t-\tB\tbh\t/ ! H H\tI j I H\tH ¦ I i ¦ i \u2022 ^B 1 ^B ^B\t^B 1 ^B 1 ^B È tv - TIRAGE Ca change pas le inonde.Sauf que.» totoquébec B 2 la Tribune, Sherbrooke, vendredi 26 juillet 1991 ÉDITORIAL D'un sondage à l'autre.Roch BILODEAU Les Canadiens sont peut-être en train de faire leur choix en vue des prochaines élections.Du moins si l\u2019on se fie à notre sondage Gallup d\u2019hier qui indiquait que les libéraux de Jean Chrétien ont gagné beaucoup de terrain dans les intentions de votes; ils recueillent 40 pour cent, ce qu\u2019ils n\u2019avaient pas atteint depuis belle lurette.Une bonne nouvelle pour M.Chrétien, évidemment.Un gain de cinq pour cent en un mois, de huit depuis avril, c\u2019est un véritable baume pour celui qui tardait à combler les espoirs de ses partisans.Mauvaise nouvelle pour le Bloc québécois qui a perdu trois pour cent depuis avril, et surtout pour le Reform Party qui en a perdu autant en un mois seulement.Quant au NPD, il ne peut rien trouver de bien réjouissant dans les derniers sondages: depuis janvier, il a chuté de 41 à 22 pour cent! Les conservateurs?Au beau fixe, si l\u2019on peut dire: présentement à 16 pour cent, ils n\u2019ont jamais dépassé ce chiffre depuis l\u2019automne dernier.La baisse du Reform Party et du Bloc québécois ne devraient pas étonner.Tout simplement parce que ce sont deux partis régionaux avec un discours limité.Alors, pour exprimer l\u2019amertume, ça va; mais quand il s\u2019agit de réfléchir sérieusement à un véritable projet de société, leur attrait est beaucoup moins évident.Autrement dit, l\u2019électorat prend peut-être conscience que ces deux formations ne pourront jamais vraiment «gouverner» ou même décider quoi que ce soit pour l\u2019avenir du pays.Et il semble bien que le NPD laisse à peu près la même impression.Non sans raison: lui aussi demeure largement un parti régional, et puis on cherche encore ce qu\u2019il a de vraiment neuf à offrir, exception faite de son parti-pris dogmatique pour toutes les «bonnes causes».Mais alors, il faut se demander ce qui explique la nouvelle popularité des libéraux.Car enfin, que nous ont-ils offert de stimulant?Réponse: pas grand-chose de plus que les autres, sauf peut-être quelques performances bien senties de Sheila Copps.Sur le plan constitutionnel?Une position qui n\u2019a rien d\u2019édifiant.Et qui n\u2019est même pas vraiment définie: M.Chrétien attend de connaître la position du gouvernement avant de préciser son propre projet.Il attend.comme tout le monde attend une manifestation concrète de leadership du Cabinet Mulroney.M.Chrétien attend pour mieux critiquer, évidemment; c\u2019est son rôle.Nous attendons tous, parce que, malgré tout, c\u2019est le gouvernement qui doit prendre des décisions et proposer des politiques.Alors, le PLC tire sa force actuelle de trois choses: la faiblesse des conservateurs; le retour au réalisme face aux partis régionaux; et l\u2019incertitude croissante sur les capacités du NPD.Tant mieux pour les libéraux; avec quatre Canadiens sur dix qui leur sont maintenant sympathiques, ils ont la chance de mieux se faire valoir.Reste que d\u2019un sondage à l\u2019autre, l\u2019impression se confirme: les Canadiens se cherchent désespérément un leader.Et que ce soit M.Chrétien ou un autre, c\u2019est triste de penser qu\u2019on aura un gagnant «par défaut».OPINION DES AUTRES Le Canada au sud du Rio Grande Les Amériques ont longtemps ignoré les possibilités du libre-échange.Alors que tous les pays européens ont forgé des liens de libre-échange régional il y a trente ans, ce mouvement n\u2019en est qu\u2019à ses débuts ici.On croyait que deux pays industriels \u2014 les États-Unis et le petit Canada \u2014 et une vingtaine de pays sous-développés avaient trop peu en commun pour créer une association mutuellement avantageuse.Aussi, les régimes militaires en Amérique latine ne pouvaient' guère favoriser un système économique qui doit en grande partie reposer sur le respect des libertés individuelles.Il est normal que ce soit les États- Unis \u2014 dont le produit national représente les trois-quarts de l\u2019ensemble des deux continents \u2014 qui cherchent à organiser cet effort multinational.Les États-Unis ne cherchent toutefois pas un rôle exclusif.Mme Caria Hills, représentante du président Bush pour les questions commerciales, expliquait récemment u\u2019il n\u2019est pas suffisant pour les tats-Unis de créer des conditions de commerce avantageuses avec chacun des autres pays américains.Il faut aussi que chacun de ces pays puisse rapidement développer ses échanges avec les autres pays américains, car le libre-échange régional est une des clés du développement latino-américain.En évoquant cet objectif de la po- litique commerciale américaine, Mme Hills renoue avec la tradition du plan Marshall dont l\u2019aide financière a surtout aidé l\u2019Europe d\u2019après-guerre à relancer le commerce régional entre pays dont les moyens financiers étaient aussi limités que leurs ressources naturelles.Au moment où la négocation du libre-échange à trois avec le Mexique va forcément éprouver nos relations avec les États-Unis, il est bon de se rappeler que nous avons tout autant d\u2019intérêt que les États-Unis à voir les pays latino-américains jouir du libre-échange entre eux.Frédéric Wagnière La Presse Jean-Guy Dubuc, Président et Eaiteur Jacques Pronovost, Rédacteur er cher Roch Bilodeau, Éditorialiste-adjoint Les gens mariés sont les plus taxés mm % argent divorce l TRIBUNE LIBRE Entre la pollution et les subventions?.Sherbrooke jouit d\u2019une situation privilégiée avec la présence de ses deux rivières.Un bon jour, les élus municipaux prirent davantage conscience de cette double richesse et créèrent CHARMES.et le Conseil municipal vit que cela était bon.Bon pour qui?Bon pour quoi?CHARMES s\u2019acharne depuis plusieurs années à décrocher des subventions à gauche et à droite et il y réussit bien.A ses modestes débuts, à l\u2019époque où ce comité se souciait véritablement des riverains, CHARMES faisait un travail d\u2019éducation, entre autres en nous demandant d\u2019éviter l\u2019application d\u2019engrais, en nous demandant de garder les berges le plus à l\u2019état naturel possible, en fournissant des «fardoches» aux intéressés et en prévoyant à court et à long terme des travaux d\u2019assainissement des eaux.Puis, arriva la course aux subventions.Avec photos à l\u2019appui de tout le tronçon de la rivière Magog, chaque riverain intéressé recevait gratuitement de magnifiques plantes et arbustes pour agrémenter les rives de notre belle rivière.Le sprint s\u2019est accéléré avec la mise en chantier des sentiers pédestres et de la piste cyclable, la construction de la Maison de l\u2019eau, et.et dans tout cet essoufle-ment, on oubliait de regarder l\u2019eau.Pourtant, depuis plus de 10 ans, les riverains réclament la baisse du niveau de l\u2019eau, afin de procéder au nettoyage et à l\u2019enlèvement des plantes aquatiques qui causent tant de désagrément aux riverains et aux utilisateurs de la rivière Magog.Nous, riverains, ne pouvons pas vous offrir de subventions, mais nous vous offrons gratuitement notre volonté et nos bras, afin d\u2019améliorer la qualité de votre rivière.Qu\u2019attendez-voUS de plus?Une ville qui se dit en santé ne peut pas se permettre d\u2019avoir ses deux plages fermées.Même si la qualité de l\u2019eau le permettait, comment autoriser les concitoyens à se baigner à la plage du parc Blanchard quand les plantes y sont tellement florissantes que même le sauveteur, en cas d\u2019urgence, ne réussirait pas à nager jusqu\u2019à l\u2019extrémité de la zone de baignade?Qu\u2019aliez-vous servir comme excuses aux gens qui circulent près de la rivière, lors de la Fête du lac ou de Je suis une étudiante universitaire et j\u2019habite la très belle municipalité de Fleurimont depuis 17 ans.J\u2019adore les enfants et c\u2019est pourquoi j\u2019ai travaillé durant trois étés consécutifs à l\u2019animation des jeunes à l\u2019O.T.J.de Fleurimont.Cette année encore, on proposait le salaire minimum aux moniteurs, sans égard pour leur ancienneté.On décide donc (les anciens moniteurs) de monter un dossier pour justifier un réajustement salarial.Afin que notre requête soit admissible, je téléphone à l\u2019hôtel de ville afin de connaître les démarches pour mettre le document à l\u2019ordre du jour du conseil municipal.Lors de cet appel on me demande gentiment mon nom.Croyant que c\u2019est tout à fait normal et sans aucune conséquence, je le donne sans hésiter.Suivent ensuite deux semaines et demi de préparatifs et de rencontres, accompagnées évidemment de hauts et de bas.Néanmoins, lorsque l\u2019échéance du 17 juin arrive, nous sommes prêts.Nerveux mais prêts.Bien l\u2019Environnement et qui doivent détourner la tête pour ne pas voir, ou se boucher les narines pour ne pas sentir cette odeur de plantes en décomposition?Allez-vous encore parler des poissons?Des sédiments qu\u2019il ne faut pas déplacer?De faux-cardage?N\u2019essayez plus de nous leurrer; écoutez-nous.Gilles Lemelin Riverain et membre de l\u2019Association des riverains et usagers de la rivière Magog sûr, nous ne croyons pas tout avoir mais nous espérons quand même que notre revendication amènera un pas, si petit soit-il, dans la bonne direction.Voilà, il ne s\u2019est même pas écoulé trente minutes et la réunion est terminée.Tous ces efforts viennent de s\u2019écrouler dans le temps de le dire.Pas un sou d\u2019augmentation.C\u2019est la consternation.Quatre jours plus tard, la terre tourne toujours et c\u2019est le début de l\u2019O.T.J.pour les moniteurs.Mais moi, malgré trois années d\u2019animation impeccables, j\u2019apprends avec stupéfaction et regret qu\u2019on ne m\u2019a pas réengagée.Pourquoi?Et si je n\u2019avais pas donné mon nom lors de cet appel téléphonique, en aura'it-il été autrement?J\u2019espère seulement que les hauts dirigeants de ma municipalité, qui ont le pouvoir de décider, auront le courage, à l\u2019avenir, d\u2019assumer et de dire les vraies raisons de leurs décisions.Brigitte Lemieux Pourquoi pas moi?TEMOIGNAGE Hommage à un humaniste typique de chez nous Le Seigneur a récemment rappelé à lui l\u2019abbé Raymond Désilets, dont les qualités de coeur, d\u2019intelligence et de foi ont bien servi l\u2019Église de Sherbrooke pendant un demi-siècle.Personnalité attachante, l\u2019abbé Désilets fut un professeur compétent, un prédicateur hors pair et un prêtre très au fait des grandeurs et des misères de la condition humaine.Je voudrais souligner l\u2019authenticité de sa culture générale, puisée d\u2019abord à la source première des humanités gréco-latines, puis développée par de nombreuses lectures tout au long de sa vie.M.Désilets représentait bien le type de ces humanistes vrais, que le cours classique de jadis se faisait un devoir de former au contact des penseurs et des grands écrivains antiques aussi bien que plus récents.A cette époque, on apprenait le latin et le grec, pour mieux remonter aux origines de la langue française, qui en est issue, et en cerner le «génie».L\u2019abbé Désilets possédait bien sa langue.Doué d\u2019une voix au timbre ri- che et chaleureux, il mettait celle-ci au service d\u2019une pensée claire et juste.Il aimait rappeler ce vieil adage: ce qui se conçoit clairement doit se dire avec précision et les mots pour l\u2019exprimer viennent alors aisément.Ami des belles lettres, l\u2019abbé Désilets avait mémorisé bien des textes célèbres de certains écrivains, de chez nous en particulier, qu\u2019il affectionnait et citait souvent.Au bord d\u2019un lac, l\u2019été, il fallait l\u2019entendre réciter de mémoire le Canot de Félix-Antoine Savard, ou Les Oies Sauvages, Le Huard du même auteur.Ou bien évoquer des sonnets d\u2019Alfred Desrochers.à l\u2019ombre de i\u2019Orford.Fils de la terre, M.Désilets se retrouvait alors en pays de connaissance, lui qui, comme Desrochers, avait parcouru les forêts de l\u2019Estrie, surtout celles de la région de Saint-Camille, dont il était natif.L\u2019un de ses amis m\u2019avait dit un jour: Raymond Désilets, il a de la race, il a le port fier, il a l\u2019air d\u2019un beau chevreuil perdu dans la civilisation.Il inventait des expressions pittoresques.Sans doute, le peintre en lui inspirait ses formules imagées.Un jour qu\u2019il racontait (c\u2019était un conteur passionnant) ses tentatives de faire rire un confrère plutôt porté à la morosité, il en arrive à dire: «à la fin de mon histoire, il s\u2019est déridé enfin.la face lui craquait comme un bardeau».Sa foi était vive et sans compromission.Sa doctrine sûre, sa spiritualité réaliste et bien accordée à notre époque.Il avait le don de l\u2019affirmation convaincante et respectueuse de l\u2019opinion d\u2019autrui.On admirait toujours la force de son argumentation.En rendant hommage à ce penseur lucide, à ce littéraire vibrant à la beauté, que fut M.l\u2019abbé Raymond Désilets, je me fais l\u2019écho de bien de ses amis, qui ont été affermis dans leur foi par cette facette humaniste de ce témoin de Dieu, pour qui tout ce qui était humain avait de l\u2019intérêt.l\u2019uisse-t-il connaître le bonheur promis aux bons et fidèles serviteurs de Dieu.Fernand Laberge, prêtre * * * * Je ne peux m\u2019empêcher de venir rendre un hommage personnel à l\u2019abbé Raymond Désilets.Le diocèse de Sherbrooke vient de perdre un homme d\u2019une grande sagesse et d\u2019une bonté exemplaire.C\u2019est avec beaucoup de chagrin que j\u2019apprends la mort de cet homme, artiste dans l\u2019âme, qui savait mettre sur toiles les magnifiques paysages de notre région.Ce qu\u2019il faisait, c\u2019était avec amour et conviction! Son sens de l\u2019humour, sa grandeur d\u2019âme, sa grande intelligence d\u2019esprit et de coeur nous inspiraient confiance.L\u2019abbé Raymond Désilets était un homme ouvert et compréhensif; nous pouvions lui parler de nos joies et de nos peines, il savait écouter de cette écoute empathique ni paternaliste ni moralisatrice, mais de celle qui réconcilie et fait chaud au coeur.Ce qui le faisait beaucoup souffrir, c\u2019était l\u2019injustice et la «bêtise humaine» pour reprendre son expression bien articulée.Lors de la Restauration de l\u2019Orgue de la Cathédrale, l\u2019abbé Raymond Désilets m\u2019a été d\u2019un soutien L'abbé Raymond Désilets constant et très important dans la poursuite de cette responsabilité qui m\u2019avait été confiée.J\u2019ai perdu aujourd\u2019hui un ami.Organiste à la Cathédrale de Sherbrooke pendant quatorze ans, j\u2019ai eu souvent l\u2019occasion de toucher l\u2019orgue au moment où il célébrait des funérailles.11 comparait la mort à la naissance.Je n\u2019oublierai jamais ses paroles réconfortantes pour les parents et amis du défunt.Je vais tenter de traduire sa pensée dans mes mots: Lorsque le moment est venu de naître, l\u2019enfant, dans le sein de sa mère, est angoissé, il appréhende l\u2019inconnu, il est rassurant et confortable pour lui de demeurer ainsi dans son état latent, à la chaleur, mais lorsqu\u2019il voit le jour, il s\u2019ouvre à la lumière, il découvre la vie et s\u2019en émerveille; celui qui va mourir appréhende la mort avec anxiété, il est inquiet devant l\u2019inconnu, mais quand il franchit le passage de la vie à la mort, il est ébloui par la lumière de cette vie nouvelle qui s\u2019offre à lui.Cher abbé Désilets, vous venez vous aussi de franchir cette étape, ce passage; vous reposez en paix.Je garderai toujours le souvenir de votre sourire, de votre accueil chaleureux.(.) Adieu, l\u2019abbé Désilets! Suzanne F.Allard la Tribun*, Snerbrooie vendredi .e\u2019 B 3 Quelque 57 000 Canadiens vont mourir du cancer cette année Ottawa (PC) Près de 109 000 nouveaux cas de cancer seront diagnostiqués au Canada cette année et environ 57 000 Canadiens mourront de cette maladie, indique une étude publiée hier par la Société canadienne du cancer et Statistique Canada.Le rapport indique également que le cancer du poumon augmente chez les femmes et que les cas de cancer de la peau continuent de progresser.Les nouveaux cas de cancer se sont accrus de 2000 à 3000 par année.Plus d\u2019un Canadien sur trois souffrira d\u2019un cancer au cours de sa vie.Le document contient également des nouvelles plus réjouissantes.Les décès dus au cancer chez les jeunes enfants a chuté d\u2019environ la moitié depuis le début des années 1970, grâce en grande partie à l\u2019amélioration des traitements de la leucémie.Les cas de mortalité à la suite d\u2019un cancer du cerveau ou d\u2019autres formes de maladie dont souffrent particulièrement les enfants ont aussi diminué.Les cas de cancer du poumon chez les hommes sont restés stables, de même que les décès qui y sont associés, un phénomène observé depuis 1982.Le cancer du poumon \u2014dont le taux de survie est très faible\u2014 est responsable d\u2019environ le tiers de tous les cas de mortalité dus au cancer au sein de la population masculine.Un homme sur 10 développant un cancer du poumon survivra cinq ans.Le Québec en tête C\u2019est au Québec que le retrouve le plus haut taux de cancer du poumon chez les hommes en 1991, soit 98 cas pour 100 000 hommes.Par ailleurs, cette forme de cancer affecte de plus en plus de femmes.Les cas de cancer du poumon au sein de cette population ont triplé depuis 1970, ce qui constitue une hausse annuelle moyenne d\u2019un peu moins de six pour cent.Le cancer du sein reste cependant le type de cancer le plus répandu chez les femmes, mais la hausse des cas de cancer du poumon réduisent l\u2019écart entre les deux, surtout en Colombie-Britannique.Le deuxième type de cancer qui augmente le plus rapidement est le cancer de la peau, dans un pourcentage moyen de six pour cent par année chez les hommes et de 4,6 pour cent chez les femmes.En 1991, on prévoit enregistrer 2900 nouveaux cas de cancer de peau et 540 décès dus à 1 la maladie.D\u2019autre part, le rapport indique que les Inuit courent plus de risques de contracter un cancer du poumon, du col de l\u2019utérus, du pharynx et des glandes salivaires que les autres Canadiens.On rapporte également que 57 pour cent des femmes cancéreuses ont survécu cinq ans après le premier diagnostique, comparativement à 46 pour cent des hommes.La vodka, un remède-miracle contre le cancer?tv rr
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