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Titre :
La tribune
Veuillez noter qu'il manque certaines pages, parties de page ou cahiers de la version née-numérique du journal La Tribune des années 2006 à 2008.
Éditeur :
  • Sherbrooke :La tribune ltée,1910-
Contenu spécifique :
Cahier 2
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
quotidien
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseurs :
  • Magazine week-end, ,
  • Genre
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La tribune, 1991-08-05, Collections de BAnQ.

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[" La Tribune Mulroney est à l'abri des jeux de coulisses Bourassa contre les Ottawa (PC) Même s\u2019il est le chef fédéral le moins populaire auprès des Canadiens, le premier ministre Brian Mulroney pourra se rendre au congrès national du Parti conservateur mercredi à Toronto sans craindre une révolution de palais.11 ira en effet au devant d\u2019une foule de 2500 délégués généralement fort heureuse de sa manière de diriger le parti et le pays.Le Parti conservateur n\u2019est pourtant pas reconnu pour sa fidélité aveugle à l\u2019endroit de ses chefs.Lorsqu\u2019il était au pouvoir, au début des années 60, John Diefenbaker devait sans cesse mater les rébellions de ses députés et opposants.Son successeur, Robert Standfield, a dû faire de même à quelques reprises.Clark La plus récente confrontation a eu lieu en 1983 et opposait le chef d\u2019alors, Joe Clark, au premier ministre actuel, Brian Mulroney.Ce dernier n\u2019avait pas ménagé les jeux de coulisses pour obtenir la tenue d\u2019une nouvelle course à la direction du parti.Cette fois, malgré un résultat abyssal dans les sondages, les 158 députés demeurent solidaires derrière M.Mulroney.A ceux qui croient qu\u2019il y ait anguille sous roche, le député de Beau-harnois-Salaberry, Jean-Guy Hudon, répond catégoriquement.«M.Mulroney ne peut pas acheter le silence de qui que ce soit qui voudrait sa tête en ce moment.Si personne ne l\u2019a attaqué, c\u2019est qu\u2019il a le soutien du parti», dit-il.M.Hudon admet qu\u2019après deux ans d\u2019impopularité, il craignait les coups de Jarnac contre son chef mais qu\u2019heureusement, ils ne sont pas venus.Pour le député de Trois-Rivières, Pierre Vincent, l\u2019impopularité du premier ministre est facile à expliquer.«11 n\u2019a fait de cadeau à personne», dit-il.Tous les députés insistent pour dire que le premier ministre subit le contrecoup des politiques «courageuses» mais impopulaires adoptées par le gouvernement conservateur.La TPS, le libre-échange, la réforme de Tassurance-chômage, les restrictions budgétaires, la lutte contre le déficit et l\u2019accord du lac Meech ont soulevé la colère des gens, notent-ils.Mais selon M.Clément Couture, député de Saint-Jean, ces mesures étaient nécessaires et désirées par les militants.Ils entendent donc soutenir le gouvernement jusqu\u2019au bout.«Je crois qu\u2019à l\u2019intérieur du parti, il n\u2019y aura personne pour contester M.Mulroney.La satisfaction se voit au caucus», dit-il.M.André Plourde, député de Ka-mouraska-Rivière-du-Loup, a indiqué que sa confiance était inébranlable.«A la prochaine élection, si Brian Mulroney est encore chef du parti, il sera à nouveau premier ministre du Canada», dit-il.met les jeunes en garde dangers de la souveraineté Saint-Augustin La constitution rend bien des conservateurs perplexes Manon CORNELLIER Ottawa (PC) Sans minimiser l\u2019importance du dossier constitutionnel, plusieurs députés et militants conservateurs du Québec sont perplexes face à l\u2019attention donnée au dossier à la veille du congrès national du Parti conservateur, qui débutera mercredi à Toronto.«Ce n\u2019est pas au congrès que les vraies décisions vont se prendre dans ce dossier mais cet automne, avec le dépôt des offres fédérales», note le député de la Beauce, Gilles Bernier.Selon le député de Beauharnois-Salaberry, Jean-Guy Hudon, il y a une minorité importante de membres québécois qui vont au congrès pour ne parler que de constitution.Mais selon lui, la majorité sait que ce ne sont pas les 2500 délégués qui solutionneront le problème.En fait, ce sont les députés qui sont les plus nombreux à en avoir ras le bol de la constitution.Le député de Kamouraska-Rivière-du-Loup, André Plourde, ne veut carrément rien savoir.11 a siégé au comité Charest sur l\u2019accord du lac Meech et il en a eu assez.Malgré la lassitude et le désenchantement qui a suivi la mort de Meech, personne n\u2019est indifférent ni ne juge inutile l\u2019exercice qu\u2019entreprendra le parti au congrès de Toronto.Espace économique «Notre espace économique est à l\u2019intérieur d\u2019un espace politique qui doit être redéfini et, comme parti national, on ne peut éviter de prendre position à ce sujet», renchérit le président de l\u2019association de Laval-Ouest, M.Bernard Boulé.Le député de Joliette, Gaby Lari-vée, soutient qu\u2019on ne peut pas agir efficacement dans le domaine économique sans résoudre les problèmes de partage de pouvoirs.Les députés et les présidents d\u2019association prévoient des discussions vigoureuses mais ils ne croient pas que le parti sortira divisé de cet exercice.Pour M.Boulé, le parti n\u2019a pas le choix d\u2019être uni ou non.«S\u2019il y avait un non catégorique à toutes les demandes du Québec, ça mettrait le gouvernement dans l\u2019embarras et remettrait en cause sa stratégie constitutionnelle», ajoute-t-il.Par ailleurs, le brouhaha fait autour de la résolution concernant la reconnaissance du droit du Québec à l\u2019autodétermination en agace un grand nombre.Plusieurs, comme le président de l\u2019association d\u2019Outre-mont, Robert Archambault, ne voient pas la nécessité d\u2019en débattre.Pour lui, ce droit va de soi et n\u2019a pas à être approuvé par le parti.Le député du Témiscamingue, Gabriel Desjardins, va même jusqu\u2019à accuser les tenants inconditionnels de cette proposition de vouloir se faire du capital politique auprès de l\u2019électorat nationaliste du Québec.Le député de Jonquière, Jean-Pierre Blackburn, est loin d\u2019être aussi catégorique.Il soutient qu\u2019un rejet de la résolution pilotée par la députée Suzanne Duplessis aurait un impact négatif.«Si elle était rejetée, cela créerait un froid considérable entre les députés francophones et anglophones et ce serait très embarrassant pour le parti au Québec et sur le plan national», a-t-il indiqué.Autres résolutions En général, les conservateurs québécois pensent que l\u2019économie ou l\u2019environnement sont des questions aussi, sinon plus, urgentes que la constitution.11 faut croire qu\u2019ils ne sont pas les seuls, car sur les 320 résolutions qui seront débattues au congrès, 119 portent sur l\u2019économie.Malgré ce qu\u2019on pourrait croire, les Québécois n\u2019ont présenté que 16 des 60 résolutions sur la constitution.Par contre, 13 de ces dernières sont concentrées sous la rubrique «unité nationale».Par ailleurs, c\u2019est le silence complet du côté québécois sur la question autochtone et le bilinguisme.En fait, c\u2019est le dossier environnemental qui a suscité, après la constitution, le plus d\u2019intérêt dans les associations québécoises.Elles se sont associées à plus du tiers des 35 résolutions sur ce sujet.Si on en juge par les résolutions mises de l\u2019avant par les associations de comté, on pourrait croire que les militants québécois n\u2019ont aucun intérêt pour les affaires étrangères, l\u2019aide internationale, l\u2019immigration, le multiculturalisme et la défense.Ils n\u2019ont rien proposé dans ces dossiers.Au cours de son allocution devant le congrès des jeunes libéraux, qui lui ont réservé à son arrivée une ovation debout, hier, M.Bourassa a soulevé une série de difficultés que pourrait encourir le Québec s\u2019il devait accéder à la souveraineté.Le chef du PLQ s\u2019est notamment interrogé sur «l\u2019impact du déficit budgétaire sur un Québec souverain», en plus d\u2019exhorter les jeunes libéraux à la méfiance face à la vision «en rose» que le leader péquiste, Jacques Parizeau, a de la souveraineté.M.Bourassa a soutenu que si i «tout paraît facile» à Jacques Parizeau, il en va autrement dans la réa- \" lité, notamment dans le cas d\u2019une ; Il ne faut pas «diaboliser» Grande-Baleine Frédéric TREMBLAY Saint-Augustin (PC) Le premier ministre Robert Bourassa a dénoncé avec vigueur ceux qui «s\u2019efforcent pour des raisons obscures de \u2018diaboliser\u2019 le projet Grande-Baleine».Profitant de la tribune que lui offrait, hier, le congrès annuel des jeunes libéraux, à Saint-Augustin, près de Québec, M.Bourassa a déclaré qu\u2019il ne comprenait pas pourquoi «on attaque le projet sur tous les plans avec une férocité médiévale».Le premier ministre estime qu\u2019on répand «toutes sortes de calomnies» autour de ce projet de développement hydro-électrique de 12,6 milliardsS, en plus de se livrer à de la «désinformation grossière».M.Bourassa s\u2019est référé à un récent article paru dans un journal américain où on aurait affirmé que la surface inondée équivaudrait à la superficie du lac Ontario.Or, s\u2019est exclamé le chef du gouvernement, «c\u2019est 18 fois moins que le lac Ontario».Robert Bourassa n\u2019a pas manqué, d\u2019autre part, de souligner que Grande-Baleine procurerait un gagne-pain à des milliers de travailleurs, et qu\u2019il faudrait «que les jeunes aient le maximun d\u2019emplois dans le projet», s\u2019attirant ainsi les applaudissements de son auditoire.Au cours de leur congrès annuel, en fin de semaine, les jeunes libéraux ont voté une résolution d\u2019appui au projet Grande-Baleine, en demandant en même temps «qu\u2019une proportion substantielle des embauchés soit des jeunes de moins de 30 ans».Le premier ministre s\u2019est aussi défendu d\u2019entretenir «une idée fixe» au sujet du développement hydro-électrique québécois, comme le lui reprochent souvent ses détracteurs, dans le seul but de réaliser un «projet de prestige».M.Bourassa a répliqué que son «idée fixe, c\u2019est la force économique du Québec».Cet été, Montréal vous séduit ! Seulement 99* la nuit.( ici été.venez \\ ilireruu rythme exultant de Montréal pour seulement 99 S ' .Le Méridien Montréal esl situé au coeur de l'action, à quelques pas du \\ ietix Montréal et de la captivante rue St-Denis, et est directement relié au métro ainsi qu\u2019aux cent boutique- du Complexe Desjardins.De plus, pour votre détente.Le Méridien vous propose : piscine intérieure, terrasse extérieure, bain tourbillon, sauna et.golf intérieur ! 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Négociez ferme, on se laisse vite attendrir pendant la Grande liquidation d été de Subaru.Lâchez pas ! ESTRIE AUTO CEMTRE 4367, boul.Bourque, Rock Forest (819) 564-1600 B 2 la Tribune, Sherbrooke, lundi 5 août 1991 ÉDITORIAL Une drôle de guerre à venir Jacques PR0N0V0ST Le gouvernement du Québec vient de passer à l\u2019offensive.Les municipalités ont commencé à recevoir les états de compte de ce qu\u2019elles devront supporter en surplus l\u2019an prochain; donc, de la facture salée qu\u2019elles devront refiler à leurs payeurs de taxes.Pour les sept MRC de l\u2019Estrie, c\u2019est plus de 8 millions $ qu\u2019elles devront puiser dans nos poches pour satisfaire aux demandes.Québec applique ainsi sa loi 145 adoptée en juin à la suite de la réforme Ryan.Les maires ont promis la guerre avant que la loi ne soit adoptée et ils continuent, bien que timidement depuis ce temps, de crier leur désapprobation et leur désir de ne pas s\u2019y plier.Mais c\u2019est à une bien drôle de guerre qu\u2019ils nous invitent à participer.Il y a quelques mois à peine, les élus menaçaient de démissionner en guise de contestation.Ils ne voulaient surtout pas porter l\u2019odieux de ces hausses du fardeau fiscal refilées aux contribuables.Encore cette semaine, le maire de Chicoutimi, M.Ulric Blackburn, promettait des moyens de pression à l\u2019automne.Mais qu\u2019en sera-t-il vraiment?Pendant que le ministre Ryan profite d\u2019un été plus calme, remise presque ses armes, envoie déjà la facture, on se rue aux portes en certains endroits pour briguer les suffrages.A Rock Forest par exemple.Le mois d\u2019août vient à peine de commencer qu\u2019on entrevoit une lutte à six, oui à six, à la mairie.C\u2019est trois mois avant les élections.Et trois conseillers de l\u2019équipe actuelle seraient du nombre des candidats.Personne ne s\u2019est empressé de démentir la nouvelle en tout cas.Ce n\u2019est pas de Rock Forest qu\u2019on tirera l\u2019exemple de la contestation au ministre Ryan pour la campagne automnale promise par l\u2019UMRCQ et l\u2019UMQ.Les Forestois ont déjà été échaudés par une taxe spéciale commandée par Québec pour éponger un déficit de 1,7 million $.Ont-ils pour autant l\u2019habitude des surtaxes?Mais ce ne sont pas les Forestois qui y goûteront le plus cette fois.Le fardeau ne sera pas le même pour tout le monde; et les petites municipalités, celles entre autres qui ne payaient rien pour les services policiers assurés par la SQ, seraient les plus visées.Parmi celles-là, 72 seront en élection dans la région en novembre.Peut-on vraiment s\u2019attendre à une bataille sur les deux fronts: «Je ne veux pas appliquer la loi 145 mais je veux être votre maire!» Même Roger Nicolet, président de l\u2019UMRCQ, sera dans le bain.Il fera face à l\u2019élection en même temps que des maires d\u2019autres municipalités importantes comme Ascot, Magog Canton, East Angus, Coaticook, Windsor, Bromptonville, Cookshire, Saint-Denis-de-Brompton, Austin, Danville.On dit que tous les maires y seraient encore sur les rangs.Bataille il y aura.Guerre des mots.Négociations pour obtenir des amendements ou des modifications quant à l\u2019application de la loi, aux façons accordées aux villes pour récupérer certaines sommes venant alléger leur fardeau; mais la vraie guerre dont on parlait au printemps, elle, est déjà perdue.SONDAGE GALLUP Les Canadiens veulent une élection Sherbrooke\tLa Tribune Soixante-huit p.c.de ia population estime que les conditions actuelles au Canada justifient la tenue d\u2019une élection fédérale au cours des six prochains mois.Vingt-six p.c.des Canadiens seulement croient qu\u2019une élection n\u2019est pas nécessaire tandis que six p.c.n\u2019ont pas d\u2019opinion à ce sujet.Tels sont les résultats d\u2019un sondage Gallup effectué entre le 10 et le 13 juillet dernier, auprès de 1043 personnes.Ainsi, la majorité de la population des grandes régions du Canada se prononce pour une élection générale d\u2019ici six mois: 58 p.c.au Québec; 70 p.c.en Colombie-Britannique; 71 p.c.en Ontario; 72 p.c.dans les provinces atlantiques et 75 p.c.dans les Prairies.Des faits Il serait toutefois surprenant que les Canadiens aillent aux urnes cette année.Lors d\u2019une rencontre avec la presse, au Lac Meech le mois dernier, le premier ministre Brian Mulroney déclarait en effet que la prochaine campagne électorale pourrait se tenir dans deux ans, approximativement.M.Mulroney laisse entendre ainsi qu\u2019il respectera la tradition canadienne d\u2019une élection générale à tous les quatre ans comme il l\u2019avait d\u2019ailleurs déclaré en convenant de la date des élections de 1988.Seules des «circonstances exceptionnelles» pourront entraîner une dérogation à la tradition, avait alors indiqué le premier ministre.D\u2019aucuns pourront argumenter que le climat politique canadien en 1992 constituera une \u201ccirconstance exceptionnelle\u201d.Un référendum sur la souveraineté du Québec, prévu pour l\u2019automne 1992, coïnciderait avec le quatrième anniversaire du gouvernement actuel.L\u2019automne dernier, l\u2019ex premier-m inistre de l\u2019Ontario, David Peter-son, qui s\u2019est lancé en campagne électorale après trois ans de mandat, a été solidement défait par le Nouveau Parti démocratique (NPD) de Bob Rae.Selon les partis Selon les résultats du récent sondage Gallup, peu de partisans du Parti Conservateur approuvent la tenue d\u2019une élection générale d\u2019ici six mois.Trente-h uit p.c.seulement partage cette opinion contre 82 p.c.de partisans NPD, 74 p.c.de supporters libéraux et 73 p.c.du Reform Party.Sur le plan de la popularité des partis, les conservateurs n\u2019obtiennent la faveur que de 16 p.c.des Canadiens.Le Parti libéral est en tête de liste (40 p.c.), suivi par le NPD (22 p.c.) et le Reform Party (13 p.c.).Le Bloc québécois récolte 7 p.c.des voix et les autres partis 2 p.c.Croyez-vous, oui ou non, que les conditions actuelles au Canada de-\t\t\t mandent une élection fédérale\tau cours\tdes six prochains\tmois?\tOui\tNon\tIndécis NATIONAL\t68%\t26%\t6% Régions:\t\t\t Maritimes\t72%\t24%\t4% Québec\t58%\t33%\t10% Ontario\t71%\t25%\t4% Prairies\t75%\t22%\t3% C.-Britannique\t70%\t26%\t4% Toronto\t69%\t26%\t5% Montréal\t63%\t29%\t9% Partisans du:\t\t\t Parti conservateur\t38%\t56%\t5% Parti libéral\t74%\t22%\t5% NPD\t82%\t15%\t3% Reform\t73%\t24%\t3% Jean-Guy Dubuc, Président et Editeur Jacques Pronovost, Rédacteur en che\u2019 Roch Bilodeau, Editonaliste-adjcnt «Il faut que je m'entraîne pour garder mon titre dans les sondages» ItfSVERlASTil üîiv.i nil TRIBUNE LIBRE Démembrement d'un grand pays La tarte au sucre, la soupe aux pois, le sirop d\u2019érable et la tourtière: ces spécialités québécoises font autant partie de la cuisine canadienne que le boeuf de l\u2019Alberta, le homard de la Nouvelle-Ecosse, le blé du Manitoba et la bouillabaise terre-neuvienne.Les Laurentides, la Gas-pésie, le Vieux Québec, les Plaines d\u2019Abraham et le caractère multiculturel de Montréal: tout ça fait partie du Canada; mon Canada.Je ne veux pas perdre cet héritage si riche.Ayant vécu dans trois provinces, et les ayant toutes visitées (en plus d\u2019un des deux territoires), je me sens Canadienne d\u2019abord et avant tout.Pas Ontarienne, Manitobaine ou Al-bertaine.Mon coeur frémi à l\u2019idée du démembrement de ce grand pays.Je fais partie de ces milliers de personnes qui ne veulent pas que le Québec se sépare du reste du Canada.Nous perdrions une bonne partie de notre héritage culturel canadien.Nous perdrions le Québec et les Québécois, une région du pays remplie d\u2019une histoire intéressante et vibrante.Les Québécois, eux, perdraient le reste de la diversité canadienne, une autre partie du riche héritage canadien.Le Canada est un pays de contrastes par ses régions et ses communautés culturelles.Cette facette multiculturelle donne de l\u2019intérêt à notre vie en tant que Canadien.Toute no- tre tradition se fonde sur l\u2019accueil d\u2019immigrants de partout dans le monde, dans un vaste pays rempli de possibilités pour tous et chacun.Jusqu\u2019à tout récemment, ce pays semblait vaste et ouvert, beaucoup plus que par sa géographie.Nous étions heureux ensemble, entre nous.Nous semblions, pour la plupart, un peuple tolérant.Nous étions reconnus de par le monde comme un peuple pacifique et paisible.Certains critiquent les Québécois qui ne voyagent pas à l\u2019extérieur de leur province.J\u2019ai plusieurs amis al-bertains qui ne se sont jamais risqués à l\u2019est de la leur.Je suis convaincue que nous ne nous connaissons pas suffisamment.Nous avons tous écouté la radio, regardé la télévision et lu les journaux.Nous sommes au courant de ce que nous sommes et des différences qui nous séparent.Peut-être que nous ne nous sommes pas donné une réelle chance d\u2019arriver à quelque chose.Peut-être devrions nous donner une plus grande reconnaissance aux côtés positifs de notre diversité régionale et linguistique.Peut-être devrions-nous reconnaître l\u2019importance de rendre notre pays fort malgré et surtout à cause de ces différences.Il doit y avoir un moyen, à part des manoeuvres politiques et des exagérations médiatiques, de résoudre ce conflit et de faire savoir aux Québécois que nous voulons qu\u2019ils restent à l\u2019intérieur du Canada.Nous n\u2019avons aucun désir de vivre dans un pays fracturé.Nous voulons apprendre à apprécier le Québec et les Québécois et nous souhaitons que les dix provinces et les deux territoires apprennent à s\u2019apprécier mutuellement.Mon mari et moi allons visiter le Québec cet été.Cela fait longtemps que nous y sommes allés.Je vais faire des efforts pour trouver une famille québécoise avec laquelle correspondre.Nous devons essayer de construire un pont au-dessus de nos différences qui ne font que s\u2019accroître alors que nous attendons que d\u2019autres règlent nos problèmes avec des chicanes politiques.Mes efforts personnels peuvent sembler insignifiants.Néanmoins je n\u2019aime pas me sentir démunie devant ce qui arrive à mon pays.Je veux contribuer à son unité.Je veux faire savoir ma passion pour l\u2019unité du Canada, pour le caractère distinct du Québec et des Premières Nations, et pour la richesse de notre héritage multiculturel qui me fait citoyenne d\u2019un grand et unique pays, le CANADA, d\u2019un océan à l\u2019autre.et à l\u2019autre.Sincèrement vôtre, Shirley Campbell-Pearse Edmonton, Alberta Et si le gros bon sens l'emportait Je suis un riverain.Ma seule compétence est d\u2019avoir habité en bordure de la rivière Magog depuis plus de vingt ans.Un riverain qui a vu passer dans l\u2019eau des formes bizarres et des couleurs inquiétantes en même temps que défilaient, aussi colorées, les opinions des spécialistes botanistes, biologistes, écologistes, étudiants ou non.À l\u2019instar de bien du monde, je les ai crus, fermement même, allant jusqu\u2019à leur offrir mon aide afin que l\u2019eau de cette charmante rivière soit la plus agréable possible, pour les poissons et tous les êtres microscopiques qui y vivent d\u2019abord, et aussi, pourquoi ne pas avouer ses faiblesses, pour ses utilisateurs, riverains ou non.Un oui inconditionnel qui s\u2019incline devant la science, ce n\u2019est pas d\u2019hier, un oui engagé et ferme.Un oui qui poussa la bêtise jusqu\u2019à l\u2019inutilisation presque complète de ce cours d\u2019eau: les poissons meurent, les pêcheurs sont absents, les skieurs inquiets et plus rares, les riverains ne se baignent plus, les plages n\u2019ouvrent pas ou ferment en moins d\u2019un mois.J\u2019aimerais bien que d\u2019autres scientifiques aussi futés que ceux qui ont présidé aux decisions concernant la rivière Magog m\u2019expliquent pour quoi.Actuellement la maison brûle.Ça fait plus de dix ans qu\u2019on fait des études afin de trouver la grosseur du boyau qu\u2019on va utiliser pour s\u2019attaquer au brasier.Faucardage, mon oeil, tout le monde sait que plus on coupe une plante, plus elle repousse.d\u2019ailleurs n\u2019est-ce pas ce qu\u2019on a fait l\u2019an passé?Grillage, mon oeil, qu\u2019adviendra-t-il des invertébrés, et de l\u2019écosystème?Messieurs de la science, je vous reconnais des compétences, mais je regrette de vous dire que vous n\u2019avez pas, par votre seule science toute la Vérité.Le jugement, le gros bon sens, ce qui fait partie du flair collectif doit également présider à toute bonne décision.Quand les conseillers municipaux se pencheront sur la question, je suis certain qu\u2019ils auront la sagesse de l\u2019évidence: baisser le niveau de la rivière pour qu\u2019avec les services techniques de la ville nous Le compositeur et poète contemporain Richard Desjardins est un original de la chanson québécoise moderne.De toute évidence, Richard Desjardins chante dans la langue du peuple dans un style qui lui est propre.Il sort de la masse et se distingue par son originalité.Ses textes sont beaux et sortent des sentiers battus.Il n\u2019y a pas deux Richard Desjardins.Il est unique et inimitable.Ce n\u2019est pas un chanteur commercial.Seules Radio ( anada et des radios communautaires l\u2019ont à leur programmation musicale.On connaît le succès qu\u2019il a eu à La Licorne.Les intellectuels lui puissions mener à bien cette opération, éviter les excès, ramasser les déchets et enlever les plantes aquatiques dans les zones récréatives.L\u2019an prochain, non seulement les riverains mais tous les utilisateurs potentiels d\u2019un tel cours d\u2019eau retrouveront, sans pour autant bouder les magnifiques sentiers qui l\u2019entourent, la joie d\u2019un cours d\u2019eau urbain invitant, en santé.Actuellement c\u2019est la rivière Magog elle-même qui crie de son mieux pour qu\u2019on fasse enfin son ménage.nous sommes plusieurs milliers qui, chacun à notre manière, la salissons tous les jours.Rénuld Sirnis Riverain vouent un véritable culte.On aime ou pas Richard Desjardins.Il ne laisse personne indifférent.On peut cependant lui reprocher les jurons qu\u2019il emploie dans certaines chansons.Je l\u2019ai écouté attentivement en entrevue à Radio-Canada et à la station communautaire de Sherbrooke.Son langage est celui de tout le monde.C\u2019est un véritable Québécois dans l\u2019âme.Yves Préfontaine Sherbrooke Le Québécois Desjardins La Tribune, üt !99i B 3 National Bourbeau voit sa réforme de l'aide sociale comme un succès Frédéric TREMBLAY Québec (PC) Même si elle mérite d\u2019être «améliorée, perfectionnée et parachevée», la réforme de l\u2019aide sociale, mise en place il y a un an au Québec, constitue «un franc succès».C\u2019est du moins l\u2019avis du ministre de la Main-d\u2019oeuvre et de la Sécurité du revenu, André Bourbeau, qui se situe aux antipodes de l\u2019évaluation que font de la réforme différents regroupements sociaux, dont le Front commun des personnes assistées sociales du Québec.Encore plus d\u2019assistés sociaux Au cours d\u2019un récent entretien avec La Presse Canadienne, M.Bourbeau s\u2019est empressé de préciser qu\u2019il ne fallait pas se fier à la forte augmentation du nombre d\u2019assistés sociaux qu\u2019a connue le Québec au cours des derniers mois pour porter un jugement sur la réforme de l\u2019aide sociale, entrée en vigueur précisément le 1er août 1990.Selon une estimation faite par le ministère de la Main-d\u2019oeuvre pour le mois de juin 1991, on compte 374 000 ménages vivant de l\u2019aide de l\u2019Etat au Québec, contre 338 000 en janvier 1990, soit une hausse impressionnante de 36 000.Le ministre explique que ces chiffres sont directement attribuables à la récession qui a affligé l\u2019économie du Québec lors de la dernière année.L\u2019un des principaux objectifs poursuivis par Québec, en créant la réforme de l\u2019aide sociale, était de réduire le nombre d\u2019assistés sociaux en les incitant, par différentes mesures (dont certaines prévoyant des pénalités monétaires), à réintégrer le marché du travail.Aptes et inaptes Le ministre rappelle que 76 pour cent des gens inscrits à l\u2019aide sociale sont présentement aptes au travail, alors que lorsque le programme a été institué au début des années 70, c\u2019était 75 pour cent des assistés sociaux qui étaient inaptes à occuper un emploi.L\u2019accroissement du nombre de personnes aptes au travail et vivant de l\u2019aide sociale a commencé avec la récession de 1981, explique le minis- C'est plutôt un «fiasco total», juge un porte-parole des assistés sociaux Québec (PC) Le porte-parole du Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ), Jean-Yves Desgagnés, qualifie de «fiasco total» la réforme de l\u2019aide sociale, un an après son entrée en vigueur.De l\u2019avis de M.Desgagnés, la réforme a «affamé» les personnes vivant de l\u2019aide financière de l\u2019Etat, en adoptant une approche «punitive et coercitive».«La loi est basée sur la contrainte, on ne retrouve rien qui favorise l\u2019initiative et l\u2019autonomie», juge Jean-Yves Desgagnés, qui estime que la situation générale des assistés sociaux au Québec «s\u2019est détériorée de manière tragique» depuis un an.M.Desgagnés en veut notamment pour preuve l\u2019augmentation faramineuse (trois fois plus) du nombre d\u2019appels téléphoniques de plaintes et de détresse reçus depuis août l\u2019an dernier par son organisme (FCPASQ), créé il y a 15 ans, et ayant pignon sur rue à Montréal.Le FCPASQ regroupe un grand nombre d\u2019organisations à travers le Québec se vouant à la défense des droits des assistés sociaux.Odieuse De toutes les nouvelles mesures mises de l\u2019avant dans le cadre de la réforme de l\u2019aide sociale, la «plus odieuse de toutes», signale Jean-Yves Desgagnés, est celle ayant trait au partage du logement.Québec retranche 93$ par mois au maigre chèque des prestataires de l\u2019aide sociale qui partagent le coût de leur logement avec d\u2019autres occupants.«Au lieu d\u2019encourager l\u2019entraide, on la pénalise, on taxe la débrouillardise», constate M.Desgagnés.Avec cette pénalité imposée sur le partage du logement, les assistés sociaux participant aux mesures «d\u2019employabilité du gouvernement» ont vu leur prestation mensuelle chuter à 478$ (au lieu des 571$ versés à une personne vivant seule), alors que ceux ne participant pas à ces mêmes mesures (bien qu\u2019ils soient aptes à travailler) ne reçoivent plus que 369$ par mois.Ce prélèvement basé sur le partage du logement a touché 95 275 ménages, selon le FCPASQ, et a permis à Québec «d\u2019économiser» 100 mil-lions$ depuis un an.Cas Pour illustrer à quel point Québec fait fausse route, M.Desgagné se souvient d\u2019un cas particulièrement «tragique», 11 s\u2019agit d\u2019une femme de 51 ans qui avait effectué un retour sur le marché du travail comme préposée auprès de personnes malades.Au bout d\u2019un certain temps, elle constate que son revenu ne lui permet pas «d\u2019arriver», et se résigne alors à laisser son emploi (à temps partiel).Elle se rend à l\u2019aide sociale, et fait part à son agent qu\u2019elle veut suivre un programme de formation pour oeuvrer auprès des personnes âgées, bien qu\u2019un tel cours ne fait pas partie des «mesures d\u2019employabilité» du gouvernement.On lui explique que si elle agit ainsi, elle sera déclarée non-participante (aux «mesures d\u2019employabilité»), et verra son chèque amputé mensuellement de 571$ à 462$.C\u2019est bien ce qui lui arrive.Et comme c\u2019est elle qui a abandonné son emploi, elle apprend aussi qu\u2019elle sera pénalisée pour une autre somme de 100$, sa prestation se trouvant donc abaissée à 362$.Mais cette femme n\u2019était pas encore au bout de ses peines.Parce qu\u2019elle partage son logement avec quelqu\u2019un d\u2019autre (une personne âgée), elle voit l\u2019aide financière du gouvernement fondre à un chétif 269$ par mois.Aucun respect Cet exemple, souligne M.Desgagnés, démontre que le gouvernement «n\u2019a aucun respect des capacités des gens», alors «qu\u2019il devrait plutôt les encourager».«C\u2019est une atteinte à leur autonomie, poursuit M.Desgagnés, qui constate que les gens qui font preuve d\u2019initiative et de débrouillardise ont plein de problèmes» avec les agents de l\u2019aide sociale.En traitant les assistés sociaux de la sorte, on les enlise dans leurs difficultés, estime M.Desgagnés, avec tout ce que cela comporte de conséquences.D\u2019autre part, le FCPASQ «met en doute énormément» les chiffres du ministre de la Main-d\u2019oeuvre et de la Sécurité du revenu, André Bourbeau, au sujet du programme PAIE (Programme d\u2019aide et d\u2019intégration à l\u2019emploi).Selon le ministre, près de 52 pour cent des assistés sociaux s\u2019étant engagés dans ce programme de six mois, et l\u2019ayant complété, ont conservé ensuite leur emploi.Or, selon M.Desgagnés, il importerait de s\u2019interroger plus longuement sur «quel genre d\u2019emplois les assistés sociaux se sont ainsi trouvés», et de faire une évaluation qui s\u2019échelonnerait sur deux ans avant de tirer une quelconque conclusion.tre, et il importait de mettre un frein à ce phénomène, dit-il.S\u2019il concède que la réforme de l\u2019aide sociale est «complexe» (déroutante et inhumaine pour les groupements de défense des assistés sociaux), le ministre Bourbeau soutient qu\u2019elle est infiniment plus «juste» que l\u2019ancien système.«Avant, le plus grand paresseux au monde qui était un athlète olympique avait le même montant que la vieille femme, en mauvaise santé, et qui n\u2019avait jamais travaillé.C\u2019était très injuste», lance M.Bourbeau pour justifier le bien-fondé de sa réforme.André Bourbeau ne croit pas que la complexité des nouvelles normes d\u2019admission à l\u2019aide sociale puisse brimer les assistés sociaux, qui pourraient avoir du mal à s\u2019y retrouver.«Les gens qui sont à l\u2019aide sociale comprennent très bien leur sortie et leur entrée, les avantages et les inconvénients», réplique le ministre.Alors que l\u2019aide sociale était anciennement fondée sur l\u2019unique critère de «besoins» (déficit entre revenus et besoins), la nouvelle réforme a introduit une série de nouveaux paramètres, basés sur les notions d\u2019aptes et d\u2019inaptes au travail.Dans la catégorie des aptes au travail, les assistés sociaux doivent se déclarer disponibles aux différentes mesures «d\u2019employabilité» mises sur pied par le gouvernement, et y participer pour toucher le maximum de prestations (571$ par mois pour une personne seule).Ceux qui refusent de se déclarer disponibles voient leur chèque d\u2019aide sociale coupé de 109$.!OtHÙ fl 31010 2 JOURS SEULEMENT fiAB/Ws OU jusqu'à intérêt A partir a 500Î OPÉRATION LIQUIDER 15 ESCORT 4 TRACER 2 EXPLORER 8 AEROSTAR __ 5^^750____ J\"20 camions véhicules 2 FESTIVA \" 25 4üros TOT/li 45 10X200$ 10 X 500$ 0X1 000$ CAMIONS FORD TOUS LES VÉHICULES EN VENTE SONT INDENTIFIÉS OFFRES VALIDES LUNDI ET MARDI LES 5 ET 6 AOÛT SEULEMENT.La Tribune, Sherbrooke août Tous nos véhicules sont garantis.i\t ~ Parmi les 20 premiers concessionnaires au Canada pour la satisfaction à la clientèle.Voyez un de 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