La tribune, 22 août 1991, Cahier 2
[" Photolaser AP La Tribune Vivre Général \t\tF\" L iSlm\t\t\t \t\t \t\tvar\t\tretour de Gorbatchev.le retour de Gorbatchev.le retour de Gorbatchev.le \ti\tn\tl\t - '¦ ;\u2014 Boris Eltsine a eu le plaisir hier d'annoncer aux membres du parlement de la Fédération de Russie que les putschistes abandonnaient la partie.La détermination de Eltsine durant ces jours graves lui donne une stature encore plus imposante en URSS.Tous les espoirs sont permis au président de Russie Moscou (Reuter) La crise de cette semaine en Union soviétique pourrait faire de Boris Eltsine l\u2019homme politique le plus puissant du pays, même si le président Gorbatchev est rétabli dans ses fonctions.A l\u2019annonce de la déposition de Mikhail Gorbatchev par des éléments conservateurs, les regards se sont aussitôt tournés vers le président de la fédération de Russie.Après quelques heures de silence, le bouillant Sibérien est passé à l\u2019attaque.11 a condamné l\u2019initiative du Comité d\u2019État pour l\u2019état d\u2019urgence, a lancé un mot d\u2019ordre de grève générale et a exhorté ses partisans à venir défendre le Parlement de Russie où il s\u2019était retranché.Le porte-drapeau Haranguant la foule juché sur un char, il est devenu le porte-drapeau de la résistance.De Moscou à Léningrad, les centaines de milliers de personnes manifestant contre le coup de force des conservateurs répétaient inlassablement son nom.11 est devenu l\u2019interlocuteur privilégié des présidents George Bush et François Mitterrand et du premier ministre britannique, John Major, téléphonant à Moscou pour exprimer leur soutien aux partisans du régime de Mikhaïl Gorbatchev.La personnalité de Boris Eltsine ne laisse personne indifférent lorsque, en 1985, Mikhaïl Gorbatchev l\u2019appelle à Moscou pour diriger le département de la Construction.Les conservateurs voient en lui un ambitieux sans scrupule, assoiffé de pouvoir, tandis que dans les rangs libéraux, on se montre gêné par son populisme.Mais, après des périodes de disgrâce rythmée par ses relations tumultueuses avec Mikhaïl Gorbatchev, l\u2019irrésistible ascension de Boris Eltsine se trouve couronnée, en juin 1991, par son élection à la présidence de la Fédération de Russie avec 57 pour cent des suffrages.L\u2019ingénieur de Sverdlovsk, en Sibérie, était devenu l\u2019homme politique le plus populaire d\u2019une Union soviétique lassée du monopole exercé depuis trois quarts de siècle par le Parti communiste.Boris Nikolaievitch Eltsine est né le 1er février 1931 dans une famille paysanne de la région montagneuse de Sverdlovsk, dans l\u2019Oural, à une période traumatisante.C\u2019était l\u2019époque où Staline imposait par la force la collectivisation de l\u2019agriculture et déportait en Sibérie des milliers de paysans.Eltsine raconte que sa famille fut obligée de quitter la terre à cause de la famine de 1933-35.Il a ensuite grandi à Sverdlovsk et a obtenu un diplôme d\u2019ingénieur de la construction en 1955.11 a rejoint les rangs du parti en 1961.Deux ans plus tard il devenait ingénieur en chef et directeur d\u2019une entreprise de construction.Entre 1976 et 1985, il dirige l\u2019appareil du parti dans la région de Smolensk.Promu, en 1981, membre à part entière du comité central du PCUS, Eltsine part pour Moscou quatre ans plus tard pour diriger le département de la Construction.11 est pendant une courte période secrétaire du comité central, avant de prendre la tête du Parti dans la capitale soviétique.Dans son autobiographie, «Jusqu\u2019au bout», publiée en mars dernier à l\u2019étranger mais pas en URSS, Eltsine parle de ses relations tumultueuses avec Gorbatchev, qu\u2019il accuse de privilégier «les demi-mesures».C\u2019est pourtant Gorbatchev qui, en 1985, le remarque et le fait venir à Moscou pour l\u2019aider à lancer sa politique de réformes, la «perestroïka», et éliminer la corruption rampante.Placé à la tête de l\u2019appareil du parti dans la capitale soviétique, Eltsine se bat contre les pénuries alimentaires et la bureaucratie et il est considéré comme une des personnalités les plus en prise avec l\u2019esprit réformateur de Gorbatchev.Disgrâce Mais, en novembre 1987, il est écarté de la tête du PC de Moscou après avoir, lors d\u2019une réunion du comité central, dénoncé les lenteurs des réformes.Trois mois plus tard, il perd aussi son siège de membre suppléant du bureau politique.Tenu à l\u2019écart par la classe politique, il sera remis en selle par son élection triomphale aux élections législatives, en mars 1989.11 quittera le Parti communiste en juillet 1990.Gorbatchev derrière tout cela (Kasparov) Malibu, Californie (AFP) Le champion du monde d\u2019échecs Ciarry Kasparov a jugé hier que Mikhaïl Gorbatchev avait lui-même contribué au coup d\u2019Etat qui l\u2019a écarté du pouvoir lundi dernier afin d\u2019accroître sa popularité.«Je pense que Gorbatchev était impliqué (dans ce coup), mais jusqu\u2019à quel point, il est difficile de le dire maintenant», a déclaré Garry Kasparov qui passe ses vacances à Malibu, en Californie.«Je crois qu\u2019il a provoqué ce coup d\u2019État (.) parce que c\u2019était sa seule chance de regonfler sa popularité parmi le peuple de ce pays», a ajouté Kasparov.Kasparov est activement engagé dans l\u2019opposition à M.Gorbatchev.11 est l\u2019un des instigateurs de la récente création d\u2019une nouvelle formation politique, l\u2019Union libérale conservatrice de Russie.Bush réserve ses plus grands éloges au «flamboyant» Eltsine Kennebunkport, Maine (AFP) Le président George Bush, «ému», satisfait, mais aussi soulagé, s\u2019est félicité hier du retour de Mikhaïl Gorbatchev au pouvoir en URSS.Mais c\u2019est à Boris Eltsine qu\u2019il a réservé ses plus grands éloges, conscient que celui-ci a désormais une «stature immense».L\u2019échec du coup d\u2019État des conservateurs soviétiques, tout en tirant une mauvaise épine du pied du président américain qui avait beaucoup misé sur la poursuite des réformes et sur M.Gorbatchev lui-même, a cependant placé le gouvernement américain dans la position délicate de devoir traiter avec deux dirigeants au lieu d\u2019un, compte tenu du rôle décisif joué par le président de Russie pendant deux jours incertains.Une prestation que M.Bush a jugé «superbe» et «courageuse».Le président américain a exprimé l\u2019espoir et la confiance que les deux hommes coopéreront.Ce sera ensuite au peuple soviétique de décider lors d\u2019une élection présidentielle au suffrage universel que les Etats-Unis appellent de leurs voeux, a-t-il souligné.11 ne peut ignorer que si M.Eltsine était candidat il serait sans doute favori.Gigantesque bond Hier, le président Bush était cependant tout à la satisfaction d\u2019avoir vu la «démocratie faire un gigantesque bond en avant» et sa prédiction du premier jour se réaliser.«Un coup d\u2019État peut échouer», avait-il dit lundi juste après l\u2019annonce de l\u2019éviction de M.Gorbatchev.Une nouvelle fois, M.Bush peut se flatter, sur le plan politique, d\u2019avoir su traiter avec une diplomatie prudente mais efficace une crise internationale grave, même si celle-ci, contrairement à la crise du Golfe, était largement en dehors de son contrôle.11 a toutefois indiqué que M.Eltsine l\u2019avait remercié «avec effusion» du soutien des Etats-Unis, estimant que «cela a fait une importante différence».Après une première réaction très prudente, M.Bush n\u2019avait en effet pas hésité à qualifier le nouveau régime d\u2019illégal, intervenant ainsi comme jamais les Etats-Unis ne l\u2019avaient fait dans les affaires intérieures de l\u2019URSS.Il est vrai qu\u2019il y avait selon ses propres termes «beaucoup en jeu», toute la nouvelle coopération entre les deux pays sur laquelle il veut bâtir le «nouvel ordre international».Avec le retour de M.Gorbatchev, le président américain a pu célébrer la victoire «de la liberté et de la démo- George Bush cratie».M.Gorbatchev n\u2019a jamais été élu président au suffrage universel, mais comme M.Bush n\u2019a cessé de le souligner, il a été «constitutionnellement élu», alors que le coup d\u2019Etat était lui «anticonstitutionnel».«C\u2019est un grand jour pour les relations américano-soviétiques (.) Je m\u2019attends à ce qu\u2019elles soient encore meilleures», a-t-il dit, avant d\u2019aller l\u2019esprit plus serein jouer au golf.«Flamboyant» La peur d\u2019un retour en arrière en URSS sera moins forte, et il y a désormais une «bonne base» de travail entre Moscou et les républiques, qui ont dans leur ensemble soutenu M.Gorbatchev, a-t-il indiqué.11 a exprimé à ce dernier, lors d\u2019une conversation téléphonique longtemps recherchée mais impossible avant hier, que Washington oeuvrerait avec lui, et avec les républiques, dont celle de Russie, en commençant par reprendre la coopération économique suspendue pendant la durée du coup d\u2019État.Pour M.Bush, le président Gorbatchev n\u2019«a certainement pas été diminué» par l\u2019épreuve, et «sera toujours une force sur laquelle il faut compter».Quand à M.Eltsine, il n\u2019a pas eu de mots assez forts pour faire son éloge, allant même jusqu\u2019à vanter son caractère «flamboyant» qui n\u2019était pas très bien vu à Washington il y a encore quelque mois, jusqu\u2019à son élection au suffrage universel puis sa visite en juin aux Etats-Unis.L\u2019échec du coup d\u2019Etat donne une «stature immense» à M.Eltsine, a dit M.Bush.«Le courage démontré par cet homme et son engagement pour la démocratie ont fait faire (à l\u2019URSS) un bond fantastique en avant», a-t-il ajouté.¦ ,1 .«jr* .L'Occident pense déjà a delier davantage sa bourse (Reuter) Les dirigeants occidentaux ont exprimé leur soulagement à l\u2019annonce du rétablissement au pouvoir du président Mikhaïl Gorbatchev, mais déjà ils s\u2019attachent à mesurer les conséquences de la crise en insistant sur la nécessité d\u2019aider l\u2019URSS à mener à bien ses réformes.A Bruxelles, le ministre français des Affaires étrangères, Roland Dumas, a appelé ses alliés de l\u2019OTAN et de la CEE à «faire un examen de conscience» sur leur attitude vis-à-vis de l\u2019URSS.«J\u2019ai moi-même trouvé que l\u2019atmosphère de la réunion (du G-7) de Londres ne répondait pas très exactement aux besoins de l\u2019Union soviétique, aux nécessités de l\u2019heure et à la prise de responsabilité des uns et des autres», a déclaré le chef de la diplomatie française.A Bonn, le ministre à la Chancellerie, Rudolf Seiters, a salué une «grande victoire pour le peuple de l\u2019Union soviétique et en particulier pour les démocrates russes réunis autour de Boris Eltsine».11 a ajouté que leur «résistance courageuse à la tentative de coup d\u2019État» devrait leur valoir «un important programme d\u2019aide».Lundi déjà, le ministre allemand des Affaires étrangères, Hans-Die-trich Genscher avait regretté que les autres démocraties industrialisées n\u2019aient pas aidé les réformes de Mikhaïl Gorbatchev avec autant de détermination que Bonn.A Kennebunkport, dans le Maine, où il est en vacances, le président américain George Bush s\u2019est déclaré prêt à envisager une nouvelle aide économique à l\u2019Union soviétique, en rappelant que le G-7 s\u2019était engagé sur un programme d\u2019aide lors du dernier sommet à Londres en juillet.Aux Nations unies, un porte-parole du secrétaire général a fait savoir que Javier Perez de Cuellar était soulagé et encouragé par les informations selon lesquelles la crise soviétique serait en passe de se régler de manière constitutionnelle.A Rome, Achille Occhetto, dirigeant du Parti démocratique de la gauche (ex-communiste), s\u2019est réjoui de l\u2019échec apparent du coup d\u2019État, ajoutant que l\u2019Occident devait en tirer les leçons et «donner tout l\u2019appui nécessaire aux réformes en Union soviétique».A Paris, Georges Marchais, secrétaire général du Parti communiste français (PCF), a souligné le «rôle non négligeable» du Parti communiste d\u2019Union soviétique (PCUS) dans l\u2019échec apparent du coup d\u2019État des conservateurs et il y a vu un «élément positif pour l\u2019avenir».Un Moscovite dépose des chandelles à l'endroit où un copain est mort mardi.Un soldat a ouvert le feu sur des manifestants qui voulaient bloquer un blindé.Aux dernières nouvelles, il y aurait eu trois morts et non quatre.La «défaite majeure» subie par les forces réactionnaires réjouit Mulroney Manon CORNELLIER Ottawa (PC) LJT échec du coup d\u2019État en Union soviétique et le retour de M.Mikhaïl Gorbatchev à la présidence de ce pays ont réjoui et soulagé le premier ministre Brian Mulroney et les chefs des deux partis d\u2019opposition à Ottawa.«Les forces réactionnaires en Union soviétique ont subi une défaite majeure», a déclaré le premier ministre hier lors d\u2019une conférence de presse, faisant écho aux propos du chef libéral Jean Chrétien et de la leader néo-démocrate Audrey McLaughlin.Les trois chefs ont félicité la population soviétique pour son courage et son engagement.Mais la plupart des louanges de M.Mulroney sont allées au président de la république russe Boris Eltsine.«Une grande part du crédit pour celte fin heureuse revient au leadership extraordinaire du président, a déclaré le premier ministre.11 s\u2019est tenu haut et fort devant l\u2019intimidation et les menaces.Il a pris position pour la défense des principes démo- cratiques et s\u2019y est tenu avec courage et habilité.» Des leçons M.Mulroney a avoué avoir été impressionné par ce «rassembleur de la dissidence», ce «symbole de la résistance».«11 y a d\u2019importantes leçons qui peuvent être tirées de cette expérience.La première est qu\u2019on ne doit jamais sous-estimer le pouvoir de la démocratie», a noté le premier ministre.M.Mulroney a admis avoir été surpris par le retour si rapide de M.Gorbatchev.Lundi, il avait dit qu\u2019il serait invraisemblable de voir M.Gorbatchev revenir au pouvoir dans un court délai.Le premier ministre s\u2019est vu obligé hier de défendre sa Secrétaire aux Affaires extérieures Barbara McDougall, accusée par l\u2019opposition de timidité et de mollesse face aux putschistes.M.Mulroney a soutenu que Mme McDougall, lors de sa conférence de presse de mardi, avait respecté la position gouvernementale.Elle avait alors indiqué que le Canada, malgré sa sympathie pour M.Eltsine, n\u2019appuierait pas ouvertement ses efforts et n\u2019insisterait pas sur le retour de M.Gorbatchev à ses fonctions présidentielles.Pour sa part, M.Mulroney refusait lundi d\u2019accorder une quelconque légitimité au gouvernement issu du coup d\u2019Etat.M.Chrétien a soutenu que Mme McDougall avait implicitement reconnu la junte.De son côté, le critique libéral des affaires étrangères Lloyd Axworthy est allé jusqu\u2019à demander la démission de la ministre.Mme McLaughlin a qualifié les déclarations du gouvernement d\u2019imprécises mais elle n\u2019a pas voulu attaquer Mme McDougall ni demandé sa démission.«Ce n\u2019est pas le moment de discuter d\u2019une démission possible de Mme McDougall mais de voir ce que notre pays peut faire pour aider l\u2019Union soviétique à retrouver sa stabilité», a-t-elle déclaré.» Comme le chef libéral, elle a demandé au gouvernement d\u2019accroître son aide alimentaire, technique et financière à l\u2019URSS. Jean-Guy Dubuc, jj_2 Lo Tribune.Sne^xocue.levai 22 33Û' Forum ÉDITORIAL Le retour de Gorbatchev Roch BILODEAU Histoire va vite en URSS: en trois jours, nous avons assisté à la chute Ld\u2019un régime, à l\u2019instauration d\u2019un nouveau, et au retour du premier.Tellement vite que la prudence s\u2019impose encore: d\u2019accord, Gorbatchev semble bel et bien avoir repris les choses en mains, mais la succession de ces événements nous montre éloquemment la fragilité de la situation politique en Union soviétique.Tout ce dont on peut être sûr actuellement, c\u2019est qu\u2019un «premier» coup d\u2019État-contre Gorbatchev a échoué; et tout ce qu\u2019on peut constater, c\u2019est que le monde entier en semble soulagé.Mais il faut comprendre que ce soulagement n\u2019est pas le même partout, et que d\u2019autres changements s\u2019imposeront en URSS.Les leaders occidentaux sont soulagés pour des raisons évidentes: Gorbatchev incarnait pour eux la fin de l\u2019antagonisme Est-Ouest et la démocratisation de l\u2019ancien Bloc communiste; ils le connaissent bien et trouvaient en lui la meilleure garantie de stabilité.Tandis que les putschistes, issus des forces conservatrices et probablement appuyés par le haut commandement de l\u2019armée, représentaient un retour au passé sinon à la guerre froide.Bien sûr, le peuple soviétique semble également soulagé.Parce qu\u2019il a craint, sans doute avec raison, d\u2019être de nouveau assujetti à un régime totalitaire qui ne lui \u2022aurait laissé aucun espoir de réelle modernisation.Mais cela ne signifie pas que Gorbatchev revient comme un sauveur, loin de là; il revient parce que les putschistes n\u2019ont pu compter sur aucun véritable appui, ni même semble-t-il sur celui des soldats.Et l\u2019échec du putsch, c\u2019est beaucoup la victoire de Boris Eltsine.Le président de la Russie, pourtant considéré comme un adversaire de Gorbatchev, a mené la vie dure au nouveau pouvoir.Avec un courage et une ardeur remarquables, il a défié ouvertement les auteurs du coup d\u2019État.Et le peuple l\u2019a suivi.Ce qui, au fond, n\u2019est pas étonnant: Eltsine est populaire.Et il l\u2019est parce qu\u2019il n\u2019a pas à gérer quotidiennement la transition d\u2019un immense pays totalement désorganisé.Ce qui n\u2019est pas le cas de Gorbatchev.Tous les observateurs s\u2019entendent là-dessus: le «nouveau» président suscite un très profond mécontentement chez les siens.Et ce n\u2019est pas non plus surprenant: pour le peuple, ses réformes sont devenues synonymes d\u2019appauvrissement et de tourments constitutionnels.Alors, les manifestations de joie des Soviétiques seront beaucoup moins pour souligner son retour que l\u2019échec des putschistes.Mais, l\u2019essentiel est ailleurs pour l\u2019instant: l\u2019URSS n\u2019est pas retombée aux mains des «dinosaures» communistes et, au contraire, c\u2019est un ardent réformateur, Eltsine, qui apparaît comme le grand gagnant.Alors, Gorbatchev aura besoin de son éternel ennemi; il ne peut plus combattre Eltsine.Et le peuple soviétique a besoin des deux pour faire face aux forces du passé, les véritables ennemis de l\u2019URSS.NDLR: La tribune publie gratuitement les opinions des lecteurs.Les sujets d'intérêt local ou régional ont la priorité, et nous ne nous engageons pas à publier toutes les lettres reçues.Les lettres doivent être courtes et nous nous réservons le droit de les éditer.Chaque lettre doit être signée et comporter l\u2019adresse complète de l\u2019auteur avec son numéro de téléphone.Ces renseignements restent confidentiels, seuls les noms de l\u2019auteur et de la ville d\u2019origine apparaîtront dans le journal.Les lettres anonymes comme les lettres injurieuses ne seront pas publiées.Le rédacteur en chef Jacques Pronovost, - g : s d - Roch Bilodeau, ~V.r' :\t\" «Me voilà de nouveau en selle» Roch Bilodeau.-i !:-:\t¦ ¦'''/-¦ ;K LA GARANTIE DU MEILLEUR PRIX 4 \\ estes en mouton, tibet.la|>in.DdO.00 S 4 Pelisses.à partir
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