La tribune, 2 octobre 1991, Cahier 2
[" La Tribune She woke mercredi 2 octobre 1991 CAHIER Général Entrevue avec l'ex-ministre des Finances Raymond Garneau Se fier aux seules forces du marché serait une erreur ¦msmp I rs* *4* 0 ment ce que j\u2019ai dit.Et les résultats jusqu\u2019à maintenant m\u2019amènent à le regretter encore moins.Je continue de croire que cela revenait à se jeter tout nu dans la gueule du loup», déclare M.Garneau en plaidant en laveur de l\u2019arrivée du Mexique car, signale-t-il, il vaut mieux être plusieurs autour de la table que seul avec les États-Unis, devant qui le Canada ne peut pas faire le poids.«Dans le traité de libre-échange, il fallait prévoir des mesures transitoires.Il fallait s\u2019assurer la capacité de pouvoir influencer le développement régional.Je ne pense pas que laisser le développement de la Gaspésie ou de l\u2019Abitibi aux seules forces du marché soit de nature à favoriser l\u2019équité sociale», poursuit M.Garneau, favorable à une charte sociale qui pourrait régir les relations des pays libre-échangistes.Selon M.Garneau, il est certain que les politiques sociales créées à une époque où les échanges internationaux n\u2019avaient pas la même envergure, devront être ramenées à de nouvelles dimensions.«Le problème des Canadiens, c\u2019est notre capacité concurrentielle.Nous perdons du terrain.Une analyse produite par un groupe suisse démontre que le Canada perd des échelons.Il se retrouve au 8e, 9e rang.Et on ne tient pas compte de pays d\u2019Asie comme Singapour ou Hong Kong.Nous serons forcés à faire les choses avec plus d\u2019intelligence encore, avec plus de technologie aussi.La période d\u2019ajustement sera dure mais nous n\u2019avons pas le choix.» Peterson prêt à payer le prix pour garder le pays uni ?S'il le faut, il envisagerait une centralisation économique Marco FORTIER Lennoxville Gilles FISETTE Sherbrooke On ne peut pas laisser le développement régional et les politiques sociales aux mains des seules forces du marché.Si on a négligé de le faire lors de l\u2019accord du libre-échange avec les États-Unis, il faudra s\u2019en soucier constamment dans le présent contexte de la globalisation des marchés.Et rechercher un sain équilibre.Ex-ministre des Finances du gouvernement Bourassa dans les années 70 et actuel président de l\u2019Industriel-le-Alliance, Raymond Garneau est un homme de prudence et de modération.De passage à Sherbrooke dans le cadre d\u2019une réunion (la première à être tenue hors les murs du siège social) du conseil d\u2019administration de l\u2019Industrielle-Alliance, M.Garneau utilisera souvent les mots prudence, modération et milieu de la route pour décrire sa position face aux gestes politiques et économiques qui doivent être posés au Canada.Pas cent façons de gérer D\u2019ailleurs, note-t-il dès le début d\u2019une entrevue accordée a La Tribune, hier matin, l\u2019Industrielle-Alliance a atteint des actifs propres de 11 milliards $ et des biens sous gestion de 9 milliards S parce que, traditionnellement, elle est une compagnie «gérée de manière prudente.Il n\u2019y a pas cent façons de gérer.La meilleure façon est de faire les choses progressivement, sans sauter d\u2019étapes, à la manière d\u2019un tracteur qui progresse à petite vitesse mais de manière continue.» Devant la montée de la concurrence internationale rendue possible par la globalisation des échanges, le Canada ne doit pas perdre la capacité d\u2019influencer le développement régional.Il ne doit pas non plus mettre la hache dans ses politiques sociales.au risque de voir naître un nouveau Karl Marx, a déjà dit M.Garneau.Règles «Les politiques sociales doivent réglementer l\u2019action.L\u2019économie comme le hockey doit se plier à des règlements.Dans le dossier du libre-échange, je ne regrette aucune- «Je ne pense pas que laisser le développement de la Gaspésie ou de l'Abitibi aux seules forces du marché soit de nature à favoriser l'équité sociale», avance l'exministre Raymond Garneau, aujourd'hui président de l'Alliance-Industrielle.Les offres constitutionnelles mises de l\u2019avant la semaine dernière par le gouvernement Mulroney sont imprécises, voire nébuleuses, mais constituent malgré tout une excellente base de discussion, estime l\u2019ancien premier ministre ontarien, David Peterson.«Dans toute son histoire, le Canada n\u2019a jamais été aussi près de la désintégration.Il faut saisir cette nouvelle occasion qui nous est donnée de garder le pays fort et uni», a plaidé l\u2019ancien «allié» ontarien de Robert Bou-rassa, hier, lors d\u2019une allocution au théâtre Centennial de l\u2019Université Bishop à Lennoxville.Il a reçu un accueil poli de la part d\u2019une salle remplie à moitié.Un monument de stupidité Tout comme le premier ministre du Québec, M.Peter-son avait donné son appui inconditionnel au défunt accord du lac Meech.Hier, il a d\u2019ailleurs fustigé la mort de Meech, décrivant cet échec comme «un monument de vanité, de duperie et de stupidité».Les visions respectives des deux hommes diffèrent, cependant, au sujet des nouvelles offres constitutionnelles du fédéral.Alors que M.Bourassa juge excessive la centralisation économique prônée par Ottawa, M.Peterson n\u2019y voit rien d\u2019alarmant pour les provinces.«Si c\u2019est le prix à payer pour garder l\u2019unité du Canada, je considère qu\u2019il faut considérer cette option», s\u2019est contenté de dire l\u2019ex-premicr ministre, défait par Bob Rae aux dernières élections en Ontario, voilà un peu plus d\u2019un an.Il était en poste depuis 1985.M.Peterson sert la même réplique quand on lui parle de la réforme du Sénat ou de la vague notion de «self-government» des nations autochtones, incluses dans les propositions du gouvernement conservateur.«Personne ne sait ce que signifient vraiment les offres fédérales sur le Sénat et les autochtones.Il faudra en discuter pour préciser davantage la portée des ces propositions», laisse tomber David Peterson.Plus loin que Meech Les dernières offres d\u2019Ottawa vont «beaucoup plus loin» que Meech, estime en outre M.Peterson, qui ajoute tout de suite qu\u2019elles deviennent par contre «plus vulnérables aux attaques de toutes sortes».Il a fait écho, avec ironie, à l\u2019acharnement du premier ministre de Terre-Neuve contre Meech.«Mon cher ami Clyde Wells ne comprend pas toujours la portée du \u2018statut distinct\u2019.«A l\u2019adhésion de Terre-Neuve à la Confédération en 1949, le gouvernement fédéral a accordé à cette province une protection spéciale pour ses industries.Quarante ans L'ex-premier ministre de l'Ontario, David Peterson, a plaidé pour un Canada uni hier, lors d'une allocution au théâtre Centennial de l'Université Bishop.plus tard, qui s\u2019en formalise?» a lancé David Peterson, sous les rires des étudiants venus l\u2019entendre.L\u2019ex-homme politique, aujourd\u2019hui dans les affaires \u2014il était en Estrie pour une réunion du conseil d\u2019administration de l\u2019Industrielle-Alliance\u2014 a répété qu\u2019à ses yeux, le concept de société distincte ne pose guère de problème: «C\u2019est un fait, une réalité que le Québec est distinct des autres provinces.» Malheureusement, ajoute-t-il du même souffle, il existe des Canadiens anglais qui sont «tannés de voir du français sur leur boîte de Corn Flakes.» David Peterson lance un appel au compromis («Comme l\u2019avaient fait MacDonald et Cartier«) et fait valoir que pour sa part, il a «choisi (son) camp».Sherbrooke (GF) En homme prudent, Raymond Garneau ne jettera jamais le Canada par la fenêtre: pour le Québec, il vaut mieux être des deux côtés de la table que d\u2019un seul, croit-il.Quand on l\u2019interroge sur les propositions constitutionnelles du Canada, M.Garneau ne cache pas son jeu.«Quand je vois ce qu\u2019a dit Jean Campeau.11 n\u2019y a pas plus de nouvelle-là que si je rappelle que je suis avant tout un fédéraliste.Le Canada, c\u2019est le meilleur système qu\u2019on peut avoir.Essayez de trouver des systèmes de négociation où tu es sur les deux côtés de la table comme le Québec dans le Canada?11 n\u2019y en a pas.» Des propositions constitutionnelles d\u2019Ottawa comme telles, il en dira d\u2019abord que c\u2019est «une base de négociation».11 rapelle qu\u2019il faudra négocier de toute façon.Il dit ne pas comprendre les souverainistes qui réclament le ré- férendum au lieu de nouvelles négociations.L\u2019incertitude 11 dépeint à sa manière ce que sera la longue période d\u2019incertitude qui ne manquerait pas de suivre un vote favorable à la souveraineté du Québec.»Si on vote oui au référendum, les nationalistes vont descendre dans la rue.Ils vont chanter en brandissant des drapeaux.Une journée ou deux.Mais après?.Le premier ministre québécois va lancer les invitations à négocier pour trouver un terrain d\u2019entente sur les termes de l\u2019association.Les gens de l\u2019autre côté vont dire que, depuis 1988-1989, le Québec n\u2019est pas pressé de négocier.Ils vont attendre.Et qui aura le mandat de négocier au nom des Canadiens?Mulroney?Chrétien?Il faudra des élections au Canada.Peterson ou Wells?On sait que Peterson est davantage conciliant.Mais si Wells est élu.On voit d\u2019ici la longue période d\u2019incertitudes.Les entrepreneurs, pendant ce temps, pourront-ils attendre?Combien de fermetures?Quel sera le coût de tout cela?.» Selon M.Garneau, il faut tirer exemple des relations canado-américai-nes.Lorsqu\u2019elles ont été le fruit d\u2019hommes conciliants comme Mc-Kenzie-King et Roosevelt, les relations ont été davantage constructives que sous les règnes de gens qui, comme Diefenbaker, ont préféré se tourner vers l\u2019Angleterre.Trouver l\u2019équilibre «Il faut trouver l\u2019équilibre.Nous sommes juste six millions d\u2019individus entourés de 300 millions d\u2019anglophones.Il vaut mieux faire comme dans les débats des dossiers économiques où le Québec sait s\u2019allier, tantôt avec l\u2019Ontario, tantôt avec l\u2019ouest afin de toujours mieux servir ses intérêts.» Quant aux clauses portant sur l\u2019union économique, M.Garneau estime que les termes sont malhabiles.«On se sert d\u2019un canon atomique pour tuer une mouche.Il va falloir avoir un organisme de coordination qui va avoir certains pouvoirs comme pour l\u2019Europe 92».En conclusion, Raymond Garneau se dit bien sevré de la politique.S\u2019il accepte de répondre aux questions en entrevue, il ne retourne plus les appels des journalistes si leurs questions abordent un autre sujet que l\u2019entreprise qu\u2019il préside.Bien sevré?Et s\u2019il y avait un référendum, prendrait-il part au débat?On verra à ce moment-là, riposte-t-il.«Je le ferais alors comme simple citoyen.» I I III MULTI LUMINAIRE \u2022de ntaftctcH, de la, luttuène l 119* Lampe suspendue halogène double sur tige rigide 2 ampoules I50W Noir ou blanc.59* Économisez 40 %.Lampe de table halogène.Noir ou blanc.Aussi disponible en fini plaqué or.159 S (Non-illustrée).89$ Platonnier à 3 têtes ajustables.Pour 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Dubuc, P'esiaem et Editer/ Jacques Pronovost, Rédacteur en chef Roch Bilodeau, Éditorialiste-adjoint EDITORIAL Pauvre Haiti Roch BILODEAU Ici au Canada, nous sommes particulièrement sensibles aux difficultés d\u2019Haïti, à cause entre autres de l\u2019importante communauté haïtienne qui habite chez nous.Mais, en principe, nous ne serions pas censés être les seuls à se sentir concernés par ce qui se passe là-bas actuellement.Car il s\u2019y passe des choses très graves et très tristes: le renversement d\u2019un régime démocratique, celui du père Jean-Bertrand Aristide, en qui on fondait beaucoup d\u2019espoir.L\u2019espoir d\u2019un avenir normal pour le peuple haïtien.C\u2019est-à-dire la fin de la violence et des dictateurs qui ignoraient les droits humains.Et surtout l\u2019amorce d\u2019un virage politique qui permettrait enfin de consacrer toutes les énergies à développer une société qui en a un urgent besoin, l\u2019une des plus pauvres de la planète.La nouvelle démocratie n\u2019aura duré que quelques mois.Abolie par des militaires dont personne ne connaît encore exactement les motifs ni les intentions.Bien sûr, ils promettent des élections.Mais qu\u2019est-ce que cela peut signifier quand on s\u2019autorise à renverser par la force un gouvernement élu, et qu\u2019on est prêt à y sacrifier des dizaines de vies?Évidemment, certains diront que cela n\u2019a rien d\u2019étonnant, que les multiples coups d\u2019État et parodies d\u2019élections ont amplement démontré que les Haïtiens sont incapables de se gouverner convenablement.C\u2019est un raisonnement cruel et injuste.D\u2019accord, les grands principes démocratiques ne signifient peut-être pas grand-chose pour la plupart des Haïtiens; normal quand la principale préoccupation est de manger, de survivre.Mais si ce peuple-là ne contrôle pas sa vie, c\u2019est qu\u2019on l\u2019en a toujours empêché; c\u2019est qu\u2019il est victime des forces du passé qui s\u2019entêtent à lui imposer leur loi.Il faudrait l\u2019aider à s\u2019en libérer.Donc aider le père Aristide à reprendre le pouvoir légitime que le peuple haïtien lui avait confié.Le Canada, seul, ne peut rien faire de bien significatif dans ce sens.Un effort international serait nécessaire.Du moins par tous les pays qui prétendent placer le respect de la démocratie au premier rang de leurs principes.Mais voyez: les membres du Conseil de sécurité de l\u2019ONU n\u2019ont même pas réussi à s\u2019entendre, lundi soir, sur la tenue d\u2019une réunion pour discuter de la crise haïtienne.Ils se sont contentés de déplorer la situation.C\u2019est vrai que tout cela ne se déroule pas à l\u2019intérieur des principales zones stratégiques des grandes puissances.Et c\u2019est vrai qu\u2019il s\u2019agit d\u2019un pays pauvre et sans pétrole.Pauvre Haïti.Les résultats indiquent que les offres constitutionnelles seraient beaucoup mieux accueillies si c'était quelqu'un d'autre qui.J Je sais, Je sais!.~r W A 1 c TRIBUNE LIBRE I\t S -\t'\t- François Gérin réplique à un éditorial IVI.Roch Bilodeau, Éditorialiste Votre éditorial intitulé «Quand on peut tout dire», me laisse songeur et perplexe.Associer les propos de Lucien Bouchard à de la partisanerie fanatique, à de l\u2019incroyable mauvaise foi, à de la triste ignorance, à du complet irréalisme.et, pour conclure, employer le ternje irresponsabilité, sont des propos inacceptables à l\u2019intérieur de la page éditoriale du seul quotidien francophone en Estrie.Vous avez le droit, bien sûr, d\u2019épouser une option différente de celle du Bloc Québécois et de prôner toute autre option que vous pourriez juger valable.Utiliser un style pamphlétaire pour faire valoir vos vues ne peut être bénéfique ni à vous ni à votre option.Vous reprochez au Bloc Québécois de s\u2019être prononcé rapidement sur le document fédéral déposé à la Chambre des communes mardi matin.Même si nous n\u2019avons pas eu l\u2019opportunité, comme le président de Power Corporation, propriétaire du journal La Tribune et autres directeurs de journaux à son service, d\u2019a- voir copie du document quelques jours à l\u2019avance, le Bloc Québécois avait mis sur pied plusieurs comités de constitutionnalistes et économistes réputés pour préparer les grilles d\u2019analyse et examiner le document fédéral en relation avec le rapport de la Commission Bélanger-Campeau, le rapport Allaire du Parti libéral du Québec, le défunt accord du Lac-Meech et notre propre position au Bloc Québécois.Pour Lucien Bouchard et les députés du Bloc Québécois, qui ont fait de la Souveraineté du Québec leur choix constitutionnel fondamental, qui, pour la plupart, ont démissionné du parti au pouvoir et perdu énormément d\u2019avantages personnels, un document constitutionnel est plus facile à lire et à décortiquer que pour plusieurs de nos concitoyens et, à ce que je remarque, plusieurs éditorialistes locaux.Il était aussi de notre devoir de réagir rapidement et de contrer cette grande campagne de sensibilisation, faite à coup de millions, par le gouvernement fédéral pour vendre sa salade.Était-ce irresponsable, pour Lucien Bouchard, de dénoncer le fait que les offres fédérales ne reconnais- DE VUE \u2022% A quand le Crédit Commercial Desjardins?En février 1988, le Domaine Saint-Laurent de Compton faisait l\u2019objet d\u2019un refinancement en vertu d\u2019un acte de fiducie partagé entre la Caisse Populaire Sociale de Sherbrooke et le Crédit Industriel Desjardins.Depuis ce moment, ces deux institutions n\u2019ont connu rien d\u2019autre que de multiples frustrations face à ce nouveau client qui ne correspondait à aucune des définitions habituelles.Si les frustrations ont été nombreuses de la part de Desjardins, elles ne l\u2019ont pas été autrement de la part des commerçants qui ont été également impliqués dans ce dossier à titre de propriétaires.Comment, en toute logique, pouvait-il en être autrement?Un commerce a besoin d\u2019une banque commerciale! Un commerce est condamné à poursuivre des objectifs essentiellement axés sur le profit.Un profit de premier niveau.Le genre de profit qui ne pardonne pas.Celui qui permet de faire des chèques de paie tous les jeudis et celui qui permet de régler les fournisseurs «Ci-o-dis».Contrairement à une usine qui est au centre du prêt industriel, un commerce ne met pas la priorité de l\u2019accent de son entreprise sur la production de masse mais plutôt sur le marketing de masse.Si Desjardins décidait un jour de créer un outil apte à soutenir le financement à long terme des commerces, il le doterait d\u2019une expertise en commercialisation et non en production! L\u2019éventuel «Crédit Commercial Desjardins» saurait par exemple découvrir et apprécier le dynamisme et l\u2019à-propos d\u2019un plan de mise en marché et saurait reconnaître l\u2019importance du budget afférent.Une banque sociale Quand une caisse populaire se dit «sociale» plutôt que «commerciale», elle se donne un rôle d\u2019agent stabilisateur de son milieu.Elle poursuit des objectifs très louables de soutien de ses membres en les aidant à diminuer pour chacun et chacune les risques d\u2019un éventuel chômage ou d\u2019une éventuelle maladie qui les empêcherait de percevoir un revenu.L\u2019épargne, l\u2019assurance et le prêt hypothécaire sont autant de produits qui assu- rent aux familles membres de la caisse, une sécurité «sociale» qui répond bien à leurs besoins fondamentaux.Une telle banque «sociale» n\u2019est pas inutile ni injustifiée.Elle n\u2019est tout simplement pas en priorité «commerciale».Elle peut l\u2019être accessoirement pour certains types de commerce.Mais ce n\u2019est pas sa priorité.Une banque commerciale prend fait et cause pour ses clients qui sont tous des commerces.Une banque commerciale aide son client «commerçant» à ne rien faire d\u2019autre que des profits.Elle l\u2019aide à identifier de nouvelles occasions d\u2019affaires susceptibles de générer de nouveaux bénéfices tout en exploitant à fond les affaires courantes.Une banque de «commerce» suscite le dynamisme; la recherche et le développement de nouveaux produits et services à commercialiser vers de nouveaux marchés.La Banque Sociale, au contraire, encourage plutôt la prudence.En 1988, le Domaine Saint-Laurent s\u2019est placé en partenariat avec une banque industrielle jumelée à une banque sociale.Ce commerce, au lendemain de la plus grande débâcle des marchés financiers depuis 1929, avait besoin d\u2019une banque commerciale spécialisée dans l\u2019art du CARPE DIPàVI.Pour s\u2019ajuster chaque jour à une conjoncture aussi EXTRAORDINAIRE que celle qui a suivi le krach d\u2019octobre 1987, il aurait fallu le contraire du statu quo prudent! Il aurait fallu le contraire du repli stratégique.Il aurait fallu plutôt innover; doubler et tripler l\u2019audace; entreprendre, oser.Oser participer encore davantage à la globalisation des marchés en s\u2019associant à de multiples partenaires à l\u2019échelle mondiale.Oser tirer encore plus d\u2019avantages du libre échange avec le reste de l\u2019Amérique en exploitant notamment les marchés facilement accessibles de la Nouvelle-Angleterre.Or une banque sociale n\u2019a pas nécessairement le mandat de partager de tels risques.Une banque sociale est commandée par la prudence du maintien du statu quo.Un statu quo qui peut coûter plus cher que l\u2019innovation mais qui n\u2019entraîne pas les risques inhérents à l\u2019innovation.Un sta- tu quo prudent et par conséquent socialement correct, par définition.Une banque a parfaitement le droit d\u2019être sociale et prudente.On ne peut absolument pas en vouloir à la Caisse populaire d\u2019être sociale plutôt que commerciale.On ne peut absolument pas davantage en vouloir au Crédit Industriel Desjardins d\u2019être industriel plutôt que commercial.Une banque industrielle Le Crédit Industriel Desjardins est par définition pro-industriel et non pro-commerçant.Un commerçant n\u2019est pas toujours perçu comme un être productif; un être qui ajoute de la valeur à la matière en la faisant traiter dans une usine qui par nature ne sert à rien d\u2019autre que de transformer telle matière.Pour le Crédit Industriel Desjardins, une usine ne vaut rien de plus que la valeur qu\u2019elle contribue à ajouter à la matière qui y est traitée.Le Crédit Industriel Desjardins, de par son mandat, perçoit le Domaine Saint-Laurent comme une usine.Pour cette banque, l\u2019usine Domaine Saint-Laurent n\u2019a pas en effet de valeur de patrimoine.Or du point de vue d\u2019une banque commerciale, un tel domaine ne serait pas perçu comme une usine qui fabrique des produits.Il serait plutôt perçu comme le produit' lui-même.Le Crédit «Commercial» Desjardins s\u2019il existait, attribuerait une valeur patrimoniale au Domaine Saint-Laurent qui serait plusieurs fois plus élevée que celle attribuée par un évaluateur d\u2019usines.Une usine alimente les commerces de produits commercialisables.Une usine n\u2019est utile et n\u2019a de valeur que dans la mesure ou elle demeure habile à produire des objets commercialisables à des prix concurrentiels.Le commerce est au contraire toujours utile dans la mesure où il peut en tout temps commercialiser de nouveaux produits et services et ainsi s\u2019adapter aux besoins changeants des consommateurs.Un centre «commercial» Le Domaine Saint-Laurent sc compare à un centre commercial qui peut regrouper en synergie plusieurs commerces complémentaires.Or un centre commercial a une valeur immobilière bien -différente de celle d\u2019une usine.À titre d\u2019exemple, l\u2019ancienne Lowney vaut 2 millions $ en tant qu\u2019usine mais vaudrait bien davantage dans une vocation commerciale.Avec ses 200 unités d\u2019hébergement, des dizaines de salles spécialisées pour les réunions d\u2019affaires et d\u2019agrément ainsi que de multiples équipements recréotouristiques, le Domaine Saint-Laurent est bien loin d\u2019être une usine.Mais perçu comme telle par une banque non-commerciale, cette entreprise est condamnée à une mort plus ou moins lente.Pourtant voilà bien un commerce qui fait déjà rayonner la région à travers le monde entier et qui pourrait le faire encore bien mieux et bien davantage.Voilà un «carrefour commercial» qui pourrait regrouper en synergie des dizaines d\u2019intervenants dynamiques du secteur récréotouristique.Ainsi placé en complémentarité et jouissant chacun de leurs propres sources de financement, ces intervenants, tels des commerces indépendants au sein d\u2019un centre commercial, pourraient créer chacun de leur côté plusieurs emplois stables et bien rémunérés à titre de concessionnaires de chacun des volets du «récréotouristique».L\u2019impasse Visiblement, la Caisse Populaire Sociale de Sherbrooke et le Crédit Industriel Desjardins ne se sentent pas à l\u2019aise avec un client commercial de ce type.Ces deux institutions qui ont peu en commun ne semblent pas présentement motivées à faire le nécessaire.Pourtant à son présent stade de développement et affectée par une conjoncture particulièrement délicate de fin de récession, cette entreprise a besoin plus que jamais d\u2019un partenaire ou des partenaires financiers de type commercial, c\u2019est-à-dire des partenaires qui connaissent bien le secteur de la multipropriété internationale, qui connaissent bien le concept de carrefour commercial créateur de synergie de la part de ses composantes indépendantes et complémentai- res et qui connaissent bien le secteur récréotouristique vu dans une perspective de globalisation des marchés jumelée à des perspectives de libre échange à l\u2019échelle de tout le conti nent nord-américain.Existerait-il au sein du Mouvement Desjardins une seule Caisse Populaire Commerciale réunissant l\u2019une ou l\u2019autre de ces expertises?Existerait-i au sein de ce mouvement une volonté de créer, bientôt, le Crédit Commercial Desjardins?Sinon, où sont donc les sources de financement d\u2019une telle entreprise dans l\u2019absence momentanée de possibilités de financement par Régime Épargne Action ou toute autre forme d\u2019appel public à l\u2019épargne?Perspectives de relance Le plan de relance qui prévoit une approche de regroupement de plusieurs «concessionnaires» indépendants et complémentaires qui partagent non seulement des locaux et des services communs mais surtout une philosophie axée sur on tourisme de classe mondiale rayonnant sur tous les continents est déjà bien au point.Les «concessionnaires» qui partagent ces valeurs et qui ont le goût du défi sont déjà en place.D\u2019autres pourraient s\u2019ajouter pour réaliser plus rapidement les objectifs du plan.Et des banques «commerciales» pourraient manifester également un intérêt.Même la Caisse Populaire Sociale et même le Crédit Industriel Desjardins pourraient continuer déjouer un rôle de soutien dans une telle démarche inédite de mise en commun d\u2019énergie et de talents pour contribuer à une reprise qui ne pourrait qu\u2019être bénéfique pour la région.L\u2019invitation est lancée.Il manque très peu de ressources pour redonner au Domaine Saint-Laurent son plein potentiel en termes de création d\u2019emploi et de rayonnement de la région vers les quatre coins du globe.Denis Bachand Adminislateur agréé Co-fondateur du Domaine Saint Laurent en 1979 saient pas le droit de veto du Québec, qui a toujours été exigé par tous les premiers ministres du Québec depuis Jean Lesage, qui était l\u2019une des cinq conditions du Québec dans le défunt accord du Lac meech et qui, à moins d\u2019un revirement récent, a toujours été la position éditoriale de La Tribune?Était-ce d\u2019une incroyable mauvaise foi, pour Lucien Bouchard, que de déclarer que les dernières offres fédérales sur la société distincte diluaient et amoindrissaient, sur trois points majeurs, la portée de cette notion de société distincte telle que reconnue par le défunt accord du Lac Meech, élément essentiel des demandes du Québec?Était-ce faire preuve d\u2019un fanatisme partisan pour Lucien Bouchard et l\u2019équipe du Bloc Québécois que de dénoncer l\u2019ingérence majeure du fé-; déral dans le secteur économique parle texte suivant: «Le parlement du Canada a compétence exclusive pour légiférer en toute matière qu\u2019il déclare utile à l\u2019efficacité du fonctionnement de l\u2019union économique?» Si cette dénonciation de Lucien Bouchard était aussi irresponsable que vous le dites, comment se fait-il que les ministres Loiselle, Benoit Bouj chard, Claude Béland des Caisses Populaires Desjardins et plusieurs autres chefs d\u2019entreprises admettent auJ jourd\u2019hui que le fédéral a été probablement trop loin.?Je pourrais vous donner plusieurs autres exemples de la pertinence des remarques et observations des mem-.bres du Bloc Québécois à l\u2019égard de ces présumées offres fédérales.Je pourrais aussi discuter de la pertinence de la décision du gouvernement Mulroney d\u2019exclure tous députés du Bloc Québécois pour siéger au sein du Comité mixte constitutionnel ou encore discuter plus longuement pour vous demander où en est rendue la Ronde Québec, qui était si nécessaire il y a à peine quelques mois pour réparer l\u2019injustice de 1982.À votre demande, il me fera toujours plaisir d\u2019en discuter plus amplement avec vous.Entre-temps, cher M.Bilodeau, je vous assure que je ferai de mon mieux et tout mon possible pour que le débat constitutionnel qui s\u2019est amorcé depuis quelques années se continue et se termine dans la dignité pour tous les Québécois.Lucien Bouchard et moi-même avons beaucoup apprécié la rencontre que nous avons eue avec messieurs Rronovost, Bégin et Gougeon.Il aurait été utile que vous y assistiez pour ainsi avoir la possibilité de discuter face à face.François Gérin Député du Bloc Québécois M.François (ïérin, ! s Il aurait été utile que vous preniez vraiment connaissance de l\u2019éditorial en question, pour ainsi avoir la possibilité d\u2019en discuter avec pertinence.Car, contrairement à ce que vous affirmez, nulle part dans ce texte ai-je reproché «au Bloc québécois de s\u2019être prononcé rapidement».Une longue partie de votre réplique me semble donc totalement hors de propos.J\u2019y dénonçais plutôt une déclaration de M.Lucien Bouchard qui m\u2019apparaissait terriblement excessive et donc de nature à attiser inutilement les passions; ce qui, oui, correspond à ma définition de l\u2019irresponsabilité.Je demeure du même avis.Quant à tout le reste, vous me permettrez de laisser au public le soin d\u2019en juger.Roch Bilodeau * 2 la Tribune, Sneibroone me'crea 2 oc\u2019cc'e \u201999 B 3 National Une autre tuile tombe sur les propositions fédérales Norman DELISLE Québec (PC) Une autre tuile est tombée hier sur les propositions constitutionnelles fédérales: la ministre québécoise des Affaires culturelles, Liza Frulla-Hé-bert, les trouve «inacceptables» et invite Ottawa à «refaire ses devoirs».Dans une déclaration devant la commission parlementaire de la Culture qui étudie le rapport Arpin, Mme Frulla-Hébert a soulevé plusieurs points qui l\u2019inquiètent face aux intentions fédérales de prendre en main tout le secteur économique.La ministre québécoise a notamment signalé que le gouvernement fédéral pourrait par les mesures qu\u2019il propose: \u2014 diminuer la portée de la loi québécoise sur le cinéma qui assure que des copies doublées en français des films étrangers circulent au Québec; \u2014\tcontrer l\u2019action du Québec qui favorise les éditeurs québécois; \u2014\téliminer le réseau québécois de distributeurs de films; \u2014\tinvalider les lois québécoises sur la protection du patrimoine; \u2014\ts\u2019en prendre à la loi québécoise sur le statut des artistes.«Le Québec s\u2019est toujours élevé contre un affaiblissement de ses pouvoirs en matière de culture, a-t-elle dit.Travailler en collaboration (avec Ottawa), oui, mais travailler sous tutelle, jamais».Mme Frulla-Flébert a admis que le fédéral avait effectué certains investissements au Québec en matière culturelle.Mais cet argent «provient de l\u2019ensemble des taxes payées par nos concitoyens», a-t-elle ajouté.La ministre a rappelé que même les rapports des commissions fédérales d\u2019enquête Laurendeau-Dunton en 1965, Pepin-Robarts en 1978 et Mac-Donald en 1983 avaient toutes conclu en faveur d\u2019un accroissement' des pouvoirs du Québec en matière de culture.Quant aux rapports québécois Al- laire et Bélanger-Campeau, ils préconisent une compétence exclusive du Québec en matière de culture.Pour sa part, le chef de l\u2019Opposition, Jacques Parizeau, a soutenu que la seule façon d\u2019atteindre la sou-' veraineté culturelle que prônait le premier ministre Robert Bourassa en 1972, c\u2019est de passer par la souveraineté tout court.«La souveraineté culturelle est essentielle pour le Québec.Mais elle n\u2019existe que par la souveraineté tout court.Sinon, cela ne demeure qu\u2019un espoir, qu\u2019un voeu», a dit M.Parizeau.Liza Frulla-Hébert, ministre des Affaires culturelles Bouchard et \"\t* ont vraiment des visions «aux antipodes» Lia LEVESQUE Montréal (PC) L\u2019un à côté de l\u2019autre: deux des leaders politiques les plus populaires au Canada, Lucien Bouchard, du Bloc québécois, et Preston Manning, du Reform Party.Deux visions diamétralement opposées du Canada.Un groupe de jeunes gens d\u2019affaires, de décideurs de tout le Canada, le «Young President Organization», avait organisé hier un débat en anglais entre les deux dirigeants politiques.L\u2019échange, avec questions de la salle, a duré plus d\u2019une heure trente.Les deux hommes n\u2019ont pas même réussi à s\u2019entendre à savoir si le Québec, au sein du Canada, représente une des deux nations, un des deux peuples fondateurs \u2014 le point de vue Le gouverneur de la Banque du Canada tempère les ardeurs des provinces Montréal (PC) Même si des provinces souhaitent, dans la foulée du débat constitutionnel, peser devantage sur les orientations de la Banque du Canada, le gouverneur John Crow a tenu à rappeler que la politique monétaire est «indivisible» et fondée sur la situation économique d\u2019ensemble.«La politique monétaire ne saurait être ajustée en fonction d\u2019une région ou d\u2019un secteur donné», a réitéré hier M.Crow devant quelque 500 gens d\u2019affaires réunis par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.Dans ses propositions constitutionnelles, le gouvernement fédéral suggère entre autres de créer des comités consultatifs régionaux pour conseiller les dirigeants de la Banque à propos de la conjoncture économique des régions.M.Crow a refusé de commenter en détail ces propositions, se contentant de dire de manière générale qu\u2019elles sont «constructives».Dans son allocution, M.Crow a tenu toutefois à «rappeler une vérité fondamentale, à savoir que la politique monétaire est, de par sa nature même, une et indivisible».M.Crow ajoute que «les propositions présentées par le gouvernement fédéral établissent clairement (qu\u2019) il ne peut y avoir qu\u2019une seule politique monétaire au Canada, et celle-ci doit être fondée sur l\u2019ensemble de la situation économique, c\u2019est-à-dire sur la somme des situations économiques régionales».de Lucien Bouchard \u2014 ou une province sur 10, égale comme toutes les autres \u2014 une position qui se rapproche de celle de M.Manning.Au cours d\u2019une rencontre avec les journalistes après le débat, M.Bouchard a admis que cet exercice avait «révélé qu\u2019il y a deux visions impossibles à réconcilier» du.Canada.«Nous sommes aux antipodes.On représente deux réalités.» Selon le chef du Bloc québécois, le débat a démontré «la nécessité d\u2019une solution double, qui doive se traduire par la création de deux pays».M.Bouchard exprime tout le fossé qui sépare leur deux visions du Canada: «M.Manning n\u2019est même pas capable de parler de deux nations fondatrices.Même pour les fédéralistes du Québec, c\u2019est dépassé de dire que toutes les provinces sont égales et le Québec n\u2019est qu\u2019une province sur 10», a commenté M.Bouchard, après le débat.Le rapport Allaire, issu d\u2019un parti fédéraliste, le Parti libéral du Québec, revendiquait le rapatriement d\u2019une vingtaine de pouvoirs, souligne M.Bouchard.De fait, durant le débat, M.Manning n\u2019a pas catégoriquement affirmé que le Québec n\u2019était qu\u2019une province sur 10, mais il a parlé de citoyens tous égaux d\u2019où qu\u2019ils viennent et de partenaires égaux.11 dit qu\u2019il est «trop simple» de trancher la question par une proportion de 1 sur 2 ou 1 sur 10.Le leader du Reform Party a déploré le fait que certains cherchent à \u2022«provincialiser» des pouvoirs, plutôt NOMINATION Le 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québécois et du climat qui régnera alors de part et d\u2019autre.Pour M.Manning, il est loin d\u2019être évident que les négocations entre le Québec et le reste du Canada se feront dans l\u2019harmonie ou même dans la stricte raison.Ce sera un combat d\u2019intérêts personnels, prévient-il.M.Bouchard acquiesce, mais croit qu\u2019après un certain temps, la raison prévaudra.Les deux partenaires n\u2019auront pas le choix de discuter du partage de la dette, des actifs, etc.Le chef du Bloc québécois croit toutefois que les discussions seront plus faciles dans un an que dès aujourd\u2019hui.Cannon n'acceptera jamais les offres si elles ne sont pas modifiées Québec (PC) Si les propositions fédérales en matière de communication et culture «sont à prendre ou à laisser», il ne fait aucun doute que le ministre québécois des Communications Laurence Cannon va les rejeter.Au cours d\u2019une conférence de presse qui a suivi une allocution devant l\u2019Association canadienne de la radio et télévision de langue française, le ministre a expliqué, hier, que les revendications québécoises en matière de culture doivent s\u2019accompagner de gains au chapitre des communications sans quoi elles n\u2019auraient aucun sens.Un ensemble «Il ne suffit pas de dire que la culture est là (dans la notion de société distincte), a précisé M.Cannon, il faut regarder aussi les autres éléments.Tout cela représente un ensemble.» Pour le ministre «il faut contrôler le véhicule» et les outils qui permettront au Québec d\u2019assumer ses responsabilités face à ses revendications traditionnelles dans le secteur des télécommunications.«Si on reconnaît la société distinc- 1 «Si demain matin, a soutenu le ministre québécois des Communications, Lawrence Cannon, il nous fallait prendre ou laisser (les offres), je ne les prendrais pas.» te à travers sa culture, a indiqué M.Cannon, il va bien falloir que l\u2019on reconnaisse un des véhicule qui la transmet.» En parlant des propositions fédérales, M.Cannon a été très précis,, même s\u2019il a encore une fois souligné l\u2019importance de participer à la consultation lancée par le gouvernement fédéral et d\u2019attendre les offres finales qui seront probablement connues au printemps prochain.«Si demain matin, a-t-il dit, - il nous fallait prendre ou laisser (les offres), je ne les prendrais pas.» Le ministre n\u2019a pas voulu en dire davantage sur le contenu de son Livre vert sur la politique québécoise en matière de communication qui est présentement à l\u2019étude au Conseil exécutif, mais il a quand même laissé entendre qu\u2019il traitera de réglementation, d\u2019amélioration et de modernisation d\u2019organismes comme le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC).«Que ce soit le CRTC ou la Régie québécoise des télécommunications, a-t-il dit, il faut avoir un organisme qui doit réglementer sur le territoire le comportement des entreprises dans le secteur.Notre objectif, c\u2019est d\u2019améliorer et de moderniser ces installations.» BONIVENTE BONIVENTE B VENTE DU 30 SEPTEMBRE AU 5 OCTOBRE 1991 POMMES DE TERRE Produit Québec Canada no 1 Sac 9,07 kg (20 Ib) YOGOURT YOPLAIT 4 x 125 g ou 500 g EAU DE JAVEL Concentrée JAVEX 3 ÜS y».c HR 0 S BI KD El RA u EiTiT C.oüpelor.d inaire Boeuffâpprouve Canada JUS DE LÉGUMES OU COCKTAIL DE TOMATE PALOURDE GARDEN COCKTAIL 796 mL CHIPS OU GRIGN0TISES RUFFLES.FRITOS CHEE-TOS.DORITOS 180 g a 200 g \u2022 \u2018 f. ^ 299$ Cet hiver, économisez de l\u2019énergie Utilise/ I isolant en polystyrene extrude Celfort 200 P > par pouce Intérieur ou extérieur du sous-sol au grenier Facile a installer FORT ü(ç Isolant en Polystyrene Extrudé Panneaux de 1 po x 2 pi x 8 pi IR 5) Panneaux de 114 po x 2 pi x 8 pi (R 7.5) Panneaux de 2 po x 2 pi x 2 pi (R 10) 599\u2018 ch.869,ch 11 999 ch S U ft E R GOUTTIERE EN ACIER émaillé blanc, jauge 30, très robuste.Dis ponible en longueur de 10'.Elle s'emboîte l\u2019une dans l'autre ce qui élimine les 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