La tribune, 10 décembre 1991, Cahier 2
[" Forum CAHIER LaTribune Général mardi Sherbrooke décembre 199\u2019 Vivre Le parlement ferme trop tôt, déplore le PQ Andre BEUEMARE Québec (PC) Le Parti québécois reproche sévèrement au gouvernement de se traîner les pieds, de ne pas s\u2019attaquer aux problèmes et de laisser l\u2019Assemblée nationale sans travail.Ces reproches sont venus du leader parlementaire de l\u2019Opposition, Guy Chevrette, qui déplorait, hier après-midi à 16 h, que le gouvernement veuille en ce temps-ci de l\u2019année ajourner les travaux.Tout en énumérant une longue liste de sujets qui auraient pu faire l\u2019objet de débat et de législation, M.Chevrette s\u2019est demandé ce qui se passe alors qu\u2019on est en plein mois de décembre, une mois reconnu depuis une dizaine d\u2019années comme très achalandé au niveau législatif.«M.le président, on n\u2019a pas de menu législatif actuellement pour continuer à mener un débat normal devant cette Chambre, a-t-il dit pendant le débat de la motion d\u2019ajournement présentée par le ministre Yvon Picotte.«Qu\u2019est-ce qui se passe?A-t-on peur des débats publics?A-t-on peur de permettre aux gens de discuter?A-t-on peur de chercher des solutions à leurs problèmes?» Son vis-à-vis le ministre Michel Pagé a rétorqué qu\u2019il ne faut pas oublier que cette session a débuté en décembre 1989 et qu\u2019il est normal que l\u2019on gratte les fonds de tiroirs vers la fin.Il a aussi signalé que trois commissions parlementaires siégeraient en soirée.Reposez-vous Mi-figue mi-raisin, M.Pagé a ensuite lancé un avertissement à ses amis d\u2019en face sur ce qui les attend le printemps prochain.«Le gouvernement a accompli un travail formidable en terme de législation (depuis décembre 1989).J\u2019aurai l\u2019occasion d\u2019en faire un bilan bientôt et, comme leader parlementaire du gouvernement, je m\u2019en voudrais de ne pas dire à mes collègues du Parti québécois d\u2019en profiter pour se reposer, «parce que vous allez en avoir besoin, parce que vous allez avoir de la difficulté à nous suivre le printemps prochain».Des exemples M.Chevrette a cité une vingtaine de domaines où le gouvernement aurait pu légiférer ou permettre un débat pour alléger ou régler un problème «sans que cela ne coûte un sou aux contribuables».11 a parlé des cas du surplus des caisses de retraite, du financement des programmes de santé, des prêts et bourses aux étudiants du secondaire, des médecines douces alternatives, des pré-arrangements funéraires, de l\u2019équité salariale, des orientations énergétiques du Québec, etc.M.Pagé a répliqué que le gouvernement n\u2019est pas obligé de toujours soumettre et adopter une loi en intervenant pour régler un problème ou intervenir dans un secteur donné.54 contre 16 Après un débat d\u2019une quinzaine de minutes, la motion d\u2019ajournement a été mise aux voix et la majorité gouvernementale l\u2019a adopté avec un vote de 54 contre 16.Le chef du Parti Egalité Robert Lib-man a appuyé les ministériels dans leur volonté de mettre fin à la séance.Il était 17 h.Il y avait longtemps que l\u2019Assemblée nationale n\u2019avait pas fermé boutique si tôt en ce mois où, comme en juin, on assiste toujours à une véritable course contre la montre pour faire adopter le plus grand nombre de projets de loi possible.La vice-première ministre Lise Bacon l\u2019avait bien dit pourtant au début du deuxième mandat du gouvernement, en 1989.«Le gouvernement mettra un soin à préparer ses projets de loi.Il ne légiférera pas pour le simple plaisir de légiférer.» Le Canada anglais aurait tout intérêt à ce que le Québec conserve le dollar canadien \u2014 l'économiste Leroy Norman DELISLE Québec (PC) Le Canada anglais aurait tout intérêt à ce qu\u2019un éventuel Québec souverain conserve le dollar canadien comme monnaie, estime l\u2019économiste Vély Leroy de l\u2019Université du Québec à Montréal.Témoignant hier devant la commission parlementaire spéciale chargée d\u2019étudier les questions afférentes à la souveraineté, le professeur Leroy a signalé que le Canada n\u2019aurait alors pas intérêt à laisser s\u2019installer près de lui, c\u2019est-à-dire dans un Québec souverain, une monnaie trop forte ou trop faible.Laisser le Québec avec une monnaie trop forte attirerait les acheteurs canadiens de monnaie tandis qu\u2019une monnaie québécoise trop faible nuirait aux échanges commerciaux nombreux entre les deux pays.M.Leroy a cité deux exemples pour illustrer ses propos.En fusionnant avec l\u2019Allemagne de l\u2019Est en 1990, l\u2019Allemagne de l\u2019Ouest a protégé la monnaie de l\u2019autre Allemagne justement afin de garantir une monnaie valable sur tout le territoire.Par ailleurs, la France a garanti la monnaie de ses ex-colonies africaines au moment où celles-ci ont proclamé leur souveraineté.Pour bloquer l\u2019utilisation d\u2019un dollar canadien dans un Québec souverain, il faudrait un contrôle serré du change au Canada, avec contrôle de la monnaie aux frontières, rationnement des touristes entre les deux pays et restrictions sur l\u2019utilisation des cartes de crédit.M.Leroy a suggéré qu\u2019à court terme lors de la proclamation de la souveraineté, il faudrait maintenir au Québec le dollar canadien, les institutions monétaires comme la Banque du Canada et les lois afférentes.A long ternie A long terme, on pourrait maintenir avec le reste du Canada une monnaie unique avec une banque centrale, à la suite d\u2019un commun accord entre les partenaires, a-t-il suggéré.Le règlement de toutes ces questions monétaires ne requiert pas par ailleurs une union politique entre les membres de la communauté monétaire, a fait valoir l\u2019universitaire.Toutes ces questions peuvent se régler par des ententes, comme ce fut le cas jusqu\u2019à maintenant dans la Communauté économique européenne, a-t-il indiqué.M.Leroy a toutefois reconnu qu\u2019une des difficultés qui se posera au nouvel État sera de coordonner sa politique économique avec celle du Canada.- \u2022' * \u2018 ' Mulroney propose à Wells d'oublier leur affrontement Saint-Jean, T.-N.(PC) Après un entretien de deux heures avec le premier ministre Clyde Wells, le premier ministre Brian Mulroney a annoncé son intention, hier, de ne pas laisser le fantôme du lac Meech hanter le débat constitutionnel.«Je crois que lui et moi devons au pays de travailler en relations étroites et de façon efficace pour réaliser l\u2019unité nationale, a-t-il déclaré.11 est vrai que nous avons eu un affrontement douleureux.Je ne vais pas ressasser tout cela.C\u2019est à la télé, c\u2019est enregistré.Cela appartient à l\u2019histoire.La page est maintenant tournée.C'était hier la première visite de Brian Mulroney à Terre-Neuve depuis l'échec de l'Accord du lac Meech.Il a eu un entretien de deux heures avec Clyde Wells.«C\u2019est la première occasion que nous avons de mettre de côté les idéologies et la partisanerie et de faire l\u2019inventaire des talents de leadership que nous pouvons avoir, parce que le pays va en avoir besoin.» C\u2019était la première visite de M.Mulroney à Terre-Neuve depuis l\u2019échec du lac Meech.Les deux premiers ministres s\u2019étaient cependant rencontrés une fois à Ottawa.Au cours de leur entretien d\u2019hier, les deux hommes ont évidemment parlé d\u2019unité nationale, mais ils ont aussi abordé certains questions économiques, comme l\u2019exploitation pétrolière d'Hibernia et l\u2019état des pêches à Terre-Neuve.M.Wells s\u2019est contenté de répondre «qu\u2019il faut s\u2019occuper avec diligence du mécanisme en place» et il a dit au premier ministre que «c\u2019est notre intention de faire exactement cela».GRANDE FERMETURE DE RABAIS ET PLUS SUR LA MARCHANDISE ET L'ÉQUIPEMENT INDUSTRIES COLLINSVILLE / A LIQUIDER MARCHES EN CHÊNE, BARREAUX ET RAMPES D'ESCALIER PLUS DE 600 PORTES INTÉRIEURES en lauan, merisier, «masonite», etc tel que: chaises, bureaux à tiroirs, classeurs, calculatrices, photocopieurs, caisse, paravents, tables, chariots, etc.LES INDUSTRIES COLLINSVILLE 1071, RUE BÉLANGER SHERBROOKE UN LOT D'OUTILS USAGÉS pour les travaux de menuiserie.À LIQUIDER LAMES DE SCIE de dimensions variées i A LIQUIDER ÉQUIPEMENT DE BUREAU À LIQUIDER DES MILLIERS DE PIEDS DE MOULURES EN PIN, CHÊNE ET MERISIER VENTE SUR LES LIEUX SEULEMENT ARGENT COMPTANT OU CHÈQUES CERTIFIÉS Heures d'ouverture: 11\tdécembre: 9 h à 17 h 12\tdécembre: 9 h à 17 h 13\tdécembre: 9 h à 17 h 14\tdécembre: 9 h à midi V B 2 La Tribune, Sherbrooke, mardi 10 décembre 1991 Jeen-Guy Dubuc, President e! Ejueu' Jacques Pronowost, ieaactej'er - Roch Bilodeau, Editonaiiste-aac n' ÉDITORIAL L'injustice de la loi 178 Jean-Guy DUBUC Le conseil général du Parti libéral du Québec demande à son chef de rouvrir le dossier de la loi 178, celle qui régit l\u2019affichage commercial chez nous.Et M.Bourassa dit non: «Nos priorités sont de nature économique et constitutionnelle.La question linguistique ne fait pas partie de notre agenda immédiat», dit le premier ministre.C\u2019est une erreur à plusieurs points de vue que M.Bourassa devrait corriger s\u2019il veut empêcher que l\u2019injustice nous nuise davantage.Le consensus ne s\u2019est jamais fait autour de cette loi hybride que le gouvernement a imposée en 1988 parce qu\u2019il ne savait plus quoi faire avec ce dossier.Chez les uns, on s\u2019est moqué d\u2019une loi aux règlements ridicules.Chez d\u2019autres, on a perçu l\u2019injustice qu\u2019elle créait envers une partie de la population québécoise.On instaurait une étrange hiérarchie des valeurs qui privilégiait une image tronquée au détriment de la liberté d\u2019expression des personnes.Aujourd\u2019hui, au moment où l\u2019on célèbre les 15 ans de la Charte québécoise des droits de la personne, la réflexion devrait convaincre tout esprit soucieux d\u2019équité.Au nom de la Charte, on a effacé un bon nombre d\u2019injustices dans les milieux de travail et ailleurs; mais nier à quelqu\u2019un la possibilité de dire publiquement son identité en est une qui subsiste.On prive des gens de chez nous du droit de s\u2019identifier convenablement alors que tout le milieu lui reconnaît ce droit: ce sont des Montréalais, étrangers à notre monde, sûrement peu sensibles à notre réalité et à notre compréhension du respect, qui viennent exercer en Estrie leur métier de délateurs au service des partis politiques.De plus, des commerçants francophones sont durement touchés.Alors que leurs collègues du Vermont annoncent leur marchandise à pleines pages dans les médias de Sherbrooke, les Québécois ne peuvent rien indiquer en anglais à leur clientèle américaine qui vit à côté d\u2019eux.Tout ce qu\u2019ils affichent, c\u2019est l\u2019intolérance de leur société.C\u2019est vrai qu\u2019il faut exprimer sa différence québécoise et donner un sens à la notion de société distincte.Mais une attitude de radicalisme fausse notre image, ternit notre réputation et nuit aux bonnes relations que nous avons su cultiver depuis des générations.Question purement linguistique?Sûrement pas; elle est tout autant économique que constitutionnelle puisqu\u2019elle doit exprimer la réalité québécoise à ceux qui veulent la comprendre.La poursuite de la réglementation actuelle sur l\u2019affichage fait mal au Québec et aux Québécois.Si la loi existe pour une question d\u2019image, elle mêle malencontreusement l\u2019essentiel et l\u2019accessoire, c\u2019est-à-dire le vrai visage et le masque trompeur.1NDLR: La Tribune publie gratuitement les opinions des lecteurs.Les sujets d\u2019intérêt local ou régional ont la priorité, et nous ne nous engageons pas à publier toutes les lettres reçues.Les lettres doivent être courtes et nous nous réservons le droit de les éditer.Chaque lettre doit être signée et comporter l\u2019adresse complète de l\u2019auteur avec son numéro de téléphone.Ces renseignements restent confidentiels, seuls les noms de l\u2019auteur et de la ville d\u2019origine apparaîtront dans le journal.Les lettres anonymes comme les lettres injurieuses ne seront pas publiées.Le rédacteur en chef DOCUMENT Ouais.la TPS ne donne pas les résultats escomptés TRIBUNE LIBRE Concernant l'épidémie de vols Monsieur Robert Bourassa uite à de nombreux vols dans des chalets, camps de chasse, maisons privées, dépanneurs, commerces, banques, etc., je me permets de vous faire part de quelques commentaires.On fait appei aux policiers, qui nous- disent sincèrement, qu\u2019ils ne peuvent pratiquement plus faire leur travail, à moins de prendre les voleurs sur le fait, ou ils nous conseillent de faire nous même de la surveillance ou bien d\u2019aller dans les maudits marchés aux puces ou les ventes de garage pour identifier notre matériel volé.Et si parfois, les policiers ont la malchance de les prendre sur le fait, quand ils passent devant la justice, les sentences qui leurs sont imposées sont tout à fait ridicules.Souvent, il n\u2019y a aucune sentence.Certains juges et avocats ne font certainement pas leur travail, Quand on sait fort bien que ce matériel volé se vend approximativement à 25% de sa valeur et que cet argent sert surtout à acheter de la drogue et non pas de la nourriture ou des vêtements ce qui ne nous aide pas à sortir de la récession économique actuelle et qui ne touche seulement pas les voleurs.Et s\u2019ils ne peuvent pas revendre ces marchandises ils peuvent les échanger dans certaines arcades, une bonne façon de former la société de demain.Je ne vous apprends rien, je pense que si vous écoutez les nouvelles, vous voyez que le nombre de vols augmente à un rythme effarant.Je pense que c\u2019est votre responsabilité de faire respecter la loi, sinon vous pouvez toujours démissionner.Cela vous donne peut-être bonne conscience de voir ces personnes faire leur sale boulot, ça vous dérange moins dans votre travail, c\u2019est une part de la société qui vous dérange moins, mais c\u2019est peut-être une bombe à retardement.Un autre citoyen de la classe moyenne, qui est écoeuré de se faire voler.Julien Bergeron Sherbrooke Du hockey à Sherbrooke S.V.P.Paul Gervais maire de Sherbrooke Monsieur, 1 y a plus d\u2019un an vous avez mandaté le comité qui vous avait permis d\u2019être élu Maire de la Ville de Sherbrooke, pour instaurer un club de hockey majeur à Sherbrooke.Depuis ce temps, nous avons vu plusieurs déclarations dans les journaux à savoir que nous aurons un club dans la ligue majeure du Québec, par la suite un club universitaire, une autre déclaration d\u2019un ultimatum aux dirigeants de la ligue Junior etc.etc.et toujours notre Palais des sports est vide de hockey Majeur.Qu\u2019un groupe de personnes soit bon pour faire des élections cela ne signifie pas qu\u2019il peut être bon pour implanter un club de hockey.Je crois que ce groupe a eu sa récompense et que votre dette envers eux est acquitté et il faudrait plutôt s\u2019orienter vers des vrais.La semaine dernière Georges Guilbault réussissait à amasser 10,000 $ pour Sylvie Daigle et cela en une seule journée.Pourquoi ne pas s\u2019adresser à Georges Guilbault et lui confier le même mandat que vous avez donné à vos amis?Au moins, vous pourriez compter sur une per- sonne qui a des contacts, qui est un homme d\u2019action et qui pourrait apporter quelque chose à Sherbrooke.Au début de la nouvelle année,il est temps de poser un geste et si vous attendez au printemps cela laisse supposer que l\u2019an prochain les amateurs de hockey de la région seront à nouveau privés de hockey majeur à Sher- II arrive parfois que de malheureux événements nous soient sans contredit propices à une réflexion profonde sur la mesure de notre comportement envers ceux qui nous sont différents, autres races, autres manières, autre couleur de l\u2019épiderme.Dans la rotonde du Capitol à Washington, une phrase est écrite au mur bien en vue: «Tout homme naît libre avec des droits égaux à la vie».L\u2019histoire raconte que, malheureusement, ceux qui ont avancé et défendu cette hypothèse, reconnaissant ainsi une justice égale pour tous ont fait surgir bien des remous.Ils ont payé de leur vie l\u2019opposition qu\u2019ils apportaient à l\u2019intérêt de certains profiteurs.brooke.11 est inconcevable qu\u2019une Ville comme Sherbrooke n\u2019ait pas d\u2019équipe de hockey de prestige.Il est temps pour vous de bouger et vous avez l\u2019occasion de prouver que vous êtes là pour la population et non pour plaire à vos amis.Léopold Castonguay un amateur de hockey Que de somptueuses demeures, d\u2019immenses champs de coton, de canne à sucre ont rapporté beaucoup d\u2019argent par le labeur et la sueur des Noirs.Lors d\u2019un séjour à Miami, j\u2019utilisais souvent le transport en autobus, j\u2019ai observé que les gens, au moment d\u2019en descendre, remerciaient parfois le conducteur quand il était blanc, seulement.Une fois j\u2019ai osé dire à un visage sombre: «Thank you Sir»; au milieu d\u2019un sourire magnifique, il me répondit «You are very welcome, Lady».Le racisme, c\u2019est à nous d\u2019y mettre fin.Colette Bruncau Allard Mettons fin au racisme L'ouverture et la tolérance des adultes de demain NDLR: À l\u2019occasion du 15e anniversaire de la Charte québécoise des droits et libertés et du 5e anniversaire de la Déclaration du gouvernement du Québec sur les relations interethniques et interraciales, la ministre des Communautés culturelles et de l'Immigration, Monique Gagnon-Tremblay, v \u2019adresse à ta jeunesse du Québec.La Tribune reproduit cette lettre de façon intégrale.Le visage du Québec change rapidement.De plus en plus, le Québec devient pluriculturel.De société monolithique, nous sommes devenus une collectivité pluriculturelle où chaque jour, à l\u2019école, au travail, dans notre quartier, nous côtoyons des gens de toutes origines.Cette nouvelle réalité peut susciter en nous deux réactions: l\u2019ouverture et la tolérance d\u2019une part, et malheureusement le rejet et le racisme d\u2019autre part.Je n\u2019ai pas à insister sur le choix qui, à mon avis, devrait être le vôtre.D\u2019ailleurs, ce ne sont pas vos réactions actuelles qui m\u2019inquiètent, mais celles que vous pourriez avoir demain.Pour bâtir un capital de tolérance qui vous suivra à toutes les étapes de votre vie, il faut qu\u2019il soit important des maintenant.Au cegep ou auprès de vos amis, vous devez jouer un rôle actif pour favoriser les échanges avec des jeunes d\u2019autres origines, mieux apprendre à les connaître, investir dans la connaissance d\u2019autrui et ne pas tolérer que vos camarades et amis affichent des attitudes ouvertement racistes ou antisémites.Si vous agissez avec vigilance, si vous discutez du sujet avec eux et que vous les informez de ce que leur réaction comporte d\u2019inacceptable, vous réussirez par votre action à briser net l\u2019élan de ceux qui veulent propager ces idées.Pour ce faire, il vous faut porter une attention particulière aux comportements dans votre entourage.Votre participation à la mise en place des conditions optimales de tolérance et d\u2019entraide autour de vous est essentielle.Ces préoccupations sont fondamentales en effet parce que l\u2019avenir du Québec en dépend.Ce sont nos attitudes face au pluralisme croissant de la société québécoise qui détermineront le degré de solidarité qui animera cette société.La cohésion de notre société, sa capacité de relever les défis auxquels elle fera face, tout cela dépend en grande partie des courants d\u2019échange et de collaboration que nous aurons pu construire ensemble, Québécois de toutes les origines et de toutes les conditions.Les sociétés à l\u2019intérieur desquelles vivent des communautés éloignées, séparées par la haine et incapables de dialoguer ne peuvent progresser.Avant d\u2019aborder les questions touchant le racisme, il est nécessaire de bien comprendre ce qu\u2019est ce concept.Au sens universel, le racisme est défini comme une manifestation d\u2019intolérance basée sur une idéologie selon laquelle il existe une hiérarchie entre les groupes humains, et que.par conséquent, certains groupes sont supérieurs aux autres.Depuis la deuxième guerre mondiale, plusieurs peuples sont devenus plus conscients que les rapports haineux sont inacceptables.De plus en plus, des structures et des activités ont été mises sur pied afin de favoriser le rapprochement entre les groupes de personnes de toutes les origines.Le Québec n\u2019est pas resté à l\u2019écart de ce mouvement de prise de conscience.L\u2019article 10 de la Déclaration des droits et libertés de la personne du Québec stipule que: «Toute personne a droit à la reconnaissance et à l\u2019exercice, en pleine égalité, des droits et libertés de la personne, sans distinction, exclusion ou préférence fondée sur la race, la couleur, le sexe, la grossesse, l\u2019orientation sexuelle, l\u2019état civil, l\u2019âge sauf dans la mesure prévue par la loi, la religion, les convictions politiques, la langue, l\u2019origine ethnique ou nationale, la condition sociale, le handicap ou l\u2019utilisation d\u2019un moyen pour pallier ce handicap.Il y a discrimination lorsqu\u2019une telle distinction, exclusion ou préférence a pour effet de détruire ou de compromettre ce droit.» Par ailleurs, la déclaration sur les relations interethniques et interraciales indique, entre autres, que: «le gouvernement du Québec condamne sans réserve le racisme et la discrimination sous toutes leurs formes».La vraie réponse qu\u2019une société peut donner au racisme et à l\u2019antisémitisme doit s\u2019exprimer dans l\u2019adhésion de tous les Québécois à une philosophie de rapprochement.C\u2019est en manifestant à tous les jours des gestes de tolérance que nous pouvons, chacun à notre niveau, renforcer les consensus établis par les groupes de la société.La place des jeunes dans tout cela est très importante.Vous représentez l\u2019avenir du Québec.Vous êtes encore en phase de formation, et pas seulement au niveau scolaire.Vous apprenez des contacts que vous nouez avec vos camarades, parents, professeurs ou autres personnes que vous rencontrez.Le milieu scolaire, parce qu\u2019il stimule votre intelligence et vous met en contact avec de nouveaux concepts et de nouvelles théories est propice à la sensibilisation des jeunes à ces grandes questions.En vous parlant de racisme, nous voulons vous faire prendre conscience de vos attitudes, et de vos obligations, face aux autres différents par leur couleur, leur religion, etc.afin que vous soyiez en mesure de contribuer à combattre ces idéologies.En outre, il importe que les jeunes Québécois critiquent eux-mêmes leur propre comportement et s\u2019interrogent sur ce qui leur provient de leurs aînés.L\u2019intolérance, qui est encore trop souvent le lot de personnes mal informées ou craintives, n\u2019a pas à devenir une de vos valeurs.Ce n\u2019est pas nécessairement un travail facile, compte tenu de l\u2019évolution de la société québécoise.Au- trefois, de grandes institutions comme les syndicats, l\u2019Église ou des regroupements sociaux avaient sur nous une forte ascendance et contribuaient à orienter nos comportements.Depuis, nous avons connu une crise des valeurs.Les grands courants qui regroupaient des milliers de personnes ont fait place à un individualisme plus poussé.Vos parents ont connu l\u2019époque où le cardinal Léger mettait à genoux deux millions de Québécois lors du chapelet à la radio.De nos jours, des grandes vedettes de la musique peuvent toucher des millions de personnes, mais chacune d\u2019entre elles vit individuellement son expérience.L\u2019époque des grands mouvements semble révolue.Cette disparition est propice à l\u2019émergence de courants d\u2019intolérance.Certaines personnes ont en effet besoin qu\u2019on leur donne une orientation, un message.Lorsque les conditions sociales ou économiques sont difficiles, comme elles le sont actuellement au Québec, ces personnes peuvent être plus vulnérables.Elles succombent alors aux idéologies qui nomment de façon commode les coupables de leurs malheurs.On désigne alors les immigrants, les minorités visibles, les juifs ou d\u2019autres groupes, comme dans le passé on pointait du doigt les femmes qui travaillaient et qui enlevaient ainsi des mains des hommes chefs de famille la possibilité de travailler.Il est difficile de comprendre que des Québécois peuvent accueillir avec sympathie une telle idéologie.Le rôle des jeûnes est capital.Vous pouvez devenir les éléments centraux du combat contre l\u2019intolérance.Vous possédez déjà une sensibilité élevée face aux questions environnementales, au désarmement, à la paix dans le monde.Comment pourrait-on être à la fois en faveur d\u2019une terre plus propre, de la destruction des armes et accepter de considérer nos voisins et ceux avec qui nous vivons comme des inférieurs?Ça vous semble illogique n\u2019est-ce pas?Je vous invite à susciter cette réflexion chez vos amis et vos collègues étudiants et travailleurs.Certains ne sont pas tout à fait conscients que porter une croix gammée, ridiculiser des Juifs orthodoxes, utiliser des slogans racistes ont une portée idéologique profonde.Cela peut être perçu comme une mode, une façon de se distinguer.Il vous appartient de remettre les pendules à l\u2019heure.Le racisme et l\u2019antisémitisme ne sont pas des façons acceptables d\u2019affirmer sa différence.Des graffiti racistes sur un casier à l\u2019école peuvent sembler anodins aujourd\u2019hui, mais ils contribuent à façonner les esprits et à les rendre imperméables à l\u2019échange in-tcrcommunautairc.C\u2019est à vous et à nous tous de lutter contre ceci afin de rendre notre société plus juste.Monique Gagnon-Tremblay ministre des Communautés culturelles et de l\u2019Immigration La Tribune, Sherbrooke, w jecempre 991 Québec s'apprête à hausser les pensions des députés de 14 % B 3 Frédéric TREMBLAY Quebec (PC) Le gouvernement libéral a déposé hier à l\u2019Assemblée nationale un projet de loi qui aura pour effet d\u2019augmenter les revenus de retraite des députés à compter du 1er janvier 1992.En vertu de ces nouvelles dispositions, qui doivent coûter 1 million $ de plus par année aux contribuables québécois, un ex-député pourra toucher à l\u2019âge de 60 ans, 4 pour cent de son salaire (au lieu de 3,5 pour cent présentement) multiplé par le nombre d\u2019années passées à l\u2019Assemblée nationale.Ainsi, par exemple, un ex-élu comptant 10 ans à l\u2019Assemblée nationale recevra annuellement, au moment de sa retraite, 40 pour cent de son salaire, comparativement à 35 pour cent à l\u2019heure actuelle.La différence représente une hausse de 14,2 pour cent de son chèque de pension.Les députés bénéficeront aussi d\u2019une réduction de 9,4 à 9 pour cent de leur taux de cotisation à leur régime de retraire qui est prélevée chaque semaine sur leur chèque de paie, alors que la contribution de Québec passera de 19 à 30 pour cent.Le leader parlementaire à l\u2019Assemblée nationale, le ministre Michel Pagé, a expliqué que la hausse à 4 pour cent du taux d\u2019enrichissement du fonds de pension des membres de l\u2019Assemblée nationale n\u2019avait pour but que de compenser la décision du gouvernement fédéral d\u2019éliminer la possibilité pour les députés d\u2019avoir un fonds de pension privé, en plus de celui du gouvernement.En 1987, le ministère fédéral du Revenu avait autorisé les députés de partout au pays à se doter d\u2019un fonds de pension privé, dont la contribution maximale annuelle était fixée à 7500 $.Or, l\u2019an dernier, Ottawa est revenu sur cette décision et a demandé aux députés de payer l\u2019impôt sur l\u2019argent investi dans de tels fonds de retraite privé.«Ce n\u2019est jamais populaire.Je n\u2019ai jamais vu d\u2019applaudissements spontanés de la part de la population à une modification soit aux conditions de travail, de revenus, ou de retraire des membres de l\u2019Assemblée nationale.J\u2019en suis conscient», a admis le ministre Pagé.Pour le leader de l\u2019Opposition en Chambre, le député péquiste de Jo-liette Guy Chevrette, il s\u2019agit-là d\u2019un geste «aberrant, anormal et inopportun (.) au moment où on gèle les salaires dans la fonction publique».La bonification du régime de retraite des députés de l\u2019Assemblée nationale s\u2019inscrit à l\u2019intérieur d\u2019un projet de loi dont le but premier est d\u2019harmoniser la législation québécoise à la nouvelle loi fédérale C-52.Cette loi fédérale, qui entrera en vigueur le 1er janvier, affecte tous les régimes de retraire privés ou publics du pays.Pétition en faveur d'une loi sur l'équité salariale remise à Bourassa Québec (PC) Une délégation de la Coalition en faveur de l\u2019équité salariale est venue présenter hier au premier ministre Bourassa une pétition comprenant 65 000 signatures réclamant une loi en vue d\u2019assurer l\u2019équité salariale.M.Bourassa s\u2019est entretenu pendant plus de 30 minutes avec le groupe pour prendre connaissance des griefs et des espoirs de ces femmes qui, aujourd\u2019hui encore, gagnent moins des deux tiers du salaire des hommes.Cinq provinces se sont déjà dotées d\u2019une loi favorisant l\u2019équité salariale (Manitoba, Ontario, Nouvelle-Ecosse, Ile-du-Prince-Edouard et Nouveau-Brunswick).Avant de saler, il faut déneiger.Transports Québec Québec :: Un groupe d\u2019ex-députés, dirigé par l\u2019ancien président de l\u2019Assemblée nationale Richard Guay, avait d\u2019ailleurs été formé pour revoir la question des fonds de pension des députés à la lumière du projet de loi fédéral.Ce comité, qui a déposé son rap- port le 10 juin dernier, recommandait d\u2019accroître de 3,5 à 4 pour cent le taux d\u2019enrichissement du régime de pension des députés de l\u2019Assemblée nationale.Le groupe suggérait aussi de réduire le taux de cotisation des députés à 9 pour cent.S\u2019inspirant de ce même rapport, le ministre Pagé n\u2019écarte pas également la possibilité de réduire les pénalités pour les ex-députés de plus de 50 ans qui décideraient de toucher leur fonds de pension avant l\u2019âge de 60 «Qu\u2019ils aient été créditâtes, unionistes, péquistes ou libéraux, et qu\u2019ils ont quitté à 55 ans, par surcroît au lendemain d\u2019une défaite, les lettres et les offres d\u2019emploi ne pleuveni pas», explique le ministre Pagé.On dénombre présentement 179 députés retraités au Québec dont le fonds de pension moyen annuel est de 31 140 $.Le projet de loi du gouvernement doit être adopté au printemps, et sera rétroactif au 1er janvier 1992.FINANCEMENT SUR 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