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Titre :
Le canard
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :H. Berthelot & cie,1877-
Contenu spécifique :
samedi 19 octobre 1878
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Grognard (Montréal, Québec),
  • Successeur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
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Références

Le canard, 1878-10-19, Collections de BAnQ.

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[" ® MONTREAL, 19 OCTOBRE 1578.CONDITIONS.ABONNEMENT : Un an - - - - » $ 0.50 0.23 «de Six mois « oo Un numéro - - EF L'abonnement est strictement payable d'avance.vol.|].Ax & Of SINS pe JOURNAL HEBDOMADAIRE ILLUSTRE PRIX DU NUMERO: k CEN LIN CONDITIONS.ANNONCES Par ligne Premièreinsertion, 10e Îns.subséquentes FSC Er Remise libérale aux annonceurs à long terne.Le vrai peut qu Iquefois n'être pas \u2018* vrai sans blague.\u201d \u2014Bois L'ear\u201d H.BERTHELOT - - - Rédacteur, No.3.FEUILLETON.LE POINT D'HONNEUR ! (SUITE ET FIN.) Les embarcations, au milieu d'un silence qui n\u2019était interrompu que par le bruit mesuré des avirons, continuaient à agrandir la distance qui les séparait du vaisseau, et plus d\u2019unæil était tendu vers la terre, dans l\u2019espoir de découvrir le pilote tant désiré.Enfin, on entendit distinctement héler par l\u2019avant\u2014 Les battements de mon cœur s\u2019arrètè- rent: nos gens répondirent par un \u2018cri vigoureux, et bientôt un bateau- pilote; \u2018suivi presque immédiatement d\u2019un second, sortit rapidement des ténèbres \u2018qui s'étendaient entre nous et la cite.\u2014Quel est ce bâtiment ?cria un homme debout à l\u2019avant du premier bateau.\u2014Le Neptune, et c'est le capitai- Starkey qui est sur le beaupre ! Je me levai vivement: ; \u2014Cent'livres sterling.pour le premier bateau qui arrivera ! m'é- criai-je avec toute la force dont j'étais capable.\u2019 \u2014dJe reconnais, dit le premier pilote, la voix et la figure du jeune M.M\u2018**.En avant donc pour la prime.ren Et les deux bateaux forcéerert.de rames, ignoraut le péril de latiche qu\u2019ils entréprenaient.Une minute apres, uh froisième arriva ; mais, après avoir fait quelques questions et reconnu l\u2019état des choses, il s'arrêta et nous débarrassa d\u2019une por tion, de nos cargaisons vivantes.Nos embarcations tiraient trop d\u2019eau ; celle où je me trouvais était même dans une position périlleuse.Grand Dieu ! quelle affreuse anx.iélé que nous éprouvions pendant que tout ce a se passait! C\u2019est à peine si j'ose aujourd\u2019hui mème, y songer.Je fermai les yeux et attendis, respirant à peine, l'explosion qui devait tout fimir, Elle arriva enfin 1 \u2014 Du moins je le crus, et je sautai debout couvulsivement.Mon cerveau était devenu tellement impressionable, que j'avais pris\u2019 pour 1a terrible catastrophe un hourra soudain des équipages des embarcations.On ne voyait plus\u2019 personne sur le deaupré, à l\u2019extrémité duquel pendait une corde! Et les deux pilotes, informés sans aucun doute du danger, s'éloignaient du c bä\u2018iment plus jrapidement encore qu\u2019ils ne s\u2019en étaient approchés.l'endant que ces clameurs se pro- longaient et se renouvelaient à plusieurs reprises, mes regards, en quelque sorte fascinés, ne pou- vaieut se détacher de ce vaisseau qui brûlait et des\u2019 bateaux-pilotes qui s\u2019en éloignaient en toute häte.Tout à coup une immense gerbe de feu s'élança de la cale du bätiment et fut suivie d\u2019un fracas étourdissant.Je tombai, ou je fus renversé, je ne sais lequel ; notre chaloupe s\u2019agila comme si elle eùt été prise dans un violent remous ; puis on entendit le sifflement et la chute de nombreux corps pesauts qui tom baient d'une grande hauteur dans l\u2019eau ; puis cet éclat de lumière et ce vacarme firent place tout à coup à un profoud silence et à d\u2019épaisses ténèbres, au milieu desquelles il était impossible de recoa- naître son voisin.Ce calme fut interrompu de nouveau par un cri joyeux parti d\u2019un des bateaux-pilotes.Nous reconnàmes la voix du capitaine, et le liourra unauime qui s\u2019éleva de notre chaloupe lui annonça combien nous nous réjouissions de le savoir en sûreté, Lne demi- heure après, nous prenious terre : le navire et sa cargaison ayant été assurés, le seul résultat fAvheux de cet incident ss mémorable daus la vie des passagers et de l\u2019équipage du * Néptune\u201d fut en définitive, une forte perte pour les assureurs.Une belle pièce d\u2019argenterie, achetée à la suggestion de M.Desmond et de ses amis, avec le pro duit d'une souscription ouverle à cet effet, fut présentée au capitdine Starkey dans un diner public, donné en son honneurd Kingston.Dans son discours de remercie ment, le capitaine crut devoir faire connaitre les motifs qu'il avait eus pour refuser de se battre en duel avec M.de Castro, circonstance qui avait déjà donnê lieu à une de mi douzaine de versions différentes dans les journaux.\u2014Devenu orphelin de très-bon- ne heure, dit-il, je restai confié aux soins d\u2019une excellente tante, Mme.P., qui m'éleva avec toute l\u2019aifec- tion d\u2019une mère.Son mari, ainsi que beaucoup de \u201cPersonnes ici \u2018le savent, succomba- dans un duel, le second mois de, son -mariage.Ma pauvre tante continua- de trainer dans les larmes une: vie solitaire, jusqu\u2019à ce que j'eusse' atteint- ma dix-neuvième année ; et le specta- cle de cette existence brisée fit sur moi une si vive impression, je pris tellement en horreur ce barbare préjugé qui avait fait deux victimes sous mes yeux [car ma tante, minée par ie chagrin, mourut jeune encore], que la promesse solennelle qu\u2019elle exigea de moi, au moment où le dernier souflle de la vie errait sur les lèvres tremblantes, de -ne jamais me battre en duel, dans quelques circonstan:es que ce fit, que cette promesse, dis je, était presque superflue.Quant à ma conduite, alors de la perte malherreu- se du Neptune, conduite dont mon ami, M.Desmond, a bien voulu parler en termes si flatteurs, je dois dire que je n\u2019ai fait qne mon devoir.M.Desmond appartient, com me moi, à une race marstime, et il n\u2019ignore pas qu\u2019un capitaine doit être le de-nier à abandonner son navire.Le brave capitaine termina son \u201cspeech\u201d au milieu des applaudis- semenis sympathiques et chaleureux de l'assemblée ; et le -spectateur qui aurait en ce moment jeté les yeux sur la galeries, aurait pu remarquer, au nombre des dames (Jui paraissaie.t prendre la port la plus vive au triomphe du générenx marin, dona Antonia, assise à Cûté de sa mere, et dont les yeux brillants et les joues rougissantes indiquaient les douces émotions qui agitaient son cœur.Il me reste que peu de mots à ajouter.Le capitaine Starkey est fixé depuis longtemps à la Havane, el depuis le méme temps dona Antonia est devean Mme Starkey.Le capitaine est riche et heureux, et, quoique établi pour toujours, dans un pays étranger, il n'eu est pas moins resté veritable Anglais, et sujet aussi dévoué de la reine Victoria qu'à l\u2019époque où il jetait son verre d - vin à la figure du créole de Cuba.Je ne sais ce qu\u2019est devenu celui-ci, et, à vrai dire, je liens peu à le savoir.Le lieutenant Arguellas est aujourd'hui major, et je suppose qu\u2019ilest le major Arguellas qui a eté annoncé comme légèrement blessé dans la derniére échauffourée de Lopez.- \u2014\u2014 res Quelques pensees sur l'Amour C'est un sentiment naturel et vrai, un sentiment généreux qui élève l'âme, la rend capable des plus gran des pensées et la dispose aux nobles actions.Pascal dit que l\u2019amour est un attachement de pensée.L'amour TA ne dépend meine pas de son objet.Son foyer est interne.C\u2019est une force de notre âme qui se dévelopoe à l'occasion d'une femme, mais dont l\u2019intensité est déterminée par notre puissance aimante et non par les qualités de la femme aimée.C\u2019est nous qui faisons notre amour.\u2014dJu- les Simon.L'amour est un de ces mots qu\u2019on ne peut cacher : un mot, un regard indiscret, le silence mème le découvre.\u2014Adélard.L'amour est de tontes les passions, la plus naturelle, la plus excusable et la plus commune.\u2014D Alembert.L'amour est la plus mélodieuse de toutes les harmonies ; nous en avons le sentiment\u2014Balzac, L'amour est une fleur dont nous parons notre jeunesse ; mais l'amitié estun fruit avec lequel\u2019 nous consolons notre vieillesse.\u2014Lady Blessington.L'amour est la passion la plus trompeuse, puisqu\u2019elle jette I'esprit dans un tel aveuglement que quelque défaut qu\u2019ail la personne aimée il n\u2019y a que des perfections ; quand on aime, on se trahit sois mème en, faveur de ce qu'on aime.\u2018L'abbé Bordalou.L\u2019amour est une clarté du ciel, une étincelle du feu immortel que nous partageons avec les anges et que le Créateur nous donne pour détacher nos désirs de la terre \u2014 Byron.: L'amour est une fièvre ardente dont l'attribut est de tout changer et la folie de se croire éternelle-\u2014 Mme Collin, L'amour est le plus doux bienfait de la divinité \u2014 Ab:1 Dufresne.L'amour est une vapeur qui va du cœur à la tête et rend frénétique ce qu\u2019il possède \u2014Firmian.L'amour est la plus puissante des attractions : nul ne se dérobz à son influence ; il captive, séduit, entrai ne, donne une vie nouvelle, place le ciel sur la terre \u2014Mme Gatte de Ca mon.L'amour est une fièvre dont les acces comme ceux des maladies ai- gués, ont leur marche, leur apogées le moment où il faut mourir ou gué rir.\u2014Mme Sophie Gay.sn L'amour est lout dans celui qu, aime, l\u2019aimé n'est qu\u2019un prétexte.\u2014 A.Karr.ge L'amour est une espèce de folie, car le plus Vrai est-celui qui résonne le moins\u2014Satena.|.L'amour est triste ; il ferme notre cœur à toùs-les plaisirs qu'il ne don LE CANARD.ne pas.\u2014Mme Riccoboni.L'amour est un plaisir qui nous tourmente ; mais ce tourment fait plaisir \u2014Scrib.L'amour est un je ne sais quoi, ui -vient je ne-saïs où, et qui nit je ne sais comment \u2014Mlle de Scuderi.L'amour est la passion la plus vi-| 72 ve, la plus universelle, la plus naturelle, le plus juste, la plus injuste quelquefois ; la plus séduisante, la Play et la mgjgs satisfaisante ; elle Aenferme lous les contraires.\u2014Mme de Vezzari.Vouloir définir l\u2019amour, c\u2019est en létruitéTe charme.c\u2019est couper les \u2018aîles du papillon.\u2014B auchène.LE CANARD MoNTTREAL, 19 Ocrosne 1878.AUX AGENTS.\u201cUn grand nombre de nos agents se-sont conformés à la règle que nous avons établie de règler toutes les quatre semaines avec nous ; mais il y en a encore quelques-uns qui ne sétsônt pas conformés à cette règle.Ceux-là seront privés de notre journal, s'ils ne règlent leurs comptes la semaine prochaine, rer AVIS AUX ABONNÉS L'administration a décidé de suspendre l'envoi du journal à tous les aburinés qui ne paient pas leur abonnement d'avance.Avis aux intéressés.rere a LA PASSION DE MACKENZIE.\u2018 \u2014 : En/ce temps Mackenzie assembla sés-disciples à Ottawa et leur dit: JEn vérité en vérité je vous le dis : \u2018La Cour Supréme-et le Pacifique \u201cont passé, mais le libre échange ne \"passera jamais._ Vous allez être livrés aux tribu- ations et vous serez en haine à toute la Puissance à cause de mon nom, * Plusieurs seront scandalisés, ils se trahiront ec se haïront les uns \"Tes autres.Vous serez tous scandalisés à ~cause de moi, car il est écrit: Je {frapperai le pasteur et les brebis de :son troupeau seront dispersées *Comme l'éclair qui part de l\u2019orient \u2018et apparait en occident, ainsi es; l'avènement de Johnny.Vous êtes tous de petits poissons, En yérilé en vérité je vous le dis il vous est plus difficile de rattraper le pouvoir que ae faire passer une aiguille dans le trou d\u2019un chameau.\u2018Travaillez et cabalez, car l\u2019esprit des électeurs est prompt mais la politique libérale est faible.\"C\u2019est pourquoi je vous dis : toute blague ministérielle sera pardonnée excepté la blague contre là pro- teêtion.Cc ~~ 'Et1l leur parla en\u2019 parabole disant: - Mon 'gouvernement a ressemblé à un'homme qui dans l'hiver aurait semé du grain dans le fond du canal Lachine.Au printemps les \u2018éclusiers laissèrent pénétrer l'eau ms Le te rer ET comble pas la [osse de suite.pour tous les deux.qui le fit pourrir dansla boue.Mon gouvernement a ressemblé aussi à un \u201chabitant\u201d qui aurait semé des patates dans un champ mal clôturé ; les cochons sont venus et les ont déterrées.Alors Laflamme sapprocha de Mackentie et, se jetant à ses genoux, lui dit: \u2018\u2018 Seigneur, nommez moi parmi les juges du peuple.\u201d Mackenzie lui répondit : \u201c* je peux pas, fais en pas de cas.\u201d ; Laflamme devint contristé et dil À son maître : je sais que vous êles un homme sévère moissonnant où vous n'avez pas semé et recuoillant où vous n'avez rien répandu ?Mackenzie lu: dit en hébreu *\u2018shup up or | will put a head on you.\u201d Cependant le peuple était là et regardait les libéraux.Les princes des conservateurs se moquaient de Mackenzie Jui disant : * ton chien est mort.\u201d Or Joly apprenant ces choses se dit: S'ils traitent de la sorte le bois vert que feront-ils du bois sec ?Le temps était arrivé où Mackenzie devait abandonner sa boutique.I! se rendit à Montréal où l\u2019attendait son boss Dufresne dans une maison appelée le Windsor.Mackenzie était suivi par ses disciples Laurier, Pelletier et Latlamme.Cependant son cœur se brisail à la pensée qu'il allait se faire flau- ber par Johnny.Il dit à ses disciples, restez dans le corridor ; tandis que je vais jongler un peu dans la tabagie.Il s\u2019éloigna d'eux et s\u2019assit dans un fauteuil dans la tabagie.En pensant à sa resignation il entra en transpiration et son gilet de flannelle devint trempe comme une lavette.RS Un commis de bar fui,apparut et lui offrit un verre devhisky blanc mêlé avec de l'absinthe de Mme.Desjardins.: PANT A ee 8 || Hé DoNALD cARTIE IN Qh DN NN Ne = | \u2014\u2014\u2014\u2014 - re es Ee Cree = LA FILLE DU BRIGAND.Enfin, j'ai lu ce roman, j'en ai suivi toutes les péripéties Durant trois mois j'ai été en proie à l'an- oisse, à la crainte, au désespoir : Théroine avail été enlevée, et personne ne savait où elle élait; mais elle a êté retrouvée, et elle a fait un bon mariage.Que j'ai tremblé ! que j'ai gémi! que j'ai pleuré! depuis le jour funeste où j'ai commencé à lire * La fille du brigand.\u201d O dieux immortels, faites que je ne lise | jamais de rapsodies aussi épouvan- = | tables.| amine | BROIL Enterrement du Gouvernement MacKenzie.J\u2019I'ai vu porter en terre Par quatre-s-officiers.Avec des rails d'acier.Les croque-morts portent le cercueil du cabinet MacKenzie dans le cimetière des ministères canadiens.LE CANARD (fossoyeur).Ne soyez pas fichés, mes-amis, si je ne J'attends Joly.La même fosse servira = II dit au commis : * Je n'ai pas de change sur moi.Je te paierai ca une autre fois.\u201d Se sentant reconforté il.alla\u2019 re joindre sés.disciples et leur dit : = Maintenant, nous allons monter dans la salle à manger, car il faut prendre des forces avant de nous présenter devant le boss.Puis ils mangèrent trois - ou « chiard.\u201d Après s'être essuyé le menton et avoir descendu leur veste, ils allumèrent leur pipe et fumèrent en silence pendant dix minutes.Alors Mackenzie se décida à monter au salon où il devait rencontrer Dufresne.Il monta l'escalier la tête basse suivi par ses amis.Il était alors la quatrième heure de l\u2019après midi.Dufresne en le voyant lui dit : J'espère que tu viens me bâdrer pour la dernière fois avec ta gang.* Mylord, répondit Mackenzie d\u2019une voix émue et entrecoupée de sanglots, je remets ma résigration entre vos mains.\u201d Il lui tendit alors le sceau de l\u2019état, qui tomba sur le plancher, ll se baissa pour le ramasser et son pantalon se fendit du haut jusqu\u2019en bas.«Le gaz s\u2019éteignit et la plus grande obscurité règna dans la maison.Tous les libéraux se jetèrent à plat ventre et baisèrent la terre, car ils croyaient que la fin du monde était arrivée.= | .Le vent d'automne poussa des gémissements douloureux dans les sycomores:êt;les.cyprès du cimez tière Mont-Royal, et les feuilles mortes.des érable: continuèrent de\u2018 lomber el:derjoncher le sol des fo- rèts, La nature:entière était en deuil: ensemble quatre assiettées de ze+ dre Le cabinel de Mackenzi> avait vécu, Le talent de M.L'Ecuyer, l'auteur de ce chéf-d\u2019œuvre, a quelque similitude avec celui de M.l\u2019abbé Cassegrain.Ce digne abbé est\u2018'auteuïd'un grand nombre de volumes estima- Îles, entré autres, de \u201cl\u2019Histoire de la bonne Sainte Anne\u2019 qui a fait .| 1a fortune de plusieurs-libraires de Quebec: il est surtout connu comme l\u2019auteur des Légendes ; \u2018on\u2019dit;'a la société d'admiration mutuelle, que l'\u201c* Iroquoise\u201d* est son chef-d'œuvre.M.L'Ecuyer est plus pathétique que l'abbé Cassegrain, et lui est supérieur.Dans l*Iroquoise\u201d il y a beaucoup de crânes fracassés, qui inspirent l'épouvante aux commères et peu d'intérêt aux lecteurs lettrés, tant le style y est enilé et enguirlandé ; mais * La fille du brigand \u201d respire une horreur savamment rendue, on vit dans l'ombre, .\u2018,sub umbid.\u201d L\u2019abbé Cassegraiu\u201d.n\u2019est qu\u2019un Tircis désolé auprès de M.L'Ecuyer, qui est un féroce Polyphème 1 SES Les lecteurs du*Cavarn ont déjà_ admiré le style dé ce romancier ~ dans une citation que je publiai il \u2018y a quelques semaines.Aujourd'hui détachons un dialogue: 22\" \u201c Tout à coup Helminä entendit ** un bruit sourd de pas précipités au- \u201c tour de la maison ; puis un muF- \u201c mure de voix étouflées ; ,un frôle- \u2018\u201c\u201c ment * ménagé,\u201d un cliquetis \u201c d'armes, Elle se leva doucement, ** puis gagnant le lit de Julienne : * \u2014Julienne, dit-elle en l\u2019éveil- ¢t lant, entends-tu ?\u201c \u2014Quoi ?Helmina.* \u2014Entends-tu ?répéta Helmina \u2018\u2018en tremblant.* 2 21 « \u2014Mais non.je'n'entends ciel.| « \u2014Ecoute, ils appIQANEn * \u2014Oh ! mon Dieu, dit Julfenne \u2018* en se mellant sur son séanti\u2026\u2026.\u2026., \u201c \u2014Ge sont des brigands, Jûlien- \u201c ne ; Qu'ällons nous faire ?de.pau- \u201c vres femmes seules.\u2026\u2026.! \u201c 4 Ils approchent encort !;.\u2026.\u2018 Seigneur, ayez pitié de nous! \u2026 .« Eveillons Madelon.( \u201c Et Helmina courut à son:lit.« \u201cMadelon, des brigands, dit « Hèlmina en lui tirant le bras.\u2018 \u2014Tiens, tiens, dit \u2018Madelon en .baillant, allez donc, hein, c'est *l'vent, ! \u2018 # \u2014Non, Madelon, j'vous assure, \u201c j'ai entendu marcher et parler.\u201c* \u2014Ah ! ben dame, si vous l\u2019avez ** dans votre tête.0 \u201c Et Madelon se leva tout endor- \u201c mie et renversa une chaise\u2018âvet \u201c violence.Fo, \u201c Puis il y eut un silence terrible \u201c* au dedans et-au dehors.\u2018.; ;_« Les brigands étaient immobiles \u201ccomme des stabues(:.\u2026\u2026.\u2026\u2026.OTe 0r ee Ir 000 IINEIrneenets esetPantesn Tout cela est affreux.Et quand vougsarrivez au chapitre suivant,in- er - PY Me me a Tema my ey + \u2014 Li x.Ey 2 > 5 It + LE CANARD.13 \u2018titulé \u201c Une entrevue terrible l'émotion atteint à son comble.Je n'ai éprouvé un tel sentiment d\u2019effroi qu'une seule fois dans ma vie; ce fut à la lecture des \u201c Mystères du château d'Udolphe\u201d d'Anne Ra clifte.Après avoir traversé tant de malheurs, les deux fiancés se marient.Aprés la tempéte vient ie calme : c\u2019est le soleil, les horizons bieus, la vague doucement agitée.Oui, ils \u2018furent heureux enfin.Voici comment M.L\u2019Ecuyer finit: \u201c Une heure après,les flancés sont + unis; tout est fini heureusement.« Le reste de la journée se passe < gaiement comme le jour d'une \u201c noce, et le soir le soleil se cou- \u201c che radieux pour les nouveaux \u201c* époux\u201d .L'auteur ne nous dit pas s'ils eurent beaucoup d'enfants, comme Perreault le dit dans ses contes.PU 7 7 UN CANETON.S\u201d \u2014 pe Nigubliez pas que le seul vin de Quinine possedant des qualités médicinales est celui de Campbell.C\u2019est le seul recommandé par la faculté.Zn vente chezjous les droguistes et -épiciers.4 Lak we \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 REPONSES A NOS CORRES PONDANTS.Max RironT.\u2014Impossible de publier votre roman avant de l'avoir corrigé.Du temps de Pierre l\u2019Hermite il'n'y avait pas de cafés i Paris et on n'y fumait™pas encore le ; ma cigare.- - .UN.AsonNe: = Nous avons plus de cent de ces lettres dans notre panier.C'est usé pour le ** C& nard.\u201d , couacs.Le\u201c\u201cCaïfard\u201d \u2018suivant son programme doit soufller le chaud et le froid.11 donue adjourd\u2019hui un mot de consolation aux libéraux dans leur défaites.- Lorsque\u201dlà boîte de Pandore fut ouverte l'éspérance est restée au fond.7 Sir John, disent les conservateurs vient de signer un bail emphytéotique avec'le pouvoir ; mais leurs illusions seront peut-être de courte durée.Sir John, d'après la rumeur, prend comme collègue l'homme au $32,000 et il pourrait lui arriver malheur.Quand on se.éoüche avec des chiens, on.se lève avec des puces.î d Ja | ; JE dE \u2014Assieds-toi.Le bal MI ome I Bl >
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