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Titre :
Le canard
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :H. Berthelot & cie,1877-
Contenu spécifique :
samedi 18 janvier 1879
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Grognard (Montréal, Québec),
  • Successeur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
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Références

Le canard, 1879-01-18, Collections de BAnQ.

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[" VOL II, No.16.a tte - CONDITIONS.ABONNEMENT : Un an « - » - - $ 0.50 Six mois « + +» 0.25 Unnuméro- \u2026 le L'abonnement |\" est strictement payable d'avance.H.BERTHBLOT, Rédacteur.FEUILLETON.J, = == JOURNAL amantes des guerriers, c\u2019est alors que les jeunes filles chantaient VŒUX ACCOMPLIS.ROMAN CANADIEN: (SUITE.) Virginie elit peutêtre préféré que les combats fussent moins nombreux, que Victor s'exposit un peu moins, mais Louise ne cessait de stimuler la vaillance de Léon.Sor.imagination s\u2019exaltait à l'idée des combats ot de la gloire, des dangers et des hauts faits auxquels son flancé prenait part, et elle en était venue & dire qu\u2019un mari sans quelque réputation militaire ne lui convenait pas, et qu\u2019au milieu de tant de braves, il fallait que Léon fut le plus brave pour mériter de conserver son amour.Et Léon autant par bravoure naturelle et par point d'honneur que pour pluire à sa maîtresse s\u2019exposait à tous les dangers, se jetait au plus fort de la mêlée, et.lorsque, quelques jours après, une simple fleur lui arrivait envoyée par Louise, il trouvait dans ce lémoignage d'amour et d'approbation, la récompense la plus précieuse et la plus fière dont il pût s\u2019honorer ; Victor partageait jusqu'à un certain point les senliments de son frère, et comme il était l\u2019ainé, il tenait à donner à Léon l\u2019exemple du courage et de l'honneur militaires.Mais que d'ardentes prières, que de vœux pour leurs flancés, les deux jeunes filles élevaient au ciel pendant qu\u2019ils étaient en guerre.C'est dans cetle petile Église de Bonsecours qu\u2019elles allaient assis ter à chaque office, et-que le matin, et le soir, à toute heure, lorsqu\u2019on annonçait un combal prochain, lorsque le canon de la vioil- le citadelle faisait gronder un chant de victoire, elles demandaient instamment en versant des larmes d'amour et d\u2019inquétude, ou d'amour et de joie, d'épargner, de sauver Victor et Léon du dan- jer, Ou remercier la vierge de onsecours du gain d\u2019une bataille ot de la vie conservée à leurs amants.Madame Blondeau et madame Mainfroy se joigaient à elles pour prier; et lorsque le soir celte gaieté toute canadienne qui accompagnait nos soldats à la guerre et dans les courses lointaines, venail s'asseoir au foyer et consoler de l'absence les mères et les avec ardeur ces refrains de nos vioilles chansons, où des mots naïfs servent de voile à des senli- ments tout militaires et pleins d\u2019honneur, où la jeune fille se distrait des peines de l'absence à la pensée de la gloire de celui qu\u2019elle adore, etrépète avec ces compagnes d'amour : Nos amans sont en guerre, Vole, mon cœur, vole Nos amans sont en guerre, Et combattent pour nous : Et comb «tlent pour nous Tous doux, S'il gagnent bataille, Vole, mon cœur, vole, S'il gagnent butaille, Ils auront nos amours ; Ils auront nos amours Tous doux, Ils auront nos amours.Qu'ils gagnent ou qu\u2019i! parent Vole, mon cur, vole, Qu'ils gagnent ou qu\u2019ils perdent, Ils les auront toujours ; Ils les auront toujours \u2018Tous doux, Ils les auront toujours.Ces derniers vers exprimaient bien les sentiments de Louise que Léon fut heureux ou malheureux à la guerre, pourvu qu\u2019il acquit de la gloire, elle l\u2019eût aimé toujours ; et Virginie qui s\u2019iuspirait de sa cadette, commençait aussi à croire que qnelque réputation militaire ne nuirait pas à Victor, ni à la considéralion de sa maison, lorsque après avoir déposé ses armes, il prendrait rang parmi les citoyens bien établis et tranquilles de la ville de Montréal.Vv Cependant l'ennemi avait été chassé du sol canadien,et il retrai- taitau fond du Lac Champlain.Les deux jeunes gens devenus capitaines, revinrent à Montréal déposer leur lauriers aux pieds de leurs maîtresses, et jouir du repos du soldat après une campagne victorieuse ; tout n\u2019était que plai- sivs ët fêtes autour d'eux.Monsieur Mainfroy se voyait revivre doublement dans ces enfants ; il ne cessait da leur fairo raconter tous les incidents de la guerre, et invoquait à son tour tous ses souvenirs de jeunesse et d'vantures, à la grande satisfaction de madame Mainfroy.Cetle brave dame était en elfet aussi flère que son mari, et comme elle avait toujours tiré vanité d'être la fille et l\u2019épouse de deux vaillanis voyageurs, (SF HEBDOMADAIRE tes elle ne manquait pas de s\u2019énor- gueillir outre mesure et de faire parade du courage de ses fils, et de ce que si jeunes ils élaient déjà capitaines des troupes, grade que bien peu de Canadiens oblin- rent sous le gouvernement français, et dont le gouvernement an- \u2018glais avait été peu prodigue depuis qu'il était maitre du pays.Aussi Victor et Léon, dont le pliss vieux n'avait que vingt-el-un ans, étaient fort glorieux de leurs épaulettes, et quand le dimanche ils donnaient le bras aux demoiselles Blondeau pour les reconduire chez elles après la messe, ils laissaient trainer leurs sabre sur les marches de l'Eglise de la paroisse et relevaieut hardiment la tête, en ayaut l'air de dire à tous les habitants de Montréal groupés à là porte de l\u2019Eglise nous sommes les plus vaillants et nous aimons les plus belles.Et avec quel orgueil, les deux jeunes filles sentaient battre leurs cœurs, en leur prenant le bras.Les femmes out toujours un penchant pour les militaires ; le courage et les autres qualité brillantes qu\u2019elles leur supposent les séduisent, et il y a plus d'un cœur rebelle et dédaigneux qui s\u2019est laissé surprendre par la belle apparence que donne un habit d'officier bien porté, et l'air de force et de protection qui s\u2019altache au port d'une épée.Mais combien une jeune fille s'attache-t elle d\u2019avantage lorsque celui qu\u2019elle aimait se pare tout à coup d\u2019un habit militaire, gagne des épaulelles par son courage et devient officier sur le champ de bataille.Madame Blondeau attendait avec impaliance l'heure où ses filles allaient se marier : il était bien temps, suivant elle d\u2019en finir, à quoi bon d'attendre la fin d\u2019une guerre qui pourrait durer bien des années encore, et monsieur Main.[roy deva t être satisfail, ses fils avaient servi une campagne, ils étaient officiers.Elle disait aus- sià Louise que c'était assez de gloire pour Léon, qu\u2019elle \u2018devait se marier d\u2019abord, et que son mari devait ensuite retourner à la guerre s\u2019il le voulait, qu'en alten.dant Virginie et elles serait heureuses.Madame Mainfroy de son côté pressait ses fils de conclure et de s\u2019établir afin de rester toujours près d'elles : et ces deux dames travaillant chacune de leur côté avaient réussi à calmer un CONDITIONS, - > ANNONCES ar ligne \\{1f:| Premièreinsertion, 104 Ins.subséquentes, 56 7 Remise libérale aux annonceurs à long terne.Le vrai neut au lanefols n'être pas ** vrai sans blague \u2018*\u2014Bors L'Ran GODIN, MONDOU & Cie., Editeurs-Propriétaires.peu l'ardaur martiale de Victor et de Léon.Ces jeunes gens qui ne désiraient rien plus vivement que de se mettre en possession d'un bien qu'ils savaient leur appartenir depuis si longtemps, se disposaient pour la seconde fois à leurs noces.Assez d\u2019amour, assez de gloire d\u2019une part ; assez d\u2019orgueil assez d'attente de l\u2019autre, tout allait bien, il n\u2019y avait plus d'obstacles à leur bonheur ; monsieur Mainfroy lui-même avait donné son consentement.persuadé, que quelleque fut lissue de la guerre d'indépendance, le Canada reste- aait à l\u2019Angleterre et qu\u2019il n'avait rien à craindre pour sa fortune et celle de ses enfants.A CONTINUBR.TROUVÉ Mercredi, le 15 courant, un Portefeuille contenant une somme assez considérable.On pourra le réclamer, en prouvant la propriété, et en payant les frais d\u2019annonces, en s'adressant à Mme, Pierre Bourdon.No.104, rue Notre-Dame.Salle de Billards de St.Roch, No.94, RUE DUPONT QUEBEC.F.X.SAUVTAT, Proprittaire.FOMDS DE BANQUEROUTE, Sacrifice immense d\u2019un assortiment de MARCHANDISES SECHES $25,000.00 Le tout vendu sans réserve.F.X.LECAVALIER & Cie, Ayant en l'avantage de faire l'acquisition du lonids de Banquerout: de MM.Archambault et Thérien à très bas prix, le vendront à 50 cts dans la piastre.Cette vente a actuellement lieu dans l\u2019ancien magasin de MM.Archambault et Thérien, et dans celui de MM.P.X.Lecavalier et Cie.289 et 293, Rue St.Laurent, el durera jusqu\u2019à ce que le Stock soft épuisé.Lecteurs du Canard profitez de elle chance extraordinaire.F.X.LECAVALIER ET CIE.RESTAURANT .A VENDRE, On offre en vente un RESTAURANT ayant une clientèle choisie ct située dans une place centrale.Conditions des plus faciles.S\u2019adresser au bureau du anard, LE CANARD, LE CANARD MONTRÉAL 48 Janvier 1879.ea M.F.X.Sauviat, No.49, rue du Pont, St.Roch, est notre agent d'annonces à Québec\u2014fpe\u2014\u2014\u2014\u2014 BEAUHARNOIS.Trois candidats conservateurs ont fait la lutte dans le comté de Beauharnois: MM.Bergeron, Seers et St.Amour.Le résultat, qui n\u2019a étonné personne, est rempli d'enseignements pour le peuple et ses législaleurs.\u2018 M.Bergeron a triomphé, mais | par quels moyens ?Pour commander le suffrage populaire il a| = somé à pleines mains l'or de la corruption.Possessur d'une fortune immense il n\u2019a reculé devant aucune dépense pour assurer son élection.Les consciences ont été achetées; des cabaleurs sans principe ont eu recours à tous les moyens deshionnêtes pour capter la confiance des élocteurs.M.Seers a fait une lutte héroi- que ; il a dépensé touto une fortu ne pour saisirle mandal du bel et intelligent comté.Le peuple n\u2019a pas voulu comprendre son esprit d\u2019abnégation et les sacrifices enormes d'argent qu\u2019il a fails pour lancer Beauharnois dans la voie de la prospérité.O fortune ! voilà de tes coups.G peuple! tu F\u2014\u2014\u2014\u2014-astoujours lapidé tes prophétes!! La votalion au scrutin a été un fiasco complet dans Beauharnois.L'électeur honnête a été trompé.Des officiers rapporteurs ont reçu des\u2018chèques de $500 el les clercs des billets de 8100, pour changer les bulletins.O soif terrible de l'or.Quid non mortalia peclora cogis Auri sacra fumes, M.Bergeron a été élu par une majorité de treize voix, mais son Lriomphe sera de courte durée, es- pérons-le dans l'intérêt de la moralité publique dont le niveau esl baissé d\u2019une manière alarmante.Au moment où nous tnellons sous wesse nous apprenons que M.Seers à résolu de dépenser £5,006 pour contester l'élection.Il portera sa cause s\u2019il le faut à la Cour Suprême el s'il n\u2019y réussit pas il en appollera au Conseil Privé de Sa Majesté en Angleterre.> Une Tempête dans une cuve.Madame Ladurantaie, domiciliée rue Sydenham, ot Madame Labonté, de la mème ruo, étaient autrefois les deux plus grandes amies du quartier.Depuis deux mois leurs relations comme voisines avaienl toujours 616 des plus intlimes, Ces jours derniers elles ont eu une querelle qui a eu les suites les pius fâcheuses.Elles nourrissent l\u2019une pour | intre une de ces haines inplacacles qui ontrent dans le sang des familles pour être transmises à leurs descendants jusqu\u2019à la consommation des siè cles, une de ces haiucs, disons- POSITION CRITIQUE DU MAIRE DE MONTREAL.Après avoir regu le coup de pied de la Banque Jacques-Cartier, le fauteuil civique lève lu patte et le repousse à son tour, nous, qui n\u2019aurait pas désarmée un Montaigu ou un Capulet.Les hostilités ont commencé à propos d'une cuve.ll y a eu lundi dernier huit jours, Madame Ladurantaie avait prêté à sa voisine, Madame Labonté, une cuve pour faire son blanchissage de la semaine.Malame Ladurantaie a revu sa cuve jeudi dernier pour la première fois au bas de son perron ; il y manquait un corcle.Madame Ladurantaie n'eut rien de plus pressé que d'envoyer un messager choz sa voisine, lui demandant le cercle de la cuve daus un language qui était de nature à jeter un peu de louche sur la réputation de Madame Labonté, comme femmo soigneuso ob pouc- tuelle.Madame Labonté ne pordit pas de temps ol répondit immédiatement que le cercle était après la cuve lorsqu'on l'avait rapportéo Lille insinua aussi que Madame Ladurantaie qui habitait uue maison de vorro ne devait pas jeter la piezre aux autres.Les deux amies ayant accompli chacune cet acte do charité chiétionne cessèrent alors tou- tos relations.l'affaire tomba dans le domaine de la publicité et l'ut vivement dis- culée par lours voisinos qui éludiè- rent lu cause sur ses mérites, avoc un zèlo des plus désintéressés.Madame Labonté so mêla aux discussions des commères et leur expliqua sa conduite au sujet de la cuve en disant que Madame Ladurantaie, après la messe de minuit, était entrée chez elle à cinq heu res du matin saoûle comme nne barriquo.Cette déclaration audacieuse allait rallier les commères en bloc à la cause de Madame Labonté lorsque Madame laduran- taie se rappella et promulgua le fait que sà voisine avait été chassée de sa dernière résidence pour n'avoir pas payé son loyor.La chose en resta-là pendant quelque temps.¢ L'issue était jointe, comme aurait dit un avocal de Montréal\u201d Les voisines étaient dans I'indécision la plus crueile, pendant que le feu couvait sous la cendre dans les deux familles.C'était entre les deux voisines des escarmouches continuelles du matin jusqu\u2019au soir.Madame Labonté ontrou- vait sa porte, lorsque Madame Ladurantaie était dans la cour, et murmurait entre ses dents : Cré visage! Avec cet instinct merveilleux qui caractérise la race humaine et la distingue de celle dela brute, Mme.Ladurantaie comprenaitla nature de l'accusation de Madame Läbonté, elle levait le nez à l'angle le plus élevé qui fut compatible avec la sûreté de sa colonne vertébrale et arpentait la cour avec la même majesté qu\u2019une des suivantes de la princesse Louise à un des levers du Marquis de Lorne.Ensuite c'était le tour de Mme.Ladurantaie d\u2019ouvrir sa porte.Elle s'acquiltait de celte tâche avec un résultat aussi satisfaisant.Lorsqu'un visiteur frappaic à la porte de Madame Ladurantaie, Madame Labonté ouvrait sa fené- tre, s'exclamait derriére le rideau.\u2014Quel est ce monstre ?je voudrais bien savoir.Lorsqu\u2019il y avait de la visile pour Madame Labonté, on étail sûr de voir sa voisine mettre le nez à la fenêtre et faire l'observation suivante d\u2019une voix assez haute pour être entendue : Où a-t-on déterré cette vermi- ne-là ?Madame Labonté a un petit garçon qui s'appelle Calixte, ou si vous aimez mieux Calice.Madame Läadurantaie a un enfant à peu près du même Âge, répondant au nom illustre de Chambord.Il arrivait souvent que les deux gamins, trop jeunes pour comprendre les responsabili és sérieuses de la vie et voir l'abime qui séparait leurs mères, se rencontraient sur la rue et prenaient part aux mêmes jeux.M Sa Si Madame l abonté était assez heureuse pour voir son enfant parlant à celui de son ennemie, elle ouvrait sa porte et debout sur le seuil, elle attendait que sa voisine ouvrit la sienne pour crier à pleins poumons : _ Viens ten de suite, Calice, que Je l\u2019y prenne à jouer avec ce petit polisson de Ladurantaie.* Polisson de Ladurantaie.\u201d Quel coup de poignard ! De quel poison subtil ces mots n\u2019étaient- ils pas saturés ?Cette pauvre Madame Ladurantaie ne se possède plus.Sa respiration devient saccadée, son gosier se contracte, sa figure s\u2019enflamme et ses yeux sont prêts à sortir de leurs orbitres.Elle met la main sur son cœur pour en comprimer les battements, 7 | comme si elle essayait d'empêcher cet organe de crever.Le fracas de la porte de Madame Labonté qui se ferme retentit dans son cœur comme un glas et son dernier espoir de vengeance s'évanouit pour ce jour-là.Le lendemain Madame Ladurantaie attend avec impatience l'instant de la vengeance.Les enfants sortent et recommencent à jouer ensemble.Elle les aperçoit.C'est le moment pour elle de faire sifller sur la tête de sa voisine les serpents des Furies.Elle s'écrie d\u2019une voix sibilante : \u201cChambord ! Que fais-tu là avec cette pelite crapule à Labonté.As-tu envie d'attraper quelque maladie.Arrive ici de suite où je vais te donner la plus belle dêge- lée que tu aies jamais eue de ta vie.\u201d Puis elle ferme bruyamment la porte.La pauvre dame Labonté tremble comme une feuille, sa figure est envahie par une pà- leur (mortelle, ses yeux lancent des éclairs, elle se crispe les doigts et les ongles entre ses chairs, Aujourd'hui, faute d'informations positives sur les circonstances qui ont amené la perte du cercle de la cuve, nos deux commères n\u2019ont rien de mieux à faire que de continuer pendant le reste de l\u2019année leurs engueulements quotidiens.ETAT Détaillé des dépenses encourues par le candidat L.A.SEERS, à l'élection qui eut lieu en Janvior courant, pour le choix d'un député devant représenter lo Distriet Electoral de Beanharnois A la Chambre des Commuues du Canada, Impressions.ooeeiee nines $00.25 Dépenses pour oraleurs.00.10 Dépenses pour cabaleurs étant commesuil : Achat de galette au beurre chez H.Normandeau, pour trailer le sénaleur Trudel \u2026\u2026\u2026rssosecrseves Pour activer le zèle d'A, L.Daoust, laitier.\u2026\u2026\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.Services de Gilbert Monpe- Lib Locserescsensns corses semseunse Services d'Ant.Roy, de St.Louis de Gonzague., Achats de vivres pour pen- 00.05 00.10 00.05 00-02 sion d'agents comme | Nr \u2014\u2014 vit + 24: = png.- \u201c mrs rv RS TY mae Ay Cem ep LE CANARD suit : 1 bouteille de petite bière chez Dame veuve Dumont .\u2026\u2026.\u2026.\u2026\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.1 Poulet, gelé et dégelé 6 fois chez L.Lafleur.Achat de graisse chez Mad.Fichaud, pour faire cuire un steak dans le cas ol il gagnerait.ccceee.00.02 Louages de voitures.00.00 00.02 00.05 Fables pour comité.00.05 |} $00.73 Signé, PHILORUM PRUD'HOMME, Agent, Pour vrai état, J O.LANQUIER, Officier-Rapporteur, District Electoral do Beauharnois.Beauharnois, 10 Janvier 1879, Nous donnons sur notre quatrième page une vue de la grande maison commerciale de MM.Ji.Gagnon et Cie.C\u2019est le plus grand magasin de Québec- .Si vous aimezA porter des habits bien -taillés et.bien.foits, allez chez - M.Charles Latour, tailleur, No.614, rue Ste.Catherine, coin de la rue Amherst.Sa coupe est irréprochæble et ses prix sont des plus modérés, » 4 Un mari New-yorkais intercepta dernièrement un billet adressé à sa femme par lequel un amoureux lui donnait un rendez vous sur Broadway.Sa première pensée fut d'aller chez un armurier pour s'acheter tout un arsenal de poignards et de revolvers, mais il se ravisa.Il entra dans la chambre de l'infidèle prit ses fausses dents qui baignaient dans un verre d\u2019eau et les mit dans la poclie de son paletot.Ilalluma un cigare etalla se promener (ranquille- ment dans la rue.* Une enseigne sur la rue d\u2019Aiguillon à Québec, L.O.FORTIER Aiguiseur, Ga, c\u2019est du propre.A Montréal il eut mis sur son enseigne \u201caffileur.\u201d « $8 On nous communique ce qui suit : La semaine dernière je suis arrêté chez l\u2019aubergiste de ia rue Ontario pour prendre un petit \u201csndro\u201d (expression favorite de mon médecin.) Bh bien! à quand la: premiere soirée de \u2018 Négreschauds\u2019, lui dis je, en l\u2019invitant à déguster un verre de \u201c Porter\u201d avec moi.La semaine qui vient, me répondit il, je m'en vas avoir elt CM ed \u2026_- \"ct + mir .08 rs LA CHAISE HONTEUSE, Lue, Joly Luo (sur i Chapleau et la Minerve jouent à la chaise honteuse.a chaise honteuse)\u2014Allons, Canard, qu\u2019est-ce que lo conseil rapporte ?Le Cananp.\u2014Ily en a un qui dit que vous êtes l'homme le plus fâté de la province.Un autre dit que vous ressemblez à un homme dont le chien serait mort.Il ÿ a une dame qui dit qu\u2019elle est disposée à vous arracher les yeux ct à vous couper e s deux oreilles.Luo.\u2014Il n'y a que trois personnes qui ont parlé, et je sais ce que chacune d'elles vous a dit à l'oreille.Je garderai la chaise, en attendant que viennent jurer.Alors ça sera plus drôle.clorme et Johnny un \u201c Ministériel\u201d \u201c tip top\u201d, comme dit le \u201cCanard.\u201d Y en à \u201ctan\u201d surtout qui joue du * Constantinople \u201d comme un vrai \u201c artifice.\u201d Après un moment de réflexion, je compris que mon aubergiste voulait dire:que la semaine prochaine il aurait un \u2018 Ménestrel excellent, et surtout un musicien capble de jouer le \u201c Concertina \u201d comme un vrai * artiste.\u201d LI Pourquoi le gouvernement d'Ottawa a-t-il porté jusqu\u2019à vingt- deux le nombre des syndics a Montréal ?Est-ce que la protection va causer assez de banqueroutes pour leur donuer à tous de l'occupation ?Les journaux ministériels sont priés de reproduire.\u201c « Le Vinde Quinine de Campbell est le premier qui ait été fabriqué et le meilleur sur le marché, Il est recommandé par tous les médecins de la Puissance.\u2014 Jissayes-le et vous en screz satisfait.Vendu par KENNETT CAMPBELL, Médical Hall, coin des rues St.Jacques et St.François-Xavier, et par tous les épiciers.A \u201c L'autre jour, en nous promenant sur la rue Dorchester, nous avons ramassé la lettre suivante qui est un chef d'œuvre d'amour conjugal et pratique.Montréal, 2 Janvier.Cher vieux, Je suis arrivée ici ce malin en parfaite santé, mon oncle et ma tante m'attendaient à la station.Ils élaient heureux de me revoir, ils m'ont dit qu\u2019ils étaient peinés de voir que tu n\u2019étais pas venu avec moi.J'aurais tant de plaisir si tu étais près de moi.Nous avons eu de Ja saucisse et du boudin au déjeuner.J'ai fait un repas excellent.Je voudrais que tu | fusses heureux pendant mon ab- sence.Ne garde pas la viande dans le buffet, car elle se gitera certainement.1\"ennuies-tu de moi.Oh si tu étais ic1 avec moi, pendant une heure seulement! Madame R., l'a-t-elle apporté tes chemises.J'espère que les de- vantsne feront pas de plis.Tu trouveras les bons du boulanger dans le fond de l\u2019horloge, j'ai oublié de te le dire avant de partir.Comment as tu passé la veillée hier?T'ennuyaistu de moi?Rentre du bois tous les soirs, la petite fille est trop faible pour aller en chercher dans la remise.Vois donc si j'ai laissé les patates dans l'armoire, si je les ai laissées, elles sont certainement sûres à présent.Comment vont tes alfai- res?Ecris-moi longuement, raconte moi tout en délail.Je dois terminer ma lettre, je t'envoie mille baisers, Ta femme all'eclionnée, ExiILDA, P.S.\u2014Ne te sers pas de la pelile théière, elle coule.REcTIFICATION.\u2014MM.T.Préfontaine et Gie., nous prient de recli- fier une erreur que nous avons faite dans notre dernier numéro, en disant qu'ils avaient acheté le fonds de banqueroute de MM, Renaud et Favreau; ces messieurs n\u2019élaient pas en banqueronte, mais voulaient se retirer des affaires.et ont vendu tout leur bois, etc, à MM T, Préfontaine et Cie, à très bas prix.Aujourd'hui samedi, 18 courant, ce fonds de bois de service sera mis en vente au chemin Papineau, à l\u2019ancienne place d'affaires de MM.Renaud et Favreau, la vente se continuera jusqu\u2019à l'épuisement du fonds.On y trouvera Loutes sortes de bois de service, blanchi - et brut.Rappelez-vous que tout sera vendu à sacrifice .et pour argent comptant.Les propriélaires d'immeubles qui veulent faire des réparations, les charpentiers et les menuisiers j | entrepreneurs pour la plus part ne savent où courir pour se procurer le bois de sciage.Les prix du marché en bois sont toujours fermes et l\u2019on rit au nez de celui qui demande où l'on peut se procurer des madriers, planches à prix réduits.Désormais on saura qu\u2019il y a une place à Montréal où ces messieurs auront les avantages qu\u2019ils cherchent depuis si longtemps.\u2014_\u2014\u2014 REBUS No 68.néant ou O Te Le LE Se \\£1$ 6 GEE PRO i BE Explication du Rebus No.52.La première pierre de l'Eglise Notre-Dame a été posée en l'année 1820.La -pre-mi-R-pierre-de- l'aigle ize-note-tre-dame a éte pose-é en l'année 1820.Les personnes dont les noms suivent nous ont lait parvenir l'explication du dernier rebus.C.Duplessis, Dlle Esmiralda Gadbois, Dlle Rachel Jetté, Dlle Sophie Gougon, À Thériault, H D Filion, Sos Genin, 'héophile Lafortune, V L Couturier, Delle.Marie-Rose-Anne David, Delle.Georgiana Lagarde, Delle.Eugénic (ruérin, Delle.Appollina Fullum, Delle Maria Lavigne.Dile Alida Etienne, Dame Louis Pominville, Médéric Cyr.P À Sicard, Jos Cadicux, Léandre Dagnault, Romuald Gagnon, Jos Barré, Rosalie Dufresne, Madame O Marchand, Henri Senécal, Eusèbe Senécal, L de Vaudrouil, Alphonse Lamoureux, Albert Desmarais, À Bourdon, O Lafortune, Léon Paris, Dlle Alexandra Merrill, W Lyman, Nap Gosselin.Chs.Lauzon, William Lefebvre, Marcel St Mars.Paschal Leclere, E Vincent, Dlle Louisa Roy, Dlle Maria Gagnon Fugénie Villeneuve, John Bean, A D Paquette, S À Thouin, Dlle J B, Dlle Eugénie Bertrand, J Bte Gadebois dit Dufresne, Alphonse Perreault, Timothée Bessette, André Gauthier, A C Gravel, Charles Rousseau, Nap Groleau, Jos Charland, François Groleau, père, F Seers, ILormisilas Courtois, C Dupuis, Dr M O'B Ward, Firmin Giroux, fils, Montréal ; F X Martel, Village St Jean- Baptiste ; Dilo L Chagnon, Verchéres ; Antoine Lefebvre, St Hyacinthe ; Marin Latour, Marie-Louise : Benoit, Alexina Latout, Ste Aune des Plaines : Oscard Courtois, Lavaltrie ; L NBoelisle, St Liboire ; Ed B_de Levis, Levis; George Gagnon, C Edmond Hardy, DIle M Moreau, Geo Tanguay, FB Auli, Laurent Tessier, Gr D Frisk, Marie Blais, Louis Tureot, Québec ; J Charlebois, Rigaud ; J O Laferridre, Hull; Edmond Ë Lemieux, RB Mavaut, M Emery St Georres, Ottawa, S Poulin, G D_Lachaine, Québec ; Les membres du Club Montwartre, MC Bourbonnière, DÎle Adèle Galipenu, Montréal ; J Lachapelle, Lachine, \" \u2014 \u2014\u2014 \u2014\u2014\u2014\u2014\u2014 \u2014 _\u2014\u2014 \u2014 \u2014 ML aisor Jacq ues Cartier messes ss \u2014 = \u2014_\u2014 \u2014= \u2014_\u2014 = CAGNONE PRER ZAR RUEDERLA \u20ac 0 FURONNE is bl LE CANARD i LE MA = H.GAGNC ON & CIE.IMBORTATEURS DE MARCHANDISES.SECHES EN GROS ET EN DETAIL, 58.RUE DE ILA COURONNE, COIN DE TA RUE DES FOSSES, Quebecamandes pm an mr Etes cam tr \u2014 ses = "]
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