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Titre :
Le canard
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :H. Berthelot & cie,1877-
Contenu spécifique :
samedi 27 septembre 1884
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Grognard (Montréal, Québec),
  • Successeur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
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Références

Le canard, 1884-09-27, Collections de BAnQ.

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[" LABELLE & FILIATREAULT J) 5 DK o \u2019 B el fila N 3 \\ 2 NT y Drees Se COQUE gps Ev iG li os IS F VRE CAPER) SM LE GRAN Tusic pane FEUILLETON da \u2018CARARD La Maison Murée PAR ELIE BERTHALT.\u2014Vengeons-le 1 vengeour-e 1 p'é- criaient-ils avco rago; où est lo meurtrier ?La peur fait quelquefuis des cspi- ons.D:a malheureux cfrayés désignèrent anz soldats uno petite rue qui longeait Ja muraille du jardin des Champgaillard C'était en eff it lo chemin qu'avait pris Loudunois dacs ça préoipitation- Alors il est à nous, dit le ohef de Vescouado; cette rao tourae autour ds la maïson'que vous voyex 13 et n'a aucune autre issue, Quatre hommes a ohsque bout !.Dans un instant nous tiondrons co misérable quis 056 frappor un soldat de la prévôté.Ues ordres furent exéoutés sur-le- champ, ot commo le capitaine s'était engsgé dans l'espèco de oul-de-cac désigné aux soldats, il somblsit impossible au'il pût échapper à ls pour- guite dont il était l'objet.D + obayuo côté s\u2019élovaient de hautes murailles où des masures abandonnées 6taiont soigneusement fermées Aux doux extrémités de oo demi-cerolo do pier- Te on avait p'acé dos sentinelles, Cependant les archers suivirent la ruel- lo étroite qui entourait la maïson ct le jardin de Champgaillard, et ils arrivèrent à la seconde issue sans avoir rencontré celui qu'ils cherchaient.Cetto disparition lustantanéo tenait du prodige.\u2014 Certainement oct hommo est os.ché dans cotto ruo, reprit le chef, qui était un vieux sergont tenace of fn- trépide, et c pendant, à moins qu'il n'ait dos ailes, j'aurais dû mottre la main sur lui.Cherchons encore, Cetto nouvelle perquisition n'eut pas plus de succès que ls première ; Jes archors commer gaient à éprouver des torrours superstitiouses, Lo vieux soldat était pensif \u2014Têtediou ! dit-il cufia, je n\u2019en aurai pas le démenti ; touto ls nuit quatro hommes voilleront à chaquo bout do cotte rue, et si notre gaillard ne parsît pas, o\u2019cst qu'il se sera éva noui on fumée, ot alors que Dieu ait pitié du pécheur | On obéit, et toute la nuit les sentinelles gardèrent le passage de ma- pière qu'il dovait être impossible au coupable do trompor lour.survoillan- L'ÉCHELLE- Or votoi ce qui était arrivé.-Le A NN A À toute la g svité de l\u2019affuire qu'il ve.naît do P'attirer sur les bras dans uv moment où il avait si grand besoin d\u2019êtr lib-o pour exéouter ses projate aventuroux.s'était j-t\u20ac, comma nour l'avons dit dans ia ruslle perfile qm tournsit antour de ls maison murée.Il avait suivi en agissant sinsi, une sorto d\u2019iosticot maohinal qui l'en traf ait irrésiatiblement vers l\u2019edifi oc impénétrablo qui contonait toutes ses espéranoss ; à pcino cutil fait quelques pas qu'il comprit davs quel piègo il venait d'entr:r si imprudemment, On n\u2019a pas oub'ié quo los archers avaient mis la plus grande diligence dans lours masœuvres ; aussi, quand le capitaino arriva à l'extrémité du défilé, il lo trouva déjà soigneusement gardé.Quo feire ?Il répugnait à Loudunois de s'ouvrir passage a grands coups d'épée ; c'eût été aggraver des torts quo sa conscience lui roprochait déjà.Ii reviut donc sur ses pas, espéraut pouvoir encre s'échapper par 1s premidro issue, Ld vouvosu danger : lo chof des archery g'avangait aveo ses gens Désespéré ot réduit à so défendre presque malgré lui contre cos so'dats qui, dane lrur exaspération présente, lui oussent fait p:y+r cher peut-être ls blessure do leur camarads, il jeta autour do lui un regard plein d'au- goisse, Partout des murs élevés, sens une sspérité, sans une encoignuro, à ls favour desquelles il pût, daus l'ob+- ourilé, se soustraire un instant aux regards, Prepavt brusquoment son parti, il allait s'élanoer en avant, malgré ss répugoance à verser onco- EE L SN Ee rt b ) re du sang inutile, quand tout à coup il sentit sous Ea main quolquo chose do flottant ot do mobilo contre une des bautes murailles du jardin de Ohampgsillard.Un examon rapide apprit à l'aventarior que cot objet capitaine Loudunois comprenant|é*sit une échollo do corde solidement ACTUALITE Lie Grand Vicaire.\u2014 Attends un peu, mon Osnard infême.Je t'y prends avec un tablier de franc- maçon.Tu tombos dans l'Humanum Genus.Ladébauche.\u2014Il n'y & pas d'Humanum Genus.Vous voyez que c'ost de Ia volaille qui s\u2019smuse.75 7 3 minait le rempart, Sans s'arré'sr à chercher d'où lui venait ca decours inespéré, sans calouler lea cooréquen- acs du son action.il franohit avee agilit6 les marohes cn bois de o:tte échalle, parvint sur Une espèce de terrasse qui étaitau sommet, puis retirant les cordages salutaires avec rapidité, il se blottit en silency derrière le parapet, d\u2019où il ontendit pas ser ct repasser les soldats firieux do l'inutilité de lour poursuite.Dans lo premier moment, Loudunoia Aprouva une joie inexprimable de re voir ainsi 3 la fois échappé à un immenso danger ct parvenu dans actte demoure dont il eût acheté l'un- trée par la moiti6 do son sang.Cipendant bientôt la réflexion rovint et il commongr à cnvieager avec plus de calme la porition dans lagnelle il se trouvait, Evidemment l'échelle qui lui avait été d\u2019un si grand secours n'avait pas été placée là à son intontion.; Celui qui l'avait suspen due à la muraille allait sans douto rovonir ot il ne fallait pas être dé- couvett par lui avant de savoir quel les pouvaicot être sos intontions à l'égard d\u2019un étranger, Loudunois d'avait pas oublié les récits do Di di-r sur l'infljxible rigueur avoc la quelle le vieux baron était décidé à traiter los violateurs de sa retraite; et d\u2019ailleurs, oe qu\u2019il avait vu de sos Joux quelques moments auparavant sur Ja plato forme de la maison, ces préparatifs d'évasion donnaient à sombro et terrible drame de famille, où un nouvel actour, quel qu\u2019il fût, pourrait no pas être le bienvenu.pitaino oxamina, autant que lo per- comprendre à l\u2019avanturier qu\u2019il allait se trouver au milieu de quelque Après cos réfl xions rapides, le ca- moitait la nuit, qui devonait de plus en plus noire, le lieu où il se trouvait.La torrasso sur laquéllo il était fixéo à une espèce de oréneau qui à \\\\ monté dominait un vaste jardin potager qui semblait\u2019 abondamment pourvu de tous les fruits et do tous les légumes nécassaires à une famille nombreuse.À droito et à gauche 8 élevaient quolques pavillons bâtis sans douto pour les gens do Gervios, ou destinés à contenir les provisions de co petit monde à part, qui devait se tuffi-c à lui-même.Lans le fond, la maison, ave ses tonrolles effilées, laissait voir ça ct 13 quelques lumières qui prouvai»nt que do ce eôté seulemont lo baron n'avait pas jugé néce saire de murer les portes ot les fenêtres oomme il l'avait fait du côté du faubourg.À poine avait-il achevé oot eva- mon qu\u2019un bruit de voix ct de pas qui so fit entendre dans le jardin forgs Louduvois à oberchar uno retraite.O1 semblait se diriger vers la torrasse ; il on desoendit rapidément les dégréa, so glissa sous un arbre dont l'épais fsvillage tombait pros- que jusq1'à terre et il resta dans la plus complète immobilité, retenant son halcino, Les promenours nocturnes étaient deux vioillards, dans l\u2019un desquels Louduvois ne tarda pas à roconnai- tre lo baron de Champzsillard lui: wdae.C'étatt un homme robuste en- coro, malgré sa iaillo un pou courbée, au visage fior ot hautain, sur lequel était répandue cn 03 moment Une expression do colère ot d'inquiétude.Il était armé d'une arquebwe à rouct dont la mèoho allumée indiquait qu\u2019il était disposé à on faire.au besoin, un usage immédiat, Ii jetait autour do lui dos regards soup- ¢joneux, et tout on marchant préois pitamment, il communiquait à voix basso ses observations à son comps- goon, qui l\u2019écoutait respeotueuse- ment.Oplui-oi semblait être an do 068 vieux serviteurs do confiance, tel qu\u2019en avaient alors les nobles venus ROrKIET ALR, main il tenait un fl embeau pour Colt: rer ga march et celle de ron mafira, qui avait pu lui servir au témpy od \u20181 était evisse de cet hotel, avjour- d'hui fermé à lous les visiteurs.Bientôt ils furent assez proches sa cachette Jeur conversation.Le ba- \u2018on dissit avco tristerso : \u2014La cruel enfant ! vouloir nons qnilter dans un remb'able moment sour aller au secours de ses amis les bugu>nots ! Affronter à Ja fois la poste ct la guorre oivile | C'est una malheureuse famillo quo la nôtre, Gail= \u2018aume, et jo suis le plus malhaureux les pd es | Jo n'ai que deux fils, l'es- po\u2019r do ma race, et la religion en a fait deux conemis mortels 1 Tout à l'heure encore.sans toi, Guillaumo, j'allais perdro le plus jouno et le plus raisonnab'e, Tu dis donc que tu as de pottro À cxéoution son fatal projet \u2014Ovui, monsieur le baron, dit l\u2019au- fre vieillard ; Fauf le respect que jo dois à l'honorable famille de Champgaillard, j'ai été obligé d\u2019employ:r touto la force qui me reste pour obliger M Hrnry à restor ici, et quol- ques instants plus tard.\u2014Tu ss bien feit, Gaillaume, et jo to sais gré de ton zèle pour le bien de notre famille.Seulement, tu as eu tort de ne pas arrachr de suife dette échelle, c>tte échelle fatale qui pourrait être la cause de notre mort à tous, si quelqu\u2019un de ces malheureux qu'on poursuit là-bas en avait profité pour pénétrer daus le jardin, monsieur le baron, dit le vieux domestique avec humeur J'étais assox ocoups, jo vous assure, à retenir, mon jeune petit maitra et à l'entraîaer loin d'ici, \u2014 Allons, il faut cspérer qu'il ns résultera aucun malh ur da cette im - prudence, dit le bron aves un sou.pr Il monta sur la terrasse, atracha l\u2019échelle pour l'emporter, et jatant autour de lui ua regard plus calms : \u2014Ii v\u2019y à parsonue, continua-t-il, et ostte fois enoure nous cn serous quittes pour la peur, Rontrons, @ iil- laumo, rentrons bi>n vite ; yui sait si pendant o:tte courte abscnoy oes deux malheuroux cnfauts ne se seront pas pris encore de querelle ?.Mon Dieu, votre nom estil condamné à périr ?Un sourd gémissement s\u2019échappa de Ba poitriuo à la ponséo des mal-.hours qui pouvaient tomber sur ss famillo ; puis il reprit en s'adressant à son compsgaou ; .\u2014Touto réfl xion faito, prends mon arquobuse, ot parcours le jardin pour voir si quelque étranger n'aurait pu se oucher ici.Je n3 suis pas trangui'le ; ne reviens à la maison quo lorsgna tu pourras ms juror, par \u201c tous les saints du paradis, qu'il n'y » chez moi d'autres crésturos hu: maîres que colles quo j'y ai fait ed: trer.Et si tu voyais gnolqu\u2019uu, con: tious-t il, t 1 coanaïs mos ordres.fou | Q rod oo serait ton père, quand\" sa sorsit le micn\u2026 ni pitié ni merci pour personne | : \u201c Gaillaumo s'inolise on sigae d'o-.bélsssnas ot le baron se dirigea vors la maison.¥ \u2014Orgucil'eux vicillard | marmu; rat Loudunois, il ne parle que do ses fi'à turbalonts qui doivent porpé: tuer son nom; ot'il n\u2019a pas même ung de leurs châ\u2018eaux féodsux.D'un®° AER Bae, le l\u2019autro il portait une halle-barde sour que Loudunois pût cutendre'de eu besuconp de peine à l'empêcher Sls oT \u2014Js no pouvais faire autrement,c \u201d- A LE OANARD pensée pour la pauvre Joanne, qui oop ume tristomont sa jeunesse dans oette prison ?\u2026 Mais cea réflexions furent intor- rompues par la nécessité où se trou.Vo.l\u2019aventurior do se cacher avec plus do soin qu\u2019il n'avait fait jueque- 13.Lo vigilant Guillaume sccomplis- \u2018saitra mission aveo tout lo zèle et toute Is ponotvalité d\u2019un vioux serviteur, et 1s mèche do son arquebu- \"sd, qui brû'ait dans l'obscurité, avertissait lo capitaino quo le moindre imprudence pouvait lui coûter cher LES FRERES ET LA SŒUR Nous allons maintenant transpor tor lo lcotour dans Ja salle où était réunio 1a famille du baron de Champgaillard, lo soir même où 66 passaient les 6vénomonts que nous vonons raconter.Cette sallo, toute Jambriséo cn chêne noiroi par le temps, offrait un aspcot lugubro ; los moubles, du mê mo bois et de même couleur, se confondaient dans cetto teinte sombre ot monotone, en harmonio avco 'existence do coux qui habitajent la maison murée Une lampe de ouiure étiait suspendue au plafond et éolai- ra \u20ac do sa lueur sinietro les trois enfants du baron, que l'affection pater nollo forgait À vivre dans cotte prison commune, Gaston, l\u2019ainé do Ja famille, était un grand ot boau jouno bommo, av regard vif ob moquour, aux manières dédaigneuses, un véritablo gentil- homo do octte époque licenciouso, fier, impétuoux ot querellcur.Il avait vu lo mondo ct fréquenté les courtisans, doot il tonait à honneur de conserver, mêmo dans sa retraite, le costume ot les manières, Il était mie à Ja dornière modo ; son pourpoint de taffetas était garni d'un buse, commo lo corset d'une jouno fille, ct sos chausses 6tsiont d'une amyleur mer- veillcuse.Sa fraise goudronnéo ot ses souliers à cric, qu'il faisait résonner _aveo complaisanoc à obaquo pas, semblaient lo préocouper plus parti- ouliéri ment que los grands 6véne- ments de la soirée.Comme si tout autre soin que celui de ses armos efit été indigno d\u2019un porsonnago tel quo lui, il travaillait en co moment à fai- ro disparaître uno légère tache do rouille qui terniesait l\u2019éolat do eon poiguard, ot tout en travaillant il frédonnait un noël dans lequel les hugucvots n'étaient pas épargnés, jetant par intorva\\los un regard d'iro- niquo défi sur son frère, comme pour lui adrossor les méchantes a'lusions que oontenait sa chanson.Ilonri était tout lo contraste de son frère.Il était de petite taille, maigre, bilicux ; son costume, do ooulour fonode, avait cetto coupe gra- vo of sévère qu\u2019effcotaient les calvi- nistos, l\u2019as de nœuds ni de rubans à son pourpoint gris; pas do panache flottant à son chapcau, Assis près d'uno table, il lisait attontivement uno Bible, sans paraî ro fairo atton- tion aux provooations de con frère, sans lever les youx sur lui, ct cepon- dant los fouillets du livro étaient oon- vulsivement froissés par intorvallce, comme si ses doigts étaient orispés par uno furour scordto qui d'un mo- mont à l'autrs pouvait éolater.(À suivre.) Au cercle.\u2014 Connaissez-vous M.D.?- \u2014Parfsitement, \u2014 Qu'est-co que c'est ?\u2014 Q'est le plus honnô:6 homme du monde depuis qu'il s\u2019ost retiré des affaires, Dans uno sallo do billard où so trouvent des dames, a Un des joueurs rato un carambolage magnifique, un coup de sério, \u2014Zut | s'écrio-t il.- Puis, aussitôt, Be reprenant : \u2014 Jo vous domsndo pardon, mesdames ; o'est un termo de billard.Ze Canard MONTREAL, 27 Sept, 1884.Le CANARD paraît tous les sameslis.L\u2019abonnement est de so Centins par année, invariablement payable d'avance.On ne prend pas d'abonnement pour moins d\u2019un an, Nous le vendons anx agents huit centins la douzaine, payable tous les mois.Vingt par cent de commission accordé à toute personne qui nous fera parvenir une liste \u20ac cinq abonnés ou plus.Annonces : Prémidre insertion, centins par ligne : chaque insertion subséquente, cinq centins par ligne.\u2018Conditions spéciales pour les annonces à long terme.Mons.A.H.Gervais, de Haverhill, Massest autorisé À prendre des abonnements, LAHALLE & FILIATRRAULT,, Editeurs-Propriétaires, Boîte 225.No 25 Rue St.Gabriel.L'Association Canadienne Pour l'avancement de l'ignorance CINQUIEME JOUR \u2014\u2014 La oiuquidme sésnce régulière de I Association Canadienne pour Vavaoormont de l'ignorance a on lieu mardi dernier au liou ordinsiro des réunions c'est-à diro dana les bureaux do l'Etendard.M lo présidont' occupait le fauteuil.Les procès verbauz do la dornière sésnoo furent lus et adoptés.LE PrésinentT.\u2014 Messieurs, vous n\u2019ignurez pas sans doute que notre société cst en butto à de nombreuses perséoutions, Nous avons à lutter contro les menéos tévébreuses des franos-magous ot contic tomtes les les autorités ép'scopales liguée contre vous.Lo moweot psy obnlogique est arrivéo.L'orage est déohaiaé ; re- queillone tout notra couraga of sa- shons y trnir tête, Notre orgaue, ou plâtot votre organe, messicurs, VE.tendard travoree un temps difficile.Un journal ne s0 maintiont pas par des prières, Il nous faut do la brais¢ pour pouvoir faire fonotionner nos presses 3 vapeur.C'est pour cela qu\u2019à chaque séance vous ferons uve patito collecte au béné£o» do l\u2019 ten dard.Le trésorier pacsera son chapeau ot chaoun y déposera son obo le.À propos de vos offraudes j'ai un conscil à vous donner.Lorsquo vous donnerez un bouton de cuivre, svaut do nous lo passor sy\u2018z la bonté do ne pas en éorasor la quouo aves un marteau pour deux raisons, la première est que co procédé n'augmente pas la valeur monétaire du bouton et la deuxième est quo ia pièco pord sou utilité comme bouton.Comme les marchands ot les espions des fouilles maçonniques ront toujours postés sur la rue St Jaoques pour obsorvor nos mouvements ot proudre les noms dos messieurs qui entrent la nuit dans les burcaux do l'Etendard, jo orois qu\u2019il sora facile do déjouer leurs plans co no nous servant plus de Ja porto do la ruc St Jacques, A Vavenir les membres do l'Association qui assistoront à nos sé- anccs, suront la bonté da psssor par la ruollo dec Fortifications, Maintenant, mes:icurs, vous allons passor aux ordres du jour.Quelle cst la première question sur lo tapis.M.Pistolet Tardivel, \u2014Plusieurs membres de association se plaignent de la rédaction do I'Etendard qui ne leur à pas oncoro sppris ce qu'ils doivent penser du dderot de Rome, lu dimancho dernier, dans toutes les églises.Monsicur le président, aura t il Is bonté do donner à l'assemblée quol- ques mots d'explication.M.lo Président \u2014Avant do toucher un sujet aussi délicat, il serait prudent do s'assurer s\u2019il n\u2019ya pas quelque frapc-mogm dans l'assem- bléo, Je vais fgiro moi-mêmo l'ins- peotion.° Après l'inspection M, le présidont reyrend Ja parole : Il n\u2019y à pss d\u2019cs- pions parmi nous, jo puis parler rans \u2018jorainté, La rédaction do I'Etendard no peut publier anoun commentaire sur les déorcts de Rome parce quo la prosse catholique est baillonnde, si 'a rédaction n\u2019éorit pus.elle ost comme le dindon, qui pe parle pas, mais qui n'cp pense pad moins Aucun membre da cette ascccis - jon ne devra desrerrer lea dents sor la question.Laissez-moi agir Si j> réussis À trouver uno couple de mille pisrtres, je retournersi à Rama, cet te fois cn compagnie do quelqnes per sonnages augostes Jo roprendrai dos pro~6dés devant les cardinaur et il faudra que ga charge.Encore une fois, laissez moi fairo et dans quelque temra tout ira bien.Le Docteur Samson \u2014 Batècha mossiour le sénatour, jo commence à m'ennuyer avoo tontes cos histoires de franc-magonnorio dans l\u2019Etendard lést-0c que vous no pourriez pas nous parler un pou de quelquo question concernaut la religion, Le Président \u2014Jo suis surpris de l'interpellation du Doctour.Ne sait- il pas quo c'est avec la franc magon- norio que l'on va vaincre nos cnne- mis les plus acharnés, Il faut tou jours les accuser d\u2019appartenir & des sociétés ecorètes ou do les supporter par une apathio coupable.Jo conti- nuorai la guorro contre les Endormours, Tous les Membres, \u2014Bravo | Bravo M le Président \u2014Daus quelques semaines jo m'attaquerai su + yitdme sonlaire à Montréal, Comme mombre z6i6 de l'Asrociation Canadienne pour l'avancement do 1 ignoranoo js porte rai des accusations terribles contre \u2018es commissaires, qui ont dos faiblesses pour l'iustruction laïqne.Les membres, \u2014 Bravo | Bravo! Le seorétairo soumet à l\u2019assemb'éo un rapport do l'ogent-voyagour de l\u2019Etendard.Dans ie rapport il est dit qu'on a ach téla Pointe aux Pins, en bas de I'Egliso do Sore! pour y fonder uno colonia de Castors.Il y a Un ruisseau qui s'appelle le rois- seau de Jean.Oa dût en obanger le nom ot l'appolor lo ruisseau Jean d Erbi6o Le rapport est adopté à l'unanimité.M.Charles Thibault présente le rapport du comité dos Jeux, rapport suggérant que los joux do oartes appelés La Crotte ot le coou soiont ins- orits au nembre des joux recommarz- dés aux mombres de l'Association.Lie rapport est adopts.Lo comité de la Bibliothèque présente son premior rapport, Il suggère à l\u2019Association l'achat des ouvrages suivants : La Cité du Bien et la Cité du Mal par lo Docteur Paquin La Comédie Infernale par l'abbs Villeneuve, Les Chambres Hautes l'honorable sénateur \"lrudol, Les Discrurs du Sénateur Bel'e- rose.Les œuvros compldtes du chanoiue Sshmidt.L'Epoux chrétien 6 vol.par M.Trude), Le rapport est adopté.M.Bellerose propose l'adoption du premier rapport du comité du musée, La considération de de rapport est rcovoyé À la proshaino séance.| La césvce ost ajournée, 0-0 Doonez-moi un cigare \u201c DOO- TOR\u201d, jo fumo pas autre choso, La casquette du pere Bugeaud Tout ie monno convaît ls légende do la casquette, elle à fait le tour du globa; nos enfants ont 6t6 borods avro ; le duo d'Aumalo l\u2019a racontée lui-même quolque part.Mais co que le duo d'Aumale ne raconto pas \u2014peut-être l'ignore t-il, \u2014c'est que l\u2019avanture du maréchal Buzoaud cut uno quite que voici 3 Un zouave nommé Jacob, \u2014 rien du redouteux, \u2014à qui co refrain plai- ssit beaucoup, cut un jour l\u2019idée ag- #ez originale do l'apprendre à un superbe perroquet vert qu'il avait élo- vé ot qu'il ommonait partout on expédition avco Ini.Il passa prè+ do -ix mois à faire entrer dans la tête de son élève la rhanson à la modo ; À la fin, ra natienoo fut couronnée da suncès, Maïs notro zovzou, qui était enfa-t de l'Auvargue.avait conservé du pays un accent de terroir très prononcé suquol il no prit pas gar- 8 Un jour done que le maréchal, ac sompagné d\u2019un vombreux ct brillant état major, passait on Mascara, dena los campement des zouaves, il aper qut l'oiseau des tro: iques perché sur le sommet d'une trnte, et s\u2019approoha pour le regardor Aussitôt le perro- quot 8c mit à chanter, aveo lo too oriard que l\u2019on sait, lo fameux ro {rain de la manière suivanto : Âs tu vu la oachogqnetts, La oachequette, As-tu vu la cacl-equotto Au péro Bacheaud ?Le maréohal, rtupéfait d\u2019abord, fut pris ensuite d'un to! accès d'hilarité qu'il s\u2019en tonait los côtes, ct on laissa tomber à terre ua bout do oi- garo qu\u2019il mâchonnait \u201c A qui dove, dit-il, appartient cet anima'-là ?~A moi, mon maréchal,\u201d répondit, en faisant lo selut militaire, un virux zouave poilu com- mo un ours ot bâti comme Hercale ; o'était Jacob, \u201cMes 0 moliments !\u2026 Savez-vous quo le gaillard a de l'a plomb et surtout qu\u2019il chante bien | C'est dommage qu'il ait ur petit ac cent !.\u2026.\u201d Puis avco cet air malin qu'il savait prendre parfois : \u201cDitesdonc, mon brave, vous n'ôtes pus de bien loin de Saïint-Fiour, n\u2019est ce pas ?Non, mon maréchal, je n'eu chuis qu'à une portée de fugil \u2014 Je m\u2019on doutain\u2019\u2019 Là dessus, l'illustro soldat fit uno domie à droite, donna de l'éperon et partit au petit trot, Cinq minutes après il risit encore du perroquet et de son professour.Quand au zouavo, il était resté commo pétrifié par la d'rnière quos- tion du maréchal, * Hein !.\u2026 disait- il à ses Camarados, on oroisant sos bras sur sa large poitrine, quel hom- mo tout do même que le père Buoheaud I.voir quelqu'un pour la première fois ot devinor le nom de son pays I.quelle intelligence 1.ct comme on cherchont petit à côté d\u2019un b.\u2026 comme cha | \u201d Cu RABOURDIN, COUACS Sir Hrotor Langevin en posant Ia pierre augulairo dos bureaux pub'ios da Sorel à dit dans son discours que d'était la quarante-aizièmo oérémo- nie do oo genre qu'il présidait depuis le commencement do l'année.Comme il est d'usage de lui présenter un truelle en argent ot un maillet eculptés chaque fois qu'il poso uno pierro angulaire, lo ministre des travaux publics est sotucllement propriétaire do guaraute-six truelles et de guarante-six maillots.On dit qu'il utilisera les truelles cn los faisant percer pour les convertir on couteaux À poisson.M.L.O David a publié récemment uu excellont travail iotitulé los * Patriotes de 1837 et 1838.\u201d Nous avons lu ces pages historiques avco beaucoup d'intérêt, et mous pensons que le livre de M, David devrait figurer daus toutes les bibhothdques, Nous avons uno observation & faire | * à l\u2019auteur : pourquoi n'a-t-il pas psr- 16 de Félix Poutré, l'échappé de la potonce.Poutré serait-il un mytho ?Un personnage purement légendsi- re Lo docteur X \u2026 raconte, devant Oadot, qu\u2019il obtient des résultats mervoilleux du régime Jacté.Seulement, il conseille à sos olitota d'alter- uer la nature da.lait, tautôt chèvre, tantôt vacho, tantôt ânesse \u2014~=Mais alors, cor c'ut Cadet, vos malades vont toujours d+ pis eu pis, pour ra porter do mteux en mieux, L'attrait priacipal pour l'étranger qui n visité Montréal pendant I'lix~ position a été savs omtrodic lo magasin vopu'rire do chapolleris du F, Derome No 614 rue Sta Catherine, Il ne faut nas oublier d'y voir lo stock caneidérable de chapailerie d'avtom- ue, lin 6 6 importé ocs jours dor- niors spécia'emout pour la saison, La maison E, Derome gardera toujours so popularité par la modicité de ses prix.Un brave homme, indulgint at g6- néroux.sent dans la rue un piokpoe- kot mottre la main à sou gousset, ot tenter de lui dérobor sa montre.T! srrôte douc:ment sa main on eouriant ct lui dit d'un ton paterne : \u2014Un pov de tonuo, mon ami, jo vous on prie ; si les sorgonts do ville vous voyaient ! Un peu do médeoino, \u2014Mais, enfin, docteur, qu'ost- 05 que voulez quo jo fasso pour maigrir?Je no fais qu\u2019ongraisser ot c'est bion désagréable pour uno femme ! \u2014Prenez de l\u2019exeroico, il n'y a que osla ; autrement vous doviondrez énorme, Regardez plutôt los arbres, ils ne bougent pas cux.voilà pourquoi ils grossissout tons les ans | Il a été donné au CANARD de pas- sor une soirée très-agréable la semai- na dornière dans lo salon de Madame Robart, la célèbre cantatrica oa- nadienne.Le CANARD n'est pas connaisseur en musique, son éducation ayant été bornéo à la critique dea couaos de olarinetto, mais il ost assez intelli- gont pour se ranger &c l'avis des maîtres de l\u2019art Tous ceux qui ont entendu Madame Rebort s'accordent à dire que son talent cat hors ligac.Sa voix genre falcon a une puis- Fanco ct un charme magiques, Rilo exéouto les vocalises les plus diffioi- les aveo la même facilité que l\u2019Albani, La placa de notre jeuno artiste ost déjà marquéo au temple do I'im- morta'ité, Avant un an lo Canada pourra s'onorgueillir d'avoir vu pai- tre uno chanteuso doat le talent rivalisera avco oolui de l\u2019Albani, de la Patti et do ls Noilson.Somme touto, nous oroyons quo Madame Robert doviondra lo plus fort Soprano dramatique du siéolo, Chez un coiff:ur.\u2014Uue friotioa; monsiou ?Vous avez la têto bien salo, Le client, d'un air vexé au gar- gon.\u2014Eat-06 que je vous fais romar- quor, moi, que vous avox les mains dégoûtantes ?La douairidre do Z.\u2014DMais, ma chèro, Goutran sort à peine du collège Et vous dites que la baronno d'A.s'on ost déjà em paréo ?\u2026 À propos : quol Âge a-t-slle dono ?\u2014 Quarante-oinq ans.\u2014Oh ! alors, je compronds; lle u's plus uno minute à perdre ! \u2014 \u2014Alors vous vous associez aveo 1 \u2014 Oui, je fournis mon expériecce À l'entroprise ot X\u2026 le ospital ; l'ag- sociation durcra dix ans.Au bout de co tomps, X\u2026 sura mon expérience et moi j'aurai son capital, ANEODOTE Entondu l\u2019autre jour sur la rue Ste Famille, Québeo, Un Avglais et un Cavayion par- lont de l\u2019habileté des baigneurs.John Bull.\u2014J'ai concu à Londres un do mes compatriotes, qui allumait ss pipe, piquait une téte dans l\u2019eau, ot revonait à flot sa pipe onco- re allumée ! J, B.O,\u2014Belle affairo | j'ai vu mienx que ça moi ! j'ai connu un de mes compatriotes de St Sauveur qui se déshabillait tout nu mettait quelques allumottos daus sea poches, plongeait et allumait sa pipo au fond de l'eau.John Bull.\u2014Saus avoir bien compris : où est-il, co bravo homme, que je lui serre la main ?J.B.C\u2014Ah?mon chor monsieur, il s'est noyé l\u2019année dernière en pratiquaot co tour do forae : on l'a ropôché six mois après entro deux glaçans, ot ea pipe fumait encore.\u2026 L'Apglais a juré do no plus van- tor ses compatriotes ! M, François Lefebvre, avocat, cst Pagont du CANARD a Sorel.Il est lo soul autorie6 à percevoir les abonnements.Les bizarreries du hasard : Dernièrement Hixe, donvait un bal.Le domestique, d\u2019une voix retentissante.annonce : \u2014Monsiour Malfait ! Qui voit-on entrer ?un bossu ! Entre concierges : \u2014Qu\u2019équ' vous faites, mère Boireautet ?\u2014J'lave mon linge.\u2014Aveo quoi ?\u2014Aveo du savon de Marseille.\u2014Da savon de Marscillo f Vous voulez dono attraper le choléra ?Par une de ces dernières journées sénégaliennes, Coupeau, ruieselant de sueur, entre à l\u2019Assommoir.\u2014Gargçon ! s\u2019écrie t-il, vite un litre !\u2026 je moeurs de soif ! En trois lampées lo liquide est absorbé.Alors le joyeux ivrogue, interpel- Jant le mauncezingue d\u2019une voix douce: \u2014Maintensnt que je n'ai plus soif.donnez-moi un autre litre.pour le plaisir | Uno bonne annoucs cucillie dans un journal allemand : * Trouvé dimanche une mitaino on dentelle brodée de porles, \u201d\u201d Si ocl'o qui l'a pordue veut bien se donnor la peine de déposer le se- condo au bureau du journal, elle obligera grendoment la porconne qui à trouvé l\u2019autre, \u201d Deux jeunes fommes nouvellemont mariées caueent d's joins ct dos sur prisos de la vie conjuguale.\u2014Moi, je suis très heurouso, fait l\u2019une, \u2014Taot mieux! \u2014Bt toi\u2026 ce mari ?\u2014 Oh! ma chérie, une perle: jo ne le vois jamais ! Entre boulevsrdiors : \u2014 Oh! mon cher !\u2026 fais atton tion, tu grogsie démesurément.Ma qarolo d'honneur, tu ressemb'es à un tonneau | \u2014Ça no m'étonne pas |.je passe ma vie dans los ocroles |.L'onc'e Bornard à son neveu, du ton lo pius patornol : \u2014Oui, mon\u2018enfant, jo sais que tu Des pas un imbfile.et que tu n'es soulement qu\u2019un sot.Mais, prends Bardo, à forco d'être un sot, on devient forcément un imbéoilo | LE OANARD st L'EXECUTION DE DIMANCHE DERNIER On guillotino la queue à tous les castora, Le Monde Illustré $200.00 en primes chaque mois.GAGNANTS DU DERNIER TIRAGE : Montréal.\u2014 Harry Seuffert, 131.rue Lusigoso ; H Brarchamp.160, rue Lagauchetière ; E H.Cuday, 1311, ruo Notrr-Dame ; Madame \u2018Fhos Douyer, 162, rue St G-orges ($60); Pierre Charrette, G rue Perthuis; Louis Cati 163%.rue St André; Cyrille Landry 34 avenue Albert ; Ernest Dozois, chez Du puis frères, coin des rues Ste Catherine et St André; N C Singer.248, rue Guy ; A.BR, Archambault, 4693.rue St Laurent ; Wilfrid Martin, 218 rue St Obristophe ; Gi bert Labonté, 1216, ruc Notre-Damo ; Jos.Mercier, 20 rue Hooter; H, Daigoeaalt, 50, me Barré ; Dicudonné Roi.155, rue Panet ; J A, Mathicu 126} rue Wolfe; 0.A Lafortuno, 23.rue Jacques-Cartier ; Alf Champagae, 113 rue St André ; Mme N Gagnon.323%, rue St Laurent; Dame J A.Sieard.17, ruelle Mystérieuse ; L.W.Payfer.162 rue Legauchatière ; Mlle Cara Tapin 373, rue Beaudry ; Audré Dabral, 145, rue Wellington.Québeo.P J.B.Bélanger, 129 rue St Joseph.( deux primes: $10 ot 81); Siméon Robitaille, 59 rue Scott; Lagarc Thuot, 122 ue Rich-liou ; E Larue, 180 rue Rich«rleon; T.Barb av, 26, ruo No- tre-Damo dos Anges ; Alfred Gagné, 76, rue Ricbeliou.Montgomery City \u2014 Frank Popin { 825), Ville St Henri \u2014Mllo Hermine Dubé, 104, rue St Philippe.Vi-lo St Jean-Baptiste.\u2014 Josoph Marcotte, 266 rue St Laurent.West Farnham \u2014E.Martin.Beaubarnoie,\u2014C, Hébert ot Ootave Martin, St B:rnard de Dorchestor \u2014Dr, Che, Couture.Pombroke (Qot, ) \u2014Jesn Fieuri.Saint-Paul, Mion\u2014 F, X.Bousquet.Magog.\u2014F.Vadcboncœur, Abonnement : un an, $3 00; six mois, $1.50; quatre mois, $1 00.Bureau, 25, rud St Gabril, Montréal.Abonnez-vous au * Mondo 1llus- tré\u201d ot gagnez uno primo, res de toutes sortes.ETAB'ISSEMENT OF FOURRURES DE Tre CLASSE BR.B, CHAMPAGNE & Cie, 601 Rue Ste Catherine.Cette maison qui n\u2019emploie que des manchonniers d'expérience offre au public pour la saison d'hiver 1884-85, ce qu'il y a de plus nouveaux en fourru- Toute commande exécutée promptement.Nous avons aussi un département de chaussures des mieux assortis.Système d'un seul prix.Les soussignés qui ont obtenu deux leurs échantillone de Vins Canadiens ont suivantes : \u2019 SPÉCIA Champagne Mousseux Sauterne Lumina Ces vins sont garantis purs.Champagne Sec Bourgogne Canadien Château Margaux Nous les avons en fût et en bouteille, prêts à recevoir des commandes.Nous livrons les vins à domicile, BARRE & Cie, Bureaux 186 et 188 ruelle des Fortifications, VINS CANADIENS prix aux Expositions de la Puissance pour en entrepôt les vins dans les spécialités LITÉS : Haut Sauterne Vermouth Malaga Vin Blanc O'porto Sherry Cicile St Emilion St Julien St Jean-Baptiste Bitter Medoc Nous A LA LUMIÈRE ÉLECTRIQUE C'est le temps favorable pour réparer et teindre les pelleteries, chez Robert & Cie, coin des rues St Laurent et Vitré, lorsqu'on achète le soir la lumière électrique permet de juger de la valeur et de la qualité de la marchandise, comme en plein our.! Robert & Cie vendent tout son stock d\u2019automne à bon marché pour ne pas l\u2019a-| voir sur leur bras lorque arrivent les importations d'hiver, ' C.Robers & Cie ont en main des chapeaux de feutre en variété considérable dans les derniers style.Le tout à bon à bon marché.C, ROBERT & Cig Coin des rues St Laurent et Vitré, X.est un gourmand de la balle wpsoo.Trds porté sur a.bouche, suivant l'expression coonsacrée, Il oord dernièrement une vieille parente chez laquelle il avait l'hsbitude de 1îner tous les premiers do l'an.I! éorit à la fille de la défunte uno \u2018ettre de condoléance qui commence siosi : « M6lss, ma pauvre enfant.c'est dono chez toi quo nous dînerons désormais le premier janvier |.Abonnez-vous au \u2018 Mondo Illustré,\" ot gagnez une prime, Abonnez-vous à l\u2019Aljum Musical.PHENOMENAL | On a bien 7u des voches 2 oing pattes, dos voaux 4 deux tétes efe., mais co qu'on n'a jamais va ¢'ert nn lame possédant des pieds da co.ohon\u2014de cochon, vous lisrz bien ! \u2014 Tout extraordinaire que orci puisso paraître, on peut s\u2019en convainore fa- ailement en allant au No 72 de Ja tuo St Laurent.i.e charcutier Uizol 30 fera un plaisir do montrer ses pieds À tous ceux qui voudront les zoir, Jeannette a menti l'autre jour en disant que Cizol avait des bottes,car 'a oonfortnation de ses pirds, s\u2019oppo- \u20180 & cette cheursure trop moderne our Jos pieds du compagnon do St Antoino.Venez dona contempler tous les picds extraordinaires quo lo famoux Cisol exhibo au No 72 de Ia rue St Laurent.Taupin, voyaunt sortir de la mairie uno mariéo, qui n'est rien moins gue jolie: \u2014AÂh |.fait-il, avec un geste de pudeur «ffarouchée, \u2014 Qu'\u2019as-tu done ?~Qu'est-00 que tu veux, une fom.me laide qui su marie, je trouve ga indéosnt ! \u2014 Un riche banquier de Paris bien connu sous lo péristy'e de Ia Burso, a illuminé hior en l'honueur du rétablissement du divorce.La manifestation n\u2019a rien d'éton- vant, mais voici lo comble de l'originalité.Ce financier attendait impatiom- ment la nouvelle loi pour se débarrasser de Ba femme et convoler avoc \u20268a belle-mère.UN VÉTÉRAN SURPRIS, Un autre porteur d'une partie du billet 15,305 gagnant 875,000.12 acût, dans la loterie de l'Etat de la Louisiane, a regu son argent hier.M.Louis Seymour a présenté son billet, à retiré uo chèque et était parfaitement droit et gatisfait.I! ost natif de Memplis, et à pris part à la bataille de Shiloh sous le général Beauregard.Sa santé s\u2019ost détériorée dans l\u2019arméo, et il était venu ioi pour améliorer sa santé, ct il a travaillé aux édifices de l'Exposition Universelle de la Nouvelle Orléans.Tla travaillé asidûment pondant près de cinq mois.It avait foi dans son étoile et n\u2019a jamais mauqué d\u2019acheter un billet de la loterie de l'E - tat dals Louisiane.\u2014Picayune, Nou - velle Orléans, 16 aclit, 1884, ANNONCE IMPORTANTE J.G.KENNEDY & Cir, 31 et 33 rue St Laurent evposent maintenant un splendide assortiment de vêtements de premisre classe, confectionnés tout récemment et avec des étoffes choisies.Les vétemenuts d'automne se vendent À cet établissement À la snoitié des prix ordinaires et On fera certainement des économies en allant acheter là, Les pardessus d'automne confectionnés dans cette maison sont d'une élégance vraiment étou- nante, ct À des prix excessivement bas.Les habillements d'enfants sont incomparables pour le fini ct la durée et on peut les acheter À des prix qui défient toute compétition, J.G.KENNEDY & Cz, Marchands tailleurs, 31 et 33 rue St Laurent.Aux amateurs de Billards Une nouvelle salle de billards vient d'é- tre ouverte au No, 39 rue St Laurent par M.Frank Alexe, Cette salle par le luxe de son aménagement et le comfort offert aux joueurs peut rivaliser avec Ja plus belle de la Puissance, Nous applaudissons 3 Vesprit d\u2019entre~ prise de M, Alexe qui a doté le quartier St Laurent de sa plus belle salle d\u2019amusement.; Nous engageons nos lecteurs à visiter ce bel établissement. ebay ST LE OANARD - gamuel May & Cie FABRICANTS DE \u2018| PRIX CAPITAL $75.000 Billets, seulement $8.Fractions en proportion.Tables de B lard et de Pool Ces tables possèdent les améliorations les plus récentes et les dernières combinaisons de May.Ces messieurs importent directement et fabriquent tout ce qui rapporte à ce commerce, 1610 Rue Notre-Dame, CIE.DE LOTERIE .| \u2014bR\u2014 L'Etat de la Louisiane Nous certifions par les presentes que nous swrvelilons les arrangements faits pour les tirages mensuels et semi,annuels de la Com, MONTREAL.sagnie de Loterie de P Etat de la Louisiane, 81 a 89 Adelaïde St.W.Toronto 50 |guenous gèrons et contrélons personnellement Portage avenue, Winnipegles lirages nous-mêmes, et que le tout est eon- duit avec honnétetà, franchise et bonne foi Maison Ghidone pour tous les intéressés ; nous autorisons la Compagnied se servir de ce certificat, avce des fac-simile de nos signatures attachés, Oct établissement fondé psr Mmo * Ghidone fondatrice du G-and Vatel offro aux amateurs du jen do Billard ot do Poulo deux ralles aveo tables perfectionnéea de S May & Cie, Salon partionlier aveo piano, RESTAURANT, rpécislité dos con- sommds ot soupe aux huîtres.Buverre \u2014 Liguours de choix et les meillours cigaros, N'oul lice pas ls place.Maison Ghidone No, 24 ot 26 Rue ST VINCENT || Coin de ls ruo Sto \u2018| hérdee, ADOLPHE SABOURIN GERANT.RESTAURANT ST JEROME Ot a Noseits- Orleans COIN DES RUES ST PAUL ET CASER NES EN FACE DE LA GARE DU PACIFIQUE.Lo publio voyagour trouvera dans oo restaurant tout le comfort d\u2019un établissomont de promière olasso.La cuisine ost sous la direction d\u2019un chef habilo ot le menu ne laiseo rien à dé- siror, Ropas servis à toute houre.Vine, liqueurs, cigaros de premier choix.Une visite à oo rostaurant vous convainora qu'il n\u2019ost pas nécessaire do s'éloignor de la garo du Pacifique pour trouver uu restaurant do | pre- mior ordre.dans ses annonces.ture, pour des fine d'éducation et de charité, avec Un capital de $1,000,000, a'iquel à été ujouté depuis\u2018un fonds de réserve de plus de $550,000.devinrent partie de la présente Constitution de ° Etat, adoptée le 2 décembre A.D,, 1879.populaire dans aucun Etatmois, ne retarde jamais, etne fait jamais de déductions.Commissaire \u2014 Incorporée en 1868 pour 25 ans par la Législa- ALBUM MUSICAL \u2014\" \u2014\u2014\u2014 Sommaire du dernier Numéro : MUSIQUE: SERENADE ( pour barvion ) MIGNONNETTH POLKA MAZURKA CHANSON D AMOUR pourténor NOCTURNE {( piano) CHANSON LORRAINE Recucil de Musique et de Litterature Musicale GUIDO SPINETT\\ OH.GODFREY HENRY WOOLLETT CHOPIN P.LACOME LITTERATURE DANS UN CIMETIÈRE ( podoi ) Par up, voje populaire écrasant, ses rivilèges PROPAGAN DK MUSICA LE VICTOR MASSE La seule loterie reconnue et approuvés par vote | WAGNER ET BAYREUT Hu e grand tirage de chaque numéro a lieu chaque DE TOUT UN PRU Chance de faire fortune Mardi, le 14 Octobre, 1884,\u201417 3eme Grand Tirage Mensuel., Prix Capital, $75,000.100,000 Billets à $5 chaque.Fractlons\u2014Cin- quièmes, en proportion.LE MISSEL DE LA GRAND'MERE (suite ) VIOTOR BONNARL J.MARTIN D'ANGERS JULIEN TOROHET JULES de BRAYER REDAOTION FR.RICHEBOURG Labelie et Filiatreault, 25 rue Saint Gabriel.\u2014\u2014 PRIX APPROXIMATIFS Abonnez-vous au MONDE TLLUSTRÉ et gagnez une = LISTE DES PRIX \u2014 1 Prix Capital de $75,000 000 1 Grand Pais de 2er 000 $15,000 1 Grand Prix de 10,000 10,000 3 Prix de 6,000 18,000 s 2,000 10,000 10 \u2018* 1,000 10,000 30
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