Le canard, 20 novembre 1886, samedi 20 novembre 1886
[" C A ULAT ; MONTREAI7Sadëa/\"20\"N ovembre 1886 ' TE eT BABINCAL Spay T.B EAUGRAND, | Abonnements : Un an.\u2026.$0.50 Bditeur-Propristaire.+ pr ek ey Fire Teint wl LE erin pple «JOUR VEMILETN de py LE VASE CARARP em [SE O ! monsieur Sully Prud'ho:nme \u2014 qui ne mu lirez point,\u2014 soyez indulgent.Il ne s\u2019ayit point ici de ce chef d'œuvre du eymbolisine, aussi connu ue la Levrette en pal tot, et dont la célébrité doit vous i:uportuner parfois.Je vous assure, le récipient que je veux chanter n\u2019a absolument rien de commun avec ce vase fdlé « où meurt une verveine.\u201d qu\u2019on a monologué dans tous les salons, et qui a fait et qui fera longtemps encore pâmer d'uise des chxwbrées de belles dames, Belle dame n\u2019est point ma tante Zéphirine, et j'ignorais si elle a lu le Vuse brisé de M.Sully-Prud'homme ; mais, toujours est-il que c'est une brave femme et que jo vicns de passer chez cle qu:ques jours de bon temps.Ma tante Zéphiri > est une aimable vierge d'uue c.iquantaine de printemps, ua typ- de vieille file très rare.D'uve rsisonnable corpulence \u2014 parti cula-ité généralement odieuse à Saiuto Catheriue \u2014 elle a une figure toute ronde, avec des yeux tout rouds, trois meutons tout ronds, ét, 1ien qu\u2019à son gros nez honnête, on voit tout de suite que C\u2019est upe personne toute ronde, buune Comme du bdn pain, Quand ellu vous sourit, c'est plus fort que soi, il faut absolument qu'on lui sauts au cou, qu'on fasse claquer sous les baisers ses gros.Ses joues qui remuent.; Elle à un drôle de nom, Zéphirive, et qui ne lui va guère; amuis ç3, ne fait rien, c\u2019est une digno femme tout de même.RP Quant aux idées, elle cst absolument républicaine, ce qui eat .de l\u2019héroïsme, là-bas, à Barbigoy \u2014 c'est son pays wil vous plait \u2014 Même, grave infraction à la règls du célibat féminin, ma taute so pique de scep- ry a ea | : oh il ) \u2018 ; .| L ng / ATE SS YUL FS / cs = ete J Al he 35 St.Gab Bureaux +: | ricl.PES DENT CE eR ELLE EN A ASSEZ ! Triste position des veaux qui voudraient encore sucer la vache a lait.Mais elle les reçoit par des ruades et elle trouve qu'il est grand temps de les sevrer.== \u2014 A tisme, Elle a son opinion à ello sur le bou Dieu, l\u2019uufer et tout gu, et ne prend de la messe et du reste que juste ce qu'il en faut pour ne point se fâcher avec le curé : \u2014Parce que, vois-tu, mon enfant, il na faut bicsser personne.Ou ne sait pas, Un jour ou um autre ou pout avoir besoin de son prochain, et alors.suffit ! jo m\u2019entends! Il faut dire que son faible, à elle comme à bien d'autres, c'est la manie des honneurs, la culte du fonctionna Tismg, des rubans ete.Aussi, la dame du capitaine de gundarmerie, celles de tels et tels conseillers municipaux sont des bonnes amies, qu'on se lu dise l Elle a le respect, que dis je ?l'idolâtrie des autorités constituées ! Etant donnée l'ambition de ma tante, pour elle je suis un monstre.Elle aurait bien voulu, c\u2019est tout na- turc], me voir partager ses aspirations administratives, Sur la promenade publique de Barbigoy, quand la mu- rique s'époumonne le dimanche, quelle fiarté d'aller de long en large À petits pas, au bras d\u2019un futur procureur de la République, ou d'un futur conseiller de préfecture.enfiu, d'un futur quelque chose! Et cela au nez des gens, qui, vraimeut.suffit [je m\u2019enten-s ! C'est co qu'elle m'a encore répété, la digne férnme, quand je suis allé la voir ces jours ci.Ds Paris à Barbiguy, il y a loin.Ce sont des transbordements successifs qui vous détruisent un homme commé une sllu- mette; d'abord, du chemin de fer dans les bras de tante Zéphirine ; puis des.dits bras dans l\u2019omnibus de la gare, une cage invraisemblable qui broje les os ; puis dudit véhicule dans une seconde accolade de tante Zéphirine, enfin de ladite compression dans lu sulle à manger.Ouf | Aussi, quand fut fini, un de ces divers longs, copieux et succulents comme on n\u2019en fait plus là-bas, couronné de ces confitures exquises com: me on fait que lorsqu'on est taute Zéphirine, éprouvais-je \u2018un accablement, un\u2019 besuin'de soméil inouï.Le rouronnant ct monotone babil- lage da la vieille fille y était bien pour (quelque chose, Ele s'apergat que mes yeux pipillotsient, et, vite centuse, se maudissaut, aliUna une bougie et me conduisit à lan chambre où je devais coucher Vevaut la porte, la main sur le \u2018bouton, clle s'arrêta, et d'un ton so- lenue! : \u2014 Mon enfant, dit-elle, tu vas habiter une chambre historique.Mais, je suis Lête : ja te dirai ça demain ! pour l'instant il faut que tu te repo- sos.Je lui dis bon:oir, d\u2019amples eff1- sions s'ensuivirent, ct elle me Jaissa.Oa m'avait installé dans la chambre d'amis la plus belle de 1a ma ison, Cet honneur m'atteudrissait.Mais qu'est-ce qu'il pouvait bien y avoir d'historique dans cette grande pièce banale, qui sentait le renfermé comme les chaubres que l'on respeo- te ?Les meubles peut-être, qui, certainement.datant du déluge; et lu pendule, uno Fortune prétentisuse, \u2018| toute doré:,sous ua glob garnis dans se bas d'une chenille de pluche rosa.LADEBAUCHE Rôdacteur-en-chef.Eh bien ! entre nous, je ne m'étais jamais douté que Ja maisonne:te de ma tante eût son histoire, \u2014Pan, pau.Entrez ! C'était ma tante qui revenait \u2014Abh ! tu n'es pas encore couch?.ai oublié de te dire ! de tes fenêtres tu peux voir de l\u2019autre côté de la rue.celles da M.Léonin, le lientenant des to uniers, un homme influent ! Ou' .l-meure en fice ds chez moi! Anime, ante-j2 bavarde ! Je file, Nouveaux bonsoirs, aouvcile acca- lads, Ici je dois prier, supplier la lecteur, à daux genoux, de psrdynasr à mou audace.Vraiment, il faut du courage pour parler de ces choses! J'aurais mieux fait de me taire Une fois seul, je ma déshabille ca une seconde et plougeant men bras dans la partie inférieure de ce petit meuble qu\u2019on trouve généralement auprès des \u2018its, j'en ramève cet.usten-ile, ce produit céramique, c3 vass, pour tout dire.qui, qua.suffit, eomme dit Zéphirine, Que m'eutendez.ey Oh ! dans quel état pitoyable ja le trouve ! Plus de.d'oreilles, plus d'anre enfin.Sur le côté, une large déchirure cn forme d'angla.Des feu - tes en étoiles dans tuug les sans, Pourvu qu'il ne me reste pas daus la main ! Comprend-on ma tante, qui run laisse gn! c'est abominable ! Je vous demande un pu comment vous voulez que.O monsier Sully Prud'homme, cs n\u2019était point le vôtre ! Heureusement, j'entends dans lc corridor le petit pas bedonnant de Zéphirine.J'était en cheurse, ja me fourre dans les draps, j'appelle : \u2014Ma tante ! au secours ! Tlle ee précipite.\u2014Mon Dieu ! qu\u2019y à-t-il } \u2014Il y a que, ma boop: tants.vraiment je ne peux pus vos dire.mais, là, pour sir, j'en voudrais un autre, Je montrais l'ustensile.Alors le visage de Zéphirine s'ilu- wina d\u2019un large rayonnement : \u2014Convais-tu M, Bafouillard ?\u2014Oui, oui, mais ça m'est égal, j'ai sommeil, donnez-m\u2019ca uo autre ! \u2014C'est bon tu saura s ça demain, J'en eu un autre, et je dormis comme un juste.J'aurais dû, avant ce pot, vous présenter M.Bafouillard.A tout scigneur, tout honneur U'est uu de nos honorables les plu - distingnés.I! n\u2019a pas préciséu co: l'oreille de la Chambre, mais ses col - légues I'aiment beaucoup, parce que.lorsqu\u2019il monte À la tribune, comm: son charabias n\u2019est guère compréhen- ire e \"se able, un à le temps de faire un pelit tour au buffet où davs les couloirs.Pour revenir à notru affaire, le lendemain matio, aprds les effusions in- dispcosables, ma tante et moi étant assis devant notre chocolat, js de- maodai l'explication du vase brisé, de Dsfouillard, cto., toutes choses auxquelles je n'avais vu que du bleu.\u2014Monsicur Bafouillard, dit -gravoment ma tante, cal un des députés les plus connus du département.Tu dois savoir g1, toi.L'anuée dernière, quand il passs incognito daus notre ville, il n\u2019y avait plus ua lit do libre A la mairerie.Comme jo suis l\u2019amio intime de 5 On ne le ven: mois, insertion subséqu spéciales pour les anno Adresseztoutes communications et toutes remises d'ar- Le CAxanD paraît tous les samedis.L'abonnement est de 0 centins par année, invariablement payable d'avance Annonces; Prem ente, nces à long terme.Muv la Maireseo, j'ai supplié son | gent, mari de mo laisser recevoir M, Bi- LE CANARD, fouillard.Il à duigné coucher dans la Boîte 1427, Montréalchambre rouge, dans la nuit du 27| &_\u2014 | plsisire ct des réjouissances et que\u201dle menti se ressenti=\" rend pag d'abonnement pour moins d'un an, Nous onsaux agents huit centins la douzaine, payablo tou lère(nsertion, 10 centins parligne : chaque elay centins par ligne.Conditions a ne rait de l\u2019état de dèche dont on commengait à souffrir.Ainsi eontinua t-il, malgré toutes nos recherches il nous à été impossible de vous,offrir aujourd'hui du veau, malgré l\u2019amour immodéré que vous avez pour cette viande.Nous savons en effet que c'est la seule qui pout vous donner des forces aujourd'hui.Nous avons offort de gros prix à plusieurä bouchers nationaux et nous avons onuru tous les marchés, mais sans succés.\u2014* L'hon.Beaubien a eu l'amabilité de vous offrir Je queue de son cochon et ses pieds pour faire un fricot de pattes, muis ce plat malgré ses qualités ne remplacera pas une bonne blanquetto de veau à la sauce blanche | * À ces parolos un sourd gémissement se fit entendre parmi l'assistancs et Bosee Dansereau en laissa échapper quelques cheveux duns la soupe.Le repas fut des plus tristes ct s\u2019acheva dans un silon- ce péniblo ; on n'avait même pas de cœur à boire et quand on ëe tépara personne n\u2019était en brosse | au 28 décembre.C'est lui qui a cassé 10 vase.Ju pariv que tu ne t'en serais jamais douté.\u2014Ma foi non ! Commont voulez- vous Î\u2026 Alors, c\u2019est M.Bafouillard ui o daigné.ct vous gurdez lo chose en souvonir, précieusemont 1 LE CANARD MONTREAL, 26 Novembre 1886 CHEZ LES PAWNBROKERS À la clotura do la navigation le Caxard fait ehaque année uno enquête pour Se rendro compta de l'état de J'ai ri de bon cœur.\u2014Tais toi, rugit Z3phirice cour roucde, Jo to conscille do railler les autorités constituées, toi qui ne feras jamais rien de bon | AUGUSTIN CHABOSEAU, COUACS Sur le boulovard : \u2014Oh mon cher, je vicns do rencontrer quelqu'un qui te ressemble tellement.qu'il m'a alué ! Au jeu des petits papiers.Demaude.\u2014 Y a-til où n'y a-t-il Pas une seconde vio ?Réponse,~Qui \u201c mourra\u201d verra ! La gloire, Deux jeunes gens de lettres font des preuves d'avenir.\u2014Dire que quelques lignes suffisent J gauver à jamuis un homme de l\u2019ou- il \u2014 Quoi, quelques lignes | un mot Iegarde Uambronne | Copio textuelle qu\u2019un jeune collé gien ndresenit, samedi A ses parents: \u201cJe ruis encore collé dimanche, C'est.vous dire assez que mou maître d'étude n ou de nouveaux torts envers moi ! \u201d Un gamin demande l'aumône en se disant abandonné de tons.\u2014Tl'u es donc orphelin ?\u2014Oui, monsieur, \u2014Îl y a longtemps ?\u2014\u2014C'est de naissance ! Moma, A sa cuisinière : \u2014Tenc%, ma fille, je trouve encore nu de vos chuveux dans ma soupo ! La cuisinière, après examen : \u2014 Madame pout manger sans craint2.c'est un de mu fausse natte.Labébnucho nous écrit dans sa dernière corrospoudunce : « C\u2019est ben vnimoux comme les cigares sont chers et mauvais à Londres ; houreusement la dernière fois quo j'ai été voir Madamo Victoire, la bourgeoise me fit présont d'une belle boîte de « Crôme do In Crême » et d'une boîte de «Noisy Boys » de J.M.Fortier de Montréal, ct clle mo dit que son gas le Prince de Galles n'en fumait pas d'autres, ct tous les gros bonnets de la sour les trouvaient si bons qu'ils en faisnicnt venir do Montréal.» À travers Paris, Un chinois, arrivé à Paris dopuis peu, psssuit bier place de la Bourse, à trois heures de l'apros-midi, Ahuri par les clameurs gni reten- tissont d'ordinatro en ee Leu, il se tourne vers son guide.\u2014N'\u2019est-co pas là, demande-til, ce quo vous nommez l'institut Pastour 1 Pitou revient au pays, son congé torminé, pour épousor sa cousine qui dovait l\u2019attondre ; il apprend qu'elle est mariée : Crongnieu, s'éorio-t-il avec désespoir, si j'avais eu $a plus tôt, c\u2019est 30i qui no me serais pas tant dépêcher de faire mes cing ans | \u2014è PROCLAMATION PENDARDE- Canargne ! Dans quelques joursil y aura juste un ah que nous avons inauguré le régime du nœud coulant et que nous avons coupé lo siflet à un de vos compatriotes, Depuis cette époque, le diable est aux vaches dans notre parti, vous paraissez en avoir plein le dos de nos bons services ct on répète partout que notre chien est mort.Avant do nous faire passer au bob, et de nous faire quitter une place oh nous nous trouvons très bien, il est de temps s'expliquer et de dissiper tout malentendu.On vous a dit partout que nous avions eu beaucoup de fun à faire pendre Itrel et que nous avions ri coume des petites baleines à la pensée de lui voir tirer la langue ! Tout ça c'est des menteries | Nos eonaciences sont immaculées comme l'âme du bosse Dansereau ot nous n'avons rien à nous repru- cher ! Nous avions la larme à l'œil en laissant exécuter Riel que nous savions innocent comme l'enfant qui vient de naître, et si nous avons commis un tel uote c'étuit pour l'intérôt général et surtout pour le nôtre.Nous étions les domestiques de Johny qui nous payait grassemont avec votre argent.Et quand on cet domestique eu doit obéir à son maître sous peino d'être fichu à la porte de la maison.Johny qui est lui-mêmo le domestique des orangistes nous a dit : il faut pendre Riel, Et nous l'avons pendu ! Vous voyez Canayens, quo c\u2019est clair comme de l\u2019eau de roche, et qu\u2019il n'y à pns besoin de faire tant do bar das pour uue affaire aussi simple, Si nous avions désohéi à Johuy nous étions du jour au lendemain dans la ruc! Nous aurions gagné votre eslime mais mous anrions perdu nos places.Entro votre estime ut | arront nous pas n'avons hésité une minute, Nous avons choisi l'argent | Aujourd\u2019hui nous allons probablement perdre les deux choses : vous nous cneidérez comme de la rogne et vous allez nous couper l'herbe sous lo picd, Mais apids les explications que nous venons de vous donner, vous approuverez notre conduite : vous reconnai terez que nous sommes très smarth et que nous savons traiter les affaires.Les orangistes sont do très braves gens qui nimont beaucoup los canayens et qui lour veulent un tas de bonnes choses, .Mettez vous bien ça dans la cervelle, Du resto nous avons envoyé Riel au paradis, et il est hien mieux là qu'à manger les patates pourries que nous lui faisions distribuer.De quoi se plaindrait-il ?Et s'il y en n parmi vous qui désiro alller au ciel de In même mnnière, Dous sommes tout prêts à l'y expédier NOUS aVous tous les instruments nécessaires pour cel | Vous voyez que nous sommes d\u2019honnêtes gens ! Ayez donc confance en nous et votez pour les pendards aux prochaines élections fédédérales | Vive la corde!!! Siz Hecron CuarLEAU A.P, Canox Ross TAILLON ETC ETC.DINER D'ADIEU Ces jours derniers un dfner d'adieu réunissait la fleur des pois des pendards ; M.Taillon étais l\u2019amphytrion et autour de lui se prestaient Ross, Flynn, Lyneh, Beaudet, { Chapleau, Bosse Dansere barbjer, de l'hôtel Jacques autres, >on Beaubien, Leblano, le ttier, Corbeil, et plusieurs Ce diner était l'enterrement de la vie de.ministre c'est à dire de la vio de noces, de bombance, et de Rodaillemies\u2014 Austi le nez des invités était-il terriblement allongé, celui do M, Bea:ibien notamment avait grandi de plusieurs pouces Au commencement du repas M.Taillon se leva ot dis eu termes émus quo eo banquet marquais la cl u des | prospérité de ses concitoyens et savoir si la saison a été bonne ou mauvaise.Ponr cela il va rendre uno visite dans les principaux clous de la ville et interroger adroitement leurs propriétaires.Voici quel a été cette année le résultat de ses recherches : CHEZ M.LAZARUS M.Lsxarus pense qu\u2019en général l\u2019aunée à été bonne pour le public, mais depuis les élections un grand nombre d'employés du gouvernement sont venus engager leurs chaînes de montre, et il à vu aussi pas mal de gros bonnets pendarde qui paraiceaient géués et qui ont cloud quelques objets chez lui, CHEZ M.SILVERSTONE: Co monsieur a tenu à peu près le même langage mais avec encoro plus d\u2019uffirmation.Il dit que les pendards sont dans uno dèshe noirs et qu'il va réalirer beaucoup de profits avoo eux, M.Tassé a porté à eon clou plusieurs valises et une pile ds volumes de son ouvrage des Cana dions de l'Oue:t, M, Tai lon à voulu engager chez lui la veste qu'il avait remportée aux électous du 14 Octobre, mais elle avait si peu de valeur que M.Silverstone l'envoya s\u2019adretser à Albert fils de 1a rue Craig, et là il en obtint à grand peine un trente sous.Le poète Têtu a essayé aussi d'avoir de l'argent pour quelques pièces de vers mais sans résultat, M .Silverstone nc vuulanc lui acheter ses œuvres qu'au poids du papier.CHEZ LEVY SUCCESSEUR DU PÈRE ALBEKT.C'est avec émotion que le Canard constate l'absence du pôdre Albert le doyon des pawnbrokers du Canada ; ce clou est un des plus populsires de Montréal et il à la clientèle du Monde et la Presse do la Semaine religieuse ot de plusicurs autres journaux de la ville.M.Lévy a constaté que depuis la débacle du gouver- eient aux élections l\u2019argent se faire plus rare au Monde car presqua tout le personcei de ce journal a eu recours à lui, et il nous montre un grand nombre de culottes et de gilets que nous reconnaissons en\u2018effet avoir vus sur ces Messieure.Nous reconnaissons en outre les:lunettes de M, McLeod ot de M .Charette ut la redingotte de M, T'êu, M.Lovy pense que I'kiver sera très dur pour tous ces pauvres diables des journaux pendards t qu'ils tirerout In langue, aussi est-il decidé à leur charger de gros inté- rôts.Hector Berthelot a porté à son clou plusiours vicux tubes de vaccin qui lui restaient de sos fonctions d'offi- oier du bureau de santé ; L'abLé Chabert ; un dessin d'un-jeune fille ; Robillard (de Berthier) ; deux bottes de foin ; Hon.Beaubieu ; un coche : Leblanc (do Laval) ; une caisse do fromage ; On peut juger par là du désarroi financier où so trou- Ve nos bons pendards, mais pour le gros du public la saison paraît n'avoir pas été mauvaise, A TRAVERS MONTRÉAL: Le comblo de l'adresse pour Bisaillon ; \u2014Coiffer Ste.Catherine.* x Les nez rouges des différontes administrations publiques de Montréal ont été terriblement voxés par l'aeti- clo da 1a Putrie du 11 Novembre.Ah mes gaillards ! cela n'a aucun charme pour vous la perspective du régime de l\u2019eau claire | C'est cependant ce qui vous pend au bout du nez, [ Et soyes certains qu\u2019il ne s\u2019en portera pas plus mal, he Après avoir offert le ministére à tous les juges do la Cour, les chevaliers du nœud coulant so sont rabattus sur les personalités moindres attachées à la Justice.Lis se eoot adressés entre autres à M.Sieotte le greffier, qui a refusé d'être le Chef du ministère, Le concierge de ja Cour a égalemont décliné l'honneur qu'on lui faisait, | | + x On parle d'une soirée dansaute qui fat organisé par fe \u2018personnel du Monde de la Presse ot de in Minesve pour fêter lo 16 Novembre, jour anniversaire do I'assasef oat de Riel., {M.H.Berthelot conduisait l'orchestro sur son violon,et ê ia bl A'QUI LE FAUTEUIÉ ?Dans un village fort éloigné, vi- it un brave homme de ouré fort aimé de ses ouailles, Î Il n\u2019était qu\u2019une seule critique qu'on pât relever contre lui, dans le village : ee O'est qu'il avait comme ami intime le plus profond hérétiqua qu'on pût voir, nu \u2014 M.Jeanpin se fait bien du tort, en faisant compagnie de M.Piervin.Jeanpin, c'était lo nom du brave homme de curé, comme Diervin était celui de l\u2019hérétique, .Il va sans dire quo le curé s'était mis dans la tête de convertir l'hérétique, en arrivant eu village.Mais il avait eu beau faire et beau dire, l'hérétique n'avait voulu entendre.Il avait mêms menacé le curé de rompre toutes relations, si celui-ci continuait à lui parlor do religion.M.Jeanpin, qui tenait à son idée, avait promis à Piervin do ne plus g'oublier dans leurs convorsations.8i, par hasard, il échappait au curé de dire parfois : \u2014C'est la volonté de Dieu ! ou le bon Dieu veille sur les sicns | Piervin so réeriait aussitôt : =\u2014Âb | curé, encore | que vous êtes désagréable ?C'est très mauvais genre de parler ainsi des absents ! M.Jeanpin se taisait après avoir fait des excuses.L'été, les deux amis faïssient des promeuades ; mais l'hiver,l's passaient ensemble, au coin du feu, los longues soirées tristes, Ils faisaient ainsi de nombreuses parties de buston, dont raffolait M.Piervin.Un soir, M.Piervin, qui était aussi mauvais joueur lorsqu'il, perdait, qu\u2019il aimait à insulter le vaineu uand il était vainqueur, plaisantait fort ce pauvre M, Jeanpin qui de la soirée, n'avait pu prendrc une par- tic.\u2014Tenez, curé, lui dit-il, je vous gagnerais votre culotte, ce soir.Eh! bicn soit, dit le curé, je vous la joue.\u2014Et contre quoi?\u2014Contre votre promesse de venir dimanche prochain, entendre mon sermon la grand\u2019messe, \u2014O'est dit, curé, j'accepte, j'aurai votre culotte.\u2014Ou vous viendrai à la meese.Et le curé gagna, .Cette partie so jouait lo mardi au soir ; do toute la semaine, M, Jeane pin ne rcvit pas M.Piervin, x M.Piervin était aussi loyal que mauvais joucur.Il avait perdu, il paierait.Mais il tint à répandre dans le bourg le bruit de la partie jouéo et de l'enjeu engagé, pour qu'on ne pat pas mul interpréter sa présence à l\u2019église, où on re l'av:it jumais vu.Des paris s'engagdrent : \u2014Ilira ! \u2014 II n'ira pas ! M, Jeanpin était tranquille, il connaissait la loyauté de sou vieil ami et il savait qu'il viendrait, Le dimanche vouu et le messe étant somnée, les curieux firent le guet.Et on vit M.Piorvin, revôtu de la redingoto de cérémonie, s'avancer vers l\u2019égliso dans luquelle il entra par la grande porte.Le curé était rayonnant.Il avait préparé un sermon qui devait surtout s\u2019idresser au grand pêcheur Pierviu, On avait avancé une chaise à l'hé- tétique qui la refusa on disant : \u2014Os les paye vos chaisce, et je ne donno rien aux églises, Et il resta debout au beau milieu de la nef.Eafin, M, Jeanpin monta cn chaire.Après le prône ct les cérémonies d'usago, il attequa le sermon, qui débutait par un programme des magni - ficonces célestes qui attendaient les fidèles serviteurs de Dieu.Puis il parla de la miséricorde infinie du Solgneur, en citant cette mazime de 1 Evangile: 2 y aura plus de joies dans le elol pour un pôcheur converti que pour esnt justes qui n'ont pas besoin de pénitence, peine avait-il parlé, qu'un formidable éclat de rire retentit, V'étais l\u2019impie.l\u2019hérétique M.Pier- vid, qui commottait côtte saorilèze inconvenanoo, à A 12 44 x O6 tire avait\u2018démôoté M.Jeaupin, qui ne put que -bredouiller une fin imsignifiante de sermon.\u2018 Lo soir, los deux amis dfnalent de compagnie.\u2014Ah ! c\u2019est bien mal, cela, moo- sieur Picrvin ! disait le ouré d'un air fort attriaté.\u2014Ah | permettez.vous dites des bôtises ; c'est vons qui m'avez fait \u2014Des bétises | s\u2019écria le bon curé, l'Evangile, des bôtises.\u2014Dame, si l\u2019Evangilo dit ce que vous nous avez raconté cc matin, qu'il y aurait plus de joie dans le ciol pour un pécheur repenti\u2026 \u2014C'est trés exact.\u2014Savez-vous, dit Piervin qu\u2019il n'est pas oncourag-aut pour vos fidà- les, l'Evangile ?Pour moi, je suis décidé à pécher le plus possible ju-qu'au dernier uo- ment ; ulurs ju me repentirai, et de cetto façon j'aurai eu plus do joie que vous de mon vivant et surtout plus encoro après ma mort.M.Jeanpin vit, ce jour là, qu'il ne convertirait jamais M, Piervin, Ils vésurent de longues années encore dans l\u2019intimité, puis um jour, ls mort passa dans le bourg et les faucha tous les deux du même coup.Mais au dernier moment, M.Piervin s'était converti.«Fx Le deux amis étaiont morts dans la soirée, muis lc voyags est loog de la cerre au Paradis, et il faut une bonne uuit, mêms aux âcues les plus légères, pour y arriver, L'âme de M.Jeanpin était propre par habitude, et celle de M, Piervin vonant d'êtra tout récemment nettoyée, clles arrivèrent ens:mble,au petit jour, sous les murs du Paradis.Les portes n\u2019éteient pas encore ouvertes.\u2014Et waintenant, dit ime de Piervin à celle du curé, l'Evangile n'est qu\u2019une bluguo Ai js ne suis pas reçu ici mieux que Vous.\u2014Oh! dit lâme du curé, d'un petit air modeste, lo moiudre coin Te suffira.\u2014lt moi, sjouta I'Ame converte, j'ai toujours préféré un fauteuil à un strapontin.L'ange de faction passait en cet instant, il s\u2019iuformu du désir des nouveaux venus.\u2014Dane un moment, leur dit-il, vous pourrez entrer, on se lève dans le Paradis, et les réc:ptivns vont commencer.Enfin, les lourdes portes grincèrent sur leurs gonds, et la barbe embrous- suillée de Saint Pierre lit son apparition.Les deux âmes furent très chaleureusement accueillies par lo véaérable portier.\u2014Vous êtes impati:mment attendu, leur dit Saint-l'ierr: ; des réjuuis- sances extravagantes Ont été ordonnées pour aujourd\u2019hui même à votre intention.\u2019 Et le concierge remit les deux âmes aux mains de Saint Audoclr, le grand introducteur qui les devait conduire au T'out-Puiseant.Ils traversérent alors d'immenses jardins, au milien desquels s\u2019étez- daicnt de magnifiques pièces d'eau.Sur le bord del une d'elles, sainte- Ursule lavait quelques langes de chérubins.L'âme de Piervin parut froissée de l'indifférence do Sainto-Uisule : elle no so retourna wêne pas pour les voir passer.\u2014Ah ! dit Suint-Audoche, elle en voit bien d'autres.Après une course qui dura près d\u2019une heure, ils arriserent dans la grande ealle des fin.Lo personnel, en 1.abits de gala, se trouvait au complet Picrvin avait toujours été obs:rva teur, aussi no voulut-il rien perdre du coup d\u2019œil.À droite il nporçut Saint-Eloi, qu\u2019il reconaut à la culotte qu'il te- sait à la main.Près de lui.Saint- Romain.faisait semblant d'enlever Saïnte-Sabine, et Saint-Martel trap- psit amiealemoment la tate de Saint Cloud.Saint-Crépin, do son côté, essayait une paire de bottines à Sainte-Thérèse, tandis que Saint- Augustin respirait la tête de Sainte- Rose, Saint-lLabre se tenait entro Saint-Jules ot Snint-Thomas.Saint- Médard.rega: Lait Saint-Balamie d'en wa \u2018étant donné lescirconatances de la fête; ce :futune véri! \u2018table danse macabre.Calter a RE Lf Beaucoup dé perronses désiraient : vivement.voir le portrait du cochon de de l\u2019hon, Beaubièn.Nous pouvons sujonrd'hdi! satistaire Jour ouriosité ot sious donnons ci- dessous le portrait de oct intéressant pprsonnage.es À ostté époque de l'année, une véritable plaie est celle des billets de rafls ; le Canard donnera un joli cadeau à la personne assez smarth pour trouver un moyen qui nous permette d'éviter le coup du billet do rafls.Nous proclawerons bien haut cel esprit inventif, \u201c un bieufaiteur de l'humanité.\u201d Le Cunard un déjà touts uno collection de ces billets qu'il cèdera avec pluisir à 10 cents dun: la piastre.LE MOIS DES MORTS Avant que Novombre ne soit passé dépéchons nous de glauer les facéties Funèbres que cette époque a inspirées aux humouristes, , x,x Ah! monsicur, dimit un Allemand, jamais, je ne saurai conjuguer le verbe mourir.Il cst trop irrégulier.Je crève, Tu claques.Il rend su fourchette, Nous cassons notre pipe, Vous remereiez votre boucher, lis dévissant leur billard.C'est impossible ! KT Coquilles nécrologiques : C'était un homme ds rien \u2014Bien\u2014D'une rapacité peu commune.\u2014 Capacité.\u2014 Il a druillé vingt-cinq ans,\u2014 Brillé, Fa Le docteur *** cst très jovial : il a toujours le petit mort pour rire, x, Sur une tombe en Normandie : \u201c Cette sépulture est bien modesto sans doute, mais tous les frais que nous aurions pu faire no l'auraient pas rappelé à la vie, lo pauvre cher homme ! *,> Dictionnaire charentennesque : F£nérAL\u2014Se dit d'un homme à l'agonie.Tx Le baron Brisse, de gastronomique mémoire, avait à l\u2019avance rédigé son épitaphe qui devait consister dans ce peu de mots : \u2018Os D'UN GOURMAND, \u201d x, À un veuf éploré : \u2014 Il faut se faire une raison, mon chor ; toutes voa larmes ne la ressusciteront pas.\u2014Je l'espère bien.x, > ANNONCE.\u2014Par s1ite du décès de ma belle-mère, je céderais & très bou marché le râtelier qu'elle a porté jusqu'à sa mort.\u2014J vire D.C, D.Poste restante.xk Ci-Git.Isidore Pétrousquin- Il laisse deux veuves on bas-âre.2} Et un enfant de 3-t ans.x Pour juger do l'importance réells d\u2019un individu, il faut pauser à l'efF:t que produira sa mort, (Le duc de Lévis.) x, * Comble du désespoir pour un horticulteur veuf : Arroser sou jardiu nvec une pompe.fuuèbre.\"x Vivre est une maladie que le sommeil soulege, mais que la mort seule guérit.(Chamfort.) 2 Tse ~11 eat mort en emportant tous nos regrets.\u2014 C'est vrai, puisqu'il ne nous en a laissé aucun.* LF Ci Git Ma bello'mére Enfin | + \u2014miegmttt Annonce d'un journal américain : .a Pour la somme insignifiante de 25 cents, le soussigué indiquors un remède souverain destiné à changer défini- tvement la couleur du nes de quiconque eat affligé d'al- coolieme.» Remèdo on question : i Continuee à boire, et votre nez, de ronge qu'il est de- viendrs bleu ts*s \u2018 (LE ACA 8A RR TN = yor amen + PHILOSOPHIE BU, GRNARD - .Whe teed elie wb 3G * Quand une fommo vous jure un amouF étermal, cleat qu'ella vous croit bien malade.Co \u2019 a) NL 10° On dit souvent: * Les honnêtes gons n\u2019ont qu\u2019une parole, * Cela laisse supposer que les personnts malhon- nôtes on ont plusiours, et copendant ce sont elles \u2018qui en Manquenti \"x * Lo code cst la bible des eeorove, «Tu Quand uno femmo mariée, qui vous connaît À peine, vous avoue qu'elle s'ennuie, vous pouvez être sûr qu'elle s'amuee, =F Quand un mari est exaspéré par sa fimme, il bat son chien ; quand une fumme est agacés par son chien, elle tupe sur sou mari.xx Quand les peuples deviennens vertionx, les affaires vont mal.CALENDRIER pour 1887.Janvier.le sort d'autrui.Février.tes yeux dans les miensl Mars.toujours dans le chemin de la gloira, \u2026 \u2026.te toi sous mon parapluie, .\u2026.\u2026.l'honneur au-dessus de tout.Juin.la force au courage.Juillet.dit: Zut! Aofit.ce quest mon fusil 1 Septembrs.comme du poulet, Octobre.ioche est bonne ! Novembre.asso pas devant tout ls monde! Décembre.meublée à louer.Pour un Pépin! \u2014 Il paraît que les journalistes américains n\u2019aim>nt pas à perdre leurs parapluies.L'un d'eux ayant subi der- nièramert une perte de c3 genre, ansthémisait de la fagon suivants le coupable présumé ; «« Que chaque goutte d'eau qui tombera du ciel sur mon parapluie dans les mains ce cet homme soit une goutte de vitriol : que chaqua rayon de soleil soit un millioa d'épingles trempé dans un poison violent ! a Que ces épingles piquent jusqu\u2019au fond la chair infime et putride du spoliateur ! etc.Tout cela pour un riftard de 2 fr.50 ca ! PARISIENNERIES \u2014 Chez le coiffeur.Uu vieux monsieur gourmande l'apprenti qui vient de lai couper les cheveux.; \u2014Ce n'est pas çw\u2026.Vous ne savez rien faire.Pas assez court derrière, trop long devant\u2026 Allons, recommencez ça ! .Nouvelles tentatives de l'apprenti, nouvelles sorties du client.Ce n\u2019est qu'à la dixième fois que le difficile personnage se déclare À peu prè satisfait.Malheureusement, au moment de eortir, il a un geste maladroit, Et on découvre qu'il portait perruque.* x Au cathéchieme : Un enfant s'adressant au curé : \u2014Dites-moi, monsieur le curé, l'Eternel, est-ce un homme ou une femme ?\u2014 Ni l'un ni l'autre, mon enfant.\u2014 Pourtant, papa parle toujours du l'éternel fémi- oini\u2026 FF Fuamisterie annuclle : Les ramoneurs (valgo: hironduiles d'hiver) ont fait leur apparition dans nos rues et buillent aux vitrines, trainant le pied, jetant le cri d'automne nasllard, \u2014 Vous avez donc déjà bien travaillé, avons-nous demandé à l\u2019un deux, puisque vous avez la figure ploine de suie ?\u2014Oh! non, monsieur, c'est celle de l'année dernière, xx Pour guérir l'anémie, Alexis, mon grand-oncle, Prenait beaucoup de fer.C3 traitement fort doux Lni douns sur la fesse un énorme furoncle.\u2026 -, MorALITR, Si vous prenez du fer, il vous viendra des clous / xk * Coups d'épingle du Figaro : \u2018 ~ En présence de l\u2019étonuant résultat obtenu par Sacoi l\u2019émule du docteur Tanner, M.Grévy vient de lui adresser une invitation à passer uno quinzaine à Mont-sous Vaudrey.Derniers arrêtés du ministère de ls guerre: us \u201c Vu l'état du budget : Art.ler-\u2014Les gendarmes prendront l\u2019uniformo des dragons.* Art.2, \u2014Les goudarmes prendront l'uniforme des gendarmes.\u2014Bigné : Boulanger, 2Te h a 1 aw al AE NEST VEO RET mT AN te T200F AP.be 0 EEEIY] mauvais œil, il n'es étuit point do wême de Saint'Amand pour Saint- Aimée :, .- cr Et, dans un coin, los Suints-Inno- cents regardaiont vout colu, lu boucho ouverte, rans avr lair d\u2019y rien comprendrp, .Enfin, le Maîure fit son ontrée, et ress le petit discours d\u2019ussgs aux us.Et do fait, il ne s'ucoupait guère du petit curé, tandis que Liutes ses piévenanues s'adressaiout à Pisrvin.Et la fête comm :vça.La presse n'avait pas été admise, aussi n'avuns-vons aucun coupte- reudu de css 1éjouïssancus.Muiutenant, dit le S:igneur, .il faut trouver deux placos pour nos.DOUVEAUX VODUS .Cu fut Ssint-(irégoire, en 81 qualité d'azcien mu vre du S.iur-siège qui prit la parole : \u2014 Das pinces, {dit-il, ¢'est difficile, la fouille de conuôle a été churgée ces juurs dirniris, Onfin, je disposo enculo d'un fautsuil cb d'un atrapon- tin Il va sans dire que Diervin ne douta pas unlinstant quo le f iutouil ne lui fût réservé; il y prit place, tandis qua le caré allait wudestement s'asseoir eur le stapontin, Le Suigneur avait laissé faire, mais, dès que lus deux âues furent assiees : \u2014Non pas, Don pas, dit il, à Jean pis ls fauteuil ! \u2014Mais, Suigueur, objecta Piervin, et votre Evangule ?N'est-il pas dit qu\u2019il y aura plus de joie dans le ciel pour le pôsheur couverti.\u2014Parfuitemens, répondit le Seigacur, mais si vous aviez lu plus loin, vous auriez vu qu'ici, les premiers seront les derniers et les der- ui ra les premiers, Allons, hop-ià, déménagez.Et ce fut ais que l'iervin n'uut qu\u2019un strapooti, quand il avur compté sur un f'aute il, Ce qui prouve qu\u2019au Paralis, on coLuait ne jo.ot undage! Audaces fortuns juva! ! Fatigue neceasaive & Pupproche de Viver.\u2014Le Mardi 12 Octobre 188\u20ac,le 197ème grand tirage mensuel de la Loterie de 1 Etat de la Louisiane, a eu lieu avec sa régularité ordinaire.La somme de $265, 500 à été distribuée ça et là et en voici le résultat : le No.26,442 a gagné le premier prix capital de 75,000 ; 1l fut vendu en Sèmes à $1 chaque ; un à Charles J.Herman, un jeune fabricant de bardeaux employé à la Lewis L Arms Shingle and Lumber Co.& Miskegon, Mich.et qui lui fut payé en personne ; und Wm, lL Turner, No.236 rue Randolphe Chicago, Ill, par l'entremise de la Southern Express Co.à la Nouvelle Orléans; un à J.N.Low, de la N, Dakota Elevator Co.Jamestown Dakota, par l'entremise des Lloyds banquiers à Jamestown ; un à la London, Pans and American Bank, link.tée, de San Francisco, Cal ; un payé par l entremise de l\u2019Adams Express Co.à une personne de New-York.Le No.61,968 a gagné le second prix capital de $25,000, il etait également vendu en stwesa 21 ; un à Mrs.Mary Logue, par la banque de Rideout, Smith et C>.d Oroville, Cal; un à Collin Kitchen, No.319 rue Cherry, veilleur de nuit de Richmond & Danville R.R.Richmond, Va.un a R, M, Whiteside, Cisco, Texas, payé à Wells, Fargo & Co'y.Express ; un 4 Jno M, Manning No.1106, g¢me rue N.W.Washington D.C jeune étudiant en droit.)un à Arthur.H.Bamaby, No.87 Norh gtr.Boston, Mass.Le No.1759 a gagné le 3ème prix capital de $10,000, également vendu en sème à Sr l'un ; un à E.T, Babbith, Dennison, Texas, par la banque rætionale des marchands et des planteurs de Sherman, Texas; un à Ge W.Jackson de Brownsville, Tenn: payé par le Southern Express Co; un a Dow &Boyett, Mojave Cal, payé par la Cie.Well, Fargo & Co ; unà la Farmers & Drovers Bank de Louisville, Ky.Les billets 20,104 et 73 392 ont gagné un des quatrièmes prix de £6,000, vendus A New.York, Chicago, San Francisco Carthage, N.C, Mascoutha Ill.Voilà comment tourne le roue de fortune.Le prochain tirage (le 199ème grand mensuel et l'extra ordi naire trimestriel) aura lieu le 14 Décembre lorsque le grand prix capital de $150,000 sera donné à quelqu'un.M.A.Dauphin, N.O.Le donnera sur demande toutes les explications nécessaites.Rappelez vous que l'approche du temps froid nécessite l'emploi de toutes les forces et essayez les.ONSOMPTION \u2014 J'ai uu remède positi pourla maladie indiquée ci-dessus; par sen weage, des milliers de easde la pire espèce et trs anciens peuvent être guéris.Vroément, ma foi est vi grande daus son etficaei- M, que j'envosrai denx tosteilles gratuitonsett svoe un traité do valeur vue la maluiie, à toute personae senfirant de cetin maladiv.1onuez l'e- davane du bureau de poste n4 pour l'express, Dr T.A.SLOCUM, sucensvele : 32 rae Tonge, Torspte, 5 J Pp itll + Arial Ae.a LB (CANARD a.= ru\"; 1, Ev baril de Gemlèvre Les premie:s mauvais jour d\u2019automne étaient\u2018 venus.\u2018 Les \u2018champs gris, marquetés de ci de'là du vert foncé dea bette-aves, des luzernes, étaient déserts ; le vent eonfflait par rafales, balayaut une pluie froide ot floe qui trompait jusqu'aux os les auvres chercheux de pain qui, la esaco au dos, s\u2019en revonaient de leur triste tournée par les vi'lages voisins, Sur la reuts détrempée, ua cabriolet passa balangant su haute capote do ouir sous laqu-lle le vieux docteur était tapi.Puis, co fut un lent carillon do grelots, et une lourde voiture bâchée, truînée par deux vigoureux boulonnais, parut au haut de la côte.\u2014Le pdre Ilézio qui revient du marché d\u2019Albert, dit un vieux men- Giant.ll mo semble qu\u2019il n'a pas vendu son orgs et son frument, car à peine at-il pu trouvor placo dans ea charrotte ! Ls fermior passa sans répondre au salut du cherchoux de pain, \u201cIl est bien fier\u2018 aujourd'hui murmura lo traînour du route en levant son bâton d\u2019un air menaçants Lo vieil avare, va! jamais on Go m\u2019u donné un liard à la ferme de Saint-Laurent ! Que lo diable t'emporte, mauvais richa ! Et il reprit péniblement sa route.Le père Hézin était préoccupé.Com me il s'était anêté nu cabaret du Corbeau, à l'entrée d'Albert, il avait trouvé joyeuse société, i \u2014 Ilé! fermier, avait on dit, pre- vez-vous un gloriu ?\u2014Non j'allume ma pipe et je pars | \u2014Avare | Faut-il que vous possédiez ln plas riche formo au pays, ct que vous soyez si regarduntl 11 est vrai que votre fenume, la Gervaiso, boit pour vous, pour deux et pour trois ! \u2019 \u2014 Ilzin! que ma chantez-vous 131 \u2014Jo m\u2019entonds! ricaua l'interlo- cutaur, \u2014 Fh bicn 1 \u2014lh bien! à cetto heure, votre femme est attablée nvec quelques commdres devant une bouteille d\u2019exude vie! Et vous le snvez bien ; Mézin | Le furmier fut sur lo poiut de sauter A la gorge du paysan.Mais une réflexion lui vint : Amd; tout, si o'était vrai ?c:s choses-là arrivent ! pansu-t-il.\u201d Et, aus mot dire, il quitta l'auberge, remnnta dans sa voiture, et, tournant bride, roprit la route de Saint- Laurent.Si v'était vrai, après tout! lo eff:t, la fermière vieillissait de jour en jour, 51 figure sêche se parchoinie nait, elle n'avait plus le même cœur A la besogae, les animaux étaiont laissés l'abandon, la maison n\u2019était plus auë:i netto que par le passé ! Mais non, ce n'était pas possible ! La Gervaiso était une fomme économe, avare même, comie lui, le père Hé=in.Ki tous cos beaux champs au soleil, tous ces pâturages où paissaient les grandes vaches rouges, la ferme au toit de tuiles grisrs, les quinze mille livres piêtées à sept pour cent au notaire du Trembly.tout cela ne s'était pas, comme dit le proverbe trouvé dans le pas d'un cheval ! Sou A sou, ou avait économisé le prix d'un champ ou d'una prairie, ct I'héritage patornel s\u2019ét-it arondi jusqu\u2019à rondre jaloux los plus gros fermiers du pays.Et copendant.Depuis deux ang, lo pro Ilézin.soe plaignait des mauvais temps; lo bétail 82 veudait à bas prix; les vaches uo donnaiont que peu de lait ; les poules ne pou- duient plus ; les pigeons s\u2019échappaient quand l\u2019heuro étais venue de les vendre.Jusqu'à présent, il en avait voulu à la République ! le gonverne\u2014 ment a ai bon dos |.Maisla G »rvaise était peut-être bien la\u2019cause de tous | ces malheurs ?.\u2026 Co La Gervaise buvait.Alloos done! Rllo savait lo prix do l'argent ! On a tant de peibu à amnsser In valeur d'un arpont de terre! Serait-elle de- veaue folle ?No sougoait-elle plus à l'enclos du fils au Mathist, que l\u2019on allait vendre a Noël, et qui ferait une phture supeibe ?.7 Elle buvait, la Gervuise ! Si- c'était vrai, il lui easseraît la tête, À quoi bop, lui le père Hézin, so Luait-il à peiner d\u2019un bout à,l\u2019uutre de l'innée ?Pourquoi ne louaitil pas uw yalet de charruo commo le faisnient les autres fermiars dn canton ?Pour juoi so nourriss:it- [il comme po peuvie diable ?, Pournoi De 'courait il pas les auberges 1 ille toonerres !.\u2026 Si c'était vrai ?Sous la pluie battante, le père Héèzin coütihuait as route, Enfin, il arriva à la ferme.\u2014Ho | oria t il, Et lss boulonnais s'arrûtèrent devant lo porche.D'un bond, le vieux sauta à bas de la charrette, et, lon- gennt les murs pour ne pas ôtre vu, 11 parvint au coustil, souleva le loquet d'une porte vermoulue eb so glissa rous les fenêtres de la cuisine, On s'amusait joyeusement à son absence I Jin Gervaise et trois autres Commères.étaient assises devant une éuorme bouteille d\u2019eau-de-vio de grain et ce n\u2019était qu\u2019un bruit de vorre ent-«choqués se mêlant aux éclats de riro etau propos avinds des femmes à moitié saoû les, \u2014Jncoro un verre! encore une tournéo ! criait lt Gervaise, \u2014Vorsez sans crainte! Cetto eau de- vie me donue une coif épouvantable ! \u2014 A votro santé! \u2014 Et 4 celle du vieux qui court mainteuant les routes sous l'uverso | Ls pèro Îlézin était andanti.C'était Dion vrai, sa femme sa gzoû- Jait tandis que lui s'acharnait dans sa lutte contre la terre ingrate !\u2019 Sa femme movait joyGuss vie alors que lui so privalt du nécessaire [.Il comprenait maintenant pourquoi la ferme ne prospérait plus! Lo lait des vaches 10ugus, los œufs des poules et les pigeone, ct aussi les économies s'en allaient en bouteilles d'ean devis quo l\u2019on buvait à su sunté!\u2026 Mille millions de tounorres !\u2026c'était par trop fort.\u2014Je vais les fairo boire À 1na santé! dit il en so précipitant dans la mri- son.Au bruit, les commères se levèrent.\u2014Mon homine ! erin la Gervaise, Ce fut un effaroment, un sauve.qui peut général.D'un coup de poing, le père Hézin renversä la tuble, et avee ello les verres et la bouteille.l\u2019uis, ouvrant la porte, il jeta dehors les commères.\u2014Ah! vous bavez à mu sauté ! vous buvez à mu sauté! eh bien ! rsveuez-y, fomclles | La Gurvaise, tapie dans un coin, était plus morte que vive ; l'arrivée souduiue du formior l'avait comme pétriliée.\u2014\u2014Îiltes sont Fartios\u2019 reprit le père Hézw, C'est bien ; maintenant, à ton tour ! Et saisiesant la vicille par les cheveux, il la roua de coups de poings et de coups de pied.A la fin, la Gorvaise s'affaissa et roula sur le pavé.\u2014 ills en a assez 1 murmura le for mier.Et, sortant do la mai:on, il remonta dans sa charretto et reprit la routo d'AlSert.Lorsqu'il rentra A Ia nuit close, la Gervaise était couché:, Bien qu'elle oo dormic point, clle ne dit pas un mot à son mari, Le père Ilézin pensait que celte dure luçon servirait à la vieille, It no fut pas jongtemps à s\u2019aporcevoir q v'il s'était trompé.La Gervaise, mainte- uaut, allait boire chez les commères, ct, un jour, on la ramena ivre-morte sur une brouettc qu'escortaicnt tous les enfants du village.\u2014 La vicille me ruinera ! se disait le fermier.Cela ne pout durer plus longtemps! Puisque Je ne puis l'empêcher do boire, il faut que je m'en débarrasse | - Le père Ilézin avait son idée, Le lendemain, il allait à la ville et il S'arrêtait devant la boutique d\u2019un marchand d\u2019eau-de-vic.- \u2014Envoyez-moi, dit-il, un potit baril de gen:èvre.Je ne regarde pas au prix; \u2018je voux tout ce que vous avez de plus foit en alcool, Le petit bâril arriva à la ferme, \u2014 Femme, dit le père Ilézin à la Gervaise,, je na, voux point que tu continues à me faire houte dans le pays.Voici de l\u2019excellente can-de-vie de grain, bois à la fantaisie, grise-toi, mais, que .porsuntie n\u2019en sache ricn.Là vieille erut que son meri por- dait la tête.Et cependant, il parlait franchement.Elle usa et abusa de ln permission.Au: bout d'un mois le baril était vide.; =\u2014Les choses vont à merveille ! ae disait le fermier de Saint-Laurent.Elle on a bu pour ciuquante francs \u2018D va mois ; le traitement me revient \u2018assez cher; mais bast ! J'y gagnerai aUcorc, uprès tout ! CT ; Et yun second Ibaril remplaga le \u2018ptemièr.\u2018 En trois semaines, il fut à sec.\u2014Vet-elle me ruiner, ls vieille ?se demandait le père Hézin.Aù fait, je orois qu'elle\u2019 n'ira!päh plus, loin, or Ses yeux s\u2019éteignent, ses jambes flagaollent, elle ne tieut plus debout, Je retourne à la ville | Le vieille n\u2019acheva point le troi- siéme baril.Deux jours plus tard le fermier, cn rentrant des champs, Ne trouva point la Gervaiso.\u2014Serait-ce déjà fait ?dit-il, Et, descendant dans la cave, il apergut ea femms étendue sans vie auprès dn baril de genièvre, \u2014Enfio ! b'écrin lo père ITézin ije l\u2019ai tuée et la justice ne saurait m'inquiéter.\u2026 Munintenant, au travail et faisons des économice pour acheter ie clos du fi's au Mathiot I.\" Déeidémeut, mon idée était bonne ! TTT tt A ite.UNE OFFRE LIBLKALE La \u201c Voltaie Belt Co,\u201d de Marsha Mich, offre d'envoyer*ses célèbres cuiu tures voltaiques ct ses applications élec triques, pour un essai de J0 jours, à tou honune allligé de débilité nerveuse, perle de vitalité ou de virilité, ete.Des cireu- laires illustrées donnant tous les détails Bontunvoycus sous oaveloppes cuchetées, port puye, Lcrivez leur de suite, LA CONSOMPTION GUERIE Un vieux médecin, ne pratiquant plus, 4 recu d\u2019un missionnaire des Tndes-Ori- antales la formule d'un remède végétal très simple pour ln guérison rapide et permanente de la Consomplion, de la Bronchite du Catarrh, do l\u2019Asthme, et \u201cle toutes les affections de la gorge ou pes poumons.Aussi guérison positive et radicalo ce'a débilité nerveuses et de toute autre maladie nerveuse.Le docteur dprès en avoir expérimenté l'efficacité dans des milliers de cus a senti qu'il âtait de son dovoir (le le frire connaître aux malades, Poussé par co motif et le dèsir do soulager les souffrances humaie nes, j\u2019enverai gratis, à lous ceux qui le désirent, la formule, en Allemand, Frangals ou Anglais, avec toutes les rensui- gnements pour le faire el l\u2019employer, Envoyer par la poste; 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régu- flammations, et donne une énorgie nouvelle 4 to le «ystôme en général, * Le Sirop calmant do Mme Winslow pour le la dentition dés enfant.a Son efficacité est sans do CR PRIX CAPITAL SI50 000 Nous certifions par les présentes que nous survetllons les arrangements faits pour les tirages mensuels et trimestriels de la Compagnie de Loterie de l'Etat de la Louisiane, que nous gérons et contrôlons person nellement les tirages nousemêmes et que le fout est conduit avec honnêteté, franchise et bonne foi pour tous les intéressés ; nous uulorisons la Compagnie à se servir de ce ertificat, avec des fac-simile de nos signa- ures altachés dans ses annonces, aes FF = # Fur BEE > Oommiesairss.Vous, tes soussignés, Banques et ban uiers, paierons tous les prix gagnés aux teries de l'Etat de la Tiouisiane qui seront présentés à nos caisses, J.H.OGLESBY, fren Louisiana National Dank J.W.KILBRETH.Pree, Stade National Bank À.BALDWIN, Pres, dowoQrisums National Bank ATTRACTION SANS PRÉCÉDENTE Plus d'un demi million distribué Compagnie de la Loterie de l'Etat de la Louisiane Incorporée en 1868 pour 25 aus par la Lbginla ture pour des fins d'éducation et de charité, aves un Capital do $1,000,000, auquel a été ajouté depuis un fonds de réserve do plus do $550,000.Par unvoto populaire dcraennt, ses privild, devinrent partio de In présento Constitution de VEtat, adoptée lo 2 décembre A, D., 1879, La seule loterie votée et endlonde par le peuple d'ancun état.Ne fait jamais de déduction et ne retarde jamais.Les grands tirages simples ont Ten mensuellement.Ji» nesont jamais remis.Examinez la distribution suivanto : 1909ème Grand Tirage Mensuel ET LE Tirage Extraordinaire Trimestriel À l\u2019Académie de Musique, Nile-Orléans, Mardi, 14 Décembre 1886 £ons la surveillance personnelle ot sous la direction du #én @ T BEAUREGARD, de Louisiane et #60 JUBAL A EARLY, de Virginie.Prix capital - - $150,600 &~ Notice: Les, Billets sont'a $10 seul ment.Moitie, 85.Cinquième, 82, we Dixième, 81.LISTE DES PRIX 1 PRIX CAPITAL DE.$160,000 $150,000 1 GRAND PRIX DE.\", 50,000 © 50,000 1 GRAND PRIX DH 20,000 20,000 2 GRANDS PRIX DE, 10,000 20,000 4 GRANDS PRIX DE.5,000 20,000 20 PRIX DE 60 .00 + 300 30.000 20 « 200 40,000 600 #6 100 60,000 L000 \u201c5 ouvres 50 50,000 PRIX APPROXIMATIFS 100 PRIX d'approximation de 200 20,000 10 + s 10,000 100 ¢ « 76 7,500 \u20182970 Prix, B'élevant à.esse unes .022,600 Les applications pour prix \u2018aux clubs doivent être faitos seulement au bureau do la Compagaie\u201d à la Nouvollo-Orléans.Pour de plus amples informations, écrivez Usi blement, donnant votro adresse au long, ANDATS DE POSTE, Mandats d'Ex press, on chango sur New-York dans uno lettr ordinaire, Billets de banque par Express (à nos frais) doivent être adresséos m.A.DAUPHIN, Nouvelle-Orlénny, Ln oud ¥.A.DAUPHIN, Washington D.C' Faites les maudats de poste payables st adressez les letrres enrégistrées à NEW-ORLEANS NATIONAL BANK Neow-Orienns, La = a DESSINATEUR \u2014Et= GRAVEUR SUR BOIS (Edifice de LA PATRIE) 35, rue ST-GABRIEL, 35 MONTREAL, E GUÉRIS LES CONVULSIONS t Lori diro simplement quo jo les fais disparaître pour Je garantis que mon remède guôrit los plus mouvais eas.Parce, quo d'autros n'ont pu réussir, co n'ost par une raison pour que vous ne Soyez pas'guéri mainte dentition des enfants \u2018\u2019 est agréable au gofit of | nant Demandoz de euito un traité ot uno bouteil- est préparé d\u2019après la prescription d\u2019une des plué | le \u2018gratruits:de mon remêdo infaillible Donnez grandes céléhirtés médicales parmi les femmes pharmaciens, dans te monde entier.Prix 25 cts à bouteille.l'adresse pour l'expres etle bureau de poste.des Etate-Unis.\u2014Il est en veoto ches tous les | L'Osai ne vous coute rien ct jo vais vous guérir.Adresser au Dr FH, G.Root, Succuraale, 87, ue Young, Toronto.\u201d \" que jo dis quo je guéris, jo n'ontends pas.un temps'et qu'ils reparaissent apris.J'ai, fait larise l\u2019eatomac et las intestias, fart disparaîere J De ces maludies, attaques épilertiques ou haut les coliqnes, adoucit los humeurs, réduit les a mal, une étude de tout ma vio, n Oleg onlin drome |sPECULATION LE MOYEN DE FAIRE DE GROS PROFITS AVEC DE PETITS | RISQUES.1,5, EUNRAHAN Banquiers et courtiers maison fondée en 187$ Maison Principale 1719 re Notre-Dae (PRÈS DU BUREAU DE M, FORGET.) Et vingt trois « fices dans les principales villes du Cauada et des Etats-Unis.LISEZ ATENTTIVEMENT CE QUI SUIT, C\u2019est une erreur généralement répandue parmi le public, que de faire dus spéculas tiuns sur les stocks de banques et de che mins de fer, sur les grains le lard ou l'huile, il faut risquer un gros montant d'argent, Aussi beaucoup de personnes qui ont par - fois le bonnes idées sur In va\u2018eur d\u2019un stock ou des provisions n'osent pas en vendre ou en acheter parce qu\u2019elles se figurent qu\u2019il\" leur faudra risquer une somme au dessus de leurs moyens ; C'est lA une erreur complète, car en allant à l\u2019office de MM, I, I, IANRA- HAN CC, 1719 RUE NOTRE-DAME, le spéculateur se trouve absolument comme sur te marché de NEW YORK et de CHICAGO, et il peut y faire des affaires en risquant SIo.et au dessus, En eft un fil télégraphique spreial relie le bureau de T, B.HANRAILAN Co A la bourse de New York et de Chicago, et toutes les quotations de ces marchés arrivent instatianvement ct sont marquées sur un grand tableau où le public en prend connaissance, Supposons par exempl: que le stock du New York Central soit à FHIO){ et que vous vouliez en acheter dix parts, vous n'avez qu\u2019à déposer dix-piastres de marge, et alors on vous remet Un bon constatant que vous avez acheté ces dix parts à S1 104 (le quart pour cent ajouté représentant toute la commission) toute la hausse qui pourra arriver au dessus de StioY sera votre profit ct vous pourrez clore votre contrat quand vous voudrez ; ainsi si le soir, le lendemain, ou quelques jours après, ce stock vient en hausse de $4 vous faites un profit de 40 tandis que s\u2019il avait baissé de 34 vous n\u2019auriez perdu que les $10 risqués.Si le spéculateur pense au contr ire que le stock va baisser il vend au lieu d\u2019acheter, C\u2019est à dire qu'il joue à la baisse, Le spéculateur peut mettre de $ra $3 de marge par part, et acheter où vendre toute quantité de parts qu\u2019il veut au dessus de dix parts.La combinaison est la même pour les grains ou le lard, avec $10 vous pouvez acheter ou vendie 1000 minots de blé ou de maïs sur le marché de Chicago ou de New York, Le grand avantage pour le spéculateur est que sa perte est linutée tandis que ses profits sent illimités.Ainsi pour en donner une idée au public, une personne qui aurait acheté l'année dernière dix parts du stok Delaware et Lackawanna qui était 3 $82 et qui aurait gardé son contrat jusqu\u2019à aujourd\u2019hui gagnerais $SSSO, si elle avait pris 50 parts entisquant $50 elle gagnerait $2900! L'entrée des bureaux de I, E, IANRAs HAN & Co est entièrement libre et ous verte au public et en s\u2019y rendant le publie se rendra mieux compte de la façon d'opée rer, qu\u2019il pourrait le faire en lisant les exe 9 | plications données ci desus, La maison T.E.HANRAHAN «& Co dont la réputation de loyauté est parfaites ment établie a fait ainsi d'immenses affais reset toujours à l\u2019entière satisfaction de ses nombreux clients.SALONS DE COIFFURE PARFUMERIE de LUXE A.GRAVEL 1495 Bue Nore-Dame 1 95 MAISON FONDEE EN 1881 A l'approche de In saison des soirées et des bals, M.A.Gravel à l'honneur d'informer les dames de la Sociélé qu\u2019il s'est assuré le concours d'artistes dise tinguês dans l\u2019art si difficile de la coiffu re des dames,et quo ces artisle vionnent et de New-York, La plus belle toilette avce une vilaine .| coiffure est du plus tristes effet, aussi, il n'est pas uue femme élégante qui hésite- gout sorlant des salons do A.Gravel, : Des salons comfortahles et spéciaux Sont mis à lu disposition des dames rue Notre-Dame\u2019 1495, ! 0 = , M, Gravel.vient de recevoir do Paris os parfums les plus nouvoaux et quan- Îté do jolis objets de funtaisio pour cadeaux de Noël et du jour de l'an, * 1495 \u2018RUB NOTRE-DAME 1495\u201d : de recevoir les derniers styles do Paris ra à admirer, les chef-d\u2019œuvres de faut\" "]
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