Le Canard : journal humoristique, 3 mars 1894, samedi 3 mars 1894
[" \u2026.En © \u2018 Duuxmèmx Sfrre\u2014Vou I.No 14 UN AN, 50 Centins ABONNEMENT { grx Mois, 25 LES TROIS MOUSTIQUAIRES POUR RIRE (Sujet à la censure du Recorder) CHAPITRE XIIL.OU LE DETECTIVE TREMPE FAIT UNE ÉTRANGE DÉCOUVERTE.Laissons Felton dans son cachot et voyons ce qui se passe dans le bureau des détectives.Les moyens d\u2019existence du prisonnier\u2019 paraissaient problèmatiques.Il n\u2019avait aucune profession avouable, cependant il avait quinze dollars dans sa poche.Jamais les limiers de la police n\u2019avait eu ocension de le filer vous soupçon de vol.Les documents contenus dans son portefeuille pouvaient peut- être écarter un coin du voile mystérieux enveloppant son existence.Le détective Trempe so fit préter le portefeuille par le sergent de service, él procéda à un examen minutieux des papiers de Felton en compagnie d\u2019A- ramis.La lecture d\u2019une lettre signée par Milady Mordante mit la puce à ' l\u2019orcille du détective.Felton, qui de- | vait être le confident ot \"Ame damnéo | de milady, y recevait des instructions au sujet de son voyage à Mascouche.Élle lui disait d\u2019acheter du père d\u2019Artagnan, à n'importe quel prix, un po- | tit paroissien romain À fermoirs argou- tés.Lorsqu\u2019elle serait en possession de | ce livre elle découvrirait un secret | qu\u2019elle cherchait depuis longtemps.S'il n\u2019avait pas assez d'argent pour le prix d\u2019achat et ses frais de voyage, il n\u2019avait qu\u2019à télégraphier À Montréal.Milady se chargeait du reste.\u2014Oh ! oh ! fit le détective.quelque chose là-dessous.Felton par- lera-t-il¥ Non, c\u2019est évident.1! sau- ruit que lu police « examiné ses papiers.Il faut qu\u2019il ignore ce détail.J'ai uue idée, Ne souttlez pas un mot à qui que ce soit de ce qui vient de se découvrir ici.Laissez-moi faire.\u2014Mais il y a une chose que j'ai oublié de wous apprendre, interrompit Aramis.Le constable Porthos est un des amis intimes de Milady Mordante.Comment se faitil qu'elle ne lui ait pas confié cette mission délicate ?Milady connait son Porthos comme nous, reprit le détective.Elle sait qu\u2019il aime À lever le coude un peu souvent, et que lorsqu\u2019il est émêché il a langue trop longue.Du reste, elle a d\u2019autres raisons que je vous expliquerai plus tard.En attendant, plus un mot de cette affaire.Ne jurez pas fort ce matin devant le recorder dans l\u2019affaire de Felton.I! faut qui se claire A bon marché et qu\u2019il puisse- prendre le train de 8.45 pour aller à Mascouche.Je serai sur le même train et je le tilerai jusqu\u2019à ce qu\u2019il ait mis la main sur le livre mystérieux du père d\u2019Artagnan.Aramis sortit ensuite du bureau privé des détectives, remit son ceinturon et alla reprendre son quart sur la rue Ilyas Craig., En sortant du poste contral Aramis .JOURNAL HUMORISTIQUE _ H.BERTHELOT, Redacteur MONTRÉAL, 8 MARS 1804 UN PATINACE Ouimet, Caron et Angers ont patiné sur une glace trop fragile.Sir Joux : \u2014 Mes amis, tirez vous en comme vous pourrez.retirerai sur ce banc de neige.rencontra d\u2019Artagnan montant la garde devant le monument Nelson.D\u2019Artagnan l\u2019appela et lui demanda s\u2019il y avait une arrestation dans une ruelle abontissant à la rue Craig.\u2014Oui, et c\u2019est moi qui l\u2019ait faite, ré- poudit Aramis.\u2014Comment vous?N\u2019avez-vous pas reconnu le bummer qui est venu chez Madame Bonnacieux pour lui apporter une lettre de son mari qui est en bas ?\u2014Oui, mais on 4 en sacrement de la difficulté À savoir son oceupation.Il se disait agent.FELTON.\u2014uel nom a-t-il donné ?\u2014Son nom véritable, Felton.C\u2019est un miétif Irlandais qui ne sait pas un mot d'anglais.Felton est bien connu de la police.Sa figure est familière au recorder.\u2014Savez-vous une chose, Aramis?-\u2014Eh ben ! \u2014Eh ben! c\u2019est moi qui ai donné des black eyes à Felton.Le maudit prenait bien mon nom, probablement : 4 = \u2026 AGE le 20e ff GX .AC ae vf 49 FES DANCEREUX Moi, je me dans quelque mauvais dessien.C\u2019est ce Felton qui m\u2019a volé la lettre de recom- | mandation du curé de Mascouche.| Pourquoi?C\u2019est ça qui m\u2019embrouille.\u2014Dans tous les cas, Felton aura son procès demain matin devant le recorder.\u2014Me conseillez vous de venir jurer contrelui.Au besoin.je puis faire de rôdeux de serments.C'est pour ça que je cherche à entrer dans Ja police.\u2014Ce seraït plus prudent pour vous de ue pas vous montrer en cour demain matin.Mon prisonnier pourrait bien se mettre dans le coco l\u2019idée de vous compromettre en vous accusant d\u2019assaut avec intention de vol.Par prudence, il ne pas faut qu\u2019il vous voie demuin.Un autre s'est chargé de fuire le biscuit à maître Felton.C\u2019est un détective qui n\u2019est pas manchotte.Bonsoir, je vous lâche ici.D'Artagnan séloigna et revint preudre son quart près de la colonne de Nelson, épiant les mouvements de tous les passants suspects.Sa première nuit de service ne fut pas trop enuuyante.Passé minuit lu était déserte.Notre héros pour tuer le temps était entré en convorsation avec deux cochers qui roulaient au guiers pour leur bourgeois avec un agrès de nuit.Afin de se mettre dans les bonnes grâces de ses nouvelles connaissances il leur avait payé la goutte dans une buvette des environs, les cochers lui ayant enseigné le secret d\u2019y entrer après les henres règlementaires.Pour lui rendre sa politesse, les cochers sortirent leurs blagues et lui rue Notre-Dame offrirent une pipée \u2018d\u2019excellent tabac : Quesnal.Par : UN CRNMLY \u2014 = ppm BUREAU : 1786 RUE STE-CATHERINS Entre lex Rucs Sanguinot et Sto-Eliraboth Laissons causer ces messieurs pendant le reste de la nuit, et voyons ce qui se passe au poste de police.Felton étendu sur les planches fraichement lessivées de en cellule, n\u2019u- vait pu fermer l\u2019œil avant minuit à cause du tapage que faisait la Bande de la Police.Elle exerçait un nouvel air pour ss prochaine sortie le jour de la St.-Patrice.A cing heures et demie l\u2019aurore aux doigts de rose déboutonna et fit tomber le manteau de ln nuit et le soleil se leva radieux À l'horizon en arrière de la montagne de Saint-ITilaire.Un long filet de lumière passant à travers les barreaux de la feuêtre éclaira l\u2019entrée du cachot de Felton.Felton se réveilla, dévoré par nne soif ardente.Il agita la porte de fer de la cellule et homme de réserve portant un trousseau du lourdes clés d\u2019acier à ga ceinture fit sou apparition dans le passage.\u2014Qu\u2019est-ce que vous me voulez?demanda Martel\u2014 J'ai une soif de chien.Pouvez vous m'apporter un verre d\u2019eau.\u2014M n\u2019y à pasde verre pour les prisonniers.Attendez un peu.L'homme de réserve ouvrit la porte du cachot.\u2014Sortez, dit-il.allez à la pompe au fond du passage.LA vous boirez A votre goût.Felton sortit et but à long traits dans une grande tasse en ferblanc attachée à l\u2019évrier par une longue chaine d\u2019acier.Pendant que Martel le faisait rentrer dans ga cellule il fut informé par Aramis, de retour de son service, qu\u2019il pourrait avoir un procès privé devant le recorder s\u2019il voulait plaider coupable de vagabondage.\u2014Ça me va, répondit Felton.(A suivre.) Petites beautées de la langue française : Pourquoi dit-on, lorsqu'il y a froid entre deux amies, que le torchon brûle ?Pourquoi n\u2019appelle-t-on pas eawx dormantes les fleuves qui ne sortent jamais de leur lit?sts Le propriétaire de Tata vient lui réclamer trois termes arriérés.D'un air digne et persuasif, il ajoute: \u2014Vous devriez cependant comprendre, mademoiselle, que celui qui paie ses dettes s'enrichit ! Tata, après avoir lancé une bouffée de sa cigarette au plafond : \u2014Oh ! monsieur.je ne suis pas ambitieuse | AUX ACENTS Le CANARD est vendu aux agents et marchands de journaux à raison de huit centins Ja douzaine.Les numéros non vendus ne seront pas repris.Les com: mandes devront être adressées au Np 1786 rue Ste-Catherine.i Les timbres-poste seront reçus pour des montants au-dessous d\u2019un \u2018dollar, Bureau ou \u201c CANARD\u201d No 1786 rue Ste Catherine, Près de la rue Ste-Elizabeth.Montréal, Février 1894.AVIS IMPORTANT bated AUX AGENTS MEsssiEURS, Nous attirons spécialement votre attention sir un changemeät survenu dans administration du Canard.La \u201ccirculation du journal ¢'étant développée considérablement depuis quelques semaines, M.Berthelot se trouvait dans l\u2019impossibilité de rédiger le journal et de l\u2019administrer en même temps.M.A.P.Pigeon est aujour- d\u2019hui le seul administrateur des affaires du Canard, à son bureau, No 1786 rue Sto-Cutherine.Nos agents de la campague et des Etuts-Unis devront, à l\u2019avenir, solder leurs comptes le premier jour de chaque mois.Lorsque le montant do la facture sera au-dessous d\u2019un dollar, des timbres de poste, canadiens ou américains, seront acceptés on paiement.Ces timbres devront être d\u2019un centin, de doux centins ou de trois centins.Nous discontinucrons l\u2019envoi du journal à tous les agents qui ne se conformeront pas à ces conditions.Tout envoi d'argent devra être adressé 1786 rue Ste-Catherine.A.P.PIGEON, Tél.7121 Administrateur.LE CANARD MONTREAL, 3 MARS 1894 SOCIETE DES PEIGNES QUATRIÈME SÉANCE.Lorsque le président prit le fauteuil à 7 p.m., un protond silence régnait dans l\u2019assemblée.Les figures étaient mornes et abattues.La tristesse répandues sur les traits placides du doyen de la société disait qu'il avait une mauvaise nouvelle à leur communiquer.S'étant laissé choir dans le fauteuil, M.Harpagon baissa la mèche de la lampe de manière a laisser l\u2019assistance dans une demi-obscurité en harmonie avec la sombre nouvelle qu\u2019il allait lui communiquer.D'une voix brisée par son émotion mal contenue, le president dit : * J'ai la douleur de vous apprendre une nouvelle navrante pour la Société des Peignes.Mme Baise-la-Piastre, l'épouse bien aimée d'un de nos membres les plus zélés, vient de rendre sa belle âme à Dieu après une longue et cruelle maladie.Trois où quatre médecins à bon marché ont été appelés à son chevet, etse sont accordés à dire que la science était impuissante à enrayer les progrès de son mal.Pour adoucir ses souffrances dans les dernières semaines de sa maladie les médecins avaient ordonné d'administrer à la malade une cuillère à soupe de brandy V.O.dans 3 cuillérées d\u2019eau toutes les heures.Comme le brandy V.O.coûte $z la bouteille, M.Baise-la- Piastre a cru bien faire en remplaçant l\u2019eau de vie par du rye et du brandy du cabarrouet de la rue des Commissaires.mic a eu pour effet d'abréger la durée des souffrances de Mme Baise-la-Piastre qui ignoraient la différence existant entre ces boissons.Mêlons ce soir nos larmes à celles de notre sympathique confrère, M.Baise-la- Piastre.\u201d Cette écono- LE CANARD Avant de procéder à l\u2019ordre du jour il serait sage de passer un vote de condoléances à l'occasion du deuil qui frappe notre société.M.Lalésine, secondé par M.Fesse- Mathieu, propose qu'il soit résolu 1.Que la Société des Peignes est profondément affigée par la mort de Mme Baise-Ja-Piastre, et qu\u2019elle exprime ses sentiments à celui de ses membres qui a été si cruellement éprouvé.2.Que les Peignes assisteront en corps aux funérailles de la défunte qui seront faite par l'Union des Prières dont elle était membre.3.Que les Peignes se rendent à pied au lieu de la sépulture.4.Que les Peignes par respect pour sa mémoire porteront le deuil pendant un mois avec les crêpes qu\u2019ils ont collectionnés aux enterrements de leurs connaissances et amis.5.Que copie des présentes résolutions soit transmise à la famille de la défunte et publiée dans LE CANARD.Ces résolutions sont passées à l\u2019unanimité et le président appelle l'ordre du jour.Le premier ordre est la considération du rapport du comité des logements, resté sur la table à la dernière séance.M Serre-la-Poigne, tout en adoptant les conclusions du rapport tel qué présenté à la société, voudrait y introduire un amendement à l'effet de permettre aux membres de sè loger où bon leur semblera, si les prix ne sont pas trop élevés.1] suggèrerait à la société de prendre ses repas et sa pension avec lui dans une maison de la rue Sanguinet, où le prix n'est que de $8 par mois.Dans cette maison on vit comme en famille.Pas d'étiquette à suivre, pas de serviettes a table, La maîtresse a un gros chien à laine qui se promène autour de la table dans la salle à manger pendant chaque repas.Les pensionnaires essuyent leurs couteaux et leurs fourchettes sur le chien.Tous les dimanches le chien est lavé dans de l\u2019eau chaude et ça fait de la soupe.Les pensionnaires couchent en cuillère, trois dans le même lit, ce qui cause une économie dans le chauffage pendant l\u2019hiver.M.Rongeliard abonde dans le mime sens que le préopinant.Après un court débat le rapport est adopté tel qu\u2019amendé par M.Serre-la- Poigne.Le comité du musée présente un rapport spécial disant que le Musée Lasalle étant mis en liquidation, le public pourra dans quelques semaines le visiter gratis pendant une couple de jours, au lieu de paver 25 cts d\u2019admission.Le rapport est adopté, et i} est résolu que les Peignes visiteront le Musée Lasalle en corps le premier jour où l'entrée sera gratuite.Le secrétaire donne lecture d\u2019une requête signée par cinq Peignes de la ville de Joliette demandant leur admission dans la société comme approbanistes.Ils se déclarent prêts à se conformer à toutes les clauses de la charte qui leur sera prêtée par la société de Montréall\u2019our se préparer à être admis membres les leignes de Juliette se réunissent deux fois par semaine dans la librairie de M.Gervais, où l\u2019on râfle des orguinettes et des chromos.La requête des Peignes de Jaliette était accompagnée d'une résolution adoptée à la dernière séance.Ils décidaient qu\u2019ils partiraient de l'Hotel Riopel pour tenir leurs assemblées dans la cave de feu le Docteur Laurier.Ils utiliseraient le tuyau de renvoi de la vapeur du moulin pour chauffer la salle des séances sans qu'il leur coûtat un centin.La lettre reste sur la table en attendant qu'un sous-comité fasse un rapport sur la qualification dès futurs membres, Le président dit que l\u2019ordre du jour suivant est une discussion entre les membres sur les moyens les plus efficaces d'économiser les victuailles dans les familles, La parole est prêtée à M.Grippe-Sou qui explique à la société les différents moÿens auxquels il a recours pour diminuer le budget de la mangeaille.M.Grippe- Sou a deux enfants, âgés de trois et quatre ans.Vingt minutes avant les repas il donne à chacun de ses mioches un petit morçeau d'un gros bâton de réglisse noire.C'est un antidote des plus sûrs contre l'appétit qui est coupé complètement au moment du repas.ll a un autre truc.Le samedi soir il arrive 4 la maison avec quatre bouts de saucisse canadienne.A l'heure du souper il réunit ses enfants et leur dit : Voici deux sous pour chacun de vous, si vous voulez vous coucher sans manger.Les enfants acceptent les deux sous et vont se coucher l\u2019estomac vide, se promettant d'acheter du nanan le lendemain matin.Le dimanche matin il leur dit: Voici de la bonne saucisse.Celui qui me donnera deux sous en mangera.Les enfants qui ont l'estomac creux, rendent les deux sous et mangent chacun un bout de saucisse.N'est-ce pas là un moyen excellent de faire des économies domestiques ?\u2018Toute la société applaudit l\u2019idée de M.Grippe-Sou et se proruet d'en tirer profit.Le secrétaire reçoit instruction d'écrire une lettre aux propriétaires de la Presse, de la Minerve et du Monde leurs demandant de faire parvenir à la société une liste de tous les employés du gouvernement, ca- baleurs d'élection, avocats et autres qui se font donner gratuitement tous les jours une copie des journaux sus-mentionnés.Les noms de ces messieurs seront inscrits sur la liste des Peignes de corne en attendant qu\u2019ils soient promus à des degrés plus élevés.L\u2019ajournement est ensuite voté.Le président, avant de sortir de la salle, vide le seau d'eau dans le poêle pour économiser le combustible, \u2014\u2014\u2014>\" LE CANARD a COVA Counc \\, cous \u2018site £ 4 = Lorsque le CANARD aura fini la publication des Trois Moustiguaires.11 présentera à ses lecteurs comme feuilleton un nouveau roman à sensation Comte de Monto Christinpassera à Montréal.Le drame se Mur Prichée.Votre mari, madame Lanippe, est un véritable phénomène.Il est si perspicace.Rien ne lui échappe.Mne.LaNIFrE.\u2014C'\u2019est vrai, ma chère, il a un talent prodigieux pour tout observer.11 observe tout excepté le carême.La scène est au restaurant du Chien d'Or à Québec.LE CLIENT.\u2014Où sont mon couteau ct ma fourchette ?LE GARÇON.\u2014N'avez-vous pas mandé un steck tendre, monsieur ?LE CLIEXT.\u2014Oui ; très certainement.LE Garçon.\u2014Eh bien, monsieur, ici les stecks sont si tendres que vous les mangez avec une cuillère.Zon com- Emile Taupin est toujours galant avec les dames.Il rencontre sur la plage de Trouville une vieille coquette et lui dit à brûle-pourpoint : \u2014Madame, vous rajeunissez tous les jours.\u2014Monsicur Taupin, vous vous moquez de moi.\u2014Allons, voyons, ne vous fâchez pas, mettons au lieu de tous les jours, tous les deux jours.Entendu sur la rue Notre-Dame, en face du Palais de Justice.Plerrç.\u2014 Dis-moi donc, pourquoi Baptiste est-il devenu si avaricieux sur ses vieux jours.Jor.\u2014Je vais d'expliquer ça, Baptiste a débuté dans la carrière de policeman, là il a appris à ne pas payer ses consommations dans les auberges ; il est devenu ensuite membre du parlement, cela lui a appris à ne pas payer sur les chemins de fer, finalement lorsqu'il s\u2019est enrichi à bood/er, il a trouvé le secret de ne pas payer ses taxes.PEERS Un marchand boycotté.\u2014 Tous les fabricants de tabac de Montréal ont boycotté le vrai Brazeau, No 47 rue St-Laurent, près de la rue Vitré, parce qu'il coupe trop les prix du gros.Voyez ses prix : Stonewall $3.30 par 100 ; Pegtop 3.25 par 100 ; Mungo 3.20 ; Monopole 3.25; Mild Havana 2.50; tabac McDonald, Navy 3s, 4s 45 cts la lb, Brunette Solace 44 cts.A la porte d'un restaurant riche.\u2014Ayez pitié d'un pauvre malheureux qui.\u2014 C'est inutile.je n'ai pas de sous.je n'ai que de l\u2019argent !\u2026 intitulé le - MERCIER \u2014 Ta%boule de neige.frappée par la charrue.T'u vas voir ça.I UN SCEPTIQUE Ti-Joe va régulièrement au catéchisme tous les dimanches après-midi depuis en- Viron quatre mois, afin de s'inculquer les principes d'une morale sévère.L'autre jour il disait à sa maman : \u2014\u2014Maman, est-ce que je n'ai pas été un vrai bon petit garçon depuis que je suis le catéchisme ?- \u2014Oui, mon enfant, répond la mère.\u2014Et maintenant tu peux avoir pleine confiance en moi?\u2014Oui, mon cher.\u2014Eh bien, reprit le futur homme ver- tucux, pourquoi en ce cas fermes-tu toujours a clef I'armoire aux confitures comme autrefois ?\u2014\u2014\u2014e
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