Le Canard : journal humoristique, 18 août 1894, samedi 18 août 1894
[" Deuxième Sfris\u2014Von I.No 38 MONTREAL, 18 AOUT 1894 _ JOURNAL HUMORISTIQUE Parx : UN OENTIN ABONNEMENT \u2014 UN AN, 60 Uentins JOURS PAIRS ET JOURS IMPAIRS (Suite et ti) I -\u20141! demeure an 37, Beangars ! Voild un beau garçon! l'us votre genre du tont, par exemple ! M est aussi blond «ue vous êtes brun, et puis, plus grand, plus gros que vous ! l\u2019as très distingué, mais pourtant du sang! nn superbe ca- vulier, C\u2019est l\u2019oflicier de mon régiment que j'aime le mieux !.Ça n\u2019empêche pus que si.je pouvais lui souffler.Fruit heures et demie !.Elle ne vient pus !.C\u2019est bizarre : elle esttoujours là à cette heure-ci.\u2014flle ne viendra peut-être pus ce soir ! \u2014(Çu m'étonnerait : c\u2019est vendredi, et elle vient tonjours les lundis, mercredis et vendredis, \u2018\u2014VousditesY.\u2014(Cu vous semble drôle que je rois si bien renseigné Oh ! nous autres militaires, nous sommes des gens précis.Tous les soirs, apris mon café, je vais faire uu petit tour du côté de la caserne, pour voir.sans avoir l\u2019air.comment tout marche.quand on ne me croit par là.Eh bien !j'ii remarqué que je voyais toujours entrer l\u2019inconnue chez Beaugars de deux jours l\u2019un, et que les jours étaient Inndi, mercredi et vendredi.\u2014C'ost bizarre |.\u2014N\u2019est-ce pus que c'est bizarre Même quand Benugurs est de semaine, elle entre.Mais positivement, ça ne doit pas être une cocotte.Elle se cache.Quand elle voit quelqu\u2019an, elle tile.elle file.Je n'ai jamais pu en approcher, vous comprenez, moi, en uniforme.moi, .le colonel |.Je ne pouvais pas me mettre à courir ! Seulement, un soir.je Pai vae entrer, et je saviüs que Deungars était à l'appel: je me suis promené sur le trottoir en l'attendant, et je lui ai dit : * Moutrez-mioi done votre apparte- meut?\u201d \u2014 Ih lien ?\u2014Ehhien ! Le pauvre garçouest devenu pâle.tout pâte ! Je le voyais sous le bec de gaz.IL m'a fait de la peine, * Mou cher enfant, lui ai-je dit, c'est pour rire | Je serais désolé de vous gêner : amusez- vous, ! vous avez bien raison.ullez ! Bom.e chance et bonne nuit ! Jde regrette de ne pas pouvoir retarder lu botle demain matin!\u201d \u2014 Vous avez eu tort de lui dire vi \u2014 Eh! pourquoi 7 Je n'ai pas Vintention «de me poser en Prad\u2019homme ni d'encourager.la vertu de mes offi clers.Mauvais dans le service, l\u2019officier vertueux.Mauvais, tatillon, tracassier, aigre-doux.Je crois que j\u2019entends quelque chose.Mais non, rien du tout.Je crois même, colonel, que nous pouvons nous en aller.LI fait un temps de chien ! \u2014Comment ! un temps de chien ?I! fait superbe ! À près ça, allez-vous-en si veus voulez ; moi, je ne bouge pas; je veux eu avoir le cœur net ! Voyons, H.BERTHELOT, Redacteur Ce == ; ai > pg I th FU LE COMMISSAIRE DE L'AGRICULTURE Pour réaliser plus facilement ses ambitions politiques et supplanter l'Hon.M.Nantel dégigné comme notre futur premier-ministre.M.Beaubien s'est jeté à la dépense sous forme de souseriptions et aumones de tout genre.À force de mettre ln main à son gousset.le commissaire de l\u2019agriculture souffre d\u2019une entlure qui va le forcer de revenir.pour quelque temps du moins, aux principes de la saine économie.c'est bien les lundis.mercredis ou ven- «lredis : je ne me trompe pus\u2019.\u2014Non, vous ne devez pas vous tromper ! \u2014Pourquoi ça ?\u2014Oh ! je ne sais pas : je dis ça.\u2014Ne bougez pas.je crois que lu voilà ! \u2014Mais non.colonel ! main pour le travail en campagne ! Tant mieux! Parce que, voyezvous, quand il pleut, ça ne vie prs, ça attriste le soldat.Bapristi!j ui manpué me flanquer pur terre: j'ai mis le pied dans un trou énorme! Rien n\u2019est éclairé! Ah !elle est jolie, votre police! Elles sont dana un bel état.vos rues ! Ah! c\u2019est du propre ! \u2014Vovons ce trou, colonel \u201c Et le petit sous-prétet se rapprocha avec intérêt: il venait d\u2019entrevoir au bont de la rue une élégante silhouette, et il semblait tenir beauconp à tourner vers le trou l\u2019attention du colonel, \u2014Comment ! vous ne voyez pus.Iv.mais il y a cinq où six pavés qui manquent ! \u2014dJ'e ne vois rien du tout.colonel : In rue est en effet si mal éclairée.\u2014Attendez.Je vais gratter une | allumette.Sapristi ! vous me la fail tes manquer ! © \u2014En voici une autre, colonel \u20141i s'agit bien de votre allumette ! connue, \u2018jui arrivait en face d\u2019eux.Et le colonel se précipita vers l\u2019in- - \u2014Quel bean temps nous aurons de- IT En le vovant.en l\u2019entendant aurtont.elle s'arrêta brusquement, recula.hé situ une seconde.puis, prenant au parti désespéré, s\u2019élança vers la porte et essayn d'entrer nne clef dans lu serrure.Le sous-préfet arrivait en ce moment, courant derrière le colonel.Il lui enisir vivement la tête dans ses bras, le força à faire volte-fuce of Ini serrant étroitement le nez contre son ulster, il lui dit: \u2014Colonel.je vous demande lien pardon de ce que je viens de faire.Mais cette.dame.est ma mui tresse.Je croyais être seul à posséder ses laveurs ; j'ignorais Deangars ! C\u2019est une personne très considérée de lu ville : je suis dans une bien sotte situation vis-à-vis de vons, et je vous supplie «le ne pas en abuser.Je vais vous dire ce que je pense de sa façon d'agir ! ,\u2026 Ne cherchez pus à la voir.\u2014 Allez, je ne bougerai pus! \u2014 Vous le jurez \u2014Jelejure! Le sons-préfet se dirigen vers l'incon- nne qui, affolée, essuyait vainement d\u2019introduire sa clef.\u2014I[mpossible de la faire entrer!.° 7 Nez à i beth, St-Henri > Non, Eh, bien, allez-y le plus tôt Que vais-je devenir, mon Dieu ?I essays A son tonr : puis, regardant \"tout à conp lu clef : \u2014(Qn ne m'étonne pus, dit-il froidement, c\u2019est celle de In sous-préfecture.Et il la mit dans ea poche.A.P, PIGEON, ADMINISTRATEUR No 1786 Nue Ste-Cathert 6 111] \u2014 Bh bien ! mon cher sou=-préfet, elle ost entrée\u201d \u2014Nou pus.Elle est partie | C'était avec ma clef qu'elle exsayait d'onvrir la porte de M.Denugars.Alba LL Dies! vous fusionniez avec vons en douter \u201d \u2014Mon Dieu ! oui! .Comme celui Jen UTS suns \u2014lêt vous dites que c'est nne tele hier posce ici 7 \u2014 À merveille ! \u2014Je la connais * \u2014C'ertainement.pense.- \u2014Ft le mari Ÿ\u2014l\u2019us du tout! \u2014 Il bien lalors, comment ne saût-il jus que, .Au fuit, c\u2019est toujours comme gel.Enfin, qe n'ai aueune idee qui c'est 7 \u2014Je l\u2019espère bien ! \u2014 Vous tenez douc que je ne suche pas qui?\u2014Je le crois bien, purblen ! \u2014Eh bien ! soit.\u2014 11 est certain yne duns une ville de quinze mille âmes.Mais tout à l'heure vous ne vouliez pus attendre.Est-ce que vous vous doutiez 7.\u2014de me doutais depuis que von aviez parlé des jours\u2018 \u2014de vous demande pardon de rire \u2026.Mais c\u2019est si drôle !.Vous aviez chacun les vôtres 7 Denugars, les lundis, mercredis et vendredis, vous, les mardis et sumedis.,.Eh bien \"et le dimanche\u201d \u2014Tie dimanche.colonel 7.c'est-à-dire, je un imbecile vraiment à ce Dame ! peut-être qu'elle se contentair de.du heent\u201d nature ! 1V L'autre jour.le colonel a rencontré le petit sous-préfet.- \u2014 Venez done quelquefois prendre uue tasse de thé avec nous recoit tous les soirs ! \u2014Tiens ! Mme de Beylchaus ne se couche donc plus en sortant de table.\u2014Eh \u2018non ! l\u2018igurez-vous, c'est notre aventure de l'autre jour qui est canse de ce changement.Je lai racontée à ma femme, et quand elle à su que j'émis allé attendre une petite dame à lu porte de Beaugars, elle m'a déclaré que : Mat femme je ne sortirais plus le soir, et elle pusse toutes ses soirées avec moi.Elle dort maintenant dans la journée, quand je suis retenu À lu caserne on par le tra- mil en campagne.\u2014 Ah! \u2014 À bientôt .Ah! venez donc demain si vous n'avez rien de mieux faire.\u2014Ce sera complet ! \u2014Oui, ve sera complet ! AUX LECIEURS DU \u201c CANARD» Etes-vous allez à la nouvelle parvisse Ste-Elisa.voir les 2000 lots a vendre À sacrifice, sur les rues Notre-Dame, Gareau, St-Antoine, chemin de la Côte St-Paul, «te, Un escompte libéral est donné à tout acheteur, | Pour autres informations, adressez-vous à L.F.Lavose, agent d'immeubles, 3600 rue Notre- Dame, à St-Henri, ou sur les terrains, gratin be LE CANARD L'ABONNEMENT L'abonnement au CANARD est de 50 cts par année, strictement payable d\u2019avance.Les timbres de poste sont reçus en paiement.Tout envoi d\u2019argent devra être adrossé à À.P.Prokon, Administrateur, 1786 Rue Ste-Catherine.LE CANARD Montréal, 18 Anat 1804 Correspondance Europeenne Par Pigeons- Voyageurs.Aventures de Voyageurs Un Peigne sur l'Atlantique Paris, 2 Août.Mox CuEr CANARD, Je Vuurnis écrit une lettre datée à bord du Fancoarer, mois les questions à traiter étaient tellement délicates, que je n'ai pux voulu me risquer à écrire sur le steumer, attendu qu\u2019il y avait toujours quelqu'un pour lire nix copie pardessus mes épaules, Lu première mésaventure que j'ai eue était dans l'église de Notre-Dame des Victoires dans la Basse-Ville de Québee où j'avais accourpugué les pèlerins de Londres avant l\u2019'embarquement à bord du Vancouver.J'étais duns un des bancs de la nef, collé le long du mur au pied de lu station IX du chemin de la croix, lorsqu'une vieille dame, d'une cinquantaine d'années, avec un air de pince suns-rire m\u2019a dit : \u2018*Sortez de ce banc.ll est à moi!\u201d Après lui avoir fait mes excuses, je me mots à genoux dans l\u2019allée, Je ne suis resté là que quelques secondes.Une âme compatissante m'a recueilli ot m'a invité À prendre un siège à côté d'elle, dune un banc voisin.J'ai pardonué à la vieille parce qu'elle ne gavait pus qui elle jetait ainsi dans l'allée.Duns tous les cad, je me suis bien promis qu\u2019elle n'emborterait pas cette affaire dans le paradis.Si jamais je ln rencontre hors de l\u2019église je lui donnerai une leçon de politesse.Ce n'est pas comme cela que les dames de Montréal se conduisent vis-à-vis les étrangers qui visiteut les églises, #'% Me voild done & bord du Vancouver avec les pêlerins ne rendant à Lourdes, J'ui trouvé que les exercices religieux étaient trop long et trop violents pour mon tempérament, Imagiiez-vous six basses-messes par jour à bord et deux Leures ct demi de prières l'après-midi et lesoir.Je n'assistais qu\u2019à une mes e par jour.Le pèlerinage comptait quatre ou ciny jolies demuiselles qui ont recrée leurs amis et leurs connaissances à bord par de ln bonne musique et de spirituelles conversations, Une de ces jeunes pelerines d\u2019une beauté plus qu'ordinaire à réussi à faire six conquêtes peudant la traversée de l'Océan.Elle avait attelé à son char deux officiers du bord et quatre passagers Inïques.À remarquer, sn quatrième conquête a été faite pendant le commencement d'incendie sur le [ancouver.Elle était connue des passagers laïques sous le nom de la ** Demoiselle aux «ix | va fuire un mille dollars de profit aux conquêtes.\u201d Le chapelain du pèlerinage.dit-elle au Canard, m'a donné la permission de faire des conquêtes, flirter n\u2019est pus un péché si la chose se pratique hors des exercices religieux.*.Nous avions parmi les passagers un des peignes fins de Montréal.Il avait obtenu tous ses diplômes de la grande société.Son compagnon de cabine dit qu\u2019il était tourmenté la nuit par les plus affreux cauchemars.Vers deux heures du matin on l'entendait parler et gesticuler pendant son sommeil.*\u201c Fermez lu porte de cour, hurlait il, burrez les contreventa, les voleurs peuvent arriver ! ! [ La porte de cour et les contrevents nu milien de Atlantique!!! Imaginezvous où il avait l'esprit.Deux jours avant l\u2019arrivée à Liverpool le Canard à parié avec un pèlerin qu\u2019il réussirait à arracher une souscription quelconque du vieux Indre qui parlait de donner seulement 25 cents de pourboire aux employés du steamer.La conspiration fut ourdie et tramée avec une perfidie dinbolique.Le Canard écrivit ane entête de souscription sur une feuille de papier ministre.L'inscription se lisait: Souscription pour venir en aide à James O\"Toole, un des marins du Vancouver qui s\u2019est cassé une jambe lu nuit dernière en tombant du grand mat où il était monté pour placer une lampe.Le malheureux t une veuve et cinq enfants en bas âge à Liverpool.La plupart des passagers furent mis dans le secret de la fumisterie.Le ca- pitsine Williams et l'abbé Racicot, avaient leurs noms inscrits pour chacun 85, une vingtaine d'autres signatures suivaient, lu plus petite souscription étant d\u2019un dollar.M.Robert, de l'Archevêché, jouait À perfection le rôle de trésorier, accompagnant avec une poi- griée d\u2019or et de billets de banque à la main, le farceur qui organiaait la pseu- do-souscription.Le Canard d\u2019un grand sérieux débita son boniment au vieux peigne.Celui-ci se rebiffa.11 refusa net en disant, qu\u2019il n\u2019avait sur lui que l'argent nécessaire à son voyage.A force d\u2019obsessions, le bonhomme se fendit «le 25 centins en enjoigeant au trésorier de marquer le montant payé.Il avait été entendu parmi les conspirateurs que la pièce de 25 cents serait rendue au vieux quelques heures plus tard en disant qu'aucune souscription moindre qu\u2019une pinstre ne pouvait être acceptée.Quelle ne fut pas la surprise du Carard lorsque le Peigne s\u2019upprocha de lui avec «les (clairs de colère dans les yeux.Ho, dit-il, rendez-moi mon vingt-cinq cents ! \u2014Pourquoi ?\u2014l\u2019arce qu\u2019il n\u2019y a pas eu d'accident à bord, je le tiens d\u2019un des vlliciers.\u2014 Votre argent est entre les mains du résorier, \u2014(n ne fuit rien.C'est vous qui m'avez fait souscrire, vous allez me rendre mon argent immédiatement sans quoi il y aura du train à bord.Un groupe s'était formé sur les entre- fnites autour des discutants.Le cupi- wine était intervenu et demandait son 55 d\u2019un air sérieux.Pour n'être png lancé À la mer le Canard dut remettre au honuhonime l\u2019argent qu'il redemandait.Ce ne ful pas tout, le vieux peigne circula dans tous les groupes de pusaa- gers en disant: Dépêchez vous de récin- mer votre argent de Bastalotte.Il va tout le dépenser à bord avant que la journie soit finie.Cet honime-là est capable de tout.Il est pire que Rivet Porganizsteur du pèlerinage.Celui là dépens de nous autres.Pour sauver l'honneur des Canadiens \u2018\u2018 pourboirement parlant\u201d il ou fallu fixer la som me que chacun devait donner aux garcons du bord, suns quoi, le vieux peigne n\u2019aurait pas puyé un maravédis.À la gemaine prochaine.H.B.BUVONS UNE LARME \u2014DMes enfants, je ne piends rien, à moins que vous ne buviez ce que je vais vous ordonner, dit le vieux Pierre, eu répondant à l'invitation qu'on venait de lui faire.C'était un vieux de la vieille, 8æ réputation d\u2019ivrogne était bien étn- blie ; personne ne pouvant lui tenir tête duns la paroisse.À usei ies jeunes gens lo regardèrent ils avec étonnement.\u2014L'idée, répliqua l'un d'eux, de nous forcer À boire à votre goût.Vous voulez peut être nous griser d'un seul coup, avec vos mélanges impossibles.Vous êtes le chef des ** couteaux \u201d et, pour nus part, je ne me soumettrai pas à vos conditions.\u2014II veut donner unie dose d huile de castor dans du brandy.suggéra le juge de paix, qui nurait bien pris l'huile pour avoir le brandy.\u2014Non, je suis france.I'renez mon coup, et je suis des vôtres.Après quelques hésitations, loa jeunes buveurg consentirent, el tous se plncé- rent en file le long du comptoir.Tous les regards étaient fixés aur le vieux Pierre.\u2014M.l'hôtelier, dit celui-ci, dounez mei un verra d'eau, \u2014Hein ! Quoi ?De l\u2019enn ?\u2014Oui, de l'eau.C'est nu nonveau coup pour moi, je l\u2019admetls et Particle est rare ici, je le pais, Tly a quelques jours, j'étais allé (aire une purtie de pêche avec des amis.Naturellement, nous avions pris nos provisions de bouches, une pleine caisse de whisky.Car, cour me ditle proverbe, \u2018\u2019 pus de boisson, pas de poisson Cette fois-là, le proverLe a menti, noue n\u2019avons pas pris de poisson, 6t pourtant, Dieu suit s\u2019il y avait de la boisson, Je soir, je n\u2019étais pas plein, j'étais comble, j'étais enfaîté comme un ton- nenu.Je me traînais de peine rt de misère sous un arbre, et je m'y endormis, Les amis burent le reste, et repartirent pour le village.Quelle boune farce ! croynient-ila de m'avoir Inissé là ivre-mort; aussi le répandirent-ils bientôt par tout le vil- tage.Mon fils l\u2019entendit et rapporta la nouvelle & lu maison.Eh bien ! Je restai sous l'arbre, toute la nuit, el, quand je m\u2019éveillai, mu femme était nssise à mes côtés.Elle ne dit pas une parole, munis détournn la tête, et je vis qu\u2019ell : sanglotait.\u201cJe voudrais boire \u201d dis-je.Alors, elle pris la tasse qu'elle avait apportée, cou rut l\u2019emplir à vue source voisine, et me l'apporta.En me la donnant.elle pencha la tête nu dessus.pour m'empêcher de voir ses yeux rougia.Unie larime tomba dans In tasse.Je la vis.Je pris la tasse, et la levant nu ciel, je jurai, que jamuis je ne buirais une autre lurme de ma femme, conumne je l'uvais fait depuis vingt ane.Voue autres, mes gurz, vous savez qui m'avait déluissé ce jour-là.Vous en étiez tous.Un autre verre d'eau, s\u2019il vous plait, M.l'hôtelier.C\u2019est un mulheur d\u2019avoir trop de cœur .quand Patout est trèfle, Fumez le BLACKSTONE le meilleur Cigare a Beee UN MAL DE DENTS J'aime à rencontrer sur la rue un ami qui me dit en grimaçant qu\u2019il a une dent qui le fait soufirir horriblement.C\u2019est si agréable de lui enseigner un remède ; de bourrer la dent avec de lu ouate, de se servir de camphre, de créosote, de chloroforme ou d\u2019opium.Il y n quelques temps, par une de ses soirées humides, je fus pris à mon tour.Jeus mal d une molaire et j'ui éprouvé exactement les mêmes sensu- tions que mon ami.Je passais les nuits blanches, j'enragenis et je pestais du matin jusqu\u2019au soir.Je ne rencentrais pas un homime vu une femme qui ne me duanât pas un conseil.L'un nie dit de taire rougir au feu une aiguille à tricot et de me l\u2019eu- foncer daus le milieu de ln dent, une autre me prôna les qualités merveilleuses de l'opium:, un troisième m'\u2019engageu fortement à aller trouver un dentiste et de fair plomber ma dent, Chacun souriait en me donnant gon avis; ¢était un sourire d'ami.ls ne songenient pas que cette dent avait un demi pouce de haut et qu'elle était d\u2019une sensibilité extrême.Une sueur froide perlait le long de ma colonne vertébrale à l\u2019idée seule de lan faire creuser par un dentiste, [ls le savaienl, mais ils s'en occupaient guère, purce que cette dent n\u2019était pas eux.Si je m'uaseynis à table pour dîner, wa Vieille dent commençait à se Iamenter, Bi je mme couchuix xi je mme levais, si j'allais en soirée où si je vestais ches moi, elle se plaignait de même.Ce Went pas toujours une plainte, c'était quelquefois un snut qui me faisait dresser les cheveux aur ln téte.Parfois C'était une douleur tellement atroce que je faisais des grimnces à mou bébé, je fermais les portes btunquement et je cussais les carreaux.Je mungenis de la vuate, de l'essence de menthe poivrée, du camphre et de l'opium.Je m\u2019appliquais des sues de cendres chaudes et les emplâtres de moutarde sur la joue, je me metinis ln tête duns un fourneau de poêle, je prenais une transpiration, mais mon martyre continuait toujours.Après lu troisième semaine de mes souffrances, les voisins ne permettaient pas à leurs enfants de passer près de ma maison.Les percepteurs de taxes de ln corporation, les canvassers d'assurance et de moulins à coudre étaient obligés de passer pur une autre rue.J'étais devenu une véritable bête fauve lorsque je décidai de faire extraire ma dent.J'étais décidé et je ne l\u2019étais pas.Je changeai d'idées quatre fois dans la méme matinée el finalement je sortis pour aller chez le dentiste.Le dentiste était enchanté de me voir.T1 me dit que s\u2019il ne pouvait pas extraire cette dent euns douleur il était prêt à me copter un million de dollars.A l\u2019entendre parler l'opération était tellement facile, que j'en vins à ln conclu- siou que je ne me fernis pas enlever ma molaire.Je m'élançai vers l\u2019escalier, mais la douleur dans ma mâchoire devint tout à coup si lancinante que je retournui vers la salle d'opération, Le dentiste me dit qu\u2019il ne ferait qu'exu- miner la dent malade, peut-être n'y avait il aucune néceesité de l'extraire ; mais il pouvait faire mourir le nerf.À force de Hatteries, il réussit à wm installer dans son fauteuil.Alors il prit un scalpel très délicat et déchaussu In dent.Je tis uu soubresaut et je dis à l\u2019opéru- leur que je le tuerais s'il continuait ; wis il me supplia de rester tranquille au me disant que cette pelite incision dit la seule douleur que j\u2019aurais à endurer.Il fit tant qu'il me décida à me renverser dans le fauteuil et à onvrir ma bouche.Alors il introduisit son davier eutre mes deux mâchoires et saisit la dent malade.Oh sosudorordonbordozosor- sor 1 11 tel fut Je cri horrible que jémis, mais il n\u2019y fit aucune attention, Il reapira longuement, serra son davier dans une étreinte suprême et tirn.Cher petit maître ! je crus que ma tête allait se détacher du tronc.J'essayai de crier, et de saisir mon bourreau.Je donnai des coups de pied au tabouret et ensuite l\u2019opérateur leva en l'air son davier avec ln dent maudite, disant : La! Je pense que maintenant elle ne vous troublera plus, Je m'élançai hors du fauteuil et je serrai la main de mon dentiste.Je l'appelais mon sauveur et je lui promis une reconnaissance éternelle.Rendu sur la rue je donnais la main à tout le monde, j'embrassai mu femme et j'achetai une douzaine de poupées pour ma petite fille et il me semblait que le monde était trop petit pour moi, tant je me sentuis heureux.La coquette est une femme qui vour donne earte blanche à condition de ne pas lu noircir.Le comble du raffinement c'est de munger (les fèves à ln vanille, afin de lacher des veuté parfumés.Mademoiselle N.que je ue veux pus nourmer, mais que tout le monde connaîtra, est droite comme uu hâton at marche comme une cuve.Une dame entre dans un magasin et demande qu'on lui montre de 1a mousseline, pour en faire une robe de bal à sa fille qu'elle va présenter dans le monde.Un commis lui déploie successivement plusieurs pièces, L'acheteuse n\u2019en trouve aucune assez clair.On cherche dans le magasin ce qu'il y a de plus transparent.\u2014C'est encore trop épais, murmuru lu dame de mauvaise humeur.\u2014Ah! ça, tunis, lui riposta le commis imnpatienté, vous désirez que l\u2019on voit mademoiselle votre fille au travers ?Une dame tourmente son mari pour aller à la campagne.Mon ami, dit-elle, je l'en supplie, con- duis-moi quelque part.Il n'y a plus persoune à Montréal, tout le monde est parti, les rues sont désertes.\u2014C'est justement pour cela que je demande À rester par ici.Tl y a un mols, j'aurais peut être consenti à voyager, mais plus aujourd'hui.\u2014Pourquoi ?\u2014Tu me demandes de quitter Montréal quand il n\u2019y a plus personne, juste au moment où l\u2019un peut respirer ; c'est ridicule ! ae LE CANARD Le contribuable de Montréal, taxé à outrance, se fouille pour trouver le moyen de paver le nouvel emprunt.Un farceur entre un jour dans un grand magasin de nouveautés de la rue | Ste-Catherine.\u201cQue désire monsieur ?Que demande monsieur ?Que faut-il à monsieur ?\u2014Je veux un mouchoir.\u2014Un mouchoir, très-bien, monsieur.\u201d Le furceur traverse, à la auite du coin - mis, une longue file de galeries, fait déployer l\u2019une après l'autre je ue sais combien de pièces d\u2019étofles, et, après une demi-heure d\u2019hésitation, il se décide pour des carreaux bleus.\u201c Vous me donnerez un mouclioir là- dedana ?\u2014Un mouchoir, Lien, monsieur, et avec ça, monaieur ?\u2014Avec ¢a je me moucherai, imhé- cile I\u201d À l\u2019école.Le professeur.\u2014 Supposons que huit d\u2019entre vous avez ensenible 43 pommes.12 pêches, 56 prunes et 16 melons.Qu'est-ce qu\u2019aurait chacun de vous ?Un élève.\u2014 Mal au ventre.eX cemment: a-t-il donc ?\u2014Je me suis querellée avec mon mari \u2014Cela ne devrait pourtant pus te reu- dre heureuse ?\u2014Non, mais nous venons justement de noua réconcilier.* x * Le juge\u2014Levez-vous.Le prévenu\u2014Je réclame d\u2019après la loi le droit de tester assis, votre honneur.\u2014Comment çà ?.\u2014D\u2019aprés la loi on ne peut forcer un homme de s'incri.niner et si je me lève je m'incrimine.Ce point est bon et vous pouvez rester assis.Vous êtes accusé d\u2019avoir volé une paire de culottes à cet homme, mais je ne vois aucune preuve contre vous.=\u2014Vous en avez aucuns votre honneur.\u2014Vous avez votre liberté.\u2014Merci, votre honneur.\u2014À propos, pour quelle raison n'avez-vous pas voulu vous lever ?\u2014Si je m\u2019étais levé \"homme nurait pu voir que je portais ses culottes.x * , Fumez le BLACKSTONE le meilleur Cigare a 8¢ Chez les médecins.\u2014Dites-mai, docteur.est-ce vrai que les œufs frais éclaireissent Ia voie et fu- vorisent l\u2019émission des sons?Evidemment ! Voyez les poules: dès qu'elles pondent elle se mettent à chan ter! Dans un bal ofliciel, un lieutenant de Valsseau en grand uniforme murmure à za danseuae : \u2014Sur l'honneur, madame, je vous adure.\u2026 \u2014Oh ! vous l'avez dejà dit à tant d'au- | tres cet hiver! \u2014C'est vrai, mais toujours en petite tenue.\u201c+ * \u201cVous saver si Gi.est enragé pour la péche, il est parti dimanche deruier pour l'île Oura et voici le billet qu\u2019à sou retour il m'envoie: ** cher ami, j'ar- \u201crive de la pêche, j'ai attrappé une \u201cfluxion de poitrine et une du uzaine * de superbes perches-chandes et six \u2018\u2019 barbottes, partageons ?\u201d * x & L'autre jour, à New-York.un condamné à mort était en train de feuilleter une Bible, quand le prêtre de la prison - entre dans son cachot.\u2014Quel jmssage cherchez vous ?dit , avec bonté, l'ecclésiustique : Annette à une de ses amies mariée ré- : \u2014Monsieur le curé, répondit le con \"damné, je cherche un passage.pour \u2014Tu es toute radieuse, ce matin.Qu'y me suuver.Te Rafraichissez-vous pendant les chaleurs chez À.Robert, No 9 rue St-Laurent, L'eau gazeuse y est \u201cservie avec les meilleurs sirops préparés avec des fruits, Pas d'essence dans leur composition, \u2018 Uni âne amené au marché par un paysan ge met à braire d'une façon lamentable.Uni comuiis voyageur voulant faire le bel esprit s'arrête et s\u2019udressant au paysan : \u2014Vous n\u2019entendez pas ce que vous crie votre âne ?Donnez-lui donc ce qu'il demande.\u2014Ma foi, répond le paysan, ça dépend de vous.I] dit qu\u2019il est content de vous voir et demande à vous embrasser com- tne tin frère.\u201c Le commis-voyageur fila sans demander son reste, poursuivi par les rires de In foule.[a Oh ! les chaleurs ! chacun cuit dans son jus, J'ai perdu l\u2019appétit, ma téte est souffrante et je n\u2019ai plus de courage au travail, Il y à un remède à cela c'est de s'adresser au professeur Geo, Tucker, No 1875 rue Ste-Catherine, LI a en mains les préparations qui vous guériront.POLITIQUE Uni candidat à Ju députation promit ln luno à ses électeurs.Ses électeurs l'élirent.Non seulement il ne leur donna pas lu lune, minis encore il leur montra la sienne.Ses électeurs crièrent bien forL.Et quand.In fois suivante, il se re- présentn : Tle le réélirent.MORALE Y en a pas en politique.* x * HOTEL ST-LAURENT.\u2014Cet établissement si avaata- geusement connu du publie voyageur.est maintenant la propriété de MM, Robillard et Fils qui lui ont fait subir une restauration complète pour le elasser parmi les hotels de premier ordre, Cuve fourni des meilleurs vins.Menu toujours varié à table d'hôtes.Prix très modérés, Sté rite St-Lnnureut, X.est doug d'un nez rouge comme brise (et il ext aobre! ) \u2014 Son vez est si rouge, disait-on, qua quand il y porte son mouchoir, çu sent le brule! Excursions Populaires a I'lle Crosbois 22 Milles pour 20 ets.Le vapeur * FILGATE fera le trajet entre ce délicieux «ndroitet lo ville tons les tours.Départ du Quai Jurques Cartier à 10 lers nm, et 1557 poux, tournant de l'Ite « M am, et S00 hee pn, Rates \\>semments aux prix dela ville, Le huteau pourra être retenu pour des voy- ges speciaux à l\u2019De.PARC LEPINE ! \u2018Grandes Courses ; Mardi, Mercreclt et Jeudi :Les 21, 22 & 23 Aout 1894 PREMTER JOUR \u2014 MARDI ! Clisee de Vs Lee ane» .Bourse $10 \u201c \u201c5 2m Bourse 3a ; an «des SoM care ieee \u201c0 TROISIEME JOUR \u2014 JEUDI Classe de 2,25.cee ee ESL do Pmverte LLL 4 Toutes ces courses sunt pour trotteurs et ambleurs, Les entrées seront positivement fermées Mardi, le 14 Avñt,e(devront être adressées à M.LEPINE.Secrétaire.J 1.LEPINE.Propriétaire.| AMIS, ATTENTION | GRANDE EXCURSION QUEBEC Xous les auspices cle la Cour St-Laurent, Forestiers Cosmopalituin.Dépuert due Quai duc Cartier à 7,80 pan.Pour Billets nehetés le ou avant SAMEDI, le 1: Aout \"94 Aller et retour $1.00.L'ordre le plus parfait sera maintenu à bord.1 Ta I Grand Convert pur des nmnteurs dintingués, Plans des Cubines chez A.P Pigeon, 1786 Ste-( trinez J, 1, Bureau, 1802 Ste-Cutherine : y B.Déry.mes et Fils, coin St-Laurent et Craig.A, P, PIGEGN,\u2014J.B.BUREAU.\u2014J.B.DERY, Urganisateurs.Avenue Mont-Royal - près de la rue St-Denis.DIMANGHE SEULEMENT À 3 et 8 hrs p.n.NOUVELLES ATTRACTIONS Chaque Dimanche Admiasion, 10 ets, - Enfunts, 5 cts Les chars des rues St-Laurent, St-Denis et Amherst se rendent directement au Parc. LE CANARD \u201cLES YEUX DES CRIMINELS Paut-on reconnaître, d\u2019après In couleur les yeux des criminels, leur #pécin lité dans le crime?Oui, nous répond Uno rovue russe, en se busant sur les observations recur\u2019! pur Marlow, lo chef de la station anthro Googie de Saint-Péterabourg.D'aprèr le savant russe, chaque spé- ciuliste criminel a une couleur spécial d'yeux.Fes meurtriers et les voleurs ont toujours des yeux couleur marron ; ceux qui pratiquent l\u2019abus de confiance sous toutes ses formes, ont des yeux couleur cannelle; les vagabonds ont des yeux couleur bleu azur | Les yeux noirs brillent par leur absence dans le monde des criminels.D'après le journal russe, le vingtième siècle va baser ses théories de criminalités eur ce signe incontestable et des plus véridiques ! Disons cependant que la couleur des yeux chez les criminels suit par trop aveuglement les conceptio 8 juridiques du code criminel.C\u2019est ainsi qu\u2019un va- gubond (le vagnbondage est puni en Russie pur la transportation en Sibérie) n'ose pas avoir des yeux noirs ou bleus, couleur adoptée par les gens honnêtes, Il n\u2019est pus de même à l\u2019étranger et c'est pourquoi cette nouvelle théorie scientifique n'aurait peut être pns tant de chances d'être adoptée pur tout le monde.LE TRUC DE L'ONCLE BOB La muisonnette eet fnite de débris d\u2019une barque de pêche comme celle de Peggoty devant laquelle s\u2019extasia si fort le petit David Copperfield, lorsque juché eur les épaules de l\u2019honuête Ilam, il In découvrit dé loin sur ln plage de Yarmath, mais plus petite, moins gaie surtout, sinistre presque, toute de goudron barbouillée, et embusquée derrière la pointe du rocher comme un voleur nu coin du chemiu.Sans le hlet bleuâtre qui sortait droit et grêle d'un tuyau perçant la cale, devenue toiture, jeusse cru cette épave abau- donnée.La porte s\u2019ouvrit et un homme trapu, à solides épaules, portant le tricot de laine bleu et le béret des gens de mer, parut sur le seuil, Il interrogen d\u2019abord le ciel, cherchant d\u2019où venait le vent, puis, avec une longue vne, examina le rivage comme eût fuit an garde-côte vigilant, et, levant ea lunette louilla les somnnets de lu lulaise.Pacis wn 20 A plus de cent pieds an-dessus de su ele, debout an milieu (les genêtset de ces avbrisseaux vivaces qui poussent drus sur les côte» crayeuses, Cf, tandis que je rege=* + l'objectif de sa longue YU6 assis us Moi, Je n'ussis derrière une toulle de gente, déposni mon rac, et, devant In mer grandiose je me mis À déjeuner avec un appétit stimulé par deux heures de marche et la brise du matin.Tout À coup un petit rire, frais comme un chant d\u2019alouette, snceada dans le grand silence, et, au-dessus d\u2019un huisson voisin, parut ne tête étrange, encadrée de cheveux ébourit- tés, conleur d\u2019aile de corbeau.ean brune, lèvres épaisses et rouges, dents éclatantes.Des yeux noirs, brillants et énormes éclairaient cette face de hohémienne.lille rinit, me regardant fixement avec usstrance, puis, encouragée par un signe, s'approcha.Pieds et jambes nus, vêtue d\u2019une mince cotte bleue et d\u2019un vieux mantelet vert garni de tourrures peléce, coit- fée d\u2019un chapeau de paille à fleurs funées, elle offrait avec, insouciance la chair dorée de ses mollets dodus de de belle fille de quinze ans aux baisers du soleil et aux tonctionnements de la brise.\u2014Bon appétit.gent, dit-elle.\u2014A votre service, pretty maid.\u2014Merci, je n\u2019ai pas faim.Et jugeant la glace suffieamment rompue par cetto entrée en matière, elle s\u2019ussit en face de moi, jambes repliéce, ramenant sur ses genoux les puns de son mantelet.\u2014T'oute seule duus ces genêts ?\u2014T'oute seule.\u2014Quo faites-vous aur cette falaise, matin?\u2014Et vous ?\u2014Moi, je voyage.\u2014\u2014Vous allez aux houblonnièrea ?\u2014LA ou uilleure.\u2014Vous allez aux houblonnières ; j'irais bien aussi ; mais l\u2019oncle Bob ne veut pus.\u2014II a pent être ruison.\u2014 Vous êtes étranger ?Est-ce du vin qui est dans ce flacon ?\u2014Du brandy ; en voulez-vous ?Elle parut hésiter, puis, avançunt le bras, prit le flacon, en avala ce qu\u2019on appelle une forte lampée et me le rendit en aflectant une grimace.\u2014C'st trop fort, fit-elle, en's\u2019eseuyant lu bouche du revers de lu main.Elle reprit en position première, genoux A hauteur de ln poitrine.Elle ¢ ait fort jolie, ma foi! en dépit du bistre de sa peau et du peu de going de sa personne, robuste et gaine.C'était lu nature enlin, telle qu\u2019elle plaît aux gourmets et aux sages, vec Ses BLVOUrS sui generis, sn rusticité naïve, n\u2019avant rien de commun avec les immoudices en bas de soie que ln civilisation pourrie dégorgesurle pavé des grandes villes cet qui sont à la la femme et à l'amour ce qu\u2019est un pot de cold-crenmn ranci à un bouquet de flenrs des champs.Certes, toutes n\u2019out pas le parfum de la jucinthe ou de la violette, muis que de sève, que de beautés discrètes, que de trésors À découvrir pour qui les examine avec soin C\u2019est, ce que je me dishis À part moi en examinant cette demi-bohémienne, demi irlundaise, cur duns ses veines ce double sang chaud couluit visiblement.L\u2019alcoul avait angmenté l\u2019éclat et l'assurance impudemment naïve de son regard et, aecroupie, les jambes enton- rées de son brus gauche et les genoux maintenant à hauteur du menton, elle battait machinalement de la main droite ses pieds nus avec une poignée de brindilles sèches.Un coup de vifllet prolongé, aigu, monta jnsqu\u2019à nous.\u2014Jullo ! sexcluma-t-elle en se levant.le vieux Bob m'appelle; ln brute ne peut pas me luisser tranquille un instant.Good bye, gent.Et elle s'en alln, sautant par-dessus les broussnitles.puis ee retournant après une dizaine de gumbades : \u2014Descendez-vous avec moi ?we \u2014 (A suivre) Deux vieilles connaissances.Un assasin reçoit la première visite d'un célèbre avoeat qu\u2019on lni a donné d'office.Aussitôt en présence, ils poussent tous deux un eri d'étonnement.\u2014Jo ne me trompe pas s'exclama l\u2019as- snssin, mon avocat d'il y n vingt-cing ans, en simple police ! \u2014Tiens ! fnis l\u2019avocat, mon premier client! Quel étrange hasard !.Je débu- tnis.\u2014Moi aussi ! Puis l'assassin avec expansion : \u2014Ah! nous avons fait notre chemin, depuis lors !.- + Un Allemand, un jour, en chemise devant son miroir, se rasuit.La main lui tremblnet il se coupa le nez.De douleur il laissa tomber son instrument qui, en passant, lui trancha un doigt de pied.Vivement il ramussa les deux moignons, les appliqua chauds encore sur les plaies béantes et banda fortement le tout.Quinze jours après, enlevant |-s bandages, il constata avec stupeur qu\u2019il s'était trompé.Il s\u2019était mis le doigt de pied à la place du nez et vice versa.Maintenant, quand il veut se moucher, il est obligé de se déchausser.DEFIANT TOUTE COMPETITION \u2014_\u2014 tren LISTE LE Ameuniement de S000, depuis.818.00 4 $250.00 do de Chambre, depuia.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.\u2026.e verres 750 300.00 do de Salle à Manger, depuis 0.1800 à 500.00 Nous vendons nos meubles à des prix très bas pour argent comptant, et noua donnons de grandes facilités à ceux qui ont besoin de crédit.Matelas, Lits de Plumes, Oreillers, Tapis, Prélarts, etc, etc.chez F.LAPOINTE, Ouvert tous les soirs.Z\u2026.e-tun des plus atroces débineur qu'il y ait.Parfois, celn va même jusqu'à Ja belle et bonne diffamation, lunt sont veui- On causait de lui, \u2014Avez vous remarqué\u201d \u2014-Quoi dune ?| \u201411 doit avoir perdu ses dents, Ce gui: fait qu\u2019À présent il inunge ses mots.\u2014Muis, le malheureux, 11 va s'empoisonner, alors! Quand ily & en place pour lu douleur et quelle s\u2019en va enfin, la joie peut danser à l\u2019aise dans \"ime vide.CIGARE NOUVEAU L'usage trop fréquent du \u2018l\u2019abac fort donne aux Fumeurs une haleme désagréable et parfois même repoussante, Un doit éviter ce grave inconvénient en fumant le plus souvent possible le Nouveau Cigare L\u2019'INCOMPARABLE CIGARE DOUX 4 5 CENTINS Manufacturé par J.M, Fortier, 149 Rue St.Maurice, Montréal, Réclamez-le, il est en v.nte partout.Israel Peltier RESTAURANT NATIONAL, No 2135 Rue Notre-Dame, Etabli depuis trois ans.Magnifique sulle de pool meilleurs Vins et Liqueurs toujours en mins, le recommande à ses lecteurs.Les æ Canard ZOTIQUE C.St-AMOUR MARCHAND DE LOIS ET CHARBON.213 AVENUE ATWATER, près de ln ** Water Works.\u201d Aussi Entrepreneur de © outes sortes de Couvertures en Ardoise, en Ferblano ot en Tole Qulvanisée.Ouvrage guranti et À des prix réduits.Téléphone Bell, 4450, J.B.GRIER MAKCHAND DE BOIS DE SCTAUE.2642 RUE NOTRE DAME.Chéne, Orme, Pin, Epinette, Pruche, Cigué, Supin et Cèdre de ln Colombie Auglnise, ete.ont des maisons À faire décorer, peinturer et blan- V13 aux Contracteurs, propriétuires, locataires qui chir,\u2014 J.KE, CILARRETTINL Peintre-Contractour, n transporté son bureau au No 315 Îtue Kichiuond, tout près de l\u2019église St-Joseph.\u2018Toutes demundes de contrats serunt exéentées les plus prompte- meut possible et À In sietisFaction des intéressés.Boll Tel.8311, F, Lefehvre \u2018Tel.3010 F.E.Duquet F.LEFEBVRE & Cie Peintres de Maisons et d\u2019Enseignes, olornge, Imilulion et Tapissuge, Spécintité : Linerustn.Walton, pour Déeoration d\u2019Eglises.105 RUE MANSFIELD, MONTREAL Nous employons que des ouvriers de 1re classe.Une visite est sollicitée.et sur la Rue Guy, Montréal, Capt.Anthime Robillard Commergant de Divers Gravois et Briques, de Chateauguay et River Sand.Pour ordres et informations, s\u2019adresser au Pont Napoléon, Ste-Cunégonde, W.H.MACALPINE Marchand de Bois de Sciage 820 Rue St-Jacques, 820 DEMENACEMENT À l\u2019occasion du déménagement, au coin de la rue Versailles, en face de mon présent magasin, Je vendrai À sacrifice les marchandises suivantes : \u2018Fapisserie à 3}c la pièce, en montant, Poëles de cuisine, avec les ustensiles ; Ferrement au complet pour les bâtisses, etc, etc.ANDRE LEROUX, 2315 et 2317 rue Notre-Dame.1551 STE-CATHERINE Fo TREMBLAY Moulins à Planer et à Scier et fabricant de Portes, Chassis, Jalousies, Moulures, Ete, Tournage, Découpage et Ouvrage de Menuiserie meuses les insinuntions du personnage, toute description, 392 à 400 Rue William, Montréal.Bell Tel, 8426 ANTOINE LEMIEUX Maître-Charretier, No 835 ne St-Jucques.Les meilleurs chevaux et voitures doubles, ll y a place pour prendre 40 chevaux en pension À des prix modérés, JOSEPH FABIEN Entrepreneur Plitrier, Ouvrage en Ciment une spécialité.47 Rue Knox, l\u2019ointe St-Charles.Tout ouvrage exécuté avec soin et à des prix moderés, J.Bre MCLEOD CONTRACTEUR PLATRIUER, No 1456 St-Tueques, St&-CuneæRande PHARMACIE CHARRON Drugues et Produits Chimiques à des prix modérés.J.H.F.CHARRON Pharmacien 1978 Rue Notre = Diunué En face de la rue St-David, Tél.9325.ARTHUR BISSONNETTE No 12 RUE LAMONTAGNE Byunt exposé ses différentes Patentes Améliorées à l'Avudemie Parisienne des [nven- teurs, à Furis, pour FERS A CUEVAUX, pour les dallé- rentes maludies des pieds, à obtenu un Diplôme et une Médaille d'Or.Une visite À son étublis-e- ment ost sollicitée, HOTEL RIENDEAU La maison par excellence pour les touristes, Balcons el terrasse, Vastes salons, chambres richement meublées.Service de première classe, En face de l\u2019[éôtel-de-Ville et du Palais de Justice, À quelques pas des bateaux et des gares de chemins de fer, B8 et 60 Place Jacques-Cartier Joss Rienileuus, Propriétaire, Prescriptions préparées avec le svin le plus winutieux Service de nuit.VINE EXPLICATION Lu DekNIER REBUY Ce que je préfère au monde c'est la droiture, MOT A MOT CE, queue, JE, pré, fer, O monde, gcelle, à droite hure."]
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