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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
samedi 28 avril 1900
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1900-04-28, Collections de BAnQ.

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[" ToT Tew mee NER EST RS Cres ATV \u201cUSPTO RISE RAT TES TOUT COTE lB RE me Pour.les Nevralgie faci i I Mogens dhates des cherenz | N'employez que La Lotion de Pin Parfume) ist \u2014 _ .XXIle Année\u2014No 23 MONTREAL, 28 AVRIL 1900 JOURNAL A UN SOU Oe = «À ** Le vrai pont quelquefois n\u2019êtro pas/vrai sans hlague:\u201d\u201d \u2014 Bora L\u2019xau, \u2014 > = S\u2014 RÉDIGÉ EN COLLABORATION H.BERTHELOT, Fondateur BUREAUX : 139 Rue Ste-Elisabeth ba SAT ES USE = a \u201d ETH Lem ANWR NA | oi i el Han) 0 EAN é | = | i 7 > 9 CA .NN DS TTD) 2 à 1 | weg ar} a / au z i, WI \u201c =# i \u201c3 y es .WwW A c.= ON Na £7 0 777 M KZ a JF & S A 2 AU : = pe SU 0 Z : K j J 7 ç Tr GE a= at Ÿ Ÿ I), 7708 TurrER, le jongleur.\u2014 À la demande générale, je vais maintenant faire le tour des aimables électeurs avec l\u2019urne électorale.La foule tourne le dos, Bergeron tourne toujours la manivelle.Laurier sera malade d\u2019avoir trop ri.[ SIVOUS, TOUSSEZ-PRENEZ-LE-BAUME: RHUMAI;, 2 ss LA BOUTEILLE.PARÉOUT ï du au Ù \u201c_ Duron N'usez quele {SAVON DE PIN PARFUME} v\u2026siséperpiéos Histoire d\u2019une Le retour au logis Les vieux amis LA.perruque On raconte qu\u2019ilse trouvait un jour au théâtre un artiste dont la calvitie plutôt-précoce empoisonnait littéralement l'existence.Oet artiste, d\u2019ailleurs, tenant l\u2019emploi des amoureux, aurait dû, en effet, avoir tout pour lui : beauté, dents blanches et cheveux ; il avait tout le reste, excepté la chevelure copieuse et ondoyante.Il cachait, bien entendu, son infirmité sous une perruque blonde savamment frisée et qui lui donnait, dans la vie privée comme au théâtre, l\u2019aspect du jeune premier idéal, aimé des jeunes filles à marier, Ses camarades, qui jalousaient un pou sa belle prestance et ses succès féminins, avaient été assez longtemps sans connaître son secret ; mais, un beau jour, par l\u2019indiscrétions d\u2019un garçon coifleur, ils dénichèrent le pot aux roses! Alors, en leur qualité de bons petits camarades,\u2014les bons petits oa- marades au théâtre sont quelquefois impitoyables,\u2014ils résolurent de faire une farce à l\u2019infortuné jeune premier.Oelui-ci allait créar un rôle dans une nouvelle petite comédie qui devait être de Scribe,\u2014 pourquoi ne serait- elle pas de Soribe, du reste ?Il représentait un jeune homme 6légant qui venait faire sa cour A une jeune veuve non moins élégante.Le soir de la première représentation, au moment où l'amoureux entrait en scène, ils attachèrent furtivement à sa perruque, et sans qu'il s'en aporçut, un fil imperceptible qui correspondait au cintre.Le jeune premier venait de commencer sa cour et exhalait son amour dans un couplet bien senti, quand tout à coup et au même instant où la jeune veuve lui disait en minaudant : \u2018Vous ôtes blond, et je me suis promise, on effet, de n'avoir jamais * qu'un blond pour mari!\u201d La perruque s'envola brusquement dans les airs et laissa le jeune premier dans une position qu\u2019il qualifia lui-même plus tard d\u2019inconvenante.Ce fut, naturellement, un éclat de rire formidable dans la salle.La jeune veuve, les musiciens de l'orchestre et le souffleur lui-même se tenaient follement les côtés.L\u2019amoureux rougit, pâlit mais comme c'était un homme d'esprit \u2014 cela arrive même dans l'emploi des jeunes premiers\u2014il comprit qu\u2019il lui fallait coûte que coûte, sortir de la situation et, reprenant que son sang-froid, il se leva, salua poliment lejenne veuve et lui dit : \u2014Je vous remercie, chère madame, de vos paroles encourageantes, cette première visite n\u2019était qu\u2019une épreuve, je suis 16 père de celui qui désire vous épouser et je vois que maintenant je puis vous envoyer mon fils saus crainte, il sera ici tout à l\u2019heure.Et il sortit, aux applaudissements du parterre.Le lendemain, les journaux qui rendaient compte de la pièce parlèrent avec éloge e l'épisode de la perru- ue et déclarèrent que jamais MM, ribe n\u2019avait _ imaginé une chose plus spirituelle.9 ul MONOLOGUE Quelle réjouissance! quel plaisir ! j'vois tout qui rit, tout qui danse; j'viens m\u2019en donner comme un perdu.Ah! qu\u2019on est drôle quand on a bu, J'viens du cabaret et c\u2019qui m'désappointe, c\u2019est qu'à force de boire un p'tit coup, j'm\u2019en suis raidi comme un clou.Dam! après tout, y faut ben s'faire vivre, on s'paye pas ça tous les jours.Voyons, que va dire Fifine ?elle va bien jaser, cacasser.J'ai ben envie d\u2019y chercher noise, C'est ga.mettons les pieds dans l\u2019plat\u2026 inter- dissons-lui la parole et f'sons-la marcher droit.Parce que, comme disent les camaros, y a que le maître qui peut marcher comme y veut et quand la femme donne dans le travers, l'ménage ne va plus qu'en zig zag, et pis c\u2019est tout un tort.Quand j'vas rentrer, ma femme va m'chanter :\u2014Ah ! mais il est minuit, songe.\u2014Ah! non, que j'vas dire:\u2014Ah! mais d\u2019ous c\u2019que tu d\u2019viens, quég\u2019tu fais?qu\u2019tés défait.Parlant d\u2019effets, j'ai en effet.Eh ! ben oui, j'ai perdu ma calotte, mon gilet.Allons, silence! Pas d'eris.Soyons gentils, embrassons le p'tit bonhomme et vive la joie, nom d\u2019ane tonne ! Bon, v'là que j'arrive, si l\u2019on crie, crions plus fort! Quoi, ma femme travaille encore.ses larmes coulent en silence.c\u2019est.elle qui travaille pendant que toi, feignant, tu fais bombance, elle qui gagne le pain denot\u2019enfant.Fifine, c\u2019est moé, ton cascaro qui entre.Allons, ma fine, dispute-moé pas.J'vas te dire : après la paye, les amis m'ont dit : \u2014Oascaro, nous avons des balles, allons prendre un canon.Un canon, un canon ça tue pas un homme.J'ai fais venir ma tournée, y ont fait venir leurs tournées, si ben qu\u2019à force de tournées, tout tournait.on s\u2019est tant s\u2019humecté, qu'on s\u2019est trouvé a sec.Et pis toi, tu trimais pendant ce temps-là.Tiens, Fine, j'suis un mange-tout, une éponge, bats-moé, ap- pelle-moé Cartouche, déchire-moé, déchire Cartouche.Ah! j'suis une canaille.Après tout, j'ai encore une médaille, c'est pour Fifine celle-là.J'ai mangé ma part, moé.Tu ris ben, tu verras, j\u2019vas travaillé comme deux.non, comme quatre.non, comme six.et dimanche en huit qui est l'neuf, tu nous auras un p'tit dix avec un dîner chicotibus.Et l\u2019soir j'veux que nous chantions tous trois : Dieu, quel plaisir, quelle réjouissance, Oui, dans huit jours, c\u2019est convenu, Nous chanterons tous en f\u2019sant bom- {bance.Ah! qu\u2019on est drôle quand on a bu.FANFAN.ee ret ses SALON DE TOILETTE Lecteurs du OANARD, si vous voulez avoir votre barbe bien rasée et vos cheveux coupés à la dernière façon, allez de suite chez M.A.St-GER- MAIN No 1867 rue Ste-Oatherine.M.St-Germain est le meilleur des barbiers.Il a des hommes de première classe à son emploi.Ne manquez pas d'aller lui rendre visite, et vous nous en donnerex des nouvelles ; c\u2019est LB CANARD qui le recommande, La porte s\u2019ouvre.Un homme bien mis demande{d voir M.Lafortune, \u2014Je le regrette, répond une dame, mais vous ne pouvez pas le voir, -Il n\u2019est pas malade, n\u2019est-ce pas ?\u2014Non, monsieur, mais.\u2014Alors, je pense qu'il me recevra.Dites-lui, s\u2019il vous plaît, que c\u2019est Charles Bonheur qui est ici.-Je voudrais bien» vous obliger, mals.\u2014Pardonnez-mol, madame, si j'insiste; vous 8tes madame Lafortune ?\u2014Oui, monsieur, \u2014Votre mari et moi sommes de vieux et intimes amis.Je sais que ses nombreuses occupations exigent tout son temps, mais je suis sûr qu\u2019il me recevra.D'ailleurs, je ne le retiendrai pas longtemps.Je ne me pardonnerais pas, voyez-vous, d'être venu en ville, d'être passé à la porte de mon vieil ami sans au moins lui dire bonjour.\u2014Vous m'excuserez, si je vous dis.\u2014Encore une fois, pardon, madame, mais vous m'obligerez en-lui disant que je voudrais le voir, \u2014Je ne peux pas, il est mort depuis quatre ans.J\u2019ai essayé plusieurs fois de vous le dire, mais vous m'interrompiez toujours.\u2014I1 n'y a pas d'offense, Bonjour, monsieur.GRATIS your ep HOMMES Tous, ceux qui écriront à la * State Medical Institute, 757 Elektron Building, Fort Wayne, Ind,, recevront gratuitement, à titre d\u2019essai,un paquet d'un remède merveilleux qui a guéri des milliers d'hommes qui souffraient depuis des années de faiblesses génitales résultant d\u2019excès de jeunesse, de perte pre- maturée de la virilité ou dela mémoire, de faiblesse dorsale, de varicocelle et d\u2019émaciation des organes.Bervez-vous d\u2019uneenveloppe ordinaire.Ecrivez dès aujourd'hui.James Deslauriers 80 Rue St-Gabriel, Chambre No.3 \u2014\u2014\u2014 AGENT DES\u2014, CEINTURES et APPAREILS ELECTRIQUES DU Dr GEO.A.SCOTT LONDRES ET NEW-YORK oop 0'Anis Gauvin ¢\u2014A LA PHARMACIE\u2014\u2014 J.B.GAUVIN, 1286 Rue Ste-Catherine COIN MAISONNEUVE S0GIETà NATIONAIZ \u2014\u2014Dà SOULPTURE Au Capital Actions de 850.000 Es prochaine distribution d'ouvrages d\u2019art se fera à Québec, Mercredi, 16 Mai 1900.1 Lot de 1 \u201cou 1 \"won 1 wu gun 600 5 \u201cou 200 25 \u201c 66 \u201c 95 100 # \u201c 40 200 #8 20 800 \u201c\" \" 12 500 © © Lesssscanvessessisouvauues 8 LOTS APPROXIMATIFS 100 Lots d0.\u2026.0\u20260.\u2026sossuou$ D 100 \u201c© wee 13 100 % \"\" Lansosesceiorcrnconserceus 8 LOTS TERMINATIFS \u2018 999 LOLEd6.10n00sosoccescenseenses 8 À 999 91 M Lnonssounonoue csovocrecse 4 8,500 Lots valant.su.esesoniarons $54,743 Prix da billet, 256, 500, et $1.00.En vente partout.EN VENTE PARTOUT * N.B.On demande des Agents.* Écrire au OANARD.MONTREAL CARPET BRATING CO'Y.623 Rue Lagauchetière Haut dela Rue C0té \u2014\u2014\u2014 MONTREAL TEL.MAIN 718 Le plus grand et le mieux équipé des établissements de la ville pour le nettoyage des Tapis.UBRAINE AUGHILLE 1712 Rue Ste-Catherine EN VENTE à la Librairie Fauchille l'Almanach Hachette et du Drapeau 50 cents ; aussi les Almanachs des Calembourgs, des Gasconnades, du Magicien des Salons, de la Bonne Cuisine, de la Cuisinière, de la Politesse française, du Savoir Vivre, des Jeux de Société, de la Bonne Aventure, du Charivari, de l\u2019Oracle des Dames, Lunatique, du Voleur, du Bon Catholique, des Saints Cœurs de Jésus, Marie, et enfin l'Année Illustré qui contient 100 gravures, prix de chacun 15 cents, par la poste 16 cents.Faites Usage eo DEB.\u2026.BROSSES D'EDDY Le plus durables sur le marché, \u201cPROMPTEMENT u Avez-vonsune idée?Bloul, demandes Botre Guide des Inven'cura,\u201d pour savoir comment s'obtiennont los patentes.Informations fournies Gratuitement.MARION & MA RION, Experia, Pureaux: {Edie New York Life, Montréal, ef Atlautic Bulld., Washington, D, G iting aren | Le Plastron de*Pin Parfume ! comps ido.lL me + hr qe a.| hd AN Tics y - v LE Lm \u2014\u2014\u2014 ee \u2014\u2014 1 ne RS \u2014 PIQUANTE AVENTURE vues L'amour et la dent Un jeune couple entre l\u2019autre jour chez un dentiste.Oelui-ci ne tarda pas à s\u2019apercevoir qu\u2019il était en présence de deux amoureux, La jeune fille souffrait du mal de dents.Le jeune homme lui dit : \u2014Maintenant, ma chère, le pire est |* fait.Asseyez-vous ici et dans une minute tout sera fini.\u2014Oh ! s\u2019écria-t-elle, je ne peux pas.\u2014Je vous affirme que vous ne ressentirez aucune douleur.\u2014Non, j'ai trop peur.\u2014Ça n\u2019est pas possible ; si j'avais une dent carriée, je la ferais extraire de suite.\u2014 Je ne vous crois pas.\u2014Oui, je le ferais.\u2014Mademoiselle a-t-elle une mauvaise dent?demande le dentiste.\u2014Oni, répond le jeune homme ; elle souffre depuis huit jours et j'ai justement réussi à l\u2019amener ici.Voyons, mon amie, faites extraire votre dent, \u2014Je ne pourrai pas supporter la douleur.\u2014La douleur ?Tenez, je vais m'en faire extraire une pour vous montrer que ça ne fait aucun mal.Il s\u2019assit, se renverse la téte en arrière, ouvrit la bouche, et le dentiste semblait choisir une dent lorsque la jeune fille intervint : \u2014 Arrêtez, cria-t-elle, l'épreuve me suffit; il a prouvé son dévouement.Descendez, Jules, je vais faire ôter ma dent.Elle subit l\u2019opération sans se plaindre, et, en s\u2019en retournant, elle dit au jeune homme : \u2014A l'avenir, je veux vous croire quand vous me direz que vous mourriez pour moi.N'oublions pas de dire que le jeune homme n'a que de fausses dents, ren etl tre LA CAISSE NATIONALE \u201c D'ECONOMIE Cette société qui n'a qu'un an d\u2019expérience compte déjà 3,000, Tout homme, femme ou enfant peut être admis à raison d'un sou par jcur séulement, et out faire remonter son entrée du ler Janvier 1900.Hâtez vous de vous inscrire avant que le montant de contributions à payer soit trop élevé.Pour plus de details, demander les prospectus au bureau principal.ARTHUR GAGNON, Secretaire Trésorier, Monument National, Montréal.VOTRE RHUME OBSTINÉ sera certainement guéri par l'emploi du Sirop et des Bonbnos de Fin Parfum.Une revanche Un curé d'une certaine paroisse en bas de Québec avait été transféré dans une autre paroisse par l\u2019autorité ecclésiastique, à la demande des paroissiens par suite des dificultées | FI survenues entre lui et celui-oi, à propos de la constraction d'une église.Mais avant de quitter la place, le curé voulu leur jouer un bon tour.Le dimanche qui précedait celui de son départ, il demanda À ses paroissiens de bien vouloir emporter à la messe, le dimanche suivant, chacun une poignée d'herbe.Le jour arrivé, l\u2019église était bondée de paroissiens ayant chacun une poignée d'herbe, et ceux-ci étaient anxieux de connaître quelle intention avait le curé de leur faire ainsi emporté de l\u2019herbe à l\u2019église ; mais ils le surent hélas tron tôt.Le curé monta en chair et exprima sa satisfaction de voir qu'on avait si bien voulu répondre à son appel.Mes chers frères, leur dit-il, mettez vous cette poignée d'herbe dans la bouche.Les paroissiens obéirent aussitôt.Le curé alors se retournant vers son successeur qui avait pris une place d\u2019honneur dans le chœur et levant les bras on l'air, s'écria à plein poumon : \u2014 Monsieur le curé, voici votre troupeau, je les ai pris bôtes, et je les rends bôtes.Qu'on s\u2019'imagine si les poignées d'herbe sortaient des bouches, et si les paroissiens s\u2019en retournèrent chez eux fAchés d\u2019avoir été aussi humiliés, GEORGES Lettre d'un réserviste a son épouse Je suis ce qu\u2019on fappelle un bleue dans le métier militaire eb je t\u2019assures que ce n'est pas tout rose.J'ai déjà passé plus d\u2019une nuit blanche et! pour oublier je suis rentré quelquefois gris après avoir obsorbé mainte verte.Aussi le corporal m'& menacé hier de la salle de police et je t'assures que j'en riais jaune, lui était rouge de colère et je devins violet, en pensant d\u2019avance à cet infecte réduit tout noir qu\u2019on nomme \u2018\u201c La Boîte.\u201d Je te pries de croire que j'ai hâte d'en avoir fini, et le jour venu je sortirai de la caserne avec la vitesse d'un chamois, car ici on m'en fait voir de toutes les couleurs.| The Home Life Association of Canada Réserve légal à 83 pour cent.Capital-Actions, $1, 00,000 Bureau Principal : TORONTO.Hon.R.HARCOURT, Président : JOHN RSTBROOK, Vice-Président : A, J.PATTI- SON, Gérant-Général; J.S.KING, M.D., Mé- decin-Directour : J.M.BPENCE, Surintendant conts.Ph.DeGRUCHY, Gérant pour la Province de Québec.Chambre 48, Edifice Imperial, Montreal, Isidore Crépeau AGENT D'ASSURANCES = FEU, VIE, ACCIDENTS, Etc.ARGENT A PRETER.34 Cote St-Lambert MONTREAL Tel.Bell Main 2367 Tel.des Marchands, 833 J.BRUNET Manufacturier de MONUMENTS EN MARBRE ET GRANIT Propriétaire de Carrières de Granit Rouge, Rose et Gris.Ouvrages de Bâtisses et de Cimetières, eto., de toutes descriptions, en gros et en détai Estimations données sur demande.Bure uet Ateliers : GOTE-DES-NEIGES, Montréal Tout prads dol\u2019entrée principals du Cimetidre.TrxLEPEONE BRLL: UP 1486 {Connection gratuite pour Montréal), DESSIN + + PHOTO Crane sur Bog Se L.À, D.MORRISSETTE, 1630 Rue Notre-Dame, Montreal, Traitement Privé contre I'Abus des Liqueurs et des Drogues sans injections hypodermiques, ni publicité, ni perte de temps, ni autre inconvénient quelconque en prenant 1a CURE DIXON,.C\u2019est un remade végétal tout à fait inoffensif dans Ses offets immédiats ou ultérieurs.Il guérit ositivement tous les cas sans exception, s\u2019il est pris fidèlement suivant les directions, par des personnes désireuses de se guérir.C'est un véritable spécifique contre l'alcoolisme et la morphinomanie, Nous invitons cordialement toutes les porzsonnes intéressées à faire une visite à nos bureaux et voir ce que nous faisons ; nous leur donnerons leg preuves les plus convaincantes de l\u2019fRcacité absolue de notre remède.À celles qui ne pourraient venir et en feront la demande, nous enverrons, gratis et sous pli cacheté, une brochure qui leur donnera dec eme comes aan De ACCES .* où à son gérant, J.B.572 rue Saint-Denis, Montréal.! 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opposition dispose dans ces cas.7 Cbaque jour quelque incident nou.veau se présente et l\u2019on passe son * temps à jaser sur le compte de Pierre set de Jacques, laissant de côté les | affaires sérieuses, | Dans tout ce bavardage, on n\u2019oublie pas le ministre des travaux pu- ,blios qui est actuellement à Paris, ion dirait que plus M.Tarte est loin plus il est proche.On s\u2019entretient | de lui tout le temps.Le semaine dernière, on lui repro- { chait d\u2019ôtre allé à Londres dire que | les'Oanadiens-frangais étaient British \u2018to.the core (Anglais jusqu\u2019au coton), \u201c et à Paris assurer que nous étions res- , tés Frangais de cœur et de senti.j ments._: La gauche & pas mal taquiné le ; gouvernement à ce sujet et le premier ministre à paru fort ennuyé.: 8, par hasard, M.Tarte se fourre ; dans la tête d'aller à Berlin, à St-Pé- i terabourg, à Pékin, et qu'il continue : d'exprimer nos sentiments à l'égard des Allemands, des Russes et des Ohij mois dans le sens qu\u2019il l\u2019a fait vis-à- «vis des Anglais et des Français, pour j duoi-sllons nous passer ?., ; ÆEspérons qu\u2019il s\u2019arrôtera à Paris, ; oar autrement il nous faudrait croire que notre ministre des travaux pu- £blics appartient À toutes les nationa- CE on no paurrais pas dire : c\u2019est 1: YD Ne: pourraly re : c\u2019est:un Wack of ail'trade,.il est notaire ; mais on pourrait dire: Jack of all nations : ou, comme le faisait remarquer un amit.Jack of all faces, Un peu d'indulgence Les agents d\u2019assurance sont généralement des hommes qu'un refas ne rebute guère.Ilssont d\u2019une persistance qui souvent vous fatigue, vous lasse.Penser à un agent d'assurance suffit pour provoquer l\u2019ire de certaines gens.Un monsieur appartenant À cette dernière catégorie fumait son cigare, après le dîner, dans sa jolie résidence delarue*** Tout À coup et sans cérémonie entre un visiteur qui commence à parler sur un ton d'affaire.\u2014Avez-vous une assurance sur votre maison ?demanda-t-il.Le propriétaire prend aussitôt feu.\u2014Qu\u2019est-ce que vous voulez, cria-t-il, vous qui pénétrez de cette manière dans ma maison ?Que vous importe si ma résidence est assurée ou non ?Allez-vous-en ou je vous flanque à la porte.Le visiteur resta \u2019calme comme un beau matin du mois de mai, \u2014Oeci ne me regarde en aucune façon, il est vrai ; mais je pense.\u2014Vous n\u2019avez droit de penser qu'à ce qui vous regarde, interrompit le patron.Je n'ai pas besoin d\u2019être importuné par des agents d'assurance, -Je comprends cela parfaitement, etjenesuis pas agent d'assurance.Jo passais ici par hasard lorsque levant les yeux j\u2019apergus le feu en arrière, et j'ai pensé que si vous n\u2019aviez pas d'assurance vous n\u2019aimeriez peut-être pas à voir brûler votre maison.Le propriétaire n\u2019entendit pas tou- telaréponse.En hâte il ge dirigea du côté du feu, suivi de l'étranger qui riait de l\u2019aventure.Une famille prodigieuse L'autre jour, un membre d\u2019nne famille prodigieuse des Trois-Rivières, passant à Montréal, se faisait mettre la main au collet par un individu aux allures peu rassurantes, Tout tremblant, le jeune homme lui dit :-Mais vous ne me connaissez donc pas ?c\u2019est nous autres qui vendons du fer en gros et en petit et du charbon.On a aussi la lumière électrique, on arrache les dents, on joue de l\u2019harmonium, on assure le monde et les maisons, on engage des hommes, et on prête de l\u2019argent sur billet.Vous devez connaître mon père, et vous allez me lâcher ?\u2014OC'est bien, répond l'individu, un jeune homme d\u2019une famille comme la vôtre, on le laisse aller.Je peux avoir besoin, d'un jour à l\u2019autre, dans quelques-unes de vos lignes de commerce.BONNE PRECAUTION Si vous êtes sujet à la toux, prenez un pou de BAUME RHUMAL Dyer og vous exposer à l\u2019air vif, LA SANTÉ ET LA\u2018 FORCE vous seront procurés par l\u2019emploi du Célèbre Vin de Pin Parfumé, | 8, Sar.sno arb; 10s AL sarod bh dire, SEE A la Canardière de St-Henri \u2014 Il y avait longtemps que je rôvais d'une aimable et gentille petite, toute petite canne, qui faisait l\u2019orgueil et la gloire du beau petit village de Bt- Henri.Malgré ses trente printemps et la neige de mes cheveux blancs, je ne révais qu'elle, pour ma tendre moitié.Oette aimable petite canne, réunissait dans sa personne toutes les qualités du cœur et de l'esprit ; belle à ravir, musicienne consommée, voir même compositeur.Mais tiens, je m'arrôte là, car pour flatter l'orgueil paternel, il ne faut pas (blesser l\u2019humilité de cette chère enfant.Donc, le jour de Pâques, nouveau Don Quichotte, j'embauche ma Rossinante pour aller voir la Belle.Déjà dix milles de franchis, encore un seul mille et j'étais aux pieds de ma Dulcinée, quand une commère, de qui je prenais des informations, me conta qu\u2019elle étaitallée Pâquetter À quelque part dans le comté de Lotbinière, pour voir celui de qui elle avait reçu si sage direction pendant trois ans.Elle était allée lui faire ses adieux avant que d\u2019aller ensevelir sa bril- Jante jeunesse dans un cloître.Juge de mon désespoir, mon cher OANARD, et de la claque que je reçus par cette nouvelle.Si bien, que rien que d'y penser, je déploie les L.Let tombe en pâmoison, Un voyage de Noce ~ avant le Mariage Un certain jeune homme bien en vue de Saint-Jean avait trouvé un moyen original en méme temps que nouveau de faire un voyage de noce aux Etats-Unis, espérant faire fortune, mais le Félix est revenu sans le sou.Heureusement, ii doit épouser une de nos belles jounes filles de St- Grégoire qui possède une bonne dot, \u2014\u2014\u2014>+>e-#2\u2014>\u2014 La bonne aventure On nous demande notre opinion sur les diseuses de bonne aventure, nous aimons mieux nous excuser.Mais qu'on nous permettre de raconter à ce'propos l\u2019anecdote suivante : Un grand agent d'immeubles appre\u201d nait à un ami qu\u2019il venait de louer uv superbe logement à une chiroman- prié sa locataire de lui dire sa destinée.Elle lui annonça, entre autres sho- ses, que dans quelque temps une personne en qui il avait mis sa conflance lui furait perdre une somme d'argent.L'agent, qui estun homme d'esprit, rin de cette prédiction.Cependant, lorsqu\u2019arriva la fin du tsrme, et qu\u2019il s\u2019aperçut que sa locataire avait levé le pied sans laisser auçune trace de mettre qu'elle avait prédit juste, cienne et que pour s\u2019amuser il avait: son passage, il fat bien forcé d'ad-| \"Un petit détail Un jeune frais entre chez un entrepreneur de pompes funèbres qui depuis un certain temps fait beaucoup d'annonces.\u2014Je vois, dit-il, que vous annoncez fournir tout ce qui est nécessaire pour des funérailles.\u2014Oui, monsieur, certainement.\u2014Eh bien ! dites-moi quels sont vos prix.Quoique je sois dans la peine, je ne puis pas gaspiller mon argent.Un cercueil en chêne, par exemple ?\u2014Tout dépend de la forme et de la garniture, mon cher monsieur.Vous pouvez avoir un Article de première classe pour vingt-cinq dollars.\u2014Hum ! c\u2019est un prix raisonnable, Pourlecorbillard, deux cochers, deux chevaux ?\u2014Dix piastres.\u2014Et maintenant, pour le corps ?\u2014Pardon, monsieur.\u2014Le corps, vous savez, le mort ?Franchement, je ne vois pas bien ce.\u2014Allons donc, est-ce que vous n\u2019annoncez pas fournis tout ce qui est nécessaire pour des funérailles, Et peut-on procéder à ce genre de cérémonie sans avoir un mort ?\u2014Oh! j'y suis, dit l\u2019entrepreneur.Ceci est un léger détail que nous remplissons pour rien.Donnez-vous donc la peine d'entrer dans cette chambre ?Le frais, un pou mystifié, entra cependant dans l'arrière boutique, suivi du patron qui ferma la porte à clé, Puis, ouvrant une armoire, il dit au farceur : \u2014Que préférez-vous, la strychnine, l'acide} prussique on le vitriol ?Je les aî tous, choisissez.Quel beau mort vous allez faire ! Le farceur ne riait plus.Avant de recouvrer sa liberté, il dut payer cinq dollars à l\u2019entropreneur de pompes funèbres pour lui avoir fait perdre son temps.S'il a encore aujourd\u2019hui la manie de jouer des tours, il doit assurément s\u2019exercer sur une autre scène.JEUNES OU VIEUX qui souffrez d'insomnie, de douleurs dans le dos, de débilité nerveuse, de perté& d'impotence, de varicocèle ou de faiblesse générale, vous pouvez maintenant obte- nirune guérison prompte et permanente.Noussommescertains que le REMEDE DU VIEUX DOCTEUR GORDON vous rendra la force, la santé et la vigueur, et afin de le prouver, nous vous enverrons GRATIS Une boîte de Romèdes valant $1.00.Avecces remèdes, nous enverrons notre livre qui traite des maladies particulières à l'Homme donnant une description des organes spéciaux.Nous enverrons cette boîte de remèdes, le livre et les directions nécessaires pour vous gué- tit, sur réception de 12 cents pour payer les frais de port.La confiance parfaite que nous avons dans notre traitement nous encourage À faire cette offre Hbérale, Ne laissez pas passer cette occas, slon de recouvrer la santé et 1e bonheur, P, 0, Box NV 047 Mositréai\u201d rr HT mas V2 < EEE Pa RT LES Faure arte Escoss |N'utilises que l\u2019Ongu ent de Pin Parfume}=-x# COUAC Oertains hommes aiment à noyer leur chagrin dans le vin, aussi ne manquent-ils jamais une occasion de se faire du chagrin.Il arrive aux filles de restaurants d\u2019avoir des distractions comme aux autres mortels.L'une d\u2019elles, l\u2019autre jour, dans un restaurant fashionable de la rue St-Jaoques, demandait à des clients: \u2014! Allez-vous prendre votre café de suite, messieurs, ou attendre qu\u2019il soit prêt ?Un marchand de gros de la rue 8t- Paul, qui était absent lorsque Dame générosité a passé chez lui, répondait la semaiue dernière à un de ses commis qui lui demandait de l\u2019avancement :\u2014O\u2019est bien, mon ami, à l\u2019avenir, vons vous rendrez au magasin à sept heures au lien de huit heures et demie du matin.Un individu comparaît : peut-être pour la centième fois devant le Recorder.\u2014Encore vous ici ?dit le magistrat.\u2014Oui, votre honneur, dit le prévenu.\u2014De quoi vous accuse-t-on ?\u2014Vagabondage, comme auparavant, votre honneur.\u201411 me semble que vous êtes la moitié du temps.\u2014Oui, à peu près cela, votre honneur.\u2014Pourquoi cela ?Pourquoi ne tra- vaillez-vous pas ?\u2014Je travaille, votre Honneur, plus que la moitié du temps.\u2014Eh 1! bien, ditle magistrat, si vous êtes capable de me dire où vous avez jamais travaillé, je vous rends la liberté.\u2014En prison, répond le prisonnier avec impudence.Le magistrat a tenu sa parole.L'autre soir, vers neuf heures, on pouvait voir plus de mille personnes rassemblées à l\u2019angle des rues Ste- Catherine et Oadieux.On avait entendu, paraît-il, du soubassement de l'église protestante des détonations d\u2019armes à feu.Les plus braves dans la foule frappèrent à la porte qui s\u2019ouvrit aussitôt pour laisser voir une salle remplit de spectateurs qui assistaient à une représentation dra- .matique., Il est inutile d\u2019ajouter que la foule se disperea vite, riant de ea mystification.Le restaurant de notre ami Frank Lachapelle, qui se trouve sur l\u2019autre côté de la rue, fut envahi et c\u2019est au milieu des gais propos, des rires et des consommations quese termina la - scène qui avait si fort ému les passants pendant quelques minutes, La-recette de Frank a dû être aussi bonne que celle de la représentation \u201cdramatique.Dans les deux cas, ga été un succès; .Ohaoun en a eu pour gon argent.-Le \u2018fait: est.que ¢'est toujours ga
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