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Titre :
Le Canard : journal humoristique
Journal hebdomadaire humoristique et satirique qui a connu un vif succès en son temps. [...]

Le premier numéro de ce journal fondé par Hector Berthelot - qui en est aussi le principal rédacteur - paraît le 6 octobre 1877. Le succès est immédiat, comme en témoigne le tirage, qui passe du simple au décuple au cours des deux premiers mois. Berthelot n'est pas précisément un néophyte : il a été auparavant collaborateur à La Scie de Québec, une feuille humoristique, et reporter au Bien public de Montréal avant de passer à La Minerve, qu'il quitte en 1878, Le Canard lui demandant trop de travail.

Cet hebdomadaire humoristique changera plusieurs fois de titre. En août 1879, Berthelot cède son journal à Honoré Beaugrand pour fonder, le 23, Le Vrai Canard. Il le remplace, le 12 novembre 1881, par Le Grognard afin que le public ne confonde plus Le Vrai Canard et Le Canard, qui ne cesse de publier des âneries et des insultes qu'on ne manque pas, à son grand déplaisir, de lui attribuer. Des difficultés financières le forcent toutefois à se départir de son journal le 8 mars 1884. Le 25 septembre 1886, Le Violon est rebaptisé Le Grognard.

Quant au Canard, que Ladébauche (un personnage inventé par Berthelot) a popularisé, il continue son chemin avec son nouveau propriétaire, Honoré Beaugrand.

En 1888, Le Violon disparaît pour faire place à Passepartout jusqu'en 1893. En 1893, Berthelot reprend Le Canard, qui a cessé sa publication depuis le 24 septembre 1887. Le petit journal revient au titre premier, Le Canard, avec A.-P. Pigeon comme administrateur.

Le journal contient des textes et des chroniques féroces de satire politique, ainsi que des caricatures, des dessins humoristiques et des bandes dessinées, légendées pour la plupart, sous la plume de Berthelot lui-même ou sous celle d'Henri Julien (qui signe parfois Octavo ou Crincrin), d'Albert-Samuel Brodeur ou d'Arthur Racey.

En dépit de sa disparition en 1936, Le Canard ne cesse de fasciner les éditeurs. À preuve, ces trois tentatives de le relancer : une première a lieu le 21 septembre 1957 et indique une 85e année d'existence; une seconde, en date de mai 1973, fait mention de 96 ans d'existence et affiche l'épithète « québécois »; une dernière et éphémère reprise a lieu en 1976.

À noter que cet hebdomadaire est l'un des premiers journaux humoristiques à se doter d'une presse à vapeur et à publier des illustrations en couleur.

Il était tiré à 500 exemplaires en octobre 1877, à 10 000 en décembre 1877, à 15 000 en mars 1879, à 8 500 en 1910 et à 45 000 en 1933.

Principaux collaborateurs : Hector Berthelot, Henri Julien, Arthur Racey et Albert-Samuel Brodeur.

Sources

« Les journaux satiriques du XIXe siècle », Bibliothèque et Archives Canada,

http://www.collectionscanada.gc.ca/comics/027002-7100-f.html.

BEAULIEU, André et Jean HAMELIN, La presse québécoise des origines à nos jours, Québec, Presses de l'Université Laval, 1975, vol. 2, p. 257-259.

BOIVIN, Aurélien, « Berthelot, Hector », Dictionnaire biographique du Canada,

[en ligne]

TASSÉ, Henriette, La vie humoristique d'Hector Berthelot, Montréal, Éditions Albert Lévesque, 1934, p. 51-62.

Éditeur :
  • Montréal :[s.n.],1893-
Contenu spécifique :
samedi 20 janvier 1906
Genre spécifique :
  • Journaux
Fréquence :
chaque semaine
Notice détaillée :
Titre porté avant ou après :
    Prédécesseur :
  • Passepartout (Sorel, Québec)
  • Successeur :
  • Canard québécois
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Références

Le Canard : journal humoristique, 1906-01-20, Collections de BAnQ.

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[" 28me Année \u2014 No.10 MH.BERTHELOT, HonDATEUA.mare \u2014 MONTREAL, 20 JANVIER 1904 \u20ac \u201c a r GES by : 2 »s,.\u2014 y= A - JOURNAL: HUMORISTIQUE PARAISSANT LE SAMEDI Le Quartier Saint-Louis NES Foo > ENS ATEN SNS OS ERI BUREAUX 1595-1597 RUE ONTARIO i Alsen Tandis que l'échevin Lemay terrasse l'épicier Daoust, le docteur Gadbols s\u2019apercoit qu'il fait mieux de ne pas se mesurer et dc rester daus son rôle de Referee.A Ua qui aime la Vérité Master Jolin Johnson a horreur du mensonge.Uu jour, revenant bredouille de la pêche, il s'arrête devant un marchand de poissons.\u2014Aôkh | dit-il, combien vous demandez pour cette barbitlon-là ?\u2014 Sefxante cents, répandit le marchand.Désirez-vous l'acheter ?\u2014 Aôdl po! fit master Johnson, moi pas acheter, moi voler.Vous voulez me voler mon poisson ! \u2014VYes.\u2018Tenez prenez ces soixante cents, moi les donner à vous, pas pour acheter poisson.| our plaisir, Machinalement, le marchand, interloqué, prit les soixante sous.Maintenant.tournez vous, coatinua l'Anglais, occupez-vous pas de moa, Le commerçant fit comme on le lni demandait.Dès qu'il eut le dos tourné.Jobnson s'empara du barbillon et s'eu alla à graydes enjambées.\u2014Maintenant, dit-il en se parlant & Iui-wéme, si mon femme elle {.me demande si j'ai acheté le pois- |* son, je dirai : no, je l'ai pris.\u2014-\u2014.\u2014 Une jeune femme de chambre va consulter le médecin.\u2014 Docteur, lui dit-elle.j\u2019ai depuis , huit jours de l'infarm.tion wu: yeux et des bourdonnements +.oreilles.Que faut-il que \u2018e fasse ?Le médecin après un examen rapide : \u2014 Le imal n\u2019est pas grave ; vos yeux et vos oreilles n\u2019ont besoin que d\u2019un peu de repos.Abstenezvous pendant quinze jours de regarder par le trou des serrures ct d'écouter aux portes : Fragment de conversation : \u2014Oh !moi je n'aime pas les imbéciles.\u2014Eh Lien ! au moins vous n'êtes pas égoiste, oa LE PONE PRA L'homme a sur les animaux une supériorité incontestable.C'est entendu.Il a entre autres celle de savoir cowmpliquer une existence souvent difficile déjà par elle- même, Ne nous sommes-nous pas, en effet, volontairement, fait les esclaves de mille règles d'usage, de mode, de bon ton, etc., etc.?Si encore ces règles reposaient sur un fondement quelconque de pratique ou de raison.Mais non, le plus souvent.\u2018\u2018ca se fait.ca ne se fait pas.\u201d\u2019 Voilà tout.Coutumes étranges.Modes abracadabrantes.Formules bizarres.Gestes grotesques.\u2026 Il faudrait dix volumes pour en faire la critique raisonnée.Pour tout l'or que ne m'offrira jamais un éditeur, je n\u2019écrirais un seul de ces volumes que pas un lecteur n'ouvritait.Je me bornerai 3 vous raconter une petite, toute petite histoire qui vient de m\u2019arriver et qui n\u2019a pas peu contribué à me faire prendre en horreur toutes ces grimaces auxquelles on est cou- damné lorsqu'on veut passer pour un homme \u2018\u2018distingué\u2019\u2019.* * Mme X.est une femme charmante, dont il vous suffira de cou- naître deux particularités, Elle ne peut souffrir le manque d'usage et adore un certain potage perlé dont elle a la recette, au point que c'est lui faire injure que de ne pas partager son goût.J'étais, il y a quelque temps, convié à diner chez elle, en compagnie de plusieurs invités, dont au moius deux personnages importants, auprès desquels elle m'avait fort promis de me recommander.N\u2019étant point de ceux auxquels il est permis d'arriver en retard, je m'étais présenté à l'heure convenable, I'heure du menu fretin.Fort bien accueilli par la maitresse de la maison, dont la grâce et l\u2019amabilité sont d\u2019une aisance parfaite, j'avais eu le temps d\u2019échanger quelques mots avec clle avant le traditionnel : \u201cMadame est servie\u2019\u2019.J'étais fort content de moi\u2026 J'avais eu la chance de trouver quelques phrases heureuses et, sur Une question de sa part, de glisser adroiten:ent mon acloration pour e potage jerlé, ce qui avait paru a ravir.Pour un timide comme je le suis, ce n'était pas trop mal débuter.Or, une circonstance fortuite fit que j'eus à sortir du salon.Lorsque je voulus y rentrer, je me trompai de porte et me trouvai à pousser celle de 1: \u20ac risine.J'y surpris une scène singulière.Ce qui va suivre n'est pas d'un goût parfait et j'en demande pardon à mes lecteurs.Mais je ne puis que raconter des faits, encore en atté- nuerai-je la grossièreté.Au reste, pour qui connait la race vile de certains domestiques, ils ne surprendront pas outre mesure.Que de vengeances sournoises et basses ceux-ci commettent vis-à-vis de leurs maîtres, pensant prendre ainsi, leur semble t-il, une revanche qui leur est due.Les miens, ou plutôt ceux de Mie X., avaient imaginé celle-ci: Au moment où je pénélrais dans l\u2019office, le maître d'hôtel prenait des mains du cuisinier des assiettes À potage que celui-ci lui passait.Le choc de la vaisselle et l'éclat étouffé de leurs rires avaient couvert le bruit de mon entrée.Ils ne s'étaient pas aperçus de ma présence.J'eus tout le loisir d'entendre : \u2014\"Celle-là, c'est pour la vieille baderne ! \u2014\u201c\u2018Celle-là, pour le gros pansu ! \u2014\"Celle-Ià, pour la patronne ! -\u2014 LE CANARD RR \u2014 I LOCATAIRES GENS a SALAIRES ; x Ko od iB pd is 5 ES PITY Era eA ek SES pr a [FR Eran RB) pr TE EEE ES 1@-S1.33 EN He Amherst, AR gr.FER] aux agents sur le terrain.Devenez Propriétaire ! 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Faire un scandale ?À quoi bon ! | je me retirai sans bruit.Quelques instants après, tout le monde était à table.Chacun avait devant lui une assiette, oh ! reluisante de propreté.apparente, dans laquelle allait être versé le délicieux potage perlé.Que n\u2019aurais-je donné pour pouvoir essuyer le fond de la mienne avec ma serviette !.\u2026.Mais impossible d\u2019y songer.C'elit été un manque d'usage absolu.Et pourtant, je ne suis pas difficile.Il m'aurait suffit d\u2019en effleurer la surface pour me faire disparaître cette écœurante image d'un crachat répugnant qui, obstinément, s\u2019y dessinait à mes yeux.J'avais beau en chasser la vision, elle persistait.Je le voyais sur l'impeccable blancheur de la porcelaine., je le vis à travers le potage versé et.je ne pus me résoudre à y tremper ma cuiller.Mon prétexte d'indisposition subite ne trompa point Mme X.Mais clle se trompa sur la cause véritable de mon manque d'appétit.Elle l'attribua à mion horreur pour son potage et m'en voulut à mort.De la soirée,elle ne m'adressa la parole tt les deux importants personnages partirent sans sonpçonner parmi eux la présence de l'homme de valeur que j'étais et qu'elle devait leur révéler.© Quant à moi, je ne pouvais, on le comprend,lui dévoiler la grossièreté de ses domestiques.Je n\u2019étais p :s avec elle sur un pied d\u2019intimité qi ie l\u2019eût permis.Je perdis, de cette aventure, son estime et l\u2019occasion d\u2019une présenta - tion avantageuse.Mais \u2014 c\u2019est ici la plus déplorable morale de mon histoire \u2014 j'aurais perdu plus encore en essuyant mon couvert du coin de ma serviette.J'aurais, aux yeux de tout le monde, passé pour uu goujat, tellement on attache d'importance à mille règles d'usage dont, comme je le disais au début, nous nous sommes faits les esclaves.\u2014 = \u2014 \u2018 Ve .5 $ D a s ES A 0\" h hl Th Pa 3 .TR \u201d [OS cote [ORTENUES-PROMPTÉMENT Avez-vousume idée?Floul, demandez notre \u2018Guido des Inventeurs,* pour savoir commaens v'otticunent les patentos.Informations fourmics gratuitement.MARION & MA RION, Exportx.{ Edifice Now York Jife, Montréal.Bureaux: | et Atlantic Dubid, Washiuaton, D.C fn Ste Catherine, Moutréal.Vient de paraître les Almanachs suivants pour 1906 ?Amusant, des Cocotes, du Farceur, des Devinettes, des Gasconnades, de la Bonue Aventure, des Calembours, du Magicien, du Bon Ton, des Jeux, du Troupier, et de la Clé des Songes, à 1sc chaque et 17\u20ac par la poste.Aussi les Almanachs du Drapeau ct Hachette 3 soc, Goc, goc, $1.00 ct $1.25, plus 5c par la poste, Journaux comiques hebdomadaires : Ie Rire, Le Sourire, Le Non Vivant, Le Jeudi de la Jeunesse, La Joie des Enfants, à sc, Gc par la poste.Publications mensuelles, bi-mensuelles et hebdomadaires : Musica 25c, La Femme d'aujourd'hui 25c, La Vie Henreuse 150, Je sais tout 25c, Fémimina 15c, L'Illustration 200, Les Annales sc, Paris qui chante I0c, plus 5c par la poste.Cartes Postales de Montréal, Québec et autres vues du Canada.Aussi un grand choix de Cartes Postales l\u2018rançaises illustrées de fantaisie, en série et séparément, à 2, 3 et sc, Albums de Cartes postales de 25, 50 et 75 cents, $1.00, $1.50, $2.00, etc, pou vant contenir de I00 à 1,000 cartes.Commandes exécutées par le retour de la walle, Js cu SAINT-LOUIS, 1712 rue LE CANARD {comes St-Valier, janvier 1906.Mon cher CANARD, Connaissant les grands services ue tu rends à l\u2019humanité, je viens douc, mon cher Canard, plein de confiance en toi, te demander de vouloir bien publier ce petit article daus tes colonnes.En le faisant tu pbligeras fort tous les pauvreg paroissiens de St-Valier qui, sont fatigués des types que je vais t\u2019introduire.| Il s\u2019agit donc de deux demoiselles de notre village : une mince et une rosse.La mince we fait un peu Penser À ces girouettes que l\u2019on \u2018rmet sur les granges pour conuaître Ja direction des vents.Elle meurt d'envie de se marier, et ne trouve personne pour partager son cœur.Ce n'est pas de sa faute pourtant, car depuis une vingtaine d'années, eu a-t-elle fait des efforts pour atteindre sou but.toujours en vain, hélas ! Et même de ce temps- ci.mais il est inutile de dire tout ce que le moude sait, sinon pour avertir la demoiselle qu\u2019il n\u2019est pas nécessaire qu'elle affiche aiusi son amour devant le public.L'autre demoiselle est une grosse tannante, un fac-simile de la Tour de Babel.C\u2019est une assez jolie fille, mais elle aime, elle aussi, les garçons\u2026.\u2026 beaucoup.beaucoup.Toutes les deux sont d\u2019un caractère impossible.Elles sont en chicane avec toutes les jeunes filles de St-Valier, qui, soit dit en passant, ne courent pas les garçons, mais attendent patiemment sans s\u2019exciter.| Naturellement ces jeunes demoiselles de St-Valier ne sout pas habituées à voir les filles faire tant de chemin pour les garçons, et les demander méme en mariage.Mon cher Canard, dis donc, charitablement, à la mince et à la grosse qu'elles s'observent un peu plus afin de ne pas faire parler tout le monde sur leur compte.UNE PAROISSIENNE.x x % Bienville, janvier 1906.Mon cher CANARD, Depuis longtemps il existe dans Bienville, autrefois appelée \u2018la petite Route\u2019\u2019, une certaine jeune demoiselle aux boucles rouges que tout le moude connaît sous le charmant nom d\u2019Y.Sa résidence d'été est une balançoire plautée aux quatre vents.Pour l'hiver sa bonue mère a cru devoir lui faire une place dans une chaise berçante à côté du comptoir.Je tela présente sans plus de détails aujourd'hui, mais si tu désires faire plus ample connaissance avec elle je pourrai t'en dire bien des choses intéressantes.PorTE-MUSIQUR, 5% 3 St-Gervais, janvier 1906.Fausse alarme à St-Gervais, dimanche le 24 décembre dernier Mon cher CANARD, Je suis presque certain qu\u2019en voyant le titre de ina correspondance ton petit cœur a battu bien fort dans ta poitrine.Pourquoi ?., tu t'imaginais,sans doute, qu'il s'agissait d\u2019un commencement d'incendie et que pour l\u2019éteindre il avait fallu enlever l'eau de nos deux grands ruisseaux ?.Console-toi mon cher, rien de tout cela ; si les ruissaux sont secs l'été prochain, un peu avant le temps habituel ce ne sera la faute à personne.Imagine-toi que la noble famille, c-à-d M.Gaspilleux, sa vénérable moitié Mme Urpide et leur trésor Mlle Pattes-en-dedaus, était daus A NOS LECTEURS Toute personne qui nous enverra le montant de deux abonnements ($1.00), recevra LE CANARD gratuitement pendant un an.Ceci s'applique seulement aux gens en dehors de la ville.LA DIRECTION.la jubilation dimanche le 24 décembre.Il s'agissait de l'engagement comme organiste de leur fille Mlle Pattes-en-dedans, la distinguée pianiste de notre Province, qui a reçu 99 diplômes et qui attend après le centième,comme dit sa mère.Par ici, cette étoile qui commence à briller dans le monde des arts est connue sous le nom enviable de\u2018\u2018La demoiselle aux diplômes\u2019\u2019.Un beau nom, mon cher Canard, si elle pouvait réellement le porter ?Après In Messe, dimanche le 24, il y neu assemblée, sous la présidence de M.le Curé et de Messieurs les Marguilliers pour l'engagement | d'un nouvel organiste, Madame Urpide s'était vantée, (peut-être avait-elle mangé quelque chose de chargeaut la veille), que sa fille devait étaler son diplôme de concours à l'assemblée.Grande fut la surprise des Messieurs présents en voyant que toutes les vantardises de la toute aimable Mme Urpide étaient fausses et mensongères.Au ljeu du diplôme promis, on exhiba un petit certificat de capacité pour le piano de sou professeur.MM.les Marguilliers ont alors manifesté leur enthousiasme pour Mlle Patteseu-dedans, en la remerciant de ses services ct en l'invitant à rester chez elle afin d'apprendre parfaitement ses notes de la clef de fa qu'elle confond avec celles de la clef de So/.\u2018Tu peux comprendre le désappointement de Mlle Pattesen-dedans en recevant une telle SCNLCIICE ++.vascotsunconae 0000008 Ce qu\u2019il y a de plus malheureux, le dimanche précédent, M.Gaspilleux avait réclamé les services d\u2019un organiste de renom de Québec.Ce monsieur bien connu à St-Gervais est un excellent musicien, sans prétention et doué d'un grand talent.Mile Pattes-en-dedaus qui l'a accompagné à l'orgue,ce qu\u2019elle aurait pu se dispenser de faire, vu que ce monsieur était venu quelques fois charmer nos oreilles par ses accompagnements mélodieux.Je crois avoir une occasion favora- b'e pour lui présenter son centième diplôme, c'est.celui.de page.Imagine-toi, mon cher Canard, qu\u2019elle s\u2019est montrée très gentille pour lui, elle lui a ôté sou chapeau, ses gants, son capôt, ses claques ct lui a offert de mettre ses mains dans son manchon en attendant le commencement de la messe.Mlle Pattesen-dedans croyant le moment favorable pour mêler ses harmonies avec ceux de M.Z.a accompagné le \u2018\u2018\u2019Tantum ergo\u2019\u2019 et le \u2018\u2018Laudate\u2019.Devine, mon cher Caard, comment elle s\u2019en est acquitté ?.Elle s'est trompée 17 fois dans le \u2018\u2018\u201cTantum\u201d et 6 fois daus le \u2018\u2018Laudate\u2019\u2019.Ce n\u2019est pas mal pour une première fo's, il est vrai que le champ est vaste devant elle pour arriver au SUCCÈS.\u2026.M.Gaspilleux de son côté a dû payer les dépenses de l'organiste.Il racontait hier À un de ses amis, ses dernières prodigalités et disait À ce propos ! \u2018Mon cher, il ne faut pas compter sur le lièvre avant de l\u2019avoir ! Car, vois-tu, j'ai fait de grandes dépenses depuis quelques mois, je comptais sur le salaire de l\u2019organiste par derrière pour payer ces multiples dépenses et, vois le résultat de l\u2019assemblée de dimanche dernier.un vrai.désastre quoi.je vais être obligé de prendre sur mes rentes : sur ce, M.Gaspilleux poussa un long soupir.dernier \u2018vestige d\u2019une prodigalitémal placée.Dixie No 2, Suile ax prochain No, Beauport, janvier 1906.Cher CANARD discret, Il est dans notre paroisse un certain mousse, vous savez, quin'est pas n'importe qui, dit-il, et qui caressait en-dessous de\u2018sa \u2018\u2018calvitée totale'\u2019 le projet de devenir mère de la paroisse, vous savez, par une des petites machinations dont il est coutumier, vozæs savez : Mais mon pauvre Canard, il est impitoyablement vrai, qui après la manière dont il a été fustigué avec du frêue (lisez Dufresne) à l'élection des marguilliers,il a décidé de se replier dans son hypocrisie, vous savez, \u2018Tu ne connais pas son ambition de cumulard qu'il est.Il voudrait accaparer encore, mais, 1nalgré ses titres de pape ou de porte-ordures du presbytère, zous savez, sa popularité s\u2019est fondue, et (ue ricz pas) il a été offrir son ours à la paroisse voisine, vous savez, St-Grégoire, \u2014 après lui c\u2019est l\u2019aqueduc, Il aurait voulu en ami sincère, Tous saves, avec sa petite clique enlever à sou cher ami, p'tit Jules Ventru, un licencié, la position que celui-ci trouve contraire à ses intérêts, (sic) Ja grrrrosse place de maire de par chez nous, Tous savez.Cette aunée, paraît-il, le maire de Beudard va être remplacé par un homme digne, zous saves, et que la paroisse va choisir elle-mê:re, au lieu d'un gros épais qui emcombre la chaise, pas curule, ct qui y dit \u201cCes messieux, la séance est ouverte\u201d, quel Bel Ange, Ih! Comme tu le vois avec deux flambeaux conne ceux-là, une paroisse ne peut faire mieux que d'ouvrir des routes,zozs savez, pour favoriser un ergoteur myope et faciliter l'entrée aux papillons trop confiants qui iront par là se faire brüler les ailes au grand plaisir, manifesté par des petits sourires à la dérobée tons suicz, de notre ami à tous (sic), rows savez, Ti-mousse.Prochainement, je te ferai un portrait du nouveau conseil des paires de Beau Pare ou de la côte de Beau Pré, comme tu voudras, où tous les affamés veulent aller paître et se gonfler au point d'en crever comme le ze@zcaron de la fable, dirait vôtre savant, Ti-mousse.Bien a toi, J.Roux.PARC SOHMER AISON D'HIVER 1905-6 Attractions nouvelles chaque Dimanche.Peux Représentations, Set Spm\u2014_\u2014 ere Admission - - 10 cts Tous les chars conduisent directemeu au Parc.ge Sirop d\u2019Finis Gauvin Pour une guérison rapide dans tous les cas d'Insomnie, Denti- 4 tion douloureuse, Rhume, Dinr- B rhée, Cotiques, ete.Demandez toujours le ° y .T1 soulagera le Bébé dès la première dose et le guérira plus vito et plus sûrement que n'importe quol autre remède.En vente partout n 25c.yo 4 ve ETS de Canard .Journal Humorisiique Hebdomadaire Publié par A.P.PIGEON, 1505-97, Rue ONTARIO, : Coiu Avenus Môtel-le-Vills Tel, Bell, Est 11217 ABONNEMENT Un an (pour le Canada et Etats-Unis) 500 Strictement payable d'avance.MONTREAL, 20 JANVIER 1906 A NOS ABONNES En envoyantunchangement d'adresse, indiquez toujours votre ancienne adresse pour ne pas éprouver de retard dans l\u2019envoi du journal.D00CC020020000000TIOCIN La Semaine Bso00coococsonassonnocoS: Eucore sept journées de vingt- quatre heures qui ont glissé pour chacun de nous, sur la pente fataic qui nous mène si rapidemeut au terme de nos jours.Dites- à quoi les avez-vous employées, amis lecteurs ?Il ve s\u2019agit pas de vos occupations en détails, bien entendu.Quel intérêt ai-je à vous faire avouer, par exemple, que vous avez passé là-dessus plus de quatre- vingts heures à dormir ?Je vous demarde tout simplement si, après vous être attachés à tout ce qui vous cnvironne, vous vous êtes repliés un peu sur vous-mêmes pour méditer les problèmes qui agitent le fond de la vie dans ce monde de mystères.Avez-vous peusé à une des questions les plus sérieuses ct les plus importantes de notre temps connue de tous les temps, À savoir si vous avez une Ame, etsi.les Lites ont une âme ?Car cnfin, puisqu'en vérité vous cn avez ure, rourquei n'e.rauraient- celles pas ?Alphonse Allais déclarait avant de mourir, qu'il avait rencontré dans la vie, une quautité d\u2019hou- mes, dont quelques femmes, bêtes comme des oies, et plusieurs animaux pas beaucoup plus idiots que ben des électeurs.Il avouait même avoir personnellement connu un cauard qui avait du génie.Ce n\u2019était pas de mous dont il voulait parler.! Mais c'était toujours un type de notre espèce, et cela suffiraità nous valoir quelque cousidération, si nous ne savions nous imposer par ous- même À l'attention et À l\u2019admiration de l'univers entier.Ce canard donc \u2014 c\u2019est Allais qui raconte l'histoire \u2014 se nommait Ferdinand, probablement en l'honneur de l'ami Ferdinand, le grand Français dont tout le monde chante les aventures.Il était né daus la cour du parrain d\u2019 Alphonse.Un véritable éden, la propriété de ce parrain.Surtout la basse-cour, qui était sûrement l'endroit le plus sale du domaine.Ily avait là, vivant dans une touchante fraternité, un cochou adulte, des lapins de tout âge, des volailles et des canards à se mettre à genoux devant, tart leur ramage valait leur plumage, LE CANARD FA Si vous souffrez de Phtisie ou Tuberculose, recourcz avec confiance aux Capsules | Crésobène (produit Français) qui opi d rent chaque jour des milliers de guérisons Ÿ merveilleuses chez les consomptifs.Rien Zÿ ne résiste à leurs propriétés prodigieuses, 3\u201d clles guérissent les toux ct les oppressions les plus tenaces.Prix : 50 cts le flacon, Dépât : AnTwor Décanv, Mharmacien, 1038 Ste-Catherina et toutes autres pharmacies.Nous envoyons gratuitement sur demande un livre : \u2018* Comment lutter contre les maladies des joumons.\u201d C'est là que notre ami Allais connut Ferdinand, qui, à cette époque, était un jeune canard dans les deux ou trois mois.Ferdinand et lui se plurent rapidement, ct l'idée de la fin prochaine de Ferdinand glnçait le cœur d\u2019Alphonse de désespoir.Ferdinand était fixé sur sa desti- uée.Quand ou lui apportait dans sa nourriture des navets ou des cosses de petits pois, un rictus amer crispait les points d\u2019union de son bec, et comme un nuage amer voilait d\u2019avatice ses petits yeux jauncs.Heureusement que Ferdinand w'était pas un canardà se laisser mettre à la broche comme un simple dinden : \u2018Puisque je ne suis pas le plus fort, se disait-il, je scrai le plus malin,\u2019 etil mit tout en œuvre pour ue connaître jamais les hautes températures de la rôtissoire ou de lacasscrolle.Il avait remarqué le manège qu'exécutait la cuisinière, chaque fois qu'elle avait besoin d\u2019un sujet de la basse-cour.La cruelle fille saisissait l'animal, le soupesait, le palpait soigneusement, pelotage su- prème ! Ferdinand se jura de ne point engraisseret il tint parole.Il mangea fort peu, jamais de féculents, évita de boire pendant ses repas, ainsi que le recommandent les meilleurs médecius.Beaucotip d'exercice.Ce traitement ne suffisant pas, Terdinand, aidé¢ par son instinct ct de rares aptitudes aux sciences na- turclles, pénétrait de nuit dans le jardin et absorbait les plantes Jes plus purgatives, Pendant quelque temps, ses efforts furent couronnés de succès, mais son pauvze corps de cavard s'habitua À ces drogues, et notre infortuné Ferdinand regagna vite le poids perdu.71 essaya des plantes vénéneuses à petites doses, et suça quelques feuilles qui étaient indiquées comme du poison dans le jardin du parrain.Ferdinand fut malade comme un fort cheval et faillit y passer.Un jour, la cuisinière, iimpatien- tée de cetle maigreur incoercible, empoigna Ferdinand, Ini lia les pattes en murmurant : \u2018Bah 13 là casserole, avec une bonne platée de petits pois !.\u201d\u2019 La place manque pour peindre la consternation d' Alphonse, Ferdinand n\u2019avait plus qu\u2019une seule aurore à voir luire.Dans la nuit Alphonse se leva pour porter à son aini le suprême adieu, et voici le spectacle qui s\u2019offrit à ses yeux : s'était trainé jusqu'au seuil de la cuisine.D'un mouvement énergique de friction alternative, il aiguisait son bec sur les marches du granit.Puis, d'un coup sec, il coupa ~ la ficelle qui l\u2019entravait et se retrouva debout sur ses pattes un peu engourdies.Tout à fait rassuré, Alphonse regagna doucement sa chambre et s\u2019cudormit profondément.Au matin, vous ne pouvez pas vous faire une idée des cris remplissant la maison, La cuisinière, dans un langage malveillant, trivial et tumultueux, annonçait à tous la fuite de Ferdinand\u2014 Madame ! madame nand qui a fichu le camp ! Cinq minutes après une nouvelle découverte la jeta hors d'elle-même, \u2014 Madame ! madame ! Imaginezvous qu'avant de partir, ce cochon- 1à (quelle épithète pour un canard!) a boulotté tous les petits pois qu\u2019on devait lui mettre avec ! ! Ferdi- 008800000 8 0 80 0 0, 0, 000000000 0000000 IR IS\" COO Et vous direz après çà que les animaux n\u2019ont pas d'âme et que le canard n\u2019a pas de génie !.Ce que Ferdinand a pu devenir par la suite, je vous le laisse à deviner.Avec les merveilleuses facultés dont la nature s'élait plu à le gratifier, il a dû faire son chemin \u2014 bien que ses Coxacs n'aient pas le retentissement et la renommée de ceux dont vous vous réjouissez cha- quesemaine en lisant notre journal, Mais y réfléchissez-vous assez que le \u201cCanard\u201d est un journal aussi plaisant et le seul liumoris- tique qui existe au pays?Ce devrait être le sujet de vos méditations la semaine prochaine, ct vous devriez prendre la résolution de faire la propagande dans votre voisinage et parmi vos amis pour qu'il n\u2019y ait pas une personne iutelligente qui ne soit pas abonné au \u2018\u2018Canard\u2019\u2019.C\u2019est un moyen d'assurer le salut de votre âme, et ie salut de l'âme du \u2018\u2018Canard, puisqu'il est maintenant prouvé que ce génial palimi- pède en possède une de la meilleure espèce.\u2014w {00m RHINOL Guérit le Rhume de Cerveau ct le Ca tarrhe Chronique.En vente dans tout\u201d les pharmacies.
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